🔴 Présentation d'un rapport d'information sur l'enjeu alimentaire au niveau international
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] puis voter en tout cas sa publication ou non en fonction des travaux qui sont les nôtres notre rapporteur d'information avait mené sous la 16e législature un travail de réflexion important sur cette question avec un rapport qui avait extrêmement bien avancé déjà ils étaient sur le point de présenter leurs conclusions au moment de la dissolution le 9 juin dernier donc le bureau de notre commission a décidé que ce rapport étant quasiment terminé ils ont contribué à à à l'avoir complètement rédigé et le présenter donc ce matin devant nous alors pour ceux qui ne l'ont pas lu je ne vais pas déflorer les les conclusions on va les avoir dans quinzaine de de minutes auou plus mais quand même quand on regarde les objectifs de développement durable des nations- Unies qui visaient à parvenir à l'éradication de la famine dans le monde d'ici 2030 on voit bien que cet objectif ce vœu pourrait-on dire est complètement vain quand on voit la réalité aujourd'hui sur le terrain dans un très grand nombre de situations dans le monde et euh donc c'est assez paradoxal en tout cas ce type de situation parce que la question n'est pas tellement celle de la production du volume de production la question est plutôt certain nombre de de facteurs qui ne permettent pas euh à une partie importante au moins 800 millions de personnes de s'alimenter euh non pas normalement mais dans des conditions au moins euh qui soit pas proche de de la survie donc il y a plusieurs facteurs qu'on peut comme ça donner peut-être que vous les aborderez dans votre rapport d'abord l'organisation des marchés qui sont plutôt là pour créer de la rentabilité dans la production et la vente de denrées alimentaires on voit bien la pauvreté et un nombre important de conflits et les conflits ne cessent d'augmenter on peut dans quasiment tous les continents citer des des conflits qui affectent les les populations toujours les population les plus faibles bien sûr et puis ensuite la dimension environnementale on le voit cette dimension environnementale qui crée soit de la sécheresse soit des excès d'eau et donc qui viennent entraver la production naturelle d'une partie importante de des productions alimentaires donc il y a cet élément là il y a certainement aussi l'arme politique on l'a vu dans la guerre en Ukraine mais sur tous les grands théâtres d'opération et de guerre l'alimentation devient une arme politique donc c'est un élément aussi important de la réflexion je pense qui est la notre ce matin et puis donc pour passer la parole de façon à entendre vraiment les deux rapporteurs qui ont travaillé sur le question cette question je vais donc vous donner la parole je pense que vos réflexions mériteront un intérêt important et susciteront nous allons le voir un nombre important de de questions et de débat car il le touche autant à la question question de la production système politique et que à souvent la volonté politique de certains d'utiliser cette arme comme une arme politique ce qui est tout à fait complètement inconcevable aux yeux de de la morale et de l'humanité je vous passe la parole pas qui est le premier ou la première à intervenir ce matin Guillaume Garot semble-t-il merci beaucoup monsieur le le président merci de votre accueil c'est un plaisir pour moi en particulier de de retrouver cette commission dans laquelle j'ai siégé durant de années et avec Éléonore caroa nous allons vous présenter ce matin les conclusions d'un rapport qui intéresse directement les équilibres mondiaux les relations international c'est l'enjeu alimentaire et je veux d'abord dire parce que c'est l'honnêteté de le dire que c'est Éléonore qui est à l'origine de cette idée de rapport puisque l'avait défendu devant vous vous c'était l'été 2022 de mémoire absolument alors nous allons présenter ce rapport à à à deux voix mais c'est vrai que depuis la pandémie covid depuis la guerre en Ukraine on s'est tous rendu compte de l'importance de cet enjeu alimentaire vous l'avez d'ailleurs très bien dit dans votre propos les systèmes alimentaires ils s'inscrivent dans la mondialisation avec des règles qui sont parfois peu efficaces on va on va y venir en tout cas qui ne permettent pas toujours la meilleure allocation des ressources de cette alimentation en particulier il y a une très grande variété d'acteurs ce c'est ce qui est frappant il y a ceux qui produisent l'alimentation il y a ceux qui la transforme il a auss aussi ceux qui la vendent et on a vu au fil des années des nouveaux acteurs investir le champ de l'alimentation et grandes les très grandes entreprises de l'agroalimentaire les grandes les très grandes entreprises de la chimie venir y prendre une place parfois prépondérante et ce qui nous frappe ce qui nous a frappé c'est que l'organisation de ce système à l'échelle internationale est sans doute défaillante il y a un graphique qui l'illustre avec tellement d'éclat c'est vous l'avez d'ailleurs dit aussi monsieur le Président c'est celui de la fin dans le monde la fin elle a augmenté la fin dans le monde elle a augmenté depuis 2019 ça veut dire aujourd'hui qu'il a 730 millions de personnes qui souffre de la fin et parmi elles 280 millions qui sont dans ce qu'on appelle une situation de d'insécurité alimentaire aigu et vous verrez en particulier dans le rapport nous faisons deux focus sur Haïti et sur Gaza alors au-delà de ça au-delà de la fin proprement dit il y a aussi un phénomène très important qui gagne nos sociétés développées c'est celui de l'insécurité alimentaire l'insécurité alimentaire qui touche tenez-vous bien un/4 de l'humanité en Afrique c'est 72 % de la population qui n'avait pas les moyens de se nourrir sainement le coup humain il est considérable considérable il y a 150 millions de d'enfants de moins de 5 ans qui présentent ce qu'on appelle un retard de de croissance ça veut dire qu'ils ont une taille qui est inférieure à la moyenne pour leur âge alors quelles sont les causes on s interrogé bien sûr les causes de cette augmentation de l'insécur alimentaire on a rencontré beaucoup beaucoup de d'interlocuteurs tout au long de ces presque 2 années de de travail la IFAO nous a dit en particulier vous savez la IFAO c'est l'agence onusienne qui traite des questions d'alimentation la faao elle insiste sur évidemment le rôle joué par les les conflits le rôle des chocs économiques le rôle des événements climatiqu qui sont devenus extrêmes mais nous insistons dans le rapport sur deux autres facteurs qui nous paraissent très importants c'est celui d'abord de l'accaparement des terres il faut le dire et celui de la spéculation sur les matières premières et leur prix alors si on avance un petit peu et et pour laisser évidemment Éléonore apporter son analyse qui est propre son expertise j'allais dire sur sur le sujet il y a quand même un paradoxe au-delà de ça et on pourra détailler les les constats avec vous au moment où tant d'êtres humains ont faim et bien on voit aussi que les pertes et le gaspillage alimentaire a gagné du terrain c'està-dire queon a aujourd'hui plus d'un tiers de la production alimentaire globale mondiale qui est perdu ou je t'ai chaque année et donc c'est sans doute aussi pour nous un levier de de la réponse mais je voulais le poser d'emblé pour cadrer en quelques mots les problématiques sur un des aspects en particulier l'accès à l'alimentation en laissant maintenant Honor développer tous ces constats et on viendra bien évidemment aux propositions pour essayer d'avancer sur le sujet merci merci cher Guillaume bonjour à tous monsieur le Président c'est c'est un vrai plaisir d'être devant vous ce matin parce qu'il s'agit véritablement d'un travail de longue haleine pour faire une petite parenthèse comme l'a rappelé Guillaume Garot nous avions commencé ce rapport en 2022 en plein milieu de la guerre en Ukraine enfin au début plutôt parce qu'on y est encore malheureusement et la question de la souverainéé alimentaire commençait à émerger à devenir de plus en plus présente dans le débat public et quelques qu part la la raison pour laquelle nous avons choisi ce sujet le sujet de l'alimentation pas le sujet de l'agriculture pas le sujet de du marché des matières premières mais vraiment l'alimentation dans son ensemble c'est parce qu'il nous a paru important de comprendre les systèmes ça part de C de ce constat terrible qui est que la et vous avez le graphique qui est que la fin dans le monde ne cesse de progresser alors même que nous n'avons jamais été dans une situation comme celle d'aujourd'hui c'est-à-dire capable de produire en termees calorique de quoi nourrir la planète donc il y a vraiment un dysfonctionnement systémique qu'il nous semblait important de d'essayer de comprendre il se trouve que mon élection a été annulée et que j'ai ensuite été réélu donc ça ça ça a mis en pause nos travaux mais ça nous a permis de de faire un d'avancer rapidement et de reprendre presque 1 an plus tard donc là la situation avait changé malheureusement la guerre en Ukraine continué on a vu comment justement l'alimentation tion était utilisé comme une arme de guerre dans dans ce conflit en particulier et il se trouve qu'ensuite il y a eu la dissolution ce qui a encore retardé la présentation de nos travaux donc finalement 2 ans non c'est pas 2 ans à proprement parler de de travaux mais ça nous a permis de de faire un nombre je pense plus important que de que d'habitude de d'audition ça nous a aussi permis de nous interroger sur divers aspect de ce sujet qui est vraiment extrêmement vaste qui est celui de l'alimentation alors peut-être nous repr erez-vous chers collègues d'avoir fait un travail trop large mais il nous semble que pour une commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale cette question est une question clé est une question clé parce qu'elle a un impact évidemment climatique l'alimentation vous le verrez nous allons en parler un impact sur sur la la la question climatique et sur la planète elle a un impact géopolitique majeur et il nous est apparu que ce n'était pas un sujet sur lequel notre commission avait travaillé récemment donc voilà j'espère que cela vous intéressera nous avons aussi conscience du fait que vous avez reçu tardivement le rapport c'est un peu malheureusement les aléas de la préparation du calendrier j'espère que vous pourrez le lire de manière détenue et puis nous nous sommes évidemment à votre disposition pour en parler même en dehors de cette présentation mais il nous a fallu faire des choix et dans les choix importants pour la présentation d'aujourd'hui il y a la question des enjeux géopolitiques justement de cette question alimentaire il y a vous le savez dans le monde des pays qui sont des puissances agricoles ou agroalimentaires assumé mais qui ont eu une politique industrielle ou agricole depuis des années on pense aux États-Unis à la Chine à l'Inde à la Russie à l'Australie au Brésil au Canada évidemment et nous pouvons nous en réjouir la France l'Assemblée nationale s'est interrogé sur cette question il y a eu des commissions d'enquête sur la souveraineté alimentaire à laquelle j'ai eu la la possibilité de participer mais de le regarder sous un angle international c'est quelque chose je pense que nous avons eu la possibilité de faire dans ce rapport qui s'est un peu étendu donc ces pays qui sont des puissances alimentaires possède un réel avantage sur la scène internationale déjà parce qu'ils ont fait une diversification de leur production contrairement à d'autres pays qui ont choisi au contraire de se focaliser sur certains produits de se focaliser sur un segment du marché et ça contribue grandement à la souveraineté de ces états et donc le ministère de de l'agriculture et la souveraineté alimentaire s'appelle justement comme cela depuis 2022 de la souveraineté alimentaire un titre qui a même inspiré Italie pour son propre ministère don nous avons rencontré les représentants lors d'un déplacement à Rome pour auditionner des représentants de la FAO du Programme alimentaire mondial et de la FIDA donc il est évident que la souverereaineté alimentaire est une condition de la sécurité alimentaire car l'alimentation et c'est un peu un une évidence que de le dire vital pour une population ça permet à un pays de limiter sa dépendance envers d'autres état mais ça permet aussi d'utiliser la nourriture comme un outil de pression diplomatique et nous allons le voir aussi comme comme un outil militaire et nous l'avons constaté ça existe c'est assumé par certains états et je pense que c'est important d'y revenir dans le cadre de cette présentation l'arme militaire qu'est-ce que c'est en fait c'est interdire ou limiter de manière délibérée l'accès à l'alimentation à tout une partie de la population il y a des modes d'action qui peuvent être employés cibler directement certaines denrées alimentaires en les pillant les détruisant ou en les contaminant ça on l'a vu dans des contextes de guerre attaquer des facteurs de production agricole bloquer les voies de commun ation ou de transport en des choses qui sont inadmissibles mais qui existent et il faut les analyser et les comprendre nous avons en tête des sièges ça existe depuis toujours he le siège d'alisia le siège de Paris en 1870 le siège de leningrade par l'Allemagne nazie et des blocus Maritim ou continentaux et quand on s'intéresse aux relations internationales quand on s'intéresse à aux conflits internationaux il est très important de garder en tête le rôle crucial que joue l'alimentation et donc en 2022 quand nous avons commencé ce rapport c'est l'Ukraine qui avait remis sur le devant de la scène l'arme alimentaire nous le démontrons dans le rapport et je vous invite à à lire cette section qui est assez fournie la Russie a délibérément attaquer l'appareil agricole ukrainien qui était le grenier de l'Europe sans respecter évidemment ou plutôt en violant le droit international et piller attaqué des récoltes des infrastructures des silos à grains des fermes et cetera et elle occupe plus de 20 % des terres agricole ukrainienne euh surtout la Russie a utilise a utilisé et utilise toujours la nourriture comme un moyen de pression sur l'Ukraine et sur les pays occidentaux et a exercé une forme de chantage aux matières premières de manière hybride au-delà du conflit ukrainien nous sommes vraiment focalisés sur celui-là parce que c'était celui qui était sur le devant de la scène lorsque ce rapport a été commencé on voit que c'est une arme qui a été utilisée récemment dans