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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 21 octobre 2025 45 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalJustice

"La disparition de Josef Mengele" / Le malaise démocratique, ça se soigne ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment soigner le grand malaise démocratique français ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Qui est responsable du fossé entre citoyens et élus ?

  • 30:00RelanceRéponse directe

    Comment expliquer cette défiance exponentielle vis-à-vis des partis ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette défiance est inhérente à la démocratie représentative ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    La culture doit-elle continuer à s'échanger quel que soit le contexte politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 40:00Fait
    « Nicolas Sarkozy a écopé de 50 prisons fermes pour association de malfaiteurs. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonsoir, soyez les bienvenus dans 28 minutes. Merci de votre fidélité. Bonsoir chers camarades.

Bonsoir. L'actualité, c'est le chiffre record de la défiance des Français envers leur politique que ce soit les hommes politiques, a commencé par Emmanuel Macron, les partis ou les institutions. Des chiffres qui ont été révélés hier dans l'étude annuelle fracture française et des chiffres qui s'incarnent immédiatement au coin de la rue.

Oh là là, ne me parlez pas de la politique en ce moment. Non non, on l'a fuit vraiment la politique, je j'en ai vraiment jusqu'à là mais vraiment personnellement j'y crois plus. C'est devenu un vrai bazar.

On ne comprend plus rien. Défiance, colère, désillusion. Quel on sera d'ailleurs la traduction dans les urnes quand les 49 millions d'électeurs français s'y rendront ?

Pourquoi les maires échappent-ils à ce rejet ? Comment soigner en un mot le grand malaise démocratique français ? Ce sera le thème de notre débat et puis on vous retrouvera Marie Bonisso et Victor de Kiver dans la troisème partie de l'émission et on parle de et ben ce soir on rétablit une inégalité.

Pourquoi est-ce qu'il n'y a que les bébés qui ont le droit à des tétines ? Je vous ai trouvé une tototte pour adultes. Oui.

Bah on avant de se prononcer. Bon et vous Marie ? Moi je vous parle de soft power indien.

Grâce à son immense diaspora, l'Inde convertit le monde entier à la fête des lumières. Divali c'était hier. À tout à l'heure.

Et pour commencer, on reçoit le metteur en scène et cinéastes russe Kiril Creébrenikov pour son nouveau film La disparition de Joseph Mengelé. Un thriller odieux et fascinant sur le parcours et la psychée du médecin bourreau d'chwitz. Mengelet donc mort impuni au Brésil, confie dans une haine méphitique des juifs et des non aariens.

Un film qui trouve de nombreux échos aujourd'hui. Selon son réalisateur, on le retrouve tout de suite. Kéril Creébrikov, bonsoir.

Dobre. Bonsoir. Je vous présente Ananï et Benjamin Sportouche qui sont aussi impressionnés que moi de vous recevoir à l'occasion de la sortie demain de votre nouveau film Kir La disparition de Joseph Mengalet.

Un filmé quasiment comme un film noir ou un thriller consacré à un homme qui fut un des grands barbares de la solution finale qui était le médecin d'Auschwitz, l'ange de la mort. Et je voulais savoir comment allait l'acteur extraordinaire incandescent Auguste Dill qui joue pendant 2h15 Joseph Mengelé. Est-ce qu'il s'en est remis car son interprétation est phénoménale ? fait, tout d'abord, vous imaginez bien que ça fait quand même maintenant un certain temps qu'on a tourné ce film et puis ensuite en fait, on vient juste de de finir une série de spectacles àelette fantôme au théâtre du Châtelet à Paris.

Oui, effectivement. Et euh où justement Auguste jouait avec beaucoup de succès. Donc là, revenir vers le film de sur Mengelé, c'est un petit peu lourd pour lui, un peu difficile.

Je le comprends évidemment parce que pour l'instant il est toujours dans Hamelette mais c'est un grand artiste avec lequel c'est collaborer juste un grand plaisir et donc j'espère qu'aujourd'hui le public pourra véritablement profiter et s'enthousiasmer devant son travail parce que je pense que c'est quelque chose d'absolument exceptionnel. C'est rare d'avoir des des rôles masculins de ce niveau-là et je crois que c'est un artiste qui est votre âme frère. Alors pour évoquer le mal, la bananalité du mal et ce que fut Joseph Mengelé, vous avez le profil idéal.

On vous retrouve juste après ce profil réalisé par Gael Legra. [Musique] Kiril cérébrikov. Dans vos films, vous évoquez de plus en plus le parcours de personnages ayant existé.

S'inspirer de biographie permet-il d'explorer la face obscure de l'histoire et des hommes ? Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. En 2022 avec la femme de Tikovski, vous racontez la passion douloureuse d'Antonina Milukova pour le compositeur russe homosexuel Piotre IKovski.

Lorsque le film sort, cela vous permet de comparer les mœurs de la société soviétique du 19e avec celle d'aujourd'hui. Du temps de la l'approche vers l'homosexualité était beaucoup plus tolérante et ils étaient pas aussi stigmatisés qu'ils le sont aujourd'hui. En 2024, avec Limonov la balade, adaptation du livre d'Emmanuel Carrer, vous narrez la vie d'Edouard Limonov, le poète et écrivain qui à ses débuts dans les années 70 jouissait d'une aura d'artiste rebelle avant de créer un parti politique extrémiste et ultranationale.

Dans votre film, on suit la montée de la pensée impériale russe dans l'esprit de Limonov. Dans son destin, on peut puiser ce qui nous permet de comprendre ce qui se passe aujourd'hui, ajoutez-vous. En adaptant désormais le livre d'Olivier Gaz, la disparition de Joseph Mengeleé, vous évoquez l'exil du nazi, surnommé l'ange de la mort.

Il a mené des expériences barbares sur les prisonniers lorsqu'il officiait comme médecin dans le camp d'A Suitz. Pendant son exil en Argentine au Paraguay et au Brésil entre 1949 et sa mort en 79, Mengelé a vécu dans la peur d'être reconnu et arrêté. Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, la question de l'avenir des criminels de guerre et de la vengeance se pose.

