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InterviewRADIO RCJ· 2 décembre 2012 31 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalTravail & emploiInstitutions & électionsSolidarités & famille

Jérôme Guedj

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Jérôme Gedge, vous êtes une des étoiles montantes du Parti socialiste. On va parler de Florange, de la crise interne à l'UMP et du vote de la France à l'ONU pour la Palestine. Commençons par ce dernier point.

  • 0:44OuverteRéponse directe

    La France a voté en faveur du statut d'observateur à l'ONU pour la Palestine. Est-ce que c'est logique tout cela ?

  • 7:14OuverteRéponse directe

    Les Palestiniens pourront porter plainte contre Israël devant la Cour pénale internationale avec ce nouveau statut. Est-ce que cela risque d'affaiblir les négociations de paix ?

  • 7:58OuverteRéponse directe

    Montebourg dit que la menace de nationalisation à Florange demeure. Est-ce qu'il n'est pas désavoué dans cette affaire ?

  • 14:56OuverteRéponse directe

    Notre-Dame-des-Landes : jusqu'où ça peut aller ? Peut-il y avoir un clash entre socialistes et Verts ?

  • 17:04OuverteRéponse directe

    La crise interne à l'UMP : crise personnelle ou idéologique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Jérôme GuedjFait
    « il y a une position constante à la fois de la France euh et aussi de la gauche euh pour la reconnaissance d'un État d'un État palestinien »
  • 2:09Jérôme GuedjFait
    « ne pas le faire aurait porter je dirais une une image négative sur la diplomatie française »
  • 3:38Jérôme GuedjFait
    « c'est un choix par défaut »
  • 4:21Jérôme GuedjFait
    « la seule conséquence juridico-pratique de ce statut à l'ONU c'est de pouvoir déférer Israël devant la Cour pénale internationale »
  • 10:46Jérôme GuedjFait
    « il y avait pas de financement par contribuable »
  • 11:29Jérôme GuedjFait
    « on était sur un outil au service de la politique industrielle »
  • 12:06Jérôme GuedjPromesse
    « la menace de la nationalisation temporaire subsiste si jamais les engagements ne sont pas tenus »
  • 14:56Jérôme GuedjFait
    « il y a une crise économique et sociale d'une brutalité et d'une violence absolue »
  • 17:47Jérôme GuedjFait
    « il y a aucune raison de se réjouir quand on est à gauche de ce qui se passe à l'UMP »
  • 27:31Jérôme GuedjFait
    « on est dans un système la 5e République qui peut donner la la tentation au contraire de devoir laisser l'exécutif décider seul »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Jérôme Gedge bonjour vous êtes un des nouveaux visages à l'Assemblée nationale vous faites partie de la gauche du Parti socialiste on va vous connaître un petit peu mieux ce ce matin mais vous êtes une des étoiles montantes du Parti socialiste vous avez été assistant de de Jean-Luc Mélanchon mais vous êtes resté au PS quand il a claqué la porte du parti on va parler de Florange ce matin naturellement on va parler de la crise interne à l'UMP et on va parler aussi du vote de la France à l'enu et on va commencer par là si vous voulez bien Jérôme Gedge la France a voté en faveur du statut d'observateur à l'ONU pour la

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pour la Palestine d'État observateur après avoir critiqué le vote à l'Unesco du président Sarkozi à l'époque est-ce que c'est logique tout cela c'est logique parce qu'il y a une position constante à la fois de la France euh et aussi de la gauche euh pour la reconnaissance d'un État d'un État palestinien euh et en même temps comme l'a d'ailleurs dit avec justesse Laurent fabus personne se satisfait totalement des conditions dans lesquelles cette reconnaissance intervient pour tous ceux qui sont des militants de longue date de l'existence de de deux états on voit bien qu'on est dans quelque chose de virtuel dans quelque chose de de frustrant au final et probablement

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d'inefficace et avec un vrai risque d'être contreproductif alors il y avait un engagement de François Hollande dans la campagne électorale vous savez les gens l'ont oublié mais c'était écrit noir sur blanc dans les 60 engagements de François Hollande j'agirai pour la reconnaissance internationale d'un État palestinien il s'avère que mmoud Abbas a fait le choix d'aller au bout de ce processus comme ça un petit peu de survie politique et de mise au crédit relativement faible de son action cette cette reconnaissance moi j'ai un sentiment très très mitigé c'est pas la reconna issence c'est pas l'existence d'un État palestinien tel qu'on pouvait l'espérer je pense même que ça va générer plus de difficultés que ça ne va permettre d'avancer dans le sens d'une

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paix juste et durable au Proche Orient mais d'une certaine manière et Laurent fabus nous l'a très justement expliqué à l'Assemblée nationale on le fait en étant conscient que c'est pas forcément la bonne solution mais ne pas le faire aurait porter je dirais une une image négative sur la diplomatie française donc on on est un peu accu c'est une reconnaissance contrainte je trouve voilà c'est ce que c'est ce que monsieur fabus a redit d'ailleurs mercredi soir dans un dîner de l'association de la Fondation pardon France Israël avec Nicole Gede mais on a pensé à un moment quand même que la France ferait comme un certain nombre de pays européens et et s'abstiendrait qu'est-ce qui a fait pencher la balance du côté du vote pour

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palestinien euh je je je pense que c'est l'idée de pouvoir conserver euh une capacité à peser sur la suite des opérations aussi contradictoire ou paradoxal en apparence que ça puisse apparaître une abstention de la France l'aurait mise à mon avis nous aurait mis dans la dans la situation des de ceux qui sur le fond doute même de la de la volonté réelle de l'existence de de de l'état de l'État palestinien et puis je vous dis il y avait une sorte de coup parti qu'il fallait d'une certaine manière mais mais franchement voilà c'est c'est c'est un moindre enfin c'est un choix par défaut et et d'ailleurs l'absence d'enthousiasme réelle sur la

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scène diplomatique et de suite immédiate confirme le fait que on est dans dans un coup d'épée dans l'eau et moi je regrette la manière dont dont dont les choses se sont faites vous parlez de coup d'épé dans l'eau monsieur Gadge justement maintenant les Palestiniens ils pourront porter plainte avec leur nouveau statut he contre Israël devant la europé de justice ça c'est et d'autres instan internation tout ça ça risque d'affaiblir encore les risques enfin dans tous les cas d'être un frein à d'éventuelles négociations de paix pour ça vous parliz c'est exactement ce à quoi je pensais en disant que ça ça ferme à terme plus de portes que c'est censé en en ouvrir si le seul la seule conséquence juridico-pratique de ce statut à l'ONU

4:21

c'est de pouvoir déférer Israël devant la Cour pénale internationale alors la belle affaire parce que voilà on va se retrouver à euh aller plus loin dans l'invective réciproque à un moment la marche vers vers la paix elle doit pouvoir permettre de ne pas se focaliser sur sur les Herms et sur les erreurs et sur les abus éventuels du passé ils ont été présents de part et d'autre donc vouloir uniquement mettre à son crédit et on a l'impression que c'est ce à quoi se raccroche Marmoud Abbas le fait de dire bah regardez voilà j'ai réussi à tenir tête à Israël où je suis là vraiment c'est ça va pas du tout dans le bon sens donc que ce soit ça que ce soit

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la réponse en sens inverse de dire on va fermer une partie de la S Jordanie enfin bon on est du coup dans une surenchère qui va pas dans le qui va pas dans le bon sens et qui au bout du bout ne profite qu'un seul acteur dans la région le Hamas parce que la fragilisation de de de de d'abouazen et la surenchère israélienne au bout du bout c'est le ramas qui tire les marrons du feu et et qui éloigne davantage la perspective d'une négociation le ramas c'est néanmoins associé à cette à cette démarche mais on vous sent on vous sent sptique quand même je suis sptique parce que parce que l'existence de l'État palestinien quand on voit la bien sûr la séparation géographique qui existe entre

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entre Gaza et et la s-jordanie on y reviendra pas mais la la la séparation de niveau de développement économique la séparation niveau politique il y a 3 ans jour pour jour quasiment j'étais à Gaza euh je suis allé avec une délégation du du conseil général de lesson euh et on était d'ailleurs les premiers Français à rentré dans dans Gaza une semaine auparavant les Israéliens avaient interdit l'accès à à Bernard Kouchner à l'époque ministre des Affaires des Affaires étrangères moi j Allis pour deux choses on rencontrait une opération humanitaire qu'on soutient dans Gaza puis dans le même temps je rencontrais les les le comité de soutien des Agila Chalit à l'époque et et et moi j'ai j'ai mesuré je dirais

