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interviewLCI· 29 avril 2026 22 min

Les Partis Pris : "Oui, Total doit faire des profits", "Marine Le Pen : Édouard Philippe sinon ri...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Abdou Chalmani qui fait son entrée. Renault Pila également et Pascal Perry. Je commence avec vous comme ça vous pouvez prendre votre temps pour vous installer très tranquillement autour de cette alors vous me laissez aussi le temps de changer de siège.

C'est bon et c'est pas tout à fait bien assis mais ça va. OK. Allez Pascal Perry avec ces résultats dopés par la guerre au Moyen-Orient Total énergie a indigné la gauche surtout le bénéfice net trimestriel français du géant pétrogazier.

Je regarde mes notes, c'est affiché à près de 5 milliards d'euros en hausse de 51 % sur 1 an. Et ces excellents résultats et le choix de gratifier euh les actionnaires relancent le débat sur la taxation des super profits. Alors bon, tout ça est parfaitement vrai.

Néanmoins, Total est parvenu à maintenir sa production de pétrole, sa production de gaz, sa production de produits dérivés en dépit de la guerre. Vous saz la première revendication du consommateur c'est l'accès au produit et dans ce domaine Total n'a pas été défaillant. Ça n'est pas le cas partout dans le monde.

Donc c'est malgré tout un succès. Et donc je me félicite que nous ayons un champion français. Alors il y a pas de pénurie et même les parties prenantes y compris le gouvernement.

Je relisais des déclarations de ministre cet après-midi qui nous disent qu'il y aura pas de problème d'approvisionnement en essence. Vous savez que c'est l'obsession des Français en ce moment pour les grandes vacances notamment dans le mois qui vient et probablement sur une période roulante qui ira jusqu'à l'été. Alors c'est vrai le le chiffre d'affaires de Total et ses bénéfices ont augmenté mais ils sont indexés sur le prix de la matière première.

C'est c'est une entreprise qui extrait du pétrole, qui euh extrait du du gaz, qui qui le traite, le raffine peu en France d'ailleurs et qui le vend ensuite. Et donc il est normal puisque les prix de base ont augmenté que les profits de l'entreprise est également augmenté. Qu'aurions nous dit ?

Qu'auriez-vous dit vous-même si pendant cette période phase Totale avait affiché des pertes, vous seriez dit l'entreprise elle est plutôt mal gérée. Bon, il se trouve qu'elle est bien gérée en substance. ni vous, ni moi, ni Patrick Pouyanet, ni Total n'ont voulu cette guerre.

Cette guerre, on l'a sur les bras et donc on fait avec. Vous avez raison, les performances financières, elles sont exceptionnelles. Presque 6 milliards d'euros de bénéfices sur le premier semestre et une augmentation de 51 % sur un an, une augmentation du bénéfice sur un an. l'année n'est pas tout à fait terminée.

Donc on peut faire le procès des profits de de Total, mais euh ceux du passé, j'attire votre attention sur ce point, ont permis à Total de développer des capacités de production [raclement de gorge] en dehors de la région d'Ormous, en dehors de cette merdement et du des trit d'Ormous. Vous avez par exemple un projet au Brésil. Alors, c'est plus tout à fait un projet parce qu'il a été réalisé.

Donc, vous avez un chantier au Brésil, des puits qui tournent, qui extrait du du pétrole. Vous en avez un autre en Libique. Comment est-ce que cette entreprise y est parvenue ?

Comment est-ce qu'elle est parvenue à se désensibiliser de la région du golf ? Bah, en réalisant des profits. Donc au début du conflit, 2è argument, ben les traders de chez Total ont fait leur boulot.

Alors, on peut leur faire tous les procès du monde euh mais ils ont été peut-être un peu plus malins que les autres. Ils ont acheté des quantités de pétrole importants juste avant la crise, avant que les prix n'augmentent, ils ont rempli les stocks et donc ils ont fait effectivement de de bonnes affaires. Mais là encore, qu'aurions-nous dit si on avait dû manquer de pétrole ?

