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InterviewMidi Libre· 14 août 2026 3 minComplaisantFond programmatiqueLogementTravail & emploiSantéÉducation & recherche

Interview : Gabriel Attal en campagne à la Grande-Motte

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Et moi ce qui me rend dingue, c'est de voir des jeunes couples en CDI qui ne peuvent pas devenir propriétaires. »
  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « pour un salarié qui est au salaire médian, c'est-à-dire 2200 € net par mois, il est autour de 200 250 € de plus par mois. »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « on a énormément de jeunes qui sont à l'université, parfois dans des filières dont on sait qu'elles ne donne pas d'aboutissement en terme d'insertion professionnelle. »
  • 1:18Invité politiquePromesse
    « on sait qu'elles donneront ensuite une insertion professionnelle et ça veut dire effectivement démassifier l'enseignement supérieur. »
  • 1:18Invité politiqueFait
    « J'avais agi quand j'étais premier ministre puisque j'ai créé le dispositif mon soutien psi qui fait qu'aujourd'hui vous avez tous les français notamment les jeunes qui peuvent avoir des consultation chez le psychologue prise en charge par la sécurité sociale. »
  • 1:53Invité politiquePromesse
    « Je me suis engagé par exemple sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « Les générations de nos parents, de nos grands-parents, ils bossaient, ils avaient le salaire moyen ou le salaire médian, bah ils pouvaient devenir propriétaire en empruntant. Aujourd'hui, c'est plus possible pour les jeunes générations. »

Temps de parole

  • Gabriel Attal100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Gabriel Attal

Et moi ce qui me rend dingue, c'est de voir des jeunes couples en CDI qui ne peuvent pas devenir propriétaires. Moi, mon objectif, c'est que pour un salarié qui est au salaire médian, c'est-à-dire 2200 € net par mois, il est autour de 200 250 € de plus par mois. C'est beaucoup hein. Mais pour moi, le principal scandale aujourd'hui en France, c'est l'écart qu'il y a entre le brut et le net. Ça devient insupportable pour ceux qui travaillent. On a un modèle social qui coûte de plus en plus cher et qui ne repose quasiment que sur les épaules de ceux qui bossent. Et donc à la fin, c'est insoutenable.

Et donc je veux qu'on fasse des économies sur les dépenses sociales, qu'on réforme la manière de financer le modèle social pour que quelqu'un qui a le salaire médiant 2200 € net par mois et autour de 200 250. Moi d'abord, je veux que les jeunes continuent à avoir le choix évidemment, mais pour faire leur choix, il faut qu'ils soient éclairés dans leur choix. La réalité aujourd'hui, c'est qu'on a énormément de jeunes qui sont à l'université, parfois dans des filières dont on sait qu'elles ne donne pas d'aboutissement en terme d'insertion professionnelle. Et de l'autre côté, vous avez des secteurs entiers de notre économie qui cherchent à recruter et qui n'y arrivent pas.

Par exemple, dans l'industrie, mais on pourrait citer aussi les métiers hôtellerie, commerce, restauration. Et donc ce que je veux, c'est queon informe mieux les jeunes en amont. On développe évidemment des filières de formation dans ces secteursl donc oui, on puisse avoir une orientation des jeunes davantage vers des formations. Donc on sait qu'elles donneront ensuite une insertion professionnelle et ça veut dire effectivement démassifier l'enseignement supérieur. [musique] Sur la santé mentale.

J'avais agi quand j'étais premier ministre puisque j'ai créé le dispositif mon soutien psi qui fait qu'aujourd'hui vous avez tous les français notamment les jeunes qui peuvent avoir des consultation chez le psychologue prise en charge par la sécurité sociale ce qui est un vrai quand même progrès parce que vous avez beaucoup de jeunes malheureusement qui ont des problèmes de santé mentale. Je veux aller plus loin sur ce sujet-là et je présenterai des propositions aussi en la matière.

Je me suis engagé par exemple sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans parce qu'on sait aussi que les réseaux sociaux avec la violence, la banalisation de la violence qui a dessus, le harcèlement, les bulles d'algorithme ont un impact sur la santé mentale des jeunes. Pourquoi est-ce que je m'engage autant sur la lutte contre le harcèlement à l'école ? parce que ça a aussi un impact sur la santé mentale des jeunes. Donc je vais poursuivre ces combats-là et ensuite faire en sorte que les jeunes qui en ont besoin puissent accéder encore davantage à une prise en charge de leur consultation chez le psy sur le logement.

Je dirais que c'est probablement le plus grand raté économique du macronisme qu'on retrouve aujourd'hui avec une énorme crise du secteur du logement. Et moi ce qui me rend dingue, c'est de voir des jeunes couples en CDI qui ne peuvent pas devenir propriétaires. Ça c'est insupportable et c'est c'est un un sentiment de déclassement énorme parce que effectivement s'il y a un point où c'était mieux avant entre guillemets, c'est quand même sur l'accession à la propriété. Les générations de nos parents, de nos grands-parents, ils bossaient, ils avaient le salaire moyen ou le salaire médian, bah ils pouvaient devenir propriétaire en empruntant.

Aujourd'hui, c'est plus possible pour les jeunes générations.