Débat François Asselineau / Brice Hortefeux
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que les jeunes agriculteurs vous ont dit lors de votre visite ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Présentez rapidement votre mouvement.
- 4:13FerméeRéponse partielle
L'embargo russe va-t-il coûter cher à l'agriculture française ?
- 6:54RelanceRéponse directe
Sur l'embargo russe, les pouvoirs publics compensent-ils suffisamment les agriculteurs ?
- 7:33OuverteRéponse directe
Les agriculteurs doutent de l'Europe, comment reconquérir cet électorat ?
- 17:30RelanceRéponse directe
L'harmonisation fiscale européenne est-elle réaliste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30François AsselineauChiffre
« Il y avait 3 millions d'agriculteurs en 1962. Il y en avait plus que 627000 en 2000. Au rythme où nous allons, il y en aura moins de 200000 en 2030 dans 15 ans. »
- 3:50François AsselineauFait
« La responsabilité de la construction européenne est écrasante dans tous les domaines, y compris en terme structurel, mais aussi en terme conjoncturel. »
- 8:07François AsselineauChiffre
« La France donne chaque année 21 milliards d'euros à la Commission européenne qui nous en restitue 14 milliards avec le drapeau bleu aux étoiles d'or. »
- 12:42François AsselineauFait
« L'article 39 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne prévoit d'ailleurs que la politique agricole commune a pour objectif l'accroissement de la productivité. »
- 14:43Brice HortefeuxFait
« L'Europe sur le sujet du pouvoir d'achat et sur la politique fiscale n'a strictement rien à voir. »
- 19:20François AsselineauFait
« La construction européenne est imitée absolument nulle part ailleurs dans le monde. »
- 24:10François AsselineauFait
« Tous les partis européistes violent l'article 4 de la Constitution de la 5e République. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Alors, j'ai le plaisir d'accueillir Bris Ortefeu. Bonjour. Bonjour. Alors, vous êtes député européen comme vous souhaitez effectivement que le mentionne et non pas eurodéputé. Et puis vous êtes aussi président de l'association des amis de Nicolas Sarkozi. J'ai le plaisir d'accueillir aussi François Solino. Bonjour. Bonjour. Vous êtes fondateur de l'Union populaire républicaine. On aura l'occasion de mieux présenter votre partie. Prisortefeu. Première question. Je vous ai vu ce matin lorsque vous avez fait votre visite, notamment assis autour d'une table avec une dizaine de jeunes agriculteurs. Qu'est-ce qu'ils vous ont dit ? Al, d'abord, moi je suis venu pour vraiment encourager les fondateurs et organisateurs de ce sommet. Roger Blanc, fondateur, président pendant de
nombreuses années, Jacques Chassalet aujourd'hui parce que c'est une manifestation exceptionnelle. C'est la 2è ou 3è grande manifestation consacrée à l'agriculture dans notre pays. Et même si l'on tient compte du nombre d'animaux présentés, c'est sans doute une des toutes premières manifestations mondiales. C'est d'abord dans cette période où il y a tellement tellement de mauvaises nouvelles de pessimistes, c'est une occasion de se réjouir de ce succès de cette vitalité vitalité dont l'origine est au vergnate et dont l'u bénéficie puisque cela génère près de 22 millions d'euros dont la moitié bénéficie à l'auvergne, aux restaurateurs, aux hôteliers, ainsi de suite. Donc c'est d'abord un message de soutien, d'amitié et d'optimisme. Ensuite, je suis venu partager avec les
agriculteurs et particulièrement avec les jeunes agriculteurs à la fois leurs souhaits mais en même temps leurs inquiétudes et il y a un certain nombre d'inquiétudes qui touchent le milieu agricole dans notre région et bien au-delà et c'est donc à la fois un message là aussi de soutien de l'inquiétude mais aussi de réflexion sur comment se redresser. Si vous avez retenu une inquiétude, ce serait laquelle ? Euh bon, c'est d'abord euh une inquiétude sur les zones vulnérables et qui aboutirait dans notre région et tout particulièrement dans le massif du Sens en réalité à la condamnation de l'agriculture dans un secteur géographique qui en a particulièrement besoin. Et en même temps, naturellement, ce sont des