Maintenant, il y a aussi la question que vous posez et je pense qu'on peut pas faire l'économie de ce débat. Total peut-il faire plus ? Les prix des carburants vendus dans le réseau ont été plafonnés.

C'était 1,99 de mémoire pour pas plus d' 1,99 pour l'essence sans plomb, je me rappelle plus du prix du diesel. Mais en tout cas, Total a rendu une part de ses intérêts, une [raclement de gorge] part de ses profits au consommateur final. Et à juste titre, cet après-midi, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, appelle à la réserve.

S'il y a des résultats exceptionnels, ça pose la question d'une redistribution qui pourrait être à du proportion ou pas exceptionnel. Ça c'est un débat politique qui est, me semble-t-il assez noble. Alors le débat est noble.

Réponse de Total, ils sont très rapides. Le service de communication de Total, pe vous le dire, était probablement le doigt sur la couture du pantalon. Ils ont répondu immédiatement.

Ils ont publié un communiqué. Nous redistribuons et c'est la réalité, nous distribuons nos profits via le plafonnement des carburants. Alors malgré tout, les actionnaires ne feront pas de mauvaise affaires.

Il y a une augmentation notamment du dividende par actionnaire de quelques centimes. Alors ça paraît peu significatif mais c'est quand même assez fort. Enfin c'est un geste assez fort en direction des actionnaires.

Il y a des critiques évidemment notamment les ONG et la gauche. Oui, les les actionnaires de total vont profiter de la situation. C'est 90 centimes.

J'ai retrouvé ce chiffre. 90 centimes de bonus par action. Oui, total et profitable et moi j'ai plutôt tendance à m'en féliciter.

Oui, total persiste dans le monde des hydrocarbures. Souvent se reproche hein la gauche, les écologistes disent "Mais vous persistez alors qu'il faudrait se désensibiliser." Oui, sauf que concrètement dans les 50 prochaines années, nous serons encore dépendant des carburants.

Ensuite qu' ait un effet de git, qu'on passe à un autre monde plus décarboné. Très bien. J'insiste aussi malgré tout sur un point qui est que Total est la grande compagnie pétrolière du monde qui investit dans le secteur des renouvelables.

Ce que ne font pas nécessairement tous ces autres concurrents. Cet après-midi, j'ai regardé Exon, BP, Chevron creuseent en Irak, au Surinam, au Guyana, en Amibie, au Venezuela, au Brésil. Pour nous, c'est un outil de souveraineté nationale, même si j'accepte l'idée qu'il faut évidemment réduire notre consommation d'hydrocarbure.

Oui, Total doit faire des profits. C'est très clair. Votre partie prix sur la table, votre réaction, vos réactions qui veut s'en saisir.

Renault. Oui. Et et il faut éviter les clichés sur ce débat sur les profits de total parce que lorsqu'on regarde bien, les milliards d'euros des profits, ce ne sont pas les la vente du carburant au français mais c'est surtout l'extraction, c'est surtout le travail de du groupe total à l'étranger pour pouvoir aller forer du pétrole. vraiment ce qu'on appelle l'industrie pétrolière, le forage, la production et ce n'est pas le prix à la pompe.

Dernière chose, lorsque le prix du baril baisse et bien les profils de Total baissent. Il y a 3 ans, le groupe Total a perdu 2 milliards d'euros par an. On n' pas dit il faut subvention total.

Donc laissons faire ce groupe. Vous gardez la main Renault Pilard. Renault la campagne n'a pas vraiment encore commencé tout à fait.

Je parle de la campagne présidentielle, j'ai dit pas vraiment tout à fait. Euh mais la patronneura son moment national. Elle a euh déjà une idée de la personne qu'elle veut affronter.

À un an de la présidentielle, Marine Le Pen, elle rêve d'un second tour face au bloc central. Oui. Alors Amélie, c'est vraiment vraiment extrêmement rare.

Moi, j'ai été vraiment très étonné hier par les déclarations de Marine Le Pen à nos confrères de la FP parce que vous savez, en général lorsque vous demandez à un candidat ou une candidate quel est son opposant préféré pour le second tour, il vous répond toujours "Attendez, moi je prendrai ce qui se présentera." C'est ça. Je prendrai ce qui se présentera.