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le le le le la NAS à Gaza c'est l'idée de de d'entretenir cette cette logique obscurantiste et et et le la contradiction avec une partie de la société civile gazaou qui elle a été disponible pour faire du ni fata ni ni Hamas mais qui avait besoin pour ça que les taux soient desserrés or il y a cet enfermement au sens politique du terme et cette dépendance au Hamas qu'on laisse au gré des crises successives prendre le prendre le pas sur la société Gazaoui donc tout ce qui doit pouvoir desserer blocus et relation

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économique relation universitaire relation humaines euh doit doit être recherché et j'ai plutôt l'impression que au contraire on a deux palestines d'une certaine manière qui se construisent l'une contre l'autre voilà alors on va revenir Jérôme gadjala à la France parce qu'il se passe beaucoup de choses à commencer par l'affaire de Florange avec un plan conservatoire et ce matin Montebourg dit que la mena de nationalisation demeure est-ce que est-ce que Montebourg n'est pas quand même désavoué dans cette affaire je vais vous poser une question qu'est-ce que vous auriez dit quels auraient été les commentaires si vendredi soir on avait eu

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euh bien sûr pas de nationalisation mais le plan social maintenu c'est-à-dire mital qui dit ben non écoutez voilà il se passe rien moi tel que ce que j'avais prévu continue à savoir 629 licenciements la fermeture définitive qu'il faut poser la question c'est c'est aux sououvriers qui visiblement ne sont pas satisfaitord la question portait sur le désaveux d'ardondbourg je veux moi justement d'abord me placer du point de vue des salariés des ouvriers des syndicalistes d'Arcelor mital bien sû ils ont un sentiment de frustration qui est réel je vais y revenir dans un instant mais l'objectif était quand même de sauvegarder l'emploi sur le site sur le site de de Florange c'est le cas et le ce qui pose problème c'est les conditions dans lesquelles l'emploi va être maintenu parce que la parole de

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mital est totalement discréditée il a fait un bras d'honneur à la France depuis plusieurs années il avait promis en 2008 330 millions d'euros d'investissement en contrepartie de la fermeture de Gandrange il ne les a pas fait on est donc légitime aujourd'hui à s'interroger sur la solidité la crédibilité de la Paro parole de quelqu'un qui nous dit je maintiens le site je vais faire 180 million d'euros dans les 5 années dans les 5 années qui viennent donc moi c'est ça qui me pose problème aujourd'hui de savoir est-ce que il va réellement honorer sa parole et on me dit et j'entends arnaau montebour hier avec force qui dit la menace de la nationalisation temporaire subsiste si jamais les engagements ne sont pas tenus et moi ça me va parce que ça veut dire qu'on crée du rapport de

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force avec une forme d'arrogance du monde de l'argent qui se préoccupe peu de la situation de l'emploi ou des filière industrielle dans le pays qui cherche plutôt à sauvegarder ce qu'elle peut ce qu'elle peut sauvegarder donc le sentiment est mitigé Montebourg pour moi est pas désavoué il a réussi en quelques jours à mettre sur la table un outil la nationalisation temporaire le contrôle public provisoire dont très peu considérit qu'il était pertinent moi avec mes amis GAE du parti on a parlé ça vous convient ça vous convient à vous vous dites ça me va ce que la dernière proposition de Monsieur monbour la nationalisation ça a pas l'air d'aller du tout au président Hollande ou au Premier ministre Jean-Marc Kud Holland

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le président Holland s'était rendu sur le site à Florange il avait dit aux ouvriers il avait promis aux ouvriers on va trouver une solution aujourd'hui les haut fourneaux vont fermer de toute façon et comme vous le dites c'est bien on ne sait pas si mitthal va tenir sa promesse ou non sachant qu'à Gandrange déjà il ne l'avait pas promis alors est-ce que c'est pas tout simplement peut-être l'échec du président et du Premier ministre vous allez me dire j'ai bien j'ai bien entendu les emplois demeurent encore que il va y avoir des des voloni non mais c'est pour ça attendez je je je saute pas sur la table d'enthousiasme politiquement et pratiquement j'aurais préféré qu'on mette en œuvre pour la première fois l'outil de la nationalisation temporaire parce que il il avait ça avait une vertu