d'autres théâtres de conflit mais pour pour pouvoir avancer et peut-être n nous y reviendrons pendant lors des questions l'alimentation est un instrument de hard power de de de P voir dur j'essaie de trouver les mots en français mais c'est aussi un instrument de soft power ou d'influence et nous nous sommes intéressés à un autre aspect qui peut peut-être paraître moins important mais il ne l'est pas qui est celui de la diplomatie culinaire ou la gastrodiplomatie en réalité on pense souvent à l'audiovisuel lors mais on pense pas à l'alimentation lorsque l'on pense à l'influence ou à cette forme de soft power pourtant l'alimentation est majeure sur ce plan c'est un bien culturel qui représente un marché économique extrêmement important et et nous avons interrogé un certain nombre de chercheurs de grands chefs de d'acteurs de ce secteur justement de la gastrodiplomatie donc qu'est-ce que c'est que la gastrodiplomatie peut-être c'est important de s'interroger sur la définition et se mettre d'accord sur des termes c'est c'est quelque chose qui permet d'affirmer la singularité d'un pays sur la scène internationale de témoigner de son hospitalité d'encourager des négociations notamment lors de dîner d'État d'améliorer la balance du commerce extérieur lorsque l'on pense à un pays comme la France et à nos exportations de agricoolle et aussi de de produits alimentaires et enfin d'opposer de s'opposer à d'autres pays de manière non coercitive mais tout à fait efficace et ce qui est intéressant et peut-être là on a quelque chose à à vous apprendre parce que je j'imagine que vous connaissez tous très bien l'influence de la gastronomie et de la diplomatie française en la matière c'est que certains États ont fait un choix délibéré politique d'investir dans la promotion de leur gastronomie à tel point qu'ils ont même inventé un imaginaire gastronomique organisé des pratiques culinaires qui existaient pour justement s'en servir comme comme une influence de de leur pays on pense par exemple à l'influence qu'a eu le Pérou la la gastronomie NCK je pense que avant ce choix délibéré de l'État péruvien les grandes foires mistudas par exemple on ignorait ici en Europe la gastronomie et les produits alimentaires péruviens aujourd'hui ça n'est pas le cas ça a été aussi le cas de la Thaïland qui a mis en place un système extrêmement détaillé avec des restaurants thaïlandais qui correspondent à un cahier descharges assez précis une promotion et une volonté de diffuser cette gastronomie à travers le monde le Danemark aussi avec la haute gastronomie nordique l'Espagne n'en parlons pas et en fait la France c'est tout à fait naturel que nous soyons sur ce podium des pays de gastrodiplomatie bon l'Italie j'ai oublié de vous en parler mais c'est une évidence et nous y reviendrons mais l'on a constaté que qu'il y avait des choses à faire euh en France pour justement ne pas ne pas être en retrait lorsque les choses sont une évidence on a peut-être tendance à moins investir dedans et il nous a semblé qu'il y avait des propositions à faire dans ce sens-là nous y reviendrons mais je vais laisser Guillaume maintenant revenir sur sur le début de nos propositions et puis nous nous avancerons merci beaucoup pardon excusez-moi merci pardon pour cheminer davantage dans les constats et surtout les propositions de notre rapport et à la suite de bien de ce que vient de dire Éléonore il y a une compétition internationale en matière d'alimentation c'est l'évidence avec cette mauvaise allocation des des ressources dont don dont nous parlions il y a aussi et c'est heureux des outils de coopération s'agissant de de de l'alimentation et ça prend deux volets le premier ce sont les négociations commerciales l'autre ce sont les initiatives pour la sécurité alimentaire alors qu'est-ce qu'il en est et quelle quelle analyse on peut faire de de ces outils d'abord vous savez tous que les négociations commerciales multilatérales sont aujourd'hui bloquées c'était l'OMC mais il y a eu aucun accord d'envergure qui a été signé depuis une trentaine d'années alors dans ce contexte là les grandes urganisation ont régional ont essayé d'avancer de de leur point de vue et l'Union européenne pour ce qui nous concerne a multiplié des accords commerciaux bilatéraux ou régionaux c'est d'ailleurs une actualité assez brûlante alors vous avez derrière moi une carte qui montre en rouge les pays avec lesquels il y a eu des des accords de signés euh en bleu les accords euh en attente d'adoption et vous en reconnaîtrez euh quelques-uns c'est la Chine et c'est le mercossur en jaune les pays où il y a euh des négociations euh en cours et en gris des pays avec lesquels les négociations sont euh suspendues on essaie en quelques mots dans le rapport de dresser un un la carte merci merci Jean-Paul il est attentif il y en a un qui suit mais vous aussi bien sûr voilà donc on actualisera merci Jean-Paul on actualisera le la carte oui juste qu'est-ce que vous souhaitez alors c'est pas de ah oui d'accord vous allez retrouver la carte on vous la on vous la Redonne et Recon voilà et on va corrigera donc merci Jean-Paul on a essayé de voir en quelques mots quels étai les les avantages mais aussi évidemment les les les inconvénients au au au rang desavantages bien sûr la création de nouveaux débouchés mais au au au plan des des inconvénients qui existent et ils sont aujourd'hui soulignés s'agissant du du mercû la dépendance que ça crée c'est une interdépendance mais c'est aussi une nouvelle dépendance et puis une concurrence accrue et qui est parfois déloyale ou qui peut l'être on a une petite nuance d'appréciation là-dessus mais on a réussi à trouver des des rédactions communes alors qu'est-ce que nous prenons nous vis-à-vis de ces négociations commerciales d'abord on souhaite un commerce international qui soit respectueux bien sûr des normes sociales et environnementales européenne ça veut dire quoi ça veut dire que pour nous il faut introduire de la conditionnalité tarifaire en particulier dans ces accords commerciaux il faut aussi faire usage mais avec volontarisme des mesures miroir ça fait partie de la palette des outils et puis il faut enfin et c'est tout aussi important se doter de moyens de contrôle de contrôle et on on voit là aussi ce que ça veut dire aujourd'hui lorsque vous avez des des des quotas des contingents de produits de viande en particulier qui sont pas forcément contrôlés au moment où ils partent du pays et au moment ils arrivent chez nous sur le sol de l'Union européenne donc voilà dans les grandes lignes ce que nous disons mais pour nous c'est une vraie orientation politique pour le coup ensuite il y a le deuxème levier qui existe qui est celui des initiatives autour de la sécurité alimentaire alors il y a une gouvernance mondiale qui existe et nous sommes allés à leur rencontre à Rome en particulier c'est d'abord la FAO qui organise le débat multilatéral qui apporte une aide technique au au aux États pour la mise en œuvre des politiques agricoles et et alimentaires donc c'est la FAO d'abord mais ensuite il y a le PAM qui est le Programme alimentaire mondial et qui lui a pour mission de réaliser des missions d'assistance alimentaire et de logistique humanitaire donc il intervient dans les situations d'urgence ou d'insécurité alimentaire aigu prolongé et puis il y a aussi le FIDA qui est le fond international des Nations Unies pour le développement agricole et qui lui a une une action très très très ciblé très efficace aussi pour aider les petits producteurs et les populations rurales qui sont les plus pauvres sur le papier ça fonctionne en réalité ça ne fonctionne pas bien c'està-dire que il y a des enchevêtrement de de compétences il y a des délimitations entre ces trois organisations qui sont assez flou et ce qui nous est apparu de façon claire lorsque nous étions à Rome à leur rencontre c'est que la coordination est largement insuffisante entre ces trois trois entités là et ajoutons à cela nous sommes dans un contexte où il y a des manipulations à l'œuvre du fait de grande puissance et on va le dire de la Chine de la Russie qui utilise ses difficulté de périmètrre pour investir au nom de leurs propres intérêts donc on veut le dire à la commission ce matin et puis si c'était tout mais il y a encore d'autres initiatives ou d'autres outils qui viennent ajouter de la confusion une confusion supplémentaire je pense en particulier à ces plateformes multipartenaires qui en soi sont très intéressantes mais qui viennent jeter le trouble dans le le travail qui est insuffisamment coordonné je je vous le disais c'est par exemple le farm qui est un dispositif qui est promu par euh la France euh pour lutter en particulier là sur les les conséquences de la guerre en en en Ukraine il y a d'autres initiatives il a le Brésil qui devrait euh très prochainement euh euh lancer de façon opérationnelle son alliance mondiale contre la fin et la pauvreté dans le cadre du G20 donc vous aurez compris cette coopération internationale elle est aujourd'hui euh largement imparfaite largement imparfaite et donc ça produit inévitablement des défaillances des des gaspillages également et une mauvaise allocation là aussi des ressources financières mais il faut pas jeter le bébé avec Clau du bain cette coopération elle est vitale il faut redire que on en a besoin je rappelle juste que aujourd'hui on est 8 milliards sur cette terre on sera 10 milliards en 2050 et qu'il faut des outils de de de régul alors on envent aux propositions on va on va être on va être synthétique bref et aller à à l'essentiel et là encore on va le faire à à de voix bien sûr on formule 30 propositions dans le dans le dans le rapport le premier axe de proposition il concerne la France notre pays qui à nos yeux doit être exemplaire en matière de lutte contre la précarité alimentaire cette insécurité alimentaire que nous évoquions et puis exemplaire aussi contre le gaspillage alimentaire puisque je le disais un/ers de la production alimentaire total dans le monde est jeté ou gaspillé donc on fait des propositions qui seront reprises dans le débat parlementaire territoire zéro fin lutte contre le gaspillage et nous organiserons ici j'ai pris cette initiative au mois de mars les états généraux de la lutte contre le gaspillage à l'Assemblée ça se passera avec l'ensemble des acteurs aujourd'hui en France sur sur le sujet mais là aussi B il nous faut du volontarisme il faut un cap clair et il faut surtout des moyens pour y parvenir je laisse la parole à Éléonore pour la suite de nos propositions merci merci Guillaume vous l'aurez vu hein ce ce rapport est extrêmement détaillé on s'arrête sur beaucoup de choses et on est obligé de faire des choix lors de cette présentation mais on sera ravi de d'échanger avec vous parce que sur ce sujet sur l'alimentation il y a tellement à dire donc si on reste sur la France il vraiment C deux aspects lutte contre le gaspillage alimentaire parce qu'on peut faire tellement mieux dans notre pays et éducation à l'alimentation vous savez vous vous avez tous vu dans dans les écoles vous vous souvenez peut-être de de vos propres souvenirs d'écolier on a la pyramide des aliments on vous explique un peu ce qu'il faut manger ce qu'il faut pas manger mais ça s'arrête à peu près là et on est convaincu que si dès votre plus jeune âge vous n'avez pas déjà une véritable éducation à l'alimentation pour combattre justement la malnutrition c'est-à-dire la soit l'obésité soit les défaillances alimentaires si vous n'avez pas aussi une conscience de ce que cela veut dire d'où viennent les produits que vous consommez vous vous avez peu de chance de comprendre à l'âge adulte ces enjeux qui sont des enjeux fondamentaux il y a plusieurs expériences qui ont été menées on a demandé à des élèves d'une classe de CE1 de dessiner un poisson euh et en fait ils ont fait un un rectangle un peu comme comme les les les poissons poon un poisson pané voilà donc on pourra vous citer beaucoup d'exemples dans cet de cet ordre là mais on se rend compte que dans notre pays cette éducation à l'alimentation est insuffisante et vous vous souviendrez aussi peut-être pour ceux qui ont des enfants des petits enfants de la période du covid où on était à la maison pendant des longs mois où on a pour beaucoup d'entre nous fait à manger avec nos enfants de toutes les vertus éducatives et pédagogiques que peut avoir que peuvent avoir ces cours enfin ces cours c'est c'estes ces travaux pratiques de de cuisine en famille mais on pense que c'est un outil pédagogique extrêmement important et c'est d'ailleurs le l'opinion de nombreuses experts professeurs et cetera donc dans nos dans nos propositions il y a cette éducation à l'alimentation évidemment le plus simple le plus facile à expliquer c'est celui des école mais c'est aussi la celui qui pose le plus de disons de de de difficultés à mise à mettre en place parce que cela implique aussi d'aménager nos écoles pour permettre ces cours de cuisine on a vu un certain nombre d'initiatives qui ne demandent pas trop d'AM aménagement et qui du coup pourrait se faire à moindre coût et ensuite une éducation à l'alimentation qui va au-delà qui va à l'âge adulte avec toute une réflexion sur comment on on rend alerte les consommateurs les citoyens que nous sommes sur l'impact des produits que nous consommons donc il y a déjà des choses qui existent il y a le nutriscore qui pour l'instant est sur une base volontaire qui pourrait être pérenisé il y a il y a énormément de d'initiatives et tout cela ça se déclinera parce que l'idée de ces rapports c'est évidemment sur le plan intellectuel extrêmement intéressant pour nous d'avoir fait ses travaux d'avoir auditionné toutes ces personnes mais l'idée c'est ensuite de pouvoir les décliner et de travailler avec vous si vous le souhaitez sur des propositions transpartisan pour améliorer l'éducation à l'alimentation dans notre pays il y a aussi la question de la toujours dans les dans les écoles il y a la Coalition mondiale pour l'alimentation scolaire qui a été lancé en 2021 que la France copréside avec le Brésil justement et dans laquelle on peut non seulement transmettre un certain nombre de propositions qui s'appliqueraient évidemment en France et dans le système dans le réseau des lycées français à étranger mais qui pourrait ensuite se décliner dans d'autres pays qui sont membres de la coalition juste je vous dis en passant que qu'un qu'un nombre extrêmement important d'enfants n'ont qu'un repas par jour qui est le repas justement qui est donné à l'école que ce soit dans des pays membres de la coalition ou