Philippe Vigier - Le Barbier du matin du 20/11/24
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Olivier, bonjour. Bonjour. Et bienvenue. On va commencer par un autre coup de froid géopolitique, celui-là, la Russie, qui élargit l'usage de son arme nucléaire. Est-ce qu'on doit avoir peur ?
Il faut toujours avoir peur avec Poutine. Ce qui est sûr, c'est que c'est une réplique, une fois de plus, de Poutine, puisque maintenant, comme vous savez, les Américains ont autorisé l'usage de nouvelles munitions de longue portée. Pour les Ukrainiens, c'est Joe Biden qui a donné cette autorisation il y a quelques heures.
On voit bien qu'on est à un moment, à un tournant du conflit. L'élection de Trump aussi a joué son rôle. Quand Emmanuel Macron, depuis le Brésil, réclame la paix en 2025, est-ce qu'on ne prépare pas les Ukrainiens à une rédition qu'on leur imposerait ?
En tout cas, il faut trouver une solution. D'ailleurs, Zelensky lui-même a dit qu'il fallait en 2025 trouver quelque part une solution pour sortir de cette guerre qui a passé le cap des mille jours. Et puis, on ne sait pas tout, le nombre de morts, de blessés, enfin bref, ce drame. Et puis, avec toutes les conséquences géopolitiques et géostratégiques qui est à la clé.
On va devoir s'habituer à une Ukraine coupée en deux, comme on a eu une Allemagne coupée en deux pendant 45 ans.
Et comme la Crimée a été, rappelez-vous, il y a quelques années récupérée par les Russes. Donc, justement, ce qui est dramatique, c'est qu'en fait, la communauté internationale ait laissé les Russes, comme cela, envahir l'Ukraine. Mais on sait qu'il y a eu cette Grande-Russie qui n'existe plus depuis 1989, depuis l'effondrement du mur. Et quelque part, c'est justement une faiblesse de l'Europe qui est dépendante des États-Unis. D'ailleurs, ça nous engage à faire quoi ? C'est que si on veut faire en sorte que sur le sol européen, on se protège. On doit enfin avoir cette armée européenne.
On doit avoir enfin cette capacité des Européens de dire aux Russes, comme de dire aux Chinois demain, ne faites pas n'importe quoi sur la scène internationale. Et Trump, d'ailleurs, on verra, c'est en 24 heures, il règle ce conflit. Trump ne peut pas non plus tout lâcher à Poutine. Ça veut dire qu'on a une autorisation à la Chine de rentrer à Taïwan.
Est-ce qu'on aura cette défense européenne assez vite pour pallier le retrait de l'OTAN ?
Ça fait 30 ans qu'on en parle. Si les Européens n'ont pas compris encore qu'il fallait avant tout qu'ils comptent sur eux-mêmes, je pense qu'il vaut mieux qu'ils retournent au corps du soir.
Est-ce qu'on a encore les moyens économiques, industriels de construire cette armée européenne ?
On a les moyens économiques, industriels, après c'est une histoire de priorité. Lorsque vous n'avez plus l'intégrité de votre sol, qu'est-ce qui se passe ? Vous êtes dépendant des autres puissances. Regardez, on parle d'agriculture, c'est le Mercosur, tout ce que l'on connaît. On s'indigne du Mercosur à juste titre. Et on sait que pendant ce temps-là, il y a des centaines de milliers de tonnes qui viennent d'Ukraine. On sait que cette dépendance que nous avons mise en matière agricole, parce que la Russie et l'Ukraine avaient des capacités de production extraordinaires, on en connaît les conséquences sur les marchés, tous les jours, en Europe et dans le monde.
Tous ces phénomènes créent une colère agricole. Cette crise s'envenime. Hier, la coordination rurale est montée d'un cran dans la violence, dans la virulence, notamment à Agin. Est-ce que chez vous, en Eureloir, la colère est là aussi perceptible ?
La colère, elle est partout. La colère, je l'entends. La colère, je la comprends. Pourtant, il y a eu, comme vous le savez, un projet de loi d'organisation agricole, qui a été voté à l'Assemblée nationale. Que la dissolution a suspendu. La dissolution a terminé. Il reprend dans quelques jours au Sénat. Premier élément. Deuxième chose qu'il faut comprendre, c'est que la suradministration, vous savez, chaque fois que je suis interrogé, j'ai dit, est-ce que quelqu'un a rempli une fois un dossier qui permette ce qu'on appelle un dossier PAC, vous savez, politique agricole commune ?
Le niveau de complexité, de suradministration, une belle réponse du gouvernement, un seul contrôle par an et par exploitation. Je connais très bien un agriculteur qui a eu six dans la même année. La troisième chose, évidemment, c'est comment demain il y a plus de compétitivité pour l'entreprise agricole France et plus de souveraineté. Mercosur, on ne peut pas l'accepter en l'État parce que, quelque part, c'est ce qu'on appelle les clauses miroirs, c'est trop technique, mais dont les conditions de production dans les pays qui sont capables d'importer chez nous ne sont pas les mêmes que l'on exige en France. Et ça, ça n'est pas acceptable.
Et puis, le dernier élément qui ne vous a pas échappé, il y a des élections pour les chambres en début d'année 2025, centre d'agriculture, coordination urale, donc évidemment, la coordination urale en rajoute. Mais ce désarroi d'agriculture, savoir ce qu'on veut, est-ce que ou non on veut produire plus ? Est-ce qu'on veut une souveraineté ? Le mot souveraineté, c'est un mot très fort. Ça nous ramène au point précédent, ce qu'on est capable de produire chez nous. En plus, la France a cette caractéristique d'être une région où il y a tous les types d'agriculture, parce que c'est ça la richesse française, et on a un savoir-faire d'exception.
Donc, c'est à nous de faire en sorte, justement, que l'on apporte ces réponses structurelles, oui, d'organisation. Et là encore, la réponse est européenne, et le Rassemblement national se trompe, ou à l'Assemblée nationale, vous n'avez pu voir que l'autre jour, dans une folie budgétaire, on a fait sauter le financement à l'Union européenne. Donc, on a coupé les financements à nos agriculteurs français.
Néanmoins, on se dit qu'on va vers plus de protectionnisme partout sur la planète, c'est que c'est peut-être le moment de se renfermer. Oui, mais, si vous voulez,
le moment où l'air que l'on a connu, où on ouvrait tout, tout va, c'est quoi ? Désindustrialisation, et surtout, je vais vous reparler une seconde de l'agriculture. J'ai été, il y a quelques années, rapporteur et en charge de la sécurité sanitaire. Je dis haut et fort qu'il y a des produits qui rentraient sur le marché français qui n'avaient pas des critères suffisants en matière de sécurité sanitaire. Moi, qu'on importe, ça me va très bien, mais il ne faut pas qu'il y ait des distorsions de concurrence fortes, telles qu'on peut les voir à l'heure actuelle.
Y compris intra-européennes, les Espagnols.
Mais bien sûr, y compris intra-européennes. Vous avez, par exemple, des normes en Allemagne qui ne sont pas celles que vous avez en France. Vous avez des normes dans certains pays du nord de l'Europe qui ne sont pas celles que nous avons en France. Alors, le protectionnisme, oui, mais on est obligé de commercer avec le monde ou alors on se repit sur soi. C'est là, une fois de plus, où le RN se trompe complètement.
L'autre tension sociale qui anime l'actualité, c'est celle qui traverse la SNCF. La grève de demain devrait faire un flop, en tout cas avoir un impact limité. Mais les tensions montent sur le plan salarial jusqu'en décembre. Les syndicats ont-ils raison ?
Sur la SNCF, on a oublié trop vite qu'il y a eu une réforme majeure de la SNCF qui a été faite à la réforme des retraites par Elisabeth Borne. Qui a changé le statut. Qui a changé le statut. Cose du grand-père, ceux qui étaient rentrés et des conditions en garde. Et les nouveaux, de nouvelles conditions. Ça, ça marche. Deux, il n'y a plus de trains en France qui circulent qui ont circulé il y a dix ans. Malgré des grands retards sur les investissements. Trois sur les frais, Mathieu Roger. Là, nous sommes très en retard. C'est très compliqué. L'organisation SNCF est très complexe. Est-ce que vous savez, par exemple, que tous les sept heures, on change du conducteur ?
Oui, et on n'a pas le droit si on a un genre d'ordre pour le long. On n'est pas compétitif à cause de ça. On n'est pas compétitif. Il y a une ligne qui s'appelle l'île Bétambour, qui permet de traverser la France du nord au sud, qui a été montée. Moi, je suis à la ligne de Saint-Georges, à plusieurs reprises. Beaucoup de ces questions-là, voir un peu comment ça fonctionnait. Non, on n'est pas compétitif. Et donc, comme on n'est pas compétitif, malheureusement, il faut plus l'ouverture à la concurrence. Mais ce n'est pas un drame d'ouvrir à la concurrence. Je vais prendre un exemple. Les régions. Vous savez qu'elles gèrent le transport.
Il y a des régions dans lesquelles on a ouvert à la concurrence. Dans ma région, le centre-ville de Loire, on ne l'a pas fait. Le bilan, c'est quoi ? C'est que ça ne coûte plus cher chez nous, avec un service qui n'est pas meilleur. Donc, la concurrence, c'est l'émulation, c'est comme dans les médias.
Il faudra quand même en passer par des fêtes de Noël gâchées par les grèves ?
J'espère pas. J'espère que l'esprit de responsabilité l'emportera. Surtout qu'en plus, avec les frais, on achemine les cadeaux. Donc, quelque part, ce sera un peu dommage que les fêtes de Noël soient gâchées.
La querelle budgétaire s'envenime également. Le déficit, la dette, à qui la faute ? Attal, Borne, le maire a répondu à un rapport du Sénat hier, une mission d'information. Vous partagez ce verdict ? À qui la faute ? À tout le monde depuis 1976.
Raymond Barre doit se retourner dans sa tombe. Tous, tous, vous savez, j'ai fait 12 ans de commission de finances. Tous y réclamaient, je veux du financement en plus, je veux que telle branche professionnelle, on apporte un plus grand soutien. Sur les retraites, sur les retraites, cette réforme qu'il en a faite, 64 ans. Certains républicains, assez nombreux, disaient non, c'est pas bien, après nous avoir expliqué que c'était 65 ans. Par revanche, le sujet, c'est qu'il fallait mettre ça sur la table de façon massive. Et nous, nous avions demandé, les démocrates et centristes, qu'il y ait une loi de finances rectificative au début de l'année 2025.
Les macronistes ont mis la poussière sur le tapis.
Et ça, ça a été poussé, ça n'est pas bien. Il faut dire la vérité aux Français. Donc là, c'est un moment de vérité. Mais tous ceux qui versent des larmes de crocodile maintenant étaient les mêmes qui demandaient plus d'argent auparavant.
Il y aura une commission d'enquête à l'Assemblée nationale dans quelques semaines. Il faut qu'il fasse son boulot. Ça va être sanglant. Ça va être un moment terrible. Coquerel et Decourson vont se réjouir, vont se jeter sur...
Oui, enfin Charles Decourson, que je connais bien, pour avoir été dans le même groupe avec lui, c'est celui qui demandait la retraite à 65 ans et qui avait déposé, vous en souvenez, une motion de censure en s'appuyant sur le fait que la réforme de retraite était injuste. Donc quelque part, les grands écarts, ça ne marche pas.
Pendant ce temps-là, le budget poursuit son parcours au Sénat. Il reviendra à l'Assemblée 49-3, a dit le Premier ministre. Donc, motion de censure. Cette motion de censure, le RN dit qu'il pourrait la voter. D'abord, Michel Bernier a laissé le débat se faire.