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d'exemplarité c'était la preuve ce que je disais à l'instant que c'est pas ringard il y a quelques semaines ou quelques mois vous on avait un dans la nationalisation est-ce que c'est pas faire payer par le contribuable mais en l'espèce il y avait pas de financement par contribuable une des possibilités envisagé c'était de céder je crois 1 % du capital Dormand de GDF Suez ça aurait pas été dramatique et puis surtout on est sur quelque chose de transitoire l'État avait pas vocation à devenir cidérurgiste on était dans l'accompagnement d'une reprise par un repreneur et on faisait la jointure en posant des conditions en posant des garanties il y avait rien on était pas sur une nationalisation vous savez ni punitive ni à à viser politique comme celle qu'on a connu au à la libération

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ou en 1980 on était sur un outil au service de la politique industrielle et moi c'est ça qui m'intéresse je vous le disais à l'instant moi au PS avec mes amis ça fait des années qu'on parle de ça et on nous regardait un peu de ha en disant mais vous n'y pensez pas nationalisation temporaire voilà et là en quelques jours et moi je suis extrêmement reconnaissant à Arnaud mondbourg il a mis sur la table cet outil et personne ne l'a désavoué personne n'a dit jamais de nationalisation temporaire d'après ce qu'il nous a dit hier soir sur TF1 y compris le président de la République a considéré que c'était une des palettes possible aujourd'hui dans la politique industrielle et quand il nous dit si jamais mital ne tient pas ses engagements alors on pourra ressortir

12:06

cette arme dissuasive c'est le terme qu'il a utilisé écoutez moi ça me va bien mais chich continuons à d'autres endroits éventuellement avec la nationalisation temporaire ou avec d'autres outils du rapport de force j'ai lu le communiqué de Jean-Marc herud hier et moi j'ai vu ce mot et ça me plaît beaucoup il a dit merci à en gros arnaau monondtebourg parce qu'il a créé un rapport de force favorable à l'obtention de l'accord la politique c'est c'est du rapport de force et moi je suis très content que la gauche découvre ou redécouvre que face aux forces conservatrices face au capital financier transnational de temps en temps on peut faire du rapport de force et l'État n'est pas que dans l'incantation on a la menace de la nationalisation j'aimerais bien d'ailleurs qu' on entende ça aussi

12:48

par exemple quand on va mettre en place le Crédit Impôt compétitivité ou qu'on fasse pas un chèque de 20 milliard avantti avantti à 22h Matignon publie un communiqué pour dire il n'y a jamais eu de repreneur potentiel alors que Monsieur monbour l'avait dit lui devant l'Assemblée c'est un petit peu le désavoué quand même par que vous dites très optimiste parce que c'est qu Mme très dur pour AR mon je trouve que là c'est un peu sévère en effet pour pour Arnaud parce que j'étais dans l'hémicycle quand il a évoqué le repreneur le patriote prêt à mettre 400 millions d'euros sur la reprise niste attendez vous avez entendu comme moi hier Arna Montebourg indiqué qu'il serait reçu à matigon ou à l'élyée c'est donc bien qu'il existe existe bah alors il y a du cafouillage alors

13:30

matigon nous dit qu'il n'existe pas vous dites maintenant qu'il va être reçu ENF Arbour dit qu'il va être reçu ne comprend rien je suis d'accord avec vous sur le fait que la la cohérence doit être une exigence de chaque de chaque instant en même temps je trouve qu'on peut être aussi dans un dans un jeu de rôle dans un exercice qui consistait à avoir Arnaud mtebourg jouant le mauvais flic comme on dit dans les séries policières celui qui menace celui qui crée le rapport de force et puis un autre derrière le Premier ministre ou le président de la République qui permettent de trouver l'issue favorable encore une fois le fait d'avoir agité la la menace de la nationalisation temporaire ça a permis d'obtenir ce résultat pour autant je veux pas que

