Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 4 février 2014 28 minContradictoireMixteTravail & emploiEurope & internationalÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Europe hebdo - Invités : Arnaud Danjean, Bernadette Vergnaud, Evelyne Gebhardt

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre analyse du casting des têtes de liste UMP pour les européennes ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le Parlement européen est-il une salle d'attente pour des politiques en mal de mandat ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que l'UMP se fiche de ce qui se passe à Bruxelles ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il un risque de perte d'influence française au Parlement européen avec ces nominations ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le modèle autrichien d'apprentissage est-il transposable en France ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    La garantie jeunesse de 42 milliards est-elle suffisante pour lutter contre le chômage des jeunes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Arnaud DanjeanFait
    « la tension qui est porté à la constitution de ces listes ça se fait toujours un peu une extrémité »
  • 6:00Arnaud DanjeanFait
    « le vrai problème de fond il est moins un moment de la désignation des têtes de liste en dépit du bruit que ça peut faire que sur la durée du mandat »
  • 8:00Arnaud DanjeanFait
    « quand on compare avec nos parlementaires nationaux on fait figure un peu de parents pauvres dans l'intérêt qui est porté à nos travaux »
  • 11:00Arnaud DanjeanFait
    « j'ai coutume de dire que moi-même il y a 5 ans j'étais entrant j'étais nouveau donc je peux pas me plaindre d'un système qui renouvelle aussi les cadres »
  • 18:00Evelyne GebhardtChiffre
    « une enveloppe de 42 milliards sur 7 ans pour 6 millions de jeunes »
  • 26:00Bernadette VergnaudFait
    « la politique est faite en ce moment dans l'Union européenne justement pour les pays dans le sud c'est une mauvaise politique parce que c'est la politique qui crée le chômage des jeunes »
  • 28:00Bernadette VergnaudFait
    « il faut faire beaucoup plus et quand la Commission européenne dit nous devons faire quelque chose pour les jeunes et de dire mais c'est aux États membres de le faire »
  • 30:00Bernadette VergnaudPromesse
    « nous devrions en faire beaucoup plus au niveau européen »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour bienvenue à tous nous sommes à Bruxelles au Parlement européen pour cette nouvelle édition d'Europe Hebdo dans cette émission direction l'Autriche un pays où le taux de chômage des jeunes et d'appel neuf pour cent un rêve pour la plupart de ses voisins européens notamment au sud alors le modèle autrichien d'apprentissage est-il transposable nous en débattrons avec nos invités mais d'abord l'actualité l'UMP a voté a désigner ses têtes de liste pour les européennes non sans polémique c'est la question de la semaine enfin après des semaines de tergiversation l'UMP a voté les têtes de liste aux Européennes sont donc désignées et après les accros de ces derniers mois entre leaders du parti c'est le temps de la paix des braves et c'est l'histoire comme d'habitude quelques surprises Alain Lama source parachute du Sud-Est à l'Île-de-France pour laisser la part belle à 1000 Alliot-Marie resortefeux Rachida Dati mais aussi Nadine Morano ou Jérôme l'avrieux les bancs du Parlement européen risque de Fort de bruisser des conversations du mouvement populaire d'anciens ministres ou des proches des dirigeants qu'il faudrait recaser après une défaite électorale en somme en attendant mieux alors le Parlement européen est-il une salle d'attente pour des politiques en mal de le Parlement européen salle d'attente pour des politiques en mal demandés c'est Arnaud Denjean qui va répondre à cette question bonjour merci d'être avec nous vous avez donc été investi numéro 2 sur la liste dans le dans l'Est avec Nadine Morano en tête de liste alors qu'est-ce que vous pensez un petit peu de ce casting de l'UMP sur ces têtes de liste on voit quand même beaucoup de politiques à recaser en mal demanda le Parlement est une chambre tante finalement non je ne pense