Fabien Roussel | Meeting de Marseille | 23 novembre 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 77 %Attaque 18 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 13:51Pascal GaléotéChiffre
« Fos Marseille, c'est 70 millions de tonnes, 224 millions d'euros de chiffres d'affaires, 1,4 million de containers, 4 millions de passagers Corse, Maghreb, croisière et une réparation navale plus dynamique que l'a été depuis ces 20 dernières années. »
- 22:15Virginie AquiwatFait
« Depuis 2017, la dépense publique n'a pas augmenté. Ce sont au contraire les recettes qui ont fondu comme neige au soleil. »
- 22:27Virginie AquiwatChiffre
« Combien de postes d'enseignants supprimés à la rentrée ? 4000. selon le projet gouvernemental, 8000 selon certains sénateurs. »
- 22:39Virginie AquiwatChiffre
« 50000 élèves n'avaient toujours pas d'accompagnement le mois dernier. »
- 23:10Virginie AquiwatChiffre
« Qui peut vivre décemment avec 936 € nets par mois ? »
- 30:00Cécile KukermanChiffre
« les aides aux grandes entreprises 211 milliards ne s'accompagnent d'aucune condition sociale ni environnementale. »
- 30:25Cécile KukermanChiffre
« 80 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale qui place mécaniquement la sécurité sociale dont nous venons de célébrer les 80 ans en déficit structurel. »
- 39:23LaouleChiffre
« En France, tous les mois, trois jeunes meurent au travail. »
- 42:35LaouleChiffre
« il propose que les apprentis soient payés 385 € par mois. »
- 1:15:21Fabien RousselPromesse
« nous investirons dans la production de 20 centrales nucléaires pour avoir une énergie totalement décarbonée d'ici 2050. »
- 1:16:35Fabien RousselPromesse
« nous rétablirons l'échelle mobile des salaires pour que tous les salaires soient indexés sur l'inflation. »
- 1:17:38Promesse
« au lieu de laisser les femmes vivre avec des salaires de 15 % moins élevés que les hommes, nous obligerons par la loi les entreprises à garantir l'égalité salariale et professionnelle pour toutes. »
- 1:20:01Promesse
« nous nous engageons à reprendre la main sur les 211 milliards d'euros d'aide publique versé aux entreprises et nous nous édicterons des règles claires d'attribution de ces aides pour les mettre au service de la création d'emplois de la relocalisation de l'activité et de l'environnement. »
- 1:20:46Promesse
« avec la force du peuple, avec la force des peuples d'Europe, nous mènerons une grande bataille en Europe avec d'autres pour que la Banque centrale européenne enfin prête à taux zéro négatif aux États, aux communes, à nous qui travaillons et qui investissons justement au service du peuple et du climat. »
- 1:23:49Fait
« Nous ne voulons pas que l'histoire se répète. Nous voulons conquérir le pouvoir car nous ne voulons pas laisser les bolorés les sterrains faire main basse sur les médias pour intoxiquer les consciences. »
- 1:28:21Chiffre
« Et je peux même vous affirmer que dans 90 % des villes, nous avons été nous les artisans de ce rassemblement, les artisans de cette union pour faire gagner des majorités de gauche ou faire gagner de nouvelles majorités de gauche face à la droite et l'extrême droite. »
Temps de parole
- ?98 %
- non_speech2 %
≈ 3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est Pascal Galaoté Virginia de la négation. Dis pas tous les autres lettres de l'alphabet là. Bon ben ça ira plus vite. Ça va donc du coup excuse-moi je t'ai pas écout en fait j'interviens quand moi en fait. D'accord. OK. C'est Virginial. Il arrive par là. Allez chers amis, avancez-vous. On va commencer très très prochainement. Je suis fait virer. Voilà, on nous a dit là, on nous a dit à partir de Cathy, on commence à 14000 ou pas ? Oui, parce qu'il y a du monde qui commence à continuer à rentrer pas grave. On peut pas décaler par rapport à à la différence. On devrait commencer prochainement. J'entends parler de la Marseillaise là. Disons que ça y est, regarde. White balance.
La balance celle-ci c'est bon. Température color. Ça c'est beau. 500 il four un verra pour ça. Ouais, je mets ça. manuel. Ah ouais, c'est par hasard. Je vais la laisser en bas. essème lumière c'est bizarre et le seul soleil
[applaudissements] [applaudissements]
C'est maintenant.
[applaudissements]
Bonjour à tous. Bonjour à toutes. Bonjour Roman. Bonjour Léo. Tu es la secrétaire départementale du mouvement des jeunes communistes de France. Vous pouvez l'applaudir. Merci beaucoup.
[applaudissements]
et tu es président et directeur éditorial du meilleur journal de journal la marseillaise l'applaudir.
[applaudissements]
Alors vous êtes heureux d'être là. On nous a dit que certains étaient venus de loin. J'ai vu des varois. Ils sont là les varois. Y a-t-il des personnes du Vaclus ici ? On est venu même de l'héros. Mais y a-t-il des alpins et des gardois ? Mais on nous a aussi dit qu'il y avait des bus Ouais. qui nous sont venus d'un petit peu partout. On m'a dit que dans les bouches du run, il y avait des exois. Ils sont où les exois ? Y a-t-il des gardanois ? [rires] Des marte ? des personnes qui viennent d'Arl peut-être, mais on nous a dit que les plus chauds et les plus nombreux c'était les Marseillais.
[applaudissements]
Alors, sans plus tarder, on va accueillir sur scène la révélation politique de l'année. Il est sénateur des BES du Rô. C'est le secrétaire départemental du parti communiste français, Jérémy Baky.
[applaudissements] [applaudissements]
Bonjour mes camarades, chers et chers camarades. Ravis d'être ici parmi vous. Ravi que vous ayez répondu, aussi nombreuses et aussi nombreux à l'invitation pour ce meeting. Ravi aussi d'avoir entendu mon ami, mon camarade Léo Purget venter les Marseillais, lui l'exoa qui a souvent des mots dures à l'égard des Marseillais. Peut-être qu'on peut le siffler d'ailleurs hein parce que [rires] c'était un petit plaisir personnel, vous m'en excuserez. En tout cas, je voudrais aussi remercier l'ensemble des représentantes et représentants des partis politiques, des élus ici présent, de nous avoir fait l'amitié d'être à ce meeting de Fabien Roussell.
Nous sommes, je le disais, ravis de vous accueillir dans cette belle ville de Marseille, dans ce beau département des Bouguron. Une ville de Marseille finalement à l'image de ce qu'est le mouvement ouvrier et communiste. Une ville rebelle, une ville qui ne se soumet pas au dictacles des puissants et qui est capable de faire entendre sa voix dans la France et dans le monde entier. Marseille, une ville porte sur la Méditerranée, porte sur le monde avec son port et je sais et je salue nos camarades syndicalistes et notam Pascal Galéoté qui interviendra tout à l'heure pour les portuaires. Permettez-moi de saluer également Virginie Aquiwat pour la FSU qui interviendra également tout à l'heure.
Je le disais, Marseille, une ville port qui s'est construite avec les migration, avec ses mélanges à une ville cosmopolite, une ville fraternelle, une ville humaine que certaines et certaines voudraient pour le coup voir changer. Une ville qu'il voudrait voir se replier sur elle-même. Une ville qui voudrait voir justement tourner le dos à cet héritage millénaire. Alors, nous sommes ici toutes et tous pour évidemment Fabien Roussell, mais je ne peux résister à venter et vous savez au combien j'aime ma ville, les qualités de cette ville. Une ville qui malheureusement ces dernières années défie euh aussi la chronique par ses morts liées au narcotrafic.
Et je ne pouvais pas vous accueillir ici au lendemain d'une marche blanche au combien émouvante et importante ne pas dire un mot sur ce qui se passe dans notre ville. Un mot pour vous dire que ces mafias organisé qui tuent nos enfants, notre jeunesse, qui tuent aussi tout espoir pour ces milliers de jeunes dans notre département, dans notre ville, mais aussi dans notre pays. Car Marseille n'est pas malheureusement pas seul. Face à ce fléau, nous avons rencontré beaucoup de maires d'élus, y compris de territoires ruraux, y compris de départements ruraux euh qui sont également touchés par ce fléau.
