Nicolas Dupont-Aignan sur CNEWS (12 novembre 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse directe
Vous en pensez quoi de cette bataille Zemmour-Le Pen ?
- 0:50RelanceRéponse partielle
Vous trouvez ça dommage politique ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Cette droite nationale, c'est quand même 32% sur les compilations. Est-ce qu'il y a de la place pour vous ?
- 2:37FerméeRéponse directe
Vous iriez jusqu'au bout ?
- 3:32OuverteÉludée
Vous connaissez bien vos concurrents ?
- 4:53FerméeRéponse directe
Où en êtes-vous de vos parrainages ? Est-ce que vous avez toutes vos signatures ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:07Invité politiqueFait
« J'ai été maire 22 ans d'une ville que j'ai sauvée de la faillite. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Si les 20 millions de Français qui ne votent plus, qui sont écoeurés, se précipitent aux urnes le 10 avril, eh bien, tout peut changer. »
- 3:13Invité politiquePromesse
« Comment je vais baisser les charges de ceux qui produisent en France ? Comment on va reconstruire l'hôpital et recréer des hôpitaux de proximité ? Comment on va permettre aux Français de gagner plus quand ils bossent ? »
- 4:05Invité politiqueChiffre
« Vous savez combien il y a eu d'abstentionnistes et de bulletins nuls au second tour ? 4 millions. Il y a 4 millions de Français qui n'étaient pas d'accord avec le choix du second tour. Et il y a eu 12 millions d'abstentions. »
- 11:21Invité politiqueChiffre
« 5 milliards d'euros de masques importés de Chine et du Vietnam, d'Asie, grosso modo. »
- 12:53Invité politiqueChiffre
« Sur les 10 millions de chiffre d'affaires, il paye 850 000 euros pour, en gros, les prélèvements sociaux. Le même producteur importateur qui importe 10 millions du même produit de Chine, il paye 150 000 euros. »
- 17:36Invité politiqueChiffre
« Divisé par deux, pour les bénéfices réinvestis sur le sol français, ça fait du 15% au lieu du 30%. »
- 19:57Invité politiqueChiffre
« J'ai recensé 100 milliards, ici ou là, et tout est documenté, qu'on laisse filer. »
- 23:16Invité politiqueChiffre
« Un 13e mois, ou un 14e, s'il y en a déjà un 13e, un mois supplémentaire, ça représente une augmentation de salaire de 8%. »
- 23:25Invité politiqueChiffre
« Ça coûte 20 milliards. C'est exactement le coût de la fraude aux cartes vitales. »
- 24:23Invité politiqueFait
« Donner des cartes biométriques et en quelques années, parce qu'il faut plusieurs années pour redonner une carte visuellement à quelqu'un dans les sous-préfectures. »
- 27:26Invité politiquePromesse
« Doubler les heures de français, apprendre à maîtriser la langue pour pouvoir avoir un boulot et pas être perdu après. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan72 %
- Invité10 %
- ?9 %
- Présentateur4 %
- Invité 23 %
≈ 65,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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De
retour sur le plateau de Punchline, toujours en direct. Merci encore de votre fidélité. A 17h passé de 55 minutes, toujours avec Karim Zerebi, consultant CNews, Tatiana Renard-Barzac, qui
est
journaliste politique, Gabrielle Cluzel, qui est directrice de la rédaction de Boulard-Voltaire, et Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir, président de Boulard-France, candidat, bien sûr, pour la quatrième fois, si je m'appuie. Troisième fois.
Troisième fois. Je t'ai parlé, je me suis dit. Je
suis désolé, monsieur. Vous en pensez quoi de cette bataille
?
Zemmour-Le Pen ?
Elle ne m'intéresse pas. Pourquoi ? Parce que, justement, moi, je n'ai qu'un adversaire.
C
'est Emmanuel Macron. Et j'ai décidé de ne pas parler des concurrents. Je dirais même, je n'ai qu'un adversaire. C'est le déclin de la France, la misère de nos compatriotes, le chômage, la baisse du pouvoir d'achat. Et je crois que s'ils s'entretuent, qui s'entretue, c'est leur problème.
Vous les
connaissez bien ? Vous
trouvez ça dommage
?
Vous
trouvez que
c'est le jeu
politique ? Vous savez, j'ai été toute l'après-midi au salon du Made in France. J'ai vu des chefs d'entreprise, des gens courageux qui produisent, qui ont besoin qu'on baisse les charges que je propose dans mon bouquin, qui ont besoin qu'il
y ait
de la formation pour trouver des salariés. Je vais faire une campagne sur des propositions, des solutions. J'ai été maire 22 ans d'une ville que j'ai sauvée de la faillite. Je n
'ai
jamais critiqué mes adversaires
et
mes concurrents. Parce que les Français en ont ras-le-bol de ce petit jeu politicien. Alors, très bien, qui s'amuse entre eux ? Moi, j'ai autre chose à faire.