inquiétudes pour l'ensemble de la profession qui pourrait pénaliser ou décourager, je pense aux contraintes, aux contraintes, aux normes. On en rejette beaucoup sur l'Europe et je le dis notamment avec Angélique De qui était qui est député européenne qui était sur la liste que j'ai conduite qui est elle-même issue du milieu agricole très fortement qui a une exploitation agricole il ne faut pas rejeter systématiquement sur l'Europe ce qui relève de la responsabilité nationale. Quand il y a des normes, il y a deux attitudes. Appliquer la norme maximale c'est malheureusement ce que nous faisons trop souvent tandis que d'autres appliquent la norme minimale ce que font nos voisins. par exemple l'Allemagne. François Celineau, à vous la parole. Il faut présenter mais très
rapidement votre mouvement. L'UPR est un mouvement que j'ai créé le 25 mars 2007, le jour du 50e anniversaire du traité de Rome qui crée la CE. J'appelle tous les Français qu'ils soient de droite, du centre ou de gauche à se rassembler à titre provisoire pour faire sortir la France de l'Union européenne, de l'euro et également de l'OTAN. Donc on pourrait se dire attention ça sort de un uluberlu quelqu'un mais pourtant vous connaissez bien puisque justement vous êtes inspecteur général des finances et vous êtes à Merci. Donc vous voyez de l'intérieur ce qui se passe. Oui, j'avais été d'ailleurs nommé délégué général à l'intelligence économique par monsieur SarkoZi, ce qui prouve que je n'étais pas probablement le roi des imbéciles. En attendant, ce que je voulais dire, c'est que et c'est
le message moi que je suis venu apporter ici aux agriculteurs, je suis pas venu partager leur inquiétude. Ça c'est un discours de politiciens. Moi je suis venu leur expliquer ce qui se passe. Ce qui se passe c'est qu'il y avait 3 millions d'agriculteurs en 1962. Il y en avait plus que 627000 en 2000. Au rythme où nous allons, il y en aura moins de 200000 en 2030 dans 15 ans. Nous assistons à la destruction de l'agriculture française. Nous assistons à un comment dirais-je à non assistance à agriculteur en danger. Et ce que je suis venu leur expliquer, c'est que contrairement à ce qu'a dit monsieur HEFU à l'instant, la responsabilité de la construction européenne est écrasante dans tous les domaines, y compris en terme structurel, mais aussi en terme conjoncturel. J'espère qu'on va avoir
l'occasion par exemple de parler du TAFTA, de parler également de des des comment dirais-je des rétorsions à la gare de la Russie qui, monsieur Xavier Belin de la FNSAL disait justement hier vont coûter au moins 1 milliard d'euros à l'agriculture française. On est en train d'envoyer au tapis des quantités d'agriculteurs pour des décisions géopolitiques qui ne sont pas les nôtres, qui sont décidées par les États-Unis d'Amérique qui eux ne sont pas touchés justement par cet embargo puisqu'ils ne vendent pratiquement rien à la Russie. Je rappelle que vous êtes contre enfin plutôt pour la sortie de l'OTAN. Bris Ortefeu est-ce que vous partagez effectivement cette idée que l'embargo russe aujourd'hui va coûter cher en fait euh au cuillère ? Tout en tout cas vis-à-vis de mon voisin
honnêtement que je ne connaissais pas jusque- là, j'en avais pas entendu parler et vient d'expliquer que il fallait sortir euh de l'Europe, de l'euro et ainsi de suite. Bah écoutez, il a employé le lui-même le terme du luberlu. Je lui laisse naturellement ce qualificatif. C'est pas moi. Si si c'est vous, vous l'avez appliqué à quelqu'un. Et donc ce que moi ce que je veux dire bien sûr bien sûr que l'avenir de notre pays passe par la construction européenne au moment même où dans le monde se construisent des grands ensembles proposés comme schéma d'avenir, comme perspective le repli. Mais naturellement personne ne peut y croire et personne ne peut penser que c'est la solution. En revanche, prendre acte du fait que oui, la construction
