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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 12 septembre 2025 41 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesImmigration & asileSécurité

Le retour de la droite en Europe

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Latitia MoratiFait
    « On peut pas accepter que les personnes doivent acheter des véhicules électriques s'ils n'ont pas l'argent pour les acheter. »
  • 10:00Latitia MoratiFait
    « On peut pas penser que les maisons doivent être chauffées électriquement si les personnes n'ont pas l'argent pour le faire. »
  • 12:00Laurent VinceFait
    « Pour mes électeurs de la Roumanie, c'est l'agriculture, sécurité alimentaire, premier plan, puis c'est la défense, c'est la sécurité, 3è c'est l'industrie l'énergie, compétitivité. »

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Mesdames et messieurs, chers amis, ouvrons à présent une séquence consacrée au retour de la droite en Europe. Merci d'accueillir chaleureusement. Top.

Mesdames et messieurs, chers amis, ouvrons à présent une séquence consacré au retour de la droite en Europe. Merci d'accueillir chaleureusement François Xavier Bami. En sa compagnie, trois députés du Parlement européen.

Latitia Morati, député italienne, Dirk Goting, député néerlandais et Laurent Vince, député rouin. [Applaudissements] Chers amis, grand bonheur de vous retrouver cet après-midi pour la dernière étape de ce congrès. C'est une grande joie de vous voir.

Vous avez encore un peu d'énergie ? Oh là, mais vous êtes complètement déprimé en fait. Vous avez encore un peu d'énergie.

Merveilleux. Alors cet après-midi, on va commencer cette dernière phase en abordant une question absolument fondamentale. Nous avons beaucoup parler au cours de ce congrès de l'avenir de la France et de toutes nos préoccupations et de toutes nos espérances pour l'avenir de notre pays.

Maintenant, nous devons aborder cet enjeu essentiel, y compris pour la reconstruction de notre famille politique, c'est l'avenir de l'Europe. Et c'est un très grand honneur pour moi et un très grand bonheur d'accueillir sur cette scène trois députés au Parlement européen de trois pays différents, de trois grandes régions d'Europe, trois députés qui appartiennent à notre à votre famille politique, le PPE, le Parti populaire européen. Je vous demande de les applaudir très fort.

Ils sont tous les trois au cœur de la vie de de notre groupe. Je vous les présente très rapidement. D'abord, merci infiniment Letitia d'être avec nous.

Letitia Morati, tu es une députée italienne, tu as été maire de Milan pendant de longues années, tu as été ministre de l'enseignement supérieur de la recherche. Il y a des fans de Milan ici manifestement. Et aujourd'hui, tu as rejoint le le Parlement européen depuis 2024 où tu représentes la délégation italienne.

Je me tourne vers Dirk, à ma gauche, enfin à ma gauche, c'est c'est tout relatif. Dirk Goting, euh tu es un député des Pays-Bas. Tu as été élu en 202 en 2024 également, mais tu as déjà une très longue expérience politique puisque tu étais auparavant l'un des piliers du groupe PPE que tu représentais notamment dans ce difficile travail auprès de la presse, des médias, de la communication.

Tu connais mieux que personne la vie du Parlement européen et de nos institutions et tu es aujourd'hui l'un des membres les plus actifs de notre de notre groupe au Parlement. Merci de de ta présence. Et puis euh Laur Vince, tu es député de Roumanie, tu représentes en particulier les Hongrois de Roumanie.

C'est une spécificité de cette très belle région de de l'Europe centrale que les frontières sont parfois l'occasion de de rencontre avec la diversité des cultures qui font la sève de notre civilisation européenne. En Roumanie, tu joues un rôle très important. J'ai eu la grande chance de pouvoir venir chez toi aujourd'hui au Parlement européen où tu as été élu en 2019.

Nous sommes arrivés en même temps. Tu es coordinateur de notre groupe pour toutes les affaires constitutionnelles, tout ce qui touche notamment à la défense des règles fondamentales du fonctionnement de de l'Union européenne et c'est une joie de t'accueillir cette fois-ci chez moi aujourd'hui. Merci encore.

