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Podcast / conversationLegend (sur YouTube)· 29 septembre 2026 50 minComplaisantPortrait personnelSécuritéSantéSolidarités & familleJustice

BRÛLÉE À L’ACIDE PAR L’HOMME QU’ELLE VENAIT DE QUITTER, ELLE EST DÉFIGURÉE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous raconter le moment où tu as découvert ton visage pour la première fois après l'agression ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Comment te sens-tu aujourd'hui après 15 ans ? Est-ce difficile de venir raconter ton histoire ?

  • 3:17OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-il important pour toi de témoigner aujourd'hui ?

  • 5:28OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous raconter ta vie d'avant l'agression et ta rencontre avec cet homme ?

  • 7:38OuverteRéponse directe

    Qu'as-tu ressenti en apprenant qu'il avait tué un bébé par le passé ?

  • 11:16OuverteRéponse directe

    Que s'est-il passé le jour de l'agression en détail ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Fait
    « Elle a été brûlée du visage jusqu'au genou et elle a subi 113 opérations parce qu'elle a été complètement défigurée. »
  • 33:49Chiffre
    « Il s'est carrément acheté l'acide dans un magasin de droguerie. 1,29 € le prix. »
  • 39:41Chiffre
    « Pour le meurtre de la petite, il a pris 17 ans. Donc ça fait 47 ans. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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On reçoit Patricia. Elle a été brûlée à l'acide par un homme qu'elle fréquentait. Cette porte s'est ouverte. J'ai reçu un G. Je savais pas ce que c'était. Là, il m'a reversé carrément sur le visage de nouveau ce produit quoi. Et puis j'ai entendu plus personne ne la toucha de l'acide. Et tu te rappelles du moment où tu as découvert ton visage pour la première fois ? Je je touchais le miroir pour voir si c'était un vrai enf j'étais dans une dimension pas possible quoi. Ce jour-là, j'ai dit le monstre est né sur terre. encore à l'heure actuelle hein, ça fait 15 ans que ça m'est arrivé. C'est encore très rare quand je me regarde dans un miroir. Vraiment très rare. J'ai entendu une voix de femme qui dit "Moi, sa place quand je me réveille, ben je me mets une balle dans la tête."

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"Bonjour, je m'appelle Patricia et j'ai accepté de venir raconter mon histoire. Elle n'est pas forcément jolie. Euh j'ai été victime d'une tentative d'assassinat à l'acide sulfurique. J'ai rencontré un homme que je pensais être quelqu'un de bien, euh quelqu'un de bon sur tout rapport et il s'avère en fait que j'ai eu à faire presque à un meurtré en série. Si je suis ici, c'est pour vous raconter mon histoire pour que ça n'arrive plus jamais et c'est pour cette raison que je la raconte sur les gens. Bonjour à tous. Aujourd'hui, une émission bouleversante puisqu'on reçoit Patricia. Elle a été brûlée à l'acide par un homme qu'elle fréquentait. En fait, cet homme-là n'a pas supporté la

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rupture et il est venu se venger en lui jetant de l'acide au visage chez elle. Elle a été brûlée du visage jusqu'au genou et elle a subi 113 opérations parce qu'elle a été complètement défigurée. Voilà, il faut savoir que 15 ans après les faits, Patricia ne se reconnaît toujours pas. Il faut savoir que ces agressions à l'acide restent quand même sous-documenté en France. Pourtant, à l'échelle mondiale, on en reconce environ 1500 chaque année selon plusieurs associations de victimes. Ce qu'il faut savoir, c'est que l'agression de Patricia a eu lieu en 2009 et au moment des faits, son agresseur avait pu acheter cette acide à 96 % en boutique sans aucun contrôle. Voilà, en fait, à l'époque, il n'y avait aucune loi qui encadrait sa vente. Depuis, heureusement, la réglementation a

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changé, mais d'autres acides capables de sévère brûlure restent encore aujourd'hui en vente libre en France et en Europe. Si Patricia a accepté cette interview, c'est pour porter son combat contre l'acide et pour que ce qui lui est arrivé ne se reproduise jamais. Vous allez voir, elle a accepté de tout nous raconter, sa rencontre avec cet homme, le jour de l'agression, sa reconstruction et aussi le combat qu'elle mène au quotidien contre le regard des autres parce que malheureusement 15 ans après, elle subit encore beaucoup de moqueries et d'insultes dans la rue. C'est tout de suite le témoignage de Patricia sur les gendes. Bonjour Patricia. Bonjour Lola. Merci de nous avoir accordé cette interview. On est très content de te recevoir. On a été extrêmement touché et

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ému par ton histoire et le [grognement] combat que tu mènes au quotidien contre l'acide. Euh toi, ça fait 15 ans que ton agression a eu lieu. Euh déjà, comment tu te sens ? Est-ce que c'est difficile pour toi de venir comme ça en plateau raconter ton histoire ? La raconter, ça va pas être difficile. C'est c'est le chemin qui a été plus compliqué parce que même au bout de 15 ans, tu as toujours les regards qu'il faut éviter. Ça c'est le monde qui est comme ça quoi. Même avant de venir à l'interview, tu m'as dit que tu avais du mal à prendre le train seul. Oui. Parce que tu subis encore des moqueries. Oui. Euh, il des insultes même parfois. Oui. Et j'ai remarqué que quand on était deux, ben les gens donc d'office quand tu es deux, tu parles, donc tu fais pas

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attention à ce qui se tourne autour de toi et les gens sont beaucoup plus calmes, je dirais. Pourquoi c'est important de venir comme ça témoigner pour toi aujourd'hui ? parce que ce qui m'est arrivé est arrivé aussi euh en France et ce qui m'étonne par rapport à la France et aux autres pays où ça se passe, c'est que la France les terre les attaques. C'est parce que je reçois les alertes que je sais où ça se passe. Mais parce que toi tu viens de Belgique. Oui. Et c'est vrai que des attaques en France, tu dis qu'elles sont pas assez médiatisées. Il y en a elles sont pas du tout médiatisées. On n parle pas. Il y a eu cinq personnes, il y a eu un policier pendant des

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manifestations qui en a reçu par un balcon et tout ça, on en a pas parlé. Toi, tu veux porter la voix de Ben moi en fait mes combat de depuis toujours, enfin depuis toujours non quand j'ai commencé à me battre pour plusieurs causes et que je me suis rendu compte en fait de ce qui m'est arrivé arrive dans d'autres pays par exemple où il y a les plus graves attaques par an. Enfin note que ça s'est calmé pour l'instant c'est à Londres euh entre 2022 2023 il y a eu entre 1200 1300 attaques à la cide. Oui, à la site et euh c'est pas spécialement pour diffigurer une personne, c'est pour euh soit jeter sur

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les mains, soit jeter sur le corps. Et le geste c'est tout simplement pour voler. Voler une motocyclette, voler un portefeuille. Euh à Londres, il y a un gars qui a pris un fusil à eau de piscine et qu'il a rempli d'acide sulfurique, il a ouvert le dancing et il en a balancé sur tout le monde. Et d'où pourquoi j'ai été souvent appelée à Londres ? parce qu'à Londres, il y a une société qui s'appelle Asti qui lui fait un travail énorme de par le monde entier. Donc, on va dire que j'étais venu un peu le porte-parole de ces attaques et surtout le porte-parole pour arrêter euh la site. On va parler de ta vie d'avant, avant l'agression que tu as subi. Euh toi, tu

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étais concierge d'immeuble, tu avais déjà trois enfants. Oui. Et un jour, tu vas faire la rencontre d'un homme qui va changer ta vie. Oui. Détruire ta vie même. Oui, carrément. Euh est-ce que déjà tu peux nous raconter la première impression que tu as eu de lui et nous raconter bah les débuts avec ce garçon ? En fait, j'ai j'étais seule depuis 2 ans. J'avais mon petit boulot, mon petit train train quotidien et à la période Noël, je reçois euh j'ai passé un terrible Noël. Je t'expliquerai. Un SMS ? Un texto. Oui, un SMS. et je dis c'est encore un qui s'est amusé qui a vu, je connais pas, il y a pas de nom, il y a rien. Donc je réponds

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même pas à ce message. 2 jours plus tard, je suis dans l'ascenseur et là il y a deux hommes, il y en a un qui me dit "Bah, tu réponds pas mes messages ?" Je dis "Mais quel message ?" Bah dit "C'est moi." Et dit, "Qui t'a envoyé ?" Je OK, maintenant je vois un un visage et votre nom c'est et là il me donne son nom. rem Richard et euh sans s'en reste là. Puis après il me recontacte [souffle coupé] en disant tiens, ça fait longtemps que je vois que tu es que tu es seul, ça fait au moins 2 ans ça te dirait d'aller voir un verre ? Ouais, pourquoi pas ? vraiment tout bien comme tout le monde qui va voir un verre quoi. Et et là déjà euh il m'intéresse pas du

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tout parce qu'il a pas du tout euh tu sais pas discuter avec lui, il y a pas de culture, il est enfin il est bizarre quoi. Il était comment ton agresse et sœur quand tu l'as rencontré ? Tu devais le décrire ? Quand je l'ai rencontré, c'était quelqu'un de normal avec un travail normal. Il était papa de cinq enfants euh euh catholique aussi. Donc voilà, j'insiste pas sur le mot catholique parce que moi je suis complètement hâtée. Mais voilà. Oui. Un homme de bon sous rapport de bonne famille. Oui. Voilà. Jamais je peux m'imaginer qu'un 1er décembre il va m'arriver ce qui me ce qui m'est arrivé. Jamais je m'imagine ça. C'est quelqu'un qui était grand qui était fort porté sur le sport

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dans sa jeunesse. Il m'avait expliqué qu'il était bodybuilder. Il faisait beaucoup de sport. et euh et la vie fait que bon, on continue donc à se voir mais moi je sais très bien que ça va pas marcher parce qu'il y a quelque chose qui cloche chez lui et je sais pas pourquoi chaque fois que je lui dis non, chaque fois euh je reviens mais ça j'apprendrai plus tard. Pourquoi ? Moi aussi ce qui m'a beaucoup énervé c'est que j'ai reçu pas mal de messages en disant "Oui, c'est son doute Abdel Cader qui a pas su aller jusqu'au bout." Donc des messages très racistes et je suis pas du tout raciste. Donc chaque fois je dois répondre il est blanc, il était catholique, il avait cinq enfants. Et vous aviez quelle relation ?

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Même pas de couple, je dirais. C'était une Tu le fréquentais ? Ouais. Une fréquentation plus si on dit. [rires] Mais c'est je voulais pas de Je voulais pas vivre avec lui. Je voulais pas qu'il vienne vivre chez moi non plus. Il avait pas les clits de chez moi non plus. [grognement] D'apparence, il avait l'air gentil. Oui, c'était quelqu'un de très très calme de de Ouais. Même trop calme. Euh, il travaillait euh il m'avait dit qu'il était divorcé. La l'enquête enfin et mon enquête bien avant que ce soit l'enquête euh me montre en fait que tout ce qui m'a envoyé comme preuve, il m'avait envoyé des preuves d'avocat, des preuves de paiement, de divorce. Oui. Euh mais tout ça a verri que c'était tous des montages que

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lui avait fait en fait. Ah parce que moi je voulais pas, je suis pas une casseuse de couple quoi. Et euh un jour, ça fait plusieurs euh mois que tu le fréquentes, que tu le connais, tu vas apprendre qu'il a tué un bébé par le passé. Euh oui, mais ça j'apprends. Oui, oui, oui, oui. Parce que en fait, je rompe avec lui, il me dit "Descends, j'ai quelque chose à te dire." Je suis descendue et il me dit voilà si ma femme te téléphone elle va certainement te dire que j'ai fait de la prison. Je OK. Je dis "Tu sais, on en a peut-être tous fait un." Je dis ça dépend quoi. Et là, aussi calme qui qui que je vais peut-être le le répéter, il

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va il dit il y a des années, j'ai été soupçonné d'avoir tué un bébé et la phrase qui va me dire après m'a glacé vraiment mais tout le corps, il me dit "J'ai eu énormément de chance parce que le médecin légiste est arrivé en retard et n'a pas su déceler la mort de la petite. Moi mon cerveau me dit Patricia, tu t'en cours, tu as à faire un tueur ici. Qu'est-ce que tu lui dis toi à ce moment-là ? Je lui dis rien. Je lui dit écoute, je monte, je dis parce que les enfants sont en haut. Et en montant haut, j'ai ouvert mon ordinateur, j'ai tapé son nom, son prénom et je suis retombée donc sur des articles effectivement qui parlait de

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cet enfant quoi. Moi ce qui m'interpelle c'est bon déjà quand tu reçois un non lieu, c'est qu'il y a pas assez de preuves mais ce qui m'a interpellé c'est qu'il a été heureux que le médecin légiste n'a pas su donner l'heure de la mort de la petite. C'est ça qui aurait fait que qui prouverait que c'était lui. Moi, c'est comme ça que je le prends en fait. Et euh donc je rends tout, je rends tout. Je lui envoie un mail, je dis que que c'est pas enfin je prends des précautions en l'écrivant aussi parce que j'ai peur qu'il m'arrive quelque chose et il m'est arrivé quelque chose par après. Je lui dis que on peut rester ami euh et que ça doit s'en s'en s'en tenir là et pas plus.

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Et je crois une semaine après, il vient frapper à ma porte et il me dit "Écoute, il faudrait qu'on discute." Il dit "Je vais te servir ton ta boisson préférée à savoir un bize." Il dit "On va discuter." J'ai oui mais ça sera de toute façon. "Oui, mais peut-être non." Je dis "Ce sera je veux bien t'écouter mais ce sera non." et euh il me sert ce verre et on discute et c'est long de toute manière et quand il est parti 5 ou 10 minutes après donc je suis toute seule chez moi à la maison je vois mon plancher euh se balader, s'enfoncer, je vois les murs qui qui enfin des hallucinations vraiment terribles et

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j'ai la présence d'esprit de choper mon GSM et d'appeler n'importe quel numéro parce que je voulais vraiment de l'aide. Il fallait qu'on m'aide. Tu te sentais partir ? Oui. Pour moi, c'était un truc qui était pas normal quoi. Ça c'était très flippant. Et je me suis réveillée à l'hôpital et là, il y a un médecin qui vient qui qui me disent "Ce que ça vous arrive souvent ?" Je dis "Mais je sais même pas où je suis. Bah vous êtes à l'hôpital, on a dû vous faire un lavage avec du charbon." J'ai pourquoi ? Ben d'où ma question, ça vous arrive souvent ? Je Mais quoi ? Elle dit je voulais mettre fin au jour. J'ai pardon. J'ai même moi je suis quelqu'un je dis de bien de bien. J'ai

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j'ai des enfants élevés, j'ai une vie, j'ai un travail. En aucun cas je vais mettre fin à mes jours. J'ai dû enfin j'ai signé une décharge pour sortir de de ce que je venais d'entendre quoi. Donc tu savais que c'était lui ? Non. Ce ce jour-là, je me dis il est arrivé quelque chose mais jamais je ne l'ai soupçonné de quoi que ce soit. C'est l'avenir qui va me dire que OK, ici, j'ai à faire un tueur quasi en série. Et euh toi, du coup, tu vas vraiment couper les ponts. Mais il va t'harceler, il va t'observer. Oui. Oui. Euh donc euh il me dit qu'il a rencontré quelqu'un. Je suis contente, je suis soulagée. N'empêche que tous les jours c'était des textaux. Tiens, tu es bien habillé. Aujourd'hui, tu rentres

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tard. Enfin, c'était flippant quoi. Il connaissait toute ma journée, il savait comment j'étais habillée. Il savait si j'avais décapoté la voiture. Enfin, tout. Il était au courant de tout. Et j'ai commencé à avoir très très peur parce qu'en plus comme je suis concierge et qu'il habitait le même immeuble, je dis ouais ici non c'est pas possible. J'ai appelé la police et je dis voilà. Je dis j'ai un gros souci, je me sens en danger. Je reçois des textau de d'harcèlement euh qui fait peur. Et le policier me dit "Oh madame, vous savez, on sait jamais qui commence et quoi." Et moi, je dis "Au policier, écoutez, je peux venir chez vous, vous montrer les textaux et vous prouvez que je ne réponds jamais." Je dis à ces messages oh ma petite dame, à votre place, moi je

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déménagerai. Et lendemain matin, on était le 1er décembre, le jour du drame. Est-ce que tu peux nous expliquer qu'est-ce qui s'est passé cette journée en détail ? Du coup, c'est le 1er décembre 2009, je dire on est le 1er décembre, je reviens de mes courses. Ma fin de ménage est présente. 10 minutes après, on sonne au parlone. Mais j'ai un parlone qui est pourvu d'une caméra. Donc je sais qui sonne chez moi. Logique, j'étais concier, je devais le savoir. Et l'interlocuteur dit "Madame, j'ai un colis à vous remettre." Chose qui était normale pour moi puisque je recevais des colis pour les locataires. Et je lui dis "Écoutez, mettez-vous quand même devant la caméra parce que je ne vous vois pas." Ah écoutez, le colis est beaucoup trop

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grand. J'ai bon ben je descends quoi. Et j'ai dit à ma fin de ménage, je descends. OK. Et donc j'habitais le premier, les portes de l'ascenseur s'ouvrent et la porte principale de cet immeuble est en vert. Donc je sais qui est derrière cette porte mais je ne vois rien derrière cette porte. Par contre, je reconnais immédiatement son porte-clé qui est en tissu d'une d'une marque quelconque. Et là, c'est la vitesse VV prime. Cette porte s'est ouverte. J'ai reçu un get. Je savais pas ce que c'était. Je sais que c'était glissant parce que j'ai glissé euh [raclement de gorge] puis s'est approché de moi. Il m'a secoué dans tous les sens. Il faut savoir qu'il est habillé de la tête au

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pied en motard. Donc sa botte, pantalon, vestes, gante. Mais la corpulence c'était lui. Même s'il a pas dit un mot pendant tout ce qu'il a fait, j'ai pas entendu une seule fois son nom. Puis je le vois plus et je veux pour prendre l'ascenseur. Donc je fais demi-tour. J'ai dit non pas de si tu montes, tu es une femme morte. Et donc j'ai rampé et ce bras le bras droit était déjà occupé. Donc en fait à fondre, je savais pas ce que c'était. C'était une douleur inomable. Je sais même pas donner le le douleur. Il réapparaît. Il réapparaît je ne sais pas d'où, je crois de de ma gauche. Et euh là, il me reprend. Donc il m'a calé mes

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jambes avec ses jambes à lui et j'avais les tout longs cheveux et il a pris mes cheveux qu'il a entouré autour de son poignet. Et donc j'avais la tête totalement en arrière. J'étais incapable de bouger parce que sa main touchait donc mon crâne avec mes cheveux autour et là il m'a reversé carrément sur le visage de nouveau ce produit quoi. Et puis il disparaît. J'ai eu la force monumentale mais je pense aussi que le corps humain dans le cerveau, il doit se passer quelque chose pour que le corps humain puisse retrouver une vie. Enfin un secours de comment je pourrais expliquer ça ? Un instinct de survie. un oui voilà l'instinct de survie est là et quand

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l'instinct de survie est là tu sens plus les douleurs. Tu sais que tu vas mourir mais tu sens plus les douleurs. Donc je suis sortie, je me souviendrai toute ma vie qu'il y a deux femmes qui sont passées devant moi, qu'ils avaient l'orgé ses moments, qui n'ont même pas appelé rien. Et aujourd'hui, ces deux visages en fait me hanent. Et donc mon patron, je hurlais de douleur, c'est mon patron qui est venu euh me chercher et puis j'ai entendu euh plus personne ne la touchait de la site. Plus tard, j'apprendrai que ça a été autrement. et je me suis réveillée 3 mois plus tard. Tu penses qu' il voulait te tuer ce jour-là ? Oui oui oui. C'est c'est me tuer qu'il a