européenne a beaucoup apporté. Je parle pas simplement de la paix parce que je veux pas employer des grands mots mais enfin néanmoins c'est un acquis. Et bien à côté de cela, la construction européenne a permis d'avoir une meilleure connaissance entre les peuples, a permis de mettre fin à des tensions, a permis dans un certain nombre de cas d'élever le niveau de vie d'un certain nombre de pays, ce qui est très important pour nous puisque ça doit fournir bien évidemment des débouchés. Considérer que le repli sur soi allait nous offrir naturellement de nouveaux marchés. Quelle curieuse idée ! Bien évidemment, pour qu'on avoir de nouveaux marchés, il faut qu'il y ait une construction et que ces marchés soient accessibles. Donc voilà, la réalité c'est que oui, bien sûr qu'il y a des
imperfections, mais je ne veux pas tomber dans la caricature, dans un schéma qui serait irréel et hors du temps et certainement pass séiste. Oui, il faut naturellement construire notre avenir et notre avenir. Ça passe par la construction ensemble. sur la question l'embargo. Je vais vous redonner quand même la la réponse la parole juste après l'embargo sur l'embargo notamment avec Angélique de Lae qui est elle-même très au cœur de ce sujet puisque c'est un embargot je parle des dorées des dorées agricoles et des mesures de rétention. C'est un sujet majeur. C'est une décision politique qui a été prise. Ça c'est un autre sujet, mais cette décision politique ayant été prise, cela pénalise un certain nombre de professions notamment dans le milieu agricole, notamment dans le milieu des
éleveurs et des producteurs de frau et légumes. Et s'il y a une décision politique qui est prise, celle-ci doit donc être compensée s'il y a des s'il y a des problèmes que cela suscite. Donc à partir du moment où la décision politique est prise, il faut que les pouvoirs publics prennent leur responsabilité et qu'on pensent aux agriculteurs ce qui se dessine. Je rappelle qu'il y a une initiative qui a été prise par le gouvernement, c'était 23 centimes par exploitation. C'est certainement pas ça la solution. C'est c'est très bas effectivement. François Solino. Alors, on a entendu le discours européiste classique. Ça fait 15 ans que monsieur Hortfeu est député européen. Ça fait trois mandats successifs. Ça fait tr Ça fait 15 ans. Ça fait des années qu'on entend les mêmes histoires. Soyons
sérieux. Euh, est-ce que quand vous allez dans un hypermarché, vous ne constatez pas qu'il y a des produits agricoles qui viennent du monde entier ? Donc la France étant sortie de l'Union européenne aura bien entendu pourra commercer avec le monde entier et y compris avec les pays européens. On nous fait le procès de vouloir d'être des ringards, mais regardez ce qui se passe ailleurs. Il y a actuellement plusieurs ministres du gouvernement britannique avec lesquels d'ailleurs la France a des meilleures relations et qui ont demandé de sortir de l'Union européenne. Le problème, on peut pas en traiter de ce sujet qui est un sujet grave en quelques minutes, mais c'est quand même un sujet que nos les téléspectateurs doivent avoir à l'esprit. Est-ce que vous savez
quelque chose ? Par exemple, beaucoup d'agriculteurs sont convaincus que si nous sortions de l'Union européenne, nous n'aurions plus de subvention. C'est un mensonge. Les subventions, vous savez comment ça fonctionne l'Europe ? L'Europe ne produit rien. Elle ne fait que redonner au pays les taxes que lui sont versées par les pays de l'Union européenne. Actuellement, la France donne chaque année 21 milliards d'euros à la Commission européenne qui nous en restitue 14 milliards avec le drapeau bleu aux étoiles d'or. Ce qui signifie que lorsque nous serons sortis de l'Union européenne, qui de toute façon que cela plaise ou pas, monsieur Hortfeu, va exploser quand nous serons sorti de l'Union européenne, non seulement nous pourrons toujours donner les mêmes subventions aux agriculteurs,
