Hausse du prix des carburants, alliances aux municipales... Olivier Faure dans le "8h30 franceinfo"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] [musique] Bonjour Olivier Fort, bonjour Agath Lambret, bonjour Paul la route sur vous, bonjour à ceux qui nous écoutent. Bonjour Paul, merci d'être avec nous sur France info. Olivier Fort, Emmanuel Macron est sur tous les fronts. 11 jours après le début de la guerre au Moyen-Orient, le président multiplie les échanges, les déplacements à Chypre puis sur le porte-avion Charles de Gaulle en Méditerranée hier.
Le chef de l'État qui qualifie la mobilisation de la marine française dans la région d'inédit. On l'écoute. Il y a maintenant une semaine, la guerre a commencé dans la région et donc faire revenir le porte-avion avec l'ensemble des fréettes qui l'accompagne, c'est à la fois pour nous une évidence et ce qui va nous permettre d'agir.
D'abord parce que nous avons des ressortissants dans la région. Néanmoins, nous pouvons être confrontés à des situations d'urgence et il est important de pouvoir opérer. Le président est-il en train de nous engager dans la guerre, Olivier Fort ?
J'espère que non. Ce serait une folie de se lancer à la poursuite de Donald Trump et Benjamin Netaniaou dont on comprend désormais que leur objectif n'est nullement la démocratie, la libertation d'un peuple, le peuple iranien, mais que on est face à une gigantesque improvisation. Vous avez hier le Pentagone qui explique que la guerre sera longue, le président Trump qui explique que bientôt finie.
On a une forme de d'inconnu sur les buts de guerre réelle que poursuivraient les États-Unis et Israël. Et je rappelle que cette guerre se mène sans aucun mandat et qu'elle est un précédent redoutable parce qu'elle permet de laisser penser que désormais le droit international n'a plus sa place et que seul contre la force. J'ajoute que ça a aussi des conséquences dommageables sur un autre conflit qui est le conflit entre la Russie et l'Ukraine puisque je vois que les sanctions sont levés pour partie pour l'instant sur la Russie qui va pouvoir y compris profiter de la guerre en Iran pour renflouer ses propres caisses pour faire la guerre contre l'Ukraine.
Vous voyez qu'on est quand même dans une situation assez paradoxale et que nous n'avons rien à voir avec ce que sont Netanyahu et Trump aujourd'hui qui poursuivent une guerre qui est totalement illégale. Ça veut dire que vous n'auriez pas envoyé le portail Charles de Gaul. Non, ça veut dire que je souhaite que la France reste à l'écart et que les actions qui soient menées soient exclusivement liées à la protection de nos ressortissants, de nos propres bases et de nos propres alliés.
Parce que là c'est dans la logique même de répondre au traités que nous avons signé. C'est ce que dit le président Olivier le président qui insiste. Il dit "Nous ne participons pas à un conflit en cours.
Est-ce que vous pensez aujourd'hui on a entendu vos mise en garde mais est-ce que la position de la France et celle d'Emmanuel Macron est équilibrée ? Selon vous, le seul flou qui demeurait, c'était l'utilisation des bases françaises pour les actions dites défensives pour les Américains. Moi, je ne sais pas comment on sait ce que font les Américains.
Je ne veux pas que les Américains puissent à un moment quelconque utiliser la position de la France pour considérer que désormais ils sont légitimes à agir parce que nous aurions nous-mêmes avalisé par notre silence euh ce qui est une opération qui, je rappelle est une opération illégale. Et donc ça suppose que le président français rappelle en permanence que nous sommes nous reliés au droit international et que nous ne considérons pas que ce conflit est un conflit qui est légitime. Il le fait pas suffisamment pour vous ?
Ben je pense qu'il pourrait le faire davantage et demain lorsque nous irons à Matignon et bien lesistes rappelleront quelle est leur position. Justement, Matignon et pas l'Élysée, vous aviez demandé à être reçu par le président de la République. Pour finir, ce sera Sébastien Lecornu.
Vous êtes satisfait de cette rencontre ? Bon écoutez, j'ai pas de problème avec le fait que ce soit Sébastien Lecornu qui reçoivent. C'est pas à ton niveau.
