Epstein : qui veut bloquer la commission d'enquête ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. Cette semaine, il y a quatre sujets dont j'ai envie de vous parler, même si vous allez voir qu'il y en a deux qui se rejoignent. Alors, le premier sujet, c'est la décision du ministère de l'intérieur d'estampiller la France insoumise d'extrême gauche pour faire peur à tout le monde. Donc, je vais revenir un petit peu là-dessus. Le deuxième sujet et c'est celui qui rejoint le troisème, c'est la fake news contre Francesca Albanisé, rapporteur de l'ONU. Et certains ont fait circuler l'idée qu'elle aurait dit qu'Israël était l'ennemi commun de l'humanité. Le troisème sujet dont je vais vous parler, c'est de ce qui est arrivé à mon camarade Sébastien de Logu qui s'est retrouvé accusé de trafic de stupéfiant
ou de lien avec le trafic de stupéfiant alors qu'en réalité, il avait simplement contacté quelqu'un qui lui livrait des meubles. Je le dis un peu en souriant mais ces deux informations se rejoignent parce que on est entré dans l'air de la postvérité et du moment où on peut raconter n'importe quoi et que ça passe quand même dans notre pays. Et enfin, le 4e sujet dont je veux vous parler, c'est de vous donner quelques nouvelles de la commission d'enquête. sur l'affaire Epstein, en tout cas de ce qu'on essaie de faire pour pouvoir lancer cette commission d'enquête. Voilà mes quatre thèmes de la semaine. Je vous invite à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir les notifications. Et je commence donc avec mon premier thème, la
décision de monsieur Nounz, d'estampiller la France insoumise, mouvement politique d'extrême gauche dans les prochaines élections municipales. Alors, d'abord, pourquoi monsieur Nouè fait-il cela ? Il fait cela pour aider l'extrême droite. Et oui, car si vous dites que il y a un parti d'extrême gauche dans les élections, vous allez pouvoir faciliter le fait de faire des alliances soit entre les Macronistes et la droite, soit entre la droite et l'extrême droite pour faire barrage à l'extrême gauche. Vous imaginez le danger, le partage de la richesse, plus de démocratie, des politiques écolo dans les villes, la cantine gratuite. Enfin vraiment, il faut faire barrage à la France insoumise. Vous avez bien compris pourquoi. C'est parce que nous allons
mettre en cause les intérêts des puissants, y compris dans les communes et que nous allons faire la politique utile pour le peuple. Et ça bien ça ne plaît pas trop à monsieur Nouise, le ministre de l'intérieur. Alors qu'est-ce qu'il a dit pour justifier le fait que la France insoumise serait un mouvement d'extrême gauche ? Le premier élément qu'il dit c'est bon la France insoumise c'est pas vraiment un mouvement républicain parce qu'il dépose des motions de censure contre le gouvernement. Pardon ? Mais en fait quand on est dans l'opposition, qu'on n'est pas d'accord avec le gouvernement, que le gouvernement fait passer ses budgets par 493 et que la seule manière d'empêcher le passage du budget, c'est de faire des motions de censure. Bah oui, pardon, on est des opposants
politiques, donc on s'oppose et on fait des motions de censure. La deuxième chose que dit monsieur Nunz, c'est que nous serions un un mouvement pas républicain, en tout cas d'extrême gauche, parce que on refuse d'aller discuter avec le gouvernement quand il y a des demandes du gouvernement d'avoir des rencontres. Déjà, c'est pas vrai. C'est-à-dire que il y a des fois sur certains sujets où on va tout à fait discuter avec le gouvernement. En tout cas, on va donner notre point de vue au gouvernement. Nous, ça nous est arrivé par exemple avec Hugo Bernalicis d'aller voir monsieur Darmanin avec lequel j'ai aucun point d'accord pour lui parler de ce qu'on pensait de sa loi sur le narcotrafic pour lui en dire du mal pour lui dire toutes les choses qu'il avait pas prévu dans sa loi notamment la