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l'outil soit discrédité aDVITAM et ternam moi je suis un fiefé optimiste donc je me dis que je retiens le fait que l'outil a été a fait une irruption massive dans le débat public à tel point qu'on a y compris des acteurs à droite au N du patriotisme économique qui ont dit pourquoi pas quand j'entends HRY gu qui dit pourquoi pas la nationalisation temporaire quand j'entends Jean-Louis borlau quand j'entends va vous réconcilier avec on se souvient étiez disputé avec lui pas de problème avec on a eu un accrochage y a quelques mois dans la campagne électorale mais mais par contre je converge souvent avec lui dans l'intérêt supérieur de la nation et vraiment je vous dis quand on a une une union sacrée qui va de Mélanchon à Guo je me dis on est sur la bonne voie alors

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l'union sacrée en tous les cas elle n'existe pas not Notre-Dame des Landes c'est le loins qu'on puisse dire ça se passe pas bien non plus on a le premier ministre Jean-Marc herud qui tient visiblement beaucoup à cet aéroport les associations de rivins et les Verts n'en veulent pas on manifeste alors jusqu'où ça peut aller est-ce qu'il peut y avoir un clash entre socialiste et vert ce qui pourrait avoir des répercussions jusqu'au gouvernement d'ailleurs euh écoutez on est euh vous parlez de cohérence on est dans un moment où il y a une instance ou une réouverture du dialogue ça fait jamais de mal parce que quand on en arrive à des situations euh d'affrontement physique sur un site y compris avec des gens qui sont peut-être assez éloignés de revendication initial je

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pense qu'il faut il faut temporiser rien ne serait pire que d'avoir des blessés ou pire sur le site de Notre-Dame de Notre-Dame des lande en même temps moi je fais partie de ceux qui considèrent que on est dans un état de droit et là il y a pas une décision illégale il y a une décision politique validé localement depuis de nombreuses années et avec des procédures judiciaires je dire c'est pas un fait du prince c'est pas un caprice du Premier ministre au moins 20 ans que c'est et le projet et et à à épuisé tous les recours judiciaires donc à un moment quand on est dans un état de droit on peut pas considérer que de manière comme ça spontanée on peut remettre en question et vous parliez de l'accord avec les

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vers c'était un point de désaccord acté dans l'accord politique conclu il y a tout juste un an avant les élections législatives donc on a jamais dit que c'était un une condition de rupture éventuelle après chacun prendra ses responsabilités en allant au gouvernement les ministre concernés Cécile Duflot et Pascal campfin Savit pertinemment que le gouvernement avait pour intention les choses avait été dit très clairement d'aller au terme du processus de création de cet aéroport et surtout de tout l'enjeu de développement économique de création d'emplois et de d'aménagement du territoire qui qui est lié donc voilà je je je voudrais pas qu'on mesure la solidité de l'union de la gauche à laquelle je suis très attaché à ce dossier qui est un dossier

17:04

important euh mais que je mets je dirais dans la balance de sujets à l'échelle du pays qui devrait pas je dirais être occulté par ce sujet-là alors Jérôme Gedge vous parliez tout à l'heure de filleton policier un autre feuilleton que que nous suivons depuis maintenant 2 semaines avec des ce qu'on appelle dans les romans des des climax tous les tous les dimanches soirs euh c'est le cas ce soir d'ailleurs et dans cette affaire de crise interne à l'UMP quel est votre sentiment c'est une crise personnelle entre deux hommes ou c'est une crise idéologique politique et cetera je je vais vous dire comme comme beaucoup moi je crois qu'il y a aucune raison de se réjouir quand on est à

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gauche de ce qui se passe à l'UMP parce que ce n'est un symptôme le premier symptôme du fait que il y a toujours une crise politique qui découle de la crise économique et sociale il s'avère que cette crise politique elle rattrape en premier l'UMP parce que c'est elle qui a été fragilisée par la défaite à l'élection présidentielle mais il y a aucune raison de penser qu'elle pourrait épargner la gauche je m'explique il y a une crise économique et sociale d'une brutalité et d'une violence absolue la conséquence politique c'est la tentation du rabougrissement du repli sur soi de la stigmatisation en l'occurrence de la désignation de l'assist de l'étranger de l'immigré de l'autre c'est la raison pour laquelle le Front National s'est retrouvé d'une certaine manière au cœur

