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Conférence de presseJacques Myard· 2 juin 2015 76 minFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

03 table ronde : Colloque du 21 Mai : "La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante ?"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 61 %Attaque 29 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 46:40OuverteRéponse partielle

    En Syrie, en quoi la France est-elle le 'poil à gratter' des Américains ?

  • 49:10OuverteÉludée

    La politique extérieure actuelle ressemble-t-elle à celle de Mitterrand ou de Roland Dumas ?

  • 50:50OuverteRéponse partielle

    La France a-t-elle vendu son âme pour des dollars en vendant des armes ?

  • 52:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas vendre le pétrole en euros pour affaiblir les États-Unis ?

  • 54:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi la France refuse-t-elle de vendre 70 Airbus à la Syrie sous prétexte de sanctions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Fait
    « il y a une combinaison des deux dans toute décision dans décision d'alliance dans décision de travailler avec tel ou tel pays vous trouvez toujours une part d'intérêt une part de principe »
  • 4:10Fait
    « le problème c'est que vous avez une monnaie de contrat et une monnaie de règlement le dollar restera pour une très longue période la monnaie de règlement »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

mesdames et messieurs bonjour nous sommes très honorés d'être là à l'invitation de de Jacques mard je suis Rena Girard je suis reporte de guerre au Figaro et tous les mardis je publie une chronique d'affaires international dans ce bon journal du matin alors j'ai autour de moi euh Jacques sapire en passant juste qui est à la droite de Jacques Millard qui est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales spécialistes de la Russie euh j'ai à côté de moi à ma gauche euh François nicouo qui est sans doute le meilleur spécialiste du dossier nucléaire iranien en France en tout cas qui a été ancienne ambassadeur là-bas que nous dision toujours avec plaisir dans le Figaro dans le monde sur enfin c'est un très grand expert du dossier nucléaire iranien euh à ma droite j'ai lis King qui était ancien ambassadeur à Rome ancien secrétaire général du korse à sa droite Jean-Pierre Laffond qui éé ambassadeur notre ambassadeur en Chine qui aussi été secrétaire général du Kor alors le thème d'aujourd'hui pour une politique pierre conna excuse-moi pierre que je connais trop bien qui a écrit un livre essentiel en stratégie qui s'appelle la fabrication de l'ennemi je recommande sa lecture qui est un livre essentiel pour comprendre la les relations internationale et la géopolitique des des des 30 dernières années les 40 dernières années euh et qui ancien élève de l'enat qui un spécialiste des questions stratégiques internation alors pour une politique indépendante effectivement la la question se pose parce que quand le général de GA est revenu aux affaires en 1958 tout le monde se souvient que et le livre de Madame le rappelle que il a réglé par ordonnance toutes les questions économiques et sociale en suspend c'était un des des plus grandes Blitz CREG administratives de l'histoire de France et avec un grand succès mais ce dont on se souvient moins c'est que dès le début de son arrivée aux affairesand il était pendant 6 mois à matigon il s'est aussi intéressé aux Affaires étrangères pour rétablir immédiatement politique indépendante c'est la publication du mémorandum où pour lui la France doit être à égalité avec les États-Unis et la Grande-Bretagne dans la gestion des affaires de l'Occident les Américains lui ont répondu poliment que il jouait pas tout à fait dans la même cour c'est pour ça qu'il a ensuite développé une politique indépendante qui s'est traduit tout de suite après par l'invitation à Colombet du chancelier à donc aujourd'hui où l'on pense en France où la priorité nous semble d'être de rétablir notre économie et nos comptes sociaux et bien l'interrogation pour une politique indépendante n'est pas dénuer d'intérêt ce que je veux dire ici c'est qu'on peut faire les deux ensemble comme l'a fait le général de Gaul en 1958 alors quels sont les problèmes euh aujourd'hui a-t-on une politique indépendante et peut-on en avoir une sur différents dossiers sur différents dossiers alors il y a le dossier iranien évidemment est-ce que la France aurait pu être honest broker intermédiaire sincère entre l'Iran et l'Amérique c'était son rôle naturel j'avais d'ailleurs milité pour ça en 2007 pour qu'elle le fut ça a été torpillé par les néoconservateurs du Kor de même plus particulièrement et le rôle a finalement échu à à au sultanat dem sur sur la Russie peut-on considérer que nous avons une politique indépendante peuton considérer que nous suivons la politique initiée par sad Arna est-ce que nous suivons la politique d'équilibre inspiré par le général de Gaul ou est-ce que nous avons abandonné notre politique par alignement nous aurons des réponses que nous avons spécialistes de la Russie ici ensuite euh la question de l'Asie il y a un expansionnisme maritime chinois préoccupant enasie en tout cas qui qui préoccupe un grand nombre du de pays du Sud-Est asiatique la France a joué un rôle en Asie même un rôle assez important parce que vous vous souvenez que c'est à Paris que c'est négocié la paix au Vietnam les accords de Paris de de 72 est-ce que aujourd'hui il y a encore une politique de la France en Asie est-ce que sa voix est encore entendu ou pas voilà trois voies possibles il y a aussi évidemment la question de notre politique européenne avons-nous encore une politique indépendante ou suivons-nous une sorte de consensus consensus mou qui s'établirait à Bruxelles nous essaierons de trouver les réponses à tout cela les intervtion les interventions de nos invités ne dureront pas plus de 5 minutes pour laisser ensuite la parole le débat et la parole à la salle je donne la parole donc pour 5 minutes à François Nicolo pour nous parler de la politique française à l'égard du problème iranien servons-nous encore à quelque chose sur cette question Monsieur l'Ambassadeur merci merci Monsieur le bourreau je demand peutêtre une ou de minutes de plus mais enfin voilà en tous les cas pour sûr de pouvoir faire passer mes idées en 5 ou 6 minutes je vous livrerai à la fois mon introduction et ma conclusion en introduction quand même je voudrais dire qu'en écoutant les orateurs et en écoutant les intervenants dans la salle j'ai sentiment que chacun considère que une politique indépendante de la France c'est celle qui correspond au vu de l'orateur mais il peut y avoir en fait une politique indépendante qui serait criticable qui serait différente de celle qu'on est espère hein et je note également qu'en donnant au colloque le titre la France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante il y a un léger biais cognitif quand même parce que ça oriente la discussion sur le fait qu'il n'y a plus de politique indépendante voilà de la France pour ma part en ce qui concerne donc le Moyen-Orient l'Iran et tout ce qui l'entoure je serais tenté de démontrer c'est là où j'en arrive c'est donc ma conclusion que je vous dévoile sans attente que il y a une politique qui est certainement critiquable que je critique très volontiers mais je dois dire je dois lui reconnaître une certaine cohérence cette politique arabe de la france pourrait-on dire s'inscrit euh dans une longue tradition elle est finalement assez conforme à une longue tradition euh dans cette tradition il y a d'abord déjà la présence dans la région et c'est assez intéressant de voir qu'il y a quelques années on considérait que le moyen MoyenOrient devenit une province sans intérêt que le centre des des intérêts mondiaux allait se déplacer vers l'Asie en fait avec les crises actuelles on s'aperçoit que le le pour le Proche et le Moyen-Orient constitue vraiment une plaque tournante mondial un global hub comme dirait les Américains un lien précisément parce qu'il fait le lien entre l'Orient et l'Occident et pour pour exister dans le monde il faut exister dans dans cette région et les Américains malgré leur mouvement de pivot vers l'Asie maintiennent encore dans cette région 35000 hommes il ont des bases dans chacun des pays de la région et la France se posant en puissance a décidé effectivement d'être présente dans cette région on l'a vu notamment avec sa présence la création d'une base on s'en souvient dans les Émirats arabes unis la la diplomatie française la diplomatie du président Hollande s'inscrit donc dans cette