Il est premier ministre et donc qu'il soit là pour informer les représentants que nous sommes, qu'il soit là pour dire quelle est la position que la France tiendra au cours des prochains jours, qu'il fasse la clarté sur nos intentions, ça me paraître une bonne chose. En tout cas, c'est ça correspond à la demande que nous avons formulé qui est d'avoir de la clarté et d'avoir un point régulier. Vous voulez vous voulez que chaque point régulier parce que nous ne pouvons pas je rappelle que si la France devait à un moment de s'engager dans un conflit, ça supposerait que le parlement soit saisi et d'ailleurs ça n'exclut pas la nécessité d'un débat au parlement pour que les choses soient très claires pour les Françaises et les Français et que nous sachions exactement comment la France se positionne par rapport à Trump, par rapport à Netaniaou, mais aussi par rapport aux autres européens pour qu'on sache que nos bases sont claires.
Je vois que il y a tous les Européens ne le sont pas. Je vois que Mertz qui est allé faire sa génlexion à la Maison Blanche et aujourd'hui dans une forme de complaisance coupable vis-à-vis de Trump. Moi, je ne veux pas que l'on puisse penser un seul instant que nous ne sommes plus souverains, que désormais les États-Unis décident pour nous et que nous sommes dans une situation où nous sommes entraînés à l'insu de notre plein gré dans un conflit qui n'est pas celui que nous avons choisi.
Nement, on vous a répondu juste sur le débat parlementaire que vous réclamez. Vous avez eu une réponse ? Pas encore, mais j'imagine que demain le premier ministre y répondra.
Ça relève en l'occurrence de sa volonté à lui plus que de celle du président. Autre question euh à laquelle l'exécutif doit répondre. Euh, la flambée des prix euh de l'essence.
Le Rassemblement national demande au gouvernement de baisser les taxes. LFI propose de bloquer les prix de l'énergie. D'abord, que propose le Parti socialiste ?
Bon, d'abord, la première chose, c'est que nous avons une réserve stratégique qu'il faut utiliser pour permettre de faire tampon et d'éviter une hausse des prix comme c'est le cas depuis plusieurs jours et qui inquiète légitimement nos compatriotes qui se disent "Ben écoutez, le problème c'est que moi j'ai besoin de la de ma voiture pour aller travailler, pour emmener mes enfants à l'école, pour aller faire des courses, bref pour faire tout ce que ceux qui n'ont pas la possibilité d'avoir recours au transport collectif doivent faire." Et donc ça suppose d'abord l'exclut pas ne l'exclut pas. Ça ne veut pas dire qu'il l'envisage complètement.
Et moi je voudrais qu'il l'envisage et que cette réserve puisse servir comme elle a servi à d'autres époques pour permettre d'éviter cette flambée des prix. Ensuite, si le conflit devait durer, si nous ne pouvions pas utiliser simplement cette réserve stratégique pour faire tampon, et bien je suggère que il y ait une forme de chèque énergie comme il y a eu un chèque bois qui permettrait là de cibler les ménages les plus modestes qui ont besoin d'être accompagnés dans ce moment-là et de faire en sorte que nous puissions en fait les accompagner, les aider à ne pas à supporter cette organisation du prix du faire un chèque Olivier fort. Est-ce qu'on a l'argent pour faire un chèque de plus ? un peu justement ce que je propose là c'est de faire en sorte que ce soit un chèque qui soit destination des populations les plus vulnérables.
Ça pas d'en faire une mesure général. Ce que vous évoquez c'était le chèque énergie qui a été effectivement très coûteux qui a coûté près de 70 milliards quand il a été mis en place pour quelques années. Mais et nous n'avrons plus les moyens.
Vous voulez le conditionner au revenu. C'est ça. Bien sûr le conditionner.
Quel seuil ? Ça il faut voir. C'est votre proposition.