Le budget a été étudié jusqu'au dernier amendement à l'Assemblée. Donc l'Assemblée n'a pas été brutalisée. Pour la Sécu, ils sont mal organisés pour le budget, ce qu'on appelle le PLFSS. On a arrêté à minuit parce que c'est les règles constitutionnelles et ils devaient partir au Sénat. Là, ils avaient trop déposé l'amendement, on n'a pas pu aller au bout. Bref, on va arriver le 21 décembre, mais écoutez, le RN prendra sa responsabilité. Ils nous expliquent que c'est un parti de gouvernement. Ils ont quoi comme alternative ? Ce n'est pas avec 143 députés que demain, ils vont avoir une majorité et qu'il y aura une confiance.
Vous pensez que cette peur du chaos va les retenir à la dernière minute, soit le RN, soit les socialistes ?
Je pense que la peur du chaos va les retenir. D'ailleurs, personne est que tous les socialistes ne la voteront pas, à l'image, le premier d'entre eux, François Hollande.
Alors, dans ce travail budgétaire, il y a quelque chose qui disparaît chaque jour un peu plus, c'est la volonté de faire des économies, de tailler dans les dépenses.
Oui, vous avez raison. Les 60 milliards, je pense que le compte n'y sera pas. Et pourtant, il faudrait qu'ils y soient. Chacun doit faire oeuvre de responsabilité. Nous, nous avons essayé de faire des propositions qui étaient, je crois, plutôt équilibrées financièrement. Vous savez, la taxe sur les superdividendes que Jean-Paul Matéi a porté...
Depuis longtemps ?
Depuis longtemps. On n'a pas été écoutés. La taxe sur la revente d'actions, la taxe sur les coum-coum, ça parlera à tous ceux qui connaissent la bourse. Il y a beaucoup d'argent qu'on peut aller chercher. Et puis, par exemple, sur les retraites, moi, j'estime que la petite retraite, celui qui a le SMIC, il doit être protégé. Celui qui a une retraite plus importante, eh bien, il peut faire un effort. Ce que Laurent Wauquiez a obtenu, ça vous va ? Non, pas du tout. Non, parce que lui, il a obtenu la même indexation pour tout le monde. Moi, je ne suis pas d'accord. Je suis plus pour aider ceux qui ont besoin. Faire du progressif encore plus ? Absolument, du progressif.
Mais par exemple, sur les engagements de charges sociales, vous savez qu'il y a 5 milliards à la clé. Nous nous proposons un chemin dans lequel on ne fera que 3 milliards d'économies, mais on concentre sur les bas salaires, les exonérations. Pourquoi ? Pour sortir des trappes à bas salaires. Et à partir de 3 SMIC, je pense que là, on peut ne pas aider les entreprises.
On a vu, à travers ce débat budgétaire, à travers la phase actuelle, le socle commun se disloquer. Est-ce que ça existe vraiment ? Modem, Horizon, LR, Macroniste, vous n'avez même pas d'intergroupe.
Il n'y a pas d'intergroupe. On ne peut pas dire que ça existe vraiment. Il faut s'habituer à vivre ensemble. On se rôde. Mais pour le moment, je regrette en effet qu'il n'y ait pas plus de coordination.
C'est dû à quoi ? Aux ambitions présidentielles de chacun ? Évidemment, il y a un trou qui pense
à début de 27, alors que ce n'est pas 27, donc il faut s'occuper, c'est 25. Comment on fait ? Comment on fait ? Est-ce qu'on va encore renier tel ou tel type de crédit ? Et tout le monde pleurera. Tout le monde dit, il faut des économies d'énergie. Et puis, on est en train de tailler dans le gras de l'ADEME, par exemple. Il n'y a pas de gras dans l'ADEME, mais justement, c'est important pour la maîtrise de l'énergie. Mais il y a une chose qu'il faut faire. Si on ne profite pas, et là, je vous dis avec beaucoup de gravité, tant pour la sécurité sociale, on voit bien qu'on est au bout d'un cycle avec les remboursements qui sont faits par l'assurance maladie et les mutuelles.
Et pareil pour le budget de la France, c'est tout ce qu'on appelle toutes ces agences qui se sont multipliées. Je vais vous donner un seul chiffre. Les agences en France, elles avaient 29 milliards de financement en 2019. Elles en sont à 80 milliards. On ne peut pas continuer ainsi. Soit on fait entre 25 et 26 et 27 des réformes structurelles qui nous permettront de dégager des marges, ceux qui voudront uniquement concourir pour 27 dès maintenant, sans rien programmer en termes de réorganisation structurelle, eh bien, ils se réveilleront avec des lendemains très douloureux.