pas c'est toujours une polémique qui fleurit au moment des désignations des tenuesistes ou des binômes pour chaque élection européenne c'est le même refrain dans tous les partis politiques d'ailleurs et il y a un peu de polémique à mon avis excessive parce que quand on regarde c'est un c'est un dosage entre les gens qui montrent et ceux qui sont reconduits j'ai coutume de dire que moi-même il y a 5 ans j'étais entrant j'étais nouveau donc je peux pas me plaindre d'un système qui renouvelle aussi les cadres donc voilà je crois qu'on fait un peu de bruit ce qui est vrai malgré tout c'est que la tension qui est porté à la constitution de ces listes ça se fait toujours un peu une extrémité et c'est ce qui renforce ce sentiment un petit peu de malaise et je pense que le vrai problème de fond il est moins un moment de la désignation des têtes de liste en dépit du bruit que ça peut faire que sur la durée du mandat ou je pense qu'il serait bon que les appareils politiques les états majors parisiens de tous nos appareils politiques français se préoccupent un peu plus quotidiennement pendant la durée du mandat de ce qui se fait au Parlement européen vous par exemple durant votre dernière mandature vous vous êtes senti complètement éloigné de l'état-major parisien en gros vous diriez que l'UMP se fiche un petit peu ce qui se passe à Bruxelles dont le premier secrétaire siège pourtant en tout cas est censé mais donc tous les partis politiques français ont le même tropisme qui est un tropisme très franco-français alors ça peut se justifier à bien des égards mais c'est vrai que quand on compare avec nos parlementaires nationaux on fait figure un peu de parents pauvres dans l'intérêt qui est porté à nos travaux ça c'est un petit peu amélioré pour être très franc j'étais pas loin de terre européen avant mais de ce que me disent mes collègues qui sont là depuis plusieurs mandats je trouve que lors de la dernière mandature m'a quand même eu des contacts un peu plus étoffés bon ça reste quand même très en deçà qui se passe pour beaucoup de nos collègues européens d'autres nationalités en gros il faudrait dire merci la crise finalement qui a remis un peu l'Europe au centre de au centre du jeu c'est vrai leurs éléments il y a eu aussi le fait que pour ce qui concerne mon parti vous en parliez on a été aux responsabilités donc dans cette période de responsabilité exécutive en France il y a eu un lien avec l'Allemagne qui était très fort et qui amenait ici un certain nombre de dispositions à prendre avec nos Allemands nous avons été élus et moi-même je mets mon élection le compte très largement de la présidence française de l'Union européenne exercé par Nicolas Sarkozy donc évidemment ça renforçait quand même un peu le lien et la dimension européenne mais encore une fois ça restait très insuffisant par rapport à ce que connaissent d'autres pays pour revenir justement sur ces listes le problème qu'on voit maintenant c'est que à force en fait de venir recadrer d'ancien ministre en fait mandat ou des proches en fait des dirigeants on voit Jérôme labrio qui est l'ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé il y a quand même une perte d'influence prégnante de la France au sein des commissions quand on voit que l'Allemagne en fait reprend un petit peu toujours les mêmes les mêmes députés est-ce qu'il y a pas un risque ici de voir l'influence française au sein des institutions c'est rodé indéniablement mais je ferai pas de systématisation pourquoi par rapport aux entrants et aux sortants regardez le cas qui me concerne moi j'étais entrant la dernière fois donc j'étais tout à fait novice et pour autant j'ai des crochets une présidence de commission que j'estime exercer honorablement qui est un vecteur d'influence pour pour mon parti et pour pour la France plus généralement tout en étant encore une fois un primo entrant donc je ferai pas de cette Lucas par cas ça dépendra vraiment de l'application que chacun moi je ferai pas de potentiel d'intention à telle ou telle parce qu'il n'est parce qu'il est ancien ministre ou parce qu'il est cadre du parti quand Nadine Morano dit que elle a l'intention de CG de manière durable au Parlement européen vous le croyez jamais