Le travail européen, vous le voyez chers amis, ce sont bien sûr des idées, ce sont des convictions, ce sont des combats que nous avons partagés ensemble au cours de nos campagnes. Mais le travail européen, ce sont aussi des amitiés, ce sont des personnes, ce sont des liens. Et avec la délégation française qui est ici, je vois Nadine Morano, je vois Céline Iimar, je vois Isabelle Lecéne, je vois Christophe Gomard.

Avec toute notre délégation au Parlement européen, nous sommes constamment impliqués dans ces liens entre nos pays, dans ces liens entre nos délégations qui permettent de faire entendre la voix de la droite en Europe qui est en train de se reconstruire. Alors, c'est la première question par laquelle je voulais commencer la poser à chacun d'entre vous. Peut-être commencer par toi Letitia si tu le veux bien.

Comment est-ce que vous voyez la situation de l'Europe aujourd'hui ? Quels sont pour vous les grands le grand défi européen ? On a vécu un été marqué par de très grandes nouvelles, parfois difficiles sur le front notamment de la relation avec les États-Unis ou bien de la guerre en Ukraine.

Comment est-ce que vous voyez aujourd'hui la situation de l'Europe et comment est-ce qu'il faut agir pour pouvoir la renforcer ? Très bien. D'abord, merci François pour cette invitation.

Je suis honorée d'être ici au congrès l'assemblée de des républicains. Bon, moi je dirais que la l'Europe maintenant a différents défis, des menaces qui viennent de de qui qui viennent hors de l'Europe, c'est-à-dire des puissances qui sont des puissances non pas toujours démocratiques, des puissances qui ont des très grandes ressources euh même grandes ressources militaires et qui n'ont pas les contraintes que nous avons en Europe. Un deuxième défi est un défi que nous avons à l'intérieur de l'Europe.

Je parle de défi géopolitique, c'est un défi euh donné par les souverranistes et les populistes. Euh les les défis qu'on a, ce sont des défis en terme de économie, énergie, euh transition verte, euh sécurité et et bureaucratie. Euh et je pense que pour je pense que le Parti populaire est important, très important pour euh donner un nouveau élan à l'Europe.

La question que nous devons poser, c'est est-ce que nous voulons l'Europe comme elle est maintenant ? Moi je dirais non, mais on ne veut pas renier l'Europe, mais on veut la relancer et on on a pas la possibilité, si on prend chaque pays isolé de rivaliser avec touses les puissances que que ce soit les États-Unis, que ce soit la Chine, l'Inde ou la ou la Russie ensemble, on peut le faire mais on doit changer. On doit changer en économie.

En économie, on a eu un Green Deal qui est qui a donné des coûts immenses sur les familles, sur les entreprises, sur les agriculteurs avec des des lois qui qui sont vraiment euh impossibles à à soutenir. Et là, il faut changer mais il faut changer vraiment avec décision, décision, décision, détermination. On peut pas accepter que les personnes doivent acheter des véhicules électriques s'ils n'ont pas l'argent pour les acheter.

On peut pas penser que les maisons doivent être chauffées électriquement si les personnes n'ont pas l'argent pour le faire. Bon, on a des défis qui qui qui touchent l'énergie. Et là, je pense que le le ce qu'on doit faire en Europe, c'est de avoir un marché unique de l'énergie, un marché unique qui nous permet de ne pas acheter toute l'énergie que nous nous achetons hors de l'Europe.

Mais là encore, il faut penser à avoir une neutralité technologique pour l'énergie. On peut pas penser en France, vous avez le le nucléaire fantastique. Il faut que l'Europe euh soit sur le nucléaire.

On peut pas penser que euh tu me tu me tu m'arrêtes si je parle toi. Ouais. Euh on on peut pas penser que euh on on on investit pas suffisamment et on crée pas les conditions pour avoir des investissements privés.

Le droit de faillite qu'on a en Europe est un droit de faillite qui qui pousse les entreprises, les les jeunes, les start-ups à s'en aller de l'Europe, aller en en en en aux États-Unis où ils ont un droit de faillite complètement différent. Voilà, il y a vraiment beaucoup de choses à changer. La sécurité, il faut que nous protégeons, mais il faut que nous protégeons nos borders, nos nos frontières nos frontières.