Mais oui d'accord. Enfin, je moi ce que je veux c'est que on puisse envisager avec le gouvernement de prévoir donc un seuil à partir duquel et bien on a un accompagnement qui permet aux gens de ne pas souffrir de cette hausse des prix. Par ailleurs, je pense que pour les emplois qui permettent le télétravail, il faudra aussi que les employeurs s'y mettent et suggèrent à certains de leurs employés de rester travailler chez eux pour comme du temps du Covid pour éviter ben comme le temps du Covid.
Ne ramenons pas ça au Covid. Ça tout ça n'a à peu près aucun rapport mais la vérité c'est que nous n'avons pas toujours besoin de nous déplacer. Et puis dernier point aussi sur lequel il faudra réfléchir c'est comment est-ce qu'on fait que pour que dans les dans les villes où des transports publics sont assurés, comment est-ce qu'on fait pour baisser les tarifs, pour les rendre parfois gratuits pour certaines populations aussi et faire en sorte que la le prix de la mobilité ne se répercute pas sur le pouvoir d'achat des Français qui sont déjà à l'os.
Donc vous demandez trois choses. Demandez un chèque plus de télétravail et 3è le trème point pour être plus précis, j'ai pas bien compris et tout simplement que sur les transports publics, on veille à ce qu'il y ait des tarifs qui soient accessibles. Peut-être même la gratuité pour certaines parties de la population mais je ch de l'état en premier lieu.
Non là c'est en l'occurrence les collectivités les collectivités par exemple pour France mobilité mais ce que je dis c'est que la première chose qui doit être envisagée c'est d'abord d'utiliser la réserve stratégie. Pourquoi je dis ça ? blocage des prix que propose la France insoumise.
Ben le blocage des prix, il a quelque chose de séduisant dans le principe mais le blocage des prix, il pose deux problèmes. Le premier problème c'est que soit il est compensé et donc en réalité ce sont non pas tout à l'heure j'ai écouté sur votre antenne ce que disait la représentante de l'industrie pétrolière, elle-même n'y est pas opposée. Pourquoi ?
Parce que si on bloque les prix en fait c'est l'État qui compense les éventuelles pertes à l'industrie pétrolière. Donc c'est l'État qui paye la différence. Donc c'est une un manque à gagner pour l'État.
Si l'État ne compense pas, la réalité c'est que les gens qui les raffineurs qui donc alimentent notre pays ben préféront vendre à des endroits où ils sont mieux rémunérés et dans ces cas-là en fait on risque la pénurie. Donc c'est là où il y a effectivement une solution qui est bouse. C'est la raison pour laquelle je viens de vous faire des propositions qui me paraissent On entend vos propositions Olivier Fort février fin février Jean-Luc Mélenchon a ironisé sur le nom de Jeffrey Epstein sous-entendant que les médias prononçaient Epstein et non Epstein pour cacher son identité juive.
Il a ensuite écorché le nom de Raphaël Gluxman qui l'a appelé gluxement réaction de l'intéressé. On ne joue pas avec une salle sur des noms à consonance juive ou à consonance étrangère. Ce n'est pas la tradition de la République.
Et donc en faisant cela, Jean-Luc Mélenchon confirme qu'il est devenu le Jean-Marie Le Pen de notre époque. Jean-Luc Mélenchon est-il le Jean-Marie Le Pen de notre temps ? Comme le dit Raphaël Gluxman.
D'abord revenir sur ce que Jean-Luc Mélenchon a dit. C'est un homme cultivé. C'est un homme qui connaît parfaitement l'histoire de France, qui connaît parfaitement aussi les mauvais jeunes mots qui ont pu être utilisés au cours de notre histoire politique.
Et donc cette double saill avait des relancs antisémites évidents. Il est antisémite Jean-Luc Mélenchon. Je ne dis pas qu'il je ne sais pas ce qu'il est.
Ce que je sais c'est que il a aujourd'hui utilisé des procédés rhtoriques pour faire rire une salle sur des noms juifs et il savait parfaitement ce qu'il faisait comme Jean-Marie Le Pen à l'époque ou pas ? Est-ce que le parallèle avec Jean-Marie Le Pen est personnel ? Je ne ferai pas de parallèle avec Jean-Marie Le Pen pour une raison qui est très simple, c'est que Jean-Marie Le Pen était un homme dont chacun connaît là aussi l'histoire, connaissait aussi les propositions, connaissait le danger de ce qu'il portait.