Cette droite nationale,
c
'est quand même 32% sur les compiles. 35% si on ajoute vos intentions de vote. Est
-ce
qu'il y
a
de la place pour vous ? Mais
ce n
'est
pas la droite nationale, c'est la France. Moi, je suis gaulliste.
Je
considère qu'on ne battra Macron que si on a un projet de rupture sérieuse, crédible et rassembleuse. Vous savez, la France est en danger de disparition, je le pense, du moins de disparition comme un pays libre. Nous sommes dans la soumission et la division. La soumission entraîne la division, les polémiques. Est-ce que les Français veulent vraiment sortir du macronisme ?
À
ce moment-là, on le fait sérieusement.
Moi, je
sais que les sondages ne sont pas comme les autres. Mais j'ai quelques mois. Et j'ai quelques mois pour dire aux Français,
prenez
quelqu'un de sérieux qui a un projet solide. Et tout le reste, c
'est
de la littérature. Et je dis aux Français, notamment, qui ne votent plus, mobilisez-vous. Si les 20 millions de Français qui ne sont pas pris en compte dans les sondages, parce que les sondages, c'est sûr, les gens qui sont certains d'aller voter.
Si
les 20 millions de Français qui ne votent plus, qui sont écoeurés,
se
précipitent aux urnes
le
10 avril, eh bien, tout peut changer. Vous iriez jusqu'au bout
? Vous
plaisantez ? Non,
je
vous pose la question. Eh bien,
bien
évidemment. Parce que je connais une fable que j'aime beaucoup,
que
j'ai beaucoup appris quand j'étais à l'école. C'est la tortue et le lièvre. Et je suis quelqu'un de très travailleur et de très têtu ou du moins de pignatre. Et j'aime mon pays. Je sais ce qu'il faut pour lui. J'ai envie de proposer cela. J'ai écrit... Je suis le seul à avoir écrit un livre où j'explique comment on finance. Où va le pognon ?
Mais oui, parce
que... 100 milliards d'euros par an de fraude et de gaspillage pour repartir la France. C'est
très bien,
les grandes polémiques.
Mais moi, j'explique comment je vais financer mon projet.
Le
chiffrage. Comment je vais baisser les charges de ceux qui produisent en France ? Comment on va reconstruire l'hôpital et recréer des hôpitaux de proximité ? Comment on va permettre aux Français de gagner plus quand ils bossent ? C
'est ça
qui intéresse les Français. Il n'y a pas de chance que Marine Le Pen
ou qu'Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan. Et pourtant,
on
a l'impression que chez les deux autres candidats,
ça
imprime. Et que pour vous, ça...
Mais vous n'en savez rien.
Mais pourquoi maintenant ? Vous voulez décider maintenant ? Je ne
suis
de rien. Mais ça ne marche pas comme ça, les élections. Je connais tellement de gens qui ont caracolé en tête et qui se sont effondrés. Et ce qui compte, c'est qu'au moment voulu, nos concitoyens aient le choix. Et ce n
'est
pas les sondeurs et ce n
'est
pas les médias qui vont décider. Ce sont les Français. Et je ferai tout pour qu'ils aient le choix et qu
'ils
se disent « Tiens, celui-là, peut-être qu
'on
l'entend moins. Mais est-ce que ce n
'est
pas plus sérieux pour justement battre Macron ? »
Parce
que vous savez, j'ai connu 2017.
Et
justement, j'ai connu ce choix. Et vous savez combien il y
a
eu d'abstentionnistes et de bulletins nuls au second tour
? 4
millions.
Il
y a 4 millions de Français qui n'étaient pas d'accord
avec
le choix du second tour. Et il y a eu 12 millions d'abstentions. Et vous croyez qu'on va redresser la France sans les Français ?
Et
je dis aux Français, vous êtes responsable de votre situation. Et moi, je vous propose quelque chose de nouveau qui va vous permettre de reprendre en main votre destin. Ça, c'est le gaullisme. Et le gaullisme, c'est le destin de la France qui appartient aux Français. Et ce qui m'intéresse, ce n
'est
pas d'être élu pour être élu. C'est pour rendre le pouvoir aux Français. Et c'est ça qui va changer. Et on a quelques mois. Et rien n'est décidé. Et ce sont les Français qui vont décider. Je peux vous
le
dire. Et je suis très convaincu là-dessus.
Je réagissais à quoi
?
Pardon ? À ce qu'il y
en
a dit ?
Oui, tout à fait.
Au sondage ?
Ce
qui vient d'être dit, moi, j'ai trois questions quand même à vous poser.
D
'abord, vous nous
direz
jusqu'au bout, où en êtes-vous de vos parrainages ? Est-ce que vous avez toutes vos signatures ?
Je vais vous répondre.
Deuxièmement,
j'attends les deux autres comme ça. Deuxièmement, c'est
vrai qu'en fait, on voit quand même que vous êtes quelque part pris en tenaille, si je peux me permettre, entre Éric Zemmour et Marine Le Pen, parce que vous aviez fait alliance avec Marine Le Pen lors des dernières élections.
Deuxième tour. Vous avez
une partie de votre camp qui est partie pour aller rejoindre notamment Éric Zemmour. Est-ce que vous pensez que vous pourrez aller jusqu'au bout ? Est-ce que vous en avez
les moyens
matériels et surtout les moyens
humains aussi
?
Je vais vous répondre. On est à partie présents dans toute la France.
Il y en
a une troisième.
Ah oui, il
y
en a une troisième.
Non, mais finissez. Non,
mais on est présents
dans toute la France. Vous savez, il y a cette belle phrase du général de Gaulle, droit, fidèle, le bon sens. Et contrairement à ce que vous croyez tous, parce que le choix que j'ai fait au second tour, que j'assume totalement, a fait croire au journalisme et pas aux Français que je me situais dans le camp, je vous entendais, droite nationale. Mais mon électorat, les gens qui votent pour moi et qui disent voter pour moi, il y en a qui viennent de la gauche républicaine,
il
y en a qui viennent du centre, il y en a qui viennent de la droite. Les Français, je voudrais que vous compreniez une chose, et je les vois dans la rue,
je
les vois dans les réunions, je les vois partout.
Ils
n'appartiennent pas à des partis. Il y a des Français qui votent un coup LR, un autre coup qui s'abstiennent, qui votent Front National parce qu'ils ne
sont
pas contents sur un autre point. Mais les Français n'appartiennent pas à des écuries. Les Français,
ils
sont désabusés de la vie politique, ils sont écoeurés qu'on parle toujours de sondages, de médias, de machin. Ils n
'ont
pas envie que vous décidiez à leur place.
J'ai dit vraiment.
Non mais oui, enfin on a bien compris. Pas vous personnellement, mais on a bien compris le jeu des médias qui nous emmerdent, pardonnez-moi, avec les sondages matin, midi et soir. Et les Français, ils volent tranchés par eux-mêmes. Ils sont un peu écoeurés. Et moi, mon boulot d'homme politique, à ma façon, avec mes défauts,
mes
qualités, c'est de leur dire ça ne sert à rien d'aller manifester sur des ronds-points parce que j'ai beaucoup soutenu les gilets jaunes à un moment. Et je leur ai dit ça ne sert à rien d'aller manifester la nuit sous la pluie, c'est courageux. Mais si vous n'allez pas voter après, et il y a le choix,
et
il
y
a un moment où il faut qu'on dise aux Français ce qui est en compte, ce qui est en jeu, c'est comment on va augmenter votre salaire et comment on va le financer. Comment on va, par exemple, j'étais avec un maire au téléphone et je vais vous répondre, qui me disait il n'y
a
plus de médecin dans mon coin, on a un médecin pour 9000 habitants. Moi, ce qui m'intéresse,
c
'est de leur apporter des propositions.
C
'est ça qui m'intéresse.
Tout
le
reste m'indiffère sur les
parrainages. Les
parrainages
avancent bien, mais je reconnais que c'est plus dur qu'avant.
Et
c'est très intéressant. Pourquoi c'est plus dur
? Parce
que beaucoup de maires sont écœurées, en ont assez d'avoir des intercommunalités, vous savez, ces grandes intercommunalités qui décident de tout, un État très bureaucratique, et le sentiment pareil,
que
ce qu'ils voient à la télé
ne
correspond pas à leurs attentes. Et c'est pour ça que je réponds. C'est pour ça ou pour le fait que c'est rendu public et que ça embête
?
C'était
rendu
public la dernière fois.
Il
y a un ras-le-bol. Et il y a une perte de confiance. Et c'est pourquoi je vais, vous voyez, demain je vais dans l'Aisne, lundi dans Lyon, mardi dans les Ardennes. J'ai fait 30 déplacements. Je vais voir les maires que je connais. Ils savent que j'étais maire 22 ans. Et je leur dis, permettez-moi
de
proposer aux Français
une
autre politique et surtout une attitude différente. C'est ça qui m'intéresse. Donc on verra. Je ne
suis
pas sûr de les avoir. Mais ce que je sais, c'est qu'il
y
en a beaucoup qui ne les auront pas.
Vous en avez à
combien à peu près jusqu
'à ce moment-là ? C'est mon
secret de
fabrication.
Voilà.
Non mais nonobstant les éléments relatifs au programme de Nicolas Dupont-Aignan, que je ne commente pas parce qu
'on
ne les a pas là, qu'il n
'a
pas le temps de les développer. J
'aimerais le développer. Sur
sa posture, je trouve une dimension intéressante. Il dit « Je ne veux pas invectiver mes concurrents.
Je
ne veux pas tomber dans les attaques, en dessous de la ceinture. » C'est ce que nous a dit Nicolas Dupont-Aignan à l'instant.
Je
trouve que c'est ce dont cette élection présidentielle a besoin.