tradition elle ne fait pas exception à la règle et on peut considérer là encore on peut la critiquer je la critiquerai qu'elle a quand même une boussole la diplomatie française a fait des choix assumés ces choix n'attaquent pas frontalement les les choix américains mais il s'en distingue quand même assez nettement et par glissement progressif la France euh qui avait fait le choix en 2007 de coller aux Américains s'est retrouvé assez paradoxalement dans son rôle traditionnel euh d'allié un peu rétif euh un allié qui a tendance à semer un peu du poil à gratter dans tous les dossiers ça se voit sur l'Iran sur la Syrie sur l'Irak et sur la l'attitude à l'égard des monarchies de la péninsule arabique ce qui est intéressant en effet euh Renault l' l'a indiqué euh ce cette décision en de coller aux Américains elle correspond bien au fond une relève de génération dans la diplomatie française qui a accompagné la montée de la puissance de la diplomatie multilatérale avec la victoire de l'Amérique sur sur le monde libre et sur le communisme et ça a été les années de formation de la génération qui tient véritablement les commandes de cette di tie il est noté qu'elle a par exemple très mal vécu enfin c'est ce noyau néoconservateur comme l'a décrit et que un terme que je reprends bien volontiers a mal vécu sur le moment la non participation française à la deuxème guerre du Golf voilà et donc elle est bien entrée en résonance si je veux dire avec Nicolas Sarkozi qui voulait en finir avec le Golo mitérandisme et lui-même Sarkozi était bien la résonance avec George Bush qui était l'incarnation de l'Amérique dont il rêvait l'Amérique des barbecue des chemises carreau et des grands espaces bon mais alors il y a eu ce qui a un peu l'ironie de l'histoire c'est qui est arrivé Obama qui était au fond un patricien de la côte est plus européen d'une certaine façon qu'américain et donc les Français qui ont continué à colollé un peu à la vision du monde George Bush se sont retrouvés un peu déstabilisés par cette voilà cette nouvelle ligne ils se sont retrouvés plus américains que les Américains en quelque sorte plus papistes que le pas plus royaliste que le roi voilà mais l'arrivée de de François Hollande et laorient fablus a très peu fait bouger les Lig même si le style a changé là il y a une fébrilité qui dégradait beaucoup les messages que nous voulions faire passer qui a disparu et mais sur le fond il y a une bonne symbiose des nouveaux arrivants en 2012 avec les diplomates au commande qui s'adapte aisément au nouveau venu et c'est vrai enfin les les nouveau venus donc François Hollande euh Laurent Fabius arrive avec la conviction qu'il faut tenir à bout de gaff l'Iran veiller aux intérêts d'Israël aux intérêts bien compris d'Israël donc en s'opposant éventuellement à la ligne du gouvernement et en poussant à la à la à la nécessité d'une solution durable au problèmes palestinien et puis maintenir une bonne relation traditionnelle avec le Liban l'Égypte les monarchies du golf voilà donc là on retrouve en quelque sorte une ligne traditionnelle la ligne traditionnelle de l'avant la politique arabe de la france déjà ont lui reproché d'être pragmatique d'être cynique moi je me souviens d'une caricature américaine à l'époque du général de Gaulle qui met qui montrait le général de Gaulle prosterné devant un puit de pétrole voilà c'est tout était dit par cette par cette image qui a vu à l'époque un immense succès nous avons fait ensuite le choix de sa dame hein dans les années 75 parce qu'il apparaissait comme le nouveau pivot du monde arabe avec euh notamment sa puissance pétrolière avec l'arrivée de miteran la présence de chesson a continué cette politique arabe céitétait vraiment le grand moment de la politique arabe du soutien à saddame contre contre l'Iran notamment contre sa guerre Irak Iran bon il y a eu un intermède il y a eu un intermède probablement avec l'arrivée de de Roland Duma qui était plus sensible à l'importance de l'Iran on a voulu rectifier cette politique même Shirak quand il est arrivé aux affaires donc à la président de la République bon il c'était un homme du monde arabe c'est très clair mais il avait il était malheureux de la crise qui est de la crise avec l'Iran de la crise nucléaire il a cherché des solutions tout ceci a été balayé comme je l'ai dit par l'arrivée de de Nicolas Sarkozy qui s'est on a collé donc à George Bush à l'époque et voilà comment on est arrivé à peu près à la situation d'aujourd'hui donc le le soutien le nouveau pivot du monde arabe aujourd'hui avec l'écroulement de différents points que l'on connaît bien mais au fond c'est le ce sont les monarchies pétrolières du Golfe Persique c'est à celle c'est à celle-là que que l'on s'attache si vous voulez et on a fait le choix de d'un soutien pragmatique he on pourrait dire cynique mais c'est un reproche qui a toujours été fait à la France he à l'époque du général de Gaulle à l'époque de l'alliance avec sadame on le refait aujourd'hui c'est vrai on parle pas beaucoup de droits de l'homme quand quand on on se déplace en Arabie Saoudite ou dans les autres monarchies du coin mais voilà on a fait on fait un Paris qui correspond bien qui se rattache bien à une très très longue tradition française c'est le Paris qui est en cours donc comme je le disais poétique politique cohérente criticable c'est pas celle que j'aurais rêvé d'une politique plus fine effectivement on aurit essayé d'être allié avec tout le monde on aurait joué un rôle de de contact avec l'Iran de de médiateur c'est dommage que ce soit finalement le hand qui le lien entre l'Iran et les États-Unis en instaurant une diplomatie secrète c'est un rôle qu'on aurait pu jouer on n' pas le voulu jouer c'est un choix qu'on a fait mais jeallais dire ce choix est peut-être moins fin effectivement que le choix d'Obama qui au fond a compris que être vraiment une grande puissance c'est au fond s' forcer d'être ami avec tout le monde quand on peut s'adosser à sa puissance c'est le moment il faut essayer de négocier et de trouver des solutions avec tout le monde on a fait un choix différent c'est celui avec lequel on est est confronté aujourd'hui merci merci d'avoir tenu d'avoir tenu le le temps euh on peut regretter effectivement que une politique à l'égard maintenant d'un autre d'une autre région la la Russie on peut regretter peut-être le manque d'une politique française depuis depuis 15 20 ans à l'égard de la Russie d'une d'une politique spécifique certains observateurs m'ont dit que si le président Hollande était allé à Sochi en janvier 2014 lors des célébration du des Jeux olympiques d'hiver comme d'ailleurs le président SH Jining qui est aussi un homme occupé était allé et qui lui avait dit Vladimir félicitations est magnifique bravo d'avoir stabilisé le Caucase mais euh si tu avais euh sache que c'estbastopol ça sera toujours à toi sache que le temp ne sera jamais en Ukraine sache que le russe sera toujours parlé en Ukraine et simplement nous n'intervenons pas tu n'interviens pas dans cette cette scène intérieure ukrainienne beaucoup de gens me disent qu'il aurait pris ce deal donc enfin c'est peut-être dommage de ne pas avoir essayé euh mais peut-être que Jacques sapire qui je vais donner la parole à une idée là-dessus Jacques vous avez la parole pour 5 minutes merci beaucoup bien effectivement le problème de la politique indépendante de la politique étrangère de la France et de son indépendance se pose de manière très visible sur la question de la Russie mais c'est quelque chose qu'il faut d'une certaine manière remettre dans un contexte général un contexte général où nous sommes partie prenantes d'une dérégulation mais alors au sens je dirais littéralement étymologique d'une déréglementation de l'ensemble des relations internationales et en un sens aussi c'est très important euh la confiance qu'un acteur extérieur peut accorder à la politique française est aujourd'hui bien plus faible et nous sommes dans une position bien plus fragile que la position où nous étions en 1986 1987 même avec l'erreur que miteran a fait en 89 90 sur la possibilité d'un d'un coup d'État en Union soviétique malgré tout nous avions encore un rôle nettement plus important alors euh je vais vous expliquer ou essayer de vous expliquer cela à travers quelques points le premier point c'est qu'il faut comprendre que la période actuelle et la période au sens historique du terme que nous vivons elle n'a pas commencé en réalité au moment où l'Union soviétique se défait elle commence 10 ans après il y a un espèce d'entre deux on est entre la situation de l'ancienne guerre froide la situation des des blocs on n'est pas encore