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voulu faire. Il faut savoir qu'au départ quand je suis dans le com fatalement il est questionné par la par la criminelle. Heureusement que j'ai l'esprit j'avais l'esprit aussi de tout raconter à la secrétaire qui était devenue mon ami que je racontais donc les harcèlements. Je lui ai tout raconté. Heureusement que elle aussi pendant que je suis dans le commun, elle décrit un peu qui est euh Remess Richard à la criminelle aussi. Donc ça ça a pu aider et surtout quand je me réveille aussi du commun, je n'ai rien rien rien oublié mais strictement rien. Et quand la criminelle vient me questionner que j'explique que c'est deux fois donc c'est là que ça commence à partir tout doucement vers un un dossier aux assises

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quoi. Il faut savoir aussi que c'est un commun qui a été provoqué. ce n'est pas un vrai com. Donc quand on te plonge dans le coma euh on te bourre mais de toutes les drogues inimaginables quoi. Donc moi mes rêves, ils étaient mais horrible quoi. Horrible, horrible, horrible. Les cauchemars ? Oui, j'ai fait des cauchemars mais un truc de fou euh qui s'est avéré réel quand je me suis réveillée et ça c'est pas possible quoi. Donc j'ai rêvé vraiment que euh donc j'étais pas j'étais pas agressée. Je me revois comme avant. Euh je suis dans le couloir où j'habite et a les voisins qui rentrent et qu'ils ont unorcher. Mais ce cher était vraiment mais très très très méchant quoi. Et je et je

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saute dans les bras du mari de la voisine. Je dis tiens ton chien, j' va me bouffer l'oreille quoi. Et ce chien dans mon cauchemar m'a mangé l'oreille. Et quand je me réveille, ben je me rends compte que j'ai plus d'oreilles. Donc ça c'est un truc de de dingue quoi. Et alors justement quand tu te réveilles après 3 mois de com, qu'est-ce que les médecins te disent ? Les médecins me disent euh [grognement] déjà quand je me suis réveillée, c'était en pleine nuit. Il y avait l'infirmière qui s'occupait donc tout le temps de moi et qui m'a dit "Patricia, ne t'inquiète pas, tu es en sécurité, il est en prison. Euh, on va te réveiller tout doucement. Je me réveille quoi et mes reins sont

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bloqués. Je vois quefin je sens que je suis bandée de tous les côtés. Euh on vient me voir. Euh je suis restée en très très bon contact avec un de mes ex qui est resté mon meilleur ami qui est là aussi. Et on avait une chanson entre nous deux et il me l'a chanté quasi tous les jours quand je me suis réveillé. Je dis "Est-ce que je déconne ou tu m'as chanté une autre chanson ?" Il dit "Tous les jours que je suis venue." OK. Donc quand on se réveille, on commence à entendre ce qui se passe autour de nous. J'ai entendu une voix de femme qui dit "Moi, sa place quand je me réveille, ben je me mets une balle dans la tête." Mais je savais pas ce qui m'était je connaissais pas l'ég.

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Si je me réveille, je me plains de ma main droite, je dis que je sens plus du tout ma jambe gauche. Et donc en fait, c'est parce que la site malgré tout continuait encore à faire son petit bonhomme de chemin, je dirais dans ma chair quoi. Et donc 3 mois après Oui. Oui. encore 2 ans après mais infiniment j'avais encore de l'acide dans mon corps d'où mais nombreuses opérations et on enfin on m'opère et le lendemain matin je me suis retrouvé avec un grand boxe et je me rappelle toujours c'était le 1er avril j'ai maquiné qui arrive qui dit Patricia on va pouvoir térer ta tricoctomie et le chirurgien est là pour enlever ton pensement ok et donc je suis contente je vais pouvoir peut-être

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parler je sais pas mais au moment où on déballe ma main, je me rends compte qu'il me manque un doigt et on est le 1er avril et je dis c'est une blague là et je sais pas mon style de faire une blague à 1er avril et même jamais faire de blague. Il dit madame le France, j'ai pas eu le choix il dit tout vos ner était brûlé était fondu par l'acide. Donc on a dû m'emputer d'un doigt. Je ne sais pas encore pour mon oreille parce que je ne me suis pas encore découvert non plus. J'ai été euh brûlée sur le corps. Donc tout l'avant du corps a été euh touché de haut en bas. Le cou devant, derrière, mes bras, totalement mes bras. Il y a peu de peaux qui sont à moi qui restent euh ma jambe gauche jusque au genou.

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Oui. Et donc euh mon œil aussi. Tu as perdu la vue ? J'ai perdu la vue et pendant que j'étais dans le com, ils m'ont mis des gouttes à gouttes en espérant pouvoir le sauver. Malheureusement, on a dû le retirer. Donc là, ça a été euh on m'a mis une prothèse. J'ai dû attendre 2 3 ans avant en avoir une prothèse. Et puis après, on m'a mis une oreillie que mon corps a rejeté. Donc c'est-à-dire une prothèse. On a dû me mettre des vis, des implants et malheureusement quand on me fait ça, je me chope le staphilo coque doré. Donc il était beaucoup trop dangereux de continuer et donc j'ai fait enlever. C'est pour ça aussi que mon n bah il restraque comme il est quoi. [grognement] Et donc parce que c'était prévu une prothèse de nid mais non je l'ai refusé.

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Donc là tu as plus d'oreilles. Oui. D'un gauche il n'y a plus. Ça t'a coûté ton oreille, ton œil, tout ton corps brûlé et mon nez. Ma vie de femme quoi en fait. Et à la tête aussi, tu as été touché ? La tête ? Oui, ma tête a été trépanée. Mon mon front a tellement été touché que la peau a été déposée. On a dû faire saigner les eaux en fait pour déposer une peau à mon front. Et tu te rappelles du moment où tu as découvert ton visage pour la première fois ? Oui. Ouai, ça c'est quelque chose de terrible. Avant donc cette tentative d'assassinat, j'étais une nana qui bougeait beaucoup. J'étais vraiment une bonne bonne vivante quoi. Et j'en avais marre que les infirmières