Nous avions dès 2024 lancé un appel avec un certain nombre de personnalités de la société civile, de syndicalistes, l'appel de Marseille qui a rassemblé plusieurs milliers, presque 20000 signatures à ce jour dans le département et dans la France entière. un appel qui a essimé dans le gare, dans le vaclus, dans la Loire Atlantique, dans le Nord, bref un peu partout en France pour alerter sur les dangers de ces mafias mais aussi pour apporter des réponses concrètes parce que oui, nous avons besoin de force de police, de police judiciaire pour remonter les filières, mais nous avons aussi besoin de diplomatie pour mettre à l'index les États producteurs.
Nous avons aussi besoin et je le redis ici car c'est la jambe manquante de la loi narcotrafic qui a été votée d'un volet prévention accompagnement mais aussi service public et industrie. Et je sais je serais pas très long que Fabien Roussell va y revenir mais nous avons pris le parti du travail car oui pour sortir les jeunes notre jeunesse de ces logiques là il faut permettre à cette jeunesse de travailler à cette jeunesse d'être formée. On en parlait avec mon ami Pascal Galéoté il y a encore quelques semaines.
Comment concevoir que ces jeunes du 15e arrondissement, du 14e, du 13e et cette vue sur ce port et ne puisse pas être embauché, ne puisse pas bénéficier des retombées économiques de notre industrie ? Ça c'est inadmissible. Et donc oui, aujourd'hui nous sommes toutes et tous là pour prendre le parti du travail, du vivre ensemble, de la solidarité. Vous êtes toutes et tous les bienvenus ici. Encore merci et bon après-midi.
[applaudissements]
Merci énormément à toi Baki. Et maintenant une figure du monde du travail, une figure du monde ouvrier de notre département. Il est le secrétaire général de la CGT du port de Marseille. Nous vous demandons d'applaudir Pascal Galéoté.
[applaudissements] [applaudissements]
Bien, il y a du monde effectivement d'ici. On a une autre une autre vision. Camarades, merci pour votre accueil. Permettez-moi tout d'abord de vous transmettre les salutations fraternelles et syndicalistes du syndicat CGT du grand port maritime de Fluxel ainsi que de l'ensemble des travailleurs portuaires. C'est toujours une fierté de prendre la parole. C'est toujours une fierté de prendre la parole devant les camarades du Parti communiste français ici dans cette ville laboratoire où quoi existe le meilleur, le pire et une une créativité sociale rare. Je veux partir d'un constat simple, celui du port.
En quelques chiffres, Fos Marseille, c'est 70 millions de tonnes, 224 millions d'euros de chiffres d'affaires, 1,4 million de containers, 4 millions de passagers Corse, Maghreb, croisière et une réparation navale plus dynamique que l'a été depuis ces 20 dernières années. Les bassins est stabilisent et renforcent leur activité. Fosse en revanche se trouve à un moment décisif avec la baisse des hydrocarbures, la baisse des braques solides qui fournit de légitimes inquiétudes pour l'avenir industriel, même si des projets nouveaux projets pardon ouvrent des des perspectives. Vous m'intimidez ?
[applaudissements]
Oui, les exigences environnementales sont nécessaires mais appliquées de manière équilibrée, elles déséquilibrées, elles accélèrent l'exode industriel et ce sont encore les travailleurs qui en paix. 1, d'abord victime des pollutions et des maladies 2, ensuite sacrifier lorsque les directions délocalisent vers des pays dépourvues de normes environnementales. La décarbonation transforme profondément notre modèle industriel. S'agissant de Marseille, nous réaffirmons la nécessité absolue de sanctuariser les espaces industriels des bassins est. Aucun avenir portuaire, aucun avenir maritime pour cette ville sans être garantie.
Elle va de paire avec un enjeu central, le branchement des navires à qu pour lesquels 33 quai doivent être connectable et un véritable report modal fondé sur la relance des infrastructures ferroviaires, l'amélioration des voies, des accès des mobilités. C'est un impératif pour la ville comme le port et cela suppose une stratégie ferroviaire digne d'une grande métropole maritime. À fosse, la transition écologique doit s'appuyer sur des investissements massifs et sur la mise en service urgente de la ligne à très haute tension. Mais un port, c'est aussi une frontière. Et une frontière, cela se protège avec des moyens, des douigners, des agents formés.
Alors que le narcotrafic explose, l'État adopte une loi qui ne résoudra rien, sinon la stigmatisation des travailleurs portuaires à travers des des dispositifs liberticides. La sécurité la vraie commence par la protection des salariés, pas par leur suspicion permanente. Elle suppose une action coordonnée par des moyens humains et des technologies au service des agents et non l'inverse. Vous le savez, Marseille traverse un un traumatisme profond. L'assassinat de médiassi nous rappelle que la violence ne relève plus du simple fait d'hivers. Elle institue une peur diffuse dans toutes les familles populaires. C'est l'affaire de toute la société.
Et dans le même temps que fait l'État, il vend des armes, alimente des guerres d'un certaines conduisons massacre. Je veux saluer ici les dockers du golfe de fosse qui ont bloqué des containers.
[applaudissements] [applaudissements]
On peut les applaudir qui ont bloqué les container destinés à alimenter davantage encore les génocides à Gaza. Voilà ce que signifie un port engagé refuser que notre travail serve à nourrir la barbarie orchestrée par le capitalisme. C'est tout le paradoxe d'un état qui sur la scène internationale joue les vat en guerre tandis qu'il laisse nos quartiers s'enfoncer dans la violence. Faute de moyens, faute de services publics, faute d'hôpitaux, faute de politique sociale. Toujours moins pour l'hôpital, pour les écoles, pour les communes, toujours plus pour les forts de guerre, toujours plus pour les intérêts privés. Et pourtant l'argent existe.
211 à 270 milliards d'euros d'aide publique aux entreprises sans contrôle, sans contrepartie. Comment pouvons-nous accepter cela ? Camarades, rien n'est écrit d'avance. Nous avons besoin d'une réponse politique claire, courageuse, populaire. Votre rôle est essentiel. Porter la voix des travailleurs, défendre l'industrie, la paix, les services publics, les quartiers populaires oubliés par l'État. Le port de Marseille est un miroir de la société. Quand les trafics évoluent, quand l'industrie s'en va, quand les services publics se délitent, quand les lois liberticides s'enchaînent, ce ne sont jamais les décideurs qui paient. Ce sont nos familles, nos rues, nos emplois.
Alors plus plus que jamais, il nous faut une ligne politique ancrée dans le réel au service de l'humain connecté aux luttes, déterminé par un projet porté par un projet de transformation sociale et écologique qui ne laisse personne de côté. Comptons les uns sur les autres et avançons ensemble pour l'industrie, pour la justice sociale, pour la paix. Vive les travailleurs lutte. Vive Marseille. Merci.
[applaudissements]
Et merci énormément Pascal. Maintenant, nous allons accueillir une militante qui compte énormément dans le monde de l'enseignement. La cosecrétaire départementale de la FSU dans les bouches du Ron, Virginie. Bonjour à toutes et à tous. Un grand merci à la Fédération des Bouches du Ron pour son invitation à prendre la parole aujourd'hui afin d'évoquer avec vous les services publics de notre pays. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore la FSU, grave erreur, c'est une fédération de syndicats de la fonction publique d'État et territoriale particulièrement présente car majoritaire dans l'éducation et 2è dans la fonction publique d'État. la section des bouches du Ron et la 2è de France.
Oui. Oui. Quand même avec en plus un très fort ancrage dans la fonction publique territoriale. Les services publics sont l'un des quatre piliers de l'État social. Ils sont présents à chaque étape de la vie. la naissance, l'école, l'université, l'impôt, la sécurité, la justice, la maladie, mais aussi les déchets, les transports, la petite enfance comme le troisème âge. Mais les services publics et ses agents vont mal. Le fonctionnaire bashing va de paire avec les discours des multiples gouvernements qui se sont succédés, qui rendent les services coupables de tous les mots de l'économie française. Alors oui, merci de me donner aujourd'hui l'occasion de rétablir quelques vérités.
Depuis 2017, la dépense publique n'a pas augmenté. Ce sont au contraire les recettes qui ont fondu comme neige au soleil. Malgré cela, les projets de loi de finance et de financement de la sécurité sociale présenté par le gouvernement incarne une nouvelle attaque frontale contre les services publics, contre nos métiers et contre l'idée même d'un modèle social fondé sur l'égalité, la solidarité et l'intérêt général. Depuis des années, nous dénonçons un mouvement continu de régression.
