Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 2 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & élections

Mouvement lycéen, révélations sur Jordan Bardella, préparation du budget... Le "8h30 franceinfo" d'Éric Coquerel

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteÉludée

    Est-ce que ce matin vous appelez au calme ?

  • 2:56RelanceRéponse directe

    Éric Coquerel, prenons-nous au mot, on vous prend au mot, on va parler du fond.

  • 3:12OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez de sa part ? Qu'est-ce qu'il doit annoncer aux jeunes ce matin ?

  • 3:44RelanceRéponse directe

    Éric Coquerel, juste sur le budget ?

  • 4:07OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il ne s'agit qu'une question de moyens dans cette crise des lycées ?

  • 6:18OuverteRéponse directe

    Le langage guerrier est plutôt du côté du gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24PrésentateurChiffre
    « 1000 lycées bloquées hier, près de 2000 interpellations. »
  • 0:51InvitéFait
    « à Tours, à Argenteuil, à Sevran, à Saint-Ouen-le-Mône, avec des jeunes qui ont été éborgnés, voire défigurés. »
  • 3:19InvitéChiffre
    « un des postes qui baisse le plus dans le budget qui nous a été présenté hier, c'est celui des collèges et des lycées, moins 840 millions d'euros. »
  • 3:27InvitéChiffre
    « Voilà, pour l'instant, la réponse, plus le gel des APL, c'est presque un milliard qu'on va prendre à la vie des lycéens, de leurs enseignants, des étudiants de ce pays. »
  • 4:01InvitéChiffre
    « 64 milliards d'euros, c'est une hausse de 1,2 milliard d'euros par rapport à l'année dernière. »
  • 4:10InvitéChiffre
    « Non, il n'est pas en hausse. Parce que si vous regardez, si vous comptez l'inflation, et que vous êtes obligés de compter l'inflation, le budget de l'enseignement scolaire baisse de 643 millions d'euros. »
  • 4:25InvitéFait
    « Pourquoi dit-il qu'il monte d'un milliard d'euros, le ministre ? Parce qu'il ne prend pas en compte l'inflation. »
  • 5:27InvitéFait
    « il y a des rats dans les toilettes, d'accord ? Les toilettes sont dans des états absolument lamentables. »
  • 5:51InvitéChiffre
    « elle ne devrait pas baisser la dotation de la moitié des lycées comme elle l'a fait l'an dernier. »
  • 6:44InvitéFait
    « Non, parce qu'on a une des plus mauvaises moyennes de l'OCDE, en termes d'effectifs par classe. »
  • 9:53InvitéChiffre
    « 40 proviseurs ont été blessés. »
  • 14:04InvitéFait
    « Jordan Bardella traite des propos antisémites. »
  • 15:50InvitéFait
    « Il avait 17 ans à l'époque, entre 17 et 19 ans. »
  • 18:24PrésentateurChiffre
    « 43 milliards d'euros de nouvelles économies avec un déficit qui a atteint 3 600 milliards du jamais vu depuis 1946. »
  • 18:50InvitéChiffre
    « c'est l'effort le plus élevé que va demander un gouvernement à sa population de toute la Ve République. »
  • 18:55InvitéChiffre
    « 43 milliards d'euros sur les services publics, les ministères, 7 milliards sur les collectivités, 7 milliards sur la santé et les hôpitaux. »
  • 19:33InvitéFait
    « Gèle des APL, primes d'activité, désindexation des retraites, fin de l'universalisation des APL, coupe sur l'allocation de rentrée scolaire, déremboursement des soins. »
  • 20:54InvitéChiffre
    « Le budget du logement baisse de 448 millions d'euros. »
  • 20:59InvitéChiffre
    « Le budget du ministère du Travail baisse de 2,5 milliards. »
  • 21:07InvitéChiffre
    « il y a en tout et pour tout 60 milliards d'augmentation, 60 millions, pardon, 60 milliards, ça serait rêvé, d'augmentation du budget de l'écologie. »
  • 21:59InvitéChiffre
    « on a annoncé 4,9% de déficit. On va terminer à 5,4, 5,5. »

Temps de parole

  • Invité69 %
  • Invité 213 %
  • Présentateur9 %
  • ?8 %

≈ 23,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Eric Coquerel, député France Insoumise de Sainte-Saint-Denis, vous présidez également la commission des finances à l'Assemblée Nationale.

0:06
Locuteur

On

0:06
Présentateur

va donc naturellement évoquer avec vous tout à l'heure le budget présenté hier par le gouvernement et l'une des actualités du jour, ce qui est devenu l'affaire Bardella avec de nouvelles preuves avancées par le site d'investigation Mediapart. Mais tout d'abord évidemment cette colère lycéenne qui enflamme de nombreux établissements en France. 1000 lycées bloquées hier, près de 2000 interpellations.

0:27
Locuteur

On

0:27
Présentateur

a vu ces images choquantes à Nantes hier à Marseille d'un établissement en feu, de bus en feu. Est-ce que ce matin vous appelez au calme

0:33
Locuteur

?