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venaient me laver, me donnent à manger. C'était un truc qui m'était insupportable. Et un soir, j'ai dis "OK, Pat, tu vas essayer de marcher toute seule ?" Et c'est ce que j'ai fait. J'ai marché jusqu à la salle de bain et j'étais me recouché le lendemain matin les infirmières. Ça y est Patricia, on te prépare. Je dis non, je vous mettais juste une chaise. Je dis de voir lavabo. Oui mais non tu non je vous mettais une chaise quoi. Et ils m'ont laissé marcher. Je me suis assise sur la chaise et malheureusement mon savon qui a un savon spécial pour les brûler ne se trouve pas sur le lavabo. Donc je me lève et devant moi, il y a une pharmacie

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et je recule la chaise et donc la pharmacie s'ouvrait du côté droit. Et je vois pas mon savon, je le vois pas. Donc je suis obligé de reculer mais je prends la porte en même temps de cette pharmacie quoi. Eth quand la porte était grande ouverte à l'intérieur, il y a un énorme miroir, un énorme Toute la planche était le miroir à l'intérieur. Et là je me touche, je dis "Ouais, c'est moi. Je je oui, c'est je je touchais le miroir pour voir si c'était un vrai enf j'étais dans une dimension pas possible quoi. Et j'ai hurlé. J'ai hurlé. hurler hurler. J'en ai voulu voulu vraiment médecin m'avoir

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laissé vivante parce que mon cerveau marche très vite. Je me dis mes enfants devront vivre avec ça. Et j'ai j'ai carrément dit ce jour-là, j'ai dit le monstre est né sur terre. Faut savoir que quand je me réveille, j'ai encore des bondages. Je n'ai pas encore du tout tous mes cheveux. J'ai comme des Oui, mes cheveux c'est un petit hérison mais c'était horrible à voir. Horrible. J'ai dû recevoir des piqû pour qu'on me calme. Et tu t'es reconnu ? Non. Non, encore à l'heure actuelle hein, ça fait 15 ans que ça m'est arrivé. C'est encore très rare quand je me regarde dans un miroir. Vraiment très rare. Tu as pensé à mettre fin à tes jours à

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ce moment-là ou tu pensais à tes enfants ? Oui. Oui. Non, j'ai pensé Oui, ce jour-là, j'en ai voulu donc au médecin de m'avoir laissé en vie. Je souhaitais que les prochaines opérations qui se passent ne me réveillent pas. Et puis après je dis non bon tu as tu as encore deux ados. Enfin, tu as trois ados, tu peux pas tu peux pas, tu tu dois rester pour eux et on verra comment la vie tournera, quoi. Et ce qui m'a fait tenir debout, ce sont mes enfants. Et après, comme j'étais quelqu'un de vivant, il fallait que je trouve plein de projets. Donc au final, tu vas rester 3 mois dans le com, 9 mois au service des grands brûlets. Oui. Euh après, tu auras 3 mois de rééducation. Donc en gros, tu vas rentrer chez toi au bout d'un an. Euh est-ce que tu peux directement reprendre

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un quotidien normal ou est-ce que tu avais du mal à sortir dans la rue ? Comment ça ? Ah non oui oui. Et en plus il faut savoir que le jour euh où je peux quitter l'hôpital que la maison que j'ai a déjà été plus ou moins meublée. J'ai une amie qui est à la maison euh elle reçoit un coup de téléphone et elle me regarde avec des grands yeux. Je dis "Qu'est-ce qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'il y a ? Écoute, tu dois t'asseoir. Donc le jour où je rentre chez moi, la justice fait une erreur qui est favorable à mon tueur. C'est-à-dire quand on é tous les mois, quel que soit le prisonnier doit recevoir son billet d'écrou, ça confirme qu'il doit rester en prison

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et s'il reçoit pas son billet d'écrou, la loi l'oblige à ce qu'il soit dehors. Et c'est ce qui est arrivé. Quand tu es rentré chez toi, il était dehors. Oui. Oui. Oui. Je dois dire, j'ai été bien protégée. J'étais vraiment très bien protégé par la police. J'étais je passais prioritaire quand j'appelais la la protection, ça je l'ai eu. Mais le fait de le savoir dehors, le fait que cet homme-là a dit un jour à une autre femme, si je n'étais pas toi, j'aurais la chair de ta chair. Tout tout ce qu'il avait dit me me revient en pleine figure quoi. Non et je ne sors pas de chez moi. J'ai beaucoup commandé en ligne ou alors c'était quelqu'un qui allait faire mes

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courses. [souffle coupé] Un jour, on m'a dit "Patricia, il faut quand même [raclement de gorge] sortir quoi." Donc on m'emmène dans un endroit où j'avais l'habitude d'y aller en pensant que ça allait bien se passer. On est beaucoup là et les gens sont contents de me voir. Je souris par plaisir mais l'intérieur pleurait et je portais encore mes vêtements compressifs. Les gants donc les bras euh des leggings tout des vêtements compressifs pour les brûler. C'est un moment où j'ai trop chaud, je dis bon va prendre clair quoi. Et je me mets vraiment, je sors d'où je suis et je reste entre la porte et le il y avait un comme un petit couloir comme ça. Et je me souviendrai toute ma vie des trois

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visages, ces trois personnes, un couple, une femme qui sont traversé en diagonale. Faut savoir que l'hôpital est brûlé. On m'avait dit "Patricia, si tu vois que les regards sont trop durs et que tu en peux plus, ne te gêne pas et tu dis à la personne vous avez une question." Et donc on passe et la troisième personne en me voyant fait le cri. Oh vraiment l'horreur quoi. Moi, je suis choquée mais j'ai à force de la regarder et lui dire "Vous avez une question ?" Et là, c'est le commencement de ma vie qui va commencer quoi. Elle s'est approché de moi de 5 cm et elle m'a dit "Et [ __ ] quand on a une tronche comme

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le tienne, on se permet pas de sortir la nuit." Ça ça a été la première des insultes. Oui. Oui. Puis après ça en a été d'autres et d'autres et d'autres et d'autres et puis après bon, tu fais plus attention et puis après quand même dans ces insultes, il t'arrive quelque chose de magnifique. Et ça c'est une histoire que je vais la raconter parce qu'elle est trop belle parce que cette gamine je ne l'oublierai jamais. Je suis à l'hôpital donc de Brenaleux où j'apprends à manger avec mes couverts et tout ça et je suis à l'extérieur et il y a une maman qui vient d'accoucher et je vois qu'elle a une question la petite et je la regarde, je dis "Tu as une question ma petite ma puce ?" Elle regarde sa maman et la