mais cette fois-ci avec le drapeau bleu blanc-rouge, mais nous aurons de surcroix 7 milliards d'euros à consacrer soit au désendettement, soit à une politique sociale, par exemple le logement ou même pourquoi pas au niveau de vie des agriculteurs. Ce que je voudrais dire par ailleurs sur l'embargot, c'est que cet embargo est contraire fondamentalement aux intérêts géopolitiques de la France. Comme le disait Charles de Gaulle, à chaque fois que la France a été en bon terme avec la Russie, ça a été des grands moments de notre histoire. À chaque fois que nous avons été en mauvais terme avec la Russie, ça a été des mauvais moments. Nous on voit bien que le gouvernement français actuel comme le précédent puisqueen fait les dirigeants français ne sont désormais plus que les
gouverneurs de la province France qui obéissent au claquement de doigt à la Commission européenne et à l'Otant décidé par Washington. On voit bien que désormais nous n'avons plus notre politique internationale. On est en train de se heurter à la à la Russie et je j'insiste sur le fait, je l'ai déjà dit tout à l'heure, je le répète que les États-Unis nous poussent à la faute parce que eux ne sont pas pénalisés sur les produits agricoles. D'ailleurs, les États-Unis pendant ce temps-là, Exon travaille avec Rosneft, vous savez, en Russie. Ils nous ont même fait le même coup déjà avec l'Iran. Nous n'avons plus de politiques qui défendent l'intérêt des Français en général, des agriculteurs en particulier. Risortefeu les agriculteurs bénéficient la PAC. Les agriculteurs bénéficient des
aides aujourd'hui. Pourtant aux élections européennes, on a vu qu'il doutaient beaucoup de l'Europe. On a vu hier Marine Le Pen dans les allées accue être très bien accueilli. Aujourd'hui, il faut quand même que la droite reparte à la conquête de l'électorat agricole. Oui. Bien. C'est pas simplement la conquête des milieux agricoles. Dans une démocratie, il est normal que les familles souhaitent expliquer, convaincre, séduire et montrer quel est le bon chemin. Alors, je viens d'entendre ce qui vient d'être dit sur la contribution française au budget européen. Expliquer que la solution, ça serait la sortie et qu'on aurait exactement la même chose et ce qui c'est, vous savez, c'était l'histoire de Margaret Tcher I want ma monnaie back. C'était ce principe là. et bien
d'expliquer expliquer que la solution ce serait donc voilà nous sortons de l'Europe et pensez que ce que nous ne donnons pas à l'Europe nous bénéficierait immédiatement et qu'il n'y aurait naturellement aucune autre contrainte. Naturellement c'est une vue de l'esprit parce que quelle est l'idée ? L'idée c'est que quand l'encontre contribue au budget européen, ce budget est ensuite réparti sur l'ensemble des pays. Pourquoi ? Parce que chacun comprend, ce qui est très simple que l'élévation du niveau de vie dans un certain nombre de pays, notamment depuis 2004, nous avons accueilli des pays qui étaient des pays issus de l'est qui sont toujours géographiquement l'est, mais qui n'appartiennent plus au système politique dit de l'est. Et bien l'énévation de ce niveau de vie,
naturellement ça crée un grand marché, ça crée des consommateurs, ça fait travailler nos entre vous savez les l'Europe est notre principal partenaire principal partenaire. Les 2/3 de notre marché se font avec l'Europe. Donc nous avons intérêt naturellement à ce qu'il y ait autour de nous dans les 27 autres pays de l'Union européenne des consommateurs de dont le niveau de vie soit le plus élevé parce que plus leur niveau de vie sera élevé plus naturellement ils seront acheteurs de nos produits. Oui mais ça c'est le raisonnement qu'on Oui mais ça vous allez dire ça fait 15 ans qu'on dit mais vous ça fait 75 ans que c'est la même chose et honnêtement ça ne marche pas. Non mais attendez, non, ce qui ne marche pas en effet, c'est la construction européenne. Le