Je ne mets pas sur un même plan la France insoumise et le Rassemblement national. Vous avez d'un côté des gens dont toute l'histoire rappelle qu'ils sont pour l'exclusion du la population et vous avez la France insoumise qui dans ses excès dans ses outrances dans parfois c'est saill à caractère antisémite. Oui.
Parce que c'est pas la première fois qu'elle est épinglée pour la première fois avec l'antisémite. Et ce que je dis c'est que aujourd'hui ils sont à la fois une cause de division de la gauche, d'affaiblissement de la gauche et ils sont un danger parce que ils ont ils assignent à résidence une population dont ils pensent qu'elle pourrait être sensible à des arguments à caractère antisémite. Vous parlez de l'électorat musulman.
Je pense que dans un moment comme celui-là, à la veille d'une élection municipale dont chacun a bien compris que LFI ne serait pas le moteur de la gauche et que la seule force qui est en mesure de barrer la route à la droite et à l'extrême droite, c'est le rassemblement des socialistes, des écologistes, des communistes, de l'après, de debout, de place publique. Et donc il y a là une évidence au fait que Jean-Luc Mélenchon à 15 jours de premier tour a cherché à mobiliser un électorat dont il pense qu'il se mobilise peu pour les élections municipales. Et donc il a commis une faute lourde qui est de d'assigner à résidence une population qui n'est pas antisémite.
Je vis au milieu de français qui sont de culture d'origine ou qui sont musulmans pratiquants. Je vis avec eux et je vois bien quelle est leur réaction aujourd'hui. Ils ne sont pas dans une forme, ils n'assimilent pas les Français juifs à ce qui se passe aujourd'hui en SJordanie, à Gaza parce qu'ils savent très bien qu'il y a aujourd'hui, y compris des Français juifs qui pensent des choses très différentes les uns des autres et qu'ils ne sont pas les commanditaires ou les soutiens de Netaniaahu.
Et donc il n'y a aucun parallèle à faire entre les uns et les autres et le faire serait au contraire arrivé à amalgamer et donc à considérer que tous les juifs se ressemblent, que tous les juifs pensent de la même façon et qu'il y a la matière à une forme de haine de légitimation de la haine qu'on aurait à leur endroit. Donc, vous dites qu'avec ces discours à relan antisémites, Jean-Luc Mélenchon cherche à à signer les l'électorat musulman euh à résidence en pensant que ce type de discours euh lui plairait ce que vous désapprouvez. Euh quelles conséquences à cela est-ce ?
Vous nous direz dans dans un instant, mais tout de suite, c'est l'info en une minute avec Philippine Tibodo, il est 8h47 et les montagnes russes pour le pétrole mondial, d'abord + 30 % hier. Le baril a finalement baissé d'environ 10 % en cause les déclarations cette nuit du président américain assurant une fin prochaine de la guerre au Moyen-Orient. [musique] Le gaz européen perd également 15 %.
À la pompe en France, le gazoile a dépassé la barre symbolique des 2 € le litre. Le syndicat force ouvrière exige des mesures immédiates du gouvernement [musique] face à la hausse des prix. Ce gazo à l'essence qui ne seront plus dans les réservoirs des voitures Renault dans 4 ans.
La marque annonce passer au tout électrique d'ici 2030, soit [musique] 5 ans avant l'interdiction par l'Union européenne de faire rouler les voitures thermiques. Après Chypre et le porte-avion Charles de Gaulle, retour d'Emmanuel Macron à Paris, la France accueille aujourd'hui à un sommet sur le nucléaire. Objectif concrétiser [musique] la relance de l'électricité d'origine atomique.
Et puis un avant-goût du match PSG Chelsea demain avec ce soir le début des [musique] 8e de finale de la Ligue des Champions. Galatasaray Liverpool à 18h45, Bayern Munich Atalanta Bergame, Newcastle FC Barcelone et Atletico Madrid Tottenham à 21h. [musique] France info le 830 [musique] France info Agath Landret Paul Larouturou avec Olivier Fort premier secrétaire du Parti socialiste.