dans la situation nouvelle et dans cet entre deux malheureusement la France va être partie prenante d'un processus de rupture progressive de l'ensemble des règles qui encadraent les relations internationales alors on en a eu un exemple avec le Kosovo on a un deuxè exemple avec l'intervention américaine de 2003 en Irak euh il y a aussi évidemment la manière dont le mandat des États-Unis a été des des Nations Unies a été interprété sur la question de la Libye en 2011 mais tout ceci a construit un cadre euh par rapport auquel évidemment les responsables russes et c'est c'est pas simplement la personnalité de Vladimir Poutine il faut arrêter de personnaliser la la politique étrangère comme on le fait actuellement c'est d'une stupidité rare bon il faut comprendre que quand on parle à la Russie on parle à des gens qui non sans quelques conflit entre mais qui ont globalement une vision relativement unifiée du monde qui les entoure donc on est dans une situation de déréglementation de dérégulation du monde et évidemment ceci a des conséquences extrêmement importantes sur la Russie le deuxè point important c'est que un nouveau stade a été franchi depuis environ 18 mois c'est le fait que maintenant même la réglementation économique internationale qui n'était pas nécessairement bonne j'ai beaucoup de critique à faire par rapport à l'OMC mais au moins existé un cadre réglementaire qui était admis par tous ce cadre a été pulvérisé par deux actions qui ont été menées par les États-Unis l'action contre pariba mais aussi l'action contre la société Alstom et qui aboutissent à créer une extraterritorialité de la loi américaine or ceci est couplé évidemment avec la pression que les États-Unis font sur toute une série d'agences de notation abouti à faire exploser le cadre réglementaire de la globalisation ou de la mondialisation comme nous disons en français car aujourd'hui non seulement les entreprises ne se sentent plus libres d'intervenir dans évidemment des cadres internationaux mais parce qu'elles ne connaissent pas le cadre qui leur sera appliqué non seulement ell ne se sentent plus libre d'investir et pas simplement d'intervenir euh de la même manière mais surtout parce que nous allons voir que le grand marché obligataire mondial marché tant des obligations souveraines que des obligations dites corporate va exploser et on va aboutir à une renationalisation extrêmement rapide du principe des dettes alors euh par rapport à cette question euh évid la réponse naturelle de la politique étrangère française aurait été à la fois de se battre pour réimposer des règles qui soient accepté par tous mais aussi de servir d'intermédiaire entre ces blocs en gestation qui ne sont pas encore complètement constitués qui peuvent d'ailleurs évoluer mais Don la Constitution don la rigidification si elle devait avoir lieu serait un échec extrêmement important non seulement pour la France mais aussi pour l'ensemble du monde car cela nous conduirait vers une nouvelle période de conflit au niveau mondial extrêmement important le seul problème et je terminerai là-dessus c'est que aujourd'hui la politique étrangère française et sous la contrainte européenne et que cette contrainte européenne malheureusement se fait sentir essentiellement par des limitations des interdits et des observations qui ne peuvent pas être appliqué en matière de politique internationale ce qui aujourd'hui repose dans un cadre certes différent mais repose de manière extrêmement urgente la question de la combinaison d'une politique étrangère indépendante de la France et de l'appartenance de la France à l'Union européenne merci beaucoup merci beaucoup Jacques sapire et ben vous m'avez fourni ma transition puisque Jean-Pierre Laffond va non seulement nous parler du monde chinois où il a été ambassadeur mais de l'Europe qu'il connaît bien puisque je l'ai dit il a été secrétaire général de Kedor et donc euh Jean-Pierre si vous voulez dire commencer par l'Europe et ensuite nous parler un peu du monde chinois vous avez la parole pour 5 minutes merci la première chose je dirais prenant évidemment l'opposé du titre du colloc il n'y a pas de diplomatie totalement indépendante ça n'existe pas même Richelieu avait besoin de l'appui des Suédois pour pour combattre la maison des Habsbourg donc aujourd'hui euh nous avons une diplomatie avec des alliances et la première alliance c'est l'Union européenne et je dirais l'Union européenne et là je vais à l'encontre totale d'un des exposés nous impose des contraintes euh que l'on connaît notamment en matière économique et budgétaire mais l'Union européenne aussi est notre force car nous avons su choisir de transférer une partie de nos ambitions dès de Gaulle au sein de l'Union européenne c'est notre force parce que comment voulez-vous que la France de 65 millions d'habitants résiste face aux grands ensembles qui se constituent de par le monde je parle bien sûr des États-Unis je parle de la Chine je parle demain évidemment de l'Inde et d'autres ensemble donc c'est notre force l'Union européenne on ne pourrait pas aborder le problème des migrants par exemple sans avoir l'Union européenne on pourrait pas aborder avoir une politique de de d'espace sans l'Union européenne le drone par exemple je vois a été signé hier ou avant-hier un accord sur le drone européen et on aurait pas pu le faire nous-même d'ailleurs on voit déjà le retard que l'on est donc transférons nos ambitions à l'Union européenne et ceux qui se plaignent de l'Union européenne et ben c'est que nous ne sommes pas assez présents au sein de l'Union européenne voilà c'est ça ma conviction deuxème chose que je voulais dire c'est que il faut nous donner les moyens de notre politique vous avez dit que j'étais ambassadeur de Chine dengiaobing disait il faut compter sur ses propres forces voilà et bien compter sur ses propres forces c'est d'abord savoir nous la France qui nous sommes et qui nous voulons être et pour ça c'est un problème d'existence DESC je veux prendre à l'opposé un autre pays qui ne sait plus qui il est c'est la Grande-Bretagne la GrandeBretagne je dis en anglais grand bretne c'est la grande phrase de dinashon en 1949 et bien la Grande-Bretagne n'a toujours pas trouvé de rôle à jouer elle se dit qu'elle a un lien spécial avec les États-Unis c'est du bidon complet c'est ce que a vendu tenbler il y a pas de lien spéciale avec lestats-unis elle est sous la domination américaine aujourd'hui elle nous fait le chantage al l'Europe je vais quitter l'Europe et ben qu'elle quitte l'Europe et c'est la fin de la Grande-Bretagne puisque l'Écosse rejoindra donc nous n'avons pas de chantage britannique possible il faut en être très clair bon deuxème chose compter sur ses propres forces ça veut dire dans un monde qui change à une vitesse extraordinaire estre au à la pointe de la technologie et là je voudrais dire j'apprécie énormément le plan présenté par Monsieur Macron il y a 3 jours c'est vraiment d'ailleurs ça répond à Monsieur Roch a la vie durable dans ce plan les neu points du plan Macron c'est des points essentielle pour la diplomatie française de demain W tiabao a dit devant moi et à Dominique de vilpin il y a trois grand pays en Europe la Grande-Bretagne l'Allemagne et la France il a dit les qualificatif pour l'Allemagne et pour la France il a dit la technologie donc sachons-le nous avons une image technologie et il faut surtout pas la perdre c'est ça une Miss de notre diplomatie de demain politique économique évidemment dans l'Union européenne et le fait d'être dans l'euro nous donne quand même une force car imaginez le sort du franc il y a 3 ans si on avait pas été dans l'euro donc et d'ailleurs on joue notre rôle à la banque européenne c'est Monsieur dragi qui est je trouve un excellent président de banque européenne et Monsieur bonoî curé joue pleinement son rôle au sein de la banque européenne politique démographique alors là je dis attention nous nous nous vantons d'être un des seuls pays d'Europe qui a encore une bonne démographie mais quand même nous sommes face à une Égypte qui aura 150 millions d'habitants demain une Turquie qui en aura plus de 100 un Iran qui en aura plus de 100 donc politique démographique une Europe qui perd sa démographie est une Europe qui meurt et là je suis j'ai apprécier le livre de Monsieur Mélenchon sur le har bismar sur l'Allemagne dans lequel il dit Allemagne n'aime plus la vie c'est quelque chose que on a on a réfléchi et enfin politique d'attractivité nous sommes dans un monde qui évidemment est un monde fini des ADG Valérie alors avec l'Internet les mouvements les migrants en voit politique d'attractivité donc soyons attirant