À propos de Mengélé, mort sans avoir été jugé, vous précisez son châtiment, c'est une vie horrible, une peur et une haine qui détruit son âme. Euh, une question, vous êtes russe, vous êtes à moitié juif par votre père, vous êtes à moitié ukrainien par votre mère. Est-ce qu'on peut dire donc que rien de ce qui concerne la deuxème guerre mondiale, le stalinisme et la solution fidale ne vous êtes étranger et que vous étiez d'une certaine façon l'esprit, l'homme, la conscience idéale pour porter à l'écran le bouquin d'Olivier GZ sur la disparition de Joseph Mengalé. sans nul doute.

Je vais vous dire autrement. Euh quand on m'a proposé euh les producteurs m'ont proposé de adapter ce nouveau roman, il venait juste de sortir à l'époque pour moi, j'avais vraiment une question que je me suis posé, c'est pourquoi est-ce qu'on m'a choisi moi ? J'arrivais pas vraiment à comprendre ça.

D'ailleurs, en revanche, c'était particulièrement intéressant parce que c'est un vrai défi qui m'était lancé. Mais c'était avant que la guerre ne soit lancée, avant l'agression de la Russie contre l'Ukraine et quand la guerre a commencé, quand cette ce malheur, cette tragédie ont commencé et tout ce qui se passait dans le monde et cette tension qui était présente partout, ça m'a donné une meilleure compréhension peut-être de ce que devait être ce film. Et donc je peux pas dire que la guerre m'a aidé bien évidemment mais mais la tension autour la pression ce qui est arrivé aux gens la le savoir ce qui était un criminel de guerre aujourd'hui qui vient de ressurgir il y a il y a des gens effectivement qui sont des criminels de guerre aujourd'hui.

Maintenant j'ai véritablement mieux compris comment le film devait être un extrait du film de Kiril CBIKov. Ich hätte nie gedacht, dass ich im Alter so leben muss. Mama hat immer gesagt, dass du bist halt dein dreckiges Maulensordetchen ce film c'est aussi une réponse au négationniste.

Vous en avez rencontré encore récemment qui remettait dans cause l'existence de la choix. Vous le dites dans des interviews. [Musique] En fait, j'ai pas véritablement moi-même rencontré des gens qui posent qui mettent en doute et qui posent cette question de l'holocauste et de la choire.

En revanche, il y a des j'ai rencontré des familles dont les parents avaient été tués à Auschwitz. Moi, j'ai il y a une famille que je connais, il a il reste plus que quatre personnes sur les 62 qui avaient été envoyées en camp. Et donc moi, c'était important pour moi de savoir comment est-ce que ils allaient apprécier ce que j'étais en train de faire parce que je me disais que ça pouvait toujours être prêté à controverse justement comment est-ce qu'on montre Auschwi comment on montre les victimes.

C'était important pour moi de savoir comment est-ce qu'il réagiraient et ils m'ont dit qu'effectivement c'était important que ce film soit vu par les gens. Pour moi, ça a été un grand soutien parce que moi, je me posais véritablement des questions. Je doutais euh avant ces scènes-là euh dont on me parle souvent et sur lesquelles on me parle, on me pose des questions qui sont toutes ces scènes qui sont à Auschwiitz et qui sont en couleur à la différence du reste du film, je vais vous dire en fait que ces scènes étaient pour moi était capital et que tous les gens qui ont tourné dans ces scènes, ils savent très bien en fait qui il représentaient à l'écran parce que c'était des vrais prisonniers qui était mort à Auswi et pour moi pour nous c une grande responsabilité.

Ne pas oublier c'est aussi parce que vous avez posé des questions à votre père vous-même lui AZ demandé un jour dans son existence pourquoi étais-tu stalinien ? Vous savez en fait toute ma vie, toute cette vie toute ma vie s'est passé avec une phrase que j'ai entendu dans mon passé soviétique. Cela ne doit pas se reproduire se reproduire parce que la guerre c'est le mal le plus grand qui soit.

Donc aucune propagande. Tout ce que les gens peuvent dire aujourd'hui oui, il peut y avoir la guerre parce que il pourrait y avoir on peut éventuellement tuer des gens si derrière il y a une idée particulière. Pour moi, c'est absolument peu possible et c'est et on peut on ne peut pas tuer les gens.

Point final. Pour moi, c'est le plus grand mal qui puisse être. Et donc notre mission à nous, c'est d'arrêter toutes les guerres et d'arrêter de tuer les gens.

Et c'est le sens de ce film. et euh et dans il y a également la pensée que les criminels de guerre, ceux qui ont reçu du plaisir ou même qui ont fait de la guerre le sens de leur vie doivent être punis. Même si c'est pas via un tribunal que ce soit la ou Newamber, il doit y avoir un tribunal intérieur dans leur fort intérieur qui doit les atteindre. une conscience en somme.

On va évoquer avec vous Kiril Creébrikov euh ce qui se passe en Russie aujourd'hui où les films français rencontrent un succès absolument incroyable. Ouais. L'année dernière 1 million plus d'un million de Russes ont vu le film Le compte de Monté Cristo produit par Dimitri Rassam. 1 million aussi ont vu Dracula de Luc Besson.

Et le film du moment à voir actuellement en Russie c'est la venue de l'avenir de Cédric Clapich. Alors si ces films français s'exportent si bien il y en a 73 au total en 2024. 2e exportateur 2e marché à l'export après l'Allemagne.

C'est d'une part parce que Hollywood a décidé de déserter les écrans russes dès le début du conflit en 2022. Mais c'est d'autre part parce que les sanctions européennes n'interdisent pas de vendre des biens audiovisuels à la Russie. Et d'ailleurs, le président de l'association des exportateurs de films en France est très clair sur ce plan sur ce point.

Voilà ce qu'il dit. Il faut dissocier politique, argent et culture. Nous sommes là pour la circulation de la culture.

Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Est-ce que la culture doit continuer à à s'échanger quel que soit le contexte politique ? Je pense que les ponts culturels doivent toujours être préservés parce que ces ponts là lorsque les guerres se terminent et que c'est les les régimes seront changés, remplacés, pourquoi est-ce que les gens pourront se reparler ? sera via ces passerelles culturelles.

Et donc notre mission c'est véritablement de faire en sorte que les pays conservent préservent un lien. D'où le fait que je dans que les films français particulièrement ont toujours été adorés en Russie. Toute ma jeunesse a été Louis Funess Pierre Richard Fardan.

C'était des artistes que j'aime beaucoup que j'aimais beaucoup Trufo Godard et encore beaucoup d'autres cinéastes français qui ont formé notre amour vers le cinéma. Et moi je veux pas me priver de ça parce que je pense qu'il y a des tas de Russes qui sont absolument pas coupables, qu'il y a des qui il y a des des fous qui sont qui ont agressé l'Ukraine. C'est ces gens-là doivent continuer de recevoir un certain espoir et que le c'est ce cinéma qui le donne.

Vous vivez en Allemagne à Berlin, vous vous considérez comme un exilé définitif. C'est fini la Russie. Je ne peux pas de toute façon rentrer en Russie.

Je suis un européen, je j'apprends le français et j'apprends également l'allemand. et je je travaille quasiment avec quatre langues. Je travaille dans beaucoup de villes d'Europe et pour moi c'est une c'est véritablement des opportunités formidables et je veux pas utiliser ce mot d'exil en fait.

Je je dis plutôt que c'est une nouvelle vie. Très bien. Pudique, c'est un mot en français.

Pudique ou pour esquiver le mot. Merci infiniment Kiril Cérébranikov. Passez-vous une belle chose.

Merci beaucoup à vous. Merci de merci au jouet à mon film que vous êtes toujours et la disparition de Joseph Mengelet demain en salle en France. Et merci à votre interprète Joël Chaperon.

On passe à notre débat sur les Français. Les Français en 2025, la politique et le personnel politique, l'étude annuelle sur les fractures françaises vient d'être publiée. Elle révèle, sans grande surprise une défiance record envers Emmanuel Macron, mais aussi envers les députés et tous les partis politiques, les seuls épargnés sont les maires suris négatif voire désespérés fait-il craindre abstention, tentation des extrêmes, attaquent contre la démocratie.

Comment soigner le grand malaise démocratique ? On en parle après la mise au point de Sandrine Calvez. [Musique] Merci à toutes et à tous.

Je vous remercie. Ça c'était avant avant que Sébastien Lecnu ne rempile finalement quelques jours plus tard. Nième rebondissement d'une crise politique à rallonge, de quoi taper sur les ners.

Ça m'aspire de l'incompréhension et de la lassitude. Donc depuis juin 2024, je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. Les Français assistent à la valse des premiers ministres.

Une instabilité qui vient accroître leur scepticisme envers les politiques. On est un peu dégoûté et bon, on s'intéresse de moins en moins à ce qui se passe. C'est de la politique politicienne où je enfin leur petit combat, leurs petit leurs petits intérêts sont défendus avec les dents.

L'année écoulée a aussi été marqué par des épisodes judiciaires. Une candidate à la présidentielle et un ancien président ont été condamnés par la justice. Selon la nouvelle enquête annuelle fracture française menée par Ipsos, les crises à répétition érode sérieusement la confiance envers les élus.

Premier visé Emmanuel Macron, 58 % des personnes interrogées souhaitent sa démission contre 52 % 2024. 20 % seulement disent avoir confiance dans leurs députés contre 68 % pour les maires qui tirent leur épingle du jeu. Il y a un décalage de plus en plus profond entre la défiance vis-à-vis des politiques nationaux et la défiance qui est beaucoup moins importante vis-à-vis des politiques locaux.

Comme si finalement ce qui se passait à l'échelle nationale n'avait plus grand-chose à voir avec ce qui se passait dans notre vie et donc à l'échelle locale. Alors qui est responsable du fossé qui se creuse entre citoyens et élus ? Les Français se sent-ils encore représentés ?

Comment soigner ce malaise démocratique ? Nos trois invités pour ce débat. Fabrice d'Alongeville, bonsoir.

Vous êtes maire d'OG Saint-Vincent dans Loise. Combien de administrés ? 530.

Très bien, c'est précis. Et vous réclamez depuis plusieurs années la publication des cahiers de doléances qui avaient été mis en place pendant la crise des gilets jaunes. Et selon vous, il y a une vraie défiance aujourd'hui des citoyens français qui concernent avant tout l'échelon national.

On l'a vu, le gouvernement comme les chefs de parti. Les préoccupations qui traversent ces derniers ne correspondent pas aux aspirations des gens. Il faut repartir du niveau de la commune, ajoutez-vous, pour recréer du lien.

À côté de vous, Blanche Ridon Leidon, pardon. Bonsoir, directrice éditoriale de l'Institut Monttienne qui commande tous les ans entre autres avec la fondation Jean Jores, la fameuse enquête fracture française réalisée par Ipsos Soprasteria. Selon vous, on attend on atteint des taux inédits de défiance à l'égard d'un grand nombre de d'institutions.

La confiance envers les députés par exemple n'avait jamais été aussi basse depuis que nous faisons, dites-vous, cette enquête fracture française. Ce phénomène profite d'abord et d'ailleurs au rassemblement national. Et à côté de vous, Hélène Leyet, bonsoir.

Philosophe psychanalyste, dernier ouvrage le vide qui est en nous aux éditions Alba Michel. Et bien selon vous, la défiance existe à tous les niveaux, pas seulement à l'égard des politiques, même s'ils ont une responsabilité dans la corruption du langage. C'est ce que vous pointer du langage médiatique.

La société a basculé dans une sorte d'indifférence haineuse à l'égard de la démocratie. On démarre avec le graphique du jour. Oui, c'est celui qui montre dans cette étude de fracture française l'immense défiance vis-à-vis des partis politiques. 10 % seulement des Français en ont une bonne image.

C'est deux points au-dessus du minimum historique de 2014. Mais ça reste ça reste à Bissal Blanche-le ridon. C'est pas nouveau donc mais ça s'accentue.