On parlait à l'instant de Jean-Luc Mélenchon accusé d'antisémitisme par certains à gauche. Quelles conséquences Paul ? Oui, comme dans la première partie de cet interview, le Bureau national du PS a dénoncé les propos antisémites intolérables de Jean-Luc Mélenchon.
Conséquence, dites-vous, à la fois pas d'accord national avec Alfi mais des accords locaux restent possible. On va vous interroger sur cette rupture. Est-ce que vous jouez double jeu ?
Mais d'abord, une question très précise. Dans combien de villes faites-vous alliance avec LFI dès le premier tour ? Je n'en ai aucune idée.
Une soixantaine, c'est ce que euh Rota annonce et euh sans doute euh et les et les décomtes indépendant des journalistes et sans doute est-ce vrai ? Il y a pas double problème mais où voyez-vous un double jeu ? Ce que je condamne, c'est les dérives d'un homme de Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui entraîne, mais je vais finir qui entraîne aujourd'hui à la fois ses militants, ses élus, ses sympathisants dans une forme de réprobation générale et donc il y a là effectivement un sujet Jean-Luc Mélenchon.
Est-ce que tous les insoumis, est-ce que tous les candidats qui sont aujourd'hui candidats en France se rattachent à cette dérive ? quand même membre de ce parti Olivier for il y a pas de membre de ce parti vous savez pardon mais adhérer un parti dont le dirigeant est Jean-Luc Mélenchon c'est adhérer au discours de Jean-Luc Mélenchon moi en vous espérez que les adhérents du parti socialistes ils adhèrent à la ligne du Parti socialiste et discours. C'est pas toujours le cas c'est vrai au Parti socialiste.
Donc vous avez compris que on a le droit y compris dans une formation politique même si elle est dirigée de manière très autocratique de se dissocier de son dirigeant. Et moi, ce que je souhaite que l'ensemble de ceux qui euh aujourd'hui ont suivi avec sincérité ce que la France insoumise a pu porter sur le terrain social, sur le terrain de la lutte contre les discriminations, contre le racisme et cetera, et bien puisse aujourd'hui dire clairement qu'il se désolidarise de Jean-Luc Mélenchon quand il tient des propos comme ceux qu'il a tenu qu'on ne peut pas être de ceux qui légitiment la violence. On ne peut pas être dans l'outil des fort.
Vous avez une seule personne aujourd'hui candidat insoumis avec lequel vous êtes allié qui est venu vous voir et qui vous a dit "Gardez-moi parce que je me dissocie fermement de ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon." Vous avez des exemples concrets de candidats qui vous l'ont dit ? Moi ce que je vous dis c'est que d'abord sur les listes que vous évoquez, ce sont des villes qui sont souvent des villes des petites villes où les gens travaillent ensemble depuis toujours, qu'ils passe leur vie ensemble, qu'ils sont militants ensemble, qu'ils défendent le même projet communal et vous n'allez pas m'expliquer que parce que des gens partagent une même vision de la gauche, ils ne peuvent pas se rassembler.
Donc vous n'avez personne qui est qui est venu vous voir pour vous dire je me dissocié de Jean-Luc Mer j'entends mais j'ai Non mais juste est-ce que est-ce que vous avez des certains sont venus vous voir pour vous mais bien sûr qu'il y a des gens gênés aujourd'hui à la France insoumise et même vous le savez même la presse l'a évoqué vous avez même dans son groupe parlementaire des gens qui disent trop c'est trop ça n'est plus possible on ne peut pas continuer comme ça et c'est la raison pour laquelle Jean-Luc Mélenchon s'est excusé vous ne croyez quand même pas que Mcchon s'excuse tous les matins ça ne suffit pas non parce que effectivement excusé sur Raphael Gman oui d'accord mais ce que je dis C'est que il a bien compris lui-même que dans son propre mouvement, il y a des gens qui n'en peuvent plus. Et donc moi, ce que j'ai vu, y compris sur le terrain, j'étais toute la semaine, enfin toutes les semaines depuis depuis au moins un mois, je suis tous les jours en campagne quelque part en France. Je peux vous dire que je rencontre sur le terrain des gens qui distribuent les tractes pour les insoumis quand je les interroge et eux-mêmes viennent me dire bah c'est un problème mais c'est un problème.
