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Podcast / conversationLCI (sur YouTube)· 21 août 2026 141 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieDéfenseÉconomie & entreprisesRetraites

Brunet sans filtre du vendredi 21 août 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 46 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'en septembre on doit s'attendre à de nouvelles vagues de chaleur ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce sont des annonces qui vous rassurent ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que finalement faire contribuer les retraités les plus aisés, ça n'est pas une bonne idée ?

  • 50:00FerméeÉludée

    Est-ce que vous êtes prête à faire l'effort ?

  • 1:00:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces mesures sont possibles concrètement ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la marine américaine est-elle qualifiée de géant aux pieds d'argile ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 50:00Édouard PhilippeFait
    « J'ai proposé une reprise de contrôle qui passe par la fermeture de l'ensemble des vannes qui peuvent alimenter l'immigration sur le territoire Maoré. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous et soyez-les bienvenus. Nous sommes ravis de vous accueillir une nouvelle fois pour cette tranche d'info de la mi-journée. Vous le savez, nous sommes ensemble pendant 3h.

Aujourd'hui, marque un jour très attendu. On est le vendredi 21 août. Et d'accord et que se passe-t-il ensuite ?

Vous me direz qu'est-ce qui peut se marquer ce vendredi 21 août ? Bien, il y a un avant et après figurez-vous la canicule est enfin derrière nous après 71 jours de forte chaleur et il y a un événement qui symbolise ce retour à la normale, c'est la réouverture de la forêt de Fontainel Blanc après le terrible incendie, vous le savez, du début du mois juillet, c'est aujourd'hui que ça se passe. On va retrouver notre équipe.

Vous vous souvenez de ces images forcément qui avaient ému la France entière puisque la forêt de Fontainebleu, c'est un une forêt royale. C'est une forêt qui est qui fait partie du du patrimoine français Ginevra Vulteran et Matis Biller Joffert. Vous êtes Guffer, vous êtes sur place aujourd'hui pour cette ouverture qui est prévue aux alentours de 14h.

La page se tourne enfin. Oui, c'est bien ça. C'est le jour de la grande réouverture.

C'est une journée importante pour les Bell Fontains. C'est quand même un lieu de vie, une forêt qui était une fois verdoyante. Ne l'oubliez pas, le 12 juillet, les incendiés avaient commencé.

Euh la France la forêt a été calcinée. Euh elle est aujourd'hui plutôt silencieuse. Ça a été difficile euh de rejoindre les points du coup qui ont brû brûlé à partir du 12 juillet.

Euh aujourd'hui, une question qui va être abordée, c'est l'importance du coup de la régénération euh aussi. Que faire du bois qui a été contaminé euh pour éviter aussi que des parasites rejoignent d'autres espèces. aussi ce qui nous a marqué sur la route, c'est que typiquement au mois d'août, on peut voir une forêt qui est plutôt verdoyante.

Aujourd'hui, elle est très sèche, orangeâtre et ce n'est pas un paysage qu'on retrouve à ce moment de l'année. Alors, je le rappelle, l'incendie avait été déclaré le 12 juillet. Deux jeunes hommes ont été du coup mis en détention provisoire dans l'attente de comprendre qu'est-ce qui s'est passé en mois de juillet.

Génevra sur la route, vous disiez être marqué par cette couleur orangeâre effectivement de de la forêt de Fontainebleau qui est assez inhabituelle. On parlait aussi de cette odeur très forte de fumée. C'est encore le cas ou pas ?

Alors, on a eu une grande difficulté du coup à rejoindre le point où le la forêt a le plus brûlé. On n'a pas pu le ressentir. Euh mais oui, c'est bien ça.

Euh je le rappelle euh quand même euh 2000 hactares ont brûlé euh et 6400 espèces ont été impactées. Merci beaucoup Ginevra avec ces images de de Mathis Biller Guffer. Merci d'avoir été en direct avec cette ouverture.

Ça y est donc qui est programmé tout à l'heure à 14h. Ange Noiret nous accompagne. Bonjour Ange, notre météorologue pour tout savoir parce que on le disait il y a un avant un après ça y est les fortes chaleurs sont derrière nous.

On peut l'affirmer. On respire. J'ai le sourire.

Là, c'est la première fois de l'été que j'ai le sourire puisqueen effet, c'est surtout à partir de demain que les températures vont baisser à l'échelle nationale. Donc si on fait les calculs, si on compte aujourd'hui, ça fera 71 journées au-dessus des normes de saison. La dernière fois, c'était le 11 juin.

Le 11 juin bah c'était c'était il y a longtemps. On s'en souv il y a très très longtemps. Et depuis c'est historique.

C'est du jamais vu. C'est dû jamais mesuré depuis l'après-gerre à peu près. On n' jamais mesuré une période aussi longue, aussi durable avec des températures au-dessus des normes.

Au sein de cette période de 701 jours au-dessus des normes, on a eu cette dernière vague de chaleur là qu'on vient de vivre de 23 jours, qui a été historique elle aussi par sa durée. Une vague de chaleur extrêmement durable, surtout si vous étiez sur le sud-est. C'est là où les températures étaient les plus élevées.

Execo euh cette vague de chaleur 2026 avec la vague de chaleur de 1983. Mais tout de même si on compare l'étendue géographique et l'intensité de cette dernière vague de chaleur de cette année, là celle-ci elle est quand même incomparable avec les autres et elle était vraiment extraordinaire. Donc personne n'a jamais connu ça en France.

C'est absolument historique. Et ça y est, c'est enfin terminé. Vous disiez demain, c'est-à-dire on va voir froid demain.

Oui. Sur le nord-ouest, les températures vont baisser. Demain matin, en particulier, les températures seront aux alentours des 10°gr.

Il y a même quelques endroits en Normandie sur le massi central où on pourrait avoir des températures sous les 10°gr pour commencer la journée avec une sensation de fraîcheur. Ouais. On va voir.

Oui, ça prête à sourire, c'est vrai parce que ça fait ça fait longtemps qu'on a pas eu aussi froid entre guillemets mais ça va faire du bien surtout pour la végétation. Alors pour nos corps tout d'abord pour dormir c'est beaucoup plus facile mais surtout pour la végétation d'avoir des températures un petit peu moins extrêmes par rapport à ce qu'on connaît depuis plusieurs semaines depuis plusieurs mois et puis même côté précipitation d'avoir le retour des pluies c'est plutôt une bonne nouvelle. Plutôt une bonne nouvelle, même si par endroit, on voit que c'est pas forcément une bonne chose.

On va aller dans le Var où on voit qu'un maréché se prépare parce que c'est peut-être plutôt des plus orageuses et peut-être torrentielles qui qui arrivent. Bastien Og au milieu de cette forêt de cendre, le geste peut paraître dérisoire. On va les caler comme ça en espérant que si ça venait à peu voir elle nous permett de retenir voyez de casser le flux de l'eau.

Mais tout est bon à prendre pour freiner une éventuelle coulée de bout et de cendre. Après les incendies voilà que l'orage peut arriver à tout moment. Olivier craint que l'eau se déverse en contrebas sur ses maréchages entouré de collines calcinées.

On est passé une anxiété à une autre donc ça fait un mois qu'on vit dans la crainte de quelque chose. Être inondé, il en a l'habitude. Mais cette fois-ci après le feu, ce serait pire.

Sans végétation et avec cette cendre, l'eau s'infiltrerait beaucoup moins dans le sol et donc ruellerait davantage. Donc là, on a le bon exemple de tout ce qui risque d'être raviné. Voyez, il y a plus aucune texture, il y a plus rien qui retient la matière et en fait si l'eau vient et commence à raviner, va embarquer et en fait tout ça va êtreah pris dans les il y a rien qui tient, il y a plus de matière organique sur le dessus, tout a brûlé et tout dégringolera avec la première grosse pluie.

Voilà, vous l'avez dit, c'est le retour de la pluie, c'est plutôt une bonne nouvelle. C'est intéressant ce qu'il dit. On est passé d'une anxiété à une autre.

Bah là sur le terrain qu'on vient de voir justement ça peut donner des coulés de bout en fait. Si si un orage passe exactement là où la personne tenait la terre dans ses mains, vous l'avez vu un petit peu sablonneuse, et ben sous un orage, ça donne des tonnes de pluies en très peu de temps. C'est ça la caractéristique principale d'un orage.

Et donc forcément, toutes ces pluies qui va tomber d'un seul coup, ça va faire un peu comme un effet gouttière, vous savez sur les toits des maisons. On voit il pleut et tout se concentre dans les gouttières. et bien dans des zones comme l'on vient d'apercevoir dans le sujet, ça peut ruisseler, charier toute la matière qui n'est plus retenue par des matières végétales et donc tout ça peut donner des coulés debout, des inondations localisées, des ruissellements très importants.

Ça peut déjà être le cas actuellement sur le sud-est. On a des orages qui circulent sur vos régions, des orages encore assez importants. Pour ces prochains jours, le risque orageux va faiblir mais la semaine prochaine, de nouveaux orages sont en prévision.

Donc là, actuellement, on est plutôt euh partagé entre euh entre Oui, c'est une bonne nouvelle d'avoir des précipitations quand même. Faut faut les prendre. C'est plus c'est quand même une relative bonne nouvelle mais ça peut donner des dégâts, des ruellements importants, des inondations et puis aussi côté sécheresse, on a certains sols à l'inverse qui sont rendus imperméables par cette absence de pluie que vous avez connu depuis plusieurs mois. la sécheresse justement, on le voit avec ce reportage de Didier Pirsky.

La situation est d'autant plus inquiétante cette année en France que nos sols sont secs comme jamais. Ils ont besoin de pluie mais d'une intensité modérée. Sinon, si euh la pluie tombe trop fort en fait sur des sols complètement desséchés, euh on est des ces phénomènes de ruissellement et d'inondation localisé qui se produisent.

Notre fin d'été ou l'automne seront-ils rythmés par des déluges à répétition ? pas certain. Cela nécessite d'autres conditions atmosphériques comme des perturbations très intenses.

Ce serait quand même étonnant qu'on passe l'automne entier, je dirais sans avoir des conditions un moment qui soient favorable à des phénomènes violents. He mais si c'est pas cette année que le phénomène entre guillemets catastrophique nous tombe dessus, ce sera probablement la suivante ou celle d'après. Tant que nous continuerons à réchauffer l'atmosphère, le risque de catastrophe climatique ne fera qu'augmenter.

Donc il y a ces deux phénomènes dont vous nous parliez. effectivement les incendies qui ont brûlé de la végétation qui pouvaient freiner cette cet écoulement des eaux et puis la sécheresse et oui qui rend les hommes les sols imperméables comme on l'a vu dans le sujet là c'est c'est très bien raconté et on a de nombreuses zones en France qui souffrent de cette sécheresse puisque malheureusement l'une des caractéristiques de cet été 2026 c'est qu'il a été remarquablement chaud bien évidemment mais également remarquablement sec et quasiment partout en France on souffre de cette sécheresse. Elle est quasi généralisée.

Quasiment tous les départements sont touchés par des restrictions d'eau, par un déficit plugiométrique, parfois record depuis le début de l'été, donc depuis début juin à peu près. Et donc, on a ces sols qui sont rendus imperméables par cette sécheresse durable. Et donc là avec les pluies euh qui nous arrivent, des pluies orageuses et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, les orages ça déverse des tonnes d'eau en très peu de temps, et bien même scénario, ça peut ruisseler, donner des inondations localisées et donc c'est à surveiller.

C'est une relative bonne nouvelle avant que les sols puissent enfin absorber ces précipitations en profondeur. Bon, comme tous météorologues, vous avez pas aimé, vous n'allez pas aimer ma question suivante. Je sais pas.

Est-ce qu'en septembre on doit s'attendre à de nouvelles vagues de chaleur ? Oui, c'est possible. La probabilité, elle est là.

On est dans un contexte de changement climatique. Donc on a on a potentiellement des vagues de chaleur importantes, fortte à répétition qui peuvent arriver jusqu'à la fin de l'été, même le début de l'automne et puis l'été prochain. C'est ce contexte de changement climatique qui nous fait dire que les vagues de chaleur vont se répéter de plus en plus fort.

Exctement. 202 justement vous avez vu l'alerte des autorités britanniques qui sont inquiètes avec des prévisions donc extrêmes pour cette prochaine année 2027 avec Elnigho qui pourrait être le plus intense depuis un siècle. Oui oui oui.

On a un Elnignho très puissant. Petit rappel sur ce que c'est. C'est un c'est un phénomène de température de l'eau à l'autre bout de la planète.

C'est sur l'océan Pacifique et on surveille cette zone de l'océan Pacifique qui a des températures remarquablement élevées actuellement. C'est ce qu'on appelle unnigno et on le sait, ça influence le climat mondial. Et donc en ce moment, on a ce lignot qui est fort et donc qui va influencer fortement le climat mondial.

Et donc on s'attend à avoir une année 2027 remarquablement chaude mais pas que. également euh des intempéries plus violents euh que d'habitude, également plus généralisé, pas que sur le Royaume-Uni, c'est sur toute la planète que cette alerte est donnée. Mais vous avez entendu l'anxiété l'anxiété des des des citoyens de se marécher notamment, on va pas faire peur mais il faut s'attendre à ce que désormais c'est la réalité.

Oui. Oui. C'est pas c'est je c'est pas une question de faire peur ou ou de rassurer.

C'est juste les chiffres. Nous, on est des scientifiques, on a des données, on partage ces données-là. Après, on a aussi des données qui sont un petit peu plus optimistes, c'est qu'on peut freiner ce changement climatique qui est en ce moment en train de de nous concerner, mais c'est sur les dizaines cinquantaines prochaines années, mais on peut agir et on doit agir et c'est là-dessus qu'il faut insister.

Donc oui, on a un constat quand même dramatique sur cet été 2026 et sur l'année 2027, mais finalement à l'échelle de la planète, à l'échelle de la vie humaine, c'est assez court et donc sur ces 10 prochaines années, 50 100 prochaines années, on peut encore agir et agissons. Agissons. Et donc, il faudrait peut-être des investissements.

Est-ce que le gouvernement en aura les moyens ? Pas sûr, parce qu'on manque d'argent, ça ne vous a pas échappé. Merci pour les transitions, Ange, parce que vous avez compris que je vais parler du budget 2027 maintenant.

Merci beaucoup. Ce budget 2027, c'est extrêmement concret. Il aura des conséquences sur la vie de chaque français puisque vous le savez, il faut trouver des milliards d'économies et le premier ministre s'est quelque peu énervé hier.

Regardez Sébastien Lecnu à travers ses réseaux sociaux qui parle de toutes les pistes qui ont été envisagées bien cet été. Tout est faux, dit-il. Regardez.

Suppression des appels pour les étudiants. Gel du RSA ou du minimum vieillesse. Remise en cause du crédit d'impôt pour les services à la personne, hausse de l'impôt sur le revenu.

Tout cela est faux, affirme Édouard Philippe. Le budget pour 2027 est encore en préparation. Les véritables décisions seront annoncées lorsqu'elles auront été prises en transparence.

Voilà un premier ministre agacé. On en parle avec Bastien OG de notre service politique. Bonjour Bastien et Philippe Gibert.

Bonjour. Bonjour. éditorialiste politique, ancien directeur du service d'information du gouvernement.

Bastien évidemment, il a tout balayé toutes les dernière pistes. C'est faux, il a tout térainé sauf une, l'indexation évidemment la désindexation pardon des retraites sur l'inflation. On se dit que s'il n'en a pas parlé dans toute la liste qu'il a faite, c'est que c'est forcément délétouillé du gouvernement.

Ça fait partie des des réflexions. En effet, c'est vrai que ça a été évoqué et compris d'ailleurs par certains ministres. euh cette idée que il faut que certaines retraites, pas toutes mais que les retraites les retraités les plus aisées soient mis à contribution.

C'est vrai que ça revient régulièrement et cette année le gouvernement en parle. Après il faut voir qui, comment et dans quelle mesure. Il y a plusieurs pistes.

L'idée pourrait être soit que au-dessus d'un certain seuil, en effet, les retraites sont désindexées, mais ça pourrait potentiellement être progressif. C'est-à-dire que d'un certain niveau de revenu à un autre, vous êtes partiellement euh désindexé puis ensuite vos retraites sont totalement gelé. Donc tout ça est encore dans les tuyaux.

Ensuite, pour revenir sur les autres pistes fausses évoquées par Sébastien Lecornu, il faut voir que tout ne vient pas de nulle part non plus. Il y a notamment eu un rapport de l'inspection générale des finances qui faisait des propositions et la politique familiale était évoquée dans ces propositions. Voilà, c'est notamment sur les AP.

En effet, il s'agit pas de dire les APL vont être supprimés pour tous les étudiants, mais l'idée que au-dessus d'un certain seuil de revenu des parents, les APL puissent être moindres pour les étudiants. Par exemple, cette piste là été évoquée. Ça veut pas dire qu'elle sera retenue par le gouvernement, mais ça veut dire qu'en tout ça, ce sont des propositions qui ont été faites par l'administration.

Ce qu'il dit le premier ministre, c'est laissez-nous travailler. Oui, c'est ce qu'il dit. Et en même temps, bon, c'est un petit jeu aussi parce que un gouvernement pour préparer son budget en général, il aime bien aussi pouvoir tester des idées dans l'air.

Je vous rappelle que au milieu de l'été, la ministre de la santé avait annoncé qu'il y aurait un qu'il y aura un doublement du plafond euh sur franchise médicale pourrait payer qu'on pourrait passer 200 à 200 € maximum qui serait payés par le pension pendant l'année. Finalement là, le gouvernement vient de reculer. Donc le gouvernement aussi fait ce travail qui est fait en général qui est de tester des idées puis finalement de revenir en arrière sur certaines.

On va continuer l'analyse mais on a une première réaction politique parce que Thbao Petit notre journaliste et aux universités d'été de LFI qui s'est ouvert ce matin et Thbo, vous êtes avec Éric Coel. Oui, Éric Cocrel, député la France insoumise. Vous êtes également président de la commission des finances, donc vous allez être à fond dans cette dans ces débats budgétaires.

Là, Sébastien Lecnu dit, il n'y aura pas de suppression des APL, il n'y aura pas de gel du minimum vieillesse, pas de gel du RSA, pas non plus de de comment dire de de suppression et ni de hausse d'impôts sur le revenu. Est-ce que ce sont des annonces qui vous vous rassurent ? Non, ça me rassure pas parce que d'un autre côté, il continue à par exemple menacer des retraités et des retraités qui sont pas loin d'être des privilégiés de ne faire voir leur retraite indexée, ce qui sera à mon avis injuste et qui sera mauvais pour l'économie parce que ça fera baisser en la consommation populaire qui est un des piliers de l'économie.

Et ce qui est aussi ce qu'il faut se rappeler, c'est qu'on a eu déjà des informations sur le budget en juillet. On a eu un ce qu'on appelle un tir à part qui nous a montré qu'il va y avoir en gros 6 milliards de baisses euh sur le budget de l'État si on tient compte des des hausses de budget militaires. Il va y avoir 6 à 8 milliards prix sur le budget de la sécur à peu près autant sur les budgets des collectivités.