Comment vous expliquez cette défiance exponentielle vis-à-vis des partis ? Bah, je crois que le le Magnetto qu' qu'on vient de regarder a rappelé parfaitement ce qui s'est passé depuis 2024 et la dissolution. Il y a une forme d'incompréhension euh de la part de nos concitoyens sur la façon dont se comportent les acteurs politiques et en particulier euh les partis les partis politiques qui sont très directement euh accusés d'être à l'origine de ce qui se passe faisant passer leurs intérêts personnels devant les intérêts du pays.

Incapable de se mettre d'accord à l'Assemblée nationale souhaitant un jour euh rejoindre un gouvernement de coalition et le lendemain claquant la porte. Donc il y a et puis il y a aussi une désaffiliation pardon partisane dans notre pays qui est extrêmement forte. C'est-à-dire qu'avant les partis pouvaient compter sur des centaines de milliers de militants et d'adhérents.

Aujourd'hui ce n'est plus du tout le cas. Euh, on a perdu un petit regain d'adhésion euh euh au sein des Républicains au moment de l'élection de de son président, mais on est quand même très très loin euh des chiffres d'il y a une une dizaine d'années. Donc, il y a un double phénomène pour moi, d'abord ce phénomène de la désaffiliation partisane.

Vous avez de moins en moins d'adhérents au sein des partis et notamment euh des partis traditionnelles. Et puis deuxième phénomène, le spectacle totalement navrant et je crois que les témoignages qu'on vient d'entendre ont eu les mots justes pour qualifier tout ça avec ce qu'il se passe depuis 2022 d'une part. parce queon assiste à ce phénomène depuis qu'on est en majorité relative et évidemment depuis 2024 il a dit solution.

On voudrait votre témoignage ici Fabrice d'Alongeville, est-ce que vous sentez cette désaffection de vos administrés vis-à-vis des partis notamment en ce moment en particulier ? Il vous en parle pas directement pas directement de la désaffection vis-à-vis des partis politiques. Par contre, il parle politique.

Hm. Ah oui. Donc c'est c'est une nuance importante en fait la et ça c'était vraiment ce qui transpirait des de l'analyse du corpus des doléances de 2018-29.

La désaffction vis-à-vis des partis politiques était déjà présente. Ou en revanche la question politique intéresse au premier chef nos les concitoyennes et les concitoyens. Donc il y a pas de il y a il faut se rassurer là-dessus en fait. s'intéresse toujours à la politique.

Bien sûr, la République, elle était pas menacée dans le corpus, dans le mouvement des gilets jaunes et cetera. Elle existe toujours au plus près. Sauf que l'incarnation, c'est bien noté, l'incarnation se fait en proximité à travers la commune et non pas à travers la représentation nationale de la République, c'est le jacobinisme et la verticalité et cetera.

Oui, on y reviendra peut-être après, mais l'incarnation, elle est elle est déviante aujourd'hui. Hélène Leyet, vous opinez ? Oui, tout à fait.

Je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit. La crise de représentation est générale et elle vaut à plusieurs niveaux. Il y a d'une part le fait que du côté aussi de ce qu'on souhaite en terme de représentation, il peut y avoir un problème hein parce que on a souvent le sentiment que ce qui est attendu de la représentation c'est une forme de duplicat alors que c'est pas ça.

Les représentants les représentants sont ceux qui portent une parole qui parlent au nom d'eux mais ils peuvent pas renvoyer directement une image. Mais je reviens à cette question de la parole. C'est-à-dire que justement et bien ceux qui sont censés parler au nom de tous et puis bon exprimer les sensibilité générale politique dans le pays et bien cela on ne les suit plus.

Il y a une défiance à l'égard de la parole de de la parole des politiques effectivement qui mais là je pense que bah Emmanuel Macron a quand même une responsabilité dans le fait de pas avoir toujours tenu parole et ça c'est extrêmement grave parce que une fois que la confiance est perdue et bien elle est perdue partout. Donc pardon mais est-ce que cette défiance elle est pas inhérente à la démocratie représentative ? C'est-à-dire que dès qu'on délègue une partie de son pouvoir on s'en sent on s'en sent dépossédé.

Bien sûr et s'il y avait plus du tout de défiance, on serait plus vraiment en démocratie parce qu'il faut absolument. Mais là, on arrive quand même à des niveaux qui sont extraordinairement préoccupants et surtout quand on les regarde. Alors, je dirais quand même parce que c'est la chance qu'on a avec Fracture française, c'est que on a un recul.

Frcture française, c'est le titre de l'étude annuelle l'étude annuelle. Donc, on peut remonter jusqu'à 2014. Donc, on peut vraiment aller en profondeur dans les chiffres.

Et en réalité, moi j'ai plutôt tendance à parler de défi chronique que de défi conjoncturelle parce que si vous regardez les chiffres de 2014, les partis politiques, la confiance était 8 %. Donc, on sent qu'on est rentré depuis voilà, ça fait un certain nombre d'années qu'on est dans ce phénomène là, mais qui est accentué quand même et qui a son paroxisme là parce qu'il y a pas que ces chiffres-là. L'enquête mesure énormément d'autres indicateurs auprès des Français. leur déclinisme qui n'a jamais été aussi fort. 90 % euh euh des Français pensent que le pays est en déclin et ils sont une quasi majorité à penser que ce déclin est irréversible.

Donc ça, on voit qu'il y a une corrélation directe avec ce qui se passe sur la scène politique aujourd'hui. Mais en même temps, Fabrice Allangeville, l'Assemblée nationale n'a jamais été aussi diverse politiquement sous la 5e. Et là, on se dit bah voilà, les gens devraient se sentir représentés.

Notamment, il y a des élus du Rassemblement national. Bah en fait là, il y a à travers en ayant bien lu Fracture ce document, c'est vraiment la France qui est mesurée et la France du vécu en fait. C'est pour ça que je fais le rapprochement vraiment avec le corpus des doléances de 2018-29, c'est très important des cailloléances parce que l'expression qui ne passe pas par les sondages là ne fabrique pas de biais de biais de question en fait.