On peut pas permettre que d'avoir en Europe toutes les personnes qui veulent venir en Europe sans avoir le droit de venir en Europe sans s'intégrer et sans penser qu'ils doivent respecter les règles européennes. Voilà, on on reviendra de manière plus approfondie sur tous ces sujets, mais on voit bien que ces enjeux, on les on les partage et tu le sens le tous nos tous nos tous nos amis le le montrent aussi. Peut-être Laurent si tu veux si tu veux à ton tour essayer de de formaliser ces ces défis majeurs pour pour toi.

Euh quels sont les défis pour moi ? Bon ça c'est c'est pas c'est pas trop important. Quel est le défi ?

Quels sont les objectifs de nos citoyens des électeurs ? La semaine passée, ils étaient publiés le sondage d'opinion neurobaromètre de là-bas est très très simple pour moi, pour mes électeurs de la Roumanie, c'est l'agriculture, sécurité alimentaire, premier plan, puis c'est la défense, c'est la sécurité, 3è c'est l'industrie l'énergie, compétitivité. Bon, je sais qu'est-ce que je dois faire et chaque communauté, chaque pays a ses a priorités.

Euh ensemble en Europe, je pense que vraiment c'est la sécurité euh défense euh puis l'économie, compétitivité euh mais aussi l'immigration qui en France est un très bon très grand euh euh euh problème. Et pour tout ça, il faut trouver des solutions européennes. Des solutions européennes pour ce qu'on ne pas gérer séparément dans nos pays et ensemble ce que nous nous fait plus fort aussi sur euh dans la politique internationale parce que nous sommes faibles.

La France est faible, la Roumanie est faible tout seul, mais ensemble qu' comme Europe, nous devrions être plus forts. Pour le moment, on n'est pas là. On n'est pas là.

Et on voit les défis de la guerre en Ukraine, euh la guerre des des tarifs avec les les États-Unis. Nous ne sommes pas préparés comme Europe unie de fournir euh des réponses à tous ces défis. Euh et à mon avis, on n'a pas tous comprend euh euh compris le résultat des élections de l'année passé, hein.

On n'a pas digéré encore les résultats parce que on a une grande vague souveraniste euh extrême droite. Euh puis nous avons eu à un plus petit gauche politique et nous le PPE nous avons même un peu grandi. Nous sommes forts et pour nous ça demande aussi plus de responsabilité parce que maintenant il faut il faut livrer.

Ce sont les citoyens qui nous ont élus et ils attendent des changements. Les choses ne peuvent pas continuer comme dans la dans le mandat précédent avec l'immigration qu'on peut dire c'est bon, on va on va se débrouiller. On ne peut pas continuer avec sans des investissements dans la défense.

On ne peut pas continuer euh d'essayer d'influencer tout dans le monde avec notre éthique, avec notre morale. Ça ne marche pas comme ça. nous devons avoir des des des forts liens commercials et et de de réussir euh d'avoir des des revenus qui aident tous les tous les Européens.

Merci Laurente. On voit cette nécessité de de changer d'un mandat à l'autre. C'est vrai que il y a eu un basculement profond de de majorité au au Parlement européen.

Nous sommes désormais le premier groupe au Parlement, mais aussi au sein de la Commission, aussi au sein du Conseil parmi les Étatsmembres. Comment est-ce que cette nouvelle donne, elle doit faire que l'Europe change et comment est-ce que toi aussi dire que tu vois ces ces défis qui attendent l'Europe aujourd'hui ? Merci et bonjour.

Bonjour à tous. Euh je pense que le plus grand changement pour les Français et pour la politique en France des dernières élection, c'est que euh le dernier mandat, il y avait le parti de Macron qui faisait les majorités. Cet mandat, c'est vous. cette mandat, c'est vous qui font la majorité au Parlement européen et c'est le plus grand changement depuis les élections.

Et je et du coup c'est c'est très bien pour nous. On a beaucoup de commissaires, on a beaucoup de premier ministres. Le PPE a vraiment regagné.

