Présentation du plan "Paris, capitale féministe"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Sopia ChikirouChiffre
« pour les maires isolés, c'est en moyenne 55 % de leur revenu qui est consacré à payer, à loyer pour elles et leurs enfants »
- 6:00Sopia ChikirouChiffre
« une mère isolée sur trois vit sous le seuil de pauvreté »
- 7:00Sopia ChikirouChiffre
« À Paris, plus de 54 % des médecins généralistes pratiquent des dépassements d'honoraires. C'est beaucoup plus que la moyenne nationale. Les spécialistes dont les femmes ont besoin pour la santé féminine notamment pratiquent aussi pour plus de 80 % des dépassements d'honoraires »
- 8:00Sopia ChikirouChiffre
« En 2024 à Paris, 7502 faits de violence conjugale ont été recensés et neuf féminicides »
- 9:00Sopia ChikirouChiffre
« près de 85 % des temps partiels des employés, des salariés, des agentes de la ville de Paris sont occupés par des femmes »
- 11:00Coline BouretChiffre
« En 2024, plus de 7500 faits de violence conjugale et neuf féminicides ont été recensés »
- 13:00Coline BouretChiffre
« nous marcherons en ce 8 mars pour demander au côté des associations les 3 milliards d'euros nécessaires pour réellement protéger les victimes de violence »
- 16:00Sabrina NouriPromesse
« nous accorderons enfin un congé menstruel de 2 jours par mois aux agentes de la ville souffrant de règles douloureuses sur certificat médical sans perte de salaire »
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Bonjour, je suis Sopia Chikirou. Je suis candidate à la mairie de Paris. Ce matin, ce 8 mars 2026, c'est la journée internationale des droits des femmes et avec Coline Bouret et Sabrina Nouri, toutes deux candidates à la mairie du 6e arrondissement et mairie du 11e arrondissement, nous avons le plaisir de vous présenter notre programme pour un Paris capitale féministe.
En cette journée toute particulière, des millions de femmes vont manifester dans le monde entier. Ici à Paris, nous partirons à partir de 14h de la place Stalingrade pour marcher jusqu'à la place de la République. J'ai une pensée toute particulière pour toutes les femmes qui sont victimes de la guerre aujourd'hui et je pense à elle tout particulièrement parce que désormais l'instrumentalisation du féminisme, de la cause féministe justifierait pour certains le bombardement des femmes qu'ils prétendent libérer.
Nous ne sommes pas dupe de ce type de manipulation et nous rejetons toutes les formes de guerre, toutes les guerres queles qu'elles soient dont les femmes, les enfants souvent sont les premières victimes. Notre féminisme est un combat pour l'égalité. C'est un combat pour l'émancipation des femmes, pour l'émancipation de toutes les femmes, des travailleuses, des mères, des jeunes femmes, des femmes célibataires, des femmes sans enfants, des femmes âgées, des femmes handicapées.
Très clairement, notre féminisme parle de la condition féminine, de l'amélioration de la condition féminine, de sa reconnaissance comme une spécificité politique qui mérite que nos politiques publiques agissent concrètement pour l'améliorer dans toutes les situations. En terme d'inégalité, en France, encore aujourd'hui, les inégalités entre les hommes et les femmes persistent et sont importantes et j'ai même peur qu'elles s'aggrave. Aujourd'hui, les femmes françaises qui travaillent gagnent, sont payées, sont clairement payés 20 à 25 % de moins que les hommes pour un travail égal et un diplôme égal.
C'est une injustice incroyable que nous n'arrivons pas à résorber pour une raison très simple. Aucune volonté politique ferme n'a été menée. Alors que nous savons qu'en payant mieux les femmes, en les payant justement pour le même travail qu'un homme, et bien cela améliorerait euh les caisses de la sécurité sociale, par exemple, les caisses de la retraite.