Je vais pas choisir mais c'est et à chaque fois c'est ça. Marine Le Pen, elle se permet de dire je veux on le voit un second tour face au bloc central et elle va même plus loin. Elle affirme qu'elle souhaite Édouard Philippe.

Elle nomme le candidat Édouard Philippe a un certain nombre de qualités mathématiques. Il est en même temps issu de la droite, ancien premier ministre macroniste. Alors pourquoi elle fait ces déclarations Marine Le Pen ?

C'est très intéressant. Il me semble qu'il y a deux questions qui faut se poser. Tout d'abord, est-ce que c'est une question de personnalité ?

Pourquoi Marine Le Pen dit Édouard Philippe plutôt que Jean-Luc Mélenchon alors qu'on voit bien que la plupart des sondages montrent que Jean-Luc Mélenchon serait écrasé par le Rassemblé national que ça soit Marine Le Pen ou Jordan de Bardella. Donc on pourrait tout à fait se dire mais Marine Le Pen ne sait pas lire ne sait pas lire les sondages. C'est beaucoup plus facile de battre Jean-Luc Mélenchon qu'Édouard Philippe.

Mais non. Certains au Rassemblement national, ça peut vous étonner, disent que Jean-Luc Mélenchon est un candidat beaucoup plus redoutable qu'Edouard Philippe en campagne. Et ça peut se défendre.

Ça peut se défendre. Regardons Jean-Luc Mélenchon, il a des expériences présidentielles de campagne. À chaque fois, il gagne entre 8 et 10 points à chaque présidentiel.

On connaît le tribain, on va pas le rappeler. Il a une machine électorat derrière lui absolument phénoménale. Il a des dizaines de milliers de militants filles qui font du porte à porte en permanence là où les autres partis politiques ne fonctionnent pas.

Alors bien sûr, vous allez me dire aujourd'hui il est détesté, c'est l'homme à abattre, c'est le provocateur. Mais mais Édouard Philippe, est-ce qu'on l'a déjà vu en campagne ? Non.

Non. Nationale ? Non.

On l'a vu au Havre. Donc le Havre, très belle très belle victoire qu'il a relancé mais on ne l'a pas vu à la Chirak, à la Hollande, à la SarkoZie aller serrer des mains dans les marchés matin, midi et soir, s'exprimer, répondre à toutes les questions et puis écoutez ce que Sébastien Chenu, par exemple, dirigeant du Rassembl nationale disait ce matin à nos confrères de RMC sur Édouard Philippe. On voit que les arguments sont déjà bien futés.

Marine Le Pen a toujours cette forme de sincérité qu'on peut lui reconnaître. C'est-à-dire qu'elle dit "Je préfère gagner sur le choix que sur le rejet." Face à Jean-Luc Mélenchon, ce serait une élection qui se construirait sur le rejet.

Face à Édouard Philippe qui est le plus madré, le plus expérimenté des candidats du bloc central, ce serait une élection de choix. C'est pas la difficulté qui nous fait peur en ce qui nous concerne. Moi, je pense que Édouard Philippe, c'est c'est le fiasco avec l'air sérieux, si vous voulez, c'est l'air sérieux de l'ancien premier ministre mais dont le fiasco dont le bilan est un fiasco total.

Ouais. Alors, je vais vous donner les mots de Jordan Bardella il y a tout juste quelques instants sur ce sujet. Il dit "Ce que dit Marine et je partage ce qu'elle dit, c'est qu'Edouard Philippe c'est le choix de la continuité, c'est stop ou encore il a été premier ministre de Macron.

Il est celui qui a augmenté la fiscalité sur le carburant, l'homme des filets jaunes de des gilets jaunes de la dette. Il représente tous les défauts du macroniste. Bon, alors c'est très intéressant que Jordan Bardella dise cela à l'instant parce que j'y viens.