0:35
Invité

J'appelle surtout à continuer à soutenir ces mobilisations. J'appelle les parents d'élèves, les enseignants.

0:41
Locuteur

Parce

0:42
Invité

qu'avant de venir aux quelques débordements qu'il y a eu, et on pourra aussi venir sur les violences graves qu'ont subi plusieurs lycéens, à Tours, à Argenteuil, à Sevran, à Saint-Ouen-le-Mône, avec des jeunes qui ont été éborgnés, voire défigurés. Il faut peut-être d'abord écouter ce que disent ces jeunes. Mais sur

1:02
Locuteur

ces violences-là, avant de parler de revendications... Non, non, justement, je vais parler d'abord des revendications. J'ai bien compris que vous

1:10
Invité

vouliez m'emmener d'abord sur les images spectaculaires qui passent sur les

1:13
Locuteur

télés. Parce que c'est ce qui a

1:14
Présentateur

marqué hier.

1:15
Invité

Des télés qui parfois filment pendant 40 minutes un feu de poubelle, etc., comme si on était en guerre. Je voudrais d'abord parler des revendications. Parce que, figurez-vous, si la plupart des médias faisaient leur métier, au lieu d'aller, j'allais dire,

1:27
Locuteur

saisir tout de suite,

1:28
Invité

aussitôt qu'il

1:29
Locuteur

y a

1:29
Invité

un bruit, etc., dans la rue, et d'aller vite avec une caméra, ils allaient interroger ces jeunes. Ils verraient que ces jeunes ont des revendications très précises. On les

1:36
Locuteur

entend. De

1:36
Invité

conditions d'études. Rassure. Et qui, cette année, est une vraie boucherie avec des centaines de lycéens qui n'ont pas de faculté. Donc, on a des revendications très précises qui montent. Et d'abord, il faudrait peut-être, avant de traiter la question d'événements effectivement spectaculaires, que le feu à Nantes, évidemment, qu'on a condamné, parce que la plupart du temps, en plus, c'est des éléments extérieurs aux lycéens qui font ça. Mais avant ça, il faudrait les écouter. Parce que si vous ne les écoutez pas,

2:13
Locuteur

je

2:13
Invité

parle vous, globalement, mais je parle surtout du gouvernement, en réalité, ce mouvement va continuer à s'étendre. Parce que ce qui se passe dans les lycées, dans les facultés, est insupportable. Et donc, en essayant de convoquer, moi, je connais bien, j'ai fait des mouvements lycéens étudiants dans mon passé, c'est une classique, en essayant de convoquer une répression tous azimuts, Darmanin qui dit, il faut une réponse pénale par rapport à tout, donc on va envoyer, Il

2:39
Locuteur

dit ce matin, Gérard Darmanin, qu'il faut faire payer les réparations par an. D'avoir

2:42
Invité

une vision complotiste de l'histoire, en laissant penser qu'il

2:47
Locuteur

y a

2:47
Invité

évidemment un mouvement qui serait à l'origine de tout ça, sans comprendre qu'en réalité, les jeunes n'en peuvent plus dans leur lycée, eh bien, ce qui va se passer, c'est que ce mouvement va continuer à se

2:55
Locuteur

propager. Alors,

2:56
Invité

Éric Coquerel, prenons-nous au mot, on vous prend au mot, on va parler du fond, et on parlera aussi, quand même, de la France insoumise, qui est accusée, montrée du doigt, justement, et par le gouvernement, et par d'autres partis politiques. Le ministre de l'Éducation va recevoir les organisations de jeunesse ce matin. Qu'est-ce que vous attendez de sa part ? Qu'est-ce qu'il doit annoncer aux jeunes ce matin ? Eh bien, déjà, à

3:17
Locuteur

l

3:17
Invité

'inverse de ce que fait le budget, parce que, figurez-vous, un des postes qui baisse le plus dans le budget qui nous a été présenté hier, c'est celui des collèges et des lycées, moins 840 millions d'euros. Voilà, pour l'instant, la réponse, plus le gel des APL, c'est presque un milliard qu'on va prendre à la vie des lycéens, de leurs enseignants, des étudiants de ce pays. Donc, déjà, il faudrait un plan d'urgence pour les écoles, pour l'éducation, pour le lycée. Il faudrait un plan d'urgence...

3:44
Locuteur

Éric Coquerel, juste sur le budget ? Il

3:46
Invité

faudrait supprimer Parcoursup. Voilà, par exemple, des choses qui seraient peut-être à même, j'allais dire, de ramener une certaine confiance,

3:54
Locuteur

de ramener le dialogue, et pourquoi pas, à la fin du mouvement. Il a dit

3:56
Invité

hier que le budget de l'éducation nationale, globalement, est en hausse. 64 milliards d'euros, c'est une hausse de 1,2 milliard d'euros par rapport à l'année dernière. Est-ce qu'il ne s'agit qu'une question de moyens