Qu
'on ne rajoute pas à la violence de notre société, de la violence dans le débat politique. On sait ce que vous
avez
fait aujourd'hui, M. Candila. Oui. 830 exposants et un succès croissant, c'est vrai, d'année en année, cette période de pré-campagne présidentielle. Le salon Made in France est un passage obligé, décidément, pour tous les candidats. Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Marine Le Pen, Valérie Pécresse et
à
certains Nicolas Dupont-Aignan. Aujourd'hui, regardez ce que ça donne.
« Vous
pouvez me dire, sur les vêtements que vous portez, lesquels ont été fabriqués en France
? » « Tout. »
« Belleville.
» « On
s'arrête là.
» « Non,
Vuitton. » « Vuitton. » « Dans le Val-de-Ouest.
» «
Chaussettes, misseigle.
» «
Chaussures, limoges.
» «
Chemise, je ne
sais
pas, c'est une vieille, je suis désolé.
» « Cravate
? » « Je ne
sais
pas du tout.
» «
On s'arrête là.
»
« Ça, c'est roumain.
» « Il
ne
faut
pas que le produit français soit réservé aux plus riches.
» «
Est-ce que je peux vous demander si vous savez où ont été fabriqués
nos
vêtements
?
»
«
Et je le sais. »
«
Alors, je vais vous dire mes chaussettes en France.
» «
Parce que j'ai acheté spécialement les chaussettes. »
«
Je demande. »
«
Les chaussettes en France. »
«
La chaussure en France. » « Ça, je ne suis pas sûr. »
«
Le complet, je ne suis pas sûr.
»
« La chemise en France. » « Voilà.
» «
Très dur.
» «
Mais très dur.
» «
Au moins, vous êtes honnête, Nicolas Dupont-Aignan. »
«
Il y
a
les chaussettes et vous êtes venus avec. » «
C'est
au moins ça.
»
« Et je
ne
l'avais pas fait exprès. »
«
Heureusement, j'ai regardé mes chaussettes quand la journaliste a posé
la
question.
» «
Vous êtes dit où ?
»
« Je manque de métier parce que j'aurais dû m'attendre à ce type de questions. »
« Et
puis, je n
'ai
pas réfléchi en revenant. »
« Et
j'ai regardé mes chaussettes. »
« Je
me
suis
dit, heureusement, je les achète en France et je fais attention. »
« Mais
c'est tellement difficile.
» « Le Made in France, c'est à la vente. » « Mais est-ce que ça
s'achète
? » «
Comment ?
»
«
C'est à la vente. »
« Mais
est-ce que ça s'achète ? » « C'est un problème de compétitivité,
c
'est un problème d'offres, c'est un problème de filière. » «
Mais
ce
qui
me réjouit, pas tant que ça, ce qui me réjouit quand même par rapport à il y
a
quelques années. »
« Moi, je
suis venu au salon du Made in France depuis le premier jour, il y a 8 ans.
» « Il
n'y avait pas un leader politique, à l'exception, il
faut
être honnête, d
'Arnaud Montour. » « Il
a toujours été présent. »
« Mais
à part nous deux, Yves Gégaud, on n'était pas nombreux. » « Alors, ce qui me réjouit, c'est qu
'il
y
a
une prise de conscience liée à l'affaire Covid.
» « Ce
qui m'inquiète,
c
'est qu'on en parle beaucoup, mais que la traduction dans les actes
n
'est pas faite. »
« Et
je vais vous donner un exemple tout à fait symbolique, et pas que symbolique d'ailleurs.
» «
5 milliards d'euros
de
masques importés de Chine et du Vietnam, d'Asie, grosso modo.
»
«
Alors
que le président de la République a inauguré à grands frais des usines de producteurs français qui se sont mobilisés.
»
« Et l'État, la sécurité sociale et les autres commandent les masques en Asie. »
« On
ne peut pas d'un côté lancer nos entrepreneurs et leur dire « Produisez français.
»
«
Si
en même temps,
tous
les acteurs publics,
pour
des raisons de prix, achètent à l'étranger. »
«
Et surtout, s'il n'y a pas une baisse des charges, et c'est ce que je propose avec ce crédit impôt produit en France que je propose. » «
C'est
-à-dire que quand on
investit
des bénéfices sur le sol français, je propose que l'impôt sur les sociétés soit divisé par deux.
» «
Quand en revanche,
on
investit les bénéfices à l'étranger, ou qu'on le donne aux actionnaires, ou qu
'on
fait du rachat d'actions, là, pas de diminution. »
« Et
ce que je regrette vraiment, c'est que le grand CICE de François Hollande, vous vous souvenez, on nous a dit 20 milliards de baisse de charges.
» « Ça
n
'a
pas été ciblé. Il faut que toutes les baisses de charges soient ciblées sur les entrepreneurs qui réinvestissent sur le sol. »
« Et
là,
vous
verrez que les entrepreneurs, ils ne
sont
pas idiots, ils vont où ils peuvent gagner de l'argent. »
«
Ils vont vraiment jouer le jeu ? »
«
Mais ils auront intérêt. Le problème de fonds... Tiens, j'ai vu... Je ne
vais
pas être long, mais j'ai vu un chef d'entreprise. Il exporte dans le monde entier, sur le salon. Je le connais bien parce que je le vois chaque année.