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maman dit "Va demander à madame ce que c'est." Et l'idée m'est venue de raconter à cette petite, je dis "Tu sais c'est quoi un barbecue ?" Ah oui j'ai du vin, tu sais ce que c'est aussi ? Euh oui, je dis "Ben voilà, je dis j'étais un barbecue." Je dis "On a cru que le barbecue était totalement fini parce qu'il y avait plus rien à manger. Et il y a un adulte qui a versé son verre de vin dans le barbecue. Et comme j'étais à côté, j'ai reçu une grosse boule de feu et la petite s'est retournée. Dit à ça à sa maman : "La semaine prochaine, on doit aller chez mamie. Je me surveille à maman. de jours après, je revois la la maman avec la petite mais sans la l'autre petite avec son bébé mais sans la petite. Elle me dit s'il vous plaît

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restez là, j'arrive tout de suite. D'accord ? Et elle est revenue avec un énorme bouquet de fleurs. Elle me dit "Je vais vous expliquer quelque chose mais il faut vraiment qu'on s'assie toutes les deux." Je d'accord. Elle dit "Grâce à vous, elle dit la petite a parlé à l'école." Je dis "C'est-à-dire Elle dit mais ça faisait 1 an et demi qu'elle était à l'école et que son professeur, les camarades, les autres professeurs n'avaient jamais entendu le son de sa voix. Elle dit le lendemain matin, elle est arrivée à l'école, elle a été voir son professeur et elle a dit dans l'oreille "J'ai vu une madame hier et je dois vraiment parler à toute la classe." [grognement] Donc cette petite, elle s'est mis sur les strates, elle a parlé à toute la classe, elle a donc parlé du barbecue et

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du coup elle arrête plus de parler quoi. [grognement] C'est fou. Oui, ça a été le plus chouette. Quand tu reçois des moqueries, des insultes dans la rue, euh on parle du négatif, mais c'est important de d'en parler. Toi, tu dis ce qui s'est passé, tu te justifies ? Est-ce que tu J'ai pas souvent le le l'occasion d'expliquer ce qui m'est arrivé parce que aussi j'ai appris que malheureusement les enfants qui sont agressifs, qui sont méchants, c'est souvent dû à l'éducation des parents. Toi, tu préfères que les gens viennent te voir et te demandent ce qui t'est arrivé ? Non, bien sûr que non. J'ai envie d'être fondu dans la masse comme tout le monde quoi. Oui,

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c'est logique parce que tu sais jamais si c'est des des regards de pitié. Tu sais jamais s'il connaissent l'histoire qui se parce qu'il y a des gens qui toujours des fous hein qui se disent on fait son lit comme on se couche ça on l'a dit aussi donc c'était presque normal ce qui m'est arrivé quoi en fait. Comment tu as appris à te regarder dans le miroir de nouveau ? Je sais que tu te regardes pas dans le miroir, tu me dis "Mais est-ce que tu as changé la façon de t'habiller, de te maquiller ? Est-ce que tu as repris goût ?" Non. Non. J'ai retrouvé en fait mon style de de frein peut-être 2 ans parce que ça cache plus, parce que je suis plus à l'aise, je ne peux pas me maquiller euh parce que le maquillage sur une peau greffée, tu mets 3 jours à l'enlever.

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Euh je me vois mal faire ma bouche parce que ma bouche elle est déformée. Elle est tout le temps sèche mes yeux que je vais pas en faire un, je me maquille plus. Je Non mais je fais quand même attention à mon apparence quand je sors. Ça oui. Oui. Tes filles, elles t'ont dit quoi quand elles t'ont découvert ? Je n'en ai jamais reparlé avec mes filles. Jamais. C'est un une discussion qu'on a jamais eu. Vous avez repris le quotidien ? On a repris le quotidien. Elles ont grandi. Euh on en a jamais parlé. Pour revenir à ton agresseur, donc il a été immédiatement arrêté. Euh est-ce qu'on sait comment il a pu se procurer de l'acide ? Parce qu'il y avait un vrai sujet là-dessus à l'époque.

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Ben, il s'est carrément acheté l'acide dans un magasin de droguerie. 1,29 € le prix. Oui. Et donc plus cher ou le même prix qu'une balle en fait. Et c'est de l'acide sulfurique à 96 %. L'acide de batterie 2 %. Oui. À l'époque ça se trouvait en libre service. Là il y a quand même plus de réglementation mais pour toi c'est pas assez. Bah il y a une réglementation qui est pour moi hypocrite parce que c'est vrai que je me bat donc depuis des années. Moi ce que je demande c'est que quand on achète cet acide sulfurique il y ait une traçabilité. Je ne suis pas contre la vente, je suis pour la traçabilité parce que je sais très bien qu'il y a certains

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artistes qui ont besoin donc de la cilide. Je vais pas mettre des gens en chômage non plus hein. Donc je demande vraiment qu'on donne une carte d'identité. Je les ai foné à la police fédérale. Si ça les dérangeait de recevoir des faxes de personnes qui qui achètent de l'accide, ça les dérange pas. Et un jour, je reçois euh euh la loi sur les produits explosifs, sur les produits dangereux et je me rends compte que l'acide sulfurique y est figurée. Mais vraiment ça n'a pas de sens. Il faut déclarer l'acide sulfurique après l'achat de 10 bouteilles parce que l'acide sulfurique est utilisé dans les explosifs. Donc on a utilisé les acides sulfuriques pour les attentats

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et je dis mais c'est ridicule si moi j'ai une mauvaise âme, je suis quelqu'un de pas bon, je fais 10 magasins et j'ai mon assite, j'ai mes 10 bouteilles, ça n'a pas de sens. J'ai été donc au Parlement européen avec et avec mon ami parce que bon tout est en anglais, je parle pas l'anglais face et la personne qui me reçoit. J'avais donc vraiment bien travaillé. Euh je prends donc la cette loi qui existe déjà avec les 10 les 10 bouteilles et je crée pas une nouvelle loi, je fais un alabis tout simplement en dessous. Donc là, la personne qui me reçoit me dit que c'est génial, qu'on a gagné du temps, qu'il faut pas euh créer euh une nouvelle loi

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et que ça va être fait. Bah non, ce n'est pas fait. C'est pas fait. Donc je me bas encore. Et c'est pour ça que je retourne souvent euh à Londres parce que ça me dépasse. Ça me dépasse. Tu as rencontré d'autres victimes qui ont été brûlées à l'accide, j'imagine ? J'ai rencontré d'autres victimes. La première fois où on me met une victime face à moi, ça s'est passé au Canada. Et parce que cette femme à qui ça arrive, elle parle le français et on a entendu parler de Patricia. Donc je suis carrément à l'hôpital militaire. Je sors d'une opération et cette jeune fille voulait absolument me parler euh de comment ce qu'elle pourrait être. Et je lui ai dit "Écoute, ton visage n'est vraiment pas du tout touché euh celle