procès d'intention à faire encore une fois tout est David des députés sortants qui vont peut-être être en roue libre et dire bon bah moi j'ai déjà été élu j'ai déjà fait un mandat c'est plus tranquille voyez donc je ferai pas de procédé d'attention c'est du cas par cas ça dépendra de l'implication un ancien ministre peut avoir un impact ici il y a beaucoup d'anciens ministres voir d'anciens présidents d'autres pays qui sont ici et on leur fait pas le reproche d'être dans une salle d'attente ou dans une salle de recasage donc voilà il y a des coups de projecteurs qui ont été mis et c'est bien naturel au moment de cette compétition interne je crois malgré tout que le encore une fois le le procès d'intention est parfois un peu un peu excessif alors il y a eu un autre procès d'intention je souhaiterais qu'on écoute en rigolant en rigolo pardon qui est député UMP des Yvelines qui a semble-t-il quelques soucis éclatés de liste qui a été investi par le MP on l'écoute la tête de liste en Île de France un prince sa marque très profondément sur la ligne des fois tendues par l'UMP on a il a été décidé que elle serait confiée à la Massour il incarne une certaine idée de l'Europe plutôt fédéraliste plutôt dans la ligne de ce qui se construit depuis une trentaine d'années moi je fais partie de tous ceux qui a le MP et parmi les Français regarde cette construction d'un regard critique aujourd'hui voilà qu'on décide de rajouter en tête de liste quelqu'un qui incarne une ligne qui est qui déséquilibre complètement l'une de l'UMP alors c'est la question que tout le monde se posait lors du Conseil national quelle est la ligne sur l'Europe de l'UMP finalement tout à fait éloquante et claire par Jean-François Copé qui a commencé son discours en disant ce qui est la vérité ce qui est la vérité depuis très longtemps ce qui est génétique à l'UMP l'UMP est un parti européen dit derrière que il ne veut pas non plus de cette Europe là il y a des choses à revoir on est tous conscient qu'il y a des choses à ajuster mais c'est de l'ordre de l'ajustement c'est pas de l'ordre là j'entends de la déconstruction de la d'abord la déconstruction c'est pas au Parlement européen qu'elle se fait il faut savoir pourquoi on élit les députés européens les députés européens ils sont là pour peser sur l'orientation des législations européennes ils sont pas là pour déconstruire l'Europe ou là ou la reconstruire ça ça va être au moment des présidents que l'orientation fédérale ou moins fédérale ou tout ce qu'on veut et ces mots m'agaces prodigieusement parce que ça correspond pas aux réalités mais si on veut peser sur l'orientation de construction européenne le Parlement est une des reste pierre de cet édifice mais le vrai pouvoir il reste aux exécutifs nationaux donc orientation c'est à ce moment là qu'il se montre les présidentielles en France qui ont pèse vraiment sur l'orientation de la construction là au niveau des élections européennes ce sur quoi on pèse c'est sur l'orientation des législations européennes donc il faut pas tout confondre il faut pas que se débat européen pour les élections parlementaires deviennent un débat pour tout où chacun arrive avec ses frustrations par rapport à l'Europe telle construit aujourd'hui c'est des voix qui font entendre mais moi je refuse ce discours qui consiste à dire les élections européennes sont décisives pour savoir si on déconstruit l'Europe ou si on en reconstruit une autre sondages qui indiquent que Marine Le Pen et le Front national vont être le premier parti sur ces européennes est-ce que là on n'est pas dans cette éternelle clivage de l'UMP qui court un petit peu derrière le FN parce que on est dans cette espèce de ligne un petit peu militants de l'UMP je dis vous trompez pas vous trompez pas d'enjeu encore une fois sur des élections européennes on va voter pour élire des représentants français qui vont venir siéger dans une assemblée où il y a 751 enfin il y en aura 700 un peu plus de 750 membres est-ce que vous croyez que 20 membres de l'UMP vont construire l'Europe ou la reconstruire dans une assemblée de 760 personnes évidemment c'est pas ça le sujet premièrement deuxièmement on peut être profondément européen et triote moi