et le classement de shangal le lieu de critiquer le classement de shanghï faisons notre propre examen de conscience sur notre manque d'attractivité nos universités nos grandes écoles alors qu'elles sont parfois remarquables dans le domaine des logiciels des mathématiques des technologie nous nous sommes à la pointe si nous voulons mettre tout en Colbert disait laissz les Français faire les choses il transforme les choses en or il était pourtant colbertis et bien laissons les faire voilà ce que je voulais dire Monsieur Girard il faut le vouloir ilut je répète c'est le message il faut vouloir qui nous sommes et il faut vouloir ce que nous voulons un message important Monsieur l'Ambassadeur vous l'avez fait très bien passer je vous en remercie surtout vous m'avez aménagé une transition exceptionnelle pour mon ami Pierre conessa qui m'a dit que précisément il voulait insister aujourd'hui sur importance de la puissance économique dans les dans les questions stratégiques générales pierre tu as la parole pour 5 minutes merci Ren un de mes profs disait qu'un bon exposé c'est une brève introduction une une conclusion très forte et rientre et donc je vais passer directement à la conclusion non la France ne veut pas avoir de politique indépendante peut pas avoir de politique indépendante d'abord pour des raisons économiques la liste a été faite assez longuement par tous les intervenants c'està-dire qu'aujourd'hui nous avons les attribus de la puissance sans les fondements de la puissance et donc ce qui me frappe un peu parce que moi je suis plutôt un spécialiste de la non décision publique c'est-à-dire comment est-ce qu'on évite les problèmes j'aiécris un bouquin sur comment ne pas prendre de décision notamment si on veut survivre en politique et donc ce qui me frappe c'est cette espèce de playback qu'on est en train de vivre entre le discours que nous tenons et la réalité qui est derrière c'est c'est comme dans le temps quand le la télévision avait ce décalage entre le son et l'image et nous on a on a que le son si vous voulez on regarde plus l'image alors pourquoi si vous voulez parce que les caractéristiques des problèmes ont totalement comment dire interpeller notre administration qui ne s'est pas adapté je vais prendre des exemples l'affaire BNP Paribas est l'exemple même si vous voulez d'une sanction financière imposée par le just système américain pour tétaniser toutes les banques françaises que surtout elle ne sort pas des clous en particulier pour aider les entreprises françaises à retourner en Iran donc aujourd'hui il y a aucune banque française qui ne veut bien se se prendre le risque d'aller en Iran parce que la sanction tombera sur un un qualificatif tout à fait accessoire hein vous avez fait en Indonésie une transaction en dollar avec une filiale qui se trouvait dans les îles Anglo-Normandes c'est pas grave vous êtes justiciable de la justice américaine donc là 9 milliards la France proteste on descend à 8 milliards et demi quand même euh autre affaire à somme une magnifique opération d'intelligence économique on commence par effectivement mettre un un comment dire un procès sur le dos d'Alstom pour une opération menée en Indonésie par une filiale qui se trouvait je sais plus he et cetera et puis ensuite vous avez avec l'alliance de Monsieur cron la baisse de des actions d'Alstom et puis tout à coup un chevalier blanc qui se présente qui s'appelle général électrique dirigé dans sa section Europe par une ancien ministre de la République et donc hop vous avez une partie d'Alstom qui disparaît donc là vous avez des opérations qui articulent une justice intérieure avec le principe d' d'exterritorialité contre lequel nous n'avons strictement rien fait une action économique et une action politique et évidemment dans ce cas-là comment voulez-vous qu'avec notre organisation administrative nous puissions nous adapter à ça il faut donc changer notre modèle colbertiste alors il y a deux domaines dans lesquels effectivement je trouve que le décalage de playback entre le son et l'image est encore très fort c'est celui de notes Affaires étrangères et celui de la défense c'est les deux sujets que je connais un peu j'ai fait CIN administrations mais enfin c'est ceuxl que je connais un peu le mieux je parlerai pas de l'éducation nationale ça a été fait euh la thématique des Affaires étrangères c'est la franceement permanent du Conseil de sécurité puissance nucléaire en un seul mot une fois que vous avez dit ça vous pouvez dire n'importe quoi parce que vous expliquez que la France a des responsabilités mais la France a aussi des intérêts et donc on va pas d'un seul coup jouer si vous voulez sur le fait que cette ce siège nous conditionne notre posture il faut savoir aussi qu'est-ce qu'on veut faire de ce siège c'est pas le seul fait d'y être assis c'est de savoir encore une fois qu en quoi ça va servir nos intérêt dans le l'image si vous voulez du playback j'essaie d'analyser avec vous si vous voulez les comparaisons historiques sont importantes c'est on est dans la situation de Venise du 18e siècle c'est-à-dire qu'on vit très bien de des comment dire des des des richesses accumulées éventuellement de l'endettement noubliez pas quand même que l'endettement se creuse à chaque fois qu'il y a un gouvernement qui succède au précédent en accusant avec le droit de bilan si vous voulez le fait que le précédent a laissé les cases vides mais on arrive quand même à les remplir à nouveau en s'enettant à nouveau donc avec cette dette qui don l'analyse a été fait avele historique on peut encore vivre un certain temps sur les apparences du pouvoir l'Empire ottoman du début du 20e siècle la russiear début du 20e siècle Enfin l'Empire hongrois ut du 20 siècle on est dans cette situation là et donc on a une politique étrangère sans avoir les moyens de cette puissance alors je vous en cite des exemples euh j'étais récemment en Iran euh toutes les voitures allemandes sont neuves les voitures françaises sont vieilles bon alors je me dis tant pis les sanctions sont fortes les Iraniens n'auront pas les voitures françaises ils sont bien punis voyez un peu la situation ridicule on estit sorti une fois d'une session réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies pour les sanctions qu'and les Gard de l'Iran et on a voté une décision absolument stupide qui était l'élargissement et l'approfondissement des sanctions élargir et approfondir les sanctions ça veut dire les rendre incontrôlables et les rendre totalement aveugles et donc on a réussi à fermer l'usine d'oln de Peugeot en sanctionnant l'Iran c'est quand même un magnifique résultat euh autre exemple si voulez je rest sur le domaine de la politique étrangère l'Arabie Saoudite formidable exemple de pays sur lequel on s'est interdit de faire du renseignement pendant des années puisque c'était un pays allié ce qui est le seul pays de la région qui aujourd'hui n'accueille aucun réfugié des crises syrienes et iraiennes ils ont même en train de construire un M de 800 km pour empêcher que des réfugiés p le territoire c'estàd le pays dans lequel il y a de l'argent et de l'espace et le seul qui en plus comme vous le savez c'est le docteur Frankenstein qui a donné naissance au monstres qu'on est en train de combattre et qui naccueille aucun réfugié sur son territoire donc je sais pas comment on discute de quoi discute-on avec le roi d'Arabie Saoudite quand on le rencontre mais évidemment pas des droits de l'homme évidemment pas de la politique exéri saouienne évidemment pas de l'engagement de l'Arabie Saoudite dans la lutte contre daesh parce que n'oubliez pas que l'Arabie Saoudite n'engage moitié moins d'avion que la France c'est-à-dire autant que le Danemark et la Hollande additionné par contre elle en met deux fois plus contre les Ch de Yémen bon donc j'arrête sur le domaine de l'Arabie Saoudite dernière remarque encore une fois pour notre outil diplomatique on voit bien qu'avec le cas de l'Arabie Saoudite la politique religieuse est devenu un élément extraordinairement puissant de la politique extérieure et nous on continue à faire la politique des droits de l'homme pas avec l'Arabie Saoudite évidemment mais onue à regarder si vous voulez les éléments de notre propre puissance sans avoir les moyens d'analyser les outils d'influence qui sont utilisés par d'autres en particulier l'Arabie Saoud deuxème domaine pour en terminer dans les 5 minutes qui me sont donné la défense on continue à vendre concept d'Europe de la défense mais on a un concept stratégique d'intervention extérieure qui ne plaî pas du tout à nos camarades de l'Union européenne et d'ailleurs les 3/4s de l'Europe ne