Donc il va y avoir des mesures d'économie de coût budgétaire absolument drastique qui sont à l'inverse de ce qu'il faudrait faire. Alors pour l'instant on rappelle le premier ministre dit que les mesures seront tranchées à la fin du mois. Pour l'instant, ce ne sont que des pistes que propose Bery notamment, c'est de désindexer les pensions de retraite, mais uniquement celles au-dessus d'un certain seuil.

Est-ce que finalement faire contribuer les retraités les plus aisés, ça n'est pas une bonne idée ? Mais est-ce qu'on croit vraiment que c'est les retraités les plus aisés ? C'est là, c'est à partir environ 2500 € par mois qui sont aujourd'hui les privilégés de ce pays.

C'est une réponse aberrente. On sait que les classes moyennes sont par exemple parmi les plus imposées. Par contre, ça semble poser aucun problème toujours au gouvernement que vous ayez des quelques dizaines de milliers de personnes les plus riches de ce pays qui là ont des je vous assure des revenus mensuels qui sont à hauteur de centaines de milliers d'euros voir parfois de millions d'euros qui payent moitié moins d'impôts que les français.

Voilà, depuis 2017, c'est ça le macronisme et ça nous coûte des dizaines de milliards. Allons chercher l'argent-là chez les vrais privées. Arrêtons d'ennuyer les retraités.

Et en plus qui peut avoir des conséquences, c'est que OK, d'accord, le pouvoir d'achat de certains retraités est un peu meilleur que celui de la moyenne des pays, mais euh j'allais dire que ça permet de qu'une consommation plus appartement qui continue à appuyer l'économie. Donc, c'est une mesure injuste et c'est une mesure mauvaise pour l'économie. Je vous rappelle qu' avait déjà été annoncé l'an dernier qui n'avait pas débouché d'ailleurs.

Merci beaucoup Éric Okral d'avoir été avec nous. en direct de ces universités les amphis de la France insoumise. Merci beaucoup Thba avec donc cette réaction d'icale qui vous avez entendu hein mais taper encore sur les retraités c'est aberrant puisque ce sont les piliers de notre économie dit-il. piglier notre économie.

C'est vrai qu'il y a 17 millions de retraités. C'est une partie importante de la population et en même temps, les retraités ont été le groupe social le moins mise à contribution cette dernière décennies dans les nombreux efforts qui ont été demandés aux français et aux français actifs. Rappelons que la l'indexation sur l'inflation n'est possible pour ni pour les salariés du privé, ni pour les fonctionnaires dont le point d'indice est le plus souvent gelé.

Et donc, il n'est pas aberrant de réfléchir à une contribution limitée quand même très limitée des retraités et tout particulièrement des retraites les plus élevées. Éricel rappelle la position traditionnelle de LFI qui consiste à régler les problèmes budgétaires par des augmentations d'impôts sur les entreprises ou sur les plus riches sans beaucoup se soucier des conséquences économiques éventuelles. Il est évident que le gouvernement et le futur président ou la future présidente se reconfront à des situations.

Il faudra bien faire aussi des économies de défense. On pourra pas loin de là régler tous les problèmes budgétaires de la France avec des augmentations d'impôts. les nôtres sont déjà très élevés et donc la la question de notre état social, de nos dépenses sociales avec principalement les retraite et les dépenses de sécurité sociale sont forcément à un moment ou un autre au cœur du débat.

Il faudra bien il faudra bien s'y coller si j'ose dire même si c'est très impopulaire parce qu'en même temps les retraités ercrel ne l'a certainement pas oublié sont l'électorat décisif pour une élection présidentielle. Donc on va faire un budget qui est très difficile à faire puisqu'il demande de diminuer le déficit public pour calmer les marchés financiers, essayer d'emprunter à des taux moins importants qu'aujourd'hui. Ils ont beaucoup augmenté en pleine campagne électorale où les différents candidats, les différents partis politiques n'auront aucun intérêt à voter des mesures extrêmement impopulaires effectivement à quelques mois de la présidentielle.

Oui, mais c'est un moment de vérité pour le pays. C'està-dire que si on passe une élection présidentielle en disant peut rien demander à telle catégorie de la population parce qu'elle a un poids électoral considérable, je pense qu'on passe un peu à côté des enjeux des prochaines années du prochain mandat, quel que soit le vainqueur. Très impopulaire de s'en prendre au retraité.

Image encore aujourd'hui avec quelques réactions justement sur éventuellement cette désindexation des pensions de par rapport à l'inflation. Est-ce que vous êtes prête à faire l'effort ? Non non.

Et si je peux passer à au travers, j'aime autant. C'est un petit peu malsin on les retraite. On va chez les gens qui sont plus dociles, plus âgés, qui vont moins descendre dans la rue.

Alors voilà, on commence par leur prendre un peu c un peu ça. Oui. Bon alors, on a bien compris avec la réaction d'Éric Ocrel, mais enfin on avait pas forcément besoin de preuve.

Ça va être extrêmement compliqué. Les débats à l'assemblée sur ce budget risquent d'être extrêmement musclé, extrêmement sportif et le gouvernement risque de s'opposer à pas mal de refus catégoriqu et dans ce cas-là, il pourrait avoir recours à la loi spéciale comme en 2025 et 2026. On rappelle la loi spéciale ce que c'est d'abord Bastien.

La loi spéciale c'est quand vous n'arrivez pas à faire voter un budget à l'Assemblée nationale, vous prenez une loi un peu exceptionnelle qui vous permet de reconduire les impôts et les dépenses de l'année passée. Mais vous pouvez pas faire de choix politique, vous pouvez pas lever de nouvel impôts, vous pouvez pas décider de nouvelles dépenses. Et qu'est-ce ça des conséquences d'adopter encore une fois une loi spéciale cette année ?

Laur Poget nous a rejoint parce que le gouvernement a commandé un rapport sur cette question à Ber. Oui. Et ce rapport de l'Inspection générale des finances, il dit que ces conséquences seraient très très négatives en cas de loi spéciale prolongée.

L'Inspection générale des finances prévoit, je cite, des difficultés certaines, voir des risques majeurs pour le pays. Ce que craignent les économistes de Ber en fait, c'est que cette loi spéciale dure beaucoup plus longtemps que les précédentes à cause des échéances électorales à venir présidentielles puis législatives. Et oui, il parle potentiellement de 9 mois à 1 an de loi spéciale avec des conséquences évidemment au pluriel.

Le coût de l'emprunt d'État serait revu à la hausse alors que nous sommes déjà fortement endettés. Le pays se retrouverait incapable de faire face à une crise majeure si celle-ci venait à survenir. Et évidemment le redressement des finances publiques serait reporté à on ne sait pas quand.

On ne sait pas quand. Et il y aurait des secteurs plus touchés que d'autres sans doute. Oui, compris certains secteurs prioritaires.

C'est le cas de la défense. Le rapport soulligne que les programmes d'armement seraient retardés. Le BTP aussi souffrirait car de grands chantiers seraient gelés. l'agriculture, les agriculteurs ne percevraient plus certaines aides.

En clair, tous les secteurs qui dépendent de la commande d'État ou des aides de l'État, certains projets seraient aussi menacés. Ça va peut-être vous étonner parce qu'il y a des grands projets. Le rapport précise que les investissements nécessaires au godyvers 2030 pourraient être suspendus ou décalé, tout comme les travaux de rénovation de l'Opéra de Paris par exemple ou ceux de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse.

Effectivement, merci beaucoup Laura. C'est extrêmement concret. Ça s'appelle un coup de pression ça non ?

Le gouvernement public se rapporte justement avant les débats parlementaires en disantz si vous votez contre ce sera ça. Il y a aussi une part de politique et de dramatisation dans tout ça sans rien enlever évidemment à la réalité de ce qui est décrit mais bien sûr le gouvernement veut convaincre les responsables politiques notamment d'opposition queil faut à tout prix un budget sinon regardez ça va être la la catastrophe. On en est pas encore là.

C'està-dire que pour faire passer un budget il y a quand même plusieurs options dans la main du gouvernement. Il y a en effet l'idéal démocratique qui est de réussir à se mettre d'accord sur un budget que tout le monde vote. Bon, on peut penser que ça va être compliqué.

Ce qui avait été fait les années passées parce que certes, il y avait une loi spéciale mais qui avait duré quelques semaines. Ensuite, finalement, on avait réussi à se mettre d'accord à travers un accord de non censure. C'est-à-dire que le gouvernement passe en force en quelque sorte avec l'article 493 de la Constitution et en échange en échange de quelques concessions, on se souvient sur les retraites normes notamment les oppositions s'engagent à ne pas censurer le gouvernement.

Puis il y a une autre option un petit peu plus radicale démocratiquement, j'ai envie de dire, qui est de passer par ordonnance. C'estàd que là, vous passez pas du tout par le parlement, vous faites passer un budget par ordonnance. Mais le corps nu veut pas pour l'instantin, il veut pas mais en même temps, certains poussent quand même dans son camp pour l'utiliser parce que l'avantage, c'est que ça vous permet de faire passer un budget.

Alors certes, le gouvernement peut derrière renversé, mais même si le gouvernement est renversé, et bien le budget passe. Donc ça peut être aussi une option envisagée. Vous voyez entre le moment où on se met d'accord sur un budget et la loi spéciale qui dure plusieurs mois, il y a quand même des hypothèses intermédiaires.

Le regard d'un économiste Alexandre Cateb est en direct avec nous. Bonjour fondateur de Multipolarity Report. Est-ce que vous êtes d'accord ?

Le coût d'une loi de spéciale et bien ce serait un scénario catastrophe pour la France. Non, ça serait pas un scénario catastrophe. Je suis d'accord avec ce qui a été dit.

C'est une dramatisation, une exagération de de certains impacts parce que c'est la c'est une commande du gouvernement et qui a ce besoin effectivement de faire un coût de pression. En réalité, selon les calculs de l'Inspection générale des finances, le coût serait estimé à 0,5 points de PIB sur le déficit de l'État. Euh ce qui euh est relativement euh gérable dans la mesure où aujourd'hui on n' plus une trajectoire de redressement des comptes publics qui est crédible à politique inchangée et les regards des opérateurs, les regards des marchés, les regards de la Commission européenne aujourd'hui se tournent euh dans vers un horizon post-lection présidentielle.

C'est ça qui compte et c'est les programmes sur lesquels vont s'engager les candidats. Là, ces péripéties budgétaires, j'ai envie de dire oui, elles sont d'un point de vue politique relativement je dirais notable, mais elles n'ont pas vraiment d'effet sur la trajectoire à long terme. Et même s'il y a une loi spéciale, et bien ça n'impactera pas véritablement cette trajectoire à long terme.

Je crois qu'il faut pas faire de catastrophisme non plus. Alors, c'est intéressant parce que ça veut dire que les marchés en sont bien conscients. Ils sautent cette année en fait fin de 2026 jusqu'à la présidentielle parce qu'ils savent très bien que le gouvernement il est complètement coincé.

Oui, mais tout de même je jeancerai un tout petit peu pas de catastrophisme d'accord mais enfin tout de même ça met une pression sur le futur ou la future présidente de la République son futur gouvernement sa future majorité pour faire en catastrophe au mois de juillet une loi de finance rectificative dans des conditions qui seraient vraiment très compliquées. Et puis j'ajoute deux exemples concrets dont vous venez de parler auparavant avec à propos du climat. Imaginons que nous ayons l'été prochain un été aussi catastrophique que celui que l'on vient de vivre avec des conséquences sur les incendies.

Il faut augmenter les moyens de la sécurité civile avec des conséquences pour les agriculteurs qui ressortent de cet été dans une situation de grande difficulté. Si vous avez une loi spéciale qui dure au moins jusqu'au mois de juin voire juillet, vous ne pouvez pas augmenter les crédits pour augmenter les moyens de la sécurité civile ou pour augmenter ou ou faire évoluer les aides pour les agriculteurs. Donc pas de catastrophisme, d'accord, mais enfin des conséquences pour le futur pouvoir et pour beaucoup de secteurs économiques qui seraient et administrative qui serait loin très loin d'être négligeable.

Alexandre Catb. Euh une question également sur les retraites parce qu'on a commencé par ça. Apparemment quand euh Sébastien Lecornu dit que toutes les pistes qui ont été évoqué euh au cours de l'été, c'est pas du tout envisagé par le gouvernement.

Tout cela est faux, dit-il. Et il a omis de parler de la désindexation sur les pensions de retraite par rapport à l'inflation. Donc on se dit c'est sans doute dans les tuyaux du gouvernement et que ça fera peut-être partie de ce budget 2027 avec le Parisien qui donne une information croit savoir qu'il y aurait un seuil.

Ce seuil ce serait 2000 €. Ça veut dire que ce ne sont pas simplement les retraités les plus aisés qui seraient mis à contribution. C'est plutôt la classe moyenne là.

Oui. Sachant que le niveau moyen d'une retraite, il est de 1600 € par mois. Donc le seuil de 2000 € relativement proche, mais c'est ce qui permettrait d'engranger des économies significatives de l'ordre de 3 milliards de d'euros.

Euh et même avec ces économies, en fait, on est très loin de ce qui est nécessaire pour euh euh redresser la barre et et euh et se remettre euh dans les rails euh d'une trajectoire budgétaire à à horizon 2000 2029-2030. Donc en fin de compte, la véritable question est euh quel est le sens politique de cette mesure ? Est-ce que c'est un ballon d'essai pour essayer de de d'enclencher un compromis avec l'opposition en abandonnant d'autres mesures ou est-ce que ça fait partie un peu des mesures qui sont qui sont testées auprès de l'opinion et qui pourraient être reprises ou pas en fonction de la conjoncture politique ?

Mais moi je ne crois absolument pas qu'un budget sera adopté d'ici la fin de l'année. Mais quelque part pour les pour les retraités, pour les prestation sociales, il vaut mieux qu'il n'y ait pas de budget parce que en année spéciale là pour le coup, ils seront gagnants parce que les prestations seront reconduites selon les différents mécanismes d'indexation. Intéressant parce que c'est le point de vue d'un économiste.

On sait que tous ne sont pas d'accord avec votre point de vue mais c'est un point de vue intéressant. Effectivement, certains prônent pour ça. C'est mission impossible.

Oui. Alors, comment voulez-vous ? Pardonnez-moi encore une fois, on sera quelques non, vous êtes pas tout à fait d'accord.

On est à quelques mois d'une élection présidentielle. Je ne vois pas comment le Rassemblement national, comment le Parti socialiste, comment Lfi ou le ou le les LR puissent voter des mesures impopulaires qu'on leur reprochera en campagne ensuite. Une fois de plus, la solution n'est pas forcément de faire voter des mesures, c'est-à-dire une fois de plus, l'idée de l'accord de censure, c'est que justement vous permettez finalement aux oppositions de de l'accord de non censure, vous permettez aux oppositions de vous aider à faire passer le budget mais sans qu'ils aient à voter pour ce budget.

Alors ça peut paraître comme une sorte de tour de passe-p ça qui se fait. C'est ça qui s'est fait l'an dernier. C'est que les socialistes ont aidé le gouvernement à faire passer un budget en échange notamment de la suspension de la réforme des retraites.

Mais à aucun moment les socialistes ont eu à appuyer sur le bouton on vote pour ce budget. Simplement ils ont pas censuré le gouvernement. Donc voilà.

Après, ça dépend aussi qui sera le candidat socialiste. Vous savez que le le principal allié potentiel dans cette affaire du gouvernement, ce sont les socialistes. Bon, c'est pas exactement la même chose si c'est Raphaël Luxman qui est plutôt modéré, qui représente les socialistes, que si c'est un autre candidat.

Donc, il faudra voir aussi ce qui se passe à gauche déjà pour savoir quelle sera la ligne précise sur le budget. Les candidats de toute façon, auront une double pression. Ils auront en effet une pression à leur gauche de ceux qui leur disent en gros bon si vous aidez le gouvernement à faire passer le budget, vous êtes des traîtres. et une pression à leur droite de ceux qui leur diront si vous si vous n'aidez pas ce budget à passer, vous êtes des irresponsables.

Donc on peut penser que tout n'est pas totalement figé. Et puis il y a aussi l'option des ordonnances qui existe, qui a quelque chose d'un peu brutal démocratiquement parce que vous contournez le le parlement mais qui en effet permet de au gouvernement de faire passer un budget sans vote. Quoi qu'il arrive, il peut être censuré mais quoi qu'il arrive, le budget passe.

Moi, j'ajoute à ce que vous venez de dire qui est juste, que il y a aussi une pression sur les candidats et sur les partis de ne pas déclencher une crise financière, potentiellement une crise financière avec des marchés financiers qui font encore augmenter les taux d'intérêt auxquels on empreinte pour renouveler nos nos notre dettes. de se retrouver en pleine campagne présidentielle parce que là pour le coup ça sera en janvier février donc au vrai départ de la de la vraie campagne si j'ose dire de se retrouver dans une situation où la France est dans une petite tempête financière avec des taux d'intérêt qui grimpent parce que on aurait pas de budget est aussi une pression qui va peser sur les candidats et sur les partis. Ces candidats et ces partis peuvent aussi avoir un intérêt à laisser le gouvernement actuel et le président actuel endosser des mesures impopulaires pour, si j'ose dire, nettoyer un petit peu le terrain et diminuer la difficulté pour le prochain président ou pour la prochaine présidente quel qu'il soit.

Parce qu'encore une fois de laisser les choses en état par une loi spéciale reporte énormément la difficulté sur le prochain élu, son prochain gouvernement, sa prochaine majorité. Donc les calculs politiques dans ce domaine peuvent pousser dans différentes directions. Différentes directions effectivement, il y en a pas qu'une seule.

Vous avez raison. On va se rendre à une autre université d'été qui a commencé aujourd'hui, celle des verts. Mathilde Guénégan, vous êtes sur place, vous la suivez tout tout au long du weekend.

Est-ce que Europe écologie les verts aussi s'interroge de la façon dont dont ce budget pourrait être adopté ? Officiellement ici, on nous explique que les discussions budgétaires avec le gouvernement, elles sont possibles. En revanche, la capacité pour se mettre d'accord sur les détails, et bien là, c'est plus incertain.

Un exemple avec la proposition du gouvernement cibler les pensions de retraite pour les plus aisés. Dans l'idée ici, on n'est pas contre. C'est dans le programme des écologistes pour une meilleure répartition des des richesses.

En revanche sur la question du seuil, la ça coince. Écoutez ce qu'on disait il y a quelques minutes à notre micro le sénateur de Paris Yannick Jadeau. Un jour, on a des déclarations, lendemain, on contredit les déclarations de la veille.

On va attendre que d'avoir des propositions sérieuses de la part du gouvernement, que ces propositions soient transmises au parlement. C'est comme ça que ça fonctionne et sur la base de ces propositions évidemment on verra comment on réagit. J'espère quand même qu'un moment donné le gouvernement va intégrer l'été absolument catastrophique que nous avons vécu et que peut-être nous allons continuer à vivre.