Ils savent que il y a aujourd'hui, y compris parce que quand ils font du porte à porte aujourd'hui, il y a des portes qui se referment brutalement en leur disant "Non, on est jamais plus. On ne parlera plus avec vous, on n'est plus d'accord, on n'est pas on ne peut pas suivre." C'est venu un repoussoir.
Elle les filles ben qu'est-ce que voulez que je vous dise ? C'est vous qui le dites en fait. Le problème, c'est que à la fois il consolide un socle de gens qui se sont radicalisés autour de lui et en même temps, il a fait descendre le plafond.
Et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui il reste un candidat de premier tour qui est un candidat valable, qui rassemble un socle qui est un socle non négligeable, mais il est le plus mauvais candidat de la gauche au second tour dans une élection présidentielle parce qu'il serait celui qui serait le plus absolument battu par l'extrême droite. Ce serait non seulement une défaite pour les Français parce que nous aurions l'extrême droite qui serait au pouvoir mais en plus ce serait un chèque quasi blanc pour Jordan Bardella qui aurait là l'onction du suffrage universel parce que Jean-Luc Mélenchon par ses outrances par ses mensonges, par ses dérapages et bien qu'est-ce qu'il fait ? Il solidarise la droite et l'extrême droite.
Donc il est aujourd'hui effectivement une menace d'abord pour la gauche et ensuite pour la France. Vous lui avez dit directement à quand remonte votre dernier contact personnel tous les deux ? Bah ça fait très longtemps puisque nous ne sommes plus parlés depuis les violences urbaines qui ont suivi l'affaire Naël.
C'est vous dire que ça fait les P rompus mais vous faites alliance au premier tour à Talence, à Nior à Saint-Malot ou à Montlant. Donc vous comprenez cette incompréhension ce matin ? Mais il n'y a aucune incompréhension à avoir.
Enfin, je me répète parce que vous n'z pas perdre les éleurs reproch mais je ne crois pas que les électrices et les électeurs de gauche soient irréconciliables. Là aussi, je fais part de ma propre euh expérience dans ma propre circonscription. Je vis avec des gens qui ont été insoumis et parfois ils ont été socialistes avant et qui sont passés de l'un à l'autre, de l'autre à l'un et que ça n'a pas euh et que tout simplement à un moment et bien ces gens-là, je leur demande de réfléchir et de dire il y a aujourd'hui une offre possible, une offre que porte le rassemblement de la gauche et des écologistes qui est une offre qui n'est pas moins radicale que celle que pouvait porter la France insoumise mais nous n'avons pas nous la violence, l'antisémitisme Nous n'avons pas tout ce que aujourd'hui qui crée un plafond de verre au-dessus de la France insoumise et qui la rend malheureusement infréquentable pour nombre de Françaises et de Français.
C'est la raison pour laquelle et bien dimanche prochain 15 mars allez voter mais allez voter pour une gauche qui peut gagner une gauche qui peut faire barrage à la droite qui peut faire barrage à l'extrême droite qui peut permettre de changer tout le monde n'a pas votre conception à gauche Jérôme Gage par exemple député socialiste dit mieux vaut perdre une élection que de perdre son âme. François Hollande dit, il est hors de question qu'il y a un accord avec Lfi et il dit, il parle notamment du second tour. Il dit il faut, il vous appelle à faire la clarté.
Pas d'accord, pas d'alliance entre socialiste et LFI au second tour. Est-ce que pour le second tour vous êtes prêt à renoncer à tout accord ? Quitte à perdre une mairie ?
Oui, mais parce que vous êtes attaché à vos valeurs. Mais j'ai entendu moi aussi ce que disait Jérôme Gat par exemple. Il a dit que s'il était confronté à un choix entre LI et le RN, il choisirait LFI.