18:26

de la campagne de l'élection Pr présidentielle ou en tous les cas dans l'entre de Tours où l'UMP à ce moment-là a fait céder les Diges c'est le le le caractère assumé du braconnage sur les TER du Front national par Nicolas Sarkozi dans l'entre deux tour de l'élection présidentielle c'est donc que en conséquence de la crise économique et sociale le débat est venu sur le champ politique il y a pas de raison pour que ça nous épargne si la gauche échoue aux responsabilités au gouvernement alors on aura une surenchère soit une surenchère à gauche soit une surenchère de type qu'il s'en aillent tous vous voyez à qui je fais référence qui posera problème donc ça ça nous ça oblige la gauche aussi ce qui se passe à l'UMP il faut pas le regarder avec dédain ou avec

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facilité en se disant mais pendant ce temps on peut faire ce qu'on veut et cetera faut juste se dire que ça rend encore plus urgent la réussite de l'action gouvernementale parce que sinon on est en effet dans un dans dans un éclatement de la sphère politique et dans ces moments-là encore une fois il y a un risque de déstabilisation majeure donc moi j'ai j'ai j'ai rien qui me réjouis dans ce qui se passe parce que c'est le triomphe de ce que du pain au chocolat ou du racisme mantiblanc bref de toutes ces cette ambiance de repli sur soi et et et de course à l'échalote derrière tout ce qui peut ressembler à l'abandon du projet collectif au nom de la défense de voilà de de de ce qui fait l'inquiétude ou ce qui fait la peur quoi alors vous voulez pas vous emmêler en

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tous les cas pas oui ne pas ne pas condamner parce que parce que il faut pas crier au loup parce que ça pourrait vous arriver mais quand même vous avez bien une petite idée dites-nous est-ce que vous pensez qu'on devrait revoter à l'UMP euh je pour le pour mon feuilleton du dimanche soir et pour revoir les gens s'écharper sur BFM ou sur iTélé chaque dimanche soir je ris tanté dire oui qu'il revote euh mais mais en même temps j'ai j'ai je crains fortement que tout cela ne ne mettre une pièce dans la machine que je viens de décrire à savoir euh un sentiment de de de de de de ridicule et de et d'ambiance pathétique qui donnera plutôt du crédit euh à Le Pen moi il y a autre chose que je

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retiens dans la séquence c'est la le le le le la faiblesse de la parole de Nicolas Sarkozi c'estàd que il était censé s'occuper à un moment et essayer de faire une mission de conciliation échec total lui auquel certains voulaient attribuer le Prix Nobel de la paix pour son action en geéorgie et en Libye il a pas réussi à réconcilier Copé et Fillon c'est quand même bien la confirmation du fait à rebour reour de ce qu'on dit qu'il est démonétisé d'une certain démonétisé mais vous savez qu'il est membre du Conseil constitutionnel et en tant que membre du Conseil constitutionnel il n'a pas le droit de s'exprimer publiquement alors ce qu'on dit lui c'est simplement des parole rapporté peut qu' fasse un choix alors attendez soit c'est son salaire au Conseil constitutionnel qui est

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important soit c'est de peser sur la vie duump il peut faire comme comme giscar à une époque hein giscar quand il a continué à faire de la politique il s'est mis en retrait du Conseil constitutionnel si Nicolas Sarkozi veut peser sur les affaires de l'UMP et conséquemment les affaires de la droite et du pays et ben il en a la la pleine latitude j'ai plutôt l'impression que même dans ses interventions en off il a pas été capable de peser sur les deux sur les deux inter FO vous soyez patient puisquils ont il a fixé une sorte d'ultimatum à mardi vous savez hein sinon il dirait publiquement hein c'est dans toutous les cas qu'on nous a rapporté il dirait publiquement que tous deux Copé Jean-François Copé et François Fillon sont disqualifiés pour 2017 parce

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que tout le monde sait que derrière tout ça c'est 2017 qui sa qui va être candid à la présidence de la rép C manière c'est aussi la manifestation de la disqualification de Nicolas Sarkozi je trouve en tous les cas sur l'appareil UMP peut-être pas auprès des militants mais sur l'appareil assurément mais Jérôme GCH c'est quand même un cas de figure un peu inédit sous cette forme et qui peut se se représenter un jour chez vous où deux candidats sont très proches comme ça où le le résultat est serré mais pas à ce point mais qu'est-ce que vous feriez à ce moment-là si ça se présentait est-ce qu'il faut revoter référendum d'homme recomter je ne sais pas quelle est votre solution moi je pense à un moment qu'il y a un principe