Il
m'a dit 10 millions de chiffre d'affaires. Sur les 10 millions de chiffre d'affaires,
il
paye 850 000 euros
pour, en
gros, les prélèvements sociaux.
Le
même producteur importateur
qui
importe 10 millions du même produit de Chine,
il
paye 150 000 euros. Donc, au jour d'aujourd'hui, toujours en France, si vous êtes producteur, vous payez plus que si vous êtes importateur. Il faut donc qu'on change notre système d'assise de
notre
système social.
Sinon, vous aurez toujours plus d'importateurs. »
Les Français, vous savez, ils rêvent d'acheter français si ce n'était pas plus cher. Et s'ils le savaient
?
Vous savez que Lactalis, c'est quand même une histoire de fou. Lactalis, l'horrible producteur de lait qui exploite les agriculteurs, les éleveurs, a attaqué l'État français. Attaqué l'État français parce que l'État avait décidé de mettre le drapeau tricolore sur les briques de lait
produites
en France. Et la Cour de justice de l'Union européenne a désavoué l'État et a donné raison à la multinationale française.
Moi,
je demande qu'on ait une étiquette sur tous les produits qui permettent de savoir où c'est produit. C'est quand même la moindre des choses. Au Japon, aux États-Unis, vous savez où est produit ce que vous achetez. Après, libre aux consommateurs
d
'être civique, d'être favorable, d'être pas favorable, de faire un arbitrage. Mais on ne peut pas en France.
Vous
savez où est acheter votre complet et votre cravate
? Vous
savez où est ces produits ? Non.
Bon.
Donc c'est la base. Une étiquette,
un
crédit impôt production pour les producteurs. Et dernier point, la commande publique. 75% de la commande publique dans des entreprises françaises au terme d'un quinquennat. Allez, on avance.
Pardon ? Ce n
'est
pas possible.
Pourquoi ce n
'est
pas possible ? Parce
qu'il
y a
une loi qui interdit cela. Il y a un problème de concurrence. En fait, il y a une mise en concurrence nécessaire entre les candidats. Bien sûr. Donc la loi française,
il
y
a
des critères très précis, critères environnementaux et critères je ne
sais
plus. Justement. Je
veux les modifier. Je veux les modifier. Comme aux États-Unis, vous avez
bien sûr le Buy American Act, le Buy American Act qui est une loi américaine. Et quand Vuitton, vous parliez, ou c'est Montebourg qui parlait de Vuitton, passons. Mais quand Vuitton a voulu
exporter
aux États-Unis, il a construit une usine aux États-Unis. Quand Airbus a voulu exporter aux États-Unis, il a construit une usine. Ce que je demande, je n'interdis pas moi les entreprises étrangères, mais s'ils veulent vendre en France,
ils
doivent produire en
France.
Karim Zéribi, vous dites « on a banni ». Non. Moi, on était un certain nombre à le dire.
Et
à chaque fois,
on nous disait
« protectionnisme ». Je ne demande pas du protectionnisme. Moi, je demande
du
rétablissement. Non. Moi, je demande du patriotisme économique et je demande le rétablissement d'une concurrence loyale. Dans un match de foot, il y
a
un arbitre.
Quand
vous pensez que les douaniers du Havre m'expliquent, que les conteneurs arrivent au Havre et que la norme européenne n'est même pas respectée. C'est-à-dire que... Vous savez, les chefs d'entreprise français ne demandent pas le protectionnisme total. Ils demandent une concurrence loyale et ils demandent que l'État arrête de favoriser les importateurs, grandes distributions, grandes sociétés et une politique de PME. Et moi, je souhaite nommer à Bercy un ministre qui soit un ancien chef de PME. C'est tout bête. Ça paraît gadget. Pas du tout. Parce qu'en vérité, la politique économique de la France est faite pour les entreprises qui ont déjà délocalisé.
Et tout l'enjeu, et vous avez raison, c'est les territoires, c'est en fait de réinciter, d'aider ceux qui produisent,
de les favoriser. Pourquoi le
protectionnisme vous dérange ?
Vous êtes un
élu local aujourd'hui. Excusez
-moi, je
vais
au bout de ma réflexion. Quand vous êtes un
élu local aujourd'hui, vous n'avez pas le droit
de
mettre la priorité sur vos entreprises locales. Moi, j'appelle ça du protectionnisme.
Non, moi, j'appelle ça du choix intelligent. Ça n'est pas
un gros mot. Parce que je préférerais même, je vais vous dire, et les Français seraient d'accord avec moi, que nous choisissions une entreprise locale, régionale, même à payer un petit peu plus cher. Bien sûr. Donc, pour que derrière, l'emploi reste chez nous.