Et où ils ont regagné ? Ils ont regagné au sud de l'Europe surtout la Grèce qui a fait des choses depuis la crise financière que jamais on a récit cru. Ils ont baissé beaucoup la dette.

Ils ont de la croissance le plus fort de l'Europe. Les investisseurs aiment beaucoup la Grèce maintenant. Pourquoi ?

Parce qu'ils ont fait ce qu'il devaient faire. Parce que et là je suis complètement d'accord avec Laurent et Latitia aussi pour avoir une Europe forte on a besoin des pays forts. On peut pas avoir une Europe forte et des pays faibles.

Et beaucoup de petits beaucoup de pays beaucoup de pays ils cherchent l'Europe pour devenir forte mais c'est à l'envers. D'abord tu dois être fort et après ensemble on peut devenir quelque chose. Je sais pas je sais pas si vous avez vu le le la parade militaire à Beijing l'autre jour.

Ça va, je pense changer l'histoire de notre monde parce que là cet ensemble de puissance qui a été poussé par Trump parce que Maudit était là et c'était pas nécessaire parce que Maudit chez nous c'est le plus grand démocratie du monde, le premier ministre indien, il devrait pas être là et c'est Trump qui l'a poussé là-bas. Et c'est extrêmement dangereux pour nous que si on reste isolé dans le monde parce qu'on est très riche et tout le monde le sait. Tout le monde le sait, ils veulent avoir ce que nous on on a déjà.

Du coup, on a beaucoup à perdre. Si on change pas maintenant, on va le perdre. On va le perdre.

Du coup, avec la démographie, avec le la transition énergétique, on a besoin de pouvoir payer ça. On a besoin de de effort politique, de pouvoir prendre des décisions. Chez moi au au Pays-Bas, le plus grand plus grand défi maintenant, c'est la gouvernabilité, c'est de pouvoir prendre des décisions et tenir le cas pendant quelques années.

C'est déjà un défi énorme. Et je pense que là avec toute cette je pense que tout ça ça réunit beaucoup ce qu'on a devant nous. C'est beaucoup, on peut pas faire ça dans 5 ans mais on doit commencer.

Merci Dirk. On voit le l'ampleur des défis qui sont devant nous et on voit que ce que vous dites tous, ce qu'on a tous en commun, c'est qu'il faut retrouver de la puissance, retrouver la capacité d'agir, retrouver la capacité de rayonner, la capacité à produire dans nos pays. Ça veut dire commencer par retrouver de la prospérité parce qu'aujourd'hui dans beaucoup de nos pays et c'est aussi un défi qu'on affronte ensemble, beaucoup de citoyens, beaucoup de gens qui travaillent et qui travaillent dur ont parfois du mal à s'en sortir.

Ça a été lié, tu l'as cité Latitia, à tout cet agenda environnemental qu'on a connu ces dernières années quand la majorité était à gauche et quand tu le rappelais dire que c'était le macronisme qui faisait les majorités en Europe. Aujourd'hui, les choses ont changé. Comment est-ce qu'on peut arriver à vraiment sortir de cet agenda ?

Comment est-ce qu'on peut arriver à une véritable simplification ? Et comment est-ce qu'on va lutter contre la bureaucratie qui paralyse aujourd'hui la capacité d'entreprendre et de produire dans nos pays ? Latitia, c'est un de tes grands combats.

Donc je te laisse la parole. Merci. Oui, certainement la bureaucratie est un un coût énorme pour les les pays.

On estime que c'est un coût de 600 milliards par an. C'est vraiment un coût qui est insoutenable surtout pour les petites moyennes entreprises et euh l'Europe est faite par moyenne et petite entreprise. On a déjà commencé, on a commencé avec ce qu'on appelle des omnibus qui ont coupé pour le 80 % des petites moyennes entreprises le coût pour euh les pour donner pour donner les comment il enlais euh la non pour la soutenabilité pour les les les les données qu'on doit On a baissé les indicateurs qui sont exigés des entreprises.

Exactement. Voilà. Et euh on a commencé mais c'est rien.