j'attends qu'on vient de me faire des procès en patriotisme j'ai travaillé pendant 10 ans au ministère de la défense française quelle institution souveraine par excellence au niveau national je préside d'une commission de sécurité de défense j'ai un attachement profond viscéral à ma nation je suis pas pour autant anti-européen donc ces débats sont un peu stériles c'est des débats très franco-français en plus qui se posent beaucoup moins dans les autres pays un petit peu en Angleterre mais on a vu le cas anglais mais la faute de l'UMP aussi mais moi ce que je voudrais dire c'est regarder ce qui se passe chez nos confrères allemands la cd-out c'est sous c'est un parti évidemment profondément européen et qui va faire le procès à ces députés allemands ou à ma mère qu'elle de ne pas être une patriote allemande donc Cesson ces petits bonhommes en bleu sont le symbole d'une réussite dès la lotrichienne ou l'apprenti est roi Jean-Marc Ayrault est venu chercher des solutions aux problèmes du chômage des jeunes en France ici le taux de des moins de 25 ans est un des plus bas de l'Union européenne 8,7% seulement il est encore tôt qu'en radoven enfile son bleu de travail dans la banlieue de Vienne la capitale autrichienne c'est le début des cours au Centre d'apprentissage you Gundam verk entendez la jeunesse au travail le jeune homme s'équipe et sous l'oeil de son formater il s'exerce à la soudure ok tu sais faire avec cette machine c'est bon pour toi ok on peut le faire 40 % des jeunes Autrichiens vont vers l’apprentissage depuis 2008 chaque jeune qui termine l'école obligatoire à l'âge de 15 ans étant droit de recevoir une formation quand il ne la trouve pas seule l'état autrichien l'oriente le suit et le forment à un métier Radovan lui veut devenir sidérurgiste à travailler ici plutôt que d'être simplement assis à l'école je suis très confiant sur le fait de trouver un emploi le secteur de la métallurgie est très demandé surtout quand on a reçu une bonne formation on est presque sûr de trouver un travail en sortant d'ici ici on s'organise en atelier autonome moins de Casa d'apprentis par classe la journée débuta 7h15 elle s'achève à 16h15 c'est presque la même chose qu'en entreprise ici sauf que là nos profs prennent vraiment temps pour bien nous expliquer ce qu'on va faire c'est pour ça que ça me plaît l'Autriche le royaume de l'apprentissage comme son voisin allemand il fait figure de modèle et c'était depuis ce bureau du emploi autrichien que le système est piloté on peut voir juste au milieu de l'écran le chiffre du chômage dans le pays et juste au dessus là vous voyez on peut lire le chiffre de près de 3000 nouveaux chômeurs aujourd'hui avec ces écrans Yohan escob fait à la tête de l'AS le Pôle Emploi autrichien quand certains voient des effets pervers dus à l'orientation trop précoce des 15 ans lui il voit la raison de la réussite il y a d'abord ce test c'est important de savoir ce qui intéresse les jeunes la première question que veux-tu faire est déjà mauvaise la réponse est souvent rien la question doit être est-ce que ça t'intéresse c'est aussi ce que veulent les entreprises les entreprises veulent des gens enthousiastes qui communiquent trois années d'apprentissage avec la clé un certificat et une réussite garantie près de 90% des jeunes trouvent un emploi les entreprises sont friandes de ces jeunes qualifiés puisse leur travail et ensuite il va couper cette pièce là ça va être Grenelle et ensuite je vais utiliser la machine là-bas et pendant sa formation le jeune homme est même payé 300 euros par mois pour la première année 700 euros pendant la dernière fumer ça me convient ici j'apprends je ne suis pas là pour l'argent j'acquière des compétences pour plus tard c'est surtout pour ça que je suis ici depuis 2006 ma Martine s'est à la tête de ce centre de formation intermédiaire 250 apprentis et un objectif pédagogique que ces jeunes évoluent vers l'autonomie professionnelle mais aussi social il y a toujours des jeunes qui arrivent ici pour lesquels on se dit ils n'ont pas confiance en eux mais on voit leur évolution après un ou deux ans ils échangent ils osent ils se réjouissent même quand il réussissent un stage avec un retour positif de