sécurité des personnels pénitentiaires dans ces fameuses super prisons pour les les narcotrafiquants. Il y avait c'est une partie qui à mon avis est totalement absente de de ce qu'ils ont pensé mais enfin bon ça arrive qu'on aille discuté avec eux. Mais oui, c'est vrai. Des fois on trouve que ça sert à rien et on trouve que c'est purement de la communication du gouvernement et on n pas envie de faire la com du gouvernement. Mais on a le droit, c'est notre choix d'opposant politique d'utiliser ce moyen-là, ne pas discuter pour s'opposer politiquement. Oui, ça fait partie des choses euh qu'on a le droit de faire dans une démocratie normalement que de refuser les invitations du gouvernement, surtout quand ce gouvernement n'a pas la confiance de l'Assemblée nationale,
puisque je rappelle que ce gouvernement n'a jamais demandé la confiance de l'Assemblée nationale et qu'il est donc illégitime. On a le droit de ne pas vouloir discuter avec des gens qu'on considère comme illégitimes politiquement. Troisième chose que nous dit monsieur Lunet, c'est parce queon aimerait pas la police et qu'on dit que la police tue, bah pardon, mais c'est une opinion politique, on a le droit de la défendre. Par ailleurs, c'est pas qu'une opinion politique, c'est vérifié euh matériellement, malheureusement, que la police tue des gens. Et c'est arrivé euh ça arrive plus d'une dizaine de fois chaque année. C'est bien le problème puisque dans d'autres pays, ça n'est pas le cas. Et puisque avant notamment le vote de la loi Casneuve en 2017 et bien
ça n'était pas le cas non plus. En tout cas, il y en avait beaucoup moins des personnes qui se faisaient tuer par la police. Donc en gros, ce qu'on nous reproche, c'est d'avoir des opinions politiques. Et puis j'ai oubliais le dernier point. Ils nous disent qu'on est d'extrême gauche parce que on refuserait le jeu des institutions. Pardon, mais nous on a toujours dit qu'on voulait faire une révolution citoyenne. C'est-à-dire on s'inscrit, on participe aux élections, même on fait des appels à s'inscrire sur les listes électorales et à participer aux élections. Vous imaginez si ça c'est une mise en cause des institutions que d'appeler les gens à s'inscrire et à voter. Mais voilà les arguments qui nous ont été opposés. par monsieur Noèz pour dire que nous serions
d'extrême gauche. Alors, il va leur arriver un truc déplorable, c'est qu'ils vont se rendre compte que d'un seul coup, l'extrême gauche va passer de 1,5 % à je sais pas combien 20 ou 25 % dans les prochaines élections municipales. Je le dis de manière plaisante, mais vous voyez bien à quoi ça sert. Ça sert à nous stigmatiser, ça sert à jeter l'eau propre sur la France insoumise. Ils le font pas assez apparemment sur leurs médias d'extrême droite, mais non, il fallait en rajouter une couche. Donc évidemment, nous nous contestons cette appellation. Par ailleurs, il y a une extrême gauche dans notre pays et elle a tout à fait le droit d'exister. Elle est tout à fait légitime. Elle considère les élections comme un moyen de porter des sujets et pas forcément comme un moyen
de gagner et de renverser la table. Bah sur ce point-là, on a un désaccord avec une partie de nos camarades d'extrême gauche, mais voilà, il y a une extrême gauche dans ce pays. J'ai vu qu'on s'était fait engueuler par Nathalie Arto alors qu'on avait rien demandé sur le thème non, la France insoumise est pas d'extrême gauche parce qu'elle veut pas renverser le capitalisme. Ben, faudrait en discuter parce que faudrait qu'elle regarde un petit peu mieux notre programme à mon avis, mais enfin bon, c'est une autre histoire. Mais vous voyez que il y a une extrême gauche dans notre pays. Ça n'est pas nous. Ça ne correspond pas à ce qu'on est nous. On est une gauche radicale, on est une gauche, si vous regardez dans l'histoire, on est même une gauche par rapport à quand le Parti socialiste se
disait révolutionnaire. Euh bah ma fois, on est devenu plus tranquille, voyez-vous. Bon, on n' pas cédé sur le partage de la richesse contrairement au socialistes actuel. Maintenant, s'il y avait une vraie question, c'est est-ce que le Parti socialiste est toujours de gauche vu que lui il n'a pas voté la censure du gouvernement sur le budget et que du coup il y a un décalage vers la droite d'une partie du champ politique. Mais c'est pas parce que tous les autres sont en train de partir vers la droite que depuis leur point de vue, on est censé être d'extrême gauche parce qu'on est plus loin d'eux. C'est eux qui ont bougé, c'est pas nous. Donc voilà. Bon, je vous le dis ça de manière plaisante mais franchement c'est une onde sur le plan des institutions puis de l'usage