sont pas en Irak c'est donc que la façon dont nous expliquons que l'Europe de la défense doit être construite n'a rien à voir avec la vision de sécurité des des autres pays qui ne pensent pas que leur comment dire que leur sécurité se joue en Irak alors l'finace a eu une phrase très intéressante après la première guerre du Golf la deuxième guerre du Golf l'intervention libération du kweit disant avec avec lososwitz la guerre était la continuation de la politique par d'autres moyens mais avec George buou c'est la continuation de la non politique par d'autres moyens et c'est exactement le glissement qu'on est en train de vivre c'est-à-dire on remplace la politique par de l'action militaire et la France ivre d'intervention militaire aujourd'hui alors évidemment à la fin elle constate que son outil militaire est épuisé encore une fois elle est épuisée parce que il est surutilisé alors on a le scénario classique oui mais en Mali regardez comme c'était bien les les Américains disaient la même chose dans la première phase de la guerre en Irak regardez comme c'est bien on les a libérés ils ont plus Sadam Hussein bon ils avaient plus ni l'au ni l'électricité ni le courante ni la police ni les forces armées mais il devit être contemp par la démocratie donc encore une fois arrêtons cette espèce de vision qui fait que l'outil militaire n'est pas un outil en soi c'est un élément d'une politique extérieure alors j'en termine sur le la thématique de budgétaire si je quitte ce ce colloque dans lesquel j'entends qu'on a tort de sacrifier sur notre budget de politique extérieure qu' on a tort de sacrifier sur notre budget de défense que je vais dans un cololloque sur la culture j'entendrai qu'on a tort de sacrifier sur la politique culturelle et si on allit un cololloque hospitalier on a expliqué qu'on a tort de sacrifier sur la politique de santé mais on est encore une fois dans une thématique du Mur des Lamentations alors qu'on ne veut pas s'attaquer à la question de fond et ça c'est la responsabilité des hommes politiques il faut tenir à la France un discours du sérieux et pas de l'ambition qui il faut rectifier et il faut appliquer si vous voulez des réformes de fond dans ce pays on ne retrouvera les éléments d'une politique indépendante que le jour o on a on a une économie qui nous mettra pas sous la dépendance d'autres et là après ça on pourra peut-être parler d'un colloque dans quelques années je vous remercie merci merci Pierre euh merci beaucoup j'apprécie ça parce que effectivement la politique étrangère du général de Gaulle s'est déployé euh à partir du moment elle a été pensée en même temps mais elle s'est déployée à partir du moment où les comptes publics ont été remis en ordre dès le début de l'année 1959 euh maintenant je donne la parole à loï enkin donc ancien secrétaire général du Kedor pour qu'il nous explique quels sont les principes qui doivent fonder une politique indépendante de notre pays loï tu as la parole pour 5 minutes merci beaucoup je dépasserai peut-être merci beaucoup je j'ai en fait entendu beaucoup d'interven tion sur lequelle je suis absolument d'accord en entendant mon ami Pierre je pensais à ce dicton qui disait quand je me contemple je me désole quand je me compare je me console et voilà un peu la situation s'agissant de la politique étrangère de la France car il n'y a pas plus de politique étrangère européenne qu'il n'y a de politique de défense européenne il n'y aura pas de politique étrangère européenne dans un futur proche c'était déjà difficile à neuf c'était encore plus difficile à 15 maintenant à 28 ou à 35 oublions cette notion il y a un service européen qui est mis en place mais il y a pas de politique européenne alors moi je me suis je veux me concentrer un peu sur ce que sont à mon avis les les impératifs euh pour être euh pour avoir toujours une politique relativement indépendante par rapport à celle de certains pays qui nous entourent et qui n'en ont pas du tout euh bien entendu moi ma génération on a été baigné dans le golom mitérantisme moi si je suis devenu diplomate alors que j'étais un français de la première génération que j'avais aucune aucun contact à Paris et cetera c'est parce que il y a eu la décision du général de Gaulle de quitter les organismes intégrés de l'OTAN et son discours de Pnom Pen et donc moi je n'ai jamais oublié ça et et quand j'ai travaillé avec François mitteran j'étais dans la même même optique donc pour quelles sont les conditions nécessaires pour avoir une politique relativement indépendante c'est d'abord maintenir et si possible renforcer ce qui justifie notre rang c'est-à-dire notre statut de puissance nucléaire ça a été exposé par un orateur lors d'une table ronde précédente et je crois que c'est nécessaire de sanctuariser les les budgets de la défense qui ont commencé je le rappelle à être mis en péril lorsqu'on a décidé ce qui était une erreur majeure pour moi de supprimer la la conscription et le service militaire maintenant on se rend compte que peut-être qu'on aurait dû réfléchir avant bref ne revenons pas là-dessus la deuxième chose c'est de maintenir en renforcer notre rôle au sein des des Nations Unies au Conseil de sécurité à ce propos je dois dire que j'ai été stupéfait quand j'ai vu que euh le le qu d'orsé voulait aller aux nationsunies pour essayer de voir de quelle manière on pouvait affaiblir le vetau ce qui est une absurdité parce que la Chine et la Russie ont déjà compris après ce qui s'est passé avec la la résolution 1793 sur la Libye que ils ont besoin du véau et d'autre part je rappelle simplement que le pays qui a le plus utiliser le vetau depuis 45 ce sont les ce sont les États-Unis qui ont près de 100 vetau alors que nous on en est à 7 ou 8 ou 9 le dernier c'est moi qui le fait mettre et je me suis fait d'ailleurs gronder par le Président de la République à l'épo à cause de mon voisin de droite donc dès qu'il s'agit du Moyen-Orient de d'Israël Palestine les les les Américains mettent le vetau faut pas imaginer qu'ils vont l'abandonner comme ça donc oublions ces faux alors euh mon point serait mon mon mon deuxème point serait que de retrouver une cohérence perdue et une cohérence perdue depuis depuis 25 ans hein euh dans la séquence 89 91 euh Boris yelsin qui a été beaucoup critiqué notamment pour sa politique économique qui a conduit la Russie d'ailleurs à la cessation de paiement en 1999 hein je rectifie un point qui a été évoqué tout à l'heure les années 90 n'ont pas été formidables dans le domaine économique en Russie mais il a eu en tout cas une idée qui était une idée sensée c'est que bien entendu la guerre froide était terminée que l'Union soviétique avait perdu dans un sens et que du côté de l'ouest le périle communiste avait diminué donc il a décidé de dissoudre le P de Varsovie ce qui était la sagesse du côté occidental on n pas eu les mêmes idées sauf un et là je ne suis pas d'accord avec Jacques Sakir parce que j'ai vécu la période auprès du président de la République française il y a que François mitteran qui tout de suite a dit l'OTAN ce n'est plus le problème le président bouchepre avait voulu débriefer venir débriefer à Bruxelles à l'OTAN les les Occidentaux après la rencontre de entre gorbachchov et lui-même quand j'ai dit ça au Président il m'a dit il est pas question que j'aille à Bruxelles organiser quelque chose avec Gorbatchev ça a eu lieu à keV en en au début décembre 1989 et ensuite quand il a lancé l'idée de confédération européenne c'était pour reprendre aussi une idée de gorbachchov qui était la grande maison européenne et malheureusement ça n'a pas été compris ni par les les états d'Europe centrale et orientale ni par d'ailleurs le milieu politique français donc ce que je veux dire c'est que la la l'OTAN n'avait plus de raison d'être à partir de 89 l'OTAN avait été créé pour lutter contre l'Union soviétique et contre la propagation du communisme et on continue à vivre avec cette présence de l'OTAN qui d'ailleurs nous empêche aussi d'avoir une politique européenne de défense donc je crois que là il y a eu une erreur d'autant que l'OTAN a décidé d'intégrer tous les pays qui était Rivin de la Russie il y a quelques temps dans la presse j'ai vu ah Vladimir Poutine veut créer un GLA autour mais c'est nous qui avons créé le GLA autour de la Russie ce sont les les les Occidentaux c'est pas du tout Vladimir Poutine donc il faut avoir ça à l'esprit de cohérence également à retrouver dans l'invocation des valeurs occidentales alors les droits de l'homme la démocratie et cetera les droits de l'homme on voit ce qu'en a été fait par la plus grande puissance hein par les Nations unies par les États-Unis