Un candidat unique quand même en 2027, Michel Barnier le dit. Sans cela, il y aura un Mélenchon-le-Pé dans ce contour. C'est assez évident. C'est arithmétique.
On sait que le RN, c'est arithmétique. Donc, ceux qui porteront le prix, enfin du mois, qui voudront faire en sorte que la division soit au rendez-vous, porteront la responsabilité de la défaite.
Alors, vous avez été maire de Cloy-sur-le-Loire, une commune d'ailleurs qui a disparu parce qu'elle s'est restructurée, elle a fusionné. Elle a disparu. Elle est plus forte. Elle s'est intégrée.
Non, on n'a pas intégrée. Alors, j'explique. On a fait une commune nouvelle. C'est neuf villages qu'ont décidé ensemble de s'unir parce que seuls, ils ne pouvaient pas relever tous les défis.
Il y avait neuf maires, il n'y en a plus qu'un.
Oui, mais le problème, ce n'est pas d'avoir... Mais il y a des maires délégués, il y a des conciliers municipaux délégués, on a inventé des conciliers citoyens. C'est une commune qui est grande comme la ville de Paris. Oui, mais regardez, venez, je vous invite à Cloa, vous verrez. À Cloa, vous avez une école magnifique avec 21 classes. Ça vous a renforcé. Voilà, l'union, c'est la force. Je vous donne un exemple parce que vous voyez, pour moi, l'école, c'est là où j'ai tout appris. C'est là où tout commence. On a créé une école de 12 millions d'euros. Chauffeur en géothermie, tiens, Poutine peut faire ce qu'il veut, ça ne me gêne pas.
Ou école inclusive pour les gamins qui malheureusement ont des handicaps. Une école dans laquelle j'ai une cuisine centrale avec un programme alimentaire territoire. Tiens, ça, c'est le biologiste que je suis qui veut qu'ils mangent bien, mes gamins. Et des écoles dans lesquelles dès l'âge de 3 ans on apprend l'anglais. Mais il a fallu s'unir pour faire ça. On a créé une salle de spectacle. On n'en avait pas. On a créé une piscine. On n'en avait pas. Donc, ce n'est pas dilué. Ça fait en sorte que cette commune qui s'appelle maintenant Cloa, les Trois-Rivières, il y a Trois-Rivières qui les riguent, soit plus forte en étant ensemble. Mais c'est difficile. C'est difficile.
On ne gomme pas les identités. Chaque village, venez voir. Les maires en écharpe noire
qui pleurnichent en disant l'État nous abandonne. Ils ont qu'à se prendre en main comme vous l'avez fait.
Ça, c'est Lysnard qui, évidemment, leur a demandé de mettre l'écharpe noire. Donc, le fameux David Lysnard président de la société. Il faut un peu de théâtre. Oui, il exagère un peu. Évidemment que c'est dur. C'est le département qui souffre le plus parce qu'ils ont les dépenses sociales. Et eux, c'est compliqué. Les communes, évidemment, ce n'est pas agréable qu'on a un peu moins d'argent. Enfin, moi, je voudrais vous dire que j'ai été maire pendant 16 ans. Je n'ai pas touché mes impôts de la commune pendant 20 années. 20 années. Il faut gérer. Une commune, ça se gère comme une entreprise. Alors, après, il y a des petites communes pour lesquelles c'est plus difficile.
Mais, si, il y en a qui veulent rester seuls. Ils restent seuls. J'ai même des communes, vous voyez, une de 28 habitants dans la circonscription et je leur envoie un petit message.
Eh bien, Philippe Vigier qui a bien défendu Cloa sur le Loire-Cloa, les trois rivières. Merci, bonne journée. Merci. Merci beaucoup, Christophe Barbier. Christophe, on vous retrouve demain matin, bien sûr, avec grand plaisir. Bruno Fuchs, président de la Commission des Averses d'Étrangère.
Philippe Vigier