que font les macronismes des institutions de notre pays. Mais bon, quand on arrivera au pouvoir, on règlera ce problème- làà en rétablissant des logiques républicaines et démocratiques. Le deuxième sujet dont je voulais vous parler, c'est donc de cette fake news contre Francescal Banzé qui est rapporteur de l'ONU et qui a été qui a qui a pris une ampleur considérable. Donc de quoi ça part ? part d'une vidéo d'une interview de madame Albanezé dans laquelle elle dit que l'ennemi commun de l'humanité, c'est ce qui a rendu possible l'armement de l'État d'Israël, le génocide à Gaza et elle parle de des réalités matérielles qui ont permis que ce drame ait lieu et certains ont fait des montages pour lui faire dire que
Israël serait l'ennemi commun de l'humanité, ce qu'elle n'a jamais dit. Et donc à la limite si la fake news était restée fake news de ceux qui font des trucs sur les réseaux sociaux, pourquoi pas ? Mais là c'est allé très très loin puisque Carolinead qui est député macroniste, a fait une question au gouvernement sur la base de ce mensonge. C'est-à-dire qu'elle fait tenir des propos à Francesca Albanisé qu'elle n'a jamais tenu et que le gouvernement en plus dit "Oui, oui, c'est vrai madame la députée et d'ailleurs nous allons demander la démission de Francesca Albanaisé de son rôle à l'ONU." Mais enfin, on marche sur la tête puis j'ai vu le compte Twitter de l'Assemblée nationale relayer les propos de madame Yadan en mettant entre guillemets la prétendue citation de
madame Albananaisé qu'elle n'a jamais dit. Donc là, on est vraiment entré dans l'air de la post vérité. C'estàd vous pouvez raconter n'importe quoi et à partir de là obtenir du ministre des affaires étrangères une position politique de la France contre une rapporteur de l'ONU. On nage en plein délire. Mais alors vraiment c'est une des choses qui m'a le plus choqué dans cette semaine parce que je considère que normalement enfin je veux dire il y a beaucoup de députés macronistes qui ont signé une lettre commune pour dénoncer les propos de madame Albanisé. Mais je me dis il y en a je crois qu'il y en avait plus de 50 c'est pas possible. Il vérifie pas les informations. Il regarde pas ce qui s'est passé. Il signe comme
ça un appel à la démission d'une personne sans avoir regardé ce qu'elle dit. C'est hallucinant en fait. comme situation et ça je vais faire le lien avec mon troisème sujet mais ça fait un lien aussi avec ce qui s'est passé pour Sébastien de Logu. Il a été accusé alors c'est une fuite policière décidément des fuites policières ça il y en a quand ça concerne les insoumis. Donc une fuite policière qui concerne Sébastien de Logu. De quoi ça part ? part de l'idée que Sébastien de Logu aurait participé ou en tout cas aurait des liens avec un trafiquant de stupéfiant alors que en réalité il avait un lien avec quelqu'un qui lui avait livré des meubles. Je vous raconte l'histoire parce que
c'est complètement dingue. Donc il y a une fuite dans la presse. Le printemps marseillais là, je sais pas comment ça s'appelle leur truc mais en tout cas le Parti socialiste de Marseille, il commence à faire plein de tweets sur le thème oh là là mon dieu Sébastien de Logu, il est lié au trafic de stupéfiant blabli blabla. Donc ils partent de la fuite policière euh qui sort je crois dans le canard enchaîné quelque chose comme ça. Et à partir de ça, ils accusent Sébastien de Logu euh d'être lié au trafic de stupéfiant, des gens qui sont de gauche normalement hein hein. Voilà, en tout cas qui se prétendent de gauche. Donc ils accusent Sébastien Deel de Logu d'être lié au trafic de stupéfiant. Très bien, on en était là. Sébastien Delogu est donc convoqué devant la police pour aller