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arrière. Donc tu auras deux ou trois opérations, mais j'ai quand même dû, c'est quasi venu presque des contacts où par exemple en Inde, il y a beaucoup de femmes qui sont donc attaquées à la cite qui se relèvent grâce à des associations. Par exemple, il y a une gare en Inde qui sont tenues que par des femmes qui ont reçu de la site. Elles vivent donc de ce petit café en fait. Et en Europe, c'est l'Angleterre, tu disais qui est le pays le plus touché. Oui. Oui. Entre 22 et 2023, il y a eu 1200 attaques. Ça s'était calmé mais les attaques reprennent en Angleterre. Et là en France maintenant, ils autorisent la vente d'acide à seulement euh 15 %. C'est dur de se procurer de

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l'acide à 96 comme toi tu as eu. Mais ça ça fera quand même des séquelles. Mais des séquelles quand même moindres, c'est ça ? Oui, ça fera quand même des séquel à 15 % mais comme Oui, ça sera moins parce que moi il faut pas oublier que le deuxième G en plus qu' m'a fait il a mélangé à de l'eau donc c'était vraiment de la vapeur d'acide sulfuride que j'ai reçu aussi. Oui. Et lui s'était protégé ton agresseur, il en a pas eu. Si si si. Parce que ça et ça je découvre parce que il y a une loi. C'est comme ça tout le monde y passe. Il faut un certain moment quand le dossier avance faire une confrontation [musique] et donc je suis obligée d'aller à cette confrontation avec lui du coup. Oui. Et donc il faut savoir que au moment où il fait cette confrontation aussi, moi j'ai très peur

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parce que c'est au moment où il est en pleine liberté quoi. Et euh quand je rentre je me rends compte qu'en fait il a [musique] un gant qui ressemble donc à mes gants de brûler et il avait mis un gant en cuir au-dessus et c'est pendant qu'on parle je pense que je sais que quand il a donc tenu mes cheveux avec le gant l'acide sulfurique avait touché son poignet. Et d'ailleurs le jour même ils ont dû, moi je pas savoir, je suis dans le com donc le jour même ils ont dû aussi le conduire à l'hôpital militaire et ironie des choses et qu'il était juste le bloc à côté du mien. Et tout ça m'a raconté par après. Et donc le procès avec lui va s'ouvrir 2 ans après. Euh 2 ans après.

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Tu appréhendais de le revoir ? Non non non non. Je m'étais juré que j'allais le regarder dans les yeux. Je voulais qu'il sorte de sa bouche. Oui, j'ai voulu te tuer mais il l'a pas fait par l'acheter. Ça a été un procès assez dur parce qu'il y a toute sa famille qui est là et parce que tu apprends plein de choses que tu ignores en fait. Pour ça, les cours d'assise, je sais pas mais en Belgique on a envie d'arrêter les cours d'assise parce que ça coûte trop cher. Il faut pas les arrêter les cours d'assist parce que le la famille en apprend beaucoup plus et les familles doivent avoir des réponses. Et c'est justement à cette cour d'assise là où tu vas apprendre quefin et ça va être confirmé que il avait bien tué le

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bébé en le lançant de plusieurs étages. Donc la fameuse phrase qu'elle m'a dit "En fait, un jour je j'ouvre mon ordinateur et il y a comme attaché à nous avons le même monstre en commun". Je dis "C'est quoi ce pince ?" Et je lis. Et en fait, c'est donc la maman de cette petite qui veut absolument me voir, qui veut absolument m'expliquer euh parce qu'elle elle dit qu'elle a aussi été accusée du meurtre de sa petite fille mais qu'elle n'y est pour rien et qu'elle veut absolument me voir. Le jour où elle a voulu donc le quitter, il est revenu, il avait des clés de l'appartement et il lui a servi un verre

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de bising. Et le lendemain matin, elle entend tambourmer sur sa porte. La première chose qu'elle fait, c'est chercher après sa fille. Elle voit pas sa fille. Elle ouvre la porte de la chambre. Elle voit que le lit a bougé de place qui est près de la fenêtre, que la fen que dans le lit il y a un ballon avec un un saut et que la fenêtre est ouverte et elle se penche et elle voit tout un introupement. Elle se demande, elle crie après sa fille quoi. Et donc elle ouvre la porte et en ouvrant la porte, il y a des policiers qui sont devant sa porte. Elle prend l'ascenseur et c'est comme ça que qu'elle découvre sa fille qui est donc morte. Au départ, on pensait pendant des années que ça a été euh elle est descend enfin elle a ouvert la fenêtre et euh c'est un

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accident domestique. Mais on va voir que c'est pas un accident domestique parce que la petite déjà est trop petite pour avoir des idées de mettre un ballon, de mettre un saut. D'autant plus que la maman dit que la fenêtre était quasi impossible pour la petite de savoir l'ouvrir. Mais il y a pas de preuve à l'époque. À l'époque, il y a aucune preuve. Et en fait les la preuve c'est moi qui l'amène. En fait, c'est ça qui fait tout réouvrir en fait. Et pour ma cours d'assise, il a pris 30 ans. Pour le meurtre de la petite, il a pris 17 ans. Donc ça fait 47 ans. Et euh selon mes avocats, il ira à Frpen. Et comment tu juges cette peine toi ? [grognement] J'ai toujours dit c'était pas à moi à donner le nombre d'années. Moi tout ce que je peux dire c'est que

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mes souffrances imperfaites. C'était pas à moi à juger. Tu t'es adressé à lui à la cour d'assist ? Bien sûr, j'ai pu témoigner. Je lui ai demandé de me regarder. Il ne m'a jamais jamais regardé. Tout au long de la cour d'assise, il regardait ses souliers. Il a même été au présidente. Il a été aucun. Oui. Et quand il a repassé la cour d'assise pour la petite, il a osé dire que je voulais me venger contre lui. Et alors, je sais pas si en France vous avez ça, mais on appelle ça c'est un boulot. Ce sont des gens qu'on appelle l'aide aux victimes. Donc, ce sont des femmes qui viennent avec des victimes

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les épaulés. Et donc, elles étaient venues chez moi et elle je les reçois, c'est leur métier, je leur en veux pas. Et euh elle me dit avant de commencer, il a vraiment un mot à vous faire passer. J'ai dit quoi ? Ben il tient à vous dire qu'il n'a plus du tout aucune aminosité envers vous. [grognement] J'ai regardé les femmes. J'ai vous savez quoi ? J'ai dit on va en arrêter ici. J'ai dit vous en informer mes avocats. Donc à l'époque donc il y avait quoi plus de 5 ans qui étaient passé il avait plus aucune aminosité envers moi. C'est il faut être dunque. Est-ce qu'il a eu une analyse psychiatrique ? Oui. Il était tout à fait euh responsable de ces actes. Tout à fait.