Donc euh la la tendance chronique qu'il y aurait en France à un pessimisme euh qui cesse de se renforcer et cetera, moi je le ressens pas comme ça du tout. Non non, je le ressens pas comme ça. Localement au plus près des territoires, moi ça fait 25 ans que je suis élu, j'ai jamais vu autant dans les territoires ruraux la capacité de faire de la transformation, de renouveler l'offre démocratique, de l'implication des gens.

C'est à l'échelle locale. C'est pour ça que la question de la de réinventer, de refonder la République depuis la commune, elle est elle est pertinente. C'est on l'a déjà vécu dans l'histoire en 45 quand il y a les caill de doléance et les États généraux qui sont montés par le CNR, c'est ce qui s'est passé.

Ils sont repartis par la commune parce que l'État l'État était déviant, défaillant à l'époque, on se rappelle pendant les guerres, c'était quand même autrement plus important. Donc il faut pas, c'est toujours une histoire de thermomètre en fait. Vous prenez le thermomètre et puis vous dites "Oh là là, qu'est-ce qui se passe ?" chiffre de cette étude.

Exactement. Moi je suis vraiment dans le ressenti et par contre il faut écouter le cœur et le souffle et le cœur et le souffle est encore extrêmement présent parmi les Françaises et les français. Il y a pas de difficulté ou de d'inquiétude là-dessus.

Quand quand on dit la psychanalyste, est-ce que sur le divan, si je puis dire, les gens vous parlent de ça de de du foi encore, d'une ardeur et d'une déception ? Enfin, bien sûr. Oui et non, ça vient jamais comme tel.

D'accord. Mais néanmoins moi je tire effectivement les implications politiques de ce qui m'est dit dans d'autres points notamment je disais euh le la concurrence généralisée à l'échelle du pays elle a pour conséquence déjà une fragmentation parce que j'étais sur la crise d'emprintion tout le monde veut parler moi moi moi moi moi moi ce que j'ai fait moi ce qui m'arrive donc ça crée évidemment une fragmentation qui donne qui fait perdre un petit peu le sens du commun hein et donc parce qu'il faut bien partir de la commune Mais il faut pouvoir aller jusqu'au commun. Alors là, il y a un problème.

Mais ça donne aussi cette polarité fort faible que je vois extrêmement répandu chez les jeunes notamment. C'està dire faut être fort h et pas forcément chez des jeunes de droite mais parce que c'est pas politisé mais ça a néanmoins des implications politiques comme s'ils étaient tous devenu nichéen quoi. L'effort est faible et et ça c'est un effet de la concurrence généralisée et puis de ces jeunes générations qui a été élevée dans l'idée qu'il y a pas de place pour tout le monde quoi.

Et ça c'est à la fois terriblement anxiogène, terriblement fragmentant et puis ça ferme la personne sur elle-même. Un mot très inquiétant aussi sur les jeunes, c'est le rapport à la démocratie. C'est vrai que là, on voit une évolution.

Vous savez, on pose toujours la question est-ce que selon vous d'autres systèmes sont aussi favorables que les la démocratie ? Et là, vous avez 42 % des moins de 35 ans qui effectivement pensent que bah finalement la démocratie, on pourrait s'en passer et d'autres systèmes pourraient être aussi valables. Et ça, c'est vrai que c'est très préoccupant et notamment quand c'est exprimé par la jeunesse là où les plus de 60 ans sont beaucoup plus attachés à la démocratie et ils ne sont que 23 % à considérer que d'autres modèles pourraient le le remplacer.

Mais je voudrais revenir aussi sur sur ce que vous avez dit. Il y a pas que des chiffres des Holland en fracture française. Quand vous mesurez par exemple la confiance dans les PME et ben c'est 82 %, c'est gigantesque.

Toutes les institutions régaliennes sont épargnées par la défiance. La confiance dans l'armée, c'est 79 %. La confiance dans la police 74, dans l'école 70.

Donc il y a encore heureusement des bastions de confiance dans notre pays, mais à l'égard de la politique telle qu'il la voit effectivement sur les plateaux télés à longueur de journée, il y a et on peut difficilement euh euh euh le le leur reprocher pas de politique. Voilà, ça tombe bien. Alors, on va évoquer avec vous trois et avec Anna ce qui s'est passé aujourd'hui.

Événement historique, Nicolas Sarkozi est entré en prison à la santé. Oui, vous venez de le dire, 21 octobre 2025, une dette qui va rester un jour historique. Première fois qu'un ancien président de la République met les pieds en prison en tant que détenu.

Les chaînes d'information dès ce matin étaient en édition spéciale pour suivre son départ donc depuis son domicile où d'ailleurs il a été applaudi par des centaines de ses soutiens avant de rejoindre la prison de la santé. On rappelle que Nicolas Sarkozy a écopé de 50 prisons fermes pour association de malfaiteurs dans l'affaire des soupçons de financement liben de sa campagne en 2007. Bien sûr, il a fait appel de sa condamnation, mais quoi qu'il en soit, les Français ont réagi à ce double événement condamnation et et incarcération.

C'est injusticiable comme tout le monde hein. Il y a pas de raison hein. Il faut pas des traitements de faveur.

Il y a pas justice à deux niveaux hein. Donc je trouve c'est une injustice et c'est la politique des juges destrêm gauche comme les contrepouvoirs actuellement euh injustes et dictoriaux. Alors il faut que rappeler que sa condamnation le mois dernier avait poussé certains et pas uniquement les soutiens de Nicolas Sarkozy à remettre en cause l'indépendance de la justice.

Des magistrats avaient même été menacés de mort. n'a pas empêché Emmanuel Macron de recevoir Nicolas Sarkozy à l'Élysée vendredi dernier. Le ministre de la justice, Gérald Armanin, à lui dit qu'il lui rendrait visite en prison.