Austérité budgétaire signifie suppression de poste, privatisation rampante, décision technocratiques qui éloignent les services des citoyens et détruisent les conditions de travail de celles et ceux qui les font vivre. Cette année encore, le PLF et PLFS confirment ce choix politique. Réduire la dépense publique coûte que coûte au détriment de ce qui fait la cohésion de notre pays. Car soyons clair, la France n'a pas trop de services publics, elle en a trop peu. Trop de personnel, trop peu de moyens, trop peu de reconnaissance. Tentez si bien que nos métiers n'attirent plus les étudiants et que les démissions sont légions. Dans l'éducation nationale, la situation devient insoutenable.
Alors que la France est mauvais élève de l'OCDE sur tous les plans, salaire, nombre d'élèves par classe, temps de travail, on aurait pu imaginer que la baisse démographique aurait permis d'améliorer au moins un de ces critères. Mais non. Combien de postes d'enseignants supprimés à la rentrée ? 4000. selon le projet gouvernemental, 8000 selon certains sénateurs. Pas de quoi se réjouir les AESH qui accompagnent les élèves en situation de handicap sans encore les grandes oublié. Trop de recrutement alors que les besoins explosent et que 50000 élèves n'avaient toujours pas d'accompagnement le mois dernier.
Toujours maintenu dans la précarité, sans statut de fonctionnaire, avec un temps partiel imposé, des conditions de travail très dur et un salaire indécent. Qui peut vivre décemment avec 936 € nets par mois ? qui accepterait qu'un patron emploie près de 140000 personnes sous ces conditions ? Ben figurez-vous que cet employeur c'est l'État. Il y a urgence que cela change et que et la FSU sera encore mobilisée avec les AESH la semaine du 16 décembre pour qu'elles obtiennent enfin satisfaction. Dans la fonction publique territoriale, le contrat le constat est tout aussi grave. Le gel du point d'indice pendant plus de 10 ans a appauvri massivement les agents.
Les revalorisations annoncées ne rattrapent même pas l'inflation. Les suppressions de postes fragilisent les services de proximité, ferment des antennes, rallongent les délais et alimente un malaise professionnel sans précédent. Laissure refuse que la fonction publique devienne un marché de l'emploi à Bakou soumis aux exigences de rentabilité. Dans le champ social, médico-social, culturel, environnemental. Partout le même scénario se répète. Partout le même message faire plus avec moi. Moins de service rendus, moins de qualité, moins d'humanité dans nos relations professionnelles, moins de sens dans nos métiers. Toujours plus d'argent par contre dans les poches du capital.
La lutte contre le narcotrafic nécessite avant tout un service public de proximité avec un maillage resserré. école, protection de la jeunesse, services sociaux, mai secteur doivent travailler de concert avec le le tissu associatif pour offrir un avenir à la jeunesse des quartiers populaires. Car c'est bien là le fondement des services publics, réduire la fracture sociale autant que possible. Encore faut-il qu'il ne soit pas fermé un à un. Alors qu'investir dans les services publics n'est pas un coût mais un gain pour la société. C'est améliorer la santé, l'éducation, la sécurité, la culture, la recherche. C'est réduire les inégalités, renforcer les solidarités.
C'est aussi répondre au grand défis du siècle : la transition écologique, les mutations du travail, la justice sociale. Les budgets publics doivent être repensés comme un outil au service au service du progrès social. C'est pour défendre cette conception de la société et refuser tout projet austéritaire que nous serons à nouveau en grève le 2 septembre prochain avec la CGT. décembre décembre décembre décembre je me rajunis un peu avec la CGT solidaire. La demande de justice sociale est très très forte dans la population et le monde du travail.
Il est urgent qu'elle soit enfin entendue parce que attention l'extrême droit de guête et progresse à chaque fois que la démocratie sociale est malmenée. L'enjeu est grand. soyons à la hauteur et merci beaucoup. Et maintenant, nous allons accueillir quelqu'un, la sénatrice de la Loire, la présidente du groupe communiste à la haute assemblée. Applaudissez pour Cécile Kukerman. Mesdames et messieurs, chers amis, chers camarades, je le sais, nous ne sommes pas et vous n'êtes pas venus nombreux ici pour débattre de chiffres. Non, nous sommes ici pour parler de choix pour construire un avenir meilleur, de choix politique, de choix de société.
Mais permettez-moi de revenir tout de même sur la séquence que nous vivons depuis maintenant plusieurs semaines et pour encore quelques semaines au Parlement, tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat. Je veux bien évidemment revenir sur le projet de loi de finance, le projet de loi de financement de la sécurité sociale et je veux avoir ici une pensée pour certains de nos collègues rester au Sénat qui poursuivent après aujourd'hui l'examen de ce PLFSS. Ce qui nous rassemble ici à Marseille aujourd'hui comme tout au long de l'année dans nos engagements, c'est cette volonté profonde de transformer la société.
Or, le gouvernement et ses alliés font un choix clair présenter des budgets qui ne répondent en rien aux besoins du peuple. Leur message est limpide. enrichir les plus riches, fragiliser les services publics, réduire les protections sociales. Alors chers amis, soyons lucides. C'est une offensive de classe assumée qui se déroule devant nous et celle-ci est dirigée contre le monde du travail, contre nos communes. Notre refus à cette offensive n'est pas dogmatique. Il n'est pas existentiel, il est bien au contraire politique, il est humain. Car nous savons que ces choix ont pour conséquence de faire payer le peuple pour les profits d'une minorité.
Oui, au nom de notre peuple, nous refusons que la solidarité, que l'égalité soit sacrifiée sur l'hôtel des intérêts financiers et je crois, c'est cela être pleinement communiste. Et soyons clair, l'extrême droite ne défend pas le monde du travail. Jamais elle ne l'a fait. Au contraire, elle cautionne par son silence, par ses votes au Parlement, par sa complicité des choix qui creusent jour après jour les inégalités et fragilisent notre République tout entière. Les conséquences de ces choix austoritaires sont concrètes, très concrètes. Les communes voient leur budget amputé. Les écoles ferment des classes, les hôpitaux sont saturés.
Les transports publics sont réduits et la vie quotidienne devient pour de plus en plus de nos concitoyens de plus en plus dur. Le logement, l'énergie, l'alimentation, la santé, rien de tout cela n'est neutre. C'est un choix politique, un choix qui organise la pénurie et la souffrance pour la majorité. Et la forte opposition qui s'est exprimée au Parlement à la taxe Zucman en est un exemple frappant. tout plutôt que de faire payer les riches dans notre pays, telle est leur devise. Chers amis, il existe d'autres choix. Au Sénatin, nous portons et je veux saluer ici mes collègues Jérémy Baki, Yanne Brossa, Michel Gréum et bien évidemment associé notre collègue Marie Harlette Carlotti.
Nous portons ces propositions qui peuvent changer la vie immédiatement et je pense bien évidemment au rapport que notre groupe a fait conduit par notre camarade Fabien Guayet qui démontre que les aides aux grandes entreprises 211 milliards ne s'accompagnent d'aucune condition sociale ni environnementale. Je pense également à la nécessité d'un impôt plus juste où les plus riches contribuent enfin dans notre pays à la même hauteur que les classes populaires et les classes moyennes. Je pense également aux 80 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale qui place mécaniquement la sécurité sociale dont nous venons de célébrer les 80 ans en déficit structurel.
Parce que oui, plus on exonère les entreprises, plus la sociale est malade. Et pourtant, ces milliards que je viens brièvement dénoncer, il y en aurait beaucoup d'autres à aller trouver. Ces milliards pourraient financer nos services publics, nos communes, répondre aux investissements utiles pour le peuple. Mais ces propositions de parlementaires ne suffisent pas seules. Elles doivent, et nous en sommes convaincus, s'accompagner d'une mobilisation populaire forte. Les grandes conquêtes sociales n'ont jamais été obtenues dans les seuls murs du Parlement. Et dire cela, ne pas remettre en cause notre rôle au quotidien, mais bel et bien l'associer au mouvement social et populaire indispensable.
Oui, ces conquêtes sociales, elles ont été gagnées par le peuple et par les luttes. Et effectivement, cette journée du 2 décembre, une journée de grève et de manifestation doit être également un moment fort dans notre pays. Nous devons toutes et tous contribuer à briser la fatalité, à combattre le rejet de l'autre, à redonner du sens à la politique et nous avons engagé avec les collègues parlementaires un Tour de France pour un budget populaire pour mettre ce débat là dans les mains de toutes et de tous parce que cette bataille n'est pas qu'une bataille de chiffre.
