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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 7 octobre 2015 3 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Mélenchon sur Air France : la violence, ce sont les licenciements

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00MélenchonFait
    « Je mets en garde tous ceux qui montrent du doigt la violence des salariés de cette façon en niant la violence qui leur est faite à eux les salariés »
  • 0:30MélenchonFait
    « On a quand même vu des cadres d'Air France se faire molester la chemise en lambeau face contre terre »
  • 1:00MélenchonChiffre
    « On en est à 9000 licenciements. Est-ce que vous vous comprenez que c'est une violence ? »
  • 2:00MélenchonFait
    « Vous avez fait la même chose au conti quand il y avait eu un petit incident où des ordinateurs avaient été jetés par terre. On avait montré du doigt Xavier Mathieu. »
  • 3:00MélenchonChiffre
    « Est-ce que vous savez combien il y a de suicide parmi les chômeurs ? Est-ce que vous savez combien il y a de divorce ? »
  • 4:00MélenchonFait
    « C'est ça qui est grave. Ah non pas du tout. C'est pas grave ça. »
  • 5:00MélenchonFait
    « La question sociale revient sur la scène. Alors excusez-moi de vous dire, elle n'a pas pris des gants blancs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors moi, je mets en garde tous ceux qui montrent du doigt la violence des salariés de cette façon en niant la violence qui leur est faite à eux les salariés et qui à partir de là ne peuvent pas comprendre ce qui se passe et en sont réduit à des paroles aussi inacceptables et inqualifiables que celles du premier ministre qui se comporte comme un véritable garde churme de d'Airfance parce que Airfance en a peut-être même pas autant demandé que ce que Vals est en train d'exiger aujourd'hui. Non, ayez de la compassion. Comprenez ce qui se passe chez les travailleurs et comprenez le fait que partout dans le pays, chaque fois que les gens sont dans une impasse, on ne les écoute pas.

Ils ne ils ne connaissent donc aucune autre sortie que celle de cette démonstration. Moi, je vais vous dire franchement une chose. Je leur dis merci.

Jean-Luc Mélenchon, on peut comprendre la détresse de ces salariés, mais peut-elle tout permettre ? Peut-elle justifier ces violences ? On a quand même vu des cadres d'Air France se faire molester la chemise en lambeau face contre terre et puis aussi bien sûr quelle horreur.

Bien sûr c'est une c'est de la violence physique mais écoutez ça suffit arrêtez votre préchi préchaut il y a des photos et vous voudriez qu'on plaigne quelqu'un qui vient annoncer à 2900 personnes. On en est à 9000 licenciements. Est-ce que vous vous comprenez que c'est une violence ?

Vous avez fait la même chose au conti quand il y avait eu un petit incident où des ordinateurs avaient été jetés par terre. On avait montré du doigt Xavier Mathieu. On a traité de tous les noms les employés de Conti.

Or, le licenciement n'était pas justifié. Or, c'est l'entreprise qui a été condamnée. Vous êtes d'une incroyable, je dis vous he d'une manière générale, tous les bien pensants, vous êtes là à montrer du doigt les salariés en colère.

Mais savez-vous que vous n'avez même pas le privilège de la nouveauté ? J'ai cité un texte de Jean Joret de 1906. Ça dure depuis un siècle.

Quand un salarié élève la voix, alors là c'est terrible mais un patron a pas besoin d'élever la voix. Il rille d'entrée de plume tranquillement avec d'autres gens au calme la vie des autres. Il condamne à la mort sociale.

Est-ce que vous savez combien il y a de suicide parmi les chômeurs ? Est-ce que vous savez combien il y a de divorce ? Combien il y a de gens qui sont obligés après de vendre ce qu'ils ont après une situation ?

Justement je pas voir mais si les gens venaient spendre dans vos bureaux peut-être que vous le verriez. Jean-Luc Mchant si vous ne condamnez pas de telles violence elle pourrait se multiplier et reprendre encore et être multiplié par deux par trois par 4 dans d'autres conflits sociaux. C'est ça qui est grave.

Ah non pas du tout. C'est pas grave ça. Ça vous oblige vous déjà les médias à vous préoccuper de la question sociale alors que le reste du temps vous nous bassinez avec les histoires de musulmans, de terroristes, d'immigrés du matin au soir.

Et bien la question sociale revient sur la scène. Alors excusez-moi de vous dire, elle n'a pas pris des gants blancs. Elle n'est pas venue vous voir comme si c'était un bal ou le bal des petits lit blancs et vous n'êtes pas la chaisière.

La vie est violente pour des millions de gens et vous passez votre temps à parler d'autres choses que ce qui les concerne. Donc que voulez-vous qu'il fasse ? Vous croyez que les gens qui sont là sont des animaux vont se laisser comme ça mener à l'abattoir avec le sourire aux lèvres signer des conventions dans lesquelles on leur prend tout et qui ne va rien se passer et vous vous seriez là à dire "Ah là, il y a un risque que ça se multiplie ?" Mais est-ce que vous vous êtes posé la même question lorsque vous nous montrez du matin au soir des problèmes qui paraît-il seraient les problèmes les plus importants avec les immigrés ?

Les vraies questions importantes de ce pays, c'est la question sociale.