s'expliquer, paraît-il. [grognement] Et donc il arrive devant la police, on lui dit "Bah alors, c'est qui cette personne avec qui vous avez eu un échange ?" Il regarde dans son téléphone. Dans son téléphone, il retrouve les SMS qui disaient "Bonjour monsieur, votre colis est arrivé. Euh veuillez retrouver le livreur à l'entrée de de votre bâtiment." Je crois que c'était un truc comme ça l'histoire. Tu avais un lien sur lequel tu pouvais cliquer pour voir de quoi il s'agissait. Il clique dessus, "C'est des meubles." Je vous jure que cette histoire est vraie. C'est complètement dingue. Donc Sébastien de Logu s'est fait pourrir la tête pendant plusieurs jours, y compris par une partie de la gauche. Pourquoi ? parce qu'il s'était fait livrer des meubles. Et vous voyez comment ça
fonctionne, c'est que il suffit de lancer l'accusation, il suffit de salir pour que ça ait une efficacité politique parce que les gens vont pas s'excuser une fois que l'information s'avère fausse. Alors ça pour faire des articles, pour dire "Oh là là mon dieu, il est convoqué devant la police pour dire "Oh là là, il aurait un lien avec le trafic de stupéfiant." Il y a du monde. Il y a du monde dans la politique, il y a du monde dans les médias. Mais alors par contre pour présenter des excuses quand il s'avère que les accusations sont fausses et ben là il y a plus personne. D'un seul coup, les gens disparaissent et euh ne s'excusent pas, ne disent pas que ils se sont trompés, qu'ils ont fauté, ne disent pas que c'est de faire de la désinformation que de faire ce qu'ils
ont fait et bref participent de euh parler d'autres choses que du programme, de parler d'autres choses que des ambitions pour une ville en l'occurrence ici Marseille et font juste de la base politique politicienne en plus en salissant les gens et en salant en salissant l'honneur des gens. Donc moi je veux dire à Seb et bien je te dis tout mon soutien et toutes mes félicitations d'avoir géré cette affaire là de la manière dont tu l'as géré, c'est-à-dire tranquillement par rapport à la violence que ça représentait et franchement moi je te souhaite bonne chance pour la suite des événements parce que je compte sur toi pour Marseille. Ça c'était pour mon troisème sujet et c'est le moment de vous abonner à ma chaîne si vous ne l'avez toujours pas fait parce que
beaucoup de gens regardent les vidéos sans être forcément abonnés et sachez que ça n'aide pas les vidéos à circuler quand les gens ne s'abonnent pas. Donc abonnez-vous pour aider la vidéo à circuler. 4e et dernier sujet dont je voulais vous parler aujourd'hui, c'est de vous faire un petit point sur en est dans la proposition de commission d'enquête qu'on formulé les insoumis sur l'affaire Epstein. Bon déjà pour vous expliquer ce qu'on essaie de faire avec notamment Daniel Obona qui est cosignataire de la proposition de résolution pour créer la commission d'enquête, bah c'est justement que cette commission d'enquête voit le jour. Alors comment ça fonctionne ? Soit vous pouvez avoir un droit de tirage de la France insoumise, ça on l'a une fois par an, mais on a déjà utilisé notre droit de
tirage pour créer une commission d'enquête cette année. On ne peut pas faire ça. Et la deuxième possibilité c'est qu'il y ait une commission d'enquête qui soit votée par l'Assemblée nationale et pour ça il faut réussir à l'inscrire à l'ordre du jour. Alors je vous passe sur les détails de comment fonctionne l'ordre du jour. Il y a des semaines du gouvernement, il y a des semaines de contrôle et il y a des semaines de l'assemblée. Et dans les semaines de l'assemblée, on étudie des textes transpartisant. Qu'est-ce qu'il faut pour qu'un texte transpartisan soit étudié ? Il faut que il y ait un président de groupe d'opposition ou un président de groupe de la majorité et pardon un président de groupe de la majorité ou bien 10 députés de l'opposition 10 députés de la majorité
qui signent ensemble une proposition de loi ou une proposition de résolution en l'occurrence puisque pour créer une commission d'enquête c'est une proposition de résolution. Donc du coup, on a fait notre part du travail la France insoumise, on a rédigé une proposition de résolution qu'on a déposé à dans sur à l'Assemblée nationale et cette proposition de résolution, on l'a ouverte à signature. Au moment où je vous parle, on reçoit surtout des signatures de la gauche. Donc bon bah c'est une proposition de résolution plutôt de gauche pour l'instant. Et moi ce que j'aimerais bien c'est qu'on reçoive des des signatures de groupes soit macroniste, soit modè soit LR, soit Horizon pour queil y ait des groupes de