discours que vous venez de tenir est exactement celui qu'on avait entendu au moment de l'élargissement vers les pays du sud, vers l'Espagne et le Portugal et puis au moment de Maastricht. On nous avait dit ça. Quelles sont les conséquences concrètes ? Je l'ai dit tout à l'heure, le nombre d'agriculteurs disparaît à tout à l'heure. L'agriculture devient de plus en plus fonctionnalisée. Les agriculteurs perdent ce qui faisait le sel même de leur travail, c'est-à-dire la liberté. Je n'insiste pas trop, il y a plus de 400 suicides par an d'agriculteurs. Ça veut donc bien dire qu'il y a un malaise général. Le niveau de vie de l'ensemble de la population française ne cesse de baisser l'INC l'a révélé. Donc si les potions que vous nous proposez étaient efficaces, au bout de 20 ans, on le
verrait. On constate quoi ? On constate la disparition de l'industrie française, la disparition de l'agriculture française. Et pourquoi ? Mais monsieur Asselino, c'est pas une histoire d'Europe, c'est une histoire de politique aussi agricole nationale. Non, ça n'est pas une histoire de politique nationale. Je ne dis pas bien entendu que tout vient de l'Europe, mais les problèmes fondamentaux, c'est que tous les choix stratégiques sont fixés par les traités européens. L'article 39 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne prévoit d'ailleurs que la politique agricole commune a pour objectif l'accroissement de la productivité. C'est une histoire de fou si vous y réfléchissez puisqu'il n'y a pas de limite, il y a pas de date limite. Ça veut dire qu'il faudra dans
10 ans avoir encore plus de productivité, dans 20 ans encore plus. On le constate. On voit bien que c'est une course folle à la productivité et sur ce terrainl nous serons toujours battus par les États-Unis qui ont des gigantesques exploitations agricoles. Je voudrais d'ailleurs à ce propos attirer l'attention sur ce qui est en train de se tramer dans le dos des agriculteurs et des Français. C'est l'affaire du TAFTA, le grand marché transatlantique. Vous savez qu'actuellement, il y a les les les importations en provenance de des États-Unis sont taxées de 13 % et les exp les importations en provenance de de de d'Europe sont taxés de 7 %. Lorsque si on met 0 % de part et d'autres, on va donner un gain de compétitivité aux États-Unis de 6 %. En France, la moyenne des des surfaces
agricoles est de 55 hectares. Aux États-Unis, c'est 170 hectares. Si nous signons le taftail, c'est pas nous hein, c'est pas vous, monsieur Hortfeu. D'ailleurs, tout ça se fait dans notre dos à la Commission européenne, nous allons aller vers la destruction de dizaines de milliers de nouvelles exploitations agricole en France. Oui, sur cet accord très libéral et très bipartique, est-ce que vous êtes positif ou négatif ? Écoutez, j'ai déjà entendu des choses assez drôles, mais expliquer que la baisse du pouvoir d'achat qui est réelle puisque pour la première fois depuis 1984, les Français vont voir leur pouvoir d'achat baisser. C'est la faute de l'Europe. Non, la politique fiscale, la politique industrielle qui est menée aujourd'hui dans notre pays, c'est de la
part c'est de la responsabilité de nos gouvernants. L'Europe l'Europe sur le sujet du pouvoir d'achat et sur la politique fiscale n'a strictement rien à voir. Et d'ailleurs, moi je pense que il y a en réalité un déficit d'harmonisation fiscale. Croyez-moi, si grâce à l'Europe nous décidons une harmonisation, les Français ne seraient pas pénalisés. Ils en seraient en contrat les grands bénéficiaires s'il y avait une harmonisation. Deuxièmement, 2è élément, mais c'est pas le cas aujourd'hui et je le regrette. Je pense président que l'on construirait une harmonisation fiscale européenne. Les Français aujourd'hui, ils seraient gagnants et on a'urait pas effectivement ces ponctions qui ont été opéré de près de plus de 50 milliards, 52 ou 55 selon les modes de calcul depuis 2 ans. Tout
ceci pour rien parce que je vous rappelle que aujourd'hui notre déficit est le même qu'en 2011 alors qu'on a ponctionner 50 milliards 50 milliards sur les ménages et sur les entreprises et que en 2014 les Français vont voir encore leur leur facture fiscal alourdies. Donc ça c'est la première élément. Deuxième élément sur le traité transatlantique, il y a moi je le concède assez volontiers sans doute une forme d'opacité ou en tout cas une absence totale de pédagogie sur ce sujet. J'observe, j'essaie de pas être un idéologue de dire systématiquement tout ce qui vient de l'Europe est mal, tout ce qui viendrait pas de l'Europe serait bien. J'essaie honnêtement d'être pragmatique, d'être raisonnable et d'être constructif. Il y a d'un côté ceux qui vous ce qui expliquent il y a