hein Guantanamo existe toujours il y a une C centaine de types à Guantanamo qui depuis 13 ans n'ont vu ni un avocat ni un juge alors laabéas corpus he qu'est-ce que moi quand j'ai fait mes études on me disait les pays la Grande-Bretagne les États-Unis c'est la béascorus maintenant c'est le non il y a une préposition qui manque non Abas corpus je dis ça pour ceux qui regrettent les classes bilang il en fait il en fait du latin du grec moi-même donc il faut être très très très prudent dans l'utilisation de ces valeurs occidentales on critique beaucoup l'Iran mais l'Iran a quand même réussi à organiser des élections pour se déb débarrassé d'armanie des chades alors est-ce que c'est le cas au Qatar et en en Arabie Saoudite comme le disait madame tout à l'heure en posant une question donc attends je pas encore il y a d'autre part les respect des frontières les respects des frontières j'ai découvert il y a quelques années que on défendait davantage les frontières fixées par des dictateurs soviétiques plutôt que ce qu'avait dit la charte de Paris la charte de Paris ont défendait l'intégrité territoriale des pays européens c'était en novembre 1990 3 mois plus tard l'Allemagne le saintsège décid que la yoslavie n'avait plus de raison d'être et on a cité le cap Kosovo donc je crois qu'il faut retrouver d'ailleurs le minimum de culture historique on l'a vu à l'époque de de de l'Ukraine on l'a vu à l'époque du Kosovo à l'éppoque de l'Ukraine j'étais stupéfait de voir et je suis pas le seul parce que l' carer D'cos a beaucoup écrit là-dessus que la plupart des dirigeants européens occidentaux ilign aurit que la Crimée n'avait jamais été dans l'Ukraine hein la Crimée était dans l'Empire ottoman jusqu'à caerine 2 en 1783 et ensuite c'était la Russie et nous-même français nous avons comattu et nous avons eu de fortes pertes au moment de euh de la guerre alors je conclus pour dire que il faut savoir dans les alliances qu'on a s'opposer continuer à s'opposer comme l'avait fait le général de Gaulle en 1966 comme l'a fait François mitteran quand il s'est opposé à la guerre des étoiles de Rean comme l'a fait Jacques Chirac en en 2003 et je pense que cette volonté de s'opposer on aurait dû s'opposer à la à la poursuite des sanctions à l'égard de de de la Russie et nous ne l'avons pas fait donc que nous devons nous efforcer de retrouver cette autonomie de décision par rapport à nos partenaire de l'Union européenne ou de l'OTAN merci merci beauoup qui très intéressant ce qui est très intéressant c'est que en fait on voit historiquement que quand on s'oppose quand on sait un bon allié comme le général l'a montré sur la crise de Cuba ou la crise de Berlin mais quand on sait aussi s'opposer intelligemment on gagne le respect et du respect naî l'influence je vais vous donner cet exemple il y a eu le discours Deen dont loï a parlé il y a eu la la conférence de presse de 65 sur le privilège exorbitant du dollar il y a eu le discours du Québec libre en 67 il y a eu la conférence de presse à l'automne 67 sur le problème Israël au palestinien il y a eu toute la tournée en Amérique latine la mano et la mano il y a eu des des postures il y a eu bien sûr le retrait de le retrait de des organ de de l'OTAN ENF de la structure militaire de l'oton ces marques d'indépendance très fortes qui ont été critiqué par par la presse américaine et anglaise et même française à profusion et bien qu'est-ce qui se passe il y a un nouveau président qui est élu en novembre 68 aux États-Unis il prend ses fonctions en janvier 69 quel est le premier voyage qu'il fait c'est pour la France du général de Gaulle en février 69 le premier voyage de Richard Nixon et pour la France du général de Gaulle et il va lui dire c'est Kissinger qui me l'a confié il va lui dire mon général sur la politique orientale moyenne orientale parce que le général lui réexplique sa rencontre avec Aban et sa conférence de presse je suis parfaitement d'accord avec vous donc ne pas croire ne pas croire qu'une politique indépendance indépendante pourrait briser nos alliances y y a-t-il des questions dans la salle avant que je passe la parole au député Jacques miia parce qu'il faut quand même que les représentants de la nation s'expriment madame vous vous présentez C questions courtes he c'est pas des allocutions c'est des questions madame c'est moi non c'est bon ouioui attendez attendez un instant là-bas madame vous avez une mic par voilà bonjour je suis Adeline chon RAM je suis journaliste indépendante j'avais une question pour Monsieur nicouo simplement vous avez j'ai je pense avoir compris votre votre intervention je l'espère en tout cas il y a quelque chose que je n'ai pas du tout compris c'est que donc bon en effet nous sommes très cohérents si le pivot du monde arabe pour nous a toujours été l'Arabie saouditeque mais vous avez dit aussi que nous avions toujours été un peu le poil à gratterée du Moyen-Orient et j'aimerais savoir en quoi nous sommes le poil à gratter de la Syrie actuellement américains un peu le point la grat nous sommes l'alliés Retif des oui mais d'accord mais là par exemple en Syrie en quoi en quoi ça s'illustre ce que vous dites euh non mais il faut là on va répondre immédiatement aux questions euh en Syrie en fait on voulait on voulait nous avons été abandonnés en fait en race campagne par les Américains parce que nous avons appelé enfin le président de la République a appelé publiquement à l'été 2013 à frapper à faire les frappes aériennes sur la Syrie et puis ensuite il y a eu le vote de la Chambre des communes qui a interdit à au gouvernement Cameron de le faire et ensuite il y a eu un retrait des États-Unis puisque Obama a dit ah il va falloir le demander l'avis du Congrès et ensuite il s'est arrangé directement avec les Russes sans nous consulter et sans nous inviter à Genève il s'est directement arrangé avec les Russes à la rencontre qui laavov de Genève pour abandonner toute idée de frappe sur la Syrie et avoir cet accord sur le désarmement ch chimique de de la Syrie c'est pour cela que nous avons été un poil à gratter mais un poil à gratter qui a tout d'un coup été mis tout au fond du placard par les all américains cela dit heureusement qu'on n'a pas bombardé les sites chimiques oui exactement oui bonjour à tout le monde mon nom est Micheline Zuani et le père Michel lel qui a dû partir prématurément m'a prié de vous signaler qu'il n'avait pas obtenu de réponse à la question concernant la Palestine de mon côté j'ai juste une petite remarque personnelle et linguistique à faire à monsieur qui en face avec des lunettes il a employé le mot joke monsieur ici Monsieur mard qui est un agent bien connu des Américains va être condamné à 10 coups de fou bon alors Monsieur Madame là madame voilà alors l'intitulé de ce colog c'est la France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante je pense que on aurait dû annoncer la mort de la diplomatie déjà depuis les bombardement de la Libye et je ne suis pas d'accord quand on compare la politique extérieure de la France aujourd'hui comme une continuité elle elle ressemble en rien à celle de François mitteron ou celle de Roland Duma et l'histoire montrera que c'est peut-être la diplomatie la plus catastrophique qui a été euh pratiqué par Laurent Fabius par le qu d'orsé à Gard des pays comme la Russie où seulement quatre lignes du un communiqué du K d'oré pour commémorer le 70e anniversaire de la victoire de la 2è guerre mondiale où les Russes ont perdu 25 millions de de Russes de citoyens russes et je suis vraiment très triste pourtant je suis française et depuis 30 ans et je suis journaliste indépendant alors pour ce qui est des bombardements sur la Syrie vous allez danser aujourd'hui Palm est tombé et je pense que daesh fera ce que les Américains n'ont pas pu faire donc la coalition n'a rien fait comme travail contre da en IR ni en Sye bon alors cétait maintenant je prends des questions c'était une c'était une allocution fort juste en tout cas fort intéressante mais on n pas le temps de d'inventer des nouveaux orateurs monsieur monsieur oui bonjourprès monsieur donc euh citoyen franco-fançais président Rassemblement pour la srie euh on a remarqué que la majorité de vos entvenants ils ont souligné la difficulté euh importante financé de de la France donc monsieur Lafond il a il a posé la question Qui sommes nous donc moi ma ma petite question il s'agit si la France elle vendre son âme pour récupérer quelques euh dollars qui devient-elle euh après ça merci qui devient-elle la France après la vente de V alors pierre conna ça tu vas peut-être répondre à est-ce que la France a-t-elle vendu son armâme ses armes tu