Il y a donc tout à gagner, à mener des politiques pour lutter contre les inégalités salariales. Mais pire encore, dans le travail, les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à travailler à temps partiel et elles continuent d'assumer l'essentiel du travail domestique et parental. La précarité finit par frapper les femmes et les frappes de plein fouet, elles en sont les premières victimes, souvent avec leurs enfants.
Aujourd'hui, je veux vous parler tout particulièrement des familles monoparentales qui ont très souvent à leur tête une mère. Dans 30 % des cas à Paris pour les familles les des familles parisiennes, elles ce sont des familles monoparentales. Et dans plus de 80 % des cas de ces familles monoparentales, ce sont des mères qui sont à la tête de ces familles.
Il faut savoir que pour les maires isolés, c'est en moyenne 55 % de leur revenu qui est consacré à payer, à loyer pour elles et leurs enfants. Aujourd'hui, une mère isolée sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Les mères isolées subissent à la fois des difficultés spécifiques aux parents isolés bien entendu avec les journées à organiser la difficulté qu'il peut y avoir quand le système public ne répond pas aux besoins de ces familles tout particulièrement déjà pas au besoins de toutes les familles mais en tout cas pour ces familles c'est deux fois plus difficile.
Et puis les mères isolés subissent bien toutes les difficultés, les discriminations et les injustices que d'autres femmes que toutes les femmes subissent. Aujourd'hui, quand on a qu'un seul revenu pour assumer toutes les responsabilités familiales, éducatives et domestiques, cela vous prive non seulement de ressources pour le reste, mais cela constitue une charge mentale terrible pour ces mères. C'est ainsi que on constate en faisant campagne que les familles monoparentales sont souvent soumises à des difficultés qui sont vraiment euh très difficiles à surmonter. l'accès aux services publics, l'accès aux services municipaux, l'accès à la culture et au loisirs pour beaucoup de maires isolées à Paris, tout cela sonne comme des droits auxquels elles n'ont pas accès.
Ces inégalités que les familles monoparentales et les maires isolées vont subir, nous voulons les corriger. Nous voulons mener des politiques spécifiques pour ces familles parce que aujourd'hui c'est une réalité dont les politiques publiques ne veulent pas se saisir. Or, notre rôle à nous, nouveau Paris populaire, c'est justement d'y répondre concrètement par des mesures efficaces.
D'abord, nous en parlerons tout à l'heure, mais l'aide directe à ces familles à travers une carte et des droits spécifiques. Enfin, nous voulons aussi parler enfin deuxièmement, nous voulons aussi parler des inégalités d'accès à la santé qui frappent les femmes à Paris. Il y a des inégalités et des injustices à Paris.
Vous savez, Paris est en réalité un désert médical pour beaucoup de gens parce qu'il y a des freins à l'accès à la santé qui sont des freins financiers. À Paris, plus de 54 % des médecins généralistes pratiquent des dépassements d'honoraires. C'est beaucoup plus que la moyenne nationale.
Les spécialistes dont les femmes ont besoin pour la santé féminine notamment pratiquent aussi pour plus de 80 % des dépassements d'honoraires. Ces freins à l'accès à la santé existent donc de façon très particulière, très ciblée pour les femmes, notamment lorsqu'elles ont besoin de gynécologues ou d'autres interventions liées à leurs conditions féminines. Et c'est ainsi que dans les arrondissements les plus pauvres, les soins sont souvent plus chers qu'ailleurs et de nombreux centres dédiés aux maladies féminines comme l'endométriose relève du secteur 2 et donc avec un dépassement d'honorair qui pousse parfois et même souvent à renoncer aux soins.
Je vais citer l'exemple aussi de la du centre IVG de l'hôpital Tenon qui est fragile aujourd'hui pour des raisons budgétaires et qui met en danger l'accès effectif à ce droit fondamental qui est le droit de disposer de son corps et de décider si l'on veut ou non être mère. Je voudrais ensuite vous parler d'un troisème sujet que Sabrina et Coline vous présenteront dans le détail. Il s'agit de Paris en tant que ville employeur.