la majorité qui soient signataires de cette proposition de résolution et que du coup on puisse la proposer dans une semaine transpartisane de l'Assemblée. Attention, ça veut pas dire si on a les 10 signatures de députés que ça passera forcément. Ça veut dire qu'en tout cas ça euh donne plus de poids à la proposition pour que elle soit étudiée dans une semaine de l'assemblée et ça c'est une décision du bureau de l'Assemblée nationale. Donc il y a encore des étapes mais la première c'est de recueillir des signatures. Moi ce que je vous appelle à faire si vous avez envie que cette commission d'enquête voit le jour, c'est d'écrire à vos députés, les députés de votre circonscription pour leur dire s'il vous plaît signez la proposition de résolution de monsieur Léoman et madame
Obonau pour ouvrir une commission d'enquête sur l'affaire Epstein parce que ça c'est un moyen efficace de faire. Si vous avez des députés notamment macronistes, LR, euh modèem ou Horizon, puisque ce sont les groupes qui se considèrent de la majorité, bah écrivez-leur parce que ça permettra de faire avancer les choses et ça leur permettra de prendre conscience du fait qu'il y a une demande populaire. Je rappelle quelle est notre logique. Nous, on n' pas envie d'en faire un objet politique genre la France insoumise demande une commission d'enquête et si jamais il y a une commission d'enquête à la fin, c'est la victoire de la France insoumise. Nous ce qu'on veut c'est que ça soit une commission d'enquête signée de manière transpartisane. De toute façon, les commissions d'enquête sont
transpartisanes à la fin. Il y a tous les groupes qui sont représentés. Mais ce qu'on veut, c'est que y compris dans la signature et dans la mise en œuvre de cette euh proposition de résolution, pardon, de cette commission d'enquête, et bien euh ce soit transpartisant parce que le but c'est que elle soit reçue de manière positive par tout le monde et pas qu'elle soit vue comme je sais pas quoi la France insoumise qui essaie de faire un coup politique. Ça n'est pas notre enjeu, ce n'est pas notre objectif. Notre objectif c'est un de faire ça pour les victimes pour qu'elles puissent aussi s'exprimer dans ce cadre-là si elles le souhaitent. et de faire la lumière au maximum sur l'ensemble. On a appelé ça les ramifications de l'affaire Epstein en France. Et pourquoi on a dit ça ? parce
que c'est à la fois pour étudier l'implication éventuelle de français dans les histoires sordites de monsieur Epstein et en même temps ce qui aurait pu se passer sur le sol de la République française parce que il y a ces deux aspects-là qui peuvent être en cause. Et puis je rappelle dans cette affaire Epstein, il y a deux volets. Il y a un volet qui est un volet sordide de traite des êtres humains, de prostitution, de de viol, de violence, de pédocriminalité. Et puis il y a un volet qui est plus un volet d'ordre politique, d'ordre d'ingérence étrangère sur lequel là encore, ça serait intéressant que la représentation nationale puisse se prononcer. Alors, j'ai vu qu'il y avait des commentaires sur le thème euh il faut pas faire de commission d'enquête parlementaire, il faut qu'il y ait une
enquête de la justice. Mais enfin, l'un n'empêche pas l'autre, je le rappelle. Et justement, c'est l'étape dont je voulais vous parler aujourd'hui. Mais avant de commencer une commission d'enquête, de toute façon, on fait toujours un truc. Et là justement, j'ai reçu aujourd'hui le courrier, il est daté du 9 février. Au moment où j'enregistre la vidéo, on est le 12 février. Cherç, aujourd'hui, c'est comme ça. Euh, c'est un courrier de la présidente de l'Assemblée nationale avec la copie du courrier qu'elle a envoyé au ministre de la justice. Donc ça, c'est le courrier qu'elle m'envoie. Ça c'est le courrier qu'elle envoie au garde des SAAU. Pourquoi elle envoie ce courrier ? Parce queavant la création d'une commission d'enquête, à chaque fois on doit écrire au garde des saut