l'entreprise ils comprennent qu'ils sont coupables quand on les voit devenir adulte et avoir une évolution si positive se prendre en main c'est gagner il y a au total une fois soixantaine de centres d'apprentissage dans tout le pays l'Autriche consacre l'un des plus gros budgets de l'Union européenne et pour l'État c'est un gros investissement 130 millions d'euros pour faire fonctionner le progrès le ministre du Travail est lui-même un ancien apprenti employeur employé on travaille ensemble pour créer ce système de formation et il continue à le développer constamment ça a toujours été notre prioritaire en Autriche de donner du travail aux gens même en cette période de crise plutôt que de payer la location chômage nous préférons investir de l'argent pour qualifier les gens en classe Radovan et ses camarades suivent aussi des cours théoriques compris dans la formation aujourd'hui son avenir est tout tracé oui bien sûr j'aimerais que mes enfants fassent la même chose j'ai accumulé de bonnes expériences ici et ce n'est pas fini je trouve l'apprentissage très important car ensuite les portes sont toujours ouvertes si on veut faire un autre métier et si on y arrive pas on peut toujours se réorienter dans le secteur de sa formation les entreprises doivent chercher des employés qualifiés c'est très important quand on ne sait pas exactement où on va travailler plus tard lutter à tout prix contre ce chômage des jeunes en Autriche un objectif zéro chômeur en 2016 pour les jeunes des scolarisés l'information deviendra obligatoire et les sanctions seront lourdes jusqu'à des amendes pour les parents l'exemple donc autrichien est-il un modèle à suivre pour débat de ces questions je reçois deux députés bonjour mesdames Evelyne Gabin vous êtes député allemande Bernadette vergnot vous êtes française et vous avez toutes les deux travaillé sur cette question alors je me tourne vers vous madame madame est-ce que c'est un exemple à suivre après tout on a l'impression un petit peu de réinventer l'eau chaude non c'est un exemple à suivre mais je crois qu'il faut l'adapter à chaque pays en Europe chaque pays est différent il a eu une histoire et une culture différente mais je crois qu'en France nous avons vraiment perdu beaucoup de temps il est indispensable d'avoir un socle intellectuel un socle on se cultive intellectuellement on apprend les savoirs indispensables et en même temps par exemple un jeune qui s'ennuie dans une classe quand on voit qu'il a pas envie d'apprendre il faut que relativement jeune on puisse développer toutes ces capacités de création d'innovation et de rêve d'avenir et ça passe par l'artisan par les professions j'allais dire alors actuel sous-estimé dont l'enseignement en France on n'a jamais été capable de faire travailler vraiment de façon très serrée l'éducation nationale les artisans et les grandes entreprises et je crois que là on a pris beaucoup de recul même si on commence maintenant parce que c'est la crise a avancer dans ces domaines-là mais c'est indispensable et un jeune à 16 ans si par exemple il apprend à créer chez un artisan l'artisan l'artisan c'est du la création mais c'est aussi de l'art parfois et je crois que si on avait pas dévalorisé tout ça dans la tête des jeunes dans la tête des familles et bien je crois que là on pourrait être comme Autriche comme la Finlande comme l'Allemagne ou comme l'Allemagne justement cet exemple autrichien c'est un petit peu aussi comme ça que ça fonctionne en Allemagne comment est-ce qu'on pourrait finalement transposer tout ça à d'autres pays européens notamment donc la France ou les pays du Sud qui connaissent je pense notamment à l'Italie 40% de chômage chez les moins de 25 ans je dirais que le système malmet c'est un très bon système pour l'Allemagne parce que nous avons une culture une tradition dans ce domaine c'est une tradition aussi il faut dire où les entreprises sont partis prenantes et s'ils ne le sont pas alors c'est très difficile à faire donc il faut réellement ajuster dans les États membres la manière dont ça peut être fait mais je pense que la plus-value qu'il y a dans ce système c'est que les jeunes ont cette éducation à l'école et l'éducation en entreprise c'est-à-dire