"Il y a des situations où les policiers se lâchent" : Antoine Léaument sur le comportement policier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pourquoi c'était important pour vous de venir ?
- 1:14OuverteRéponse directe
Vous avez tenté vous d'apaiser la situation ? Vous avez ce geste là ? C'était votre but ?
- 1:50RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il y avait pas un petit peu une petite provocation de vous mettre à l'avant des manifestants ?
- 2:27OuverteRéponse directe
Pour vous faire réagir juste un dernier instant sur ces annonces, ce discours de Sébastien Lecornu hier, qu'est-ce que vous dites ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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On est en direct de Paris Panthéon Assass et on est en direct avec Antoine Léoman qui a peu de temps pour nous répondre qui est en direct avec Mathilde Morau. Je vous redonne la parole dans un instant. Mathilde Morau, c'est à vous. Oui, exactement. On se trouve toujours alors à l'angle de la rue de Vogérard et la rue d'Assas, donc toujours proche de l'Institut catholique de Paris. Alors il y a quelques instants, il y a eu un petit mouvement de foule avec notamment bien des gaz lacrymogènes qu'on a vu et puis des manifestants justement venus plus haut de de l'université d'Assas courir vers nous. Et puis il y a eu surtout l'arrivée il y a quelques minutes de d'Antoine Léoman, député insoumis de de Lesesson. Pourquoi c'était important pour vous de venir ?
Pourquoi vous êtes venu tout simplement ici ? Bon déjà c'est pas très loin de l'Assemblée nationale où on était ce matin pour combattre les textes du Rassemblement national puisqueaujourd'hui c'est la journée du RN. Vive les proxy de LFI. [rires] On est on est des proxis. On est fier. Elle est pas mal celle-là. Franchement, elle est elle est pas mal. Elle est pas mal. Euh donc je vous disais, il y avait une une mobilisation. En plus, bonas, l'Institut catholique de Paris, c'est quand même pas les les les facultés et les écoles dont on s'attend le plus qu'elles se mobilisent. Et pourtant, elles sont mobilisées. Elles sont mobilisées, on le voit dans les pancartes en solidarité avec les lycéens de banlieu et de de zones plus populaires qui sont moins privilégiés et
il y a écrit "Ah, bas au privilège." Je trouve ça génial. Je je il y avait cette image quand il y a eu la la foule qui est descendue donc vers nous vers ici vers l'Institut catholique de Paris. Vous avez tenté vous d'apaiser la situation ? Vous avez ce geste là ? C'était votre but ? Ouais. Ouais bien sûr. Bah parce que dans ce genre de situation et c'est normal euh je sais pas si vous avez déjà pris des gaz lacrymogènes, mais c'est vraiment très très désagréable et ça fait peur. Donc on on on se fait chasser et c'est en cours de manière un peu désordonnée. Donc en général dans ce genre de situation faut se calmer parce que le risque est-ce queon bouscule les autres de devant. Donc il y a plus en fait il y a plein de de facteurs de risque dans des mobilisation et
justement nous ce qu'on essaie de faire et c'est ce que commence à comprendre un certain nombre de personnes, c'est que quand la police fait ce genre de chos qui crée du désordre parce que là c'est pas du maintien de l'ordre là ça crée du désordre et ben on essaie d'apaiser d'un côté en expliquant en disant et cetera et puis de l'autre en allant discuter aussi avec généralement les commissaires en charge des opérations pour dire attendez mais ça va c'est des jeunes quoi. Calmez calmez vos vosos votos est-ce qu'il y avait pas un petit peu une petite provocation de vous mettre de à l'avant des manifestants entre de l'autre côté il y avait les CRS de l'autre côté de la rue c'est-à-dire que si je me mettais derrière la barricade, je participerai à une action interdite puisque il est
interdit de bloquer la circulation. Donc je me suis mis devant, je ne suis pas responsable de ce qui se passe derrière moi, mais je me mets devant en signe de protection et puis pour parce que aussi vous voyez, j'ai mis mon écharpe, je le fais pas par hasard. Euh je sais que côté euh policier quand ils arrivent comme ça, bon ça envoie le signal euh on peut pas faire n'importe quoi, il y a un élu et puis maintenant euh vous savez que comme quand on est présent euh on on fait justement ça, on essaie d'apaiser, bah ça commence à être connu aussi des forces de police et de l'organisation des forces de police. Donc ils se disent "Ou là, on va y aller doucement quoi." Et c'est pour ça qu'on est là. C'est pour que parce que sinon vous savez, il y a des situations dans lesquelles euh
c'est il y en a qui se lâchent hein et qui sont d'une brutalité totale. Moi hier sur Science Po j'ai vu des des des personnels de police qui frappaient leur bouclier comme ça. Voilà. Ça c'est quoi comme attitude ? C'est une attitude martiale, d'accord ? C'est pas normal comme attitude. Une attitude normale, c'est d'essayer d'être dans le respect, d'être voilà, c'est des jeunes, c'est pas la chair à canon, on va taper dessus. Donc quand il y en a qui sont dans cette attitude là, il y a danger et nous notre rôle c'est d'être là. Et par ailleurs, s'ils arrivent à nous mettre un petit coup de matraque dans les jambes, ils se privent pas dans ce genre de situation. Donc voilà, moi je j'ai conscience aussi de l'état du système de police dans notre pays et quand on fait
remonter au ministre de l'intérieur, bah parfois il en a conscience mais moi j'aime moi ce que j'aimerais c'est qu'il y ait des actions quoi. C'est pas normal ce type de comportement. Pour vous faire réagir juste un dernier instant sur ces annonces, ce discours de Sébastien Lecnu hier, qu'est-ce que vous dites justement à à ce discours justement ? Ben, ça a l'air très efficace comme on peut le constater. Euh, la mobilisation s'est arrêtée et le pays est heureux et tout va bien dans le meilleur des mondes grâce aux annonces de monsieur le Cornu, notre cher Premier ministre que tout le monde adore. Euh voilà, c'est ça hein. Qu'est-ce que je peux vous dire d'autre à part une blague comme ça ? Puisque ce monsieur lui-même devient une blague. Il se pointe à la
télévision, il nous il nous raconte son blabla, il y a aucune annonce qui permette de régler la situation et il pense que ça va rentrer dans l'ordre. Enfin, c'est absurde. Et donc la réponse aujourd'hui, c'est de nouveau les CRS, les gaz lacrimaux, les coups de matraque, ça suffit. ça suffit et pensez qu'une mobilisation de cette ampleur et et je le dis parce que c'est important avec une telle unité du peuple puisque désormais c'est les quartiers privilégiés comme les quartiers défavorisés qui sont ensemble et qui sont conscients de leur unité dans l'action. Ça s'arrête pas comme ça les mobilisations du peuple français ça s'arrête pas à coup de matraque. Merci beaucoup Antoine Léomandou je le rappelle député insoumis de leson qui était donc présent ici sur la
mobilisation donc à côté de l'Institut catholique de Paris qui est bloqué depuis ce matin 6h. les cours sont pas assurées seulement certains à distantiel et là le reste et bien des étudiants et bien continue de se mobiliser euh pour cet après-midi et certains rejoindront d'ailleurs le rassemblement place de la Bastie à Paris à 15h. Merci beaucoup Mathilde Morau donc en direct de l'Institut catholique de Paris. Non.
Antoine Léaument