Mais pour le secrétaire général du Parti socialiste Olivier Fort, je le cite, c'est une pression sur la justice qui donne le sentiment qu'il existe des prévenus qui sont de nature différente. Quant à Agnès Sverren, la sénatrice de Paris, elle retiendra de cette journée une grande humiliation. Voir un ancien président qui a été très respecté dormir dans une cellule mélangée avec des malfras.

Ça choque les consciences, ça donne une image profondément abîmée de la France. Fabrice d'Allongeville. Est-ce que c'est quelque chose qui importe vos administrés qui vous en ont parlé aujourd'hui ?

Alors aujourd'hui directement non parce que je les ai pas beaucoup croisés euh mais on en parle bien sûr. Ouais mais c'est il y a l'exemplarité en fait il y a la question de l'éthique politique. Non, je parle pas de la morale politique, hein, on est d'accord, ça pas vraiment, mais l'exemplarité, l'incarnation de l'exemplarité dans le discours, dans la posture, là, je suis quand même assez agacé, je vais vous le dire franchement en tant que maire, représentant de l'État dans ma commune, qu'on puisse attaquer autant la justice quoi.

C'est la séparation des pouvoirs, c'est une réalité en France. À partir du moment où vous attaquez la justice, vous allez attaquer l'autorité municipale, vous allez attaquer n'importe qui. Et là-dessus euh je pense que c'est ce qui nous manque en fait vraiment cette question de l'éthique.

Et vous pensez justement que cette condamnation ça peut aggraver la défiance ou au contraire ramener un petit peu de confiance auprès des français ? Alors peut-être que ça ramènera de la confiance parce qu'effectivement l'état de droit montre que il est injustifiable comme les autres que de toute façon il y a de plus en plus d'incarcération. C'est la raison pour laquelle les prisons sont pleines.

Donc effectivement, il y a peut-être de plus en plus de présidents de la République ou d'hommes politiques qui vont être en prison parce que c'est un mouvement général d'incarcération. Mais peut-être ça ramènera de la confiance. Mais c'est surtout que moi ce qui me frappe et ce qui me choque aussi c'est que les mots n'ont plus de sens.

Enfin je dire quand Nicolas Sarkozy dit c'est l'état de droit qui est attaqué alors attendez là on comprend plus rien. On devient fou. C'est l'état de droit qui le condamne.

C'est pas l'état de droit qui est attaqué. Là aussi, on la sente de crise des égos quand la moindre frustration, on l'avait vu avec Marine Le Pen quand elle a été déclarée inéligible, et bien toute frustration et à travers les l'attaque du régime. La France en déclin et là les mots n'ont plus de sens et là c'est grave.

C'est-à-dire que les gens qui le défendent ne disent pas "Il est innocent". Ça ça s'entend, il est innocent, on va vous le montrer et cetera. Très bien.

Mais là, on ne critique pas la justice. Quand on dit "lil est innocent, on va vous le montrer." Au contraire, on est toujours dans la logique de la justice.

Non, on dit c'est injuste. Mais quoi ? C'est injuste ?

Je veux dire que à partir du moment où il y a des problèmes de financement d'une campagne, bah c'est normal que la justice en en parle. Une une nouvelle question quand même juste à vous, Fabrice d'Alongeville. 68 % des Français dans l'étude fracture française ont confiance dans leur mère et pourtant on entend parler de plus en plus des îles de mères de petitte de grandes communes qui sont harcelées verbalement qui sont agressés qui sont pris à partie.

Comment est-ce que vous l'expliquez ce cette espèce de de paradoxe entre cette confiance et puis cette façon un peu violente d'agresser les mains ? Alors, une nouvelle fois, faut faire vraiment attention à au mots. C'est c'est très important ce que vous avez dit entre le sentiment d'insécurité, d'insécurité ou de non tranquillité.

Enfin, il y a des chiffres bien sûr, non, je le conteste pas mais c'est pas un amalgame en fait. Il y a pas un surcroix d'un seul coup de violence à à l'encontre des édiles et cetera. Et il y a des situations individuelles aussi qui peuvent permettre ou de d'accompagner ou d'expliquer un peu ce qui s'est passé.

Euh moi ce que je ce que je ressens vraiment comme élu maintenant, ça fait mon 4e mandat. En fait, ce que moi me pose le plus de difficulté, c'est les baisses de moyens. Mais vraiment simple hein, la baisse d'autonomie qu'on a, suppression de la taxe d'habitation, ça nous empêche d'aider les associations.

Là aujourd'hui, on est dans une situation de crise au niveau des associations qui qui font tout le lion de la République, hein. Là, on a des baisses monstrueuses qui sont avancées. Moi, j'étais sur une des assises départementales des associations de Loise à Nogens sur Lois ce weekend.

Je n'ai pas rencontré une seule association qui ne licenciait pas des gens. Donc, c'est la solution à ce démocratique pour vous, c'est la décentralisation par exemple. C'estàd on donne plus de pouvoir au localement.

Bien, bien sûr. Mais ça participe en fait quand vous avez une description que vous faites et cetera, tous les éléments qui déstructe en qui sont dans une forme d'effondrement, vous prenez les partis politiques, il y a plus de section de partis politiques au plus près des territoires. Moi quand j'ai commencé ma mon engagement public, il y avait des des secrétaires des secrétaires de section de différentes sensibilités qui étaient dans le canton.

Là, ça n'existe plus. Vous prenez l'éducation populaire, c'est pareil et cetera. Donc en multipliant tout ça, vous comprenez le sentiment de malaise qu'on peut qu'on peut ressentir bien sûr et et le et le malaise des Français.

Euh alors, on va regarder une archive. On vous propose une archive. Tenter de soigner ce malaise démocratique.

Ça n'est pas un objectif nouveau. Début 2019, vous voyez de quoi on parle. Dans la foulée de la crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron propose un grand débat national.

Le président de la République sait ce que veulent les Français. Pas besoin de faire un grand débat national. Ils sont ponnés sans arrêt, faut arrêter quoi.

Le président convit 700 ma mardi prochain pour débattre avec eux dans le gymnase de cette commune de moins de 4000 habitants mais pour une citoyenne optimiste. S'il peut discuter avec les gens et que les gens comprennent son message. Combien de sceptiques ?