Ici les écologistes dénoncent en fait des budgets en baisse pour d'autres. Ici, les écologistes dénoncent des budgets en baisse sur la transition écologique, sur la rénovation des logements années après année. Ils espèrent que les techiculaires et les mégafeux qu'a connu la France seront prises en compte cette année.

Ils présenteront leur contrebudget la semaine prochaine. Voilà, Mathilde Guénégan et Julie Janus qui suivent cette université d'été des verts. On reviendra sur ce budget, ça va nous intéresser toutes les semaines à venir puisque ça va durer tout l'automne bien évidemment et cette rentrée sera marquée par ça.

Il y a une autre information politique et celle-là c'est la rentrée politique d'Édouard Philippe qui a décidé de la faire sur le thème de l'immigration en déplacement à Mayotte avec quelques propositions choc pour le candidat horizon. Bonjour, bonjour. J'ai proposé une reprise de contrôle qui passe par la fermeture de l'ensemble des vannes qui peuvent alimenter l'immigration sur le territoire Maoré.

Cela veut dire l'interruption pendant la durée du prochain quinquena de l'ensemble des demandes d'asiles qui pourraient être formulé sur le territoire. L'interruption pendant la durée du quinquena des demandes liées au regroupement familial. L'interruption de l'ensemble des éléments qui justifient ou qui peuvent justifier pour des étrangers une demande d'entrée sur le territoire Maoré.

Et on rejoint tout de suite Amyotte et Maarier Marine Truchud. Vous suivez pour nous donc ce déplacement d'Édouard Philippe. Pas pas c'est pas un Odin qu'Edouard Philippe est décidé de faire sa rentrée de campagne sur ce thème de l'immigration.

Exactement. Première réapparition publique ici à Mayotte, un département dans lequel il s'était pas rendu lorsqu'il était premier ministre. Alors actuellement, vous allez le voir sur ces images, il est en train de déambuler ici sur un marché à Mamutzu, la capitale de Mayottez, pour rencontrer des habitants, pour échanger avec eux. que je vous rappelle que la principale préoccupation ici, c'est bien l'immigration clandestine, notamment celle des comors.

Et pour en parler, et bien ce matin, il a commencé par visiter un centre de rétention administrative he pour directement échanger avec les agents qui luttent contre l'immigration clandestine ici à Mayotte. Et puis juste après, il est allé se rendre dans un camp, le camp de fortune de Tsunzu qui abrite donc des milliers de personnes, des familles qui vivent dans des conditions insalubres. Ce sont des demandeurs d'asile, je vous le disais majoritairement venu des comores.

Il a pu échanger un instant avec eux. Il nous a fait ses propositions he pour lutter contre contre cet état euh de migration de saturation qu'il décrit. Et parmi ces mesures, on vient de l'entendre, c'est donc la suspension temporaire du droit d'asile, euh du droit du sol, le suspension temporaire de la demande d'asile et enfin la création d'un hub retour.

Ce serait un centre qu'il voudrait installer en Afrique de l'Est pour justement renvoyer toutes ces personnes immigrées qui sont arrivées clandestinement ici à Mayotte. Merci beaucoup Emma pour ces dernières précisions. Effectivement un déplacement pas du tout anodin sur ce thème de l'immigration.

L'analyse toujours en plateau et puis une réaction de Fernand Gontier qui est en direct avec nous. Bonjour. Directeur central de la police aux frontières de 2017 à 2022, auteur de la face cachée de l'immigration aux éditions Baudler. une réaction aux propositions d'Édouard Philippe, je les je les je les rappelle hein, il souhaite la fin du droit d'asile à Mayotte, il souhaite la fin du regroupement familial ou encore du droit du sol, donc toujours à Mayotte.

Est-ce que c'est possible concrètement pour vous ? Alors oui, ce sont des mesures très audacieuses, mais j'allais dire, on n' pas attendu les propositions d'Édouard Philippe pour voir des des avancées sur ces sujets, notamment sur le droit du sol depuis une loi de mai 2025. Désormais, il faut que les deux les deux parents qui sont de nationalité étrangère soient en situation ir régulière, pardon, depuis plus de plus d'un an.

Donc euh oui, on peut toujours durcir effectivement euh ces mesures euh et notamment euh je pense éviter et surtout créer les conditions que les sources d'approvisionnement de cette pression migratoire soient séchée. Euh je pense principalement au Comor parce que c'est la route la plus directe, la plus la plus étroite et puis la la plus courte pour venir au Comor. 80 % des personnes en situation irrégulière sont des sont des comoriens rejoint depuis quelques temps, depuis quelques années par les africains des des grands lacs et je pense que effectivement ces mesures vont vont certainement aller dans le bon sens mais ce n'est pas une mesure seule ou isolée qui aura un effet sur Mayotte.

Il y a eu de x mesures sur Mayotte. Il faut désormais prendre le le problème à la source, c'est-à-dire dans les pays d'origine, que ce soit les Comor ou les pays des grands lacs, euh mettre en œuvre des plans euh de coopération avec ces pays avec des euh des brigades nautiques euh mixtes dans ces pays de façon à assécher totalement le le flux. Donc les propositions de de d'Édouard Philippe sont très intéressantes.

Euh il faudra avoir la volonté politique. Juridiquement, cela est tout à fait euh faisable puisque euh notre Constitution permet euh d'adapter des mesures spécifiques au territoire d'outre mer. Voilà.

Après, évidemment, il faudra avoir et conduire, ce que je disais, un dialogue avec avec les pays sources ou de transit, Madagascar, le Rwanda. le Rwanda qui s'est déjà signalé par le passé comme étant candidat pour accueillir un hub de retour. Voilà.

Donc évidemment, on sait que Mayotte aujourd'hui est confronté à une véritable submersion migratoire. C'est une expression qui a déjà été employée par par le passé. Et cela est tout à fait vrai.

C'est comme si nous avions en métropole 20 millions de personnes en situation irrégulière clandestine. C'est tout à fait inacceptable pour un territoire aussi fragile et aussi éloigné de la de la métropole. Oui, parce qu'on estime que la moitié de de ces habitants effectivement sont d'origine étrangère et surtout en situation irrégulière.

Les hub de retour, on va en reparler avec vous. Mais effectivement, en écoutant Édouard Philippe ce matin ou quand il a accordé une interview dans la presse hier soir, on se dit est-ce qu'il y a pas une similitude dans le langage avec celui de Marine Le Pen écouté ? Là, c'était de sur les banss de l'Assemblée nationale l'année dernière. que les clandestins restent à Mayotte.

Nous souhaitons que les clandestins rentrent chez eux et je pense que c'est la seule politique en réalité qui est susceptible d'arrêter l'appel d'air. Est-ce que finalement il y a pas une similitude là et que Édouard Philippe essaie de faire un appel du pied à une certaine électorat ? Oui, c'est certain.

En effet, autant la proposition de suspendre le droit du sol était depuis un certain temps portée par la droite, notamment Géral Darmanin quand il était ministre de l'intérieur qui avait fait cette proposition, autant là il va encore plus loin Édouard Philippe puisque il propose quand même de c'est pas rien ce qu'il propose, il propose de suspendre le droit d'asile. C'està-dire que c'est quand même dans la Constitution française, il est écrit que toute personne qui fuit l'oppression, qui est en danger a le droit de demander l'asile sur le sol français. Là Édouard Philippe dit on va suspendre ce droit sur une partie du territoire français.

Donc on peut être pour, on peut être contre, mais c'est quelque chose qui politiquement et même humainement n'est pas sans conséquence. Il fait cette proposition pour deux raisons. D'abord parce que en effet il veut répondre à un problème qui est réel pour de nombreux habitants sur le sol de Mayotte et parce que aussi politiquement il veut essayer de consolider son électorat de droite, un électorat qui est de plus en plus attiré par certaines idées très à droite voire de l'extrême droite.

Donc il veut frapper fort en effet en faisant cette proposition avec quand même, on voit bien l'intérêt mais deux petits risques selon moi pour lui. Premier, c'est finalement d'être un éème politique qui vient faire des promesses, des slogans à Mayot parce que c'est vrai que des politiques qui viennent dire le droit du sol, l'asile, on en a beaucoup et on entendait que les spécialistes peut-être que ce sont des solutions qui peuvent apporter des réponses mais en tout cas ça ne suffira pas à régler tous les problèmes qui existent. Donc voilà, est-ce que ça va pas être perçu comme un éème discours, un éème slogan ?

Et puis deuxième question aussi pour Édouard Philippe, c'est il veut consolider sa droite mais s'il veut gagner l'élection présidentielle, il a aussi souvent voulu se présenter comme celui qui devait faire le barrage face à l'extrême droite, le risque aussi c'est de repousser un électorat plus modéré ou plus à gauche. Philippe Guert, il est pas possible d'aller à Mayotte sans parler immigration et il est paraître difficile de mener une campagne présidentielle sans parler immigration. Euh vous avez environ 23 des Français, si c'est pas un peu plus, qui souhaitent une plus grande maîtrise de l'immigration et pour certains d'entre eux un arrêt de l'immigration. et à Mayotte tout particulièrement le problème est est massif, ancien avec un contentieux avec les comores depuis de longues années.

Donc pour les candidats de laisser à Marine Le Pen seul, la préoccupation et les problèmes qu'opposent une immigration mal contrôlée, c'est lui offrir un de lui faire un cadeau électoral très important. Donc les candidats comme vous l'avez dit sont pris dans une difficulté, il y a un point de passage assez étroit entre ignorer les sujets à l'immigration mais renforcer Marine Le Pen. On parlait il y a pas forcément ignoré.

On peut s'emparer du problème de l'immigration sans aller sur le terrain de l'extrême droite. Il y a des façons d'expliquer aux français de façon peut-être plus rationnelle émotionnelle la question. Oui mais à Mayotte, il est quand même difficile de dire qu'on peut parler très très différemment.

Mais il choisit spécifiquement Mayotte pour sa rentrée politique. Donc ce n'est pas anoda. Écoutez, tous les territoires d'entre mer en 2022 dont Mayotte ont donné une majorité à Marine Le Pen au 2e tour à Mayotte, c'était 59 % des voix pour Marine Le Pen et 42 % dès le premier tour.

Donc il me semble très difficile. On Édouard Philippe ne propose pas un référendum constitutionnel sur l'immigration comme le fait Maren. Il propose une suspension par une loi qui devra être validée par le Conseil constitutionnel.

Donc il se différencie tout de même si on aura peut-être une réforme de la Constitution. Certains y compris dans l'entourage Philippe disent pour suspendre euh le droit d'asile, il faudra quand même réformer la cons faudra nous nous préciser tout ça parce que si les propositions se rapprochent vraiment vous avez le risque que vous soulignez tous les deux. Mais ne pas parler de l'immigration et ne pas répondre à cette préoccupation d'une partie importante de la population.

C'est une des causes du du déclin et du retrait de la gauche aussi d'avoir voulu ignorer la question de l'immigration, d'être sur un discours qui est beaucoup très en retrait par rapport à ce que disait la gauche au pouvoir dans les années 90. Donc il faut peser les avantages et les inconvénients. Le chemin est étroit.

Mais de laisser Marine Le Pen seul sur ce terrain là, on peut en parler différemment. à Mayotte, c'est plus difficile parce que Mayotte, la situation est tellement dégradée et tellement caricaturale avec 50 % de personnes étrangères sur le sol dont beaucoup dit clandestin comme vous le disiez, ça rend le le la différenciation beaucoup plus difficile. C'est vrai.

Ouais. Fernand Gontier, vous avez mis en en lumière aussi cette proposition d'Edouard Philippe sur les hub de retour. Donc c'est ces centres de retour.

Édard Philippe voudrait des centres de retour dans en Afrique de l'Est pour éloigner rapidement et massivement ces étrangers en situation irrégulière. Est-ce que c'est pas la fin d'un tabou finalement en France ? Oui, c'est c'est la mise en œuvre de ce qu'on appelle aujourd'hui l'externalisation, c'est-à-dire le traitement à de l'immigration euh irrégulière en dehors de notre territoire et du territoire européen dans les pays sources et les pays de transit hein euh qui ont un rôle majeur euh vis-à-vis de vis-à-vis de cette cette thématique.

Donc oui, les de retour d'ailleurs désormais depuis euh le mois de juin 2026, ils sont autorisés par le pacte migratoire européen. D'autres pays ont tenté comme l'Italie de les mettre en place en Albanie. le Rwanda s'était porté candidat vis-à-vis de la Grande-Bretagne et donc euh effectivement c'est un c'est un tabou qui est en train de tomber euh effectivement euh pour traiter avec des pays tiers sûrs, c'est-à-dire des pays dans lesquels évidemment euh les migrants ne risquent pas pour leur vie ou leur intégrité physique.

Donc oui, c'est un tabou qui est en train de tomber parce qu'il faut traiter les problèmes en tout cas sur la route migratoire parce qu'on sait très bien que les routes migratoires qui vont vers les com sont des routes extrêmement dangereuses, meurtrières et donc l'idée c'est de vraiment aussi de prévenir tous ces tous ces naufrages, tous ces décès. Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions. Merci également pour l'analyse ces thèmes de campagne.

Évidemment, on en reparlera tout au long de ces prochains mois. Ça ne vous a pas échappé avec cette présidentielle pour le printemps 202. On va passer à l'actualité à l'étranger avec un événement.

Ça y est, c'est le retour enfin des Marines américains présents sur l'USS Abraham Lincoln. Vous le savez, c'est ce bateau qui cristallisait les critiques depuis plusieurs semaines. Les familles de marins parlaient de conditions à bord totalement inacceptable avec des rationnements, de la nourriture totalement infecte, des sanitaires dans un état déplorable et potentiellement deux tentatives de suicide.

Et donc après plus de 9 mois en mer, il a quitté le Moyen-Orient, direction les États-Unis. L'administration Trump, vous le savez, on en a parlé ces derniers jours, ni les problèmes rencontrés à bord. Monsieur le président, a-t-il suffisamment de nourriture à bord de l'USS Lincoln ?

Oui, bien sûr. C'est un faux reportage de CNN. Le Lincoln est en mer depuis un certain temps, mais au fil des ans, il nous est arrivé de le laisser en merts.

J'étais à une réunion de groupe et un amiral est venu me voir ce weekend. Il m'a dit "Je connais des gens à bord du Lincoln qui me disent qu'il est magnifiquement entretenu et très bien soigné." D'autres personnes se sont renseignées et ont découvert qu'il s'agissait d'une fausse information diffusée par CNN.

C'est une interprétation totalement erronée. Nous veillons à ce que chaque navire, chaque équipage, chaque capitaine dispose de tout ce que nous pouvons leur fournir à tout moment. Certaines missions sont plus longues que d'autres et j'éprouve plus de respect et de gratitude envers ces marins que quiconque.

Ce qu'ils accomplissent en haute mer dans des conditions difficiles avec peu d'escal, c'est incroyable. Les Américains ne comprennent pas ce que cela représente. En tant que personne qui n'a jamais été à bord d'un navire de ce type, mais qui a connu de longs déploiements, je le ressens.

Je veux que les équipages soient relevés le plus rapidement possible. Je veux ce qu'il y a de mieux pour eux. Mes commandants le savent, le président s'attend à cela.

Et voilà. Donc malgré les les dénégations de l'administration Trump, et bien on en parlera dans un instant parce que Gérald Armana est en déplacement à Van. Once vous dire peut-être simplement aussi que j'aime bien l'efficacité politique.

Il reste 8 mois pour le gouvernement d'être efficace dans la lutte contre le narcotrafic, dans la lutte contre la pédocriminalité mais aussi dans les constructions de place de prison qui était une promesse du président de la République. Quand je suis arrivé voilà un peu plus d'un an et demi au ministère de la justice, il y avait 6500 places de prison construites et désormais on en aura quand je partirai si je pars au mois de mai à la fin du gouvernement plus de 10000. C'est-à-dire qu'on aura construit 4000 places de prison en à peu près euh 2 ans, ce qui est un record et je remercie l'administration péniteniaire.

On a changé notre façon de faire puisque on va construire des prisons désormais deux fois plus vite et trois fois moins cher. Et donc c'est places de prison que nous leçons et ici à V c'est aussi un un symbole. C'est aussi l'intérêt pour moi de rester ministre et de pouvoir continuer mon travail au ministère de la justice pour l'efficacité défensive.

Comment accueillez-vous la proposition desire Philippe de supprimer le droit du sol Mayotte ? Je suis venu comme ministre de la justice et je resté avec mise de justice. Je remercie.

Est-ce que vous avez de bon retours sur le fait que les surveillants aient des bombes incapacitantes en prison ? Oui, exactement. C'est moi qui a fait déployer ces bombes incapacitantes en prison à la suite du Bon, alors vous l'avez compris, on essayait d'écouter Gérald Darmanin quelques jours après son annonce de soutien à Édouard Philippe.

Il ne se présentera pas à la présidentielle. Il préfère donc soutenir le candidat Horizon et donc on espérait qu'il ait une première réaction publique à ce soutien. Vous l'avez compris, il a balayé d'un revers de la main.

Je suis là ici à Van pour la construction d'une nouvelle prison en tant que ministre de la justice et il refuse de répondre à toute autre question. Ce qui nous fait reprendre le cours normal de notre émission. On était passé à l'actualité à l'étranger avec donc ce porte avion américain ça y est qui rentre à la maison après plus de 9 mois en mer.

Ça a été extrêmement long, ça a été extrêmement dur avec des conditions à bord extrêmement difficiles dénoncées par les familles de marins. Ça a été ça a été nié par l'administration Trump. On l'a écouté il y a un instant.

Et pourtant et pourtant la situation dans ce navire est extrêmement révélatrice de ce qui se passe pour la flotte américaine qui est en pas dans un très bon état. C'est Michel Goya, le colonel que vous connaissez très bien qui nous le disait ce matin sur notre antenne. La puissance navale américaine n'est pas celle que l'on croit.

Écoutez-le. Michel Goya c'était ce matin sur LCI. Ils sont plus capables d'avoir un porte-avion partout où il faudrait où il devrait en avoir un avant le la la guerre contre l'Iran, il n'y avait plus de porte-avion dans le au Moyen-Orient.

Et donc il a été on était obligé de faire venir d'un côté l'Abraham Lincoln et de l'autre côté le George Gérald For pardon. Il y a une tension très forte sur le nord de bâtiment. Il y a une tension très forte sur les marins qui sont à bord.

Euh la marine américaine a a été perdu 1/3 à peu près de ces grands bâtiments. Dans ces portes-avions, il y en avait 15. Euh en 1990, il y en a maintenant 11.

Mais les véritables crises qui sont une crise de comment dire de d'abord de concordance des moyens et des missions. Voilà, on en parle avec Grégory Philips, notre rédacteur en chef du service international. Bonjour Grégory Cyprien Ron Spiliard, bonjour.