Il faut il faut il faut continuer. Il faut continuer surtout sur le thème de la transition verte parce que là c'était euh un incroyable. Je personnellement, je pense que ça ça a été le le le grand poids que l'Europe c'est a mis sur ses épaules.

Et maintenant, moi je pense que le défi est celui de prendre les les tarifs de de Trump et les transformer en opportunité. Mais pour les transformer en opportunité, il faut que l'Europe enlève tous les coûts qui sont liés à la transition verte. Euh, j'ai cité avant le les véhicules électrices, j'ai j'ai parlé des des édifices que qui ont qui doivent avoir une transition euh avec les de nouveau l'électricité, mais il y a euh tous les industries euh hard to les industries lourdes comme l'acier, comme la chimie, ce sont des industries qui ne peuvent pas électrificier.

Ce sont des industries qui ont besoin de de d'autres technologies et sur là la neutralité technologique est fondamentale et on n'est pas encore là la encore cette commission n'a pas encore compris que le défi est le défi de la croissance en Europe. Si on n' pas de croissance, on peut pas soutenir notre bien-être, notre welfare qui est le meilleur en en au monde. Alors, la croissance est faite par investissement mais elle est faite aussi par des des règles plus simplifiées, moins de bureaucratie, règles simplifiées, investissement privé, public, investissement privé, ça la gauche ne les aime pas mais ils sont nécessaires des par exemple prenez la recherche en en recherche on est on dépend 1 % 1.5 5 euh l'Amérique est à à 2.5.

Euh si on n' pas des investissements privés, on narrivera pas à voir le le même investissement et il faut vraiment comprendre que le défi est de changer. On peut pas survivre. On doit sauver l'Europe en la changeant.

Voilà. Merci beaucoup. Je je me tourne vers parce que cet agenda de décroissance, cet agenda environnemental qui imposait en fait la fragilité de nos entreprises au nom de de l'écologie, il a été très largement inspiré par des ONG, euh des organisations non gouvernementales qui jouent un rôle très important à Bruxelles.

Céline qui est ici s'est beaucoup battu sur la question de la transparence du financement des ONG. C'est une cause qu'on porte avec notre délégation depuis longtemps et on a enfin obtenu grâce à toi en particulier cher Dirk d'avoir une commission d'enquête sur la transparence du financement des ONG. Je voudrais te remercier pour ça et peut-être te demander comment tu vois ce travail qui s'engage aujourd'hui pour faire en sorte que nos processus démocratiques soient plus transparents et que les citoyens soient certains que leurs institutions ne sont pas confisquées par des intérêts spécifiques ?

Oui, merci. Le comme Latitia a dit, ce qu'on a fait le dernier mandat avec le Green Deal, c'était assez incroyable dans le sens que et Laurent était là, moi j'étais pas encore élu mais je l'ai vu en tant que porte-parole de Manfred Weber, notre chef de groupe et le quantité de lois qu'on a adopté en très peu de temps, pas nous hein, non mais mais les les chefs d'État plus le Parlement européen, c'est incroyable. Je pense que beaucoup de ces travailleurs, ils sont encore en burnout parce que et et vraiment euh les les le noms de détails qu'ils ont imposé à nos économies, à nos entreprises, c'est vraiment euh incroyable.

Mais comment ils font ça ? La commission utilise aussi beaucoup l'aide des think tank, des NGO, mais aussi des entreprises parce qu'il y a plein d'entreprises qui ont poussé aussi la gène verte. Faut pas faut faut pas oublier qu'il y a plein d'entreprises qui poussent la gène averte parce que c'est dans leurs intérêts.

Tesla par exemple, c'est les boîtes américaines qui ont poussé pour la électrification de notre euh flotte euh des voitures. Euh et la commission finance finance ça beaucoup et on a trouvé des contrats et et on s'est dit c'est c'est quoi ça ? ça finance clairement des idées et les objectifs de l'agenda que la commission essaie de faire passer au parlement.