il commence déjà à apprendre comment ça fonctionne dans une entreprise à faire valoir ce qu'ils ont appris avec leur propre main parce que pas tous les jeunes sont des intellectuels et je pense que dans ces métiers c'est une des métiers très fort en fait et une grande force de l'Allemagne justement c'est d'avoir une productivité très poussée main d'oeuvre qui est très capable et c'est à cela qu'il faut le voir c'est un petit peu le modèle allemand aussi à ce niveau là quoi à ce niveau là oui c'est une des bases c'est une des bases les jeunes qui et qu'ils ont ça dans la tête et dans les mains et je pense que ça c'est une des grands avantages justement vous parliez de dévalorisation en fait de ce modèle de d'artisans et de métiers annuels la classe d'âge 80% d'une classe d'âge au bac c'est un petit peu ce qui a tué l'artisanat et les filières manuels françaises là on revient finalement 40 ans en arrière quoi non mais je crois que c'était une bonne idée quatre parce qu'on a besoin aussi chaque citoyen a besoin dans sa vie d'être responsable et pour être responsable il faut avoir une base solide comme le disait madame guebar d'une base solide et intellectuelle mais en même temps les savoirs fondamentaux je crois que c'est indispensable par exemple qu'un jeune puisse être capable de faire une demande d'emploi sans faire de fautes d'orthographe et sans faute de français ou d'allemand enfin peu importe mais c'est indispensable certes mais en même temps ne pas occulter toute la capacité personnelle de création dans chaque individu et il y a des individus et ça se détecte très jeune au collège on le voit bien qui ont envie d'être technicien automobile ou artisans menuisier et on a tué ça parce qu'on a pas comme le disait madame guépard justement eu en France par exemple une culture dans l'entreprise à l'école et d'école dans l'entreprise et ça je crois qu'on le réinvente on le réinvente parce que c'est fondamental et la directive sur les qualifications professionnelles sur lesquelles on a travaillé ensemble parce que j'étais rapporteur mais Evelyne et coordinateur dans notre groupe je crois que c'est la dimension européenne qu'on a voulu donner c'est vrai que si on veut sortir de la crise et si on veut que les jeunes avancent et les moins jeunes d'ailleurs il faut aussi leur donner de la mobilité professionnelle mais la sécuriser et sécurisée leur parcours professionnel alors justement lors d'un sommet européen qui a été donc derrière suivi d'une visite dans la Merkel à Hollande pour cette question du fromage des jeunes il y a eu l'annonce en fait d'une espèce de garantie jeunesse avec une enveloppe de 42 milliards sur 7 ans pour 6 millions de jeunes alors on va pas ici faire des additions mais c'est quand même une petite goutte d'eau qu'est-ce que vous en pensez de la communication il faut faire quelque chose c'est bien clair mais je pense que les avancées que les États membres ont fait sur les avancées quand même très timides très très très timide et je pense qu'il faut faire beaucoup plus et quand la Commission européenne dit nous devons faire quelque chose pour les jeunes et de dire mais c'est aux États membres de le faire je dis c'est malheureux c'est malheureux nous devrions en faire beaucoup plus au niveau européen d'autant que la plupart des pays confrontés sont des pays en crise on pense à l'Italie on pense à l'Espagne exactement et la politique est faite en ce moment dans l'Union européenne justement pour les pays dans le sud c'est une mauvaise politique parce que c'est la politique qui crée le chômage des jeunes en fait et c'est un incroyable donc nous devons pas seulement donner de l'argent pour l'éducation nous devons faire aussi en sorte que les règles que nous avons dans nos États membres soit plus social et plus juste pour les jeunes surtout et qu'ils aient aussi une perspective dans leur vie et donc je pense qu'il y a beaucoup de choses à mettre à plat et pas seulement un beau projet qui est un petit commencement trop timide et mais il faut en faire beaucoup plus c'est qu'en 2000 milliard c'est une opération de communication c'était juste de l'annonce pas seulement je crois qu'il faut enclencher le processus mais il faut aussi qu'il