Éditorialiste défense et géopolitique ancien diplomate et Sorour Cassmaille, bonjour. Écrivaine, éditrice franco iranienne. Grégorie d'abord cette flotte américaine.

Effectivement en fait on a l'impression la guerre en Ukraine commence. On se dit l'armée russe elle est super puissante, on se rencontre à la lumière de cette guerre que ce n'est pas forcément le cas. Et puis quand la guerre en Iran commence, pareil, on se dit c'est la première puissance euh militaire mondiale qui est engagée et on se rend compte que ça va pas si bien que ça.

Bah cette marine américaine est un géant au pied d'argile. Euh le colonel mentionnait qu'il y a 11 euh porte-avion. H il y en a que trois ou quatre sur les mers actuellement puisque les autres sont à quai en révision.

Si on prend l'exemple du George Washington qui va donc relayer le Abraham Lincoln, c'est un porte-avion qui date de 92. Alors c'est une immense machine de guerre. Il y a 6000 hommes et femmes dessus, je crois au moins une centaine d'aéronefs.

Mais on voit bien que ce sont quand même des bateaux qui datent un peu et qui ont besoin de d'entretien, de maintenance. Et je ne parle même pas des hommes. Euh vous avez cité évidemment les les marins du Abraham Lincoln qui auront passé euh presque un an en merement.

Enfin 9 à 10 mois. On peut imaginer parenthèse la joie des familles à San Diego en Californie qui vont enfin recevoir revoir leurs proches euh qui ont visiblement vécu ces dernières semaines dans des conditions euh difficiles. Voilà, vous avez 11 sous-marins mais il y en a que trois ou quatre qui sont en état de marche actuellement et c'est pour ça que le commander chief qui est Donald Trump évidemment avec le Pentagone est obligé de les déplacer au fur et à mesure des besoins et de l'actualité et que ce sous-marin George Washington a donc quitté il était au large du Vietnam ces derniers jours et il est en train d'arriver en mer d'Arabie pour permettre au à l'USS Abraham Lincoln de rentrer en Californie de rentrer au pays c'est vous vous rendez compte quand même que la l'image que montre ici la première puissance militaire au monde, c'est-à-dire c'est une image déplorable.

Il y a une autre spécialiste défense qu'on connaît très bien ici en sur LCI, c'est Elizabeth Shepard Selam qui l'expliquait depuis des années, la flotte américaine doit répondre à des engagements mondiaux avec trop peu de navires, avec des déploiements qui sont trop prolongés, des maintenances reportées et des équipages sous pression. En effet, et ce qui est dramatique pour les États-Unis, c'est que en déplaçant le USS, le porte-avion à propulsion nucléaire USS Washington au Moyen-Orient au Moyen-Orient, ils délaissent leurs alliés en mer de Chine, en mer du Japon. Donc la Corée du Sud, le Japon et dans une moindre mesure Taïwan. euh c'est euh les États-Unis sont incapables de soutenir plusieurs fronts à la fois, notons également qu'ils ont euh largement réduit leur contribution à l'Ukraine, même s'ils étaient évidemment pas directement engagés, mais aujourd'hui euh la marine américaine et l'armée américaine en général semble arriver toucher un plafond de verre.

Et euh et je voulais dire que ce qui m'étonne, c'est que Donald Trump a balayé d'un revers de main les interrogations des journalistes concernant la santé mentale des marins sur le porte-avion. Donald Trump, il a quand même repoussé quatre fois son service militaire pour cause d'étude et ensuite il s'est fait réformer pour une cause pour excroissance au saus au pied. Donc il a obtenu une une réforme et je trouve que cette manière de traiter ses militaires c'est extrêmement mal venu quand même.

Voilà, c'est inacceptable. Oui, c'est c'est pas la première fois. pardon Mag qui manque de respect au militair enfin souvenez-vous qualifiant ceux qui se font tuer à la guerre de loser et cetera.

Je crois quand il parlait de John McCain le le sénateur véritable héros américain notamment la guerre du Vietnam, Trump l'avait traité de loser. Donc il a quand même une relation à la chose militaire et à l'appareil militaire qui est assez étonnante. étonnante et qui a pu choquer effectivement.

Alexandre Vautraver est également avec nous en direct, colonel d'étatmajor général, rédacteur en chef de la revue militaire Suisse RMS. Une question quand même sur ce effectivement sur ces déconvenus. Les États-Unis ici paraissent bien démunis finalement avec leur leur marine.

Je crois qu'il faut distinguer euh certains points qui sont euh euh liés à l'actualité, le le l'embarras actuel dans laquelle se trouve la marine américaine et puis d'autres problèmes qui sont plus structurels sur la longue durée et c'est le fait que non seulement dans le domaine des portes-avions, on a entendu tout à l'heure Michel Goya parler de ce chiffre de 15 à 11 aujourd'hui, on sait que 50 % de ces portef sont véritablement opérationnels. les autres et bien les équipages sont en train de se former, de s'entraîner, de recevoir de nouveaux avions. Donc c'est c'est toute une systématique, c'est toute une problématique à très long terme qui hante en fait les couloirs de décision de l'administration Trump et ce n'est pas lié uniquement au porte-avion.

On se souvient il y a quelques mois de cette sortie tonitante de du développement et de l'acquisition d'un nouveau croiseur d'un nouveau croiseur de la bataille de d'un nouveau croiseur de bataille qui porterait le le nom de Trump. Il faut savoir que ces futurs croiseurs coûteront aussi cher que les portes-avion et donc la pérennité du système actuel n'est même pas garantie pour des bateaux qui seront très très chers, certainement technologiquement très sophistiqués. euh mais dont les performances sont moindres que les navires actuels.

Et depuis des années, comme je dis, c'est c'est un problème structurel. C'est un problème qui ne date pas d'hier. Cela fait 20 ans que la marine américaine essaye désespérément de sortir de cet engrenage, de cette spirale de la haute technologie pour construire davantage de coqu, davantage de bateaux, pour assurer davantage de présence dans les mers à travers le monde.

Et en fait le législateur américain, l'administration, le gouvernement américain ne laisse pas la marine américaine libre de ses décisions. Alors, on voit sur Rasm finalement que la mesure la la puissance militaire ne se mesure pas seulement à la au nombre de ces appareils, de ces armes détenues. Comment est-ce que vous enfin vous jugeriez l'image que montre ici les États-Unis au Moyen-Orient ?

Je je trouve que le mythe de la toutepuissance américaine prend un coup quand même. Dès le début donc de la guerre, on a vu cette errance stratégique. On comprenait très bien que au fait Trump n'avait pas de stratégie bien définie.

Un jour, il parlait de nucléaire, le lendemain, il parlait des missiles, un autre jour il parlait du du D3 d'Ormous. D'ailleurs, il n'a pas vu venir l'importance de ce D3. Il n'a pas anticipé le fait que l'Iran peut très bien bloquer ce D3 alors que les responsables iraniens en parlaient.

C'est c'était vra pas vraiment une surprise, ils en parlaient auparavant. et donc ajouter à cela l'état euh euh logistique et de de ce euh porteavion et le fait moi je la question qui qui me que je me pose, c'est comment on pouvait pas approvisionner euh ses marins par hélicoptère ou par d'autres moyens. C'est vrai que pendant 9 mois, ils n'ont pas eu de d'escal donc ils pouvaient pas être approvisionnés mais tout cela doit être quand même dans les dans les papiers.

On doit savoir comment on garde en mer 5000 soldats euh Oui. Ouai bien sûr. qu' soit américain ou ou pas.

Il y a même un marin présent à bord qui parlait d'un d'une logistique qui a été un échec total total parce qu'ils n'ont même pas de dentifrice ni de savon et cetera. Donc euh ça pose vraiment question de cette toute puissance américaine euh autour de la de laquelle il y a une grande littérature et cetera. Donc et aujourd'hui, elle prend vraiment un coup et en plus ce qui est incroyable c'est que euh Trump il il démontait, il il refusait de croire mais le fait est que ils ils vont les remplacer donc il y avait quelque chose.

Si tout allait bien, il sera peut-être encore sur zone. Vous avez raison. En tout cas, tout le monde connaît le did ici le jour J, jour du débarquement allié en Normandie en 44.

Et bien Donald Trump aujourd'hui promet un jourgi à l'Iran, un jourgi J économique, une guerre dit-il sans précédent. Il l'a dit sur son réseau social. Donc soyez attentifs, c'est un petit peu long.

Je vais vous dire exactement ce qu'a dit le président américain. J'annonce que tout pays permettant à ses institutions financières, entreprises, aéroport ou entité gouvernementale d'offrir une quelconque bouée de sauvetage à l'Iran, s'exposera lui-même à des conséquences économiques colossales. Il s'agira d'un jourgi économique et nous avons besoin de tous nos alliés. que tous nos alliés se tiennent au côté des États-Unis d'Amérique pour isoler et vaincre la menace iranienne.

Ces fanatiques sont acculées et ces mesures historiques paralyseront leur capacité à semer la terreur à travers le monde. Ça c'était le message de Donald Trump. C'était hier depuis et bien c'est relé par chacun des membres de son administration Scott Bess par exemple.

Il est l'heure pour nos alliés et le reste du monde de prendre une décision. Nous allons détruire l'économie de ce régime meurtrier. Cela sera la mieux organisée et la plus efficace isolation économique de l'histoire du monde.

Nous allons être très clairs. Soit vous serez avec nous, soit vous serez contre nous. Si vous souhaitez voir tomber ce régime sanguinaire, mais que vous continuez à faire des affaires avec eux, que cela soit par des transferts d'argent, des achats d'hydrocarbure ou des échanges en mer, le trésor américain et notre gouvernement mettront l'ensemble de leurs forces contre vous.

Donc on résume, Grégory, les Américains, ils ont plus de perspective de victoire militaire. Ils ont plus de perspective de négociation non plus. C'est Donald Trump lui-même qui l'a annoncé en début de semaine.

Il n'y arrive pas tout seul. Donc ils on appellent au monde entier, c'est-à-dire alliés. Vous avez entendu hein, on met la pression sur les alliés et les autres.

Donc les les alliés et les adversaires, à ne plus commercer avec l'Iran, ça trahit quand même une impuissance totale, non ? Oui, vous avez raison. Il y a il y a au moment où on se parle deux impasses, l'impasse diplomatique.

En tout cas, Trump affirme qu'il n'y a plus aucune négociation avec les les Iraniens. S'il y en a encore, elles sont vraiment en en coulisse et en tout cas ne sont pas efficaces. On on l'a vu avec l'expiration du mémorandum euh du château de Versailles.

Sur le plan militaire euh on voit que les choses ne bougent pas non plus. Euh après le CCF feu, il y a eu des moments de tension extrêmement fort mais pour l'instant les choses sont revenues sont revenues de un peu plus calme. En tout cas le D3 d'ormous est complètement fermé.

Donc l'autre voie qui avait déjà été évoquée au cours de l'été par l'administration américaine, c'est l'effondrement économique de l'Iran. On va euh asphixier complètement l'Iran. Euh Scott Bent avait utilisé le terme de economic furry.

Euh maintenant c'est le did économique. Euh donc c'est c'est un paris Vous avez raison de souligner qu'il demande euh aux pays alliés et aux autres de procéder à cet asphyxie économique. Et j'aimerais bien être une petite souris dans le bureau oval fin septembre quand Sijin Ping sera à la Maison Blanche et que Donald Trump lui dira plus aucun commerce avec l'Iran. plus aucun lien avec eux.

Il faut que ce pays s'écroule financièrement quand on sait que la Chine a été l'un des principaux clients de l'Iran en terme de pétrole notamment. Ouais. Avant d'être une petite souris, on a une petite idée de ce qu'a déjà dit la Chine.

Elle a réagi aussitôt, c'était ce matin. Vous imaginez la réponse ? Dites-moi.

Il a refusé. Bah, il a refusé. Vous imaginez ?

Oui. Oui. D'accord, on va faire ça.

Non, non, il en est hors de question. Écoutez, la Chine a toujours soutenu que le recours à des moyens militaires, aux sanctions et aux pressions ne contribuerait pas à résoudre ce problème. Ces mesures ne feraient qu'exacerber les tensions et aggraver la situation, ce qui n'est dans l'intérêt de personne.

Nous appelons tous les partis à régler leurs différents et leurs litiges par le dialogue et la concertation. Voilà. Alors, je vais juste traduire parce que on avait peut-être un petit problème de traduction qu'on entendait pas forcément.

La Chine s'oppose aux sanctions unilatérales illégales qui n'ont aucun fondement en droit international et qui n'ont pas l'autorisation du Conseil de sécurité des Nations- Unies. Les sanctions et les pressions ne permettront pas de résoudre le problème. C'est non déjà du côté de la Chine.

Ce qui fait que ce did économique annoncé euh de façon tonitruante par Donald Trump, c'est morné. Je pense que c'est c'est en effet c'est un aveu de faiblesse. Il a épuisé selon CNN 80 % de ses missiles TAD dans sa guerre en Iran, la moitié de ses patriotes.

Donc aujourd'hui effectivement les options militaires sont clairement limitées. Et la Chine en effet, comment est-ce qu'on peut imaginer que les les États-Unis vont partir en guerre en guerre économique contre la Chine ? Alors certes, il est possible de sanctionner une ou deux banques chinoises.

On l'a fait en ce qui concerne la Russie, mais on a fait des banques chinoises de de taille moyenne pour ne pas contaminer l'ensemble du système financier international. Et n'oublions pas qu'en avril et mai 2025, la Chine, elle a coupé le robinet des terres rares. La Chine, elle maîtrise 70 % de l'extraction des terres rares, notamment en Afrique et 90 % du raffinage.

Et c'est pareil pour les aiments permanents qui sont absolument indispensables dans l'électronique, dans l'industrie, dans la défense. Alors certes, les États-Unis ont des arguments. Le dollar c'est la moitié des échanges mondiaux qui sont libérés en dollar.

Euh c'est le marché américain, mais on imagine mal Donald Trump euh engager une guerre économique totale contre la Chine. C'est pas possible. Et c'est on l'imagine mal aussi convaincre les Russes d'arrêter tout commerce avec l'Iran.

Alexandre Vraver d'abord en en réaction avec cette nouvelle tentative des États-Unis. On a vu que militairement bah c'était une impasse, ça ne marche pas. euh diplomatiquement c'est une impasse.

Il reste donc ce volet économique, c'est vrai que euh économique furie mise en place donc euh au mois au cours du mois de juin marchait plus ou moins mais marche quand même s'il faut beaucoup de temps. Là les Américains tentent de rajouter une couche. Ça semble ça semble compliqué quand même.

Je pense qu'il faut tourner la page puisque on entend exactement ce type de parole depuis 1979. Euh chaque fois les sanctions économiques doivent devenir de plus en plus euh importantes, de plus en plus douloureuses pour le régime de Tran. Moi, j'ai passé un certain temps euh à enseigner euh à Teran.

Donc je peux vous dire bien sûr les sanctions produisent un effet et c'est un effet absolument catastrophique sur la population mais pas réellement sur sa capacité à se défendre pas nécessairement sur sa capacité à resserrer les liens avec la Chine qui fournit désormais de plus en plus d'aide militaire d'aide dans le domaine du renseignement et bien sûr on l'a évoqué tout à l'heure avec la Russie donc on ne voit pas très bien ce que cette nouvelle série de sanctions qu'on pourrait dire des sanctions indirectes vont pouvoir produire sur sur l'Iran qui refuse de de négocier. Et je crois que celui qui a compris cela il y a très longtemps, c'est un ancien président républicain, George W. Bush, qui a dit dans son infinie sagesse : "We have out sanctioned ourselves out of Iran".

Donc il il n'y a plus véritablement de levier économique américain pour faire pression sur l'Iran aujourd'hui. C'est pour ça que peut-être les États-Unis essayent d'en appeler au reste du monde pour tenter de couper tout commerce possible avec l'Iran et d'asphyxier totalement le pays. Mais bon, ça semble mal engagé et pourtant cette administration Trump est persuadé que ça va marcher.

Le vice-président Jens l'a lui aussi évoqué hier. Il parle de nouvelles phases du conflit et ça va marcher selon lui. Ils vont essayer d'exercer une pression économique sur nous, mais ce qui s'est vérifié ces dernières semaines, c'est qu'ils ont ressenti beaucoup plus de pression que nous.

Nous allons poursuivre dans cette voie car nous pensons que c'est le meilleur moyen d'atteindre à terme l'objectif final. Le président a déclaré que l'Iran ne pouvait pas posséder d'armes nucléaires. Et bien, leurs installations nucléaires sont détruites.

Mais la question est vont-ils essayer de les reconstruire ? Effectivement, sourire Casmaille quand même, est-ce que le volet économique est la seule chance pour pouvoir mettre à à bas ce régime ? Vous vous savez, il y a déjà des voies qui s'élèvent en Iran, des voies à l'intérieur du régime qui tirent l'alarme justement.

Euh rien qu'hier, c'était le président de la banque centrale qui a qui a parlé à à la télévision et qui a justement souligner l'impact de ces euh sanctions. Il a dit "Nous vendons plus de pétrole, nous n'avons plus d'entrées de devise et nos avoirs sont gelés à l'étranger. Il faut absolument qu'on revienne à la table de négociation et qu'on ressuscite qu'on ressuscite le memorandum d'entend.

Ça ça nous a interpellé. On l'a vu ce matin, plutôt ce matin et on s'est dit un discours officiel Oui. tenu publiquement à la télévision, c'est assez rare parce qu'il admet des difficultés.

Oui, il est pas il est pas le seul, hein. Ralibov hier, il était en Irak à Bagdad, il recevait les entrepreneurs iraniens et irakiens sur place et il a dit "Si la population a faim, nous tiendrons pas." H donc euh moi je serais pas aussi catégorique parce que ces sanctions ne datent pas du 28 février et ces sanctions sont ancien.

Donc le système économique est épuisé même si le régime a mis en place déjà depuis longtemps vous savez de tout un système pour contourner des trusts et cetera qui qui étaient basé pour la plupart aux Émirats arabes unis. Et les Émirats depuis 2 jours ont mis fin à toute transaction euh bancaire financière avec l'Iran parce que l'Iran a de nouveau euh frappé euh des navires émirati et cetera. Donc ils sont quand même dans une situation très compliquée et il ils se rendent très bien compte que s'il y a une crise économique, il y a déjà une crise économique mais si ça s'empire à ce rythme là, si les gens ont faim, ça peut être attenable. pourront plus euh et est-ce que parce que les États-Unis parlent des alliés, c'est-à-dire ils mettent la pression sur le monde entier pour cesser tout lien avec l'Iran, mais il parle aussi des alliés qui continuent à avoir des relations avec l'Iran.

Ben je je ne sais pas pour le coup son rour qui peut compter parmi les alliés d'Américains et qui continue à commercer avec l'Iron. La Turquie peut-être non ? Oui.