4:09
Locuteur

dans cette

4:09
Invité

crise des lycées ? Non, il n'est pas en hausse. Parce que si vous regardez, si vous comptez l'inflation, et que vous êtes obligés de compter l'inflation, le budget de l'enseignement scolaire baisse de 643 millions d'euros, et le budget recherche en enseignement supérieur baisse de 91 millions d'euros, et je vous ai dit... Alors pourquoi

4:22
Locuteur

dit-il qu'il monte d

4:23
Présentateur

'un milliard d'euros ? Comment

4:23
Invité

? Pourquoi dit-il qu'il monte d'un milliard d'euros, le ministre ? Parce qu'il ne prend pas en compte l'inflation. C'est-à-dire qu'il ne prend pas en compte le fait qu'il y

4:30
Locuteur

a

4:30
Invité

2% d'inflation. Si vous tenez en compte qu

4:32
Locuteur

'il

4:32
Invité

y

4:32
Locuteur

a

4:32
Invité

2% d'inflation, pour ramener les sommes équivalentes par rapport à l

4:35
Locuteur

'an

4:35
Invité

dernier, évidemment, vous avez les baisses que je vous ai dites, et qui sont, j'insiste, les plus importantes, c'est les collèges et les lycées qui

4:42
Locuteur

subissent

4:42
Invité

840 millions d'euros. Donc, c'est un espèce d'habillage d'une coupe budgétaire qui frappe une fois de plus ces établissements, alors qu'en réalité, il faudrait un plan d'urgence. Moi, j'habite en Seine-Saint-Denis. Enfin, je suis député

4:55
Locuteur

de Seine-Saint-Denis. Vous êtes député de Seine-Saint-Denis. Oui, je suis

4:57
Invité

député de Seine-Saint-Denis. La dernière, tous les enseignants, ça fait 2 ans qu'ils demandent un plan d'urgence, parce que déjà, ce sur quoi revendiquent les lycéens est évident depuis des années. des profs absents qui ne sont pas remplacés, parce qu

5:10
Locuteur

'il

5:10
Invité

n'y

5:10
Locuteur

en a

5:10
Invité

pas suffisamment, des classes surchargées, des emplois du temps, du fait du manque d'enseignants qui sont absolument dingues pour les lycéens, des conditions, je l

5:20
Locuteur

'ai

5:20
Invité

dit, d'études. Je voyais que Mme Pécresse se permettait de faire des leçons sur les lycées. Mais est

5:25
Locuteur

-ce

5:25
Invité

que vous savez qu'à Paul-Éloard, par exemple, le lycée de Saint-Denis, qui est une ville de ma circonscription, il y a des rats dans les toilettes, d'accord ? Les toilettes sont dans des états absolument lamentables.

5:36
Locuteur

Et vous parlez de Valérie Pécresse, qui est la présidente de la région, car

5:40
Invité

c'est les établissements scolaires qui doivent être entretenus et maintenus par la région.

5:44
Locuteur

C

5:44
Invité

'est pour ça que

5:45
Locuteur

vous parlez de Valérie Pécresse. Vous avez

5:46
Invité

raison de le préciser. Et puis parce qu'elle s'est illustrée en disant « je vais envoyer la facture de 100 000 euros d'une grille ».

5:51
Locuteur

Donc vous dites que la région ne fait pas son travail.

5:55
Invité

Donc au lieu de faire ça, elle ne devrait pas baisser la dotation de la moitié des lycées comme elle l'a fait l'an dernier. Tout ça, c'est des revendications précises qui peuvent être mises en avant. Donc je suis ravi que le ministre les accueille. Mais si c'est pour les accueillir en disant alors qu'en même temps, vous avez un ministre de la Justice, vous avez le ministre de l'Intérieur, vous avez le Premier ministre qui ne voit ce mouvement qu'à travers la répression qu'on leur envoie, ça ne va pas le faire.

Un dernier point, Éric Coquerel, le ministre de l'Éducation a également dit que certes, il y allait y avoir moins de postes d'enseignants prévus dans le budget, mais aussi parce qu'il y a, vous le savez, une baisse démographique. Il y aura moins d'élèves à la rentrée 2027. Et proportionnellement, dit le ministre,

6:35
Locuteur

en

6:35
Invité

fait, la baisse est moins importante qu'elle aurait dû être. Est-ce que là-dessus, oui, le ministère de l'Éducation met suffisamment de professeurs devant les élèves ? Non, parce qu'on a une des plus mauvaises moyennes

6:46
Locuteur

de

6:47
Invité

l'OCDE, en

6:48
Locuteur

termes

6:49
Invité

d'effectifs par classe. Voilà, c'est une des plus mauvaises. Donc, on devrait au contraire en profiter pour baisser les effectifs. Et ce n

6:55
Locuteur

'est

6:55
Invité

pas ce qui se fait dans la plupart des étudiants. Je voudrais revenir sur un petit point, quand même. Je m'adresse à M. Lecornu. J'ai entendu qu'il avait, une fois de plus, il utilisait une fois de plus un langage guerrier, militaire, vis-à-vis d'une opposition, puisqu'il a parlé de proxys, c'est-à-dire qu'on utiliserait des proxys, les LFI, vis-à-vis des lycées. Ça fait la deuxième fois qu'il utilise des langages qui, d'habitude, sont vis-à-vis d'organisations comme le Hezbollah et autres. Ce sont des langages militaires. L'an dernier, sur le budget, il avait dit qu'on était des tireurs dans le dos parce qu'on osait s'opposer au budget. Il faudrait se calmer là-dessus. D'accord ?