ailleurs donc très important justement l'école comme vecteur non seulement d'éducation à l'alimentation mais aussi d'alimentation de qualité et puis on pourrait revenir mais nous n'avons pas le temps de revenir sur les lois égalim sur la nécessité de s'assurer de leur application en ce qui concerne notamment les contintines scolaires et de l'évaluation qui est faite quelques années après de des produits qui sont véritablement donnés à nos enfants on a aussi des pistes de réflexion pour ceux qui sont intéressés sur le sujet sur les cantines scolaires sur les perturbateurs endocriniens qu'il y a qu'il y aurait là on n pas pu aller plus avant ah il faut faire oui on me dit qu'il faut qu' qu'on accélère on a encore trop de choses à vous dire mais à votre disposition si vous voulez poser des questions sur l'éducation à l'alimentation qui a un sujet vous l'aurez compris qui me passionne Guillaume oui alors pour aller monsieur le Président pour aller vers la la conclusion nous avons toute une série de de propositions autour de du volet européen et une des propositions fortes que nous mettons en avant c'est l'idée d'une politique agricole et alimentaire commune aujourd'hui on parle d'une pâqu avec simplement le a de agricole demain ce que nous souhaitons c'est qu'elle elle intègre un volet alimentation avec différents enjeux que je ne détaille pas que je ne détaille pas ici je ne reviens pas davantage sur les enjeux liés au commerce international mais sans doute il reviendront nous dans dans notre échange et je laisse enfin hléonore conclure avec le dernier volet de proposition bon vous l'aurez vu dans le rapport on a une trentaine de propositions là ce sont des pistes de réflexion qui peuvent ensuite se décliner lorsqu'il s'agit de propositions sur le plan national soit de proposition de loi soit de de discussion avec le gouvernement pour avoir des projets de loi sur le sujet et il y a aussi une question de d'audit de contrôle de connaissance véritable des des outils des instruments internationaux dans lesquel la France participe et dont je vous disais il y a un manque enfin non c'est d'ailleurs Guillaume qui vous le disez il y a un manque de coopération de coordination pourquoi avoir trois agences onusiennes dédiées à la question de l'agriculture et de l'alimentation peut-être serait-il pertinent d'avoir finalement une coordination il nous semble que ces Agen joue un rôle essentiel mais mais aujourd'hui il y a des superpositions il y a des complexités qui ne nous semblent pas nécessaires donc là aussi vous verrez dans ce rapport de de 110 pages des propositions très concrètes il nous semble évident de soutenir évidemment le Programme alimentaire mondial et la fidat dont nous avons pu voir l'efficacité sur le terrain encore une fois soutien ça ne veut pas dire soutien sans sans contrôle de l'efficacité bien au contraire et il nous semble important justement de pouvoir le contrôler nous avons eu la possibilité d'interviewer notamment la présidente du Programme alimentaire mondial madame Cindy McCain qui nous a reçu et répondu à toutes nos questions de manière très précise je nous vous avons parlé rapidement de la stratégie de la gastrodiplomatie on pense que ça aussi c'est une piste de réflexion extrêmement intéressante et importante y compris pour améliorer notre balance commerciale parce que on le sait c'est quand même un un marqueur de notre savoir-faire et je pense que nous pouvons beaucoup enfin bien mieux faire dans ce domaine la France a quand même inventé la gastronomie on on peut en être fier aujourd'hui en tout cas le concept de la gastronomie je vois des des des sourcils qui se lèvent aujourd'hui il il faut qu'il y ait une politique un peu plus coordonné en tout cas nous le préconisons dans ce domaine nous avons tout à gagner à le faire et d'autres pays le font sans que ça coûte nécessairement sans que ça coûte nécessairement trop cher il y a des initiatives comme test France comme des stratégies goû France mais voilà je pense que nous n'avons pas le temps de vous en parler vous l'avez compris l'alimentation on pourrait en fait passer la journée à en parler nous n'aurions pas épuiser le sujet c'est au cœur de l'actualité et il y a énormément de pistes d'amélioration ce ce rapport avait pour objectif de vous de vous dresser un état des lieux et surtout de prendre cette question qui est une question que vous avez sans doute abordé sur le plan local national d'un d'un point de vue international parce qu'il nous semble que si nous ne regardons pas les enjeux sur le plan international nous passons à côté d'une grande partie du problème nous sommes aujourd'hui face à des choix qui ont été faits par les différents pays depuis des décennies des choix qui sont difficiles à à renverser euh en en très peu de temps des des opinions publiques qui se réveillent sur la question agricole et alimentaire à très juste titre il nous semble qu'en tant que parlementaire c'est une question cruciale de laquelle nous devons nous saisir et moi je conclurai par un mot euh mes chers collègues c'est vous inviter à nous saisir de certaines de ces propositions euh dans notre rapport pour travailler ensemble de manière transpartisane et je vois madame sbeille qui vient d'arriver avec laquelle j'ai euh le plaisir de travailler sur la question euh de la malnutrition mais je pense que ce sont des sujets qui doivent nous rassembler ce sont des sujets sur lesquels nous pouvons travailler ensemble et et vous inviter à le faire et finalement conclure en remerciant euh les plus de 40 personnes qui ont accepté d'être auditionné pour ce rapport qui nous ont donné des éclairages extrêmement intéressants que ce soit des scientifiques des agents de ministère euh des acteurs du du secteur privé des des agents de Bruxelles bref nous avons vraiment euh était très large dans notre présentation et remercier enfin alisé trouot qui a été vraiment clé dans ce rapport qui nous a accompagné au cours de cette période très longue et que nous remercions vraiment du fond du cœur merci à tous et nous sommes à votre disposition pour les questions merci euh les deux rapporteurs pour un un rapport qui je pense est extrêmement bien maîtrisé et dans l'analyse et dans la série de propositions que vous AZ forcément atropié puisque'on peut pas détailler les 30 mais on a bien vu le l'ensemble en tout cas de de propositions je retiens moi notamment la la volonté de de bien intégrer dans votre réflexion et dans les propositions que vous faites l'ensemble de la chaîne des acteurs pour arriver notamment à cette proposition de politique agricole et d'alimentation qui intégre bien l'ensemble des éléments de la chaîne et je pense qu'aujourd'hui dans les politiques publiques c'est que vous mettez bien en évidence cette prise en compte de l'ensemble de la chaîne jusque au consommateur en tout cas l'usager euh n'est n'est pas n'est pas prise en compte et on voit bien que chacune des agences traite une partie du du problème mais je pense que c'est là un des grands mérites de votre de votre rapport et puis bien évidemment je souscr tout en fait souscrit tout à fait à la l'initiative que vous prenez sur les états généraux de la lutte contre le le gaspillage et et je pense que j'espère et on va le voir dans la discussion que votre rapport servira un tout petit peu en tout cas et contribuera un tout petit peu à l'intérêt général et faire évoluer les pratiques qui sont les en tout cas je pense que la la Commission se mettra toute son énergie pour pousser les propositions que vous venez de faire et dont on va discuter à présent je vais ouvrir la discussion par ordre de groupe tel que l'ordre a été établi pour ce matin et la première oratrice est Isabelle Ménard à laquelle on souhaite bien sûr la bienvenue puisque même c'est là depuis quelques sessions déjà pour horizon et un pendant merci monsieur le Président Mesdames Messieurs les rapporteurs tout d'abord je tiens à vous féliciter sur la la la qualité de de rapport il soulève des enjeux lourds et importants pour l'alimentation mondiale mais je noterai le l'angle touristique de la gastronomie parce que c'est vrai il y a vraiment quelque chose à faire notre vitrine à l'étranger avec la gastronomie me paraît tout à fait pertinente donc ma question du coup n'était pas du tout dans ce sujetlà mais je vous la pose donc nous savons que l'insécurité alimentaire progresse dans le monde là où nous pensions pouvoir ralentir ses déséquilibres il s'avère qu'il s'accentue le changement climatique risque d'aggraver cette situation et nous risquons d'assister à des exodes climatiques et alimentaires vous rappelez dans votre rapport que le concept de sécurité alimentaire repose sur quatre piliers la disponibilité c'est-à-dire le fait de disposer d'une nourriture sans substances nocivees acceptable dans une culture en quantité et en qualité suffisante l'accès la situation dans laquelle le revenu permet à chacun de se nourrir suffisamment et où la part de ce revenu consacré à la nourriture n'empêche pas la satisfaction des autres besoins élémentair l'utilisation le fait de disposer d'une alimentation adéquate d'eau potable d'installation sanitaire permettant d'atteindre un état de bien-être nutritionnel et la saabilité la capacité d'assurer la sécurité alimentaire en cas de choc soudain ou de phénomène cyclique c'est sur ces quatre piliers qu'il faut s'appuyer pour offrir une sécurité aliment à tous je m'interroge alors sur la place de plus en plus importante donnée aux productions agricole destinée à produire des agrocarburants et des biocarburant parfois au détriment de l'alimentation humaine vous citez que près du tiers de la de la production américaine de maïs serait ainsi utilisé pour produire de l'éthanol j'imagine aussi que les exigences de décarbonation de nos économies devraient augmenter de manière significative sur la production d'agrocarburant pensez-vous que ce développement puisse aboutir à des conflit d'usage des des surfaces cultivables au niveau mondial peut-on imaginer que l'impératif de décarbonation des énergies puisse à terme créer des tensions sur les systèmes alimentaires merci voilàne la parole le la r c'est 2 minutes 30 2 minutes 30 je serai un tout petit peu plus vigilant sur les temps de réponse parce que on est assez loin de du schéma normal h merci monsieur le Président merci de la question qui est fondamentale aujourd'hui en effet avec un un développement des productions agricoles qui ne servent pas l'alimentation c'est vrai partout dans le monde c'est vrai aussi chez nous en France et plus généralement en Europe la réponse elle est autour de la régulation bien évidemment en disant d'abord que l'agriculture elle est faite pour nourrir nourrir les HME d'autant que enfin je le rappelle quand même on a quelques chiffres devant nous euh qui sont voilà qui qui qui donne la la la la mesure de l'effort il faut qu'on produise davantage pour nourrir davantage mais il faut surtout qu'on répartisse mieux qu'on alloue mieux les ressources alimentaires de telle sorte que on nit pas ces phénomènes d'unsécurité alimentaire qu'on a détaillé dans dans dans le rapport donc la la la le le levier la réponse elle est dans la régulation et ça doit faire partie des sujets qui doivent être mis à en tout cas à mes yeux euh dans le débat public mondial il est évident que avec l'élection d'un Trump c'est pas le chemin qu'on va prendre bon mais il faut que l'Europe pèse là-dessus j'ajouterai juste un point parce que votre question est extrêmement intéressante la question c'est aussi en quelque sorte la disponibilité des terres agricoles et ce ce conflit qui aujourd'hui n'existe pas réellement mais qui qui pourrait venir assez rapidement sur l'usage l'emploi et et vraiment un conflit entre l'usage pour la production d'énergie versus la production alimentaire en fait tout ça ça dépend du modèle agricole qui est préconisé c'est pour ça que même si parfois lorsque l'on voit le fonctionnement de certaines agences de régulation on se dit non mais en fait ça marche pas euh cette coordination cette coopération internationale elle est essentielle parce que si chaque pays est évidemment libre et souverain de choisir son modèle agricole les choix qui sont faits par tel ou tel pays auront un impact bien au-delà de ces frontières donc cette coordination et cet échange sur l'emploi sur euh sur la la répartition d'un certain nombre de de de terres et et leur leur emplois respectifs et absolument fondamental et vous verrez nous nous formulons des des propositions très spécifiques pour que cette question spécifiquement soit intégrée dans les discussions qui ont lieu au niveau nusen mais aussi au niveau de de l'Union européenne merci de votre question merci Madame la rapporteur je donne la parole pour liberté indépendant outre ma et territoire à Madame Estelle Youssoufa merci monsieur le Président chers amis rapporteurs le groupe lot salue le travail des rapporteurs et le choix de la Commission de creuser cette question alimentaire il est important de souligner la complexité du sujet et nous faisons également des choix celui de mettre la lumière sur le continent africain l'Afrique vous le savez le continent qui souffre encore gravement de la faim mais qui importe massiv sa nourriture alors qu'elle concentre 60 % des réserves des terres arables de la planète c'est-à-dire que la sécurité alimentaire est d'abord une question agricole et à cet égard il nous semble capital de changer d'approche pour encourager appuyer l'Afrique pour construire une agriculture performante moderne qui permettra de nourrir le continent mais aussi le reste de la planète c'est-à-dire une agriculture africaine qui permettra de créer des emploi dont le continent a désespérément besoin une agriculture saine durable facteur de ilité et de prospérité avec l'agritech et les nouvelles technologies qui permettent une agriculture plus précise enfin une agriculture africaine respectueuse de l'environnement qui peut devenir un allié dans la lutte contre le changement climatique et un outil de séquestration carbone dans cette optique nous rejoignons les les rapporteurs dans un plaidoyer pour l'agriculture africaine il faut soutenir la FIDA dont vous avez parlé et les initiatives comme Atlas qui sont défendues ces derniers jours au Forum de de la paix de Paris avec l'Union africaine enfin un mot de conclusion sur la diplomatie gastronomique en nous rappelant à tous que c'est notre pays qui qu' l' inventé avec taléran et maître carem on s'en souvient c'était au début du 19e siècle là encore nous rejoignons les rapporteurs et espérons que