Bah il y a peut, vous savez tous ces tous ces pays du Moyen-Orient et du Golf jusque-là avaient des relations commerciales avec l'Iran. Euh donc là avec cette guerre, peut-être que ils sont pas aussi chauds de continuer à commercer avec l'Iran, mais je pense que et puis bon, il y a toujours des systèmes de contournement même avec les Européens. Hm, je j'aurais rebondir sur ce que disait Sorour, c'est très intéressant le fait que certains dirigeants au sein de la République islamique commencent à s'inquiéter de la situation économique.

Si on dézoome un tout petit peu, souvenez-vous que le point de départ de tout ce qu'on vit actuellement, c'est quand même les manifestations en Iran fin décembre qui partent du bazar de Teron sur la situation économique. Donc le régime a déjà eu une alerte là-dessus quand ils ont vu d'abord quelques dizaines puis quelques centaines de bazaris descendre dans la rue puis le mouvement faire tâche d'huile dans le pays jusqu'aux manifestations réprimées dans la plus grande violence au mois de janvier. Donc euh le fait que le régime a déjà été prévenu que la situation économique était explosive pour eux, ça commence par ces premières manifestations, la répression terrible qui s'est abattue euh sur le peuple iranien et et qui continue et qui a mené euh notamment jusqu'à la guerre déclenché le 28 février.

Ministre des affaires économiques effectivement qui l'avoue, il y a quelques difficultés quand même en ce moment et il faudrait il faudrait s'en en parler. Nous sommes aujourd'hui dans une situation où nos recettes pétrolières ont de toute façon été touchées. Nos recettes fiscales ont été impactées.

Nos autres revenus ont été affectés par les contrats de prime de sécurité sociale. Tout cela a un impact sur l'économie. C'est cet homme dont vous parliez il y a un instant, le président de la banque centrale.

Donc ça peut prendre du temps. Mais cette stratégie américaine d'étouffer encore un peu plus parce que c'est une couche supplémentaire. Effectivement, vous avez parlé des sanctions mises en place par les Américains sur Teran.

Ça date quasiment depuis le début de la République islamique d'Iran donc en 79. Couche supplémentaire avec économique fury donc mise en place par cette administration où on bloque le D3 d'Ormous et il y a ce blocus économique. Troisème couche mise en place aujourd'hui par l'administration Trump.

On aura davantage de détails sur cette nouvelle opération lundi, c'est Scott Bessen qui tiendra une conférence de presse, c'est d'appeler le monde entier à cesser d'alimenter cette République islamique. Je pense qu'il demande même, il sous-entendent aussi la Chine parce que bon, la Chine achète quand même du pétrole, même si elle achète moins de pétrole maintenant parce que comme avec la haussée des prix, elle s'est retourné vers ses réserves, ses propres réserves de pétrole. Mais en tout cas euh la situation économique, l'hyper euh inflation en Iran, nous avons les témoignages du terrain, les gens qui peuvent plus aller au supermarché, qui peuvent plus la la classe moyenne ne peut plus se permettre de euh de remplir son panier de son de son ménage.

Donc la et et le le régime, comme vous l'avez rappelé, a complètement conscience de ça, que c'est là le son talent d'Achil. Ça a commencé par là et là les gens si s'ils ont vraiment plus parce que vous savez les les retraités sont dans la rue, ils sont pas payés. Les infirmières pareil, les les profs les instituteurs pareil.

Il y a retard dans le paiement des salaires et il y a hyperinflation. Donc c'est intenable, c'est très très difficile à tenir. Donc ça veut dire vous vous êtes davantage confiante sur cette stratégie là, elle peut finir par payer.

Je pense que c'est vraiment le maillon faible. C'est le maillon faible mais en même temps c'est la population qui est en train de souffrir et c'est aussi la raison pour laquelle qu'elle est de plus en plus mécontente de la situation. La guerre ne lui a rien apporté, sauf la hausse des prix.

Et en face, il y a la répression comme le disait Grégori qui tous les jours il il continue à exécuter des jeunes gens, des jeunes manifestants entre 16 et 20 ans euh sans sans procès, sans sans avocat, sans rien. Et donc tout ça fait que bon le régime comprend que qu'il y a une un risque d'explosion encore plus fort peut-être que le mois de janvier. À suivre donc avec cette conférence de presse de Scott Bessen sur cette nouvelle opération qui commence du côté des États-Unis pour mettre à bas ce régime.

Une conférence de presse, ce sera donc lundi. On va parler de l'autre guerre, celle qui oppose la Russie à l'Ukraine et cette nuit encore, on a assisté à des frappes de part et d'autres. Le commandant des forces ukrainiennes de drone a prévenu Moscou va intensifier sa stratégie visant à punir les civils.

Des innocents meurent et continueront de mourir mais nous frappons nous aussi sans nous arrêter. Cette guerre est un marathon semé d'obstacles. Nous tiendrons.

Moscou tombera. Voilà le message qu'il a voulu faire passer à la population ukrainienne cette nuit. Moscou qui effectivement continue de viser des infrastructures civiles pour terroriser la population, pour l'épuiser aussi parce qu'on a remarqué une succession de frappe sur des entrepôts et on s'est demandé ce que c'était que ces entrepôts en fait. sont des entrepôts qui approvisionnent pardon des supermarchés et ce sont des attaques qui sont massives et qui durent depuis plusieurs semaines.

Elles ont débuté à la au début du mois d'août. Donc on rejoint notre équipe en Ukraine pour en savoir davantage. Gwendoline de Bonau, Éric Jos.

Dites-nous, réexpliquez-nous cette stratégie russe et déjà est-ce qu'il commence y avoir des pénuries dans les magasins en Ukraine ? On constate des difficultés euh d'approvisionnement euh euh dans les magasins, dans les supermarchés euh ukrainiens. Alors, pour l'instant euh euh ça n'a pas des proportions euh catastrophiques.

C'est vrai qu'on voit certains produits euh euh qui manquent euh effectivement dans les supermarchés. Parfois, ce sont des légumes, parfois euh ce sont euh des fruits ou alors euh et bien des produits comme des pâtes ou similaires aux pâtes. Mais c'est assez difficile, c'est ce que nous disaient euh les Ukrainiens, de savoir et bien si euh cela vient directement des frappes russes, pour une partie, c'est sûr, ou si cela vient du fait qu'on voit de plus en plus d'habitants et bien qui achètent en masse et du coup et bien si tout le monde fait la même chose, cela finit par créer une pénurie.

En même temps, on voit des appels sur les réseaux sociaux ukrainiens de militaires qui sont des gens assez respectés d'officiers qui appellent les Ukrainiens à se préparer pour les mois à venir, à faire des provisions. Et donc c'est ce qu'on voit dans les magasins. Euh donc si vous voulez les deux phénomènes à la fois euh les gens qui se préparent pour l'automne, pour l'hiver et qui font des stocks ajoutés aux difficultés d'approvisionnement.

Bien, tout cela, c'est qu'effectivement dans certains rayons euh il y a des manques. Mais d'une manière générale, ce qu'il faut comprendre c'est que tout le monde en Ukraine anticipe des mois à venir extrêmement difficiles, anticipe de plus en plus d'attaques avec des missiles balistiques que l'Ukraine et bien pour l'instant n'est pas en mesure d'intercepter par manque d'intercepteur et par manque de missile patriote. Merci beaucoup Genoline.

On va parler de cette pénurie également de des missiles patriotes dans un instant. Mais d'abord colonel accent de votre avers sur cette stratégie, on le voit, elle change cette guerre parce que sur le front ça ne donne plus rien. Aucun des deux pays n'arrive vraiment véritablement à avancer.

Donc chacun met des stratégies un peu différentes. Donc les les Ukrainiens qui mettent en place ces pénories de de d'essence notamment et puis euh les Russes qui cherchent à à couper presque les vivres pour pour la population ukrainienne. Oui, les stratégies sont différentes.

Euh le les réalités aussi sont différentes de part et d'autre. Je dirais ce que l'on constate pour pour aller dans votre sens, de plus en plus de ressources aujourd'hui côté russe sont détourné du front pour être injecté dans d'autres domaines. C'est-à-dire qu'on voit une reprise du développement de certains armements sophistiqués alors que ces dernières années, il fallait produire le plus de plus le plus possible de chars de canon pour pouvoir alimenter le le front.

Aujourd'hui, on détourne euh ses capacités de production et ses ressources euh vers euh de nouveaux moyens stratégiques, vers de nouvelles force euh pour s'opposer en réalité contre contre l'OTAN. Euh donc c'est assez intéressant de voir euh pour la Russie euh ce conflit en Ukraine est en train de devenir un conflit secondaire par rapport à un conflit plus important, plus prioritaire contre contre l'Occident. et on peut peut-être euh le comprendre à travers les images que vous êtes en train de de présenter maintenant, c'est que pour la première fois dans son histoire euh la Russie se trouve dans une situation très insolite.

Pour la première fois dans son histoire euh la Russie euh n'a plus euh de profondeur stratégique. Jusqu'ici, toutes les invasions de Napoléon à Adolf Hitler ont été stoppées parce que la Russie pouvait encaisser le choc, pouvait se réorganiser très très loin du de de la ligne de front et et repartir à l'offensive. Et pour la première fois, dans cette situation euh stratégique aujourd'hui, euh en réalité chaque point de la Russie peut être visé, peut-être ciblé par l'Ukraine euh soit avec des missiles, soit avec des drones, soit avec des forces spéciales, soit avec des alliés qui pourraient euh accomplir ces ces tâches.

Alors que du côté ukrainien, ce que l'on constate, c'est que l'Ukraine a pratiquement une un passe droit, c'est-à-dire que toute la logistique, toute la production d'armement vers l'Ukraine passe par l'Union européenne. Et bien sûr, ce territoire là n'est pas n'est pas ciblable, n'est pas disons n n'est pas légitime pour pour des frappes russes. Donc on est dans une situation très paradoxale, une situation historiquement paradoxale où la Russie se rend compte que militairement en mettant plus de pression davantage de frappes sur l'Ukraine, il n'est pas possible de gagner cette guerre et il faut donc maintenant changer de cible si vous me permettez et faire pression sur cet approvisionnement logistique et puis sur les soutiens de de l'Ukraine au-delà de ses frontières et puis mettre la pression aussi sur les civils.

On voulait parler d'une autre pénurie, celle dont a parlé Gwendoline de Mono il y a un instant. C'est ces fameux systèmes de défense antimissile. Donc patriote.

L'Ukraine en manque terriblement et donc en attendant une éventuelle livraison et bien les Ukrainiens aimeraient utiliser les drones équipés de Starlink pour contrer les missiles balistiques russes. Mais qui dit Starlink dit Elon Mus qui est donc le patron du réseau. Nivin Potros nous a rejoint.

Nivine. Expliquez-nous donc aujourd'hui les Ukrainiens appellent à l'aide et appellent à l'aide Elon Musk plus précisément. Oui sauf que ça ne vous aura pas échappé.

Elon Musk n'est pas forcément en bon terme avec les Ukrainiens. Disons qu'il est plutôt partisan de Vladimir Poutine. Alors pour changer la donne et bien Kev lancé ces derniers mois une opération séduction avec à la manœuvre l'ancien ministre de la défense Miaelo Fedorov.

Sa mission elle était très simple. obtenir l'autorisation d'Elon Musk pour que l'Ukraine puisse utiliser les drones équipés de Starling au-delà de ses frontières notamment pour cibler les systèmes de missiles balistiques ruses qui frappe quotidiennement maintenant l'Ukraine. Aujourd'hui, les Ukrainiens, ils peuvent utiliser ces drones équipiés de Starlink uniquement sur leur sol, pas au-delà.

Or ces drones, ils sont très précis. Ils sont notamment résistants au système de brouillage. Ils seraient donc très précieux aux Ukrainiens.

L'autre problème et bien c'est que Fedorf, il a été lieé sans ménagement au mois de juillet parce qu'il ne s'entendait plus avec l'étatmajor. Il a donc fallu trouver un plan B et c'est Volodimir Zelenski en personne qui s'est chargé de cette opération séduction. Il a demandé à Elon à Donald Trump de parler à son ancien meilleur ami Elon Musk.

Et pour convaincre l'homme le plus riche du monde d'accepter bien les Ukrainiens, ils ont coupé la poire en deux. Ils ont proposé bien de pouvoir utiliser ces drones avec Starlink et bien seulement dans une zone qui serait située à 200 km au-delà de la frontière ukrainienne. Ce qui donnerait à peu près ceci, c'est la zone achurée sur la carte.

Certaines villes stratégiques comme Briillance, Course ou encore Belgorotte serait donc potentiellement apporté de drone équipé de Starling. Bah vous ménagez le suspense là. Il a dit quoi Elon Musk ?

C'est quoi sa réponse ? A priori, il a dit "Non, moi même Donald Trump n'y croyait pas vraiment parce que Elon Musk, il a pris ses distances avec l'Ukraine. On se souvient qu'au tout début de la guerre, il avait envoyé beaucoup de systèmes Starlink en Ukraine avant finalement de changer d'avis et de couper l'accès au système." Il avait même fini par suggérer aux Ukrainiens de signer un plan de paix qu'il avait lui-même rédigé, qu'il avait d'ailleurs soumis au vote de ses internautes avec des conditions totalement hubesques, ce qui avait provoqué la colère de Kiev.

Il avait aussi multiplié les déclarations d'amour à l'encontre de Vladimir Poutine avant une nouvelle fois de changer d'avis puisque'en février, il avait finalement fini par suspendre l'utilisation de Starling par l'armée russe qui l'utilisait contre l'Ukraine. Il y a 3 jours, Federov qui n'a pas oublié sa mission initiale a fait un petit tweet à l'adresse d'Elon Musk. Regardez sa réponse.

J'essaie de faire ce qu'il faut. J'espère que la paix reviendra bientôt. Elon Musk, il pourrait finalement changer d'avis à faire à suivre.

Voilà. Donc le suspense est entier. On sait jamais.

Peut-être il va changer d'avis. Juste la vie militaire. Alexandre Vav.

Euh moi je comprends pas très bien, pardonnez-moi. Je voilà je je j'ai je suis un peu loin de la la chose militaire. Mais quelle est la plusvalue de Starling ?

Moi ce que je vois c'est que les Ukrainiens, ils arrivent à envoyer leur drone jusqu'à Moscou. Pourquoi là ils ils ont besoin de Starlink ? Bon, pour une raison très simple, aujourd'hui, les drones ont des capacités très intéressantes, mais ils sont limités par une vitesse qui n'est pas supers sonique, qui est de quelques centaines de de kilomètres heures au maximum.

Et donc entre le moment où vous détectez un but, euh ce but est furtif, ce but est camouflé, ce but peut se se protéger, se dissimuler derrière un bâtiment, et bien entre le moment où vous détectez le but et le moment où votre drone va parcourir les 200 km dont on a parlé tout à l'heure, il va s'écouler tellement de temps que le but ne sera plus à l'endroit où l'on veut le frapper. Donc il faut un échange de données en temps réel. un échange de données sur des superficies, sur des surfaces qui sont considérables.

Il faut une très très bonne résolution d'image. Enfin bref, vous êtes obligé de passer par des satellites et c'est là que les différents fournisseurs de ce type de de services peuvent miser et peuvent gagner extrêmement gros dans cette dans cette affaire. Et je pense que l'Ukraine a a a davantage payé euh Elon Musk que la Russie, ce qui explique peut-être le le retournement de faveur que vous avez évoqué tout à l'heure.

C'était une question d'argent toujours. Merci beaucoup. Merci pour ces réponses.

On en reparlera dans un instant dans l'émission, mais là on vient d'apprendre le président iranien Pesquian veut mettre fin à la guerre. On parle d'Iran. Le président iranien qui veut mettre fin à la guerre.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que finalement la voie diplomatique pourrait reprendre avec les États-Unis ? C'est la question que l'on se posera.

Et puis nous aurons en direct le maire de Chartre. Pourquoi ? Parce que ce maire- là s'oppose à la tournée de Patrick Bruel qui compte bien reprendre sa tournée de concert à partir du 2 octobre.

Et bien cet Édil là, il dit non, il ne veut pas du chanteur, il ne veut pas de l'artiste, il veut entendre lui avant tout la voix des victimes. À tout de suite. Bonjour à tous.

C'est une après-midi assez instable qui nous attend certes avec des éclaircis mais aussi de bons passages nuageux porteurs d'averse. Donc parfois ces avers seront rageus, ça sera le cas sur tout le nord-est en direction donc des Alpes avec des orages qui pourraient se montrer localement violents. Également en Corse avec toujours ses rafales de vent jusqu'à 80 km/h.

Et puis côté Pierreé, c'est pareil, on aura un ciel très instable, assez couvert avec en prime quelques averses orageuses. Partout ailleurs, c'est quand même beaucoup plus calme. Les orages, on peut en avoir aussi sur le littoral de la manche accompagné devant jusqu'à 40 km/h.

Pour ce qui est de vos températures, l'après-midi, ça y est, on voit enfin une nette baisse du Mercure he par rapport au jour précédent. On est vraiment sous l'influence d'un air beaucoup plus océanique. Il fera 19° tout au plus pour le Payco, 23 à 25° pour l'Alsace et puis on est encore sous des températures allant de l'ordre des 30° près de la Méditerranée.

La suite s'annonce très calme surtout pour votre weekend de samedi et de dimanche avec encore un petit peu d'instabilité résiduelle au niveau du sud-est et des Pyrénées. Et puis à partir de lundi, c'est une nouvelle dégradation qui va concerner notre territoire en arrivant par l'ouest. On va la retrouver dans la journée de mardi sur bon nombre de nos régions.

Et puis donc pour le reste, ça sera à affiner dans les prochains bulletins. Mais la bonne nouvelle, c'est que là, ça y est, nous sommes enfin avec des températures proches des normales saisonnières. Avec CIC Ban Hybrid, construisons pour que le monde bouge.

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La météo des plages avec les glaces extrême, cacahuète et caramel. Extrême jusqu'au bout. La journée sera assez mitigée concernant le littoral de la Manche avec certes des périodes d'éclairci mais entrecoupées à caractère orageux que ce soit sur l'ensemble justement du littoral.

On attend jusqu'à 20°, pas plus du côté de Douard-Dené avec une température quand même relativement chaude du côté de Grandville 23°. Euh pour ce qui est du golfe de Gascogne, la baignade s'avérra euh très agréable en direction du sud évidemment avec une température par exemple de 24°gr à la Rochelle pour ce qui est de l'eau. Donc la baignade sera vraiment optimale.

Et enfin pour la Méditerranée, c'est toujours un très grand soleil surtout pour l'après-midi alors que la matinée sera encore un peu en prise avec quelques averses orageuses et donc c'est une très belle journée dont il faudra absolument profiter. L'info continue sur LCI. À très bientôt.

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On bouverse un peu nos programmes parce que le président iranien Massou Pesquian vient de prendre la parole et vient de faire une déclaration évidemment qui nous interpelle. Il est question du conflit au Moyen-Orient et voilà ce que vient déclarer le président iranien. Alors que nous sommes en position de force et dans la dignité, il vaut mieux mettre fin à la guerre.