Je voudrais savoir qu'est-ce qu'il fait. Il déclenche une guerre par rapport à ses oppositions. Et puis, au-delà, il déclenche une guerre par rapport aux lycéens. Je veux dire, qu'il se calme, qu'il s'apaise, parce que ça, ça ne rend pas service à la démocratie et à la situation. Vous estimez que

7:41
Présentateur

le langage guerrier est plutôt du côté du gouvernement,

7:43
Locuteur

si je

7:43
Présentateur

vous écoute.

7:43
Locuteur

D

7:43
Présentateur

'ailleurs, Matignon affirme que le mouvement, lui, a changé de nature, qu'on n'est plus sur un sujet de blocus, mais de violences urbaines. Clairement, votre parti est tenu responsable des violences commises lors de ces blocages par, d'ailleurs, une grande partie de la classe politique. Le ministre de l'Éducation, Edouard Geffray, était l'invité hier soir du JT de France 2.

8:01
Locuteur

On

8:01
Invité

a un mouvement lycéen qui est pris en otage

8:03
Locuteur

par

8:04
Invité

des groupuscules ultra-violents. Indénéblement, d'abord, ça a été, au départ, attisé et récupéré par la Provence Insoumise en termes de blocage.

8:10
Locuteur

Et

8:11
Invité

puis, vous avez, évidemment, des groupuscules d'ultra-gauche qui, aujourd'hui, ont des comportements violents et qui ont été mettent en péril la santé de nos élèves et de nos personnels.

8:20
Présentateur

Groupuscules d'extrême-gauche, proxy, on y revient. Est-ce que, si vous n'avez pas déclenché le mouvement, est-ce que vous l'attisez aujourd'hui, Éric Coquette

8:26
Locuteur

?

8:27
Invité

Franchement, on fête le 40e anniversaire du mouvement de Vaquay. Je ne

8:31
Locuteur

dis

8:31
Invité

ça parce que je l

8:31
Locuteur

'ai

8:31
Invité

vécu.

8:32
Locuteur

Malheureusement, qui s'est

8:33
Invité

terminé par un mort, Malik Hussekin, il y a 40 ans. C'est exactement les mêmes termes. C'est-à-dire que, quand ils ne comprennent pas pourquoi un mouvement se développe, il faut essayer d'agiter une main invisible. Mais qu'est-ce qu

8:46
Locuteur

'ils

8:46
Invité

croient ? Ils croient que, même un mouvement comme France Insoumise, qui est dans son, je veux dire, pour un mouvement de gauche, soutient des mouvements sociaux, soutient des mouvements de la jeunesse qui mettent en question les conditions de leurs études, c'est un peu plus naturel.

9:00
Locuteur

On a vu plusieurs élus de la France

9:01
Invité

Insoumise présents

9:02
Locuteur

sur ces

9:03
Invité

blocages aux côtés des lycéens. Deuxièmement, c'est naturel, ça a toujours été, c'est le rôle, quelque part, de mouvements à gauche qui respectent leurs engagements, de venir soutenir, comme on soutenait les syndicalistes l'autre jour, qui combattent pour le pouvoir d'achat, pour des meilleurs services publics. Donc, laissez penser que vous avez un mouvement de masse, parce qu'il ne

9:21
Locuteur

faut

9:21
Invité

pas l'oublier. Là, il parle de quelques agitateurs, mais allez devant les lycées. Ce n

9:24
Locuteur

'est

9:24
Invité

pas quelques dizaines de lycéens qui bloquent,

9:26
Locuteur

c

9:26
Invité

'est quasiment tous les lycées. Donc, au lieu d'avoir cette réflexion, parce que ça m'inquiète, s'il lui reçoit les organisations syndicales tout à l'heure avec ce genre d'état d'esprit, encore une fois, ça ne

9:35
Locuteur

va

9:35
Invité

pas aller loin. Donc, tout ça, c'est une manière d'opposer par rapport à un mouvement, une ultra-répression, parce que vous me parlez des événements, vous avez raison, sur le feu à

9:45
Locuteur

Nantes ou à Marseille, mais au-delà de ça, parce que

9:47
Locuteur non identifié

vous

9:48
Locuteur

savez que vous avez une répression vis-à-vis de nos enfants qui est absolument terrible.

9:52
Invité

Mais là, par exemple, il y a un nouveau chiffre qui est donné par le ministre de l'Éducation, 40 proviseurs ont été blessés. Ce qui se passe autour de ces mobilisations, c'est aussi une violence inhabituelle, des proviseurs apparemment qui sont

10:04
Locuteur

déjà

10:05
Invité

ciblés, et des élèves aussi qui sont blessés.

10:08
Locuteur

D'abord, ce n'est

10:09
Invité

pas une violence inhabituelle. Ils le disent eux-mêmes, les proviseurs.