leurs recommandations seont suivies je vous remercie merci madame la députée c'est à vous madame la rapporteur merci merci chers collègues nous évidemment nous vous rejoignons complètement sur sur la F et sur la nécessité de de doter l'Afrique de véritables moyens de production vous l'avez dit la la question de la souveraineté de la sécurité alimentaire est avant tout une question agricole j'ajouterai que c'est une question politique et on le voit nous avons eu la possibilité d'échanger avec un certain nombre d'experts en la matière en fonction des choix qui ont été faits par différents pays y compris des pays comparables des pays qui ont le même climat la même surface de terre disponible on voit un pays extrrame dépendant du commerce international de ces aléas de de décisions politiques qui peuvent être prises par par des opposants et à l'opposé des pays qui ont fait des choix qui sont déjà davantage garants de leur souveraineté mais qui permettent aussi des exploitations qui sont beaucoup mieux dis bien mieux disantes et plus respectueuses de l'environnement donc aujourd'hui nous avons du recul sur ces données nous avons la possibilité d'influer ou d'aider à la construction de ces politiques agricoles et on on voit que l'Afrique est un continent où il y a énormément de choses à faire évidemment que nous continuons de soutenir la FIDA en tout cas nous préconisons que la France continue de soutenir la FIDA voilà merci un petit mot c'est comme vous le voulez parfois faut faut compléter parfois c'est pas nécessaire merci en tout cas de la question merci de la réponse je passe la parole pour la Gauche démocrate et républicaine à Jean-Paul Lecoq merci monsieur le Président bon moi ce que j'ai compris dans dans le rapport lu très rapidement euh quand même ouais même pas convenablement lu euh qui que ce soit clair donc j'ai entendu l'invitation de léonur d'aller retourner le lire tranquillement ensuite et et d'aborder des des démarches c'est que ça correspond un peu à mes à mes formations ce rapport de militants communistes on m'a expliqué dans mes formations que le système capitaliste n'était pas forcément le garant de la justice et il compris la justice alimentaire dans le monde que les la loi du marché les profits d'abord les profits plutôt que nos vies que tout ça euh qui qui correspond au système capitaliste justement génère et vous l'avez très bien expliqué avec d'autres mots que mes camarad le faisit dans mes formations politiques mais vous avez expliqué exactement la même chose et donc le fait de de porter ce rapport euh est très appréciable à la commission parce que vous n'avez pas voilé les choses euh vous les avez montrer la deuxième chose euh vous avez parlé du euh de de la façon d'utiliser l'alimentation à des fins guerrières euh moi quand on affameme une population j'appelle ça du terrorisme et si vous prenez les définitions du terrorisme affamer une population c'est du terrorisme et et je suis je suis choqué l'actualité de ce matin et les informations ce matin nous expliquer que que des qu'un festival allait avoir lieu et que et que une cito française porte des responsabilités du blocage de l'alimentation à Gaza et qu'elle sera présent à ce festival et cetera et et et moi je suis choqué que mon pays qui dit combattre le terrorisme tolère que des choses comme ça se fassent et et j'espère que que des arrestations auront lieu et que des jugements auront lieu parce qu'à un moment donné derrière le problème alimentaire il aussi la question de justice et puis dans le rapport vous montrez également chose très intéressante les choix politiques justement et lehonneur bien d'insister dessus sur les choix politiques et notamment des choix politiques que l'on conteste parfois euh qui sont les accords de libre échange entre l'Union européenne et et certaines zones du Monde qui justement génèent euh des problèmes alimentaires dans les pays qui exportent vers l'Union européenne c'est-à-dire que on a monsieur le Président je vous vois donc vous avez pas besoin de faire de bruit euh et et donc c'est cet aspect là est aussi me semble-t-il intéressant à à montrer vous l'avez fait et donc je voulais saluer euh la grande honêteté de de votre rapport parce que les sujets ils sont portés on n pas forcément la même appréciation mais ils sont là et et ça mérite qu'on continue le travail merci Jean-Paul leco je n'ai pas fait de bruit j'ai menacé de le faire mais la complicité est suffisante pour que on s'entende comme ça il y a une question que vous avez en particulier à poser en en 10 secondes ou c'est un commentaire ou très bien merci beaucoup donc l'analyse en tout cas qu'a fait Jean-Paul leco de votre rapport permetment précise et large pour pouvoir la commenter si vous le souhaitez ben oui cette analyse du monde telle qu'il va je le dis à Jean-Paul très amicalement n'est pas le propre des formations marxistes des années 70 ou alors nous sommes des crypto communistes qui nous ignoront mais le constat il est là et il suffit de regarder la la réalité voilà l'état de la fin dans le monde on produit mais euh le le l'alimentation est très mal répartie mal distribuée et donc ça cette ces inégalités de richesse dans le monde euh chacun peut peut peut la constater euh ce que je veux dire aussi c'est que là où il faut il a avoir où on peut avoir débat ensuite c'est sur les outils qu'est-ce qu'on met en œuvre pour corriger toutes ces inégalités là et face au libre échange est-ce qu'on est capable de de promouvoir un juste échange moi c'est ce que euh je crois en tout cas je plaide pour ça je crois qu'ééonor est est sur des valeurs tout à fait semblables pardon c'est le prochain rapport pierre je te laisse la responsabilité du commentair non j'ajouterai juste un mot parce que parce qu'on doit avancer mais merci merci beaucoup cher Jean-Paul et et de de tes commentaires et de du fait que ça ça suscite une réflexion je pense que on on a aussi on n a pas parlé lors de notre présentation mais on a aussi euh eu la possibilité de d'auditionner des traders de matières premières des et ça c'est assez rare déjà moi j'ai apprécié qu'il qu'ils viennent à notre invitation et qu'on puisse avoir un débat assez ouvert avec eux et euh et d'arriver au constat que ce marché a besoin d'être régulé euh aujourd'hui les les deux constats vraiment disons principaux c'est on n jamais autant produit mais on a jamais aussi mal réparti et donc lorsque l'on a ces deux gros éléments c'est c'est c'est ces deux disons ces deux constats on a toute une série de solutions qui sont possibles et qui peuvent en fonction d'où on se situe politiquement aller dans un sens ou dans l'autre mais de de constater cela de se dire que nous parlementaires français avons un rôle à jouer en évaluant les politiques de la France sur le plan international en agissant au niveau national encore une fois c'est pour ça que moi je je pense que ce rapport devrait susciter un certain nombre d'initiatives transpartisanes et d'initiatives très concrètes très locales mais aussi de d'exercice de notre fonction de contrôle de par parlementaire merci je donne la parole pour le racemement national à Marine Hamelet madame la députée c'est à vous je vous remercie monsieur le Président merci également madame et monsieurs les rapporteurs alors dans la lutte contre l'insécurité alimentaire nous considérons que la France a pris sa place qu'elle a augmenté ses contributions de plus de 300 % en 5 ans c'est-à-dire 350 millions d'euros que la France met si je peux dire si je peux utiliser cette expression sur la table en aide alimentaire à cela s'ajoute la part française des 4 milliards et demi d'euros annuels que l'Union européenne investit pour la sécurité alimentaire et la nutrition ces contributions viennent alimenter plusieurs fonds parmi lesquels nous l'avons dit le Programme alimentaire mondial le fond d'urgence humanitaire et de stabilisation ou l'aide alimentaire programmée or lorsque l'État finance l'action de teles organisations il externalise une partie de son action extérieure cette délégation d'une politique publique qui est plus complexe à valoriser pour les autorités nationales comme pour les bénéficiaires finaux notre aide alimentaire est brouillée éclaté dispersé entre plusieurs canaux selon des mandats insuffisamment définis ce qui renforce les risques de chevauchement nous l'avons vu alors je souhaiterais pour finir évoquer avec vous l'action américaine vous vous l'avez très brièvement évoqué en matière d'aide alimentaire une importante partie du soutien américain s'opère via une aide en nature à travers l'expédition de produits alimentaires américains en 2024 le gouvernement américain a annoncé déployer 1 milliard de dollars pour acheter des produits de base cultivé aux États-Unis afin de fournir une aide alimentaire d'urgence aux personnes dans le besoin principalement en Afrique les États-Unis n'hésitent pas à conjuguer leur aide alimentaire internationale au soutien direct de leur filière agricole la France s'est toujours refusé à le faire alors que nos agriculteurs en souffrance pourraient être davantage mis à contribution n'y a-t-il pas une piste d'évolution à envisager vers un système gagnant gagnant où d'un côté nous fournissons des denrées alimentaires de qualité et de l'autre nous soutenons notre filière agricole en difficulté je vous remercie merci pour votre question je passe la parole au rapporteur pour y apporter les éléments de réponse merci merci chers collègues sur les les chiffres de l'aide alimentaire française vous l'avez rappelé elle est en augmentation je pense que c'est effectivement une une bonne chose sur sur l'éclatement nous en avons également un peu parler et nous faisons une vraie distinction entre l'action d'agence comme la FAO et et les critiques que nous pouvons émettre très clairement énoncé dans le rapport et l'action de terrain du Programme alimentaire mondial par exemple et de la FIDA dans ma circonscription j'ai Haïti et je vois l'action notamment du Programme alimentaire mondial et le fait que ils ont des infrastructures la possibilité d'aller dans des endroits où nous ne pourrions pas aller directement donc ce que vous appelez une délégation ou une perte de souveraineté dans certains endroits euh de de il y a il y a une véritable utilité à passer justement par ces organismes et la question du contrôle et justement ce que nous préconisons dans notre rapport elle existe notamment sur la FIDA notre aide est extrêmement contrôlé mais encore une fois il y a des inégalités en fonction des agences et c'est ce que nous essayons de souligner dans notre rapport sur la question du soutien de la filière agricole française pour l'aide alimentaire moi j' mettrai quelques réserves toutefois parce que il y a une utilité à euh essayer de développer l'économie des pays que nous aidons justement pour leur permettre de devenir indépendant et pour que l'aide cesse et qu'ils puissent eux-mêmes se nourrir donc au contraire soutenir les filières agricoles qui qui locales et il y a aussi une question de transport de coût de de transport de la des produits agricoes depuis la France vers d'autres pays mais il y a aussi une question de de concurrence déloyale déloyale qui a été soulevée dans certains pays à très juste titre l'aide alimentaire a arrivé très bon marché elle était finalement elle rendait très peu compétitive la production locale qui était en difficulté donc moi je crois davantage à l'investissement dans des modèles de production qui permettent ensuite au pays d'être indépendant et qui permettent justement d'arrêter l'aide qui a à mon sens vocation à être temporelle et pas créer des systèmes de dépendance permanente où l'on met sous perfusion des pays en leur envoyant des denrées alimentaires françaises mais bon c'est une différence de peut-être de perception ou de ou de point de vue merci la parole à présent est à Madame Marie Roussel pour ensemble pour République et puis pierre pributiche se prépare merci monsieur le Président Madame la rapporteur monsieur le rapporteur je tiens tout d'abord à vous remercier pour la qualité de votre rapport qui aborde un sujet fondamental d'ici 2050 l'ange alimentaire sera critique du fait de la croissance démographique mondiale et des règlements climatiques qui menacent nos modes de production et aggrave une situation déjà alarmante pour des centaines de millions de personnes votre rapport M en lè plusieurs aspects cruciaux notamment l'impact des conflits armés sur les chaînes de valeurs agricoles la basion russe en Ukraine en est une illustration frappante en bloquant les exportations de blé ukrainien la Russie a déstabilisé les marchés agricoles avec des cons des conséquences drastiques sur les prix la sécurité des sites agricoles nationaux et ceux de no partenaires doit être une priorité comme le soulignne vos propositions 25 à 27 visant à renforcer cette prise en compte par nos armées par ailleurs les conflit prennent aussi une dimension numérique et la cybersécurité doit être au cœur des agendas stratégiques et diplomatiques à l'instar des infrastructures publiques le secteur agricole est particulièrement exposé à ces menaces l'activité agricole et agroalimentaire dépend de plus en plus de matériel connecté de données et de transactions en ligne en décembre 2023 la coopérative even un acteur majeur de l'agroalimentaire français a ci une cyber attaque paralysant durant une semaine un million d'agriculteurs et plus de 6000 salariés les effets ont perturés pendant des mois face à ces menaces dans quelle mesure estimez-vous que la sécurité informatique du secteur agricole doivent devenir un sujet stratégique l'enjeu alimentaire c'est aussi un enjeu de santé publique votre rapport ainsi sur l'éducation et l'alimentation avec plusieurs proposition pour renforcer la connaissance des élèves en en la matière la pédagogie auprès des jeunes est un levier essentiel pour relever les défis du gaspillage de l'obésité et de la malnutrition vous soullignez à raison que le réseau de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger pourrait être pertinent pour expérimenter des actions en ce sens étant souvent un lieu d'innovation pédagogique dans le domaine expérience québécoise du projet pédagogique agricole est à considérer le gouvernement de la province a mis en place un programme scolaire de la maternelle au collège sur les enjeux de souveraineté alimentaire et sur l'importance de consommer local pour une alimentation durable aussi dans le cadre du plan national d'éducation à l'alimentation que vous préconisez quelle place donner aux enjeux de