Il appelle donc à mettre fin à cette guerre avec les États-Unis alors que le monde entier aussi reconnaître notre victoire, dit-il. Les États-Unis ont ont attaqué nos écoles, ont attaqué nos hôpitaux. Ils sont aujourd'hui détestés à travers le monde.

Sorir Kasma, il nous a rejoint ainsi que Grégory Philips. Comment est-ce qu'il faut interpréter cette nouvelle déclaration Grégory ? Donc juste pour bien mettre les choses sur la table, c'est le président Massou Pejkian qui est le président de la République islamique dont on sait qu'il n'est pas forcément celui qui décide de tout en Iran.

On on l'a bien compris déjà à l'époque où le le guide suprême ramenait et dirigeait le pays, le président n'avait que des fonctions disons un peu plus honorifique mais c'est pas lui qui qui gère le pays. Et aujourd'hui, dans la situation qu'on connaît, on ne sait pas exactement qui décide de quoi en Iran. Est-ce que Mabaram est au manette ?

Est-ce que ce sont les gardiens de la révolution et quel est le poids politique du président PK ? Une fois que ceci est mis sur la table, il y a cette déclaration d'un souhait de mettre fin à la guerre parce que et c'est un message pour le coup que le régime répète maintenant depuis plusieurs semaines, il s'estime vainqueur de cette guerre et il s'estime en position de force pour arrêter ce conflit. Rappelons que à ce stade, il n'y a pas de négociation ouverte entre les États-Unis et l'Iran.

Peut-être il y en a-t-il en en coulisse, mais Donald Trump en tout cas avait affirmé il y a quelques jours qu'il n'y ait plus de discussion entre les deux pays. En tout cas, vous avez là la déclaration du président de la République islamique qui euh qui souhaite la fin de la guerre parce que il considère que l'Iran est en position. Est en Sour Kasm, comment est-ce que vous vous vous accueillez cette nouvelle déclaration ?

Encore une fois, Grégory a a rappelé le rôle de Massou Pesquian. Ce n'est pas un membre du gardien des gardiens de la révolution, donc c'est pas un des plus durs du régime non plus. Non, mais sa déclaration ne me surprend pas parce que dès le début lui il il suit cette voie làà au tout au début de de la guerre, il avait présenté ses excuses par exemple aux monarchies du golf en disant euh nous je m'excuse, on aurait jamais dû frapper, c'est une erreur et cetera et on l'a fait revenir sur cette position.

Il a il a dû on l'a plus entendu pendant un certain temps. Il y a eu plusieurs fois des rumeurs de sa démission. Il paraît euh il y a quelques jours euh une des voix proches de Mabamene qui faisait des révélations tonutruantes sur ce qui se passe à l'intérieur et autour de Mabameni disait PES a présenté 28 fois sa démission.

En tout cas, euh c'est lui qui euh au fait qui qui gère les affaires euh courantes euh du pays. C'est lui qui doit payer les salaires. C'est lui qui est donc avec le président de la banque centrale tous les jours au courant de ce qui se passe ou ne passe pas vraiment dans la situation actuelle.

Et dès le début, il disait "On va pas tenir de cette manière-là et cetera." Là où il dit parce que nous sommes victoriaux de cette guerre, ça c'est la rhtorique du régime. Tout le monde affiche ça.

On a gagné la guerre parce qu'on a résisté parce qu'on est encore là. Mais ce que vous avez dit c'est important. Il dit un jour il faudrait quand même signer la paix et vaut mieux le faire maintenant tant qu'on est encore au pouvoir.

Il dit tant qu'on est encore au pouvoir et tant qu'on nous reconnaît avoir résisté et donc avoir gagné cette guerre. Donc il il suit toujours cette ligne euh là euh mais ça prouve encore une fois parce que comme je vous ai dit tout à l'heure, il y a plusieurs voix concordantes depuis 3 jours qui parlent au fait de l'intenabilité de la situation économique. Donc euh c'est dans ce sens-là qu'il faut l'inter donc il se passe quand même des choses.

Il y a quand même un frémissement effectivement où économiquement ça devient quand même intenable en Iran et les États-Unis en même moment viennent d'annoncer un durcissement des sanctions économiques contre l'Iran. Donc peut-être que les choses pourraient bouger. On y revient dans un instant avec vous notamment évidemment parce que c'est euh ces derniers développements sont sont très significatifs.

En attendant, on va parler de Patrick Bruel qui a décidé de maintenir sa tournée cet automne et ce malgré les plaintes qui s'accumulent contre lui. Un maire a d'ors et déjà décidé de dire non. Ce maire, c'est celui de Chartre qui est en direct avec nous.

Ladis lasvergne, merci de venir sur le plateau de LCI Merdiv droite donc de de Charte. Vous allez nous expliquer vos raisons dans un instant. Mais d'abord Marie Bot est également avec nous pour remettre un peu ce contexte de cette tournée que veut maintenir le chanteur qui devrait donc démarrer début octobre.

Expliquez-nous où on est d'abord l'instruction, les enquêtes, les plaintes. Alors ce qu'on sait, c'est que depuis 2 mois, Patrick Bruel est formellement mis en examen pour viol, agression sexuelle et harcèlement sur quatre femmes. Quatre femmes qui avaient porté plainte contre lui et il est sous le statut de témoin assisté qui est le statut un peu en dessous de celui de la mise en examen sur quatre autres femmes.

Donc il y a h dossiers pour lequel il est actuellement poursuivi par la par la justice mais au total il y a 32 plaintes qui ont été déposées contre lui notamment une dizaine de plaintes qui sont intervenues après sa mise en examen. Donc une dizaine de plaintes sur lesquelles le chanteur n'a pas encore été entendu par les juges d'instruction. Aujourd'hui, Patrick Bruel, on le sait, il n'est pas en détention provisoire mais sous contrôle judiciaire, donc avec des interdictions et des obligations, mais un contrôle judiciaire qui a d'ailleurs été allégé cet été puisque il a eu l'autorisation de se rendre à l'étranger.

Euh un allègement qui est d'ailleurs contesté par le parquet de Nanterre qui trouve cela injustifié et excessif, ce que contestent les avocats. Mais donc Patrick Bruel aujourd'hui est libre sous contrôle judiciaire. Lui euh est présumé innocent, il conteste tous les faits qui lui sont reprochés.

Et en effet, il avait annulé ses dates fin mai euh jusqu'en septembre, mais a priori, il voudrait continuer sa tournée prévue cet automne et cet hiver. Effectivement, c'est une tournée donc qui était prévue pour célébrer les 35 ans de de son album à leur regarde annulé jusqu'en septembre et il compte la reprendre visiblement en octobre. Et vous donc à Chartre, vous avez décidé de dire non.

Pourquoi le chanteur n'est pas le bienvenu chez vous ? Bonjour et merci de votre invitation. Le contexte c'est que Patrick Bruel a commencé une tournée nationale à Chartre dès le 2 octobre et que entre le moment il y a quelques mois où ça avait été programmé où il y avait une option de réservation qui a été posée et aujourd'hui il y a 32 plaines, il y a plusieurs mises en examen.

C'est une situation qui est si on veut laisser la justice travailler sereinement euh moi je pense qu'il faut absolument que ce concert ne se tienne pas et c'est la position qu'on prend à Chartre. Il y a aussi une autre dimension, c'est que je souhaite un peu mettre en valeur la parole des victimes présumé à ce stade leur et leur dire que voilà, il y a une forme de bienveillance quand même qu'on veut exprimer à Chartre sur ce sujet. C'est très important pour nous.

Vous tenez à préciser qu'il est encore présumé innoc. Vous continuez à préciser qu'il s'agit de victime présumé. Est-ce que finalement euh refuser ce concert ce n'est pas une forme de condamnation ?

Non, je ne suis pas juge. Effectivement, vous l'avez dit, je suis républicain, je respecte la présomption d'innocence. Simplement, je fais une distinction entre la présomption d'innocence et la valorisation d'un artiste sur une scène qui est notre salle publique centrale euh du Colisée à Chartre.

C'est vraiment une distinction que je fais et et c'est dans cette perspective euh pour que la justice traille sereinement pour mettre en valeur la parole de ces femmes qui ont osé pousser la porte d'un commissariat que je souhaite que ce concert ne se tienne pas. Et comment allez-vous procéder ? Vous allez faire un arrêté municipal.

Sur quoi allez-vous vous appuyer pour faire annuler ce ce concert ? Aujourd'hui, il se trouve que aucun contrat ne nous relier à Patrick Bruel dans la mesure où il y avait une option de réservation qui a été posée mais pas de signature de contrat, pas d' compte versé. Donc à ce stade, je supprime l'option de réservation.

Si on devait en arriver dans une logique beaucoup plus judiciaire à un concert qui serait maintenu quand même, moi j'y crois pas du tout. Et et bien à l'inverse, on est déjà en train de travailler sur une alternative pour mettre en valeur justement les victimes, tous ceux qui se battent contre les violences sexistés sexuelles avec un un concert le même jour, le même soir. Ah et au même endroit peut-être parce qu'il y a même endroit parce que donc il y a une option sur cette salle qui pour le moment n'avait pas été définitivement réservée par les équipes de patrie Bruel.

Il y a pas eu de contrat signé. Exactement. Donc il y aurait pas d'histoire d'argent en tout cas au niveau de la salle, il n'y aurait pas d'histoire d'argent.

Il y aurait pas de perte pour la ville. Et puis pour nous, c'est vraiment pas le sujet au sens où ce qui moi me semble très important c'est mettre en valeur ce qui est en train de se passer et le combat pour les pour les contre les violences sexistes et sexuelles. Et c'est sur ça qu'on va insister en faisant effectivement on est en train de travailler à un concert en ce moment.

Vous pouvez nous en dire plus avec quel artiste, quelle forme ça prendrait ? Est-ce que ce serait plusieurs artistes ? que ce soit des chanchons chansons choisies plusieurs artistes euh mais on se réserve pour l'instant comme il y a eu il y a des confirmations qu'on attend dans un deuxième temps pour annoncer un peu qui il y aura dans ce concert.

Mais vous sentez qu'il y a il y a une envie c'est-à-dire que quand vous appelez pour avoir ce pour vous monter vous êtes en train de le monter là ce projet c'est c'est tout neuf. Vous sentez qu'il y a beaucoup de monde qui veulent répondre à cet appel. Absolument.

Il y a beaucoup d'artistes, beaucoup de gens qui veulent effectivement s'engager et qui sont sensibles à notre proposition encore une fois où l'idée serait de reverser l'intégralité des fonds aux associations qui se battent contre les violences sexistes et sexuelles. Il y a une envie, je peux pas vous en dire plus à ce stade. Si si le concert s'était euh tenu en octobre, vous vous auriez redouté en fait la l'intervention aussi de peut-être de militant de féministes comme on l'avait vu pour Patrick Brell lorsqu'il s'était produit au théâtre.

C'était un peut-être aussi un risque de trouble à l'ordre public que vous que vous craignez. Ça c'est aussi mon travail en tant que maire effectivement d'apprécier ce qui pourrait poser des problèmes en terme d'ordre public. Il y aurait effectivement une très forte probabilité pour la première date de la tournée nationale qu'il y ait beaucoup de revendications souvent légitimes qui seraient porté au moment du concert qui introduirait des des vrais sujets en fait dans le maintien de l'ordre public.

Je pense qu'on peut vraiment tous collectivement s'éviter cela. Moi, je prends mes responsabilités et j'en appelle également évidemment à la société de production de prendre les siennes parce que il y a des billets qui ont été vendus aujourd'hui et euh je souhaite évidemment qu'il y ait un remboursement de ces billets pour tous ceux toutes les personnes qui ont commandé qui n'ont sont responsables de rien. Vous n'avez aucune relation avec l'équipe de Patri Bourel ?

On n' pas encore de réponse de leur part mais on oui absolument. Euh on leur a écrit pour les informer de tout cela. On n' pas encore de réponse et on en attend pour pour établir cet échange là.

Vous étiez en attente tout l'été parce que comme l'a rappelé Marie, c'est vrai que il prend la décision Patrick Rel de d'annuler son sa tournée. Donc il il prend la décision à la fin du du mois de mai pour cette tournée jusqu'à septembre. Et vous saviez que ça concernait septembre donc qu'à partir du mois d'octobre, il y avait une incertitude et que le mois d'octobre commençait par votre ville.

Cette tournée le 2 octobre à Chartre. Et donc pendant tout l'été, vous avez attendu de voir venir, vous avez attendu que les équipes reviennent vers vous et vous décidez d'agir. Quand la presse sort cette information, Patrick Bruel compte maintenir cette tournée d'automne.

Absolument. Il y avait de notre part la pensée sur laquelle peut-être que la société prendrait ses responsabilités, que dans le contexte qui a beaucoup évolué cet été hein, avec de avec de nouvelles plaintes, avec de nouvelles avancées en matière d'enquête, il y ait une décision claire d'annuler cette tournée. Ça n'a pas été le cas.

Ça ne semble pas en tout cas être le cas à ce stade. Donc nous prenons les devants. Le 2 octobre, c'est demain un Chartre.

Donc on on préfère dire on supprime cette option dans la salle. Et est-ce que vous ne craignez pas d'être aussi confronté à la colère de certains de de vos administrés qui eux auraient envie de voir Patrick Bruel et qui au nom de la présomption d'innocence expliquerait que ils ont envie de voir cet artiste qu'ils aiment en attendant qu'il soi définitivement jugé ? Et c'est la raison pour laquelle euh j'ai vraiment à cœur de justifier ça le plus possible en disant c'est ce n'est pas un parti prix de ma part.

C'est très clairement dans le contexte pour que la justice fasse son travail, pour lui laisser cette sérénité pour qu'elle fasse son travail et pour aussi mettre en valeur la parole de toutes ces femmes potentiellement victimes. Donc Patrick Bruel n'est pas bienvenu aujourd'hui à Chartre. En est-il dans un an par exemple ?

Dans 2 ans et bien après que la justice ait rendue ses conclusions son verdict et bien c'est un autre sujet. il y aurait peut-être de la place pour un autre temps artistique. Merci beaucoup en tout cas laadverne de d'être venue en direct donc sur le plateau pour répondre à nos questions.

On verra si d'autres villes vous emboitent le pas et parce qu'effectivement cette tournée d'automne elle commençait à Chartre le 2 octobre et vous vous pouvez garantir qu'il n'aura pas lieu ce concert de Patrick Bruel. C'est exactement cela. Merci beaucoup.

Merci beaucoup Marie. On va passer à la à la politique et du budget 2027 c'est extrêmement concret. Il aura des conséquences sur la vie de chaque français puisque vous le savez il faut trouver des milliards d'économies. et le Premier ministre s'est quelque peu énervé hier.

Tout ce que vous avez entendu sur les pistes envisagées et bien c'est faux, affirme Sébastien Lecnu. Regardez. Suppression des appels pour les étudiants.

Gel du RSA ou du minimum vieillesse, remise en cause du crédit d'impôt pour les services à la personne, hausse de l'impôt sur le revenu. Tout cela est faux. Le budget pour 2027 est encore en préparation.

Les véritables décisions ne seront annoncées lorsqu'elles auront été prises en toute transparence, dit-elle. Dit-il. Raphaël Hamsalem, journaliste politique indépendant, nous a rejoint.

Bonjour. Bonjour. Et euh Alexandre Catb, économiste, fondateur de Multipolarity.

Report est également avec nous. Bonjour. On a vu Bastien og passer de notre service politique.

Allez Bastien, installez-vous parce que la première question, elle était politique, elle était pour vous parce que quand on regarde la réaction du premier ministre un peu agacé quand même hier, on fait tous les comptes avec tous les ballons d'essai qui ont été mis en place cet été. Il manque un ballon d'essai. C'est quand même une des pistes extrêmement qui revient avec insistance, c'est la désindexation des pensions de retraite.

On se dit que si le premier ministre a pris soin de pas le nommer, c'est que c'est sans doute encore dans les tuyaux. Oui, oui, on sait de toute façon que ça fait partie des pistes qui sont étudiées par le gouvernement. Ça a d'ailleurs été même dit publiquement par certains ministres qu'il allait peut-être falloir demander des efforts au retraités, pas à tous les retraités, nous dit-ons, mais au retraités les les plus aisés.

Après, en effet, on connaît pas le calibrage du dispositif qui serait concerné dans quelle mesure. Ce qu'on comprend, c'est que si une telle mesure va jusqu'au bout, parce que là aussi ça a souvent été évoqué, pas toujours fait, si une telle mesure va jusqu'au bout, l'idée serait que à partir d'un certain seuil de revenu, vous puissiez avoir une désindexation totale ou partielle par rapport à l'inflation. Ce qui veut dire que ça peut être aussi progressif.

Bien sûr, évidemment. Réaction politique pour commencer avec Mathilde Guénégan qui suit les universités d'été d'Europe écologie les vert pour LCI. Bonjour Mathilde et vous êtes avec Sandrine Rousseau pour pour une première réaction politique.

Oui madame Roussu en tant que député devoir avoir un automne budgétaire. Vous allez discuter avec le gouvernement. On a eu beaucoup de mesures qui sont mises sur la table pour le moment des pistes de réflexion du gouvernement.

On en parlé à l'instant en plateau sur la question des retraités. Cibler les retraités les plus aisés. Est-ce que c'est une bonne idée pour vous ?

Ça irait dans le bon sens pour une meilleure répartition de l'effort ? Ah déjà c'est pas les retraités les plus aisés hein, c'est à partir de 1000 ou 2000 € de retraite. Donc ça on est quand même pas dans les plus riches.

Et par ailleurs, c'est toujours des économies qu'on recherche. Là on a eu un été absolument caniculaire de sécheresse et cetera. Maintenant il nous faut un budget climatique et maintenant il faut arrêter d'aller chercher les économies. il faut aller chercher des recettes et euh on sait que il y a des recettes à aller chercher chez les plus riches.

Les retraités de 2000 € c'est pas les plus riches. Donc on a exactement le même débat que l'année dernière et maintenant il faut un plan volet de 3 milliards d'euros sur le PLF parce que là il y a des gens qui vraiment ont eu un été absolument abject. Il y a il faut relancer le train, il faut avoir une vraie politique climatique.

Ça ça nécessite à peu près 30 milliards. Il y a des économistes qui l'ont budgetter et derrière il faut aller chercher là où il y a eu des surprofits parce qu'il y a des gens qui se sont enrichis de cette crise climatique a total qui a fait 11 milliards d'euros de bénéfices. Pourtant il y a les les taux de les taux d'emprunt pour la France augmentent les déficit aussi.

Il y a aucune économie pour vous à aller chercher. La situation française, elle est quand même pas très bonne. On peut aller chercher des économies sur la base des exonérations ou des niches fiscal.

Vous savez qu'aujourd'hui par exemple le kérosè a toujours une niche fiscale. C'est incroyable. Donc évidemment qu'il y a des économies à aller chercher mais à un moment donné c'est pas sur les retraités vraiment.