Le Premier ministre a également annoncé, le sera-t-il encore, ça je ne peux pas vous le dire, mais s'il l'est encore, un grand acte de décentralisation. Et derrière l'ambition affichée, je veux le dire ici, nous serons vigilants car nous savons que la décentralisation peut-être une grande ambition républicaine, mais elle peut aussi être une arme de démembrement de l'État et de l'État régalien. Alors, je le dis ici à Marseille comme nous le redirons autant que de besoins. Décraliser, oui, mais pas pour affaiblir. Décentraliser, oui, mais pas pour transformer la pénurie. Décentraliser, oui, mais pour donner du pouvoir réel aux communes et aux citoyens.
depuis 20 ans, depuis 20 ans, les communes sont réduites au rôle d'exécutante. Elles sont privées de moyens, elles sont privées de marge d'action et privé parfois même d'espoir. Ce débat n'est pas technique, il est social, il est politique, il est profondément républicain. C'est pourquoi il nous faut rappeler tous les jours ce que doit être notre République. une République sociale fondée sur l'égalité, la justice, la solidarité et non une République entre guillemets, je le cite, morale, celle qui impose des jugements sans garantir les droits fondamentaux parce que nous assistons progressivement à cette bascule idéologique sans précédent.
Aujourd'hui, pour certains, les services publics ne sont plus au service de ces usagers et ne doivent plus l'être. Bien au contraire, les citoyens doivent être responsables et derrière ce mot, il y a un message terrible que celui qui perd son emploi est responsable, que celui qui tombe malade est responsable, que celui qui élève un enfant handicapé est responsable. Oui, le cynisme ne s'arrête jamais et il atteint son paroxisme. Alors chers amis, si vous pouviez d'ailleurs mourir un peu plus vite, cela coûterait un peu moins cher à la sécurité sociale. Le dernier projet de loi sur la fraude sociale et fiscale est une illustration parfaite de ce que je viens d'évoquer.
La droite cherche à maquiller son austérité sous les habits d'une prétendue bonne morale républicaine. Le gouvernement lui s'invente un nouveau bouqu émissaire, la fraude des pauvres. Certes, c'est une vieille stratégie. Faire croire que les difficultés viennent des allocataires et non des exonérations, des familles modestes et non des grandes fortunes, des travailleurs précaires et non du capital. Mais aujourd'hui, et je veux attirer votre attention ici, la bascule va plus loin. Les services publics eux-mêmes doivent devenir des outils de détection, de suspicion, de contrôle permanent de cette fraude des pauvres.
Alors même que les services publics sont le bien commun et qu'ils ont pour seul mission d'assurer l'égalité sociale et territoriale pour toutes et pour tous, certains s'y attaquent jour après jour. Chers amis, notre tâche est claire. Être à l'offensive pour défendre et renforcer la République sociale. Une République capable d'assurer l'éducation, la santé, le logement, la protection sociale, l'égalité entre les territoires. Tout l'inverse finalement d'une République morale qui se contente de juger, qu'il culpabilise, qui laisse les inégalités prospérer sous le vernis de la vertu.
Oui, nous sommes les héritiers de cette République sociale, celle qui défend les communes, les services publics, l'égalité entre les citoyens et les citoyennes, l'égalité entre les territoires. Nous refuserons tout fédéralisme qui fragilise l'État et transforme le peuple en spectateur des décisions prises par les plus puissants. Cette République sociale, nous devons la porter avec force, avec détermination, avec le peuple. Avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent dans toute leur diversité, les syndicats, les associations, les formations politiques, les les citoyens mobilisés sont tous des acteurs indispensables pour réussir.
Les propositions existent, elles sont concrètes, elles sont réalisables et comme j'ai cherché à vous le démontrer, elles peuvent réellement changer la vie. Un mot pour finir sur la jeunesse. John Milton écrivait dans le paradis retrouvé La jeunesse montre l'homme comme le matin montre le jour. La jeunesse est aujourd'hui en première ligne. Précarité des études, difficulté d'accès au logement, coup de la vie, emploi fragilisé. À l'inverse, nous devons lui offrir un avenir, un avenir de justice, d'égalité, de droit réel. Si nous voulons des jours heureux pour demain, la jeunesse ne peut pas et ne doit jamais être triste par manque de perspective.
Oui, nous voulons et allons construire un furt juste, des solidarités nouvelles pour que l'égalité, la fraternité soit des réalités concrètes pour toutes et pour tous. La lutte est longue et parfois difficile, mais elle est juste et en ce nom, nous l'amènerons jusqu'au bout. pour que la République soit celle de toutes et de tous, pour qu'elle ne soit jamais jamais la propriété d'une minorité privilégié. Soyons fiers, chers amis, chers camarades, de nos convictions. Soyons fiers de nos combats. Ensemble, un autre chemin est possible. Ensemble, nous pouvons gagner. Vive la République et vive la France.
[applaudissements]
Merci énormément. Et maintenant, nous allons accueillir le responsable de la plus belle et de la plus grande organisation politique de jeunesse de France. Il est le secrétaire général du mouvement jeune communiste de France. Je vous demande d'applaudir laoule. Laoule.
[applaudissements]
Bonjour à toutes et à tous. Je voulais effectivement vous dire vous dire quelques mots sur la jeunesse, sur notre génération qui qui se projette de moins en moins dans l'avenir du pays sur notre génération qui tout simplement ne croit plus que demain pourra être mieux qu'hier. Il y a un sujet en particulier dont je voulais vous parler pour commencer, c'est la question des jeunes morts au travail. C'est une réalité dans notre pays. En France, tous les mois, trois jeunes meurent au travail. Et je vous parle par exemple de Emma 24 ans routière décédé lors d'un déchargement de Gabriel 19 ans envelius du goudron ou de Nathan 21 ans broyé par une machine.
Et ces morts, ce ne sont pas des morts naturels où on aurait juste à dire pas de chance ou à juste s'en émouvoir. Aujourd'hui, je vous le dis et je vous le dis, sans trembler, il y a des responsables. Oui, en France les grands patrons tuent et il faut qu'on le dénonce, il faut qu'on le dise. Et quand on nous dit qu'il faut travailler plus vite, qu'il faut prendre plus de risques pour être plus efficace, qu'il faut monter plus haut, qu'il faut travailler avec des produits plus dangereux, oui, on nous met en danger. Quand le MEDEF se bat pour qu'une dérogation soit mis en place pour qu'on puisse embaucher plus facilement des apprentis mineurs. Oui, on nous met en danger.
Ces gens-là sont responsables des jeunes qui meurent au travail. Je voulais aussi également parler. Vous avez vous vous souvenez vous étiez là le 11 novembre, on commémorait nos morts dans devant les monuments de de nos communes et une semaine après, alors qu'on venait de se dire plus jamais ça, une semaine après au congrès des maires de France, le chef d'état-major des armées nous demander il nous demandait de nous préparer à envoyer nos enfants mourir et bien qu'ils y aillent, on les regarde. En tout cas, nous nous ne murons pas au front. Nous ne voulons pas de cette guerre. Nous voulons faire parler la diplomatie. Nous voulons la paix.
Et c'est pas quand nous commencerons en Conténor qu'il faudra nous dire qu'est-ce qu'on a fait. C'est maintenant c'est maintenant qu'il faut nous tenir droit. C'est maintenant qu'il faut nous dire mettons toute notre énergie dans la paix, dans la construction d'une solution pacifique. Stop au discours guerrier. Il n'y aura pas de solution militaire à cette guerre.
[applaudissements]
Mourir au travail ou mourir sur le front, c'est donc ça le projet d'Emmanuel Macron pour la jeunesse. Et bien, c'est une honte. et on le voit qu'ils n'ont pas de projet pour la jeunesse et qu'il nous voit que comme une variable d'ajustement encore là dans les les débats budgétaires sur vous avez vu sur la question de l'apprentissage. Alors hors de question d'aller taper le capital, hors de question d'aller attaquer les dividendes des actionnaires, par contre les apprentis, ça serait bien d'aller raboter un petit peu. Là dans le projet actuel, il propose que les apprentis soient payés 385 € par mois. 385 € par mois. Je sais pas qui peut vivre comme ça.
En tout cas, nous chez les jeunes communiste, on se bat, on revendique la création d'un million d'emplois pour redresser la France. 1 million d'emplois pour sortir la jeunesse de la précarité. Un million d'emplois bien payés pour qu'on puisse vivre et pas survivre. Un million d'emplois pour partir en vacances, un million d'emplois pourquoi pas pour se payer un resto de temps en temps et même pourquoi pas acheter sa résidence principale, son appartement ou sa maison. et 1 million d'emplois ça fait de l'argent pour l'État, ça fait de l'argent pour la sécurité sociale.