souveraineté agricole à travers la sensibilisation des élèves aux réalités du travail des agriculteurs dans une économie globalisée je vous remercie merci pour votre question je donne la parole au rapporteur Guillaume Garot merci avec Éléonor en en quelques mots d'abord pour vous dire que le sujet que vous mettez que vous pointez du doigt sur la cybersécurité c'est un vrai sujet et donc on le traite aussi dans notre rapport c'est la proposition numéro 26 euh parce que euh la guerre russe en en Ukraine a montré combien c'était c'était un un vrai enjeu parfois sous-estimé est-ce que nous préconisons c'est de créer au sein du ministère de des armées ministère de la Défense un ou plusieurs posts qui serait dédiés au suivi vraiment exclusivement des enjeux alimentaires dans le cas d'une stratégie globale évidemment mais dédié à ce suivi sur les en jeu alimentaire deuxième point de votre question et et Léonor y répondra plus plus en détail s'il le faut l'éducation à l'alimentation moi je je plaide depuis longtemps pour que ça se fasse à l'école et pas en dehors de l'école et donc qu'on puisse l'intégrer dans les programmes scolaires on a bien du mal à convaincre là aussi il faut beaucoup de volonté politique pour dire oui on le fera et vous avez pas évoqué les questions de de souveraineté mais à travers l'alimentation à travers l'éducation à l'alimentation on traite de tous les sujets qui concernent aujourd'hui l'environnement la santé on peut aussi traiter d'histoire on peut traiter de géographie voilà c'est c'est le carrefour de tous les enjeux contemporains il faut vraiment qu'on avance là-dessus merci moi j'ajouterai juste un mot pour pour vous dire chers collègues que que vous avez tout à fait raison ça doit commencer d'ailleurs au plus jeune âge donc dès la maternelle jusqu'à la terminale c'est pour ça qu'on prévoit vraiment un plan d'éducation à l'alimentation et et le fait de de comprendre comment les produits sont sont produits euh cela les produits alimentaires sont sont sont fabriqués ça nous semble effectivement essentiel donc avec des visites de terrain des intervenants agricoles devant les écoles et un bon levier pour mettre en place une expérimentation parce qu'on nous a beaucoup opposé le coût euh d'un tel changement de programme on nous a dit c'est très compliqué de faire des cuisines dans les école et cetera euh donc n nous sommes allés vraiment au bout des choses voir comment certaines expérimentations avaient eu lieu avec des cuisines portables qui peuvent s'installer très facilement et et vu comment cela existe déjà dans dans certaines écoles du réseau AFE et je pense que par exemple une expérimentation dans votre circonscription en Suisse par exemple pourrait être une idée à à explorer alors ça merci beaucououp merci beaucoup la parole pour le groupe socialiste et apparenté à Pierre pribbetiche et puis ensuite trois derniers intervenants Pierre Cordier Jean-Louis Mas et Anne Bergans monsieur le Président Madame et Messieurs les les rapporteurs jeis le groupe socialiste soulligne la qualité de la présentation qui vient d'être faite qui dessine qui trace les défis les enjeux les contradictions mais aussi les défaillances d'un sujet central concernant l'alimentation il a été rappelé qu'une personne sur sur 10 souffre de la faim dans le monde alors qu'un milliards de repas sont gaspillés chaque jour que nos terres l'exploitation de nos terres contribue à 20 des émissions de gaz et effet de serre et une surexploitation de nos ressources naturelles enfin nous reparlons hélas désormais d'armes alimentaires où affaiblir l'adversaire par la privation de nourriture redevient une arme stratégique un terrorisme alimentaire fort heureusement dans votre rapport vous introduisez la notion de gastrodiplomatie j'aimerais redire qu'elle est une amplification du repas français avec quatre villes ringis tour Lyon et Dijon don une ville de ma circonscription avec la Cité internationale de la gastronomie et du vin au-delà de ces éléments ceux qui ont faim ont droit disait Victor Hugo dans Les Misérables le droit à l'alimentation est et reste un droit fondamental et pourtant en France le droit à l'alimentation n'est pas reconnu comme ayant une valeur juridique constitutionnelle y compris dans un forme minimale à savoir le droit d'être à l'abri de la fin contre contrairement au droit au logement manger à sa fin durable devrait être un ne pas être un luxe mais un droit bien accessible à toutes et à tous je reviens sur un fléo les trois fléau c'est la famine l'obésité et aussi le diabète à l'heure où l'explosion du diabète au niveau mondial nous sommes maintenant à 500 millions de diabétiques constitue un enjeu essentiel de la stratégie d'une alimentation saine et durable je souhaiterais que l'on fasse une étude de l'application des lois qui ont été votées notamment d'une loi qui à l'époque en 2021 avait constitué un un une plus qu'une difficulté l'application de la loi sucre outreem avec aussi une volonté de faire un état juridique de l'application des lois concernant l'introduction du sucre notamment de l'alimentation ces éléments seraient de nature à améliorer la qualité de l'alimentation dernier élément pour respecter la règle vous proposez un volet alimentation dans la future pâack que vous appelez PAAC pour 2028 2034 comment comptez-vous introduire la limitation notamment du sucre dans ce cette perspective de cadrage d'un d'un fléo concernant le diabète merci merci monsieur le député JEE à vous avouer que lere compliment a été très bien perçu et le rapporteur étaessensé à votre compliment initial madame la rapporte aussi bien évidemment euh c'est à vous pour la réponse qui couvre un nombre important de de champsy alors nous allons vous répondre d'abord moi sur la sur la question de la malnutrition vous avez tout à fait raison de soulever ce sujet et sur la malnutrition on pense souvent à la sous-nutrition et et aux personnes qui n'ont pas un apport calorique suffisant alors que la malnutrition c'est aussi la surnutrition ou une ou une alimentation qui est inadaptée il y a le double fléo de la malnutrition avec d'un côté des personnes qui n'ont pas assez à manger d'autres qui justement ont un apport calorique qui n'est pas adéquat et et je je rappelais en en introduction les travaux que nous avons menés avec avec ma collègue Sabrina sbahi mais il y a aussi beaucoup de choses à faire dans notre pays au niveau international pour prendre faire prendre conscience de de ce sujet des des initiatives qui doivent être pérénisés je vous parlais du nutriscore il y a en fait ça ça pourrait faire l'objet d'une d'une réflexion seule c'est-à-dire comment à un moment donné il y a une injection de sucre de sucre caché dans un nombre très important de produits transformés le le sirop le le high glucose syrup qui a été introduit exactement le syup de glucose et donc et aujourd'hui comment faire prendre conscience de cela arrêter évidemment ce ce cette cette pratique industrielle et et améliorer c'est question de de santé publique qui évidemment nous nous intéresse et et peut-être je laisse Guillaume Garot vous répondre sur sur la la p La pâac alors là c'est une idée que nous que nous portons mais qui ne doit pas être portée que par nous il faut aussi convaincre nos collègues du Parlement européen et puis il faut que la voix de la France soit entendue davantage sans doute au plan européen pour que ça puisse figurer au rang des priorités de l'agenda de la Commission et que on aboutisse à l'horizon 2028 ce serait formidable évidemment à cette politique agricole et alimentaire commune avec vous l'avez très bien dit chers collègues les enjeux de santé au cœur des politiques d'alimentation c'est aussi une compétence européenne qui a pris de l'importance au fil des dernières années et donc il serait passionnant que l'Europe puisse conjuguer dans une seule et même po politique tous ces enjeux alimentation santé environnement qui sont évidemment indissociables merci beaucoup pour la droite républicaine Monsieur Pierre Cordier merci monsieur le Président merci chers collègues pour votre rapport de points que je souhaitais aborder tout d'abord la question des ONG et du monde associatif qui collabore étroitement à ces questions je voulais savoir si vous l'aviez de votre côté évaluer notamment au niveau associatif ils vivent avec des dons privés mais ils vivent aussi avec des contributions des États donc je voulais savoir si vous aviez un petit peu travaillé sur ces questions et si vous aviez pu mesurer aussi l'efficacité des actions de ces structures parce que on sait qu'il y a parfois des frais de fonctionnement qui sont très importants et qu'en réalité ces structures qui vivent avec un personnel je vais pas dire plétorique mais en tous les cas important pour certaines consacle davantage de fonds au fonctionnement des structures qu'aux actions elles-mêmes ça c'est le premier point le second c'était l'action entre guillemets sur le terrain parce que fournir de l'aide alimentaire j'y suis tout à fait favorable mais je pense qu'il est important aussi par rapport aux populations qui souffrent de ses malnutritions et de ces problèmes de production agricole de non pas leur inculquer mais j'allais dire transmettre du savoir pour faire en sorte que localement on puisse cultiver correctement et faire en sorte que ces populations puissent se nourrir de de meilleure manière voilà là donc deux points l'efficacité du monde associatif et des ONG et d'autre part la pédagogie sur le terrain pour montrer la manière dont il faut exploiter des terres pas toujours faciles bien entendu merci merci pour votre question c'est Guillaume Garot qui alors on n'est pas rentré dans le détail de l'intervention des associations des grandes ONG des associations mais qui font un boulot formidable il faut quand même le dire et qui sont soumises à des cahés décharges qui sont de plus en plus exigeants de plus en plus exigeant avec parfois des contraintes qui sont pas du tout simples à gérer sur sur le terrain on a besoin de ces associations comme on a besoin d'une intervention publique même si et c'est et et et on a travailler avec souci du du réalisme sans se voiler la face il faut évidemment une meilleure coordination entre les différents programme qu'on a détaillé dans dans dans dans le rapport ce que je veux dire enfin et pour aller vite c'est que votre question elle montre l'urgence d'investir durablement dans les programmes de coopération agricole et c'est pas aujourd'hui qu'il faut tailler dans ces programmes là parce que on a besoin en effet de d'appuyer des programmes des des programmes d'investissement des programmes de formation sur la production alimentaire voilà alors on a une expertise certainement c'est évident mais il faut aussi que on donne les moyens aux populations euh qui qui qui sont concernés de pouvoir trouver leur propre voie de de développement et je crois qu'on doit pouvoir y arriver j'ajouterai juste un mot donc nous avons nous avons auditionné action contre la fin CFDT Terre solidaire max avelard aussi c'est un peu différent parce que c'est davantage sur le commerce équitable mais c'est quand même une une organisation non gouvernementale et et dans les dans les ce qui est revenu assez régulièrement et qui est peut-être présent dans notre rapport c'est un peu l'éclatement de cette aide et la nécessité de mieux la coordonner et il y a le Conseil de la souveraineté alimentaire qui interroge justement la les les ONG le secteur civil les pardon oui c'est ça les les les ONG et un différent un nombre d'associations qui sont présents sur le terrain là où certains états certains programmes de coopération ne vont pas donc je pense qu'il y a une complémentarité finalement de l'action de ces associations et de l'action d'agenceusienne ou de la coopération directe ou bilatérale de certains États mais qu' évidemment il faut de la meilleure coordination et surtout un contrôle et c'est pour ça que moi je vous invite à exercer ce contrôle parlementaire qui fait d'ailleurs partie de nos fonctions de les interroger sur leurs actions sur l'emploi de ces fonds notamment lorsque il s'agit de fonds publics et de pouvoir mieux les accompagner parce que évidemment il faut que il faut qu'il y ait une meilleure coordination merci beaucoup la parole est à à Monsieur Jean-Louis rouégas pour écologie et sociale merci d'abord merci au rapporteur pour un travail très riche et qui explore des dimensions très variées de la question de l'alimentation je me permettrai d'essayer dans une lecture synthétique de ce sujet votre rapport met en évidence un paradoxe d'un côté la fin progresse dans le monde selon l'ONU entre 2019 et 2023 on a 152 millions de personnes suppl alimentair qui ont basculé dans l'insécurité alimentaire et portant le nombre de sous-alimentés à plus de 9 % de la population mondiale et d'un autre côté la malnutrition est généralisée dans les pays riches comme dans les pays en développement selon l'Organisation mondiale de la santé elle est d'ailleurs la première cause de mauvaise santé dans le monde puisque elle entraîne les cancers l'obésité le diabète et les maladies cardio vasculairire qui sont les la première cause de mortalité aujourd'hui devant les maladies infectieuses nous sommes donc dans un système qui ne nourrit pas tout le monde mais en plus qui nourrit mal on a à la fois la faim et la malbouffe certains ne mangent pas assez d'autres mangent trop et mal et je crois que c'est c'est le modèle de l'industrie agroalimentaire qui qui produit cela et ce modèle est basé à la fois sur la concentration des acteurs vous l'avez dit sur la spéculation des dendrées et sur une agriculture intensive hypercommatrice de pesticides et d'engrais chimiques par ailleurs il faut dénoncer aussi l'accaparement croissant de terre agricole pour produire des agrocarburants qui viennent encore déséquilibrer le système alors que les effets du dérèglement climatique sont de plus en plus visibles et viennent encore fragiliser ce système agricole il est plus qu'urgent de repenser notre modèle pour promouvoir une agriculture durable et une agriculture vivrière pour les mêmes raisons je crois qu'il est nécessaire de se détacher de certains accords de libre échange et de défendre la souveraineté alimentaire européenne c'est encore plus vrai après la victoire de Donald Trump l'accord uo Mercosur qui doit être signé la semaine prochaine qui ne do ne doit pas être signé donc la semaine prochaine puisqu'il menace à la fois nos agriculteurs imposerai aux Européens des produits qui ne respectent pas les normes sanitaires