Paris emploie des femmes, des agentes qui sont aujourd'hui et c'est assez incroyable près de 85 % des temps partiels des employés, des salariés, des agentes de la ville de Paris sont occupés par des femmes. Aucun effort n'a été fait depuis de très nombreuses années pour y remédier et pour dépécariser le travail des femmes à la ville de Paris. Voilà pourquoi nous nous considérons qu'il faut aussi que la ville de Paris soit exemplaire en la matière et nous avons un plan concret réel pour y remédier et mettre fin aussi à une inégalité qui persiste à la ville de Paris ou près de l'écart salarial entre les hommes et les femmes employées par la ville de Paris postégal et cetera est d'environ 10 %.
Un autre point qui sera abordé lors de cette allocution, c'est bien sûr la lutte contre les violences, les violences sexistes, sexuelles. Il y a en effet dans notre ville un problème qui persiste et je dirais même un phénomène qui semble s'accroître car il n'y a pas d'accompagnement suffisant et aujourd'hui chaque année des milliers de femmes se retrouvent à déposer des plaintes qui sont classées sans suite. Il y a un moment où police et justice doivent se saisir de ce problème.
Si l'impunité est garantie aux agresseurs, ils persisteront, ils continueront. Il est donc temps que notre ville agisse concrètement au côté de toutes les femmes victimes de violence et qu'elles les accompagnent pour qu'elles obtiennent justice. C'est un engagement ferme que nous prenons parce que nous ne voulons pas que les injustices, que l'impunité persiste dans ce domaine comme dans d'autres d'ailleurs mais tout particulièrement.
Nous pensons que nous avons les moyens d'accompagner toutes les femmes de victimes pour obtenir justice. En 2024 à Paris, 7502 faits de violence conjugale ont été recensés et neuf féminicides. La même année, 960 femmes ont été accueillies dans les trois maisons des femmes de la PHP pour des violences physiques, psychologiques et ou sexuelles.
Dans l'espace public, il y a un sentiment d'insécurité pour les femmes. Et puis d'ailleurs, si vous regardez certaines rues, il y a même une sous-représentation des femmes dans l'occupation de l'espace public parce qu'il y a un manque de prise en compte de ce que j'appelle la condition féminine dans la présence, dans l'espace public, l'espace commun. Et tout cela constitue une violence d'une certaine façon.
Quand une ville n'est pas capable de penser son urbanisme en tenant compte des femmes qui représentent 50 % au moins des habitants de Paris, la ville ne se comporte pas de façon féministe. Elle ne mène pas une politique féministe. C'est pour ça que nous nous avons une vision très globale et très transversale de ce que doit être le féminisme dans toutes nos politiques et la façon nous devons les concevoir et les mettre en œuvre. toutes ces violences physiques, psychologiques, sexistes, sexuelles et ces violences qui sont aussi dans le disons le déni féminine, nous voulons y remédier et pour cela premièrement prendre conscience de leur ampleur et accepter que notre féminisme à nous, celui que nous défendons et que nous portons et en quelques mots, j'ai tenté de vous faire passer ces idées-là, il est à la fois internationaliste, antiraciste, anti antifaschiste, il est décolonial notre féminisme.
Il est aussi anticapitaliste et écologiste. Voilà, notre vision portera donc sur rendre concret concrète toutes nos politiques publiques et cette vision. Pour nous, une véritable politique féministe doit donc s'attaquer d'abord aux violences.
Et pour que chaque victime puisse faire valoir ses droits à la fois dans des conditions dignes et sûres, et bien il est tout simplement indispensable de déployer une action ambitieuse. On va renforcer la prévention, on va former les professionnels, on doit former tous nos agents à comprendre ce qui relève de la dimension des violences sexistes et sexuelles, y compris des violences symboliques. Nous devons aussi, et ça c'est très important soutenir beaucoup plus les associations qui œuvrent concrètement quotidiennement au côté des femmes queles que soient leurs conditions.