[raclement de gorge] ministre de la justice pour lui demander s'il y a une affaire en cours. Donc vous voyez là par exemple, elle dit "Je vous ai écrit machin chouette et donc monsieur le garde des saut, j'ai reçu de monsieur Antoine Néoman et de plusieurs de ses collègues une proposition de résolution dont je vous adresse 6 joint copie tendant à la création d'une commission d'enquête sur les implications en France de l'affaire Epstein. Cette proposition de résolution a été déposée le 5 février 2026. Au [raclement de gorge] terme de 139 du règlement de l'Assemblée nationale, il vous appartient de faire connaître si des poursuites judiciaires sont en cours sur les faits ayant motivé le dépôt de la proposition. Je vous prie de courir, monsieur le garde des saut et
cetera. Pourquoi ? parce que à chaque fois qu'on fait une commission d'enquête parlementaire, bah on doit d'abord demander au gardes des sauts s'il y a une affaire en cours. Ça veut pas dire nécessairement par ailleurs que les choses seraient incompatible. Il y a déjà eu des des commissions d'enquête sur des sujets sur lesquels par ailleurs la justice avait déjà lancé des affaires. Mais ça veut dire qu'on parle pas de la même chose. La justice son but c'est de punir à propos de lois qui ont été empfraintes. Ça c'est le rôle de la justice. La justice une fois que vous avez enfrein la loi, pouf, elle fait un jugement. et en fonction du jugement, soit vous êtes blanchi, soit au contraire vous êtes puni. C'est comme ça que ça fonctionne. Mais ce que fait une commission d'enquête parlementaire,
c'est qu'elle évalue par exemple d'éventuels dysfonctionnements dans la justice. Donc vous voyez bien que c'est pas du tout le même la même la même chose. C'est qu'une commission d'enquête, elle évalue d'éventuels dysfonctionnement dans l'administration. Aujourd'hui, on est en train de découvrir qu'il y a un diplomate qui aurait été mouillé dans la Fer Epstein et où il y avait des informations qui étaient connues dès je crois euh 2013 si mes souvenirs sont bon 2016 quelque chose comme ça. En tout cas dans ces ea-là. Donc ça typiquement vu qu'on découvre ces ces ces éléments par la presse, bah ça pourrait être intéressant de faire venir les gens qui sont directement concernés pour leur demander devant une commission d'enquête devant laquelle il prête serment ce qui s'est
passé. Ça typiquement c'est de l'ordre d'une commission d'enquête. Donc une commission d'enquête parlementaire. Donc vous voyez bien que là il y a un intérêt. Donc pour résumer les étapes à partir de maintenant, c'est d'essayer d'obtenir des signatures si possible, il nous les faut avant le 20 février parce que si on les a avant le 20 février, ça nous permettra de proposer dès la prochaine semaine transpartisane la création de cette commission d'enquête. Et la prochaine semaine transpartisane, elle est en avril. Oui, le mois de mars, il va rien y avoir parce qu'il y a les élections municipales et que l'assemblée s'arrête. On peut en penser ce qu'on veut mais enfin en tout cas c'est comme ça que ça se produit. Donc nous ce qu'on ce qu'on vise c'est la semaine
transptartisane en avril et plusôt on a les signatures, plus on peut être sûr que on peut faire ce qu'il faut pour la mettre à l'ordre du jour. Donc ça c'est la première étape et ben on en est là. Voilà, on essaie de faire le chemin petit à petit et moi je compte sur vous pour essayer de nous aider si jamais vous le pouvez, si jamais vous avez des députés dans vos circonscriptions qui correspondent à ce que j'ai dit, c'est-à-dire des gens qui se reconnaissent dans la majorité. Alors, je sais bien que c'est c'est fluctuant chez certains, mais enfin bon euh voilàin, c'est comme ça que fonctionne l'assemblée. Donc nous, contrairement à ce que dit monsieur Nounz, on essaie de fonctionner dans les cadres. Donc je compte sur vous. Voilà ce que je voulais vous dire pour cette semaine. J'espère
que cette actuaine vous a plu. Si c'est le cas, bah je vous invite comme d'habitude à vous abonner à ma chaîne. Je vous l'aurais dit trois fois, donc si vous l'avez pas fait, c'est que vous êtes vraiment pas sympa. Et puis je vous dis à la semaine prochaine pour de nouvelles vidéos. Salut.
Antoine Léaument