Alors, notre entrepreneur, c'est un problème de
mot. J'appelle ça patriotisme économique. Pourquoi ? Parce
que nous sommes aussi bien
contents de vendre à l'extérieur. Et ne tombons pas dans le piège du mot protectionnisme. Disons simplement, déjà, on rétablit les conditions loyales, on baisse les charges de ceux qui produisent en France, donc on favorise l'investissement, on recrée des filières, et on permet à chaque consommateur de choisir. Ça serait déjà pas mal.
On mettait l'impôt sur les sociétés.
Divisé par deux, pour les bénéfices réinvestis
sur le sol
français, ça fait du 15%
au lieu du
30%. Ça change tout. Ça change tout dans les arbitrages. Et Trump l'a fait aux États-Unis. Trump l'a fait aux États-Unis, et ça a marché. Pourquoi on ne le fait pas, nous, en France
?
Le problème, le diable, se niche dans les détails. Je défends ça depuis 20 ans. Donc, je ne
veux
pas vous dire, vous avez tort. Simplement, ce que j'aimerais, c'est qu'au-delà des mots, parce que tout le monde, en fait, reprend ses mots,
mais
au-delà des mots, on change les règles du jeu. Parce qu'encore aujourd'hui, le président de la République parle de souveraineté, de patriotisme,
de
France, etc. Mais dans les faits,
les
règles qui s'appliquent sont des règles qui favorisent les importations.
Et
ça, ça n'existe dans aucun autre pays au monde. C'est ça qui est délirant. C'est que oui, madame, moi, quand j'étais maire, je voulais qu'on achète dans le coin, par exemple, les carottes. Je voulais des carottes de l'environnement proche pour mes cantines. Eh bien, c'est le représentant du ministère,
à
mon appel d'offres, qui disait « vous n'avez pas le droit ». Et j'ai été. Ils l'ont marqué dans le rapport de la Cour des comptes sur ma gestion. Il a osé acheter des carottes à côté.
C
'est complètement fou. Donc, si on ne change pas les règles du jeu, on dira « il faut plus de France », «
il
faut tout ça ». Mais dans les faits, tout est fait pour délocaliser.
Et
en ce moment, vous savez ce qu'on délocalise en ce moment
? À
cause de la crise Covid et du télétravail ? Les centres d'appel. J'ai un médecin... Ça fait
longtemps que ça
fait
longtemps.
Mais non,
mais
ça s'aggrave. Attendez, attendez. Ça fait longtemps. Mais ça s'aggrave. Un centre d'appel
d
'un petit médecin, où ils sont quatre dans un cabinet médical, vient d'être délocalisé au Maroc. Il y avait une standardiste. Une. Il n'y
en
a plus.
Et
ça, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut mettre une règle du jeu différente. C'est tout. Donc,
on
en parle tout le temps. Et on fait le contraire.
Nicolas Dupont-Réunion, 18 milliards d'euros de manque à gagner par an. C'est une priorité de s'attaquer au Maroc ?
Oui. Il y a une autre... Moi, j'en ai parlé dans mon bouquin où j'ai fait une synthèse de toutes les fausses cartes vitales dont a déjà parlé, d'ailleurs, M. Prats. Mais j'ai voulu reprendre tous les rapports parlementaires. La fraude de la Sécu. Par exemple, ce qui est ahurissant sur l'affaire, bon, il y a cette fraude-là, mais il faut baisser les charges aussi sur le travail. Parce qu'il faut aussi s'interroger sur la pression fiscale générale. Mais vous avez aussi les fraudes aux cartes vitales qui sont délirantes. Parce que ce qui est délirant, c'est que là, on n'est même pas, comme le m'a dit une France, dans une prise de conscience.
C'est-à-dire qu'on est encore dans la politique de l'autruche. C'est-à-dire le déni de réalité. Et quand vous pensez que la France se déchire sur la réforme des retraites, 5 milliards d'euros, d'accord
?
Et vous avez... J'ai recensé 100 milliards, ici ou là, et tout est documenté, qu'on laisse filer. Alors j'aimerais que
l
'État, au lieu de contrôler les passes sanitaires, avec des QR codes partout, peut-être s'occupe de contrôler les choses élémentaires. Les escroqueries à la TVA, ce n
'est
pas les petits entrepreneurs,
ce
n
'est
pas le café et
le
restaurant. Les escroqueries à la TVA, ce sont des gangs organisées qui soutirent 20 milliards d'euros à l'État chaque année. Des gangs. Rien n'est fait. La Belgique l'a fait. J'ai fait un rapport parlementaire là-dessus. Ce qui est complètement fou, c'est qu'on a l'impression dans notre pays que la haute administration d'État, et donc le pouvoir politique,
s
'attaque toujours aux petits
et
ne s'attaque pas aux gisements de pétrole,
c
'est-à-dire d'argent qu'il y
a.
Mais pour ça, il ne
faut
pas prendre ses ordres chez les GAFA, il ne faut pas faire Chousse France à Versailles avec toutes les multinationales. Il faut à un moment réhabiliter le producteur, le consommateur, et être un peu plus juste. C'est un peu... Vous connaissez l'histoire de Robin Desbois
? Un
petit peu. Oui, ben voilà.