Il essaie de faire de la démagogie pour arriver à ses fins et puis un point c'est tout. Ce maire rural à buf sera lui aussi face au président et à la boulangerie il recueille des demandes contrastées qui relève le point indice des fonctionnaires. Ça serait bien.

C'est pas au président de tout faire que chacun fasse un effort. Mais dans le cahier de doléance pour plus de 600 habitants, il y a eu que deux personnes qui sont manifestées à mettre un petit mot pour le président. La population ne croit plus trop à à la parole des de nos politiciens.

Blancheidon, est-ce que les vraies réponses à ce mal démocratique, elles sont pas dans ces cahiers de doméance ? Bien sûr, bien sûr. Euh et je rappelle que Sébastien Lecnu que Sébastien Lecornu était le coanimateur du grand débat.

Donc, il avait une responsabilité aussi à ce moment-là pour exploiter. On parlait tout à l'heure des mots qui ont qui sont maltraités, abîmés. Là, il y a eu des centaines de milliers, des millions de mots qui ont été inexploités, qui ont été silenciés.

Et ça c'est vraiment très très problématique. Et c'est vrai que je pense en plus souvenez-vous grand débat, on est quand même au début du premier quinquenadmanuel Macron. Donc il y a une capacité à agir, il y a une capacité même financière à agir à l'époque ce que l'État des comptes publics n'est pas du tout comme aujourd'hui et c'est vrai que c'est une opportunité perdue et donc j'espère effectivement que les cahiers vont être exploités.

N' été saisi vous avez dit cette opportunité. Qu'est-ce que vous retenez-vous de ce que vous avez dit dans vos cahers de doléance ? mot tr mots proximité solidarité citoyenneté vous prenez ces trois motsl c'est ce qui traverse l'ensemble du corpus he c'est 2 millions et demi de contribution en comptant les les participations des gilets jaunes hein proximité citoyenn c'est pour ça que vous avez bien pass une journée de citoyenne vous les gens vont ils font des choses concrètement dans le v en fait c'est ça la capacité à agir elle existe mais il faut il faut lui permettre de s'exprimer complètement le oui moi je crois que c'est vraiment l'effet de l' j'adhère complètement fondamental fondamental.

J'ai adhère complètement et je dirais que là on voit bien dans le grand débat l'effet de l'entrée de la communication des techniques de communication dans les arts de gouverner. Maintenant ce qu'on appelle traditionnellement en philosophie politique les arts de gouverner c'est de la com. Donc le grand débat, ça a accentué la défiance parce que cette grande promesse, cette promesse enfin qu'on va parler, finalement la réponse a été j'entends ce que vous dites dont on sait ce que ça signifie.

Ça veut dire on ferme ses oreilles et on ne prend pas compte mais comme ça a été le cas pour les conventions citoyennes et comme ça a été le cas pour la convention sur les climats où les gens faut juste faut juste relire faut juste relire le discours qui devait être prononcé par le président de la République le 15 avril 2019 qui est disponible en ligne sur le site leddoléance.fr FR et vous verrez qu'en fait sur les six premières pages, la compréhension de la crise sociale a été décrite par le président et en une phrase il l'efface en disant voilà pourquoi nous n'allons pas changer de politique. Discours qui n'a pas été prononcé à cause de l'incendie de Notre Dame.

Absolument. Merci à tous les trois d'être venus débattre sur ce qui fracture mais peut-être ce qui rassemble aussi les Français. Merci infiniment.

On va rester dans l'actualité vu par Victor de Kiver et Marie Bonisso. Têtez-vous ? De plus en plus de jeunes adultes stressés.

Recours à la tétine, la totoche la totote. Une tendance apparue sur TikTok toc comme on dit. Bref, Eddie Vali, la fête des lumières, une tradition hindou et si électrice de plus en plus d'occidentaux.

Mais d'abord le mauvais lett du jour repéré par Tibonold, c'est Col Blanc, un terme qui recouvre les travailleurs du teriaire. Comme on dit, une population menacée par le grand remplacement à cause de l'intelligence artificielle. Il se croyait à l'abri.

Je parle des coles blancs. Le patronat en col blanc. Des escrocs en col blanc.

Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus. Entendu.

La vie secrète des mots vedettes. Col blanc du latin col louom coup et du franc. Un idiome germanique moyenageux, blanc, brillant, est une traduction de l'anglais white collar qui désigne depuis le début du 20e siècle un travailleur exerçant une activité non manuelle.

Depuis cet été, de grands patrons américains affirment que l'IA va transformer de nombreux colses blancs en chômeur. Pour celui-ci, à l'avenir, 40 % du travail des entreprises du Fortune 1000 seront probablement réalisé par Lia. Pour celui-là, LIA va remplacer littéralement la moitié d'école blanc aux États-Unis.

En résumé, une hémorragie d'emploi va signer comptable, cadre fonctionnaires, ingénieur, téléopérateur, consultant ou journaliste. Les travailleurs ont commencé à être désignés par la couleur de leur col au début du 20e siècle. Au col blanc de la chemise qui reste immaculée car on la porte au bureau s'oppose le col bleu de la blouse de travail popularisé dans les années 1870 par un immigré allemand aux États-Unis qui utilise le Denim, tissu en coton robuste venu de Nî.

Le terme white collar apparaît en 1910 dans une brève de canard local du Nebraska avant de devenir plus politique en 1919 sous la plume d'un journaliste Prix Pouletzer 1943 qui dénonce les petits subalternent les pauvres employés de bureau qui parce qu'on leur permet de porter un col blanc se considère comme membre de la classe capitaliste. Dans ce penflet intitulé The Brass Check, les coles blancs sont les plus mitifs. Le déjà célèbre enquêteur dénonce les milliardaires Mania de la presse qu'il accuse d'acheter les journalistes comme les clients des bordels de l'époque s'achètent une femme avec un jeton en laéiton un brass check.

Théorème il a c'est le bordel. Fort bien Thbon. Vous revoilà Marie Bonisso et Victor de Quiver.