et environnementales et nous rendrait complice de la déforestation en Amérique du Sud enfin je voudrais finir sur une alerte quand même que vous évoquez dans votre rapport l'utilisation de la fin comme arme de guerre et étirer la sonnette d'alarme sur la bande de gaz gaz où 86 % de la population est en situation d'insécurité 10 % en situation de famine et il faut dire clairement que c'est une action délibérée d'Israël qui d'après la faao a détruit la totalité des moyens de de production locaux et qui en plus ne laisse rentrer qu'au comptegoutte les camions d'aide alimentaire qu'est-ce qui veut répondre en premier merci chers collègu alors quand vous avez commencé je me suis dit c'est parfait il y a un résumé de ce que nous avons voulu faire et et le constat ce paradoxe c'est vraiment à la fois la raison pour laquelle nous nous sommes intéressés à cette question et l'équation à laquelle nous avons voulu répondre en tout cas apporter quelques éléments si ce n'est de réponse au moins de de réflexion et cette question de de du paradoxe entre notre capacité de production et notre consommation mais finalement le consommateur le citoyen au cœur de l'équation et encore une fois c'est pour ça qu'on a parlé non pas des systèmes agricoles mais des systèmes alimentaires parce que je pense que tant que nous ferons des choix euh politiques sociaux sociétau qui font que nous ne consommons pas ce que nous devrions consommer pour notre santé pour ces équlibres nationaux et internationaux nous ne résoudrons pas cette équation donc il y a cette question de l'éducation on a parlé beaucoup de l'éducation des enfants je pense que cette éducation elle doit continuer tout au long de la vie la prise de conscience de ces enjeux de santé publique au niveau national sont extrêmement importants aussi et et ça ça semblait peut-être plus anecdotique lorsque l'on parlait de la de la gastrodiplomatie mais ça ne l'est pas parce que à travers la diffusion d'une gastronomie on diffuse aussi un savoir-vvre une une alimentation d'un certain type équilibré varié trois repas par jour et cetera donc donc cette cette influence soft power pour prendre un anglicisme est aussi important donc voilà c'est c'est ce sont des pistes de réflexion que nous avons proposé dans notre rapport sur sur les accords de libre échange pourrais je vais laisser Guillaume Garo vous répondre moi je pense qu'il faut j'ai une vision un peu différente je pense pas qu'il faille les les abolir ou les supprimer mais je pense que certaines denrées ne sont pas des des commodités comme les autres ne sont pas des des biens qui peuvent être échangés comme les autres pour des raisons évidentes et et que du coup elles doivent faire l'objet d'un traitement particulier et c'est pour ça que notamment sur le mercosour vous comprendrez moi c'est ma circonscription j'ai une position qui est peut-être un peu dissonante par rapport à celle de l'ensemble de l'Assemblée parce que je pense que c'est extrêmement important de pouvoir commercer avec la Amérique latine qui sinon ne le ferait que avec la Chine mais je pense que c'est pour ça que j'avais beaucoup insisté sur l'adendom environnemental sur les closuses miroir et cetera et qu'and l'État je pense que nous avons une position qui est que cet accord en l'état ne ne convient pas à la France et ça a été dit et redit mais voilà je laisse Guillaume peut-être compléter s'il le souit euh pour dire d'abord que en effet l'alimentation n'est pas une marchandise comme les autres et moi je considère que l'alimentation ça relève d'un bien commun voilà je veux d'abord dire ça ce qui veut dire qu'il faut opérer et réussir les grandes transitions absolument nécessaires pour des raisons sanitaires pour des raisons environnementales pour des raisons sociales des grandes transitions du système alimentaire du système agricole et du système agroalimentaire et c'est ça vraiment c'est un enjeu c'est c'est c'est c'est pour nous un enjeu majeur alors on fait quelques propositions notamment à l'échelle européenne mais ce qu'il faut c'est redire tout cela et et et la France doit porter ce message là parce que la France elle est écouté là-dessus hein il y a eu des il y a eu des grandes voix politiques je veux pas citer Pisani mais il y a eu des grandes voies politiques qui ont plaidé pour ça et le collègue rumégas à très juste titre évoque la question des des cultures vivrières voilà si on veut que l'alimentation soit la mieux répartie possible il faut d'abord que chacun puisse le mieux produire possible en fonction de ces réalités climatiques réalités des sols et donc il faut je redis ce que j'ai dit tout à l'heure au collègue Pierre Cordier sur la coopération c'est pas le moment de lâcher voilà il faut aider les les les peuples à pouvoir garantir leur souveraineté leur autonomie et leur capacité à se nourrir eux-même merci beaucoup pour ses réponses et puis dernier orateur dans ce premier tour de table pour les démocrates la parole est à Anne Berg merci monsieur le Président Madame la rapporteur monsieur le rapporteur comme vous soulignez dans ce rapport l'enjeu alimentaire est au croisement de multiples défis internationaux vous évoquez beaucoup de sujets on en a beaucoup parlé l'agriculture la précarité la malnutrition mais également les les défis environnementaux les répercussions environnementales mais l'alimentation revient également à parler des relations internationales comme le montre votre rapport toutes ces considérations sont liées à la situation du commerce international à la diplomatie à la géopolitique des matières premières ou encore au soft power exercé par chaque État je tiens à saluer les propositions que vous avez présenté dans chacun de ces domaines qui je le crois peuvent contribuer à construire des solutions française et européennes face à ces défis mondiaux permettez-moi de revenir plus spécif quement sur les recommandations que vous émettiez en matière de défense nationale dans votre rapport vous évoquez le cas de l'Ukraine où les sites agricoes ont effectivement constitué des cibles tactiques de la guerre d'agression menée par la Russie l'exportation du blé ukrainien est alors devenu un enjeu de pression diplomatique envers les pays d'Europe et d'Afrique déstabilisant profondément l'accès de pays entier à une denrée alimentaire de base je partage votre analyse lorsque vous rappelez qu'en France aussi notre production est exposée à des attaques conventionnelles ou hybrides de la part des puissances étrangères pourriez-vous nous en dire davantage sur les risques que vous avez identifiés en la matière vous évoquez en conséquence la possibilité que certains grands sites agricoles stratégique puissent être davantage protégé de ces attaques pouvez-nous nous préciser quel type d'exploitation doivent retenir prioritairement notre attention je vous remercie merci madame la députée quel est le rapporteur qui veut entamer une réponse à une question qui est très précise tout à fait et et très pertinente merci de de l'avoir posé on a en effet rencontré un représentant du ministère des des armées là-dessus euh qui a voulu rester anonyme je le je le dis au passage ce que nous proposons c'est proposition numéro 27 d'évaluer la la sécurité des sites agricoles stratégiques comme les stocks de par exemple et si nécessaire de renforcer cette cette sécurité et cette protection alors aujourd'hui c'est à l'œuvre he on n'est pas démuni mais on a tous pris conscience que là non plus il fallit pas lâcher et que bien au contraire il fallait qu'on soit capable d'avoir un un regard très lucide sur les risques les risques en couru pour nous c'est aujourd'hui quelque chose qui qui doit être dans toutes nos têtes voil merci beaucoup je laisse quelques secondes je laisse quelques secondes pour laisser une chance à deuxième rapporteur d'intervenir mais non non mais je je peux très pas non plus la consommation de temp très très brièvement parce que il y il y a plusieurs autres questions vous vous demandiez quel type de site alors il est évident qu'il faut faire une évaluation filière par filière et justement définir quels sont ces sites stratégiques et c'est un travail qui doit être fait par les forces arm mais donc déjà le fait de prendre conscience de notre vulnérabilité et de la nécessité d'accomplir ce travail nous a semblé être déjà une information important à vous communiquer et et je pense que ce que nous pouvons faire en tant que parlementaire c'est vérifier que enfin déjà faire la demande officiellement au ministère des armées et ensuite vérifier que cette évaluation a été faite même si évidemment il y aura des des éléments qui resteront confidentiels c'est d'ailleurs l'objet de de cette de cette évaluation et de cette sécurisation d'un certain nombre de sites de production agricole merci beaucoup voilà pour les les groupes mais je passer la parole maintenant à Madame Véronique B pour les non inscrits pareil vous avez droit à 2 minutes 30 et 30 pour la réponse et ensuite nous aurons 10 orateurs individuels merci monsieur le Président je croyais que vous m'aviez oublié merci pour cet exposé sur un rapport très très dense qui aborde effectivement de nombreux sujets d'actualité en effet l'accès à l'alimentation est plus que jamais au cœur de l'actualité que ce soit au niveau international avec les différentes crises géopolitiques ou au niveau national avec la mobilisation des agriculteurs et la question de notre souveraineté alimentaire comme vous l'avez expliqué tout à l'heure depuis la crise en Ukraine et l'abaissement des droit de douane le marché français s'est vu inonderé de produits Ukrainiens notamment de de volaill nos agriculteurs se sont retrouvés assez seuls face à des produits qui ne respectent pas nos normes sanitaires en viental et social et conjugué aux crises sanitair climatique également qui touche les les élevages cette décision contribue à affaiblir les différentes filières et notre souveraineté alimentaire alors c'est d'ailleurs la la même inquiétude concernant la signature des accords de du Mercosur sous couvert de libre échange nos agriculteurs se retrouent en concurrence avec des produits moins chers mais qui ne respectent aucune de nos normes au-delà de la simple question des des coûts des produits cela affaiblit durablement notre souveraineté alimentaire mais aussi notre tissu industriel qui en dépend je pense notamment aux abattoirs il serait naïf de croire qu'à terme les les pays avec qui nous signons ces accords ne les utiliseront pas comme moyen influence sur la politique française et européenne dans votre rapport vous recommandez la mise en place de clauses miroir et de mesures miroir mais de de telles mesures sont-elles réellement suffisante et comment s'assurer de leur réelle mise en place sur le terrain et comment mieux armer notre pays et l'Union européenne pour défendre notre souveraineté merci de votre question la réponse merci à Madame best de de sa question qui qui est au cœur là de de l'enjeu alimentaire et au cœur en effet d'une d'une actual qu'on a tous qu'on a tous à l'esprit alors votre question porte sur les les closuses miroir en disant est-ce que c'est est-ce que c'est le bon outil c'est un outil très puissant c'est un outil très puissant et ça indique une vraie volonté politique d'être ben ce que moi j'appelle dans le juste échange en tout cas un échange équilibré alors la question qu'on peut se poser c'est d'abord est-ce que ces closeus miroir c'est uniquement sur les TR d'accords commerciaux ou est-ce que c'est sur l'ensemble des échanges je dis bien l'ensemble des échanges y compris alimentair ça va de soi moi je plaide pour que ce soit sur l'ensemble des des échanges en tout cas qui est des contreparties extrêmement claires et puis une affirmation d'un d'un cahier des charges qui qui soit évidemment conforme à ce que nous défendons dans notre dans nos choix collectifs européen la deuxième question et vous avez parfaitement aussi raison de la poser c'est celle du contrôle comment et quel moyens on se donne pour contrôler mais je redis chers collègu pour qu'il y ait du contrôle faut qu'il y ait des contrôleurs donc ça veut dire qu'il faut qu'il y ait des moyens public pour ça hein et donc ça suppose que on donne les moyens à l'état d'affirmer cette puissance et donc cette prérogative régalienne en tout cas l'État les États dans le cadre d'une politique européenne voilà merci voilà j'ajouterai juste une une précision vous avez parlé de clause miroir donc c'est plus les la conditionnalité tarifaire qui est contractuelle dans ces accords de libre échange alors que en réalité ce qu'il faudrait aussi regarder c'est la question des mesures miroir dans la législation européenne qui vont au-delà disons de ce qui est prévu par un accord mais plus généralement qu'est-ce que qu'est-ce qui rentre dans notre marché comment c'est produit quelles sont les conditions et il y a la question évidemment du prix qui est cruciale et on l'a vu pour nos agriculteur et c'est tout à fait normal il y a aussi la question des moyens de production il y a des questions sanitaires mais il y a aussi des questions euh finalement de respect des normes environnementales dans la législation européenne on voit par exemple la législation sur la déforestation importée qui a été euh dénoncé par certains pays mais qui est qui est fondamental parce que on a on veut euh agir selon un certain nombre de normes il ne faut pas que dans les produits que nous consommons ou qui rentrent dans notre marché euh ces normes-là ne soient pas respectées et j'ai eu l'occasion lors de nombreux déplacements notamment au Brésil qui est un pays de ma circonscription d'échanger avec des ONG environnementales qui qui m'expliqueent justement à quel point on peut se dire bah finalement il faut pas de commerce du tout au contraire eux ils pensent aussi que par ce commerce certains types de commerce pas tout et cetera on a aussi des mesures vertueuses qui peuvent être introduites dans dans d'autres marchés donc je pense qu'il faut faire attention à cette nuance même si ça peut paraître technique entre clause et mesure miroir et et regarder non seulement enfin au-delà des accords de libre échange dont on peut penser queils sont ou pas une bonne chose mais mais plus généralement dans notre marché qu'est-ce qui rentre et à quel à quelles conditions comment ces produits-là sont sont produits dans leur lieu d'origine merci pour ce premier tour de table nous avons à présent 10 orateurs individuels on va dire entre guillemets la première à intervenir et Madame Laurence Robert de Ha et puis ensuite Alain David Michel