10:11
Locuteur

Oui, mais ce n'est pas

10:12
Invité

une violence inhabituelle. La plupart du temps, vous célébrez mai 68, par exemple. Est-ce que vous voulez qu'on compare les violences aujourd'hui et les violences de mai 68 ? Est-ce que vous voulez qu

10:20
Locuteur

'on

10:20
Invité

les

10:20
Locuteur

compare ? Est-ce que des proviseurs avaient

10:22
Présentateur

été visés de cette façon-là, lors de mai 68, avec

10:24
Locuteur

cette violence-là ?

10:25
Invité

Bien sûr, en mai 68, figurez-vous, les policiers, ce n'étaient pas quelques tiers de mortiers qu'ils recevaient, c'était des pavés, etc. C'était de

10:32
Locuteur

l

10:32
Invité

'huile bouillante à certains moments. Donc, je

10:34
Locuteur

dis ça pour remettre à peu en mesure. Donc, on en fait trop, Éric Cotrel

10:36
Invité

? On en fait trop aujourd'hui, sur

10:37
Locuteur

cette

10:37
Invité

violence ? Oui, on en fait trop par rapport... C'est-à-dire, on a un trop gros décalage entre ce que disent les lycéens et les étudiants qu'il faudrait écouter, et des images spectaculaires, certaines qu'on peut évidemment condamner, mais qui sont largement exacerbées. Et encore une fois, moi, je l'ai vécu. Parce que vous oubliez de dire que la plupart des élus, tous les élus France Insoumise, qui vont dans ces mobilisations, ils vont les soutenir, mais ils vont essayer de faire en sorte que, justement, les choses se passent de la manière la plus calme possible.

Ils s'interposent entre la police et les lycéens et ils invitent les lycéens à revenir dans leurs réunions qu'ils font devant les lycées. Donc, on n'arrête pas de le faire. Parce qu'on sait bien que la violence, le mouvement sera toujours perdant par rapport à ça. Donc, c'est ça

11:19
Locuteur

le rôle qu'on se donne. Vous dites que c'est un

11:20
Invité

mauvais procès ?

11:21
Locuteur

Bien sûr, mais c'est un mauvais

11:22
Invité

procès fait par des gens qui ne comprennent pas et qui n'ont, depuis maintenant plusieurs années, on l'a connu avec les gilets jaunes, ils n'ont qu'un mot à la bouche, c'est-à-dire la répression et puis, je vous le dis, une vision complotiste de l'histoire. Moi, je voudrais parler aux policiers. Je vais vous dire une chose, d'accord ? On sait très bien que, parmi les policiers, on a des éléments, y compris avec une idéologie d'extrême droite, qui sortent de

11:44
Locuteur

l

11:44
Invité

'ELBD très rapidement par rapport aux mômes qui sont en face. Mais moi,

11:47
Locuteur

je

11:47
Invité

suis sûr que la plupart, ce n

11:48
Locuteur

'est

11:48
Invité

pas ça. Et on leur donne, le gouvernement leur donne un rôle, un mauvais rôle, c'est-à-dire, par exemple, d'aller sans arrêt au contact des lycéens en stockant un problème, etc.

11:56
Locuteur

Jean-Luc Pélenchon a parlé d'une troupe qui tabattent nos enfants

11:59
Invité

à propos de la police. Est-ce que vous avez vu le décalage

12:02
Locuteur

?

12:02
Invité

Est-ce que vous avez vu le décalage entre un lycéen de 16, 17, 18 ans, voire plus jeune, d'accord, qui absolument n'est pas protégé, et les policiers qui leur sont envoyés en face.

12:12
Locuteur

Moi,

12:12
Invité

je l

12:12
Locuteur

'ai

12:12
Invité

vu. Ça veut dire que

12:12
Locuteur

là, vous

12:13
Invité

jouez un

12:13
Présentateur

peu l

12:13
Invité

'apaisement avec les policiers aussi, après

12:15
Locuteur

ces

12:15
Présentateur

propos

12:15
Locuteur

de Jean-Luc Pélenchon ? Moi, je dis aux policiers

12:16
Invité

qu'ils arrêtent de jouer le mauvais rôle que le gouvernement leur donne depuis maintenant plusieurs années pour mettre fin au mouvement social, les gilets jaunes, au mouvement des retraites, là, au mouvement des jeunes, parce qu'en face d'eux, pour la plupart, c'est leur môme qu'ils ont en face. Voilà. Donc, je dis, je trouve que ce gouvernement a eu instrumentalisme, même la police, pour essayer de tenir, tout simplement parce qu'il a une politique qui ne fait qu'exacerber les revendications des jeunes qui sont légitimes. Voilà. Donc, écoutons leurs revendications d'abord. Et le 6 octobre, parce que vous nous dites, la plupart de la

12:47
Locuteur

classe politique... Prochaine mobilisation de la part.