Puis c'est indécent en fait les retraités ils ont vraiment souffert de ce qui s'est passé cet été. C'est pas les personnes les plus riches, c'est ils vont chercher sur les retraités de plus de 1000 €. Je veux dire à un moment, moi j'en ai marre de ça.

Enfin vraiment je le dis de manière calme mais j'en ai marre qu'on tape toujours toujours sur les mêmes. C'est comme si le gouvernement regardait le budget avec une espèce de longue vue qui ne cible qu'une seule cible. Ce sont les personnes retraites.

Donc là on a eu un été caniculaire. Il y a zéro annonce. Zéro annonce.

C'est c'est incroyable. Il y a aucune annonce sur les agriculteurs et moi je voudrais qu'on travaille par exemple sur la dette des agriculteurs moyennant un changement des pratiques. Je voudrais qu'on travaille sur l'indemnisation des agriculteurs, sur d'un revenu euh universel des agriculteurs.

Mais en fait là, on est sur encore une fois toujours les mêmes recettes. Et je ne je me demande dans quel monde vit Sébastien le Cornu. Je me demande s'il n'a pas été congelé cet été et décongelé après cet été parce que on a l'impression qu'il a les mêmes recettes que l'année dernière, les mêmes recettes que l'année d'avant encore, les mêmes recettes que celle d'il y a 3 ans.

En fait, on n peut plus. On n peut plus. On crève au sens au sens presque premier du terme de ces politiques là.

Le premier ministre met en garde un petit peu, met un coup de pression pour les oppositions que vous êtes. Pas de budget pour la France, ça coûte très cher, ça serait problématique. On sait qu'à quelques mois de la présidentielle, les débats ils vont être compliqués.

Est-ce que vous vous êtes enclin à discuter ? Vous dites "C'est déjà peine perdu ? Il nous fait ça chaque année.

Chaque année, il nous dit "Attention, la France va s'arrêter." Chaque année, il nous dit "Attention, ce seront les oppositions qui seront responsables du blocage de la France." Aujourd'hui, le seul responsable du blocage de la France que je vois, c'est Sébastien Lecnu, lui-même, qui ne veut pas entendre la crise sociale dans laquelle on est, qui ne veut pas entendre la crise dans laquelle sont par exemple les pompiers et la sécurité civile, qui ne veut pas entendre la crise dans laquelle est l'hôpital en fait, qui ne veut pas entendre les crises françaises et qui s'est enfermé dans une espèce de bulle que lui-même s'est fabriqué et qui est totalement hermétique à la réalité du pays qu'il est censé diriger.

Et en fait, je l'appelle à la raison parce que là, la situation de la France est extrêmement tendue. Les gens en ont vraiment marre, ils ne vont pas bien. Et je je lui dis, si vous n'entendez pas la souffrance du pays, si vous n'entendez pas la crainte pour l'avenir, alors vous vous vous préparez un automne politique très très compliqué.

Merci beaucoup à madame Rousseau. Les écologistes qui présenteront leur contrebudget la semaine prochaine. Merci beaucoup Mathilde avec Julie Janus et merci donc à Sandrine Rousseau d'avoir répondu à nos questions.

Sandrine Rousseau extrêmement déterminé qui donne peut-être le ton de la teneur des débats euh à partir de la rentrée sur ce budget. On a bien compris que les oppositions vont pas accepter de telles mesures, notamment sur les retraites. Il y en a aucune qui est d'accord avec ça.

Mais c'est normal puisque les retraités d'être désolé d'être aussi pragmatique mais sont le principal consortium électoral. C'estàdire que c'est la masse de la population qui vote le plus. Donc les politiques n'ont pas d'intérêt à s'attaquer au retraités.

Pourtant je m'étonne de cette hypocrisie, une certaine hypocrisie pardon de la part de la gauche qui consiste à dire "On va pas s'attaquer au retraités, c'est la partie la plus fragile de la de la de la population." Alors, je ne veux pas nier le fait qu'il y existe des petites retraites. Enfin, il faut en la matière regarder les statistiques officielles.

Les retraités, les plus de 65 ans dans la population française ont le taux de pauvreté le plus faible parmi toutes les classes d'âge. La population la plus pauvre, ce sont les moins de 30 ans et puis ensuite, les retraités ont le taux d'épargne le plus élevé. C'est-à-dire qu'ils ont une capacité d'économie sur leur salaire qui de 25 %, c'est la plus élevée de toute la population.

On pourrait citer beaucoup d'autres chiffres. À la fin, je crois que sur les retraites, il y a un débat qu'on ne veut pas régler qui est pourtant le seul débat qui à mon sens vaille sur les questions de finances publiques. Le coût des retraites, on le fait peser soit sur les retraités, soit sur les actifs parce que c'est ça le système par répartition.

Les actifs payent pour les retraités. Et je crois qu'il serait injuste de faire peser ce prix sur les actifs. Je crois que c'est le choix que veut faire le gouvernement de ne pas faire peser ce prix là sur les actifs pour plusieurs raisons.

J'en citerai trois. Euh la première c'est que nous avons un dérapage des dépenses de retraite. Les retraites c'est 1/4 de la dépense publique.

Que ensuite nous avons un problème d'inéquité intergénérationnelle. C'estàdire que vous prenez les chiffres d'économistes comme Sylvain Catherine, Erwan Tisson, Maxim B, des économistes qui ont travaillé sur ces questions de manière précise. Les retraités, les baby boomers ont ce qu'on appelle un taux de récupération de 200 %.

C'est-à-dire pour 1 € qu'ils ont mis dans la machine du système, ils ont récupéré 2 €. ma génération, nous avons un taux de récupération de 95 %. C'est-à-dire que pour 1 € que nous mettons dans le système, nous récupérons 95 centimes.

Mais enfin, parce que les les plus de 60 ans dispose disposent de la majeure partie du patrimoine immatériel et matériel du pays, on parle de 60 %. C'est-à-dire, pour le dire de manière très simple, que les retraités actuels ont moins cotisé que ma génération, qu'ils ont le patrimoine financier pour pouvoir assumer ce choix et qu'enfin c'est depuis ces dernières années beaucoup, pas que mais beaucoup le choix de faire peser sur les actifs le dérapage du système de retraite et un un élément qui le montre, c'est l'explosion du taux de cotisation sur les retraites qui est passé à 28 % aujourd'hui sur le salaire brut. Ce qui montre qu'aujourd'hui ce sont les actifs qui payent et qui payent largement les dérapages du système.

Alexandre Catem, votre réponse peut-être à à cette démonstration peut-être implacable sur ces retraités. Est-ce que finalement c'est un manque de courage politique de toute cette opposition là ? Non, écoutez, je pense qu'il faut quand même recadrer un petit peu le débat.

Le système de retraite, tel qu'on le connaît en France, il est encadré par la loi et c'est un système qui fonctionne de cette manière depuis 1945. En gros, c'est le système de la retraite par répartition. C'est les actifs qui cotisent euh et payent de facto les retrait les retraites de ceux qui partent ceux qui sont à la retraite.

Mais dans un système par capitalisation, ce serait aussi les actifs qui paieraient pour leur retraite. C'est simplement il n'y a pas de de de répartition. Donc le mécanisme serait différent mais la logique serait exactement euh la la même.

Donc il n'y a pas de de baguette magique en fait euh pour régler ce problème. Et d'autre part c'est un engagement en fait ce que les retraités perçoivent, c'est un engagement de l'État vis-à-vis de ces personnes qui ont travaillé toute leur vie euh et qui de ce du fait de cet engagement, du fait de la loi et de ce système qu'on connaît ont le droit de percevoir cette retraite avec ce mécanisme d'indexation. qui est un mécanisme d'indexation qui est prévu pour qu'ils conservent leur pouvoir d'achat.

Après, on peut parler du mécanisme d'indexation, il peut être basé sur les prix, il peut être basé sur les salaires, on peut décider de le modifier, mais dans ce cas-là, c'est une modification structurelle, c'est-à-dire qu'on agit sur les paramètres du système, sur la sur les les les grandes au nom de cette confiance, finalement, vous dites il faut absolument pas toucher ce système. Vous l'avez rappelé qui date de 45, mais on n plus dans la France. Peut on peut le toucher, on peut le toucher, on peut le modifier.

D'ailleurs, c'est le sens de toutes les retraites, de toutes les réformes structurelles qui ont été engagées et et notamment celle de 2023. Mais dans ce cas-là, il faut le faire de manière explicite, c'est-à-dire qu'on fait pas du bricolage à la marge. Là, c'est ce qu'on fait.

On avec cette désindexation, cette idée de désindexation partielle. Ce qu'on cherche, c'est simplement à renflouer le budget général de l'État en prélevant sur les pensions des retraités. C'est absolument pas le gage d'une réforme du système de retraite parce que cette réforme- là, elle a été suspendue l'année dernière et le coût de cette réforme, il est il est de 3 milliards et voire de 5 milliards et et jusqu'à 10 milliards si on ne réengage pas en fait cette cette réforme.

C'est le coût de la suspension. C'est le coût de la suspension. Et cette si cette suspension est durable, c'est-à-dire s'il n'y a pas de réforme du système de retraite, et bien ça coûtera 10 milliards en 2030.

C'est c'est là qu'il faut avoir le courage politique. C'est pas sur des des mesures ponctuelles et conjoncturelles de bricolage qui ne résolent absolument pas le déficit de l'État. Mais vous avez bien compris que le gouvernement était contraint à ces bricolages puisqu'il ne peut pas engager de réforme d'ampleur vu qu'il n'a absolument pas de majorité.

Est-ce que vous êtes d'accord avec Sandrine Rousseau ? Il faut arrêter d'aller chercher des économies. Il faut chercher des recettes.

Il faut il faut chercher et des économies et des recettes. Euh ça c'est c'est clair. Mais euh les économies, c'est aussi dans les dans les recettes qu'il faut les chercher et inversement.

C'est-à-dire que vous avez aujourd'hui des niches fiscales qui représentent des centaines de de milliards d'euros euh que que l'État euh devrait percevoir mais finalement qu'il ne perçoit pas parce qu'il met en place euh cette ces ces niches fiscales, ces exemptions, ces exonérations fiscales qui représentent ce qu'on appelle une dépense fiscale et qui sont comptabilisé comme une dépense alors que ça devrait être une une recette. Donc il faut déjà s'attaquer à ces niches fiscales. L'une de celles qu'on a cité, c'est l'abattement de 10 % sur les pensions des retraités par exemple pour frais professionnels.

Les retraités ne travaillent pas. Donc, il n'y a pas de justification d'avoir un abattement pour frais professionnels. Voilà où il est le courage, c'est de s'attaquer à ces problèmes de fond et à l'architecture du système euh et non de de d'essayer à la marge de corriger quelque chose qui qui en fait ne fait que euh que que que perpétuer le problème et l'aggraver à terme.

Mais vous avez vu Bastien effectivement Mathilde Guénégan a parlé à Sandrine Rousseau de ce de cette de cette loi spéciale qui pourrait être donc mise en place comme en 2025 comme en 2026 par le gouvernement si jamais les débats parlementaires n'aboutissaient à rien. Et donc le gouvernement a commandé une note à Bery et Bery vient de la rendre cette note et il parle si jamais la loi spéciale était appliquée, ce serait un scénario catastrophe pour les finances publiques. Et donc le gouvernement fait exprès de la publier parce que c'est un coup de pression sur les oppositions.

On a vu que ça ça a mis pas mal en colère Sandrine Rousseudet. Oui, la la loi spéciale, c'est pas le scénario privilégié pour l'instant. C'est le scénario que le gouvernement va tout prix éviter, mais c'est un petit peu la menace qui est brandie pour dire si vous jouez pas le jeu de discuter pour ce budget, voilà ce qui risque de se passer en dernier recours et cette solution de de dernier recours aurait toutes ces conséquences en effet qui sont détaillées des des dizaines de points de de déficit en effet qui pourrai qui pourrai être affecté.

Le gouvernement cherche à mettre la pression sur les oppositions parce que on le sait, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, le gouvernement est minoritaire. Donc pour faire passer un budget, il lui faudra soit, c'est la solution, j'ai envie de dire presque miracle, réussir à mettre tout le monde d'accord sur un vote, c'est quand même peu probable, soit à minima négocier un accord de non censure avec le Parti socialiste comme ça avait été un peu fait l'an dernier, mais en échange de une suspension de la réforme des retraites et là vous dites en gros bon, vous ne censurez pas et en échange on vous donne quelques concessions. Soit troisème option qui existe aussi celle des ordonnances.

C'està-dire si au bout d'un certain temps de débat budgétaire, il n'a pas eu de vote et bien là le le gouvernement peut passer en force avec des ordonnances avec un budget qui en fait ne sera pas du tout validé par le parlement. Mais l'avantage c'est que même si le gouvernement est censuré derrière et bien ce budget passe. Donc il y a quand même une palette d'options disponibles pour le gouvernement.

Mais l'idéal évidemment pour Sébastien Lecornu, ça serait quand même d'essayer d'arracher un deal aux oppositions parce que c'est c'est vrai que pour l'instant, ça a été un peu ça sa marque de fabrique politique de dire "Regardez quand même, j'ai réussi à arracher de trois de trois accords avec les socialistes. Là, il se trouve quand même qu'il y aura une campagne présidentielle dans le même temps et donc ça va être très compliqué de de d'obtenir une forme de bienveillance de l'opposition, même si lui va essayer de jouer la carte inverse et de dire au candidat ou au camp qui concour à la présidentielle, vous n'allez quand même pas dire aux Français que vous êtes irresponsable et que vous allez laisser la France en loi spéciale. C'est un peu cette bataille là qui se joue en ce moment.

Ça va, ça va ressembler à quoi ? Parce que alors si on a aimé les épisodes précédemment depuis 2 ans où il était impossible d'avoir un budget pour quelques gouvernements que ce soit, là ça va être encore plus difficile puisqueeffectivement il y a cette campagne présidentielle. Je crains que ce soit une boucherie.

Euh déjà qu'en France, nous n'avons pas une grande culture du compromis euh pour tout un tas de raisons. D'ailleurs, on a beaucoup dit c'est la culture française. Moi, je pense que c'est beaucoup plus les institutions.

Nous avons des institutions qui sont focalisées sur la personne du président de la République et sur des institutions qui sont majoritaires. Nous ne pensons pas institutionnellement comment fabriquer du compromis. D'ailleurs, cela s'est vu dans la formation des gouvernements ces dernières années avec Macron.

On a beaucoup plus pensé qui est-ce qu'on nomme Tartempion Imagin ? quel ministère plutôt que quelle base programmatique de négociation pour former un gouvernement. Et précisément parce que nous avons des institutions qui vise la présidentielle, je crains que les débats que nous allons avoir sur le budget ne soient que le terrain de jeu des candidats pour faire la démonstration de leurs forces, pour faire la démonstration de leur capacité de proposition.

Déjà que euh le l'enjeu était de à qui crie le plus fort, je crains malheureusement que nous allons assister à la répétition, si ce n'est à l'accroissement de cet exercice euh en octobre, novembre et décembre prochain. C'est très dommageable parce qu'effectivement il y a un risque objectif. Le gouvernement évidemment un intérêt politique à dévoiler ce document.

Maintenant, ça fait partie du jeu des négociations. Mais enfin, il y a aussi un vrai enjeu de fond, la crédibilité de la France face au marché financier, face à l'augmentation des taux d'intérêt à long terme qui pour l'instant est maîtrisé mais petit à petit est en train de tracer sa route. Tout cela, je crois, ne sont pas des bons indices sur, disons la qualité des débats que nous aurons dans quelques mois.

Bon ben, merci de nous prévenir en tout cas. On les suivra avec attention ces débats malgré tout. Merci beaucoup.

Allez, on va passer à à l'actualité internationale et la guerre qui se poursuit entre la Russie et l'Ukraine. De nouvelles frappes encore au cours de la nuit de part et d'autre avec euh une prise de parole assez assez forte au cours de la nuit. C'est le commandant des forces ukrainiennes de drone euh ukrainien qui a prévenu.

Moscou va intensifier sa stratégie visant à punir les civils. Des innocents meurent et continueront de mourir mais nous frappons nous aussi sans nous arrêter. Cette guerre est un marathon semé d'obstacles.

Nous tiendrons. Moscou tombera. Voilà le message assez difficile prené par les Ukrainiens mais plein d'espoir.

Malgré tout. C'est une épreuve d'endurance que nous menons. Et puis dans le même temps, il y a les les appels répétés de Volodimir Zelenski à la communauté internationale et notamment au aux États-Unis.

On a besoin absolument pour contrer ces frappes de missile russe. On a besoin absolument de vos systèmes antidiles patriotes. Écoutez le président Volodimir Zelenski.

Et non, on va pas l'écouter. Et si on va l'écouter. Voilà, il faut il suffit juste d'être un tout petit peu patient.

Écoutez, nous avons besoin de missile pour les patriotes. Quelque chose que seul nos partenaires peuvent fournir à tous les niveaux. Nous leur faisons clairement comprendre à la fois notre besoin et le fait que nous savons que nos partenaires peuvent y répondre.

Il ne s'agit pas de cadeaux, il s'agit de la volonté de l'Ukraine d'acheter des armes. Il est essentiel que des décisions soient prises, les décisions politiques appropriées par nos partenaires et en tout premier lieu aux États-Unis. Voilà.

Appel presque désespéré. En attendant de potentielles livraison et bien les écruniens aimeraient utiliser des drones équipés de Starlink pour contrer ses missiles balistiques russe. Qui dit Starlink dit Elon Musk ?

C'est le patron de du réseau. Nivin, vous nous avez rejoint. Et alors, expliquez-nous cet appel à l'aide finalement au milliardair sud-africain.

Ça nous aura pas échappé. Elon Musk, il est pas forcément proinien, il est plutôt prousse depuis un certain moment pour changer la donne et récupérer donc ces fameux drones équipés de Starlink. Et bien ces derniers mois, Kev lancer une véritable opération séduction avec à la manœuvre et bien l'ancien ministre de la défense Michaelo Fedorov.

Sa mission, elle est très simple. convaincre, obtenir l'autorisation d'Elon Musk l'Ukraine puisse utiliser des drones équipés de Starling pour frapper le territoire russe parce que jusqu'à présent les Ukrainiens, ils peuvent seulement les utiliser sur leur sol. Or, ils aimeraient bien les utiliser pour viser notamment les systèmes de missiles balistiques, ceux qui frappent quotidiennement Kiev, qui provoquent quotidiennement des morts parmi les civils.

Pourquoi les Ukrainiens en ont besoin ? Parce que la particularité des Starling, c'est que déjà ils sont très précis. Les données se mettent à jour et bien quasiment instantanément.

C'est très pratique sur le terrain. Et puis ils sont résistants au système de brouillage parce qu'ils fonctionnent par satellite. Ils sont totalement autonomes.

Si les Ukrainiens pouvaient les utiliser bien pour frapper le territoire russe, évidemment ça changerait la donne. Sauf que Fedorf, ça ne vous aura pas échappé non plus. Il est plus là.

Il est plus là. Il a été démis de ses fonctions en juillet parce qu'il n'était plus d'accord avec l'État. major.