Guignot Dominique voanet Sylvie juserand Sabrina sbaahi Frédéric petit Guillaume Bigot Jérôme buisson et tien badiop voilà je clôture là je pense les inscriptions pour intervenir sauf intervention une fois deux fois trois fois voilà on a la liste des des intervenants est close merci je donne la parole donc à Madame Robert de haut merci monsieur le Président Madame monsieurs les rapporteurs en dépit d'un fort réinvestissement financier l'influence française demeure limitée au sein du système international de sécurité alimentaire voici comment titrer la trè partie d'un rapport sénatorial de juillet dernier sur l'aide alimentaire française en quelques années le montant des contributions françaises en matière de sécurité alimentaire a été multiplié par 3 si cela a permis à la France d'entrer au conseil d'administration du Programme alimentaire mondial nous sommes toujours une goutte d'eau dans l'océan des contributeurs du système onusien dans ce contexte de dégradation importante de nos finances publiques nous ne pouvons pas continuer dans cette surenchère pour espérer rattraper les 2 milliards de contribution à allemande ou les 7,2 milliards de dollars américains préconisez-vous des pistes d'évolution pour renforcer notre diplomatie humanitaire la France pratique par exemple très peu le fléchage pour orienter nos contributions volontaires en fonction de nos priorités stratégiques sectorielles ou géographiques renforcer cette pratique vous paraît-il être un levier intéressant pour affiner et affirmer notre diplomatie je vous remercie merci Réponse en une minute s'il vous plaît merci cher collègue de votre question lors de notre déplacement à Rome dans le cadre de cette mission nous avons eu au contraire de la part des différentes agences l'impression que la France jouait un rôle d'ailleurs supérieur à son niveau de contribution ce qui nous a semblé d'ailleurs être une bonne chose on a on est un des seul pays européen à avoir une représentation permanente à Rome qui est active au quotidien dans ces différentes agences on a émis un certain nombre de critiques sur sur la coordination au sein de ces agences et sur le travail qui nous semble pas pas de la même déjà de la même nature ni nécessairement de la même qualité des différentes agences certains certaines éléments de chevauchement mais pour autant je pense que sur l'influence de la France je je ne partage pas votre constat et c'est pas ce qui est ressorti de nos différentes auditions à Rome et sur sur la question du du fléchage moi je pense que c'est davantage la question du contrôle et encore une fois sur certaines agences comme la FIDA et et ses programmes où il y a un véritable contrôle je pense qu'il faut continuer à investir sur d'autres peut-être plus macro où l'on a du mal à voir l'implication pratique et surtout la durée cela peut nous sembler moins moins intéressant donc il y a de toute façon à notre sens une revue à faire de notre intervention au sein de de ces agences lié à l'alimentation au niveau international merci pour votre intervention et réponse la parole est à Monsieur Alain David merci monsieur le Président je tiens tout d'abord à saluer la qualité de ce rapport don l'analyse sur l'enjeu alimentaire est à la fois claire et pertinente nos corapporteurs nous alertent sur les facteurs qui aggravent l'insécurité alimentaire nos rapporteurs écrivent qu'il est indispensable que les accords commerciaux respectent d'avantage les normes sociales et environnementales tout en garantissant la souveraineté alimentaire des pays et la préservation de notre environnement je souhaiterais davantage de précision concernant la mise en œuvre des conditionnalités tarifaires dans les accords commerciaux et savoir quelles actions doivent selon les corrapporteurs être mené pour éviter que les mesures miroir soient à la fois incomprises pourir assimiler à du protectionnisme par certains grands pays exportateurs notamment en Amérique latine ou en Afrique merci beaucoup euh monsieur garot merci merci à l'excellent Dav pas avec le mic je disais merci à l'excellent al David de de de sa question exigeante pointue donc il y a toutes les réponses qu'il attend dans notre rapport on cite en particulier la la la NouvelleZélande c'est la proposition numéro numéro 8 ça signifie que nous disons qu'il ne faut pas hésiter à exclure les produits les plus sensibles du champ des négociations commerciales entre l'Union européenne et les pays les paystiers et que euh la réciprocité des normes de de production agricole et agroalimentaire soit un objectif beaucoup mieux affirmées dans les politiques européennes et donc les conditions tarifaires elles sont aujourd'hui à l'œuvre en particulier dans l'accord de libre échange qui a été conclu avec la nouvelle Zélande en 22 en juin 2022 et qui par exemple a sorti le contingent bilatéral de de viande bovvine d'une conditionnalité tarifaire qui exclut les produits bovvin issus de beauovvin qui sont engressés dans ce qu'on appelle les fedelotes vous savez on l' on l'a tous bon mais il faudrait généraliser tout cela merci la parole à présent est à Monsieur Michel Guignot merci monsieur le président euh Mesdames et Messieurs les rapporteurs chers collègues euh j'aurais souhaité vous interroger sur pour un une précision euh notamment sur la proposition numéro 8 de votre rapport page 85 à savoir que le fait que vous recommandez d'exclure les produits les plus sensibles du champ des négociations commerciales entre l'Union européenne et les pays tiers outre le fait que cette proposition rejoint notre programme sur l'agriculture est-ce que et que je ne peux qu'approuver à titre personnel j'aurais souhaité des précisions sur ce que vous considérez comme étant des produits sensibles dans votre rapport vous évoquez le lait la viande le sucre nous avons dans notre région dans mon département dans la circonscription beaucoup de céréaliers et c'est pour ça que je voudrais vous demander de préciser pourriez-vous nous indiquer si vous percevez des céréales dans leur ensemble comme étant un produit sensible et pour le contexte de la question un règlement européen du 23 avril 2024 avait fixé différents produits et le gruau sans parler des céréales en elles-même je pense que il y a d'autres certain d'autres produits serait intéressant que vous puissiez nous donner précision la réponse dans quelques secondes à présent bien sûr ça rejoint la la réponse qui a été donnée juste avant sur sur cette question qui est une question globale et moi j'aimerais juste alerter la Commission on se concentre beaucoup sur la question des des accords de libre échange parce que ces accords vont créer des conditions tarifaires qui vont on créer une concurrence qui peut être perçue à juste titre parfois comme étant déloyales donc la commission lorsqu'elle parle de de produits sensibles comme ça a été le cas de la volaille notamment pour le CTA c'est surtout en se focalisant sur cette question de distorsion de de la concurrence ou de marché extrêmement concurrentiel on peut avoir une réflexion différente mais en tout cas ça nous a semblé important de garder en tête que tous les produits ne se valent pas qu'un accord en fait un accord c'est une négociation commerciale mais pour autant vous avez d'autres produits qui rentrent en dehors des accords de de livre échange et je pense que la réflexion qu'on a c'est pour ça que je faisais la distinction avec Madame B entre les clauses miroir et les mesures miroir et l'importance de définir les contours du marché que nous voulons au sein de l'Union européenne me semble être une question aussi pertinente donc dans ce cas-là on pourra examiner évidemment différentes filiales et pourquoi pas la filiale céréalière merci je donne la parole à Madame Dominique voanet oui merci monsieur le Président Madame et monsieurs les rapporteurs mesdames et messieurs comment ne pas partager les constats et les propositions de nos de rapporteur ils sont argumentés et utiles merci deux points néanmoins le premier il y a un gradient social de l'obésité tout le monde le sait mais hormis le nutriscore qui n'est toujours pas obligatoire et qui fait peser la responsabilité de ses choix sur le seul consommateur les pouvoirs publics se montrent incapables d'encadrer la composition de produits dénaturés ultra transformés dénués de tout intérêt nutritionnel on est même pas capable d'interdire la pub pour la malbouffe aux heures où les enfants sont devant la télé deuxè point le rapport élu d'un point important alors que nous constatons déjà l'impact du changement climatique sur les rendements agricoles sur la santé des plantes sur le calendrier des cultures et des récoltes sur la menace que constiue les ravageurs euh est-il raisonnable de consacrer de précieuses terres agricooles dans nos pays qui disposent encore d'un climat tempéré à la production d'énergie sous des formes variées culture énergétique pour une utilisation directe pour la méthanisation la fabrication de bioéthanol ou l'installation de panneaux photovoltaïques merci la réponse je partage le questionnement que qu'a posé à l'instant Dominique voineet euh d'abord pour dire que dans le cas d'une Pâque précisément une P avec de a la question du nutriscore pourrait être très utilement posé euh nous plaidons nous pour la généralisation obligatoire du nutriscore ce qui permettrait de répondre à une des préoccupations euh de nos entreprises agroalimentaires françaises qui disent on a peur nous d'être en concurrence plus difficile s'il y a le nutrcore obligatoire en France et qu'il ne le serait pas dans les autres pays de de l'Union et bien la réponse qui c'est c'est qu'il faut généraliser à l'échelle de l'ensemble de de l'Union ensuite deuxième partie du propos de Dominique Vanet toujours en accord c'est pour dire que en effet la production agricole ben c'est la production alimentaire voilà c'est c'est c'est la priorité elle est là le sens il est là produire pour nourrir voilà ce que doit être d'abord l'acte de de production et si il y a des productions qui servent l'énergie ça doit être extrêmement encadré sinon sinon on ne nourrira pas nos nos populations qui je rappelle sont en augmentation merci je donne la parole à Madame Syvie joser merci monsieur le président madame le rapporteur monsieur le rapporteur je vous remercie pour votre rapport votre proposition numéro 9 est je cite d'introduire des conditionnalités tarifaires dans les accords commerciaux pour promouvoir des modes de production durables vous donnez l'exemple de la Nouvelle-Zélande et de l'exclusion dans les accords de libre échange des produits issus de beauvin élevés en parc d'engraissement industriel et intensif ma question est la suivante ne pensez-vous pas que cette préoccupation constante pour l'écologie devrait s'illustrer en en premier lieu par la réduction des échanges commerciaux internationaux au profit d'une production locale vous avez évoqué il y a quelques minutes la nécessité de permettre au pays aider de devenir indépendant ce qui soutemp l'idée d'une réduction des échanges je rappelle que la pollution du transport maritime représente actuellement 3 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et pourrait atteindre 17 % d'ici 2050 à en croire le rapport du GC merci merci madame monsieur le rapporteur la question pour nous c'est celle je le répète du juste échange parce que on a besoin de de de commercer voilà et et je rappelle que la population mondiale est en augmentation et qu'on sera à 10 milliards en 2050 donc on ne peut pas se passer des échanges et il faut pas considérer que le localisme serait la seule la bonne l'exclusive réponse parce que si c'est synonyme de de fermeture ça a d'autres conséquences qui sont bonnes pour pour personne donc oui aux échanges euh mais oui surtout au juste échang dans le respect de la souveraineté euh des peuples à pouvoir nourrir leur population merci je donne la parole à Madame Sabrine Sbai merci monsieur le Président et merci à nos deux corapporteurs sur ce sujet extrêmement important sur lequel on travaille depuis de nombreux mois moi je vais me concentrer sur la l'obésité forcément donc 40 % des adultes en situation de surpoids ou obèse 20 % d'enfants c'est une écatombe vous le dites d'ailleurs dans le rapport sur la nutrition mondiale de 2022 qui s'inquiète des tendances en augmentation pour toutes les formes de la fin à l'obésité le coût des pathologies lié à l'obésité est évalué à 2000 milliards par an selon la Banque mondiale plus que le PIB de l'Espagne ou du Canada sans parler du coût social les responsables ce sont majoritairement les industriels qui empoisonnent les nos assiettes bien souvent des organisations tentaculaires mondiales on sait désormais que leurs recettes sont responsables de l'obésité et de l'ensemble des maladies qui en incomble je pense au sucre caché ou à l'ultra transformé les grandes entreprises on les connaît nesley PepsiCo Cisco et encore d'autres ce sont aussi celles quient qui refusent d'afficher le nutriscore sur les emballages les législations nationales ne suffisent plus face à des entreprise qui de manière complètement débridée ont installé une véritable habitude de l'indépendance moi j'ai une question puisque l'année prochaine la France va accueillir le n4j et qu'on a refusé le gouvernement a refusé d'ailleurs certains amendements sur le sucre caché dans l'alimentation ou encore sur le mutrcore est-ce que vous pensez que la France puisse être crédible et moteur dans une réelle coalition de lutte contre l'obésité merci d'autres questions madame caroa merci merci chers collègues de de votre question et moi j'entends j'entends votre colère parce que c'est un sujet qui vraiment doit nous interpeller tous aujourd'hui les chiffres sont alarmants et il y a aussi une question d'habitude et de obésité chez des enfants de plus en plus jeunes donc il faut préserver non seulement nos modes de consommation nos habitudes alimentaires mais alerter sur le risque de la consommation de certains produits qui peuvent paraître anodins mais qui sont ultra transformés qui sont extrêmement nocifs pour notre santé les réponses sont multiples il y a eu des amendements qui ont été adoptés notamment sur la taxation sur sur des sodas et nous en avons débattu et ça a été un effort transpartisan à l'Assemblée nationale alors tous les tous les groupes n'étaient pas d'accord mais je pense que c'est un sujet c'est une des réponses à ce sujet qui est un sujet éminemment important mais mais sur sur le nutrcore ce qu'il y a de très vertueux dans notre formule de nutriscore par rapport à d'autres exemples notamment