veux dire son arm ah pardon non je crois qu'il faut pas je répond à cette question ou pas oui on peut prendre une deuxième question il y en a encore n est-ce que chacun entre vous peut répondre très simplement est-ce qu'il est d'accord pour que la France se mette à côté et payer la France etut pays européens le plus possible se met à côté le pétrole en euros par mètre Cu ne serait-ce que parce que le le baril n'est pas une unité du système international donc illégal ça renforcerait la France ça nous ferait des alliés et ça ça affaiblirait les surpuissances je pr une troisème question madame là-bas moi je rebondis sur les difficultés financières de la France qui a refusé la vente de 70 Airbus à à la Syrie sous prétexte de sanction et qui continue à maintenir des sanctions unilatérales contre la Syrie question c'était ça c'est je pose la question concernant justement le refus de la France de vendre 70 Airbus à la Syrie qui ont qui ont été commandé sous prétexte de sanction et d'application de San améain question oui merci je suis salon ancien ambassadeur je pose la question suivante qui est un peu un étonnement pourquoi au cours de ce colloc n'a-t-on pas abordé les deux éléments mondiaux de puissance de la France qui lui redonnerait une capacité de politique étrangère à savoir un immense espace maritime de 112000 km² le second juste après celui des États-Unis et deuxièmement la francophonie parfait alors euh euh François va répondre sur le Moyen-Orient et ensuite on va répondre sur les question stratégiques général j'ai pas je vous répondrai volontiers mais j'ai pas très bien saisi la question enfin j'ai senti beaucoup d'émotions hein dans l'intervention sur la Syrie voilà mais à partir de là je veux dire l'émotion non plus ne fait pas une politique une fois la question qu'on se pose est-ce que la France mne une politique indépendante dans la région j'ai essayé de démontrer qu'elle que le faisait on peut on peut prendre le le le BIA contraire bon et une fois de plus cette politique est criticable et moi-même je la critique je dis j'ai dit moi frustration de notre incapacité finalement à à créer un équilibre désolé jeende c'est pas un débat parce qu'on peut pas débattre on peut pas on peut pas ministre des Affaires étrangères qui sponsorise un groupe terroriste en disant qu'il qu'ils font du bon boulot Laurent Fabius a dit que le groupe terroriste en Syrie c'est laque on va pas on va pas réduire ce débat sur la politique étrangère vis-à-vis de la Syrie ou la politique stratégique Syrie nous avvons tous euh nous avons tous compris je crois que personne compris que la livraison des armes rebelles avait été une erreur dramatique puisque maintenant ces arbres se sont trouvés émidiatement au mains de l'État islamique tout le monde le sait mais on ne peut pas ce débat n'est pas consacré à la Syrie alors je voudrais une une réponse stratégique et je vais commencer par Pierre conessa et ensuite les autres intervenants votre question concernait la vente d'armes à qui monsieur son â contre quelques dollars mais contre quelques dollars en échange de quoi C à quel à quoi faites-vous allusion c'est ça que je comprends pas dans votre question je fais une allusion monsieur la France a participé à à éliminer des milliers même des centaines de milliers de de personnes en Libye en Syrie au Yamen pour vendre quelques rafales pour toucher quelques dollars mais excusez-moi monsieur d'abord le rapport entre la Libye et les rafales me paraît pas évident parce que je croyais qu'au contraire on voulait en vendre à Kaddafi les rafales bon finalement donc c'est j'arrête là-dessus non monsieur je crois que vous confondez vous confondez deux choses excusez-moi il y a une activité industrielle de France qui s'appelle l'industrie de l'armement qui est une industriel qui a vouu qui a été vu par le général de Go qui a toujours ét une partie importante de la politique extérieure mais il n'y a pas de lien mécanique entre la politique extérieure française et la vente d'équipement de défense si vous voulez parler des ventes des ventes de sous-marins au Brésil si vous voulez parler de vente d'avion en Égypte si vous voulez parler de la vente de de de bateau à la Russie encore une fois vous avez une variété de d'exportation d'armement et vous ne pouvez pas prétendre que la France vend son arme parce qu'elle a une activité d'exportation d'ARM dernière chose je termine là-dessus quand on vend des des armes au pays du CCG on sait très bien qu'on vend pas des armes pour faire la guerre on vend des anxolitiques c'est-à-dire que ils achètent des armes pour ne pas faire la guerre et donc ça c'est pas celle-là c'est pas avec les rafales qu'on va faire de la répression intérieure je je t'invite d'ailleurs à donner ta conclusion générale en une minute parce que je vais demander aux autres intervenants de le faire tu tu as conclu là ah moi c'est fini je demande je change de nationalité quoi c'est tout bon monsieur à fond vous avez la parole pour une minute pour d'abord je voudrais répondre à la question de Monsieur salon sur la mer vous avez tout à fait raison c'est un grand atout et la France dans son histoire sauf sous Colbert et sous Louis X n'a pas véritablement considérer l'atout que lui donnait la mère c'est incroyable que les l'essentiel de nos marchandises dans le nord de la France passe par env et Rotterdam nous n'avons pas les ports à la hauteur donc ça je vous donne à sur la francophon je suis beaucoup plus réservé parce que la francophonie c'est un peu tout n'importe quoi maintenant c'est-à-dire que il y a la moitié des états de la Francophonie qui sont pas francophones mais ce que je voudrais dire c'est que la Francophonie est aussi une limite parce que maintenant il faut pas raisonner uniquement en terme de francophonie quand j'ai eu à faire revenir l'Institut Pasteur en Chine j'ai dit au directeur de l'Institut Pasteur surtout ne vous limitez pas à l'Empire français et donc il est venu en Chine voilà ma conclusion c'est que la France saura s'imposer si elle s'est jouer des atouts formidable qu'elle a en terme de technologie d'économie si on la laisse faire si on lui donne plus de liberté et qu'elle sera s'imposé si elle est plus volontaire au sein de l'Union européenne et ne pas laisser à l'Allemagne le monopole mais pour ça il faut qu'elle ait une économie forte une technologie forte des entreprises fortes merci Monsieur l'Ambassadeur ï que j'ai injustement coupé dans son inusion je luine une minute pour conclure juste juste pour dire que nous saurons nous imposer lorsque nous respecterons les contrats que nous avons signés et notamment ça c'est la première chose la deuxième chose je vous ai pas parlé d'un point très important c'est la qualité des hommes or il y a eu 20 ministres des Affaires étrangères depuis le début de la 5e République il y en a au moins un tiers qui n'était absolument pas fait pour le rôle nous avons une période noire au qu d'orsé entre 2004 et 2011 où nous avons perdu des compétences nous avons perdu des crédits nous avons perdu de l'organisation je prie pour que dans le futur c'est le cas actuellement nous ayons à la tête du qu d'orsé des gens de valeur quel que soit leur orientation politique merci très brillante point la parole maintenant est à François nicouot pour nous donner sa conclusion sur ce débat ma conclusion c'est que la politique étrangère la diplomatie est finalement beaucoup plus inspirée qu'on le pense par les passions euh par les émotions que par une approche rationnelle des des des problèmes et on le sent même dans les questions de la salle mais rassurez-vous vous n'êtes pas les seuls à êtes passionnés les gens qui euh euh traitent les professionnels de la politique étrangère et les les hommes politiques qui s'en occupent sont également pris dans un tourbillon de passion et d'émotions qui font qui font que voilà les les les les choses évoluent de façon tout à fait étonantes les crises se développent de façon imprévue et voilà on est on est quand même très euh euh voilà très très perplexe et très déçu souvent de ce de ce type d'évolution mais après une longue carrière diplomatique c'est la leçon que que je tire et peut-être une deuxième chose qui vient un peu compenser cela c'est que aussi on peut lire en tous les cas toute politique étrangère sous l'angle des intérêts ou des principes en fait il y a une combinaison des deux dans toute décision dans décision d'alliance dans décision de travailler avec tel ou tel pays vous trouvez toujours une part d'intérêt une part de principe évidemment il est facile d'attaquer ce choix en prenant l'angle des intérêt c'est ce qu'on a vu dans beaucoup de