Alors de quoi va-t-on parler ? Oh mon dieu dieu me tripote. Une nouvelle mode venue d'asile et tétine pour adultes.

Ouais. Est-ce que tt c'est se tromper ? Ouais.

De cette question, les jeunes adultes disent certainement pas. La gène Z a encore frappé. Et oui, des millions de vidéos défles sur les réseaux sociaux, faux ongles, maquillage impeccable et tétine XXL vissé entre les dents.

Les adeptes sont dit tirambique. La tétine améliorerait le sommeil, réduirait le stress et l'anxiété surtout au travail. Tenez Marie, ça peut pas vous faire du mal.

Je vous la donne pour la modic somme de 10 €. C'est le prix quel trouve dans le commerce. Alors les dentistes évidemment eux s'arrachent les dents à force de têter les dents du haut ne toucheront bientôt plus les dents du bas répète-t-il à longueur d'interview zoosotement lésion du palais tout de même déformation de la mâchoire tout le monde trouve ça catastrophique.

Il devient cet usage idiot et cet objet controversé cher victâisabeth. Alors à l'époque bien sûr il y a pas de caoutchou he ça c'est sûr mais il y a des chiffons imbibés de vin ou de poudre de poudre de poudre d'opium. Il paraît que c'est très efficace pour calmer les bébés.

La tétine moderne n'apparaît elle que dans les années 50, accompagné d'un scandale et d'un mépris de classe car déjà les risques bucodentair sont pointés et surtout cet objet dégoûte les riches qui l'assimile à je cite une muselière pour bébé. Car on le sait le vrai objectif étant que le bébé se taise le plus longtemps possible. Ne zappez pas chers amis, nous sommes suré.

Les tétines sont tout de même des œuvres d'art. Regardez, tremble Daniel Buren et je vois que ça commence à vous séduire. Ellisabeth, et dites donc ça dit quoi de notre tété ?

Et ben pour Freud, ça relève de la phase orale. Vous savez cette phase que traverse chaqueisson pour découvrir le monde, il suse tout ce qu'il trouve. Mais si cette phase se fige à cause d'un manque affectif, par exemple, l'adulte reste coincé dans ce besoin de suion, tous les vapoteurs, tous les fumeurs ne sont-ils pas symboliquement toujours en train de têter leur mère ?

Et oui, les cigarettes comme les chewing-gum sont considérées par les psychanalystes comme des avatars euraux des tentatives de retrouver une satisfaction primaire face à l'angoisse. Alors, est-ce que tu étais s'est tromper ? Non, mais c'est vouloir régresser.

Encore est-il fallu que je le suce comme disait l'autre. Bon, alors ch Mais non. Oui, gardez-la gardez-la et parlez-nous de cette nuit, la fête des lumières d'Ivali.

Quoiqu'il y ait un W, une grande fête. et si qui attirent de plus en plus d'occidentaux. Narenodi, le premier ministre indien adore dire "L'Inde éclairera le monde" et bah hier soir pour le coup c à prendre au pied de la lettre "Car Divali a littéralement embrasé le monde entier." Alors à domicile en Inde à New Dy par exemple, ça c'est normal, tous les ans c'est la même chose.

Ce matin, le pic de pollution était de 23 fois le niveau maximum recommandé par l'OMS dans la ville à cause des bougies, surtout des pétards et puis surtout des feux d'artifice qui ont littéralement recouvert New Dy dans un énorme nuage de fumée. Mais ce que raconte le New York Times, c'est que désormais cette fête des lumières qui célèbre la victoire du bien sur le mal, de la justice, sur la tyrannie, du savoir, sur l'ignorance, du prince, sur le démon. Ah, je la fait courte parce qu'il y a plein de démons différents selon de où est-ce qu'on est en Inde.

Bref, cette fête est très prisée ailleurs qu'en Inde chez les non hindou. Regardez hier soir ce qui s'est passé à Disneyland Paris par exemple. Feu d'artifice de de Divali, c'est très beau.

L'opéra de Sydney aussi s'est mis tout en doré pour Divali. Kir Starmer, le premier ministre britannique il y a quelques jours, regardez, il allumé une petite bougie. Ce jour d'Ivali et ferrier depuis cette année dans trois états des États-Unis, Californie Connecticut, Pennsylvanie, vous pouvez sécher l'école ou le travail en disant je peux pas, j'ai 10 valis et puis évidemment les marques de mode s'en sont emparées et dans les hôtels de luxe de Manathan à New York, vous avez des balles d'alis, des balles glitter paillettes pour cette occasion parce qu'alors oui oui, c'est vraiment le côté lumière, paillettes, pyrotechnique qui attire tout le monde, qui attire d'ailleurs des carantiers par de touristes espagnols et allemands. qui vont dans un temps plein d'ou du nord-ouest de Londres.

C'est un certain Yogpatel 69 ans, qui raconte ça au New York Times. Il en revient pas. Désormais, il voit des des masses de blancs se goinfrer de Sosa et s'extasier devant les guirlandes de sa France.

C'est ce qu'il raconte. Mais je rappelle quand même que Divali dans les familles qu'il célèbre depuis des années, c'est pas que les bougies, c'est aussi l'occasion de faire un énorme ménage, d'éclairer tous les coins sombres de sa maison, d'aller là où on ne va jamais et de nettoyer de font en comble. Un rituel qui dans sa globalité reconnecte énormément d'émigrés indiens à leur racine.

On rappelle que l'Inde, c'est la plus grande diaspora au monde. 18 millions d'émigrés selon l'ONU. Certains redécouvrent d'ailleurs Divali après un un temps d'oubli.

C'est le New York Times qui continue de raconter ça. Justement parce que les temps sont durs pour cette diaspora indienne notamment aux États-Unis. Visa exorbitant décrité par Donald Trump.

Profanation cette année de temple hindou. Plus une identité est attaquée, plus elle s'affirme. Ça aussi c'est un classique.

Ça c'est d'une logique imparable. Merci à vous. Allez.

Oh et on se retrouve demain avec bébé entre autres à 20h05. Tus. [Musique]