un certain nombre d'experts nationaux et internationaux qui disent que la signature de ce traité serait deux conséquences. C'est pas moi qui le dit, c'est un certain nombre de d'organismes indépendants d'ailleurs. Dis ça créerait 500000 emplois et ça entraînerait un rebond de croissance qu'il est sans doute difficile chiffrer, mais un rebond de croissance. J'ai vu des chiffres différents selon le cas mais en tout cas un rebond de croissance. Premier élément, si c'est ça, c'est bien. Siè élément, ce qui est moins bien, c'est que cela pourrait pénaliser un certain nombre de secteurs. L'Europe, d'ailleurs, le Parlement européen s'est déjà penché sur une partie, c'est-à-dire les biens culturels où là, il y aurait effectivement une menace et bien sûr qu'il faut être
vigilant sur la production agricole, sur le monde agricole qui ne doit pas être la variable d'ajustement dans ce domaine. Il ça sert à rien de de sonner le toxin comme si c'était demain matin puisqueen réité rien ne se passe avant 2018 en vérité et que donc nous avons bien sûr du temps et c'est notre rôle avec les parlementaires européens c'est notre rôle que de mettre tout ceci sur la table et que ça se fasse en toute transparence. Fran Cellino, ça ce sont les proposifiants que l'on entend tout le temps. Vous savez, ça fait penser à ce proverbe chinois qui dit "C'est dormir toute sa vie que de croire à ses rêves." Monsieur Hortfeu dit, "Il faudrait qu' une harmonisation fiscale à 28." Oui, mais ça n'aura jamais lieu parce que les pays où la fiscalité est
inférieure n'ont justement pas intérêt à harmoniser puisqu'ils sont les grands bénéficiaires notamment des délocalisations à l'intérieur de l'Union européen. Vous regretz la construction européenne, c'est pas tout à fait cohérent avec le début. Mais pas du tout. Je dis que ça ne peut pas fonctionner. Donc quand quelque chose ne fonctionne pas, comme disait le général de Gaulle, quand on est couillonné, on dit "Je suis couillonné, je m'en vais." Et bien les Français ont été couillonnés avec cette affaire. Il faut quand même bien comprendre quelque chose sur cette affaire de TAFTA, c'est qu'encore une fois, j'insiste, la France n'est pas compétitive. Les entreprises agricoles françaises, les exploitations agricoles ne sont pas dans leur grande majorité compétitive par rapport aux méga
exploitations qu'il y a en Amérique du Nord. Ne croyez surtout pas à ces bobards qui vous sont annoncés toujours à l'avance sur le thème il va y avoir plus de croissance. On a fait le coup au français pour l'affaire de Maastrich. On a fait le coup aux français pour l'euro. Ils peuvent constater maintenant que le désastre est là. Il faut vraiment que les Français aient du bon sens et je pense que les agriculteurs en non. qu'il regarde des choses en face, qu'il fasse le bilan de ce qui a été fait parce que jamais on ne fait le bilan, qu'on compare les résultats aux promesses qui avaient été équip François Colino, je vous écoutais à l'émission de Laurent Ruquet il y a 15 jours, donc vous avez eu 40 minutes, je sais pas, de desinterview. Vous employez des mots d'une autre
époque. Pourquoi choisir par exemple un programme qui s'inspire du Conseil national résistance de 1944 ? Pourquoi aujourd'hui vous parlez de patriotisme économique ? Ces mots sont forts. Mais ce sont des mots qui correspondent à ce que veut le peuple français. On est quand même maintenant dans une situation en France où on considère comme anormal que les Français puissent décider de leur avenir collectif. Nous nous voulons sortir de l'Union européenne non pas bien entendu pour se refermer du reste du monde. Ça, ce sont les propos les propos polémiques. Nous voulons au contraire que les Français fassent ce qui se passe dans le reste du monde parce que contrairement à ce que disait monsieur Ortefeu tout à l'heure, la construction européenne est imitée absolument nulle part ailleurs dans le