en Amérique latine c'est que beaucoup de pays ont choisi de mettre juste une sorte de CNE noir de grand stop noir qui ne distingue pas euh qui n'apporte pas de Nuan sur les différents produits moi je pense que l'éducation à l'alimentation ça va par ça passe nécessairement par la nuance et par la compréhension que le fait qu'il y a un peu de sucre ou un peu de de matière grasse ne rend pas un Alli non consommable non souhaitable et que il y a plusieurs nuances d'alimentationci merci pour votre réponse la parole est à Frédéric petier merci monsieur le Président merci madame et monsieur le rapporteur et merci pour cette ode à la nuance qui est pour moi l'avenir de la démocratie effectivement je voudrais faire quatre remarques pour la suite deux générales et de et deux très concrètes sur votre rapport d'abord vous avez un peu abordé la notion de la propriété de la terre je crois que nous sommes au début d'une immense réflexion sur la propriété de la terre en particulier ce qu'on appelle le fonctionnalisme c'està-dire de de séparer de de de d'empêcher la la spéculation sur la terre je trouve aussi que on on ne rappelle jamais assez que l'eau n'est pas un produit qui se vend dès aujourd'hui et l'eau on ne vend jamais d'eau on vend le service à l'eau même en bouteille donc cette idée existe déjà dans un dans un produit aussi aussi important que l'eau et donc il faudrait qu'on qu'on c'est on n'est pas très très loin de ce que vous dites sur la sur les produits après il y a deux choses qui me manquaient un peu enfin de remarques de concret l'aquaculture de remplacement c'est quelque chose où je pense qu'on n pas on ne comprend pas ce qu'il y a derrière et le montant qu'il faut investir là-dedans et votre proposition numéro 28 je rappelle que quand on parle de moyens c'est pas uniquement les moyens de l'État français ça peut être les moyens quand on parle de diplomatie c'est des moyens qui doivent être mis en coordination avec d'autres merci merci c'eston merci pour ces remarques très précises et très pointu on abordait déjà énormément de de sujets donc on n pas pu se focalisé sur la question de la pêche mais il y aurait énormément de choses à dire là il y a aussi et et sur sur l'aquaculture on a dépassé aujourd'hui la proportion pêche aquaculture donc aujourd'hui on a plus de poissons qui sont élevés que de poissons qui sont pêchés donc ça aussi ça devrait nous interpeller mais mais c'est dans notre rapport je lae Guillaume qui voulait ajouter un un mot et sur sur les autres les autres sujets comme je vous disais enfin ce rapport est vraiment très vaste on pouvait pas on pouvait pas le circonscrire d'avant pourtant on a essayé de faire la technique de l' noir pour vous faire des propositions très concrètes mais je pense qu'il y a des sujets à évaluer la question de l'eau est une question essentiel vous avez raison de le rappeler et je pense que ça pourrait même faire l'objet d'un rapport à lui seul la question de l'eau qui va devenir géostratégique qui est déjà mais le deviendra encore davantage donc j'invite notre commission à se saisir de la question bien sûr merci pour cette proposition je passe la parole à Guillaume Bigot merci monsieur le Président Madame et monieurs les rapporteurs chers collègues votre travail de qualité euh relève tout de même du tour de force et même de un peu d'exercice d'équilibriste parce que vous parvenez à traiter d'enjeux alimentaires sans mentionner les contraintes qui pèsent sur nos agriculteurs qui s'apprêtent pourtant à redescendre dans la rue ma question est simple pourquoi votre rapport ne mentionne-t-il pas que les études de la Commission européenne avaient ell-même anticiper une baisse de 15 % de la production de blé de 19 % de la production de et de 16 % de la production nororge après la mise en œuvre du Green Deal pourquoi éludz-vous le fait que ces réglementations européennes aggrave dangereusement le tableau du risque alimentaire mondial et vous nous dites finalement qu'il faut lutter contre le gaspillage alimentaire alors personne ne vous dira le contraire mais n a-t-il pas quelque chose de contradictoire voire d'inique de réduire volontairement notre production agricole pour compl à Bruxelles et ensuite de demander aux citoyens de faire des efforts et de prétendre vouloir lutter contre l' alimentaire je vous remercie merci de votre question je conteste vos chiffres voilà je les conteste sur la la production excusez-moi sur le le volume de la production alimentaire et surtout sur le lien que vous faites entre le Green Deal et la production alimentaire c'est surtout ça voilà je le dis non mais je je préfère le le le le dire la question c'est de savoir comment on peut produire mieux aujourd'hui produire plus parce qu'il faut nourrir davantage de bouche mais produire certainement mieux c'est aussi un objectif parce que sinon on est dans des visions courttermistes qui ne mèneent à rien de bon donc aujourd'hui la question c'est de réussir la transition qui doit être agricole alimentaire et agroalimentaire merci vraiment 10 secondes juste juste en 10 secondes sur la sur la question de la colère des agriculteurs moi je pense qu'elle est protéiformme et qu'elle a beaucoup de causes et on pourrait en discuter mais sur sur notre rapport on s'est vraiment intéressé au systèmees alimentaires pour essayer de les comprendre dans leur ensemble donc on s'est pas focalisé sur la question agricole française çaait ça a d'ailleurs fait l'objet d'un rapport qui a été présenté à la commission des affaires européennes que je vous invite à lire lors de la précédente législature et on a travaillé conjointement sur la question il il nous semble c'est les conclusions de notre rapport vous pouvez être d'accord ou pas évidemment vous vous le serez probablement pas mais que la question doit être traitée au niveau européen que l'imbrication de de nos questions de nos agricultures européennes doit faire l'objet d'une analyse approfondie que nous devons répondre en européen donc c'est pour ça que nous nous sommes pas focalisés sur la question agricole française précisément dans un rapport qui était déjà très vaste mais je je comprends évidemment merci beaucoup la parole est à Jérôme buisson merci monsieur le Président Monsieur dames les rapporteurs euh je voulais avoir votre avis sur une contradiction un paradoxe écologique mais aussi dans nos pratiques politiques vous avez dit et souhaitz que l'agriculture les terres servent à nourrir les hommes hors l'évolution écologique la fin du du plastique le l'avèement des biocarburants demande de plus en plus de ressources agricoles et d'argent au travers des subventions la Cour des comptes nous dit que le bioéthanol coûte 400 millions d'euros par an au avec aucun bénéfice pour le climat c'est euh environ 9 millions de baguettes de pain brûlé chaque jour donc ma question 20002 tonnes 2000 tonnes de blé par jour transformé donc ma question était comment comment euh vous accordez-vous avec cette contradiction de finalement d'un côté financer ces biocarburants et cetera et de l'autre côté vouloir réserver la nourriture pour les êtres humains merci merci question simple en tout cas réponse courte courte la question non d'autant que la question de de la la compétition entre guillemets entre la production énergétique et la production agricole a été traité en réponse à la question du groupe horizon moi je préciserai seulement que sur il faut cesser d'opposer agriculture et écologie ça n'a aucun sens et lorsque c'est pas ce que vous faites mais je le dis parce que c'est important de de le rappeler les agriculteurs les représentants de coopératives les personnes que nous avons pu additionner nous le disent tous ce sont les agriculteurs qui sont les plus vulnérables les plus exposés par leur récolte au changement climatique donc donc il y a un investissement massif qui doit être fait justement pour adapter nos modes de production parce que il y a aussi cette autre dimension qui est que l'agriculture contribue grandement à la catastrophe climatique c'est une équation assez complexe mais je pense que l'opposition en tout cas binaire entre agriculture et écologie n'a aucune raison d'être au contraire eux-mêmes nous demandent de modifier leur leur mode de production pour pour justement pouvoir s'adapter à des contraintes qui sont aujourd'hui établies scientifiquement merci beaucoup dernière intervenante ce matin dans cette séance madame Diana badiop merci président merci à nos collègues rapporteur pour la qualité de leur de leur rapport et vous l'avez souligné d'ailleurs je je reviens làdessus sur le fait que aujourd'hui la famine est utilisée comme arme de guerre dans de très nombreux conflits partout dans le monde et qu'il faut effectivement non seulement s'en préoccuper mais voir comment on peut agir pour qu'il n'y ait plus en tout cas pour au moins résorber toutes celles et ceux qui sont qui en sont victimes notamment au Soudan je soutiens la proposition d'une éducation à l'alimentation en milieu scolaire je reprends ma casquette de de de d'enseignante et mais surtout je crois qu'il faut pas utiliser enfin oublier la dimension d'éducation populaire c'est-à-dire en dehors du temps scolaire où on a de nombreuses associations qui pourraient faire le lien et justement aider à cette éducation à l'alimentation et enfin je voulais quand même évoquer le traité du Mercosur et les inquiétudes qu'il suscit notamment dans le monde agricole et parce que ça va intensifier des échanges de bien et de service entre l'Union européenne et et et des économies latino-américaines mais dans l'opacité des négociations qu'il y a aujourd'hui on a quand même un certain de nombreuses inquiétudes concernant les conséquences environnementales et sociales quelles conséquence à votre avis peut avoir ce type de traité sur notre alimentation merci merci dernière réponse dernière réponse rapide sur Mercosur en particulier je pense que les les données sont bien connues aujourd'hui le problème c'est de laisser rentrer sur le sol européen des produits je parle je pense au volail en particulier ou au beauin qui ne sont pas produits entre guillemets dans les mêmes conditions que sur le sol européen et avec des autorisations d'antibiotiques par exemple qui ne le qui n'existe pas sur le sol européen qui ne sont pas permises sur le plan européen donc c'est là-dessus c'est la question des contrôles en plus des questions liées à la biodiversité à la déforestation donc nous enfin nous sommes quelques-uns ici je crois nombreux avoir demandé que la France agisse mette son véau sur sur cette ce projet qui n'est qu'un projet d'accord avec le le Mercosur je vous remercie merci beaucoup merci à toutes et à tous Peut-être de deux trois points quand même d'abord je voulais vous remercier moi aussi sans appartenir au même groupe que que nos amis de la qualité de de votre rapport euh quand même il y a il y a un chiffre qui a été cité au début qui est celui d'un/ers de la production agricole qui est soit jeté alimentaire soit jeté soit soit perdu donc bien évidemment il faudra produire plus dans les dans les années à venir contenu l'évolution démographique mais la question à ce stade elle est vraiment ce que vous avez dit en terme d'organisation des des circuits de distribution en terme d'organisation du commerce mondial en terme d'éthique aussi et de solidarité on on l'a bien vu et peut-être une une proposition à à mon tour je pense que cette commission depuis que j'y suis en 2017 commission qui produit beaucoup d'intelligence qui capable de produire énormément d'analyses des proposition très pertinent et peut-être pour être un tout petit peu plus efficace en accompagnant la mise en œuvre des propositions j' vu beaucoup de propositions passé qui étaient très pertinentes et qui 6 mois 1 an 2 ans après n'ont pas trouvé de débouché et donc je proposerai au bureau de travailler sur comment cette commission peut dans ce troisième volet d'analyse de situation de proposition et de mise en des propositions comment on peut accompagner les rapporteurs peut-être pas dans l'intégralité de de leur proposition mais dans une ou deux que la Commission pousserait vraiment avec avec des moyens là aussi ou en tout cas une une influence qu'on essait de de porter là je pense qu'on peut encore S améliorer dans la capacité à mettre en œuvre nos propositions voilà ma analyse ou contribution en tout cas après votre rapport et encore une fois je vous vous félicite parce qu'il touche tout le monde à un moment ou un autre de de de sa vie et le sujet euh on peut trouver des solutions c'est pas un sujet de production c'est un sujet d'organisation donc il y a des solutions vous les avez signifié on va essayer de vous aider à les mettre en œuvre merci en tout cas pour euh votre rapport merci pour le travail que vous avez fait et donc je vais avant bien évidemment euh de demander à tout le monde de passer à la à la séance suivante il y a plusieurs éléments d'abord il faut euh je rappelle utile que notre rapport ne porte pas sur le le contenu du rapport on va voter bien sûr sur ce rapport mais sur la diffusion de ce document donc je consulte la commission pour savoir qui est pour non pas le rapport mais la diffusion de ce rapport je pense qu'il y a unanimité qu'est-ce qui est pour la diffusion de ce rapport bon je pense qu' oui pour non mais il y avait quelques voix qui ne s'exprimaient pas encore tout le monde s'exprimait par qui qui est contre qui s'abstient très bien ce rapport donc va êt publié à l'unanimité et puis je voulais vous avertir également de deux nominations sur des rapport sur deux projets de loi premier sur la base des délibérations du bureau notre commission propose donc Madame Pascale Go au nom du groupe socialiste et apparenté soit rapporteur sur le projet de loi à adopté par le Sénat autorisant l'approbation de l'avenant du 7 novembre 2022 la convention de non double imposition fiscale et de prévention à l'évasion fiscale et à la fraude prier donc rapport et 2è le bureau propose que michel Herbillon au nom du groupe droite républicaine soit rapporteur sur le projet de loi autorisant la ratification du traité avec l'Espagne sur la coopération dans le domaine de la défense dans le prolongement du traité de Barcelone il y at-il une objection à ces deux désignations une fois deux fois trois fois ces deux rapporteurs sont donc désigné il il en est donc ainsi décidé je propose de symboliquement clôturer cette séance et de passer immédiatement à la séquence suivante voilà on va interrompre peut-être 2 minutes de de de suspension de séance le temps de
Éléonore Caroit