On voit que Sébastien Chenu à l'instant, il y va pas par quatre chemins. Et j'en viens justement à ma deuxième interrogation et on va revenir au propos de Jordan Bardella à l'instant qui est la stratégie. Pourquoi Marine Le Pen dit ça hier ?

On est au-delà des personnalités Edouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Atal ou tout ce que vous voulez. C'est une stratégie qui n'a pas varié depuis 20 ans chez Marine Le Pen. Pour elle, la prochaine élection présidentielle, ce sera toujours le bloc élitaire contre le bloc populaire, les élites contre le peuple, l'établissement contre les classes populaires.

Marine Le Pen, ça fait 15 20 ans qu'elle passe tous ses weekends, quasiment tous ces weekends à Édin Baumont dans sa circonscription qu'elle regarde comment vivent les Français. On peut détester Marine Le Pen, on peut l'apprécier en tout cas, on peut lui reconnaître une chose, elle a du flair politique et elle sent bien que la prochaine présidentielle, ce ne sera pas du droite contre gauche. Or, que dit Jordan Bardella ?

Jordan Bardella, mis à part ce soir, peut-être qu'il y a un changement et et ça nous intéresse, il dit à chaque fois "Mon ennemi public, l'ennemi public numéro 1, c'est Jean-Luc Mélenchon, CLFI et donc nous, il faut qu'on rassemble toutes les droites, dit Jordan Mélenchon. Il faut qu'on soit un bloc des droites Jordan Bardella pardon. Il faut qu'on rassemble toutes les droites dans un bloc très important parce que LFI est aux portes du pouvoir.

Et bien non, Marine Le Pen ne pense pas cela. Marine Le Pen encore une fois considère que c'est le bilan de de 10 ans d'Emmanuel Macron qu'elle a affronté deux fois. Il faut pas oublier qu'Emmanuel que Emmanuel Macron a été deux fois face à Marine Le Pen et Marine Le Pen désormais au bout de 10 ans, elle veut si jamais elle peut être candidate étrier le bilan d'Emmanuel Macron.

Le mozzart de la finance. Je peux vous dire que les arguments chez Marine Le Pen, ils sont déjà prêts sur tout un tas de sujets. Évidemment, la dette et Marine Le Pen dit dit-elle en privé, lorsqu'on la critique sur une supposée incompétence économique, elle va dire "Sortez les sortants, ils sont beaux vos compétences économiques.

Regardez leur bilan." Et dernière chose, elle veut en plus, c'est important un choix non pas par défaut, on vote contre, on vote pour faire barrage, elle veut un vrai choix. Et je vais vous dire Marine Le Pen, elle rêve, pardonnez-moi l'expression un peu familière, de se faire les macronistes.

Alors, une réactionnous. Alors, je l'avais pas du tout vu sous cet angle là. Je trouve ça vraiment passionnant et c'est vrai qu'elle a tout intérêt parce que là, elle a 10 ans de macronière et elle peut reprendre cette antienne, l'UMPS.

De toute façon, c'est toujours les mêmes et euh comme ça, elle rassemble évidemment beaucoup plus que la droite traditionnelle. De toute façon, passe son temps à dire ni droite ni gauche et ça lui permet de rassembler beaucoup plus et c'est en gros tous les mécontendants mais ils vont voter pour moi et pas contre Jean-Luc Mélenchon. C'est plutôt très malin, c'est vraiment passionnant.

Non, je pense qu'elle se trompe pas contrairement au aux apparences, Édouard Philippe c'est l'adversaire le plus facile en effet pour toutes les raisons que vous avez évoqué. Alors, c'est un homme tout à fait respectable, hein. Tous ceux dont on parle sont des gens respectables.

Je Mélenchon, mais aussi Jean-Luc Mélenchon, c'est un redoutable candidat. Les Français sont extrêmement sensibles aux chansons qu'on chante pendant les les campagnes électorales, c'estàd aux promesses qu'on leur adresse. Alors, ils sont très vite déçus d'ailleurs.

Mais Jean-Luc Mélenchon, c'est un très bon candidat de de campagne. Son programme tient pas de beau. Mettrait la France à genoux.