Il faut finalement que les associations sont en quelque sorte le bras armé de notre féminisme et donc il faut qu'elle soit non seulement renforcée, pérénisée, assuré de leur action et accompagné à chaque étape. Et infiné, ce que nous voulons nous aussi, c'est garantir une justice opérationnelle. Nous déploirons donc une politique ambitieuse.
D'abord, pour ce qui est de la délégation qu'on appelle encore au droits des femmes, nous allons doubler le budget. Nous allons passer de 5 millions actuellement à 10 millions d'euros d'efforts supplémentaires, donc pour pouvoir mener ce grand plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. C'est un véritable rattrapage que nous voulons mettre en œuvre.
Ensuite, nous allons en tant que ville employeur, nous voulons être exemplaire. Donc, il s'agit de corriger ce que nous avons constaté tout simplement. Il faut un plan de rattrapage salarial et il faut un renforcement de des droits des agentes.
C'est Sabrina qui vous en parlera dans le détail dans quelques instants. Et il est certain que si la ville prône l'égalité homme-femme au travail mais qu'elle ne l'applique pas, qu'elle ne cherche pas à lutter contre toutes les inégalités que subissent les femmes, y compris les inégalités de carrière, c'est les femmes surtout quand elles sont mères subissent des discriminations de carrière. Si la ville de Paris n'agit pas dans ce domaine, elle ne peut pas se vanter d'être une ville féministe.
Écoutez, nous allons évidemment nous attaquer aussi à la précarité qui frappe en premier lieu les femmes, que ce soit dans le domaine du travail, dans le domaine social, dans le domaine de l'éducation et notamment des femmes comme je vous l'ai dit tout à l'heure isolées, des mères isolées et plus généralement de toutes les femmes vulnérables. Car quand vous êtes une femme en situation du handicap ou handicapée à Paris, quand vous êtes une femme âgée à Paris, vous subissez aussi des injustices liées à votre condition féminine. C'est pour ça que nous voulons une radicalité concrète dans ce domaine là.
Protéger de l'enfance au vieux jour, éradiquer la pauvreté et faire de l'égalité au moins salariale, de l'égalité d'accès à l'espace public, de l'égalité d'accès aux droits sociaux et aux droits municipaux. Une réalité pour toutes les femmes. Sabrina Nourri qui est à mes côtés est candidate dans le 11e arrondissement de Paris.
Euh elle vous présentera ce plan pour euh l'égalité euh des femmes et des hommes euh dans la ville de Paris. Elle vous parlera très concrètement euh de nos mesures pour améliorer les choses. Mais tout d'abord, je passe la parole à Coline Bouret qui elle est candidate dans le 6e arrondissement de Paris.
C'est une militante féministe. Elle est engagée contre les violences sexistes et sexuelles et c'est avec elle que nous avons élaboré ce plan qui a fait l'objet de nombreuses auditions, de nombreuses contributions de beaucoup de femmes, de beaucoup d'associations et de collectifs. Et Coline Bouret propose et nous l'avons accepté de l'inscrire dans notre programme de faire de la prise en charge des violences sexistes et sexuelles la cause de sûreté de la mandature.
Je lui passe la parole tout de suite. Merci beaucoup Sopia. Tu tu l'as dit dans ton dans ta présentation mais j'aimerais le rappeler.
Chaque année à Paris, des milliers de femmes sont victimes de violence. En 2024, plus de 7500 faits de violence conjugale et neuf féminicides ont été recensés. Les plaintes pour violence sexuelles ont quant à ell augmenté de 9,2 % en 10 ans.
Les violences sexistes et sexuelles sont massives partout en France et pourtant le gouvernement d'Emmanuel Macron se contente d'annonces et d'effets de communication sans mettre de moyens financiers à la hauteur de l'enjeu. Cette année encore, nous marcherons en ce 8 mars pour demander au côté des associations les 3 milliards d'euros nécessaires pour réellement protéger les victimes de violence et lutter contre ces violences partout en France. Face à l'inaction du gouvernement, la ville de Paris ne peut pas et ne doit pas rester spectatrice.
Nous ferons de la lutte contre les violences sexistes et sexuel la grande cause de sûreté de la mandature pour garantir une prise en charge globale des victimes. Nous ne pouvons nous satisfaire que 7 % des victimes portent plainte, que 95 % des plaintes pour viol soient classé sans suite et qu'à la fin seulement 1 % des viols aboutissent à une condamnation. Notre plan d'action s'articulera autour de plusieurs axes.
D'abord, créer des maisons des femmes en s'appuyant notamment sur le réseau déjà existant. Elles seront des lieux de proximité ouverts à toutes pour permettre accompagnement, information et prévention. Elles seront dotées de safe room permettant une à deux nuits en sécurité pour les femmes et leurs enfants.
Avec des professionnels de santé, des travailleurs sociaux, des juristes, des psychologues, ces maisons permettront un accompagnement complet sans rupture dans le parcours des victimes. Et parce que les femmes victimes de violence rend compte d'insurmontables obstacles et subissent parfois des violences supplémentaires lorsqu'elles portent plainte, nous plaidrons également pour la création d'un commissariat dédié aux femmes victimes de violence à Paris avec du personnel spécifiquement formé. Il travaillera en lien avec la préfecture de police et en partenariat étroit avec les maisons des femmes, les associations et la ville.
Nous créerons aussi une brigade de police municipale spécialisée dans les violences sexistes et sexuelles formées aux différentes formes de violence et à l'accompagnement des victimes, y compris pour faciliter le dépôt de plainte. Dans le cas des violences conjugales, la question de l'hébergement est centrale. Nous créerons 200 places supplémentaires d'hébergement pour les femmes victimes de violence, mais nous devons aussi changer de logique.
La priorité doit être donnée au maintien dans le domicile conjugal des femmes victimes de violence et de leurs enfants. Nous créerons ainsi 500 places d'hébergement supplémentaires pour les auteurs de violence sous contrôle judiciaire afin que ce soit l'agresseur présumé qui quitte le domicile. Cette présentation de mesure n'est bien évidemment pas exhaustive et vous trouverez tout le détail sur le site Sofia pour Paris.
Mais je peux également mentionner le réaménagement de l'espace public, identification des zones à risque avec les premières concernées, renforcement de l'éclairage public, installation de points d'appel d'urgence et développement de réseau de commerçants et de lieux safe. Pour construire un paris féministe, nous devons également garantir l'accès à la santé de toutes les femmes et leurs droits à disposer de leur corps. Les coupes successives dans le budget de la sécurité sociale voté par la droite, les macronistes, mais aussi les socialistes fragilisent notre système de santé.
Et comme trop souvent, ce sont les femmes qui en payent le prix en premier. En mars 2024, la France est entrée dans l'histoire en devenant le premier pays du monde à inscrire le droit à l'avortement dans sa constitution. Et j'aimerais saluer le travail de Mathilde Panot qui au côté d'association féministe a permis que ce doit soit inscrit dans la Constitution.
L'accès affectif néanmoins n'est toujours pas garanti. Dans le 20e arrondissement, le centre IVG de l'hôpital Tenon a été fragilisé pour raison budgétaire. Nous nous opposerons à toute fermeture et fragil fragilisation de centre IVG et nous soutiendrons les centres de planning familiaux pour garantir l'accès effectif à cette liberté fondamentale.
Garantir l'accès des femmes à la santé, c'est aussi lutter contre les violences obstréticales et gynécologiques qui restent trop souvent invisibilisé. ce ce ce combat Sopia Chikirou qui est notre tête de liste pour Paris l'a porter à l'Assemblée nationale mais nous le rendrons aussi concret à Paris. Nous instaurerons un guichet permettant leur signalement au sein des maisons des femmes ainsi qu'un accompagnement dans leur signalement à l'ordre des médecins.
Pardon. Nous renforcerons également l'information et l'accompagnement des femmes à chaque étape de leur vie dans leur parcours santé. Sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive, parcours d'information sur la congélation des obocytes, mais aussi un meilleur suivi du portpartum dans les centres de protection maternelle et infantil. permettre aux femmes de vivre libre en sûreté et maîtresse de leur corps.
Voici l'ambition que nous portons. Une ville féministe n'est pas une ville qui se contente d'afficher des principes. C'est une ville qui protège, qui accompagne et qui garantit des droits des réels.
Je donne désormais la parole à Sabrina Nouri qui est candidate dans le 11e arrondissement et qui vous parlera de la suite de notre plan pour revrer à l'égalité salariale et lutter contre la précarité des maires isolées. Merci Coline. Bonjour à toutes et à tous.
Donc moi je suis Sabrina Nourri. Je suis présidente d'une association qui traite le sujet de la diplomatie féministe, mais je suis aussi syndicale. Et donc le combat euh des droits des femmes dans le monde du travail, je le combats tous les jours au quotidien et c'est avec une grande fierté que je peux enfin annoncer qu'avec notre projet, avec notre plan, nous aurons enfin Paris capital de l'égalité salariale et budgétaire entre les femmes et les hommes.
Donc il faut en finir tout d'abord avec les inégalités et pour cela pour en finir avec les inégalités de salaire entre les femmes et les hommes dès 2027 à la ville de Paris et enfin parvenir à une égalité parfaite de rémunération entre les femmes et les hommes à côté égale de travail. Nous lancerons également un audit global afin de repérer et mettre fin aux situations de temps partiel contraint pour les femmes. Et puis nous instituerons et nous maintiendrons un index d'égalité entre les femmes et les hommes de la ville de Paris.
Donc, il sera publié annuellement pour chaque direction sur la base d'un score sur 100 intégrant écart de rémunération à grade égal, écart de promotion, proportion de femmes dans les 10 % de rémunération les plus élevés et les et proportion de temps partiel genrés. Je suis extrêmement fière aussi d'annoncer, c'est un combat que nous portons depuis très longtemps, je suis fière d'annoncer que nous accorderons enfin un congé menstruel de 2 jours par mois aux agentes de la ville souffrant de règles douloureuses sur certificat médical sans perte de salaire et assumer enfin le bras de fer avec l'État le cas échéant. Faciliter l'accès aux postes d'encadrement pour les femmes ayant des charges de famille, limiter les réunions tardives des instances ou prendre en charge les frais de garde, prévoir du télétravail, réserver des places en crèche.
Nous allons aussi engager un plan de lutte contre le harcèlement sexuel au travail en lien avec les organisations syndicales et les collectiv et la collectivité. Nous allons également adopter un budget municipal transparent intégrant des indicateurs publics d'égalité et un suivi budgétaire précis des politiques publiques en faveur de l'égalité. Pour cela, nous allons intensifier et généraliser une démarche de budgétisation sensible au genre afin de s'assurer que chaque eurod pensé contribue à réduire les inégalités entre les femmes et les hommes.
Je passe maintenant à l'emploi des femmes. Nous allons travailler en faveur de l'emploi des femmes. Pour cela, nous allons offrir un accompagnement à la création et à la périnisation de coopératives avec des formations de la comptabilité, de l'aide juridique, notamment dans les domaines utiles à la vie des Parisiens comme l'aide à la personne, l'écologie populaire, l'alimentation ou les cantines solidaires.
Ce mécanisme facilitera notamment la reprise d'entreprise par des travailleuses lorsqu'elles font face à des employeurs peu scrupuleux leur imposant des conditions de travail indignes à l'image des employés de l'association d'antinéa du 20e arrondissement auquel nous avons soutenu dès le départ qui intervient à l'aide à la personne. Nous allons également développer des espaces réservés au projet portés par les jeunes filles notamment dans le secteur des nouvelles technologies et des nouveaux médias. Et puis comme l'a dit Sopia Chikirou, notre tête de liste pour Paris, nous allons nous attaquer et nous allons lutter contre la précarité des mères isolées.
Tout d'abord, nous allons exclure les pensions alimentaires de l'assiette des revenus prises en compte pour le calcul des aides sociales et du quotient familial utilisé pour la tarification sociale comme les cantines scolaires, périscolaires, transport, activités culturelles et sportives, logement. Nous allons doubler également la pondération du critère familial monoparental et notamment les mèes isolées dans l'attribution des places en crèche en passant de 5 à 10 points afin de réduire la vulnérabilité des parents isolés. Nous allons également renforcer les services publics de proximité essentiel à l'autonomie des femmes.
Ouverture de nouvelles crèches publiques accessibles aux familles précaires en facilitant l'accueil ponctuel mais aussi les horaires atypiques. Nous allons également installer des services d'accès ou droit dans les maisons de quartier pour mettre en place un guichet unique, service juridique, numérique, accès à l'emploi. Il faudra aussi ouvrir les 10 centres de protection maternelles et infantiles communaux les plus fréquentés jusqu'à 19h30 soirs par semaine et le samedi matin afin de permettre aux Parisiennes d'avoir un plus large accès aux soins pour elles et leur nouveau nez.
Nous allons également développer les des systèmes municipaux de prêt, d'échange et de partage d'objets de périculture, des portes bébés, des poussettes. Nous allons garantir un accès prioritaire pour les maères isolées et leurs enfants au séjour arc-en-ciel afin d'assurer les droits aux vacances des enfants et créer en parallèle un dispositif de séjour spécifiquement dédié aux familles monoparentales. puis mettre en place des dispositifs de garde d'enfants gratuits pour les personnes qui participent au conseil citoyen et aux instances de la démocratie locale afin de lever un frein majeur à la participation des maires isolées à la vie publique.
Je terminerai avec l'automatisation d'une politique du aller vert. Allé vert en direction des femmes les plus vulnérables. Nous allons créer pour cela une brigade bus des femmes pour aller à la rencontre des femmes en migration, en addiction ou encore en grande précarité, en situation de prostitution dans toute la ville afin de les orienter et informer sur leurs droits : santé, soutien psychologique, aide juridique en lien avec les maisons des femmes et les associations spécialisées.
Nous allons reconnaître la vulnérabilité spécifique des mèes isolées migrantes en garantissant une mise à l'abri et non mixte au sein des dispositifs municipaux. Et enfin, nous allons renforcer l'accompagnement, l'information et l'accès aux droits des femmes migrantes sans papier, exilé, en lien avec le tissu associatif. Je vous remercie.
Je reprends rapidement la parole pour conclure en vous disant que vous pouvez retrouver d'abord tout notre plan complet, détaillé he très précis sur le site sofiourparis.fr. fr.
Je vous donne rendez-vous aussi tout à l'heure donc à 14h place Stalingrade pour les Parisiennes et les Parisiens pour cette manifestation annuelle que nous à laquelle nous participons. Nous, je me réjouis d'ailleurs, je tiens à le dire, que cette année le collectif d'extrême droite Némésis soit interdit de présence dans cette manifestation. Nous n'avons pas besoin de des fascistes qui instrumentalisent le combat féministe.
C'est un combat digne, fort, c'est un combat universaliste, c'est un combat qui ne souffre aucune discrimination et qui ne peut pas accepter d'être ainsi utilisé pour tenter de nuire finalement à une partie de la population. Voilà ce que j'ai à vous dire. Rendez-vous tout à l'heure donc pour la manifestation.
Je vous donne aussi rendez-vous demain soir, lundi 9 mars. Euh, nous aurons un grand meeting de campagne ici à Paris, salle de la mutualité avec Jean-Luc Mélenchon, avec Manon Aubri, avec Jérôme Glaise et puis bien sûr tous les candidats de notre liste du nouveau Paris populaire. Vous êtes déjà très nombreux à vous inscrire.
Venez en force, venez nombreux. faisons cette démonstration de de force au lendemain de la journée internationale des droits des femmes pour nous engager et gagner cette campagne électorale.
Sophia Chikirou