12:49
Invité

Il n'y a que la droite. Monsieur Rotaillot qui demande notre interdiction, qui montre l'inquiétude que ce serait s'il, demain, il gouvernait. Mais tous les syndicats appellent le 6 octobre à manifester avec les organisations étudiantes. Et c'est la première fois depuis 1986. Donc,

13:03
Locuteur

vous appelez à

13:04
Présentateur

se rassembler ce jour-là,

13:06
Locuteur

au-delà de ce mouvement

13:07
Invité

lycéen.

13:08
Locuteur

Et en attendant, j'applique les

13:09
Invité

parents, les professeurs à être aux côtés de leurs lycéens, de leurs étudiants, de façon à ce que les choses se passent le plus pacifiquement possible, mais que le mouvement l'emporte.

13:19
Présentateur

Éric Coquerel, député France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Vous restez avec nous pour la suite de ce 8h30. On va évoquer les révélations de Mediapart autour de ces messages anti-sémites de Jordan Bardella.

13:35
Invité

Éric Coquerel, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis et président de la Commission des Finances. Vous êtes notre invité ce matin du 8h30 France Info. On va dans un instant évoquer avec vous les propositions sur le budget 2027 présentées hier par le gouvernement. Mais tout d'abord, cette dernière révélation de Mediapart dans l'affaire Jordan Bardella, le président du Rassemblement National. Hier soir, le site d'investigation a publié les preuves sur lesquelles se base son enquête des conversations privées sur Facebook dans lesquelles Jordan Bardella traite des propos antisémites. Il a réagi. Il conteste la fiabilité de cette enquête.

14:11
Locuteur

On

14:11
Invité

l

14:11
Locuteur

'écoute. Je

14:12
Invité

suis consterné par la légèreté de cette enquête. Mediapart n'a avancé absolument aucun argument. Donc nous en expliquerons devant la justice et je pense que Mediapart pourrait se renommer Mediaflop. Eric Coquerel, est-ce que vous vous êtes convaincu de l'authenticité des preuves apportées par Mediapart ? Écoutez, votre confrère Mediapart, en général, quand il lance des affaires, il a tous les éléments derrière pour valider ces informations. Voilà, c'est des journalistes

14:41
Locuteur

d

14:42
Invité

'investigation et on sait bien qu'en général, ils lancent une affaire.

14:47
Locuteur

Il

14:48
Invité

y

14:48
Locuteur

a

14:48
Invité

une riposte du mouvement ou de la personne qui est mise en cause et puis après, il y

14:55
Locuteur

a

14:55
Invité

les éléments qui sortent. Les éléments, moi, je les ai lus, ils sortent. Moi, je veux bien que M. Bardella dise Mediapart, mais

15:01
Locuteur

c

15:02
Invité

'est quand même mieux que de leur proposer de se mettre avec du Kevlar et un gilet par balle comme l'a fait Mme Le Pen. Mais les éléments sont quand même assez probants. C'est-à-dire que c'est des échanges où effectivement, M. Bardella fait preuve de tous les pires clichés antisémites qui existent, les plus rances, etc. Moi,

15:21
Locuteur

ce

15:21
Invité

que je crois, ce qui est intéressant, c'est le fait qu'il nie. Pourquoi

15:26
Locuteur

ça, c

15:27
Invité

'est particulièrement intéressant ? Ce

15:28
Locuteur

matin, Gérald

15:29
Invité

Darmanin dit qu'il ment et honte et ment. Oui. Pourquoi c'est intéressant ? Alors, au-delà du mensonge, mais c'est parce qu'il n'assume pas ça. Parce qu'il pourrait dire

15:37
Locuteur

que j

15:38
Invité

'étais jeune, j'ai commis des choses absolument insupportables.

15:41
Locuteur

Ce serait

15:42
Invité

audible, selon vous,

15:43
Locuteur

l'argument de l'erreur de jeunesse ? Ce

15:45
Invité

qui m'intéresse, c'est qu'il ne

15:46
Locuteur

le fait pas.

15:48
Invité

Pour

15:48
Locuteur

préciser,

15:48
Invité

Juste, Éric Coquerel, pour préciser, c

15:49
Locuteur

'est

15:49
Invité

des écrits. Il avait 17 ans

15:51
Locuteur

à l'époque, entre 17 et 19 ans. C'est-à-dire pourquoi

15:53
Invité

ce n

15:54
Locuteur

'est

15:54
Invité

pas des arguments. Mais lui,

15:56
Locuteur

il

15:56
Invité

pourrait tenter de faire ça parce qu'à mon avis, ça va sortir et ça va se faire confirmer. Il ne le fait pas. Pourquoi

16:00
Locuteur

?

16:01
Invité

Parce qu'en réalité, il ne veut pas révéler la nature même profonde

16:06
Locuteur

du

16:07
Invité

Front National et du Rassemblement National. Il rentre dans un mouvement où le fondateur de ce mouvement expliquait, je vous rappelle, que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire. On a peut-être tendance à l'oublier. Et il rentre dans ce mouvement à ce moment-là.