1 million d'emplois pour relever nos services publics, pour l'hôpital, pour la justice, pour l'école, un million d'emplois, c'est aussi réindustrialiser la France. Vous savez, la France, ce petit pays qui ne produit plus rien et qui bientôt importera tout. 1 million d'emplois pour entamer la révolution écologique pour qu'on puisse continuer à vivre sur cette planète. Et donc, nous voulons planifier la création d'emplois. C'est pas au patron de décider de la création ou de la suppression d'emploi dans le pays. C'est à nous de le décider démocratiquement. Donc oui, créons des emplois parce que aussi avant de répartir la richesse, il faut tout simplement la créer.
Alors, allons convaincre les jeunes, les employés, les ouvriers, les fonctionnaires. Allons leur convaincre de la nécessité du service public. faisons vivre nos propositions partout dans le pays. Certes, ils ont des milliards, mais nous nous sommes des millions.
[applaudissements]
Et maintenant, nous allons accueillir celui pour qui vous êtes toutes et tous là. Vous êtes tous ici pour son meeting. Celui qui est la une de la Marseillaise exige des services publics forts pour un état qui fait face au trafic. Celui qui représente le parti prix du travail et de la paix. Celui qui incarne la perspective de nouveaux jours heureux pour notre pays. Le secrétaire national du Parti communiste français deout pour Fabien Roussel.
[musique] [musique] [musique] [musique] [musique]
Quelle salle ! Que de monde à Marseille ! Merci amis et peuple de Marseille d'être venu en nombre aujourd'hui. Merci à vous. Merci et permettez-moi d'aller droit au but dès mes premiers mots car l'heure est particulièrement grave. La France est siidérée. Le peuple français est encore sous le choc. Sous le choc de mots prononcés par le chef d'état-major des armées, des mots qui glacent le sang et qui tiennent en une phrase, vous devez être prêt à perdre vos enfants. sous le choc aussi d'un meurtre et du sang qui a coulé ici à Marseille dans un combat inégal entre des trafiquants de drogue et une jeunesse qui aspire à vivre libre et heureuse.
D'un côté, un général qui nous demande de préparer nos enfants à mourir et de l'autre nos enfants. la chair de nos chair, la prunelle de nos yeux, attaqué, massacré ici dans nos quartiers par des trafiquants qui ont les mains libres face à un état en déliquaisscence désarmé. D'un côté, un président de la République complètement déconnecté qui veut nous préparer à la guerre et de l'autre le même qui nous laisse seul face aux bandits et au truant. En ces heures, en ces heures douloureuses que nous vivons à Marseille, je tiens à dire avec force et avec gravité que nous ne céderons ni à la peur, ni aux menaces d'où qu'elles viennent.
Maiavel a écrit avec justesse, celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes. Ici à Marseille, nous le disons, nous n'avons pas peur. Nous n'avons pas de maître et nous voulons rester libre. libre de nos choix, libre en République, libre pour dire que nous voulons perdre aucun de nos enfants, ni ici ni à l'étranger. Malheureusement à Paris comme à Berlin, ils présentent la guerre comme inévitable et leur slogan se résume à "Si tu veux la paix, prépare la guerre". Non. Non. Mes chers concitoyens, mes chers concitoyennes, quand on veut la paix, on prépare la paix. On prépare la paix, jamais la guerre. La paix comme une volonté politique, comme un choix de société.
La paix comme une volonté qu'un État doit afficher quand il veut protéger son peuple, quand il aime son peuple. Et aujourd'hui à Marseille, nous voulons prendre rendez-vous avec l'histoire et dire clairement que nous ne voulons pas d'une troisème guerre mondiale alimenté par des nationalismes, alimentés par des chefs d'état en manque d'autorité, alimentés par des impérialismes puissants. Et nous affirmons avec force que nous sommes autant opposés au nationalistes Poutine qu'à ceux qui voudraient nous faire entrer en guerre contre le peuple russe.
Depuis 3 ans, depuis 3 ans qu'il y a eu l'invasion par la Russie de l'Ukraine depuis cette agression insupportable que d'ailleurs nous avons dénoncé à l'unisson de toute la nation. Depuis 3 ans, les discours guerriers contre Moscou comme ils disent se multipli aussi et alimente une escalade dangereuse. À la télévision, à la radio, sur les réseaux sociaux, la guerre s'impose comme un refrain sordide, sans chercher des causes jamais profondes de ce conflit, sans jamais chercher les moyens d'y remédier. Il parlent même sans trembler d'économie de guerre et ils imposent des sacrifices au peuple d'Europe, au peuple français.
Il nous demande d'accepter des prix de l'énergie qui flambent, des prix des matières premières qui explosent et des politiques d'austérité pour pouvoir doubler le budget des armées au détriment de celui de nos écoles et de nos hôpitaux. Nous disons non à cette économie de guerre qui abîme les peuples et la République. Nous disons non aussi parce que notre mémoire elle ne nous fait pas défaut parce que dans chaque village et dans chaque ville de France les monuments au mort rappellent le prix du sang. Pas une seule de nos 35000 communes n'a été épargnée. 20 millions de morts entre 1914 et 1918. 60 millions de vies brisées lors de la Seconde Guerre mondiale.
Alors oui, nous ne voulons pas de 3e guerre mondiale. Nous voulons que la paix soit érigée en volonté politique d'un État qui doit protéger son peuple, un État qui doit emmener son peuple vers la paix et ne jamais choisir la guerre. Jamais. et à ceux qui déjà nous accusent d'être des pacifistes naïfs ou d'être dans le déni. Je le précise au cas où. La défense nationale pour les communistes. La défense nationale, la souveraineté de la France sont non négociable. Oui, nous avons besoin d'une armée. Oui, nous avons besoin d'hommes et de femmes qui s'engagent pour la défense de la nation. Nous avons besoin d'hommes et de femmes prêts à défendre la patrie.
Et nous-mêmes, notre parti a su prendre les armes quand la patrie était en danger. Les communistes français sont entrés dans la clandestinité. Ils ont combattu l'occupant nazi quand d'autres ont fait le choix de collaborer avec lui. Oui. À cette époque, chacun a choisi son camp et le nôtre fut celui de la résistance, de l'honneur, de la liberté de la République contre la haine, contre le racisme et contre l'antisémitisme. Le journal La Marseilla que je salue est né de ces combats pour la patrie, pour la défense de la République contre la tyrannie. Et c'est pourquoi ce discours à Marseille est pour moi important.
Parce que en cet après-midi, je souhaite appeler à l'Union et au rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent ier haut le drapeau de la paix à côté de celui de la République, le drapeau rouge du mouvement ouvrier à côté du drapeau bleu blancrouge de la révolution française et de Valmi.
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Et en ce dimanche à Marseille, je veux devant vous faire un serment. Jamais jamais nous n'accepterons que la France participe à cette escalade guerrière. Jamais nous ne voterons de crédits militaires et les pleins pouvoirs à des dirigeants prêt à envoyer nos enfants se faire tuer pour des guerres qui ne sont pas les nôtres. Jamais.
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Et au contraire de cela, au contraire de cela, nous appelons la France à prendre la tête d'une large coalition de pays en étant ferme sur le respect des principes du droit international et avec la faroue volonté de tout mettre en œuvre pour négocier avec l'Ukraine et avec la Russie. Une paix juste et durable en Europe, garantissant la sécurité pour tous, pour tous les peuples d'Europe de l'Atlantique à l'oral à l'oral.
Et il ne s'agit pour nous ni de bomber le torse face à Poutine, ni de ramper devant lui, mais bien de mettre à l'ordre du jour un cesser le feu et la fin de la guerre avec des garanties de sécurité pour tout le monde, pour tous les peuples, parce que ce sont les peuples d'Europe qui vivent ici et c'est au peuple d'Europe d'imposer la paix ici.
Et pour mener ce combat, je sais que nous pourrons compter sur le monde du travail et je veux saluer cet après-midi en votre nom nos appis, nos amis du port de Marseille qui ont ouvert cet après-midi et qui se sont exprimés juste avant moi parce que il y a des travaill UR et parmi eux des dockers qui fidèles à leur tradition internationaliste et pacifiste, qui continue comme ils l'ont fait pendant la guerre du Vietnam d'empêcher les livraisons d'armes aux États qui se rendent coupables de crimes contre l'humanité et mèent des politiques génocidaires. C'est l'honneur de la classe ouvrière. C'est l'honneur de la classe ouvrière.