Alors ça, il l'a dit mais après il est venu sur France info, il ne l'a pas redit. Il a pas dit ça mais il l'a dit donc c'est qu'il le pense. Moi je crois moi je crois à la sincérité des gens et je crois aussi à son propre parcours.
Je sais d'où il vient et je sais quels ont été les points de rupture avec Jean-Luc Mélenchon particulièrement sur la question antisémite. Mais alors à Paris à Marseille, comment vous faites si vous avez besoin des insoumis au second tour ? Est-ce que vous dites il n'y aura pas d'accord avec les insoumis même si on perd par Nant mais d'abord vous êtes en train de laisser penser que il y a des multipli d'accord qui se qui crée partout.
La réalité c'est que vous savez très bien et vous avez entendu encore hier en meeting Jean-Luc Mélenchon, Sopia Chikirou qui ont réussi à taper sur le candidat socialiste qui est Emmanuel Grégoire qui a surassemblé la gauche et les écologistes et ils ont totalement épargné Rachidati. ils ont envie de faire l'accord avec le reste de la gauche. Leur objectif dans cette élection n'est pas de faire gagner la gauche.
Leur objectif est au contraire de faire en sorte qu'il y ait une forme de vide à gauche qui permette à Jean-Luc Mélenchon de se déployer dans l'élection présidentielle. Donc ne laissez pas penser un seul instant que nous sommes à la veille d'accord partout en France. C'est faux.
Un mot rapidement, vous avez un autre désaccord avec LFI, ce sont les liens de ce parti avec le mouvement Antifa, la jeune garde, mouvement mise en mise en cause dans la mort de Quentin Dean. Est-ce que Raphaël Arnaud, fondateur de la jeune garde et élu euh insoumis, peut rester député selon vous ? Mais Agath Lambré, j'entends que depuis 10 minutes maintenant, on parle de la France insoumise.
Moi, ma vie ne tourne pas autour de la France insp. Non, c'est ce que je vous dis c'est que ma vie ne tourne pasour de la Quentin parce que vous étiez à étranger vous pas beaucoup par vous répondre mais simplement vous dire que en fait on vient de commencer cette émission en parlant de la menace et la menace elle ne vient pas de la France insoumise elle vient de l'extrême droite dans le monde entier elle vient de l'extrême droite en Israël elle vient de l'extrême droite aux États-Unis elle vient de l'extrême droite en Hongri en Italie en l'occurrence Quentin de c'est un militant identitaire qui a été mais ce que je vous dis c'est que à force de laisser ses penser que tout le problème en France et dans le monde cerouise vous donner une importance à Jean-Luc Mélenchon qu'il n'a pas mais donc répond je vous réponds à la question il y a une enquête qui est en cours et moi je respecte l'état de droit pour tout le monde y compris pour Raphaël Arnaud est-ce qu'il est commanditaire de cette opération est-ce qu'il était au courant est-ce qu'il lien quelconque avec un mouvement qui était dissousion donc il doit pas démissionner mais pour l'instant il y a une enquête voulez dire que vous n'en savez rien vous savez Vous ne pouvez pas à chaque fois qu'il y a quelqu'un qui est incriminé sur quelque sujet que ce soit dire qu'il est présumé innocent et faire comme si Raphaël Arnaud lui était présumé coupable. Donc je vous dis il y a aujourd'hui une enquête qui est en cours.
Si l'enquête détermine des responsabilités de la part de Raphaël Arnaud évidemment il devra démissionner. Mais je ne veux pas précéder. Ce sont ses assistants parlementaires.
Mais d'accord, ce sont ces assistants parlementaires. Mais enfin euh je crois pas que vous ayez euh c'est dans ces temps-ci euh demander euh au RN de bien vouloir se retien d'endroits quand ils avaient des gens qui étaient soit assistant parlementaire soit des gens qui sur leur list. On interroge régulièrement le Rassemblement national.
Merci beaucoup Olivier Fort d'avoir répondu aux question. C'est qu'il faut avoir les mêmes principes pour tout le monde. Autrement on n'est plus compris et surtout on n plus écouté.
Merci Olivier fort. [musique]
Olivier Faure