16:20
Locuteur

Que

16:21
Invité

croyez-vous que fasse un jeune qui rentre dans un mouvement qui est antisémite de manière évidente ? Vous croyez qu'il serait en décalage et que déjà, le Bardella jeune serait rentré dans un mouvement qu'on essaye aujourd'hui de banaliser ? Non. Ça indique en réalité la profonde nature du Rassemblement National. La seule différence avec l'époque, cette époque-là, c'est que, comme tout mouvement qui prône le racisme pour diviser, pour susciter l'un de l'autre, à certains moments dans l'histoire, ils changent leur racisme. Alors, le racisme dominant du Rassemblement National sous Jean-Marie Le Pen, c'était l'antisémitisme. Moi, je pense qu'il est toujours, il veille toujours. Et d

16:59
Locuteur

'ailleurs, M. Bardella, il vient que

17:00
Invité

l'essentiel, je ne

17:02
Locuteur

sais

17:02
Invité

plus, il y

17:02
Locuteur

a

17:02
Invité

un terme où il explique que dans ses écrits, en termes de communication, il faut faire

17:06
Locuteur

attention. La politique, c'est de la communication. Effectivement,

17:08
Invité

c'est davantage

17:09
Locuteur

les

17:09
Invité

musulmans, c'est davantage les noirs, les arabes, qu'ils pointent, on l'a toujours fait, mais ils le pointent davantage aujourd'hui. Mais c'est la même nature et c'est ça qui, dans

17:18
Locuteur

ce

17:19
Invité

cadre-là, leur pose problème. C

17:21
Locuteur

'est ça qui a été accueilli en Israël et ça pointe la

17:23
Invité

responsabilité, j'en sentais, parce que vous parlez de M. Darman, de tous ceux qui, depuis des années, banalisent leur Assemblée Nationale. Pourquoi ils le banalisent ? Parce qu'à droite, certains pensent qu'ils vont pouvoir gouverner avec lui, comme certains, dans les années 30, ont pu le faire avec l'extrême droite. Voilà la raison. Et tout ça est en train de se fracasser devant

17:42
Locuteur

ces révélations. Il ne savait pas

17:43
Invité

forcément les écrits qu'avait pu avoir Jordan Bardella dans sa jeunesse.

17:46
Locuteur

Pour

17:46
Invité

terminer

17:47
Locuteur

sur ce... Oui, sa jeunesse. Il

17:47
Invité

a 17 ans, il rentre dans un mouvement, d'accord ? Et il a, à l'époque, il est entièrement... Je vous rappelle que

17:53
Locuteur

M. Soral

17:53
Invité

est encore

17:54
Locuteur

à son nom. En amour, Éric Coquerel, car

17:55
Invité

il faut qu

17:55
Locuteur

'on

17:55
Invité

avance. Est-ce que vous estimez que ces révélations doivent avoir des conséquences, que Jordan Bardella doit démissionner de la tête du Rassemblement national ou qu'il ne peut plus aller à Matignon comme apparemment... Mais je n'ai pas de conseil à donner au Rassemblement national. Ce que je pense simplement, c'est que ça éclaire la nature profonde, toujours, du Rassemblement national et ça, les

18:16
Présentateur

Français doivent l'écouter. Éric Coquerel, je rappelle que vous présidez la commission des finances à l'Assemblée nationale. Le gouvernement a dévoilé sa copie hier pour le prochain budget. 43 milliards d'euros de nouvelles économies avec un déficit qui a atteint 3 600 milliards du jamais vu depuis 1946. Avant de parler de certaines mesures, est-ce que vous considérez qu'il faut bien faire un effort aujourd'hui pour réduire la dette

18:38
Locuteur

? Écoutez,

18:40
Invité

c'est l'effort le plus élevé que va demander un gouvernement à sa population

18:47
Locuteur

de

18:47
Invité

toute la Ve République. Nécessaire.

18:49
Locuteur

C

18:50
Invité

'est 43 millions d'euros. 43 milliards. 43 milliards, pardon. merci de la correction. 43 milliards d'euros sur les services publics, les ministères, 7 milliards sur les collectivités, 7 milliards sur la santé et les hôpitaux. Et je vais vous donner ma réponse. Je pense que par rapport à tous les objectifs que se gueule le gouvernement, puisqu'on est dans un mouvement lycéen, c'est un zéro pointé que mérite ce

19:11
Locuteur

budget.

19:11
Invité

Un zéro pointé. Pourquoi ? Parce

19:14
Locuteur

qu

19:14
Invité

'il cible les retraités

19:15
Locuteur

? Parce qu

19:16
Invité

'il gèle les prestations

19:17
Locuteur

familiales ? Parce que quelles sont aujourd

19:18
Invité

'hui les priorités des Français ? Première priorité, le pouvoir d'achat. C'est une catastrophe, ça fait deux ans maintenant que le pouvoir d'achat des Français baisse. Avant, il baissait au niveau des salariés, mais il augmentait tellement pour le patrimoine que ça équilibrait. Maintenant, c'est fini. D'accord ? Quelles sont les réponses ? Gèle des APL, primes d'activité, désindexation des retraites, fin de l'universalisation des APL, coupe sur l'allocation de rentrée scolaire, déremboursement des soins, etc. Autrement dit, non seulement il prend des mesures injustes, il y a des mesures fiscales ou des mesures de revenus qui touchent quasiment l'ensemble des Français.