Bah résultat, il a fallu trouver un plan B et qui d'autre que Volodimir Zelenski en personne pour incarner ce plan B. Alors le président ukrainien, bah il a pas demandé directement à Len Musk, il a demandé à Donald Trump de demander exactement en juillet dernier, il lui a demandé de demander à son ancien meilleur ami si finalement il pouvait obtenir l'autorisation. Et pour le convaincre, bah les Ukrainiens, ils ont décidé de couper la poire en deux, utiliser les drones Starlink pour viser le territoire russe, mais seulement dans une zone de 200 km après la frontière.

Alors, cette zone, on vous l'a dessiné, c'est la zone que vous voyez achuré sur la carte. Alors, elle serait quand même pertinente cette zone de 200 km parce que certaines villes stratégiques s'y trouvent, brillantes, course, Belgorov, Rostof sur le Don. C'est dans cette zone là que sont positionné les batteries.

Évidemment, si les Ukrainiens obtiennent le GO, ce serait eu un game changer comme si si ils obtiennent le GO. Mais attendez, vous avez la réponse. Qu'est-ce qu'il a dit Elon Musk ?

Alors, la réponse a priori c'est non. Évidemment, vous vous en doutez parce que même Donald Trump n'y croyait pas vraiment quand Zelenski lui a posé la question. Pourquoi ?

Parce que Musk, il a pris ses distances avec l'Ukraine. Il a pris ses distances avec la chose guerrière, si je puis dire. Au début, on se souvient qu'il avait permis le déploiement de Starlink en Ukraine de manière assez massive même.

Puis finalement, il avait coupé l'accès avant quelques mois plus tard et bien de rédiger son propre plan de paix pour l'Ukraine. Rédigé sur Twitter qu'il avait d'ailleurs soumis au vote des internautes avec des conditions un peu farfelues comme par exemple l'organisation d'élection dans les régions annexées avec par exemple la neutralité de l'Ukraine et tout ce que ça se sous-entend. La reconnaissance que la Crimée appartient bien à la Russie, ça n'avait pas du tout plu évidemment à Kiev.

Il avait aussi multiplié les déclaration d'amour à l'encontre de de Vladimir Poutine avant encore une fois de changer d'avis euh puisqu'on a appris qu'en février dernier, il a demandé à l'armée russe de ne plus utiliser ses systèmes Starling parce qu'ils étaient utilisés pour frapper le territoire ukrainien. Nouvelle volte face donc d'Elon Musk. Quelle est sa position aujourd'hui ?

Difficile à dire mais ces derniers jours, Federov qui n'a pas oublié son opération séduction initiale a fait un petit tweet dans lequel il mentionne le propriétaire de SpaceX et sa réponse est très intéressante. Elon Musk lui a répondu "J'essaie de faire ce qu'il faut. J'espère que la paix reviendra bientôt." Alors de là à donner son autorisation, on ne sait pas.

Mais une chose est sûre, il est très très convoité. Elon Mus. Ah oui, visiblement.

Mais il a pas fermé la porte. Donc sait on jamais analyse maintenant de Grégory Philippe notre rédacteur en chef international j'arrête de parler trop vite j'y arrive pas. Bonjour Grégor Cipaia Ronze Spiliard bonjour éditorialiste défense et géopolitique ancien diplomate.

Et Sorour Cassmaille est également avec nous. Bonjour. Alors, on vous connaît très bien, éditrice écrivaine franco-iranne, mais on rappelle que vous avez fait une partie de vos études et que vous avez travaillé non seulement en Russie, mais aussi en Ukraine.

Donc, vous connaissez extrêmement bien les deux pays. Grégory, c'est quoi cet appel à l'aide là ? Bon, c'est quand même assez euh vertigineux, pour pas dire autre chose, d'imaginer que peut-être l'issue de ce conflit ou en tout cas des tournants de ce conflit sont liés à ce personnage fantasque euh l'homme le plus riche de la planète et qui a la possibilité euh d'allumer ou de couper Starlink un temps pour les Ukrainiens, un temps pour les Russes et on a vu à chaque fois que il débranchaient les antennes satellites Starlink pour un camp ou l'autre que ça avait des conséquences très pratiques sur le terrain.

C'estàd que quand les Ukrainiens n'avaient plus Starlink, ils étaient en énorme difficulté. Quand les Russes n'ont plus Starlink, même chose. Pourquoi ?

Tout simplement, et ça nos reporters nous le racontent très souvent, quand vous êtes notamment sur la ligne de front, vous avez besoin de pouvoir communiquer avec l'arrière, l'état-major, les autres unités, repérer les drones et cetera. Vous avez besoin d'un accès à internet. Et dans ces zones-là, souvent il n'y a plus que Starlink qui passe.

Donc si Elon Musk coupe le robinet, vous êtes dans le noir. Donc voilà. Euh c'est c'est ce que je disais, c'est quand même, allez, on va le dire, un peu flippant d'imaginer que c'est lui euh qui a euh la main sur ce que ce conflit peut devenir.

Mais Zelenski a raison d'essayer de le convaincre euh de pouvoir utiliser Starling parce qu'encore une fois, c'est un atout notamment sur le terrain. Mais oui et puis alors c'est entre les les systèmes patriotes et éventuellement ces drones donc équipés de Starlink, on voit qu'il y a un enjeu extrêmement important qui est en train de se mettre en place pour le reste de la gare. On a un invité hier qui nous expliquait que ça pourrait être potentiellement dramatique parce que les moy les les Ukrainiens n'ont plus les moyens de se défendre contre ces ces ces missiles balistiques.

Et de l'autre côté la Russie, elle produit en grand nombre ses missiles balistiques. Elle est en train de mettre en place un gros stock pour pouvoir éventuellement lancer une attaque massive au moment où les Ukrainiens ne pourront plus du tout se défendre. Bien sûr et elle a également l'appui de la Corée du Nord qui a qui est en train de déployer six batteries de missile balistique avec 120 missiles et a priori 90 militaires et techniciens pour armer ces unités.

Euh en ce qui concerne les missiles balistiques, il y a une escalade, une fuite en avant de Poutine. Euh au mois de mars, il y avait je crois 39 missiles balistiques lancés sur l'Ukraine et on est passé à 126 au mois de juillet avec 437 morts. Il y a il y a une escalade terrible.

Il y a près de 1800 civils qui ont été tués depuis le début de l'année. Euh mais il y a quand même un petit point positif dans tout ça, c'est que l'entreprise ukrainienne Firepoint travaille avec les Européens pour euh créer un missile intercepteur qui s'appellerait Freja et qui pourrait être éventuellement opérationnel en 2027. Et par ailleurs, les Ukrainiens euh sont également en train donc encore FireP décidément euh sont en train de travailler sur leur leur propre missile balistique, le FP9 qui pourrait être opérationnel dès le mois d'octobre.

Donc ne désespérons pas, continuons à à soutenir les Ukrainiens et voilà, heureusement qu'ils ont cette entreprise FireP, voilà, qui va leur permettre peut-être de résister, de gagner cette guerre d'attrition. Est-ce que vous voyez effectivement les Américains peut-être céder à l'appel répété de Vladimir Zelenski, que ce soit pour les patriotes d'un côté, que ce soit du côté d'Elon Mque de l'autre. Euh écoutez, je suis dubitative sur le comme Grégory sur l'anasque parce que on sait pas comment il va réagir vu ses positions aussi en Europe et cetera.

On sait pas, il est probablement plus proche de Poutine que de Zelenski. Mais tout peut arriver comme disait Trump, vous souvenez dans le bureau Val, il lui reproche il reprochait à Zelenski de n'avoir aucune carte. Or, depuis on voit que Zelenski a gagné quand même pas mal de cartes et aussi en renovant et en renouvelant leur stratégie.

Là par exemple, ils ont déjà le problème de la profondeur stratégique, c'est très important. Euh votre expert tout à l'heure disait qu'il n'existe plus alors que c'est un atout euh stratégique et militaire dans l'histoire russe. Euh dans la 2e guerre mondiale euh euh l'Union Soviétique a a si vous voulez évacuer sa population vers la Sibérie parce que il mettait euh très loin à l'abri ou en Asie centrale.

Aujourd'hui, on peut pas dire que même la Sibérie occidentale est à l'abri. Là, les Ukrainiens viennent de frapper un aéroport militaire à perme qui est à 1600 km de la frontière ukrainienne. Donc ça c'est quelque chose qui qui ne fonctionne plus.

Euh et puis euh il y a quand même cette euh cette stratégie ukrainienne qui cherche aussi à euh faire prendre conscience à la population. qui était jusque-là à l'abri épargné plus ou moins quand même de cette guerre en tout cas qui s'y intéressait pas et là ça commence à elle commence à s'y intéresser parce qu'elle est sa vie quotidienne est impactée. Elle est totalement impactée.

On en parle souvent avec ses pénuries d'essence. Les chiffres donnent le tourni avec ces ces fils d'attente qui ne cessent de s'allonger aux stations d'essence. Il y a des phénomènes qu'on est en train de scruter.

On commence à vous en parler hier, mais on va voir si ça se prolonge. Il y a quand même eu des fuites visiblement euh de du sol russe, donc à travers la bi la la Geéorgie. Donc on parle de 20000 hommes d'un coup au cours du weekend.

Il y a des des des roubles qui sont retirés massivement des des banques. Peut-être qu'effectivement il est en train de se passer quelque chose du côté de la Russie. En en tout cas, sur l'appel à l'aide à Musk, euh il s'agit pour Zelenski et son état-major d'aller frapper les lanceurs de missile parce qu'on on l'a dit et répété, mais on le voit notamment avec les frappes extrêmement meurtrières de ces derniers jours, 17 morts encore euh il y a de nuits à Kief, l'Ukraine a désespérément besoin de pouvoir intercepter les missiles balistiques ou continentaux qui lui tombent dessus.

Et avec ce alors je suis loin d'être un spécialiste, mais avec l'aide de petits euh de petits récepteurs Starling posés sur des drones, ils auraient une capacité plus grande à aller frapper les lanceurs de missile. À défaut d'avoir les patriotes. À défaut d'avoir les patriotes, CNN il y a il y a deux ou tr jours, je crois diffusa un reportage assez édifiant sur le front où on voyait qu'il y avait des des des batteries de missiles patriotes disposés côté ukrainien et pas très loin de la frontière pour protéger la frontière et des villes.

Mais il y a plus de missiles, ils ont que les lanceurs. Donc il y a un besoin criant et en attendant on cherche les Ukrainiens cherchent une alternative et ça pourrait être celle-là des drones équipés de Starlink. Mais maintenant, il faut voir ce que Musk décidait.

On verra. Il a semblé laisser la porte ouverte. On on suivra ça avec attention.

Euh vous gardez un peu la la parole Grégorie, j'ai besoin aussi là de votre analyse. On l'a appris il y a quelques minutes. C'est le président iranien Massou Pezeskian qui vient de faire une déclaration assez importante nous semble-t-il parce qu'il appelle à la fin de la guerre.

Il vaut mieux mettre fin à la guerre, dit-il. mettre fin à la guerre aujourd'hui. Alors que nous sommes dans une position de force et dans la dignité et alors que le monde entier et bien reconnaisse notre victoire, les États-Unis ont attaqué nos écoles, ont attaqué nos hôpitaux et les États-Unis aujourd'hui sont détestés à travers le monde.

Il faut mettre la fin à la guerre, dit-in ? Alors euh juste pour reposer un peu les choses sur la table, c'est donc le président de la République islamique Masou Pchkian qui s'exprime sans qu'on sache exactement qui aujourd'hui dirige ce pays. Moi je Tabaramene, le guide suprême ou pas. selon euh son état de santé, qu'il soit vivant ou mort, on a aucune certitude.

Les gardiens de la révolution euh avec le général Vaidi euh Pesquian, le président de la République mais qui même avant la guerre avait un rôle un peu alternatif, alors pas honorifique, c'est un peu plus que ça, mais ça n'était pas lui qui qui prenait les décisions les les plus importantes, notamment en terme de de défense. Donc là, c'est le président PESK, un peu marginalisé dans ce pouvoir qui dit ça. Néanmoins, le message est important parce qu'il dit il est temps de mettre fin à cette guerre ajoutant l'Iran est en position de force.

Ça pour le coup, c'est la rhtorique habituelle du régime du 28 février. Exc et puis il dit aussi et il soulligne que le protocole d'accord était très favorable à l'Iran et il dit il faut il faudrait absolument pas ignorer ce point. C'est avec 12 votes sur 13 du Conseil de national de sécurité qu'on a voté pour ce protocole d'accord.

Donc l'importance de ce protocole. Et il dit aussi, il ajoute euh il cite Imam Ali qui est le premier imam des chiodécima en disant Imam Ali dit lorsque votre ennemi vous propose la paix, acceptez-la. Mais est-ce que ça veut dire quand même ça trahit quand même un état d'esprit au niveau du régime iranien ? c'est qu'ils souhaitent la fin la fin de cette guerre qui pour le moment n partie du régime iranien parce que le régime iranien n'est pas quelque chose d'homogène.

Donc ça c'est une voix que ces derniers jours est devenu de plus en plus audible. On entend à la télé le tout à l'heure je vous racontais ce que avait annoncé le président de la banque centrale en disant "Nous pouvons plus tenir comme ça." Galifav était en déplacement à Bagdad, il a dit "Si le la population a faim, nous tiendrons pas, nous tomberons." Et Pchkan, c'est presque, si vous voulez les mêmes mots PKI dit "Tant qu'on est au pouvoir, il faudrait accepter la paix." Tout ça c'est très très important parce que pendant de tr semaines lorsqu'il y a eu ces nominations des gardiens de la révolution, les les vieux commandants de la guerre Iran Irak, on les entendait plus ces gens-là.

C'est c'est voilà. Donc il reprennent peut-être sur le devant de la scène, ça prouve que vraiment la situation économique et financière est très très difficile. Et il faut aussi rappeler que les Émirats ont un rôle très très important dans ce système de contournement euh des des sanctions en Iran.

Les Émirats et le Qatar ont toujours joué le rôle des banquiers des des financiers du régime par exemple encore aujourd'hui encore aujourd'hui alors depuis hier depuis avanth soir ils ont annoncé qu'il mettrai fin à toute transaction avec l'Iran et ça c'est très important parce que même les gardiens de la révolution ont leur compte aux Émirats, ont des trusts aux Émirats qui gèrent la vente de du pétrole et cetera. Donc ça c'est un signe très très important et c'est le signe justement est-ce qu'ils n'ont pas un peu obéi à Donald Trump qui avait annoncé donc dans la nuit de mercredi à jeudi ce didè ce jourgi J économique sur l'Iran. C'est une nouvelle phase de la guerre qui est déclenchée là par les États-Unis et vous l'avez compris, c'est encore le ressort économique.

C'est la carte économique qu'abat encore Donald Trump. C'est-à-dire qu'il y a les sanctions qui continuent, il y a le blocus naval qui continue et ça s'ajoute à cela l'appel aux alliés mais aussi au reste du monde à arrêter de de continuer à avoir des relations avec l'Iran. C'est un appel aujourd'hui de l'administration américaine.

Appelé par Donald Trump et qui est relayé aujourd'hui par tous les membres de son administration. Il est l'heure pour nos alliés et le reste du monde de prendre une décision. Nous allons détruire l'économie de ce régime meurtrier.

Cela sera la mieux organisée et la plus efficace isolation économique de l'histoire du monde. Nous allons être très clairs. Soit vous serez avec nous, soit vous serez contre nous.

Si vous souhaitez voir tomber ce régime sanguinaire, mais que vous continuez à faire des affaires avec eux, que cela soit par des transferts d'argent, des achats d'hydrocarbure ou des échanges en mer, le trésor américain et notre gouvernement mettront l'ensemble de leurs forces contre vous. Finalement, les Américains en appellent au monde entier aujourd'hui. Maintenant, vous vous mettez de notre côté, sinon vous serez contre nous.

Il faut arrêter toute transaction avec l'Iran. On voit que les Émirats Arabes unis hier ont mis fin justement à ces relations sans doute sous la pression américaine. Est-ce que là ça peut porter ses fruits ?

Sachant que visiblement euh au plan interne, ça devient très très compliqué. Effectivement, le tableau économique de l'Iran est très sombre. Euh l'inflation au mois de juillet en glissement annuel, elle s'élève à 88 %.

C'est que le panier de biens, le panier de consommation, il est 88 % plus cher qu'en juillet 2025. Et quand on ne parle que de l'alimentation, c'est à peu près 128 130 %. Donc c'est vraiment un coup dur pour les Iraniens.

Et ça c'est l'effet principalement je à mon sens du blocus naval qui par exemple bon évidemment qui empêche les approvisionnements et qui a entraîné une baisse de environ 63 % des exportations de pétrole. Donc là c'est depuis le renforcement du blocus en juillet par rapport au niveau moyen des exportations de pétrole en 2025. Donc clairement le blocus naval porte un coup dur et là ce que avec ce DD ce qui je pense que ce qui veut mettre en place c'est déjà faire en sorte que la Turquie qui représente 16 % du commerce iranien fasse comme les Émirats arabes unis et cesse de commercer avec l'Iran.

Et la question que je me pose c'est est-ce qu'il va demander aux Européens de mettre en place des sanctions secondaires sur la Chine par exemple ou sur la Turquie ? Est-ce qu'il veut nous embarquer dans son aventure ? Ah bah peut-être.

Alors, on aura une réponse Grégory de Scott Bessen qui va donner les détails de cette nouvelle opération lundi prochain. Oui, cette opération du Didday économique, on avait déjà eu économic fury en en relation avec Épic Fury qui était l'opération militaire. Effectivement, le secrétaire au trésor américain lundi devrait expliquer comment est-ce qu'il euh perçoit les choses euh notamment comment est-ce qu'il va demander par exemple aux Chinois euh d'appliquer des sanctions.

C'est que Pékin est est le principal euh client du pétrole iranien ou était en tout cas le principal client du pétrole iranien. Et on note que si jein Ping est attendu à Washington quelque part autour de la mi ou fin septembre. Oui voir commental va expliquer à qu'il faut couper toute relation avec ce sera intéressant.

Oui, ça sera intéressant à voir. Oui, ce rour et puis on a appris que les États-Unis avaient mis en place un couloir pour le pétrole, pour la navigation des pétroliers en secret. Chaque nuit ex par de la flotte fantôme américaine hier.

Oui. Chaque nuit, il y avait à peu près 100 millions de barils euh qui sortaient euh en longeant les côtes au manais sans que l'Iran sache. Probablement l'Iran l'avait appris mais il pouvait rien faire.

Euh et donc c'est en partie peut-être pour cela que le la le prix du pétrole n'a pas flambé comme c'était attendu. Euh et donc c'est ça aussi qui a permis un petit peu euh à d'autres au monarchie du golfe de quand même exporter. Il paraît même que leur exportation est en hausse.

Donc à suivre évidemment avec cette nouvelle opération mise en place par les Américains.