Je vous renvoie
au dessin animé de Walt Disney.
S'attaquer au travail au noir, c'est une priorité pour vous
?
Je pense que l'État républicain n'est pas si faible que ça, en réalité, si on pouvait lutter contre toutes les fraudes, notamment cette fraude au travail au noir, cette fraude aux prestations sociales, la sécurité sociale, cette évasion fiscale qui existe aussi dans le pays. Quand on cumule l'ensemble de ce qui échappe à l'État républicain, on pourrait quand même être beaucoup mieux loti sur le plan budgétaire pour renforcer nos services publics, plus de police, plus de santé, plus d'enseignants, plus de justice. Et je pense
que... C'est l'impression qu'on me dit tous les 5 ans qu'on le fait jamais, non ? Et moins d'impôts et de taxes, parce qu'on est le pays
le plus taxé du monde. Et moins d'impôts et de taxes. Ce qui éliterait les fraudes aussi. Mais il
y
a un sujet que vous n'avez pas évoqué, je me permets de le souligner, contre ce travail au noir. Bien sûr qu'alléger les charges, mais augmenter les salaires, ce serait pas mal quand même.
Tout
à fait. Parce que je vais vous dire, aujourd'hui, qu'est-ce qui freine souvent quelqu'un aussi à vouloir être déclaré ?
Je
vais vous le dire. La réalité, c'est qu'on en croise tous. Celui qui touche 800 euros de chômage et qui dit je vais faire un job à 1200 euros par mois. Je vais avoir 2000 euros pour pouvoir vivre à peu près dignement. Parce qu'avec 1200 euros par mois, les Français ne vivent pas dignement. C'est une réalité. Et avec des métiers en plus difficiles, parce qu'on parle de gardiennage, on parle de transport routier, on parle d'être dans les cuisines de restaurants, on parlerait du BTP, ce serait pareil. Ça veut dire que les métiers les plus difficiles, qu'on qualifie de métiers essentiels il y a quelques mois. Essentiels. Ah, les mots, ils sont beaux.
C'est comme quand on soutient nos forces de l'ordre. Ils sont fantastiques. Mais à quand on résout le problème des heures supplémentaires, des salaires, je dirais, maudits que pour un gardien de la paix, les conditions de travail détestables, les risques qui sont encourus ? Les mots, à
un
moment donné, il va falloir que ça se transforme en actes concrets. Un Français au SMIC, aujourd'hui, il ne peut pas vivre dignement de
son travail. Je vous
propose. C'est une vérité. Je propose une solution simple
mais
difficile à mettre en place. C'est que le net rattrape le brut. Vous savez que le chef d'entreprise paye presque 1 600 euros à SMIC, 1 500 à des poussières. Et le salarié, la part entre le brut et le net, c'est énormément accrue parce que les charges salariales ont augmenté. Et je propose, et c'est la mesure phare de mon projet présidentiel, un 13e mois,
ou
un 14e, s'il y en a déjà un 13e, un mois supplémentaire, ça représente une augmentation de salaire de 8%. 8% pour tous les Français salariés jusqu'à 3 fois le SMIC, ça coûte 20 milliards. C'est exactement le coût
de
la fraude aux cartes vitales. Vous financez tout ça avec ces fraudes ? D'accord. Oui, mais à une condition, parce qu'il ne
faut
pas raconter non plus n'importe quoi aux Français. C'est qu'il faut être capable de lutter contre ces fraudes pour pouvoir redistribuer l'argent. Parce que si on dit aux Français, comme font tous les candidats en ce moment...
On avait
dit
ça il
y
a 5 ans, personne ne l
'a
fait.
Oui, mais parce qu'Emmanuel Macron ne
l'a
pas fait, mais parce qu
'il
ne
s
'est pas attaqué aux fraudes. Si vous vous attaquez aux fausses cartes vitales, il y en a plusieurs millions,
et
que vous dites aux Français, moi je dirais aux Français, tout ce que j'économiserais sur les fraudes, je vous le rendrais en augmentation de salaire net.
Ça
ne pèsera pas sur l'entreprise,
mais
ça sera donnant, donnant. Tout ce que je récupérerais sur la fraude, je vous le
rends.
Ce n
'est
pas pour augmenter encore la dépense publique. Je vous le rends. Ça change tout.
Et
ça sera beaucoup plus légitime.
Parce
que s'attaquer à la fraude, c'est s'attaquer aussi à des chasses gardées. Vous savez pourquoi ils ne le font pas
? C
'est parce qu'en vérité, ils savent très bien que s'ils osaient,
comme
je le propose, donner des cartes biométriques et en quelques années, parce qu'il faut plusieurs années pour redonner une carte visuellement à quelqu'un dans les sous-préfectures, ça veut dire qu'il faut donner un coup de pied dans la fourmilière, des ghettos, du travail caché, de l'exploitation de la misère, de ceux qui en profitent. Et pas seulement des pauvres, de ceux très riches qui en profitent et qui les font travailler. Parce que ce que disait Karim Zéribi est très juste. Il faut aussi à un moment que nos chefs d'entreprise comprennent qu'il faut payer les gens et qu'il faut les respecter.
