EXTRAIT DE L’INTERVENTION DE SELMA LABIB AU MEETING DE LA LISTE GRENOBLE OUVRIERE ET RÉVOLUTIONNAIRE
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
C'est quoi alors l'internationalisme ? C'est le refus de défendre les intérêts d'une nation, quelle qu'elle soit, pour défendre les intérêts de notre classe. Évidemment, je vais commencer par parler de ce qui se passe au Moyen-Orient, en commençant par ce qui est primordial, c'est-à-dire dénoncer les sales guerres impérialistes de Trump et de Netanyahou.
C'est eux les premiers responsables de cette situation, c'est eux qui mettent en ce moment même à feu et à sang le Moyen-Orient. Les Iraniens, ils sont montés à l'assaut du régime en janvier. Trump, il n'a pas eu un seul mot, évidemment, pour dénoncer la répression qui a fait jusqu'à 30 000 morts.
Et le seul changement de régime qui va, et ce qu'on dit, nous, c'est que c'est une révolution sociale des femmes, des travailleurs, des jeunes d'Iran qui s'adressent à tous les peuples du monde. Et ça, précisément, Trump, il le combat. Aucun peuple ne gagne jamais les guerres que les grandes puissances, elles se mènent entre elles.
Aucun peuple n'est jamais non plus libéré par ces guerres. Macron, il permet même aux USA d'utiliser des bases militaires françaises, mais en fait, qu'est-ce qu'elle fout au Moyen-Orient déjà, la France ? La course à l'armement, ce n'est pas une protection.
Pour nous, les travailleurs, c'est une déclaration de guerre, en fait. Une déclaration de guerre pour produire encore plus et pour accepter toutes les attaques sur nos vies, sur nos retraites, sur nos salaires, l'inflation, la répression, absolument tout. Une exploitation qui s'accentue par l'intensification du travail, par le gel des salaires, quand les prix augmentent et que la productivité, elle augmente aussi par les licenciements.
Et cette politique, elle est menée par nos patrons, c'est sûr, mais ils ont toujours l'État et les gouvernements à leur service pour leur garantir des conditions d'exploitation idéales. Les assister, toujours, à coups de subventions pour aggraver les conditions de vie des chômeurs, pour fabriquer des lois et des politiques toujours plus racistes qui nous divisent. Bref, tout pour aggraver, en fait, nos conditions de travail, pour que les pressions du patron, elles puissent, en fait, peser le plus fort possible sur nous.
On en est à 4 ans de guerre de la Russie en Ukraine. Il y a eu quand même plus de victimes militaires qu'aucune des grandes puissances n'a connues, en fait, depuis la fin de la guerre froide. C'est près de 2 millions de victimes morts ou blessées.
Qu'on soit très, très clair, Macron, il n'y en a évidemment rien à foutre de la paix en Ukraine. Macron, ce qui l'intéresse, comme tous les autres, de son espèce, c'est les marchés et les profits attirés de la reconstruction d'après-guerre. Et dès maintenant, des marchés de l'armement, que la fierté, les fiertés capitalistes françaises, ils se taillent, les fabricants d'engins de mort à la Dassault.
C'est Macron et son gouvernement qui sont racistes aussi quand ils choisissent quelles morts ils décident de placer en martyr et lesquelles ils choisissent d'ignorer. Qui a pleuré les 70 000 morts palestiniens ? Qui pleure quand la police tue ?
Qui, quand Alassane Diarra, un travailleur noir de Paris, trouve la mort dans le commissariat d'un arrondissement en janvier dernier ? Mais c'est certainement pas le gouvernement. Ici, en France, le gouvernement et le patronat, ils n'attendent pas que la guerre, elle soit imminemment à nos portes pour s'y préparer.
Mais la vérité, c'est que c'est Macron et les patrons qui nous font la guerre à nous. La guerre sociale est décuplée par des menaces de guerre militaire qu'ils entretiennent eux-mêmes. De notre point de vue de travailleurs, la seule guerre qui mérite d'être menée, parce qu'effectivement, on est en guerre, mais c'est une guerre de classe contre le patronat.
Merci. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci.