Stéphane Lessire : «Laurent Nuñez ne peut rien pour nous, pompiers»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 80 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Stéphane LeirFait
« Il s'occupe pas des textes de loi, il s'occupe pas de qui paye en fait. »
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bah en fait, on est perdu aujourd'hui parce qu'on pensait que réellement notre patron c'était le ministre de l'intérieur. Donc donc voilà et et cette séquence là me fait peine pour lui en fait. Sérieusement, je je suis pas en train de jouer sur les mots mais j'ai vraiment peine parce qu'en fait il peut rien pour vous, absolument rien.
Euh le deuxième temps fort de son interview, c'est quand en fait il il nous parle de la constitution et des textes budgétaires, des textes de loi. Et en fait ce qu'il a pas compris c'est que les enjeux financiers euh euh pardon, ce qu'il a pas compris de toute façon, c'est que le le feu il continue de de d'avancer. Il s'occupe pas des textes de loi, il s'occupe pas de qui paye en fait.
Donc il peut nous raconter tout ce qu'il veut. La constitution se modifie si vraiment ça pose un problème que l'État alimente la sécurité civile, c'est-à-dire les départements avec de l'argent. Moi j'y crois pas.
Mais admettons qu'il ait raison. Arrêtez, on peut on peut [raclement de gorge] tout changer en fait. Faut on n quand même pas dans le marbre.
Et c'est exactement ça l'état aujourd'hui. Bah en fait on on se noie dans un verre d'eau. Voilà, on en est là.
Stéphane le cir sapeur pompier, porte-parole du syndicat sud. Je vous ai également entendu parler de déconnexion de la part d'un certain nombre de nos dirigeants. Je pense que vous faisiez même référence directement au président de la République.
En quoi il y a cette déconnexion aujourd'hui entre le terrain, la réalité que vous vivez et les décisions qui sont prises au sommet de l'État ? Bah je vais je veux encore prendre mon franc parler mais c'est pas possible de voir la conférence de presse qu'on a vu à Bordeaux. Euh, on a peut-être des sapats pompiers volontaires chez nous, mais là, on a des amateurs.
Clairement, on a des amateurs. Enfin, voir le président découvrir que les Canadaires ne peuvent pas larguer la nuit, mais j'étais estomaqué, voir la préfette de région qui est quand même pas un petit poste autant light, mais je je j'ai envie j'ai même envie de pleurer en fait pour vous dire parce que je me dis mais comment on va réussir pour leur faire comprendre que ils sont complètement même ils sont même pas au sol en fait. C'est pas vrai.
Ils sont satellisés en fait, ils sont bien trop loin par rapport à nous en fait. C'est ça la vérité. Et quand vous voyez alors ça n'a peut-être pas non, ça a peut-être aucun rapport mais quand vous voyez président de la République en vacances, est-ce que vous êtes choqué vous par ces images ?
On en a parlé tout à l'heure du président qui est en vacances sur son jet ski. Est-ce queil y a des connexions là aussi, un décalage ou est-ce que vous dites il a le droit de partir en vacances ? Bon honnêtement, j'irai pas sur ce terrain là.
Je vais vous dire pourquoi. Parce que ça changera rien aux conditions des sapeurs pompiers sur le terrain aujourd'hui qui prennent ses vacances. Il est comme tout salarié puisqu'il est salarié de l'État comme moi finalement.
Donc il a le droit à ses vacances. Je pense qu'honnêtement son téléphone doit sauver sonner souvent et il doit pas avoir le repos qu'on imagine. Alors oui, je vois bien la la une de par image.
Bon, ça fait ça fait causer pour le coup mais en fait ça fait pas avancer la sécurité civile. Donc euh à la nuit, je préfère qu'il soit brégançon plutôt que sur le théâtre des interventions et que ça nous bloque complètement parce que vous imaginez le service de sécurité qu'il y a derrière. Mais honnêtement, si je suis vraiment honnête avec vous et je le suis, euh je sais très bien que ces vacances ne sont pas tout repos quand même quoi.
Il a beaucoup de de de d'obligations. Bien sûr. Euh, dernière question, il y a cette mobilisation au mois de septembre.
Euh vous allez donc vous mobiliser à la fin du mois de septembre. C'est d'ors et déjà prévu à Paris, euh particulièrement place de la République euh jusqu'ici, comment vous allez envisager les discussions ? Est-ce qu'il y a d'autres concertations ?
Je sais que ce mot-là parfois irisse le poil qui sont prévus. Je veux quand même être clair sur le président hein, je pleure pas sur sa situation parce queon le paye pour ça donc il y a pas de problème avec ça. Et concernant le mouvement social qui aura lieu le 26, 27, 28 et 29 septembre à Paris, ben vous avez compris qu'on était en intersyndical.
Neuf syndicats, 100 % des syndicats professionnels, une première. Donc on est en train de chacun de travailler sur qu'est-ce qu'on imagine. On veut que ce soit quand même que ça attire le public.
Le but c'est pas de brailler aux fenêtres. L'idée c'est vraiment que la la population comprenne que aujourd'hui les sapeurs compés pour une fois c'est nous qui avons besoin de la population. Si la population ne le comprend pas, je le dis clairement c'est pas parce qu'il y a neuf organisations syndicales des collègues derrière qui nous poussent qui vous voyez bien ça fait pas avancer le schmid pour le moment.
Donc la population française il faut vraiment qu'elle prenne son destin en main. Je pense que la population vous soutient. Merci Stéphane Leir d'avoir été en direct avec nous sur l'antenne de excusez-moi.
Je veux juste dire c'est pas que de soutenir en fait c'est pas la peine d'applaudir les casseroles. C'est pas ça en fait. Il y a besoin d'une action aussi de nos citoyens.
Je vous promets que c'est important. On en reparlera certainement. Vous inquiétez pas.
Avec grand plaisir et vous êtes toujours le bienvenu sur notre antenne. Merci beaucoup Stéphane Leir d'avoir été en direct avec nous. Vous êtes sapeur pompier, porte-parole du syndicat sud.
C'est important aussi d'un point de vue, j'allais dire politique et presque symbolique. C'est-à-dire que les promesses qui ont été faites lorsque les les élus sont allés par exemple en Girond au mois de juillet, elles doivent avoir une concrétisation. C'est pas une c'est pas une option.
Ça doit se concrétiser. C'est ça qu'attendent les pompiers. C'est ils ont ils ont reçu des des soutiens mais maintenant il faut que ça se concrétise en acte.
Moi surtout ce qui me frappe c'est euh gouverner s anticipé et on voit bien ici qu'il y a eu aucune anticipation faite par les différents gouvernements sur justement ce problème des incendies et de la canicule. C'estàdire que quand on voit qu'on a beaucoup parlé de la polémique des Canada mais les Canadaires c'était de l'anticipation. Euh quand on voit euh le la moyens qu'ont les pompiers, ben c'est aussi de l'anticipation parce qu'il faut faire passer des budgets, des lois euh des lois de finances et cetera.
Et donc forcément, on se retrouve avec une situation, on a un ministre de l'intérieur qui explique que ce ne c'est que ce ne sont que c'est pas dans son dans son cadre de deécution, c'est plus son périmètre. Et donc on voit là un gouvernement qui est qui est complètement à côté de la plaque ou en tout cas qui n'a plus les moyens concrets d'aider ces pompiers qui sont sur le terrain et en première ligne face au feu de forêt. Et en plus c'est un système qui s'effondre par le haut c'estàdire que en bas ça tient les pompiers ils tiennent on a vu là ils tiennent et d'ailleurs encore en ce moment au moment où on se parle dans les landes les agriculteurs les ont aidé voilà tout s mis en place ça ça ça ça tient mais par contre par le haut visiblement on est à côté de la place c'est c'est le principe en France malheureusement pour toutes les institutions.
Prenez la santé.