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Vous avez tout notre soutien. Bravo pour avoir empêché la livraison d'armes au gouvernement israélien et je rappelle tout notre soutien au combat pour la paix en Palestine et face à la guerre qui sévit encore en Palestine, soyons nombreux le 29 novembre prochain pour soutenir nos frères et exiger la libération de Marwan Bargouti. Libérer Marwan Bargout !
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Liberté pour le peuple palestinien avec un état de Palestine au côté de l'État d'Israël. Libérrez marwan ! Libérez Marwan ! Libérer Marwan ! Libérer Marwan ! Libérer !
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cette rencontre d'aujourd'hui. Je souhaitais que cela soit une rencontre pour la paix, pour le travail mais aussi pour la jeunesse. Ce combat pour la paix, le travail, pour la jeunesse, il est dans nos gênes. Nous en sommes fiers. Et si nous refusons de toutes nos forces les injonctions du général Mandon, c'est non seulement parce que nous refusons de préparer nos enfants à mourir, mais surtout parce que nous voulons tout simplement qu'ils vivent, qu'ils vivent bien, qu'ils vivent heureux, tournés vers l'avenir.
Nous voulons que nos enfants s'épanouissent au sein d'une société qui les respecte, qui leur permettent de se cultiver, de se former, de voyager, de s'émanciper tout en servant leur pays. Nous voulons qu'ils découvrent non pas la haine et l'horreur des champs de bataille, mais l'amitié entre les peuples, la fraternité, l'égalité, l'amour de la République, l'amour tout court. Et quoi de plus beau que d'entendre un enfant pendant que je donne ses paroles ? Merci à lui. Nous voulons que nos enfants aient envie de faire eux-mêmes des enfants, d'avoir confiance en l'avenir, d'aimer la République. Pour notre jeunesse, nous ne voulons ni la guerre et ni la violence des trafiquants de drogue.
Alors, je voulais ici saluer avec vous l'engagement d'Amine Kessassi qui a toujours le courage de tenir tête à ses trafiquants de drogue alors que deux frères ont été tués par eux.
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Et nous étions hier nombreux au côté de la famille d'Amine, de sa maman, du peuple de Marseille, de Benoît Paï, son maire, de Jérémie Baki, de ses élus, tous ensemble pour dire avec eux justice pour Médi, plus d'égalité, moins de criminalité. Voilà quel est leur slogan, voilà quel est leur combat que nous nous approprions pleinement tellement il est juste.
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Justice pour M et plus d'égalité, moins de criminalité. Ce slogan doit devenir une volonté commune pour combattre ce qui est devenu désormais un fléau. Un fléau qui gangraine les cités nord de Marseille comme celles des autres villes de France à Grenoble, Nî, Lyon, Paris et Sabanlieu et même nos campagnes n'échappent plus à cette calamité. Oui, le pays doit se mobiliser tout entier, savoir engager le fer contre le narcotrafic. Voilà une guerre que nous sommes prêts à mener et sans transiger. Et cette guerre là, elle n'est pas perdue. Et je n'accepterai jamais que l'on dise qu'elle est perdue.
En revanche, il faut la mener et ne pas céder un pouce de terrain à ces truants, à ces bandits, à ces criminels. Cela doit être un combat de toute la République que nous devons mener tous ensemble et dans la diversité de nos opinions. Ne leur cédons pas un pouce de terrain. Voilà la guerre que nous voulons mener ici à l'intérieur.
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Et oui, c'est possible. Oui, c'est possible. Oui, c'est possible de responsabiliser des consommateurs qui alimentent ces trafics en leur rappelant que chaque gramme de cocaïne, chaque barrette de chit est taché du sang de ceux qui meurent sous les balles des trafiquants. Il est possible de mener des politiques de santé publique efficaces qui s'attaquent réellement au problèmes d'addiction dans notre pays. Il est possible et même indispensable d'embaucher 60000 agents de police, enquêteurs, doués pour mener ce combat sans merci.
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J'en avais fait un thème de campagne pendant les présidentiels de 2022. J'avais été critiqué par d'autres forces de gauche pour avoir mis ce thème dans la campagne. Regardez comme il est d'actualité. Mais le problème n'est pas à gauche. C'est la droite sous Nicolas Sarkozi qui a supprimé 15000 postes de policiers, 6000 douniers et ils viennent tous les jours nous donner des leçons.
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Et je leur dis à tous ces ministres qui paradent à la télévision avec des larmes de crocodile, ce ne sont pas quelques millions d'euros en plus qu'il faut au ministère de l'intérieur et de la justice. 2 milliards 5 d'euros de crédit supplémentaires dont nous avons besoin pour embaucher ces 60000 agents, pour former, pour faire en sorte qu'il y ait plus de douers, plus de gardiens de la paix, plus de magistrats dans la République.
2 milliards 5 que nous voulons et dès maintenant voilà ce que nous exigeons de la République et j'en profite et j'en profite pour dire que nous apportons tout notre soutien aux enquêteurs, aux forces de l'ordre, aux magistrats qui se battent contre cette mafia avec si peu de moyens et nous jamais Mais nous ne dirons tout le monde déteste la police, nous les soutenons et nous voulons des gardiens de la paix au service du peuple, pour le peuple et avec le peuple
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parce que la police et la justice sont des services publics et malheureusement ils ne sont pas les seuls à souffrir. offrir c'est pourquoi nous disons qu'il faut faire revenir tous les services publics qui reculent dans ces quartiers où vivent des centaines de milliers de familles. l'école, la santé, les transports publics, la culture, le sport, la vie associative, c'est la vie tout court et c'est cela que nous voulons voir grandir et prospérer dans ces quartiers, dans nos communes. Enfin, lutter contre les trafiquants de drogue n'aura d'efficacité de sens que si chaque citoyen, chaque citoyenne, mais surtout chaque jeune peut se projeter dans un avenir, un bel avenir, un avenir désirable.
Si chaque jeune se senté en République à égalité, un jeune des quartiers nord de Marseille vaut autant qu'un jeune autre ville comme l'a dit Amine hier. Et nous devons garantir les mêmes droits pour chacun de nos enfants, quel que soit leur couleur, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur religion.
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Prenons le serment ici à Marseille de nous battre pour une République qui sera beaucoup plus sévère contre tout acte ou tout propos raciste, antisémite, homophobe ou sexiste. La République de l'égalité, elle se construit avec des lois et avec des moyens. Et à ceux qui me disent et qui m'ont déjà dit qu'être ferme contre des propos racistes, voir exiger l'inéligibilité d'élus qu' aurait prononcé des propos racistes ou antisémites. Ils me disent "Mais c'est la liberté d'expression." Non, ce n'est pas la liberté d'expression. Le racisme et l'antisémitisme sont des délits. C'est un poison.
Et le Parti communiste français est fier de l'avoir fait inscrire dans la loi en 1994 grâce à Jean-Claude Gesso. Merci à eux.
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Oui, nous voulons un avenir désirable, un avenir fait de justice et d'égalité. pour nos enfants, pour notre jeunesse. Il y a un avenir désirable dans une situation de crise dans laquelle nous vivons aujourd'hui et de crise sociale. C'est l'autre combat que nous voulons mener. C'est le parti prix du travail que nous faisons. Vous connaissez la situation de notre pays. D'un côté, les 500 plus grandes fortunes soutenues économiquement, politiquement, culturellement par le président de la République et ses gouvernements successifs avec un patrimoine qui est passé de 600 milliards d'euros en 2017 à 1200 milliards d'euros aujourd'hui.
C'est connu, c'est référencé, ce n'est pas discutable et aujourd'hui nous devons faire avec ça. Et de l'autre côté, il y a la majorité du peuple qui produit les richesses, qui voit ses conditions de vie s'effondré, son pouvoir d'achat en berne avec des emplois détruits, plus de 230000 depuis 2023 et des retraités qui survivent avec des pensions de misère et des factures qui flambent malgré des décennies de dur travail. Pour la première fois, une génération se voit condamnée à vivre plus mal que ses parents et cela malgré une production inégalée de richesse. Cherchez l'erreur. L'erreur, il a un nom. C'est un système capitaliste qui produit des inégalités sans nom et que nous combattons.