Mais
pour qu'ils le fassent, il faut que les charges diminuent. Donc c'est un cercle vicieux qui fait qu'on est dans une espèce de spirale sans fond. Et je suis convaincu pour l'avoir expérimenté à une très modeste mesure comme maire quand j'ai pris une ville en faillite, c'est qu'on ne peut réformer un pays
qu
'avec l'appui des gens, des Français. Et que donc il faut leur mettre un marché dans la main.
Oui, on
va vous taper sur la fraude, mais en échange, vous allez gagner plus.
Et quand vous dites au chef d'entreprise,
vous comprenez ? Oui, chef d'entreprise, on
va
être plus clair, mais on va vous aider. Si je vous baisse
les charges, cette baisse des charges, on doit la retrouver dans une augmentation de salaire. Il dit oui, le chef d
'entreprise.
Mais bien sûr. Il préfère payer ses salaires plutôt que de payer des taxes à l'État dont il ne sait pas souvent ce
que ça doit être. Pour ça, pardonnez-moi, il faut
aussi que la sphère Internet soit contrôlée parce que sinon, vous avez une note CET que je ne
veux
pas citer
qui
va prendre tous les marchés. Et le problème aujourd'hui, ce n
'est
pas le choix simplement entre les petites entreprises et les grandes. C'est comment on
dompte
la sphère économique Internet qui ne paye aucun impôt. Aucun impôt. Et c'est ça l'enjeu. Nicolas Dupont-Rignan. Moi, je pense que face à cela, bien sûr, je partage tout ce qui a été dit, mais la meilleure contre-offensive,
c
'est de réhabiliter et d'avoir une politique volontariste
de
l'instruction publique, du travail, de récompense du travail et d'autorité de l'État. Les trois vont ensemble. Si vous voulez, en fait, pourquoi ces associations prospèrent ? Moi, je le vois, je suis élu de banlieue depuis 20 ans et je connais bien les villes. En fait, elles prospèrent de notre faiblesse et de la faiblesse de l'État. Réhabiliter une école, j'allais dire presque militante, qui donne un avenir aux jeunes et vous verrez que ces associations tomberont.
Réhabiliter la valeur travail et donner un avenir à notre jeunesse qui est baladée de stage en stage et qui n'a pas de boulot parce que, quand on parlait du produit en France tout à l'heure, c'est que, ce n'est pas le revenu d'engagement. Bon, si c'est accompagné d'un vrai travail ou au moins d'un travail d'intérêt général, donner une espérance à la jeunesse, c'est beaucoup plus grave. Il ne
faut
pas que l'espérance soit du côté du communautarisme. Et il y a une panne d'espérance de notre modèle économique et français. Donc, je pense qu'on peut critiquer, on peut dire c'est scandaleux, on peut dire on est tous d'accord. Mais qu'est-ce qu'on fait concrètement comme instruction civique à l'école vraiment forte ? Est-ce qu
'au
-delà des paroles, on l'a vraiment réhabilité ? L'apprentissage de l'histoire, doubler les heures de français, apprendre à maîtriser la langue pour pouvoir avoir un boulot et pas être perdu après. Moi, je vois des jeunes dans mes quartiers qui sont des jeunes bien, il
y
en a des très bien. Simplement, ils sont perdus parce qu'ils n'ont pas été élevés au sens élevé dans le sens voire plus haut. C'est ça le vrai défi de notre société. Le problème de fond, c'est qu'au-delà des valeurs, il faut que ce soit concret et que le mérite. Or, tout est fait dans une tendance à la discrimination positive, à l'excuse. Et moi,
j
'aimerais internat d'excellence, récompense du mérite et que vraiment, il y
a
une exigence méritocratique à l'éducation nationale et entre nous, on en est encore loin.
Ne le limitez pas dans les internats d'excellence.
Toutes les écoles de la République doivent prôner la méritocratie
par que les
internats d'excellence.
Ne réservez pas
ça à une caste. Non, mais il faut que les meilleurs
et
notamment issus des quartiers et il
y
en a des très bons.
Les meilleurs partout,
quartiers, zones
rurales,
partout,
que les meilleurs, c'est pas à distinguer. Il faut
que les meilleurs se disent « Je peux réussir si je fais un effort » et c'est pas le cas aujourd'hui. Encore,
malheureusement.
Merci à tous les quatre. Merci à vous, Nicolas Dupont-Aignan. Où va le pognon ? Je rappelle le titre de votre dernier ouvrage,
c
'est aux éditions de l'Archipel. Passez une excellente soirée. Tout de suite, c'est ça, se discute. Excellente soirée.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Nicolas Dupont-Aignan