22:35

de responsabilité vous dites qu'on a pas connu ça les parallèles valent ce qui valent mais en novembre 2008 au moment du vote pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste ça s'est joué à quelques dizaines de voix il y a eu un moment des véités de dire on va saisir la justice à un moment l'intérêt supérieur du du parti a pris le dessus en responsabilité que ce soit de la part de segolan Royal de Martin Aubri ou des autres responsable du parti et on a réussi à on a réussi à atterrir alors bien sûr les conditions étaient pas les mêmes le poids de s Goolen royal dans l'appareil du parti était pas tout à fait le même que mais mais on avait des des votes qui que vous voulez dire c'est que actuellement Fillon et Copé n'ont pas le sens de l'intérêt général moi je

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considère que pas du tout et quand je parle avec des militant vous les mettez tous les deux dans le même sa écoutez en tous les cas ils ont une une responsabilité partagée parce qu'ils sont les responsables de cette de cette surenchère donc à un moment le panache aurait consister pour l'un je pense notamment à François Fillon à dire très bien que je l'ai parce que moi je considère que Jean-François Copé a fait une sorte de faute politique avec cette espèce de de bravache à s'autoproclamer tous les toutes les 8h ou toutes les 12h patron de de l'UMP le le le le panache aurait pu consister du côté de François Fillon à dire bah très bien je laisse s'enferrer dans son dans son précarré et puis je vais dépasser le parti et m'adresser directement euh dans la la

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préparation de la primaire à venir euh ce qui vous savez les primaires citoyennes ça réserve toujours ça peut réserver des surprises euh on avait connu ça nous en eff fait avec Segolen royal en en en 2006 euh donc moi je je encore une fois c'est plus en discutant avec des militants très dépités et c'est un 12 euphémisme de de l'UMP que que j'en arrive à la conclusion que le le fait de revoter de faire un référendum sur le référendum pour savoir bon tout ça euh c'est un peu compliqué en gros c'est un vote pour le vote mais je crois qu'on va dépasser à l'UMP ce ce genre de de de parenthèses on va aller beaucoup plus loin enfin si j'ai bien compris ce qui allait se passer ah ben moi j'ai si vous avez compris expliquez-moi parce que j'ai

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j'ai encore j'ai encore j'ai encore beaucoup attendre ce que va dire ce soir Jean-François Copé déjà puisqu'il va à Nancy bon enfin vous disiez donc à gauche on a pas intérêt à se réjouir de tout ça certes mais en attendant ça fait quand même un petit peu le bonheur du gouvernement parce que pendant que l'UMP se déchire bah la personne vous bosssez surtout il y a des erreurs quand même qui sont commises enfin des quoi qu'on peut dire quand même et puis et puis bah rien il y a personne pour critiquer ou alors si on critique comme Jean-François Copé ou François Fillon c'est pas audible c'est pas audible parce que et pourtant il ils envoient beaucoup de communiqués en ce moment pour critiquer telle ou telle action que ce soit Florange que ce soit Notre-Dame des Landes que ce soit je je

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je sais plus quoi encore de toute façon ils sont pas audibles oui mais c'est c'est c'est bien pour le gouvernement tout ça bon d'abord c'est jamais l'idéal quand l'opposition républicaine ne remplit pas sa fonction en même temps la manière dont ils l'ont fait dans la période qui précédait enfin je on freisit là aussi le ridicule le la baston Copé Fillon se traduisit par une surenchère permanente sur tous les débats parlementaires et on les voyait dans une sorte de de de course à l'échalote de surenchère entre entre l'un entre l'un et l'autre le problème principal c'est qu'ils savent plus où ils habitent sur le fond idéologique et c'est ça qui pose plus plus problèm et certes alors eux vous dites ils ne savent plus où ils habitent mais du côté du gouvernement par exemple je prends