y ait enfin un souffle européen un esprit européen la crise est-elle mais bon il faut absolument qu'on essaie concrètement de créer cette marché du travail européen où il peut y avoir des opportunités que chacun puisse saisir à un moment donné dans sa vie et nous c'est ce qu'on a fait mais au niveau du Parlement on est beaucoup en avance là-dessus par rapport aux États par rapport aux Français en commun de formation à la fois professionnel et à la fois intellectuel dans les universités etc ça ça déjà commencé mais quand j'ai posé la question au conseil et Madame Gabart en était témoin ça a été en non on n'arrivera pas et bien on y arrive on a longtemps pour cette carte professionnelle européenne déjà on y est arrivé tout de même à force de vraiment convaincre donc c'est possible est-ce que vous diriez que le processus mais c'est possible au niveau du Parlement il y a une volonté effectivement d'agir sur ces questions il y a une envie de l'Europe plus sociale qui protège en fait notamment les jeunes qui en ont le plus besoin c'est quoi c'est le conseil c'est les gouvernements nationaux qui bloquent qui finalement sont là dans une stratégie ce sont les gouvernements nationaux qui regardent de trop près leur propre situation et ne pense pas d'une manière globale d'une manière européenne de manière à faire des plus-values communes on a toujours quand on voit les Conseils européens quand ils sortent quand nos chefs d'État Madame Merkel et les autres sont pour gagner ils ont tous gagné et surtout ils ont fait quelque chose contre les autres et contre leur c'est dommage c'est dommage au lieu de chercher la plus-value européenne au lieu de faire que la carte professionnelle que nous avons enfin pu mettre en route mais seulement sur une base volontaire nous nous voulons sur cette question de de l'apprentissage comment est-ce qu'on pourrait mettre en place un système qui puisse fonctionner au sein de tous les États européens n'existe pas de Pôle Emploi européen n'existe pas de système d'éducation nationale PP1 est-ce qu'il y a quelque chose en fait à pouvoir creuser sur ces questions là déjà je pense que pour rebondir sur ce que dit Evelyne gebaert quand on parle d'éducation au niveau des États c'est national compétences nationales quand on parle de l'emploi quand on parle de l'emploi les affaires sociales on voit bien qu'en période de crise il faut qu'on se fédère à la fois nos systèmes de formation et nos systèmes sociaux donc à partir de là il faut trouver quelle est la bonne harmonisation qu'on peut construire et à un moment donné vous compense automatiquement plus-value européenne et non pas seulement socle national et ça on a beaucoup de difficultés et quand on a voulu par exemple que les stages dans cette rective les stages soient des contrats qui soient sécurisés et reconnus après la mobilité professionnelle c'est énorme moi je suis allée en Espagne plusieurs fois faire des Colocs quand on dit ça au jeune campagnols qui sont au chômage par exemple plus de 50% au nom d'allure quand on leur dit qui pourront bénéficier d'un stage qui sera reconnu c'est un contrat ça sera pas bidon et qui après ils auront aussi une carte professionnelle qui leur permettra d'avoir un cursus marqué tout au long de leur vie tout ce qu'ils feront même si ça dure six mois un an on sent une vague d'espoir ce n'est pas absolument que politique résonne aussi comme eux et comme nous et ça on a du mal parce que on parle plus value européenne mais on parle pas vraiment fédère à Sion coopération dernier mois rapide madame gobarthe justement sur cette plus-value européenne et sur cette volonté de d'uniformiser est-ce que vous y croyez encore oui j'y crois je ne crois pas à l'uniforme ma vie parce que elle est les traditions les cultures sont trop différentes mais des rochements des plus-values une plus grande ouverture entre les États membres justement dans le domaine de la culture de de l'éducation de la formation professionnelle serait vraiment la bienvenue écoutez merci mesdames d'avoir été avec nous pour évoquer cette question nous c'est la fin de cette émission vous avez rendez-vous la semaine prochaine avec à dire bonne semaine sur les chaînes parlementaires égalité