questions là on vend son âme pour quelques dollars les choses ne sont quand même pas si simples que ça précisément il y a une combinaison des deux il faut l'accepter c'est une loi de la vie et notamment de la vie diplomatique merci merci beaucoup Jacques sapire oui merci merci monsieur le Président en fait je voudrais intervenir sur deux points premièrement sur la question ça a été posé des contrats sur le pétrole ça marche pas comme ça le problème c'est que vous avez une monnaie de contrat et une monnaie de règlement le dollar restera pour une très longue période la monnaie de règlement tant que les marchés du pétrole seront essentiellement aux États-Unis bon après vous avez toute liberté pour établir les contrats en une autre monnaie c'est que vousê vous vous construisez un contrat puis après vous le transférez en rouble euh en euros en Fran si un jour on y revient et cetera mais c'est deux choses complètement différentes ça c'est pour le premier FO deuxè point je voudrais redire ici deux choses qui me semblent extrêmement importantes la première alors c'est un ch peut-être un petit peu moins pour l'histoire je pense que François mitteran a fait entre 90 et 91 toute une série d'erreurs sur sur l'interprétation et sur l'avenir de la transition je le sais parce que à l'époque je travaillais pour le ministère de la Défense et que toute une série de notes que nous avons fait n'ont visiblement pas été élu à l'éit ça c'est un premier point le deuxième point c'est que je voudrais insister sur le fait que nous sommes aujourd'hui contraints par un cadre européen qui n'a pas de politique étrangère quoi qu'on en dise et qui n'en aura pas on peut le regretter si l'Union européenne était capable d'avoir une politique étrangère réellement indépendante et non pas soumise sur un certain nombre de points aux États-Unis ce serait certainement une bonne chose mais c'est un fait et donc de ce point de vue-là il faudra nécessairement que nous reposions la question de notre politique étrangère par rapport à l'Europe merci oui monsieur effectivement pour sur votre votre votre réponse sur le le dollar comme monnaie de réserve et de monnaie de règlement notamment des du pétrole moi je n'ai pas la réponse je peux vous donner la réponse que a donné Obama lors de sa première conférence de presse qui a eu lieu en mars 2009 à la Maison Blanche je lui ai posé la question je lui ai dit monsieur le Président le directeur de la Banque centrale de Chine a appelé publ à la constitution d'une autre monnaie de réserve de règlement qui serait avait dit le directeur de la Banque centrale chinoise d'une sorte de DTS amélioré on va pas rentrer dans la technique là aujourd'hui euh et je lu ai posé la question est-ce que vous pensez que ça signifie la fin du rène du dollar comme monnaie principale de réserve et de règlement des échanges internationaux il m'a fait une réponse politique c'est assez intéressant il m'a dit non monsieur je ne pense pas que ce soit la fin euh du règne de dollar comme principale monnaie de règlement et de réserve parce que les États-Unis ont la Constitution la plus stable du monde et le système politique et bancaire le plus transparent du monde il a fait une réponse politique et de fait il faut reconnaître que quand il y a des crises quand il y a des crises même provoquées par l'économie et les banques américaines des crises terribles comme 2008 oest que l'argent aujourd'hui on peut le regretter où est-ce que l'argent va se réfugier et bien c'est précisément au États-Unis mais c'est tout un autre débat je vous remercie beaucoup et maintenant nous allons donner la parole parce que Jacques mard a reçu ses 10 coups de fouet pour avoir prononcé le mot joke d'accord d'accord et Monsieur le représentant de la nation à vous de conclure ces débats ce sera une prè conclusion et je vous en remercie je remercie tous les participants vous avez vu que il y a débat parce qu'il doit y avoir débat et dans quelques instants nous écouterons Xavi Bertrand qui vient d'arrivver que je salue alors effectivement moi j'y crois à une politique étrangère et déépendante et à l'indépendance de notre pays j'y crois à la condition bien sûr de le vouloir Hubert Vedrine avec lequel je partage beaucoup euh d'analyssees à cette formule au début de son livre il y a toujours eu une volonté française de vouloir et tout est fondé effectivement sur cette nécessité je crois que la structure du monde aujourd'hui nous donne cette chance nous sommes entrés et ça pas été dit encore jusqu'à présent dans ce que nous appelons en terme d'analyse dans l'air des puissances relatives c'est-à-dire que il y a plus de blocs il y a plus d'hyperpuissance puisque même cette hyperpuissance c'est casser des dents en Irak ou ailleurs et elle ne peut pas à elle seule imposer des solutions et lorsque Laurence us en commission des affffaires étrangères reprend une des idées que j'avais avancé à savoir qu'il n'y a plus de pilote dans l'avion c'est un monde sans pilote il y a bien un peu quelque chose de vrai et donc cette are des puissances relatives est pour nous une possibilité de manœuvrer bien sûr que nous sommes tous interdépendants nous sommes pas sur Mars bien sûr que nous sommes dans l'Alliance atlantique et que nous avons une culture bien sûr que nous sommes dans l'Union européenne même si à mon sens il va falloir remettre un peu les pendues àaleur et rectifier la lourdeur de ces systèmes et j'ai beaucoup apprécié et effectivement ce que disait Jean ginasti quand il dit que il y a un processus d'alliance qui nous entraîne au-delà et je ne vais pas vous rappeler et livrer ici tout à fait publiquement ce que disent un certain nombre de minist d'aaires étrangères en disant nous sommes parfois entraîné par je dirais la solidarité européenne et cette solidarité européenne on l'a suivi qu'on le veuille ou non on l'a suivi dans l'Ukraine on la suit dans d'autres domaines où on suit parfois aussi les attitudes américaines donc il faut avoir la force de dire non effectivement car le nom fondateur il a toujours je dirais son essence dans l'histoire de l'humanité alors il y a un deuxième phénomène qui a été très bien analysé notamment par Monsieur 4 tout à l'heure c'est que nous sommes rentrés aussi dans un monde transnational complètement transational c'estd que les États ne sont plus les acteurs de la société internationale et qu'il existe effectivement d'une manière transnationale des acteurs extrêmement puissants il y a bien sûr le crime organisé il y a bien sûr les facteurs religieux et il y a la dérégulation et la finance internationale qui est devenue la seule internationale réelle aujourd'hui et là il y a un vrai problème avec les normes et je dirais les multinationales alors il y a cette question d'extraterritorialité des lois américaines mais je suis déjeolé c'est facile de s'y opposer on crée le rapport de force et je peux vous dire que j'ai justement appelé l'intention du gouvernement sur ce point en disant mais il y a qu'à mettre les les Américains à l'arbitrage parce que ces pratiques qui sont extrêmement tenues a tant que chef de juridiction comment voulez-vous véritablement justifier l'extraterritoriité de ce qui se passe une entreprise française une entreprise anglaise et ce qui se passe en Indonésie sous prétexte qu'il y a une chambre de compensation aux États-Unis ça tient pas la route ça ne tient pas la route une seconde et donc il faut aller à l'arbitrage et recaler les États-Unis vous savez les les États-Unis c'est comme beaucoup de choses dans ce bas monde ça respecte ceux qui résiste moi-même lorsque j'appliquais la loi de 80 sur les transferts de données et bien je peux vous dire que que j'ai assisté moi-même en tant que commissaire du gouvernement à des entretiens de la secte la security executive de l'équivalent de de l'autor de la COB effectivement à Paris et lorsquil venait à Paris pour avoir des renseignements j'y assistais et je disais non vous ne poserez pas cette question car vous allez au-delà et bien il s'exécutait donc c'est une question de création de rapport de force et nous en avons les moyens à condition d'en avoir la volonté et pas toujours su suivre véritablement nos alliés sous prétexte ce sont nos alliés les améric ont une multiplicité d'intérêts ont une multiplicité de politique étrangère à nous d'en faire autant et de créer les conditions de ce rapport de force voilà mais bien évidemment que nous sommes dans un monde d'interdépendant et que plus nous serons indépendants plus nous ferons entendre notre voix plus nous compterons car c'est toujours la même chose si vous ne vous exprimez pas on nira pas vous chercher merci [Applaudissements]