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l'histoire du mariage gay on n' pas très bien compris comme pour reprendre votre expression un petit peu triviale on sait pas très bien où ils habitent eux non plus sur la question du mariage gay le Président nous dit euh je suis pour le mariage pour tous puisque ça s'appelle comme ça puisque vous dites que ça s'appelle comme ça le mariage pour tous et puis après bon ben devant les maires il dit euh les les les maires qui ne voudront pas les célébrer bah ils n'auront qu'à pas le célébrer ils n'uront qu' donné ça leur adjoint après il dit bah non j'ai pas du tout dit ça on n comprend plus rien mais ils sont quand même tranquilles puisque pendant ce tempslà on se déchire à droite alors d'abord sur cette impression de quak ou de de cacophonie euh on est la gauche nous c'est pas le

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caporalisme le doigt sur la couture du pantalon le la parole du chef et tout le monde qui s'écrase derrière il y a du débat moi je trouve ça plutôt rafraîchissant je souhaite d'ailleurs que le débat puisse puisse aller plus loin parce que on est dans un système la 5e République qui peut donner la la tentation au contraire de devoir laisser l'exécutif décider seul moi je suis pour que le groupe parlementaire et les partis politiques en l'occurrence le Parti socialiste joue pleinement leur rôle d'aiguillon d'amendement d'alerte et cetera donc moi je trouve plutôt sain parce que on peut pas avoir raison tout seul même quand on est le président de la République ou même quand on est le patron du gouver ement il faut pouvoir tenir compte de ce que de ce que disent

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les députés du groupe majoritaire de ce que dit le parti le parti politique sur la question du mariage pour tous les choses sont claires il y a un engagement très clair pendant la campagne présidentielle et après il y a un petit peu de discussion sur est-ce qu'on va plus loin moi je pense notamment la procréation médicalement assistée il va y avoir un beau débat à l'Assemblée nationale ou à l'intérieur du groupe socialiste pour savoir attendez attendez sur l'affaire du mariage G bon il y a eu effectivement le quak sur la la liberté de conscience il est revenu dessus tout d'un coup il y avait plus de liberté de conscience vous avez reçu un peu à la hussard à l'Assemblée nationale les représentants des trois des trois religions est-ce que tout de même vous

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acceptez l'idée avant d'aller plus loin que c'est un problème de fond c'est un problème de société qui qui nécessite un un vrai débat de fond et et pas d'être expédié à laavavite comme vous comme comme comme vous avez la tentation de le faire bah écoutez l'expédie à la va vite aurait consisté à soumettre le le la le projet de loi en juillet dernier à peine à peine après être être arrivé le débat il a lieu enfin qu'est-ce que vous voulez de plus il y avait une élection présidentielle il y a un travail parlementaire on va faire quoi on va faire des assises dans chaque ville de France pour savoir est-ce que quand François mitteran a décidé d'abolir la peine de mort il avait pris cet engagement devant les Français pendant la présidentielle on n pas débattu pendant des semaines et des

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on peut pas de attendez c'est une décision qui qui qui qui fait bouger le rapport la manière de concevoir la vie en société donc encore une fois qui de la discussion avec les formations politiques savez moi je fais les auditions sur le mariage pour tous ça me fait quand même doucement rigoler quand la droite dit il faut qu'il y a un grand débat ils viennent pas dans ces auditions il sont 1 2 3 comme ça faut mais enfin quand ils sont venus vous les recevez en 3 minutes chacun c'est c'est un peu mais le débat il a eu ça c'est ce que je dis mais mais alors qu'est-ce que je vous prends l'exemple enfin la question inverse qu'est-ce que vous voudriez qu'on fasse quoi qu'on fasse des états généraux de la famille en France qu'est-ce qui va se passer de différent le lieu du débat en démocratie

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c'est l'Assemblée nationale et le débat le texte a été repoussé il va être déposé débattu dans au mois de janvier à l'Assemblée nationale et le débat le débat va avoir lieu en tous les cas je je je je trouve que là c'est la tentation pour la droite et pour certaines formes qui sont hostiles au changement mais c'est c'est ça peut se comprendre de de se focaliser sur la forme alors que elles ont plus grand chose à dire sur le fond parce que les oppositions elles sont connu nous on veut mettre en cohérence l'état du droit avec une pratique il y a des familles homoparentales qui existent dans ce pays et il faut permettre dans l'intérêt de l'enfant précisément que les parents puissent pleinement exercer cette responsabilité ce qui est pas le cas aujourd'hui Jérôme

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Gedge député P de lesson président du conseil général de lesson merci d'avoir été invité du Grand entretien ce matin