19:52
Locuteur

Les cibles ne sont pas les bonnes. Mais

19:54
Invité

non, elles ne sont pas les bonnes. Pourquoi elles ne sont pas les bonnes ? Parce que non seulement, justement, ça laisse de côté tranquille, puisqu'il n'y

20:00
Locuteur

a

20:00
Invité

pas un euro d'augmentation, au contraire même, ça baisse sur les grandes entreprises. Ceux qui, depuis 2017, s'enrichissent éhontément et captent une trop grosse part de la richesse produite. Mais en plus de ça, figurez-vous, ce genre de mesures,

20:11
Locuteur

ça

20:12
Invité

a un effet récessif sur l'économie. Chacun le comprendra. C'est-à-dire que si vous avez un problème de pouvoir d'achat et de consommation intérieure sur lequel repose à 50% l'économie française et que vous prenez à ceux qui consomment, notamment les plus défavorisés, les retraités, etc., vous portez un mauvais coup sur l'économie.

20:29
Présentateur

Pourtant, le MEDEF n'est pas content non plus. Il estime que l'effort repose trop sur les entreprises avec 20 milliards d'euros de taxes.

20:34
Locuteur

Le

20:35
Invité

MEDEF est bien gentil, mais ce que je remarque, c'est que, par exemple, la taxe sur les grandes entreprises baisse par rapport

20:40
Locuteur

à l'an dernier. Mais est

20:41
Invité

maintenue alors que c'était une

20:42
Locuteur

taxe qui était censée être

20:43
Invité

exceptionnelle

20:44
Locuteur

et elle baisse en effet de 7,5 milliards à 5 milliards. Mais ce n'est pas ça qui s'illustre

20:46
Invité

le plus. Vous me permettrez de dire une deuxième chose quand même avant ? C'est que le deuxième problème des Français, c'est le logement.

20:54
Locuteur

Le

20:54
Invité

budget du logement baisse de 448 millions d'euros. Le troisième problème du Français, c'est le chômage. Le budget du ministère du Travail baisse de 2,5 milliards. Et quant à l'écologie, après l'année qu'on vient de vivre, il y a en tout et pour tout 60 milliards d'augmentation, 60 millions, pardon, 60 milliards, ça serait rêvé, d'augmentation du budget de l'écologie. Ce qui fait que c'est 80 fois mieux

21:16
Locuteur

que

21:17
Invité

ce que demandent la plupart des économistes responsables pour faire face à la question de

21:22
Locuteur

la

21:22
Invité

bureaucration écologique. Donc c'est un budget qui ne répond à aucune demande des Français et le pire, je vais venir à votre question, c'est qu'il va même se planter sur la question des déficits. C'est-à

21:32
Locuteur

-dire

21:32
Invité

qu'on a un gouvernement qui nous dit au nom des déficits,

21:34
Locuteur

il

21:34
Invité

faut faire tout ça. Ça peut être plusieurs années.

21:36
Locuteur

Et

21:36
Invité

qui

21:36
Locuteur

chaque année

21:37
Invité

voit les déficits

21:38
Locuteur

augmenter. Éric

21:38
Invité

Ocrel, c

21:38
Locuteur

'est

21:38
Invité

ce qu'il va vous dire le gouvernement. Il y a une pression aussi de la part des marchés. La France n'a jamais emprunté aussi chèrement sur les marchés

21:45
Locuteur

à l'extérieur à près de

21:46
Invité

5% et que donc il faut montrer une forme

21:49
Locuteur

de

21:49
Invité

rigueur, si

21:53
Locuteur

vous faites une

21:53
Invité

politique qui ne fait qu'accroître le problème, en quoi est-elle la solution

21:56
Locuteur

?

21:57
Invité

Vous savez que l'année dernière on a annoncé 4,9% de déficit. On va terminer à 5,4, 5,5.

22:03
Locuteur

5

22:03
Invité

,4%.

22:04
Locuteur

L'objectif du gouvernement est de le rabaisser à 5%. Donc si vous faites

22:06
Invité

une politique qui est l'inverse de ce que vous annoncez,

22:09
Locuteur

non

22:09
Invité

seulement elle est injuste, non seulement elle reproduit les inégalités, non seulement elle attaque le pouvoir d'achat, non seulement elle attaque les services publics, elle ne fait rien au niveau de l'écologie. Je l'ai dit tout à l'heure sur les collèges et lycées, économiques sont mauvais, sauf les dividendes qui explosent. Voilà, c'est à ça que se sert ce budget. Et en plus, encore une fois, il se plante même sur la question des déficits. On peut faire mieux. C'est ce que nous ferons dans un an.

22:35
Présentateur

Et on aura l'occasion d'y revenir largement lors des débats à l'Assemblée nationale. Merci beaucoup Eric Coquerel, député France Insoumise, d'avoir été avec nous. Merci Camille. A demain. L'info continue sur France Info.