monde. Et que font par exemple les Thaïlandais, les Chinois, les Canadiens, les les Argentins pour protéger leurs agriculteurs ils ne font absolument pas ce que nous nous faisons. Le vis de le vis de conception de la construction européenne, c'est que nous nous allions à 27 autres pays qui ont des intérêts radicalement différents. Il est bien évident que les pays scandinaves, par exemple sont en faveur d'avoir les prix les plus bas du marché. Mais nous, nous avons une agriculture de qualité. Nous, nous sommes un pays avec des terroirs. Nous, nous avons un pays qui était traditionnellement le grenier de l'Europe. Nous n'avons pas les mêmes intérêts. Quand on n' pas les mêmes intérêts, et bien on se sépare à l'amiable. Il y a d'ailleurs un article dans les traités, c'est l'article 50 du
traité de l'Union européenne qui prévoit que l'on peut sortir de l'Union européenne. Donc s'il y a un article, c'est bien qu'on peut le faire. Et moi ce que je fais avec le mouvement politique que j'ai créé qui d'ailleurs est en croissance exponentielle puisque nous avons dépassé les 6000 adhérents, et bien nous ce que nous proposons c'est tout simplement déjà qu'on en discute et de voir les conséquences d'une sortie de l'Union européenne. Les gens auront beaucoup de surprises quand ils découvriront tout ce que l'on peut faire si on s parle abri sortefeu. Oui monsieurelino fait référence ce qui est d'ailleurs très sympathique beaucoup au général de Gaulle. Il a parfaitement raison et d'ailleurs la construction européenne a été poursuivie par le général de Gaulle, par George Pompidou
et par ses successeurs de la famille Gaulist. Donc c'est un peu contradictoire de faire référence à quelqu'un qui pardon a contribué aussi à la construction européenne. Deuxè bien sûr. Bon deuxème élément mais ça c'est un honnêtement c'est un peu court comme argument. 2e élément, il y a quand même quelque chose qu'il faut que chacun sache. Aujourd'hui, nous faisons partie, nous la France, de ce qu'on appelle le G8, c'est-à-dire le rassemblement des huit grandes premières puissances mondiales, économiques et financières. et nous pouvons peser dedans avec l'évolution des puissances émergentes, des grands ensembles. Des grands ensembles et bien chaque année, ceux qui en font partie, c'est-à-dire le Royaume-Uni, c'est-à-dire l'Allemagne et c'est-à-dire la France, on en sortira un
par un. C'est-à-dire que dans 20 à 30 ans, dans 20 à 30 ans dans le futur G8, il n'y aura aucun de chacun de ces trois pays. Tandis que si nous sommes unis, si nous arrivons précisément à parler de plus en plus d'une voix, non seulement aujourd'hui nous sommes la première puissance économique, l'Europe est la première puissance économique mondiale, mais nous serons toujours dans cet organisme. Et moi qui suis très attaché à mon pays, très qui aussi patriote et certainement pas moins que mon voisin dont je ne connaissais pas encore une fois le courant mais que je respecte, mais je ne suis pas moins patriote que lui et bien je suis je veux que mon pays commence à peser et pour qu'il puisse peser cela passe, je vous le donne, c'est un élément chiffré, c'est un
élément incontestable. Cela passe bien sûr par la construction européenne. Je veux que mes enfants puissent vivre dans un pays qui soit dans un ensemble qui continuera à peser. C'est ça la réalité. Et c'est certainement pas par le repli, par la frilosité, par le petites frontières, par les petites ambitions, par la préservation de ce que l'on croit avec un acquis qui sera en fait condamné si précisément en iron. Oui. Sortef, on va parler de politique nationale. Vous avez aujourd'hui la présidence du Sénat. Concrètement, qu'est-ce que ça va changer pour les agriculteurs d'abord concrètement ? sénateurs sont issus pour une très grande partie, un peu moins parce que le gouvernement actuel a changé le corps électoral et a donc diminué la part du milieu rural dans le