Et je pense aujourd'hui à ces ouvriers, ces ingénieurs, ces chercheurs, ces paysans, ces enseignants, ces cadres qui ont fait la fierté de la France en produisant les TGV, les Concordes, les centrales nucléaires, les productions agricoles les plus foisonnantes, les barrages hydroélectriques, les vaccins. Ces hommes et ces femmes là sont sacrifiés sur l'hôtel de la rentabilité, sacrifié par des traités de libre échange et des années de délocalisation au nom de la concurrence libre et non faussée des traités de Mastrich et Consort. À cause de cela, une heure de travail qui part à l'étranger, c'est une heure de travail, c'est une heure de chômage en France qu'il faut financer.
Et bien nous faisons le serment à Marseille qu'avec nous il n'y aura plus jamais une heure de travail délocalisé à l'étranger. Chaque heure de travail doit être sauvé, sanctuarisé, maintenu en France. Nous voulons produire en France ce que nous consommons en France. Produire français, c'est toujours d'actualité. C'est bon pour l'emploi et c'est bon pour le climat. C'est pour ça que nous voulons changer de logique et mettre au cœur de la société ce qui fait la force et la grandeur de notre pays. Qu'est-ce qui fait la force et la grandeur de notre pays ?
l'être humain, vous nous la richesse de l'être humain, sa force de créativité, notre génie pour relever l'industrie, pour renseigner, pour soigner, pour nos services publics, pour nous protéger, pour ouvrir et bâtir de grands chantiers dont nous avons besoin pour répondre aux urgences sociales et écologiques. Et c'est au cœur du pacte d'avenir que nous proposons pour la France. Retrouver la confiance dans nos capacités, dans nos savoir-fairs, dans notre créativité en mettant l'argent au service de la reconquête industrielle, de la création d'emplois et de la formation, au service de la jeunesse et du climat.
La reconquête de la production, la réappropriation de notre outil de travail est indispensable. Alors, contrairement à tous les discours déclinistes, déprimants, austéritaires, décroissantiste, nous faisons nous le pari de l'emploi, du travail et de la paix. Nous faisons le pari de la reconquête industrielle et de la force de nos services publics. Nous voulons nous toujours bâtir des jours heureux et des jours de paix pour nos enfants et pour tous les travailleurs de notre pays et nous voulons le faire avec eux. Oui, c'est nous qui produisons et c'est nous qui décidons.
Alors, mes chers amis, je l'ai dit, nous ne voulons pour notre jeunesse ni la guerre, ni la violence du trafic de drogue, ni la régression sociale et ni un monde irrespirable. Nous avons un immense défi climatique à relever face à la COP 30 qui vient de se conclure et qui est loin de répondre au réchauffement climatique. Une toute autre logique doit aujourd'hui être mise en œuvre. C'est pourquoi nous proposons dans notre pacte de débloquer 100 milliards d'euros par an d'ici 2030 pour relever ce défi. Ce pacte d'avenir pour la France et pour le climat fait le choix d'investir plutôt que de réduire les budgets et de faire des économies partout.
Nous voulons une France qui a confiance dans son industrie, dans ses services publics, dans sa capacité à produire et pas une France qui se rabouille comme ils sont en train de nous construire. Réveillons la France, investissons dans l'avenir. Et la première chose à faire, c'est bien sûr de reprendre la main sur les richesses que nous créons autant que sur notre appareil de production. Alors que le Parlement se déchire sur le budget. Et je salue le travail de nos parlementaires et Cécile Cucerman qui a pris la parole juste avant moi au nom des sénateurs et sénatrices communiste. franchement avec des forces libérales incapables d'accepter que les plus riches participent à l'effale.
Et bien pendant que ces déchirements ont lieu au Parlement, pendant ce temps-là, la question du travail, la question de l'industrie des grands chantiers à financer, la question de la formation de centaines de milliers de salariés dont nous avons besoin dans nos hôpitaux, nos écoles, dans nos commissariats, dans nos facultés, toutes ces questionsl aujourd'hui sont complètement absentes des débats. C'est pourquoi nous appelons-nous à sortir le bazooka monétaire, à libérer l'argent pour qu'il soit utilement, efficacement utilisé au service de ces grands défis industriels et climatiques pour notre pays. Regardez ce qui se passe à côté.
Quand l'Allemagne décide, écoutez, quand l'Allemagne elle en ce moment décide 600 milliards d'euros en quelques années, 100 millions d'euros par an dans son économie, notre gouvernement, celui-ci et ses alliés avec l'extrême droite cherchent à faire 40 milliards d'euros d'économie par an. Alors qu'il faudrait donner des vitamines à notre économie, à notre industrie, à nos services publics, ce gouvernement préfère lui imposer une saignée au pays, lui couper un bras, abandonner encore des pans entiers de notre outil industriel.
C'est pourquoi nous avons un tout autre projet pour la France et c'est pourquoi nous nous voulons faire nous aussi le choix d'investir au moins 100 milliards d'euros par an pour dire qu'au lieu d'abandonner Arcelor Vancorex Tisencrup Novasco, Sanofi, nous nousisons les entreprises stratégiques et sans état d'âme. Sans industrie, pas d'avenir pour le pays. Sans acier, pas de sidérurgie. Au lieu de sacrifier le logement, nous nous engagerons à la construction de 200000 logements par an pour répondre à nos jeunes, à nos enfants, à ceux qui dorment dans des voitures actuellement.
Au lieu de fermer des lits, des hôpitaux, des maternités, de laisser des enfants sans professeurs, nous engagerons un vaste plan de formation, de soignants et d'enseignants. C'est essentiel pour nos services publics. Au lieu de laisser nos entreprises, nos entreprises comme des familles face à des factures d'électricité indigne. Nous nous réduions ces factures de 30 à 50 % avec la baisse de la TVA sur l'énergie et avec une véritable entreprise publique. Et nous investirons dans la production de 20 centrales nucléaires pour avoir une énergie totalement décarbonée d'ici 2050.
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Au lieu de laisser les travailleurs s'enfoncer dans la pauvreté avec des salaires de misère, nous augmenterons le SMIC et nous rétablirons l'échelle mobile des salaires pour que tous les salaires soient indexés sur l'inflation. Au lieu de laisser des retraités vivre avec des pensions indignes malgré 42 à 43 années de cotisation, nous nous abrogerons vraiment la réforme des retraites à 64 ans pour garantir à chacun et à chacune une pension digne. Et enfin, au lieu de laisser les femmes vivre avec des salaires de 15 % moins élevés que les hommes, nous obligerons par la loi les entreprises à garantir l'égalité salariale et professionnelle pour toutes. [applaudissements]
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C'est possible. C'est possible et c'est même incroyable. que ça ne soit pas fait. C'est même incroyable que ce ne soit pas fait. On est 21e siècle, on est une grande puissance, on est riche. Et à ceux qui me diront "Mais monsieur Roussell, le bonheur, l'égalité, l'industrie des professeurs, des soignants, mais c'est pas possible ! Ce n'est pas finançable. Répondons-leur une seule chose, ce n'est pas négociable. C'est un droit. Le droit de travailler, le droit de se soigner, le droit de se loger, le droit de se chauffer. C'est un droit. Ce n'est pas négociable.
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Ce ne sont pas les agences de notation qui doivent diriger l'économie française. C'est le peuple souverain qui sait ce qui est bon pour lui et ce qui ne l'est pas. Et pour nous, ce qui n'est pas bon pour le peuple, nous ne le ferons pas. On ne viendra pas devant vous pour vous dire "Oh, faut faire des sacrifices, c'est compliqué, c'est la guerre." Non, il n'y a plus de sacrifice à faire. Nous en avons fait assez. Les cigares doivent changer de bouche. À nous d'en profiter
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et il faut fumer avec modération. Oui, je sais pas bien. D'accord. D'accord. D'accord. C'est vrai. C'est une image. C'est une image pour dire que c'est à notre tour et que nous avons fait suffisamment de sacrifices et que ceux qui ont les poches pleines et qui ont gagné tant d'argent ces dernières années, qui ont vu leurs impôts baisser, leurs taxes baisser, c'est à leur tour aujourd'hui de payer et de payer plus d'impôts, de payer plus de taxes. Mais pas nous, pas nous. pas les petits, pas les ouvriers, pas les fonctionnaires, pas les communes, pas les services publics.
Oui, nous engageons à faire respecter les choix d'un peuple souverain pour reprendre le contrôle de nos richesses en nous appuyant sur un pôle public bancaire que nous mettrons en place pour financer les projets d'avenir et non plus les marchés financiers. Nous nous engageons à reprendre la main sur les 211 milliards d'euros d'aide publique versé aux entreprises et nous nous édicterons des règles claires d'attribution de ces aides pour les mettre au service de la création d'emplois de la relocalisation de l'activité et de l'environnement. Voilà le choix que nous nous ferons et nous pourrons faire des économies sur ces 211 milliards d'euros.
Oui, c'est possible de financer les économies des nations européennes et avec la force du peuple, avec la force des peuples d'Europe, nous mènerons une grande bataille en Europe avec d'autres pour que la Banque centrale européenne enfin prête à taux zéro négatif aux États, aux communes, à nous qui travaillons et qui investissons justement au service du peuple et du climat.
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Ensemble, ensemble avec le peuple souverain, nous déciderons de ne pas mettre en œuvre les traité de libre échange mortifère tel que le CTA et le Mercosour. Nous protégerons nos agriculteurs, nos viticulteurs, notre gastronomie et nous déciderons ensemble que l'argent de nos impôts et de notre travail soit investi en France et pas dans la spéculation, pas dans les dividendes et encore moins dans des paradis fiscaux. Bref, ce que nous voulons, c'est que l'argent, notre argent, notre richesse serve au développement humain et à la planète. D'abord, oui, l'argent existe. Tout ce que nous voulons, c'est reprendre la main dessus. Voilà notre combat.
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Pour mener ce combat, bien sûr, nous appellerons à toutes les mobilisations. Nous serons côté des forces syndicales et bien sûr, nous appelons à être nombreux le 2 décembre prochain l'appel des syndicats pour faire valoir les droits du monde du travail. Il sera important d'être mobilisé le 2 décembre prochain. Mais nous sommes nous une force politique et nous disons aussi que nous voulons nous débarrasser d'Emmanuel Macron et de toute sa clique. Nous avons un programme et nous sommes prêts à prendre sa place. Nous voulons conquérir le pouvoir et nous le ferons avec vous et pour vous.
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Oui, mes amis, soyons ambitieux pour changer le monde, pour changer la France, pour transformer la République, pour défendre le monde ouvrier, le monde du travail, pour le climat, pour notre jeunesse, pour la paix. Fixons-nous l'objectif de conquérir le pouvoir. Soyons ambitieux pour le peuple, pour la paix, pour la justice sociale. Place à la République, place à la jeunesse, place à l'humain d'abord. Fixons-nous l'objectif de reconquérir de conquérir le pouvoir plutôt que de regarder méduser. L'extrême droite dérouler son programme comme elle a su le faire dans les années 30 dans une Europe laminée par la crise sociale terrible venue des États-Unis. Disons-le.
Nous ne voulons pas que l'histoire se répète. Nous voulons conquérir le pouvoir car nous ne voulons pas laisser les bolorés les sterrains faire main basse sur les médias pour intoxiquer les consciences. Ces gens-là, ces gens-là, ces gens-là ne savent que dénoncer Pelmel, les migrants, les juges, les syndicats, les fonctionnaires, les francs-maçons, les homosexuels, la gauche et les communistes. Allez, hop là. Les mêmes mots qu'il y a 80 ans. Les mêmes mots qu'il y a 80 ans. Vous pouvez vous brancher sur C News, c'est la même litanie. Les juges, les migrants, les magistrats, les fonctionnaires, les communistes. Des fois, il prononcent pas le T, disent les communistes.
Regardez comment Trump lui-même utilise régulièrement le mot. communiste pour insulter tous ses adversaires. Et oui, on est encore une menace pour eux. Monsieur Trump a peur des communistes. Nous n'avons pas peur de Trump et de ses dirigeants qui veulent nous dire comment nous devons vivre. Nous sommes communistes et nous sommes fiers. C'est un si joli nom, camarade, et nous en avons tellement besoin à l'échelle de l'humanité, de la camaraderie, de la fraternité, de l'amitié entre les peuples. Oui, les communistes français et européens sont là pour gagner avec les salariés, les grandes conquêtes sociales indispensables pour relever les défis de demain.
Oui, les communistes français sont là pour tendre la main à toutes celles et ceux qui partagent cette ambition pour la République, pour le monde du travail, pour la paix, pour la jeunesse et pour construire la victoire face à l'extrême droite. Il n'y a pas de fatalité. C'est un uni et dans le respect de la grande diversité du peuple que nous gagnerons. Dans la grande diversité du peuple que nous devons respecter. Alors, avançons ensemble, respectons-nous et mettons-nous au travail pour être prêt à diriger la France avec le peuple et pour le peuple. Et ce combat nécessite le dépassement de tout l'é clivage sans pour autant esquiver les débat, sans mettre de côté nos différences.
L'union du peuple, l'union des forces politiques doit se construire dans la clarté, dans la confiance, dans le respect. Telle est notre ambition. C'est pourquoi nous appelons à construire l'Union la plus large, la plus rassembleuse, la plus proche des réalités locales dans toutes les communes de France à l'approche des municipales pour garantir à nos concitoyens des services publics locaux, des réponses aux familles, aux enfants, aux aînés, des logements adaptés, des transports publics, de la culture et du sport. Sans les communes, il n'y aurait pas de politique culturelle dans notre pays.
Oui, nous avons besoin de communes solides et correctement financées pour mettre en place toutes ces politiques publiques. Et c'est pourquoi nous nous battrons jusqu'à la dernière minute, jusqu'au dernier code siffl dans le cadre du budget pour arracher des victoires et arracher des moyens pour le monde du travail, pour nos services publics, pour nos collectivités.
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Et nous voulons garantir à nos concitoyens des majorités stable, honnête, proche des gens et de leurs préoccupations. L'union dans la clarté et dans la confiance, ça commence maintenant aux élections municipales pour qu'en mars prochain, la gauche soit victorieuse et offre une perspective pour la suite. C'est le premier acte que nous devons construire. Et je le dis ce soir, les communistes feront tout ce qu'il faut dans ce sens. Et je peux même vous affirmer que dans 90 % des villes, nous avons été nous les artisans de ce rassemblement, les artisans de cette union pour faire gagner des majorités de gauche ou faire gagner de nouvelles majorités de gauche face à la droite et l'extrême droite.
Et nous sommes fiers fiers à chaque fois de tendre la main et de construire les rassemblements. Et je peux même aller plus loin en précisant que nous ne conduirons aucune liste de divisions contre des mèes sortants, socialistes, écologistes ou insoumis alors que personne ne vient nous donner des leçons. Nous, l'Union, on en parle et on l'a fait.
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Et je peux vous dire que quand localement des communistes toppent dans la main un accord pour travailler ensemble, on respecte cet accord. Nous avons un code d'honneur et nous le respectons toujours et c'est notre fierté à nous de s'inscrire dans la durée et dans le respect de la parole donnée. Vous le voyez, nous voulons être au rendez-vous de l'histoire et des conquêtes à venir. Nous voulons gagner et nous refusons la fatalité de la guerre, de la crise et du chômage. Et nous voulons repartir d'ici de Marseille avec le soleil de Marseille dans le cœur. Il y en a aussi dans le nord.
Mais nous voulons repartir d'ici de Marseille en étant conquérant, en étant confiant, rassembleur, combatif pour mener des luttes qui nous attendent, mais aussi pour mener les campagnes électorales qui nous permettront de construire demain les jours heureux tant attendus par nos concitoyens et nos concitoyennes. Oui, nous sommes en campagne. En campagne pour la justice sociale, en campagne pour le monde du travail, en campagne pour la paix, pour notre jeunesse. Nous sommes en campagne pour la République, pour la liberté, pour l'égalité, pour la fraternité humaine. Alors,
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sortons d'ici et appelons à l'Union. Faisons appel à la jeunesse, aux travailleurs, tendons la main tous nos concitoyens sans œillère, sans sectarisme, mais les bras ouverts, le cœur généreux et le bonheur sur le visage. Car c'est à l'image de la société que nous voulons bâtir avec les Français. Vive le Parti communiste français. Vive la France ! la République française.
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de [musique] la tyranie les sont blanc et le tendance semblant élevé entendez-vous dans les du juge et féroces [musique] son il judé
[musique] [musique]
citoy bata pe [musique]
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la terre de les forças de la femme la raison [musique] sur la terre cette éruption [musique] de la fin du passé faisant à le rasclave debout debout le monde va changer de base nous ne sommes rien soyons la lutte finale pour nous et demain. L'international sera le genre humain. [musique] C'est la lutte finale. Groupons-nous. [musique] Et demain, l'internationale sera le [musique] genre humain.
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