J'allais vous dire celui du Rassemblement national à ce jour aussi. Alors il est très abîmé mais Édouard Philippe c'est le [raclement de gorge] sortant et quand même la grande tendance dans la société c'est le dégagisme. Amnou Chalmani le discours d'un roi mais comme on avait envie de vous entendre là-dessus Amnou Chalmani l'humour Britis la stand ovation le roi Charles devant le congrès américain il est en déplacement voyage d'état sur place pour 4 jours.

Il a non seulement séduit mais il a peut-être prononcé le meilleur discours de sa vie avec une certaine défense des valeurs. Et là ben je vous passe la main. Allez-y.

Mais oui, bah écoutez, je vous disais pas plus tard que lundi que Charlot était tenu par les reines paralysantes du protocole qui lui interdisait de répondre, qu'il était corseté dans les limites de sa fonction d'envoyer du gouvernement britannique pour rabupcher autant que faire ce peu les relations anglo-américaines mises à mal par Trump. Et bien Charles II a parlé bien parlé donc mais à coule pas, je vais vous annoncer qu'il a insignifiant de A à Z et que Trump allait s'en servir comme Ping Ball et que ça être l'enfer pour les responsables du protocole. Et bien, je me suis plantée parce qu'il y a des moments dans l'histoire où la diplomatie cesse d'être un art sous-entendu pour devenir quasi un acte de résistance et c'est ça qui s'est passé hier devant le Congrès américain.

Un roi de 77 ans a regardé les États-Unis dans les yeux leur a dit la vérité ça nous change. Charles I a commencé par rappeler les États-Unis restés fidèles à alliés occidentaux historiques au moment où la relation spéciale entre guillemets avec le Royaume-Uni est secoué. On l'écoute. [applaudissements] Mais oui, applaudissement de parlementaires américains qui raisonnent comme un soulagement.

C'est enfin comme s'ils attendaient depuis tous ces mois que quelqu'un rappelle euh à Donald Trump qui étaient ses vrais alliés. Puis le roi a appelé représentant et sénateur à faire preuve, je cite d'une détermination. sans faille.

Quant à l'Ukraine, on l'écoute de nouveau. Mais oui, il a fait cette chose assez étonnante. Elle a rappelé à la mairie ce qu'elle a été, ce qu'elle doit être, ce qu'elle risque de s'éter d'être si elle continue de se laisser séduire par l'ivresse du repli.

Et il a fait plus fort encore. Moi je trouve c'est le moment le plus fort de son discours, c'est qu'il a convoqué le 11 septembre. On écoute de nouveau Charles II.

Mais oui, c'est vraiment vraiment c'est il rappelle que l'OTAN n'est pas un instrument de domination américaine mais un pacte de solidarité que les Américains ont eux-mêmes forgé le jour où ils en avaient besoin et aujourd'hui c'est l'Ukraine qui en demande. Moi, j'ai trouvé ça extrêmement fort, totalement inattendu et c'était fort et presque vertigineux car c'est quand même un roi britannique qui est là devant le Congrès américain en train de rappeler à la démocratie américaine le sens de ses propres engagements. Je trouve que c'est ça qui a été le plus fort et il défend un roi des valeurs républicaines que l'Amérique Trumpiste est en train de détricoter jour après jour.

Et vraiment, moi je trouve c'est ça le vertige de ce discours. Et ce qui est vraiment évidemment, c'est les applaudissements nourris des parlementaires américains et pas seulement les démocrates. Les démocrates beaucoup, mais les républicains aussi quand il a parlé euh de l'équilibre des pouvoirs.

Charles II les élus américains n'osent plus dire assez fort. Et il est donc arrivé et c'est ça que vraiment il est arrivé Charles II aux États-Unis genre avec une mission c'était séduire Trump donc de pas le vexer. Donc il a il a joué ce jeul parce qu'il sait le faire, j'allais dire, il a été élevé dans cette idée là de de savoir séduire en tout en rondeur avec ce style so British qui à chaque fois bah il y a rien à faire, ça fonctionne, c'est élégant, c'est une retenue royale et mais il a utilisé cette ambiguïté ce qui fait que si Trump se met à tweeter contre lui, il va juste passer pour un mal appris, ça va plus du tout aller.