choix des sénateurs. Mais il ne reste pas moins que le Sénat reste fidèle à sa tradition et qui est de protéger les collectivités territoriales. Comme dans notre pays, il y a 36000 communes bien protégées. Donc les communes et comme les communes sont beaucoup des communes rural donc de défendre la ruralité. C'est sans doute une assemblée, une assemblée d'équilibre dans lequel la préoccupation du monde rural est la plus forte. Et regardez d'ailleurs si vous comparez l'Assemblée nationale et le Sénat et bien vous avez une représentation beaucoup plus importante au Sénatieu agricole. Mais moi, je siège au Parlement européen et ma fierté, c'est que le groupe auquel j'appartiens compte deux responsable éminent, reconnu, incontesté et du monde agricole
a commencé naturellement par Angélique de Lae qui a dans la région centre et qui est elle-même exploitante agricole, exploitante productrice de fruits et légumes qui crée d'ailleurs de l'emploi et puisque il y a plus de 40 personnes et qui bien bien évidemment exporte en Europe. Vous parlez souvent de l'arbre du référendum concrètement pour écouter les agriculteurs ou le peuple français. Pourquoi ça vous semble une arme efficace ? De façon générale, il faut rendre la parole au peuple français. Je regrette que mon interlocuteur est encore ressorti les mêmes bobars sur la France isolée, la France ceci, la France cela. Plus on construit l'Europe et plus la France est en train de disparaître. Pas de Bob. Donc puisque vous faites référence à l'histoire, appliquez la loi
française et choisissez des mots qui soient des mots plus républicains. Plus républicain s'il vous plaît. Plus on construit. Écoutez, à propos de République, vous savez que la République française la Constitution a prévu dans l'article 4 que les partis politiques doivent respecter le principe de souveraineté nationale. Donc tous les partis européistes violent l'article 4 de la Constitution de la 5e République. Excusez-moi. Bon je ne m'y attendais pas. Faut reconnaître que c'est assez inattendu. C'est un argument je vous suggère de cultiver. Quant aux députés européens puisqu'on parle des députés européens, vous savez combien ils gagnent ? qui gagne à peu près suivant bien aux séances à peu près 15000 € par mois et à peu près net d'impôt. Donc ça c'est effectivement ça on comprend qu'il y a
des gens qui veulent qui veulent avoir la place. Nous ce que nous disons c'est que plus on construit l'Europe et plus la France disparaît de la surface du monde. C'est ça la réalité. Et que vienne pas nous dire on est fort et cetera parce que lorsqu'il s'agit d'aller à la grande exportation, chacun y va avec ses propres armes. Par exemple Renault s'est allié avec le japonais Nissan pour mieux combattre. Daerbens qui a ses propres interlocuteurs au Japon et de et ainsi de suite dans tous les pays du monde. Et c'est d'ailleurs très bien qu'il en soit ainsi parce que la construction européenne, contrairement à ce qui a été dit, ne nous emmène pas vers la paix. Elle nous emmène en ce moment vers la guerre avec rien moins que la deuxième puissance nucléaire mondiale qui est la Russie,
sans parler du choc de civilisation avec le monde arabe ouan, que favorise la construction européenne. Bris Ortufeu, de façon très courte pour finir, vous êtes président de l'association des amis de Nicolas Sarkozi. Pourquoi Nicolas Sarkozi n'est pas venu ici ? dans le cadre de ce salon. Il a une écoute aujourd'hui. Il n'exerce pas de fonction partisane officielle. On verra un peu plus tard. Mais le salon, il le connaît, il est venu lui-même et quand il était chef de l'État aussi chaque année, naturellement le ministre de l'agriculture, queles que soient les situations, queles que soient les difficultés, queles que soient les polémiques, à participer bien évidemment à ce salon. Mais quelque part considérer que si je suis là, au-delà de l'aspect régional, c'est peut-être un petit peu
de lui-même aussi qui est présent. François Solino, merci beaucoup. Bristefeu, merci beaucoup. On se retrouve dans quelques instants pour une nouvelle émission.
Brice Hortefeux