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Oui. Tout a été calculé. Ça a été prémédité. Tout a été Oui. à l'accord d'assist. Je crois qu'il y a des phrases que tu as parfois mal prises, notamment d'un photographe. [souffle coupé] Euh oui oui oui oui. C'est vrai que c'est c'est vrai que ce cours d'assise a été fortement médiatisé. et j'avais quasi euh toute l'Europe qui était dans cette salle d'assise des des photographes non plus finir. Et donc il y avait un photographe carrément qui est venu me trouver qui m'a dit "S'il vous plaît, je vous donne l'argent que vous voulez mais je veux la photo la plus horrible possible quoi." Et ça, j'ai demandé à ce qu'on le met dehors. C'était insupportable. Insupportable. Déjà qu'elle avait par terre qui voulait avoir les meilleures

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photos. C'était un c'était insupportable voir ça. Ouais. Ça fait 15 ans que ça s'est passé. Tu as envisagé la question du pardon ? Jamais. Non. Pardonner ça jamais. De de toute façon non. Il aura pas mon pardon. Déjà rien de ma part. Et si je devais ce toup là mais je prendrais ça alors vraiment mais comme une énorme claque parce que ce serait même pas respecté mes enfants dans ce cas-là. Parce que ce même si on en a jamais parlé, c'est quand même des dommages collatérales terribles. Moi je le sais, on l'a pas encore évoqué mais tu as subi plus de 100 opérations. C'est pas fini. Je bientô je bientôt faire ma 113.

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113e ? Oui. C'est des opérations de reconstruction. Qu'est-ce que tu C'est toujours enfin il y en a de temps en temps c'est de reconstruction il y en a des où c'est vital pour moi. Et chez les brûlets on appelle ça des brides. Et une brite pour te donner l'image que c'est tu prends une corte en cuir tu la trempes dans l'eau, tu la mets sécher au soleil. Qu'est-ce qu'elle fait la corte ? Elle elle se rétrécit. Ben les brûlés ils ont ça beaucoup. Et souvent c'est ça arrive à ma nuque. Donc quand je parle, je suis obligée de déplacer tout mon corps et donc l'opération est inévitable quoi. Est-ce que cette agression là elle t'a fait changer ton rapport aux autres ? Est-ce que tu as plus peur ? J'ai pas plus peur mais je pense

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[soupir][souffle coupé] comment dit on voit c'est sûr que quand on a vu la mort de près, on change totalement. Je suis devenue très très sensible aux choses et je suis bénévole, ça s'appelle Bêcheur de Lune. Et là, c'est une association qui s'occupe des enfants qui sont laissés abandonnés soit par les parents, soit qui sont passés par le juge. Donc tout a un sens en fait. Tout ce que je fais a un sens, mes combats à un sens. Je me suis battue parce que par exemple toutes mes factures sont considérées comme chirurgie esthétique et ça même mon propre chirurgien ne le savait pas. Et ça vient bêtement parce que je reçois un jour une facture énorme de 875 €. Il

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faut savoir donc mon ventre était vraiment un cratère. Donc on a dû reconstruire mon ventre et pour se faire comme mes hanches n'ont pas été touché, on place des ballons et tous les jours, je devais aller à l'hôpital et on gonflait les ballons jusque quand la pause était à son appogé. Et quand c'est à son apogé, tu vas à l'hôpital, on enlève les ballons et on met la peau saine donc sur ton sur ton ventre. [grognement] Et je reçois une facture et j'ai dit non, c'est une erreur, c'est pas possible. Et comme je dois voir mon chirurgien euh je lui montre mais c'est pas normal ça Patricia hein quoi euh c'est même mon chirurgien qui a donc payé ma facture. Faut aussi dire j'ai fait deux chirurgiens avant de le rencontrer. Et les deux chirurgiens que

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j'ai rencontré avant, ça c'était une horreur. La première donc c'était un hôpital néerlandais. Euh quand la secrétaire me reçoit, il y avait d'autres personnes qui étaient dans la salle d'attente. On m'a mis dans une pièce à part. Le deuxème chirurgien m'a pris en photo sur des coutures. Vous comptez faire quoi ? Bah je vais te dire madame, je sais pas quoi faire. Et puis une femme qui a été attaquée à l'acide me parle donc de Benoin l'angelé et c'est comme ça que je l'ai connu. Qu'est-ce que ça a changé dans ta vie au quotidien ? Je suis plus posée. Je ne crois pas tout toujours. Je dois beaucoup analyser. Euh, j'aime ma solitude. J'ai appris en fait que la solitude chez moi est quelque chose qui me fait du bien. Mais

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aussi, il faut dire parce qu'elle m'était imposée quelque part. Euh, c'est sûr et certain que jamais je refais ma vie. Ça c'est sûr. Je ne veux pas d'histoire d'amour. Je ne veux pas tomber amoureuse. J'ai assez de choses à faire. Et qu'est-ce qui se manque le plus de ta vie d'avant ? Moi ce qui des fois je me dis en fait c'est vrai que c'est ces questions je me pose donc ta question elle est pas elle est elle est un peu elle fait un peu mal au cœur parce que je suis obligée d'y répondre qu'est-ce qui me ferait plaisir que ça m'était jamais arrivé et puis je me pose la question tiens aujourd'hui j'ai 62 ans. Comment serait réellement mon visage à 62 ans parce que ça c'est

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pas mon visage. Quel rapport j'aurais avec mes filles ? Faut que tu te poses plein de questions. Est-ce que oui, tu aurais fait ta vie, comment est-ce qu'il serait ton mec ? Est-ce que tu aurais repris des études ? Oui, tout ça. Est-ce que malgré tout ça, tu arrives à être heureuse ? Oui, parce que j'ai des choses qui me rendent heureuse quand je l'ai fait. Je suis devenue grand-mère. Donc voilà. [musique] Donc ça, c'est une belle chose ça. Tu es tu es proche de tes enfants ? Oui. [musique] Tu as un entourage qui est présent. Oui. Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite pour terminer ? qu'un jour que tu en tentes untit grâce à Patricia Lefranc l'acide sulfurique est désormais vendu avec une

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car entité j'ai envie en fait de laisser ma trace sur cette terre comme je pense beaucoup de de personnes qui ont été agressées veulent laisser leur trace. Ben merci beaucoup Patricia d'être venu jusqu'à nous. Avec grand plaisir. Tu es quand même venu de Belgique fait la route ou aller retour dans la journée [musique] et en espérant que tous tes combats que tu mènes aillent jusqu'au bout et bravo pour ton courage. Merci beaucoup.