Donc c'est vraiment du génie politique déguisé en bonne manière comme quoi les bonnes manières c'est toujours très utile. Et puis c'est pas fini parce qu'il y a eu le dîner à la Maison Blanche et là ça a été festival. C'est quasiment un one man show.

C'est ils étaient dans cette fameuse salle de balle dont Trump a voulu modifier les réaménagements à grand frais. et Charles II le volatilipa qui se met à plaisanter. On l'écoute. [rires] Et donc là, il fait directement référence à la guerre anglo-américaine qui a débuté en 1812 et où les troupes britanniques avaient mis le feu à la Maison Blanche mais aussi à la bibliothèque du Congès, je précise parce que je trouve ça toujours criminel de mettre le feu au livre.

Et puis vient la perle. Vient la perle. La référence à Donald Trump qui à Davos dernièrement avait dit que sans les États-Unis, les Européens parleraient allemand et un peu japonais. réponse mais mais délicieux de euh Charles Idee notatch c'est fabuleux.

C'est fabuleux. c'est il retourne l'argument de l'arrogance américaine contre lui-même. Euh Trump aime à rappeler, il le fait tout le temps, que c'est les États-Unis qui ont sauvé l'Europe et Charles lui répond avec élégance et ben, c'est nous qui vous avons fait.

L'histoire n'est pas une dette unilatérale, c'est un tissu, une dépendance mutuelle, une civilisation commune. Et ça, ça fait chaud au cœur. Et voilà ce qu'un roi venu d'une monarchie constitutionnelle dont certains don moi-même hein, énorme erreur euh a dit à la première puissance mondiale en deux discours, il a défendu l'Ukraine, l'OTAN, l'équilibre des pouvoirs, la marine britannique humiliée par Trump et par son ministre ministre de la défense, le tout avec des plaisanteries.

Et bien qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Chapeau bas. Il a peut-être pas changé le cours du monde, mais il a montré quelque chose de précieux, quelque chose que l'Occident manque cruellement en ce moment, c'est la dignité.

La dignité de dire ce qu'on pense et ça d'autant plus dans la maison de quelqu'un qui refuse de l'entendre. Ch mani dans ses œuvres. Renault Pila, vous êtes passionné pour le sujet.

Je l'ai vu parce que je vous suis sur X et vous avez adoré cette histoire. Il est Sa doit être très fière. Sa maman doit être très fière.

La maman de Donald Trump. [rires] La maman du du roi Charles, il est exceptionnel. C'est un punk en cachemire.

Ah, je pensais que vous faisiez référence à la maman de parce que lui-même en avait parlé. Pas du tout, pas du tout. L'ironie, c'est un punk en Cachemire, c'est exceptionnel.

Il faut bien sûr, il faut je vous incite à regarder l'intégralité des deux discours du roi Charles, mais c'est rarissime d'avoir autant d'ironie de scut comme ça moltonné, bien préparé. Je sais pas combien de mois ils ont ils ont passé à travailler ces discours et je termine là-dessus. Lorsqu'il dit également euh à Donald Trump, "Vous savez, on va recevoir euh la Coupe du monde, les États-Unis et euh les USA vont recevoir dans cet été la Coupe du monde de football.

Nous allons donc être haut conjoint, histoire de dire que le Canada n'appartiendra jamais aux Américains parce que le roi Charles, c'est le roi du Commonwealth et donc du Canada. C'est somptueux. C'est somptueux.

Allez-y Pascal. Non, je m'aperçois que en traversant l'Atlantique il y a quelques siècles, les Anglais ne se sont pas bonifiés. Vous l'avez [rires] en devenant américain, ils ne se sont pas bonifiés tout simplement. [rires] Yeah.

Les Partis Pris : "Oui, Total doit faire des profits", "Marine Le Pen : Édouard Philippe sinon ri... — Édouard Philippe · Pourquijevote