Du coup euh moi je l'ai appelé appelé ça un lobby de l'ombre parce que les contrats on pouvait pas les accéder et maintenant j'ai j'ai je peux encore les je peux que les accéder sur un ordinateur dans mon bureau. Mon nom est écrit derrière et l'appareil et s'éteint après 30 minutes. Et et on peut pas faire des des copies d'écran, rien.

Mais il y a rien d'intéressant là-dedans, sauf les montants que les Européens payent pour financer touses ces activités à Bruxelles surtout parce que tout ça se trouve à Bruxelles dans la bulle où Think Tank, NGO, entreprise travaill ensemble pour faire des lois. et j'ai essayé de de soulever un peu le tapis là-dessus et on a on a été vraiment attaqué de tous les côtés tous les côtés et mais je trouve que c'est essentiel parce que si nous les citoyens peuvent pas faire confiance à nos procédures et que qu'il y a une séparation des pouvoirs dans l'État, à quoi ils peuvent faire confiance ? Alors qui qui finance ça ?

Du coup le travail vient de commencer. La gauche, pour que vous le sachiez, la gauche fait une boycotte de ce travail là parce que c'est leurs amis qu'on est en train d'investiguer. Moi, j'ai pas de tabou.

Si je trouve des entreprises qui sont financées par la commission et qui pour faire des lobby pour des pour des lois, moi je suis critique aussi. Je veux que ça s'arrête. Je veux pas que la commission fasse la lobby avec l'argent public sans qu'on sache qu'est-ce qu'ils font.

Voilà. Merci de ce de ce combat que tu mènes. C'est un combat qu'on qu'on mène en commun et qui touche bien sûr la question de cet agenda environnementale mais qui touche aussi bien des sujets et notamment celui de l'entrisme des organisations qui véhiculent l'islamisme au sein de nos institutions et qui parfois le font même avec de l'argent européen.

Et donc c'est vraiment comme tu le disais à l'instant quelque chose qui doit s'arrêter. Il faut faire la lumière sur ces manœuvres pour que on puisse garantir à tous les citoyens de nos pays la clarté, la transparence de l'utilisation des fonds et la protection finalement de nos de nos démocraties. Derrière cette questionlà, c'est aussi l'enjeu majeur dont on a déjà parlé, mais je voudrais y revenir de manière un peu plus approfondie, c'est l'enjeu majeur de de l'immigration.

On voit bien que un sujet qui a été au cœur de la défiance envers l'Europe, c'est l'incapacité de nos pays, l'incapacité de l'Europe à protéger nos nos frontières et toutes les conséquences en terme de de sécurité ensuite pour pour chacun de nos de nos pays. La peut-être je me tourne vers toi, comment est-ce qu'on voit aujourd'hui en Europe centrale cette question ? Comment est-ce que tu vois ce ce sujet et comment est-ce qu'on doit agir ?

On voit maintenant à Bruxelles que rien ne se passe apparemment sur l'immigration parce que maintenant nous avons des sujets plus importants. C'est la défense, c'est la guerre, c'est la compétitivité. C'est comme là le sujet n'est pas plus important mais c'est pas c'est pas le CR, c'est pas vrai parce qu'on voit qu'est-ce qui se passe dans nos dans nos sociétés.

En effet, nous avons adopté le PAC migratoire dans la mandature précédente. Euh est-ce qu'on est content de celui-là ? Moi, je n'ai pas voté pour pour cela parce que ce n'était pas suffisant et c'était fait à la pression de la gauche avec que nous avons aussi essayé de mettre petit point mais c'était en effet le pack migratoire de la gauche.

Maintenant, nous sommes dans la situation de changer et sans le PPE, il y a pas de majorité au Parlement européen. C'est clair. Donc ce que je je je nomme comme les trois priorités dans le la migration, défendre nos frontières extérieures, faire des investissements même où il faut faire des des gardes, il faut les construire.

Vous vous souvenez en 2015 euh Orban Victor était le premier à faire des des gardes euh envers la Serbie et c'était un grand scandale. Maintenant euh l'Union Européen va financer un garde euh dans les Pays Baltes et la Pologne parce qu'il y a une pression migratoire de là-bas. Donc il faut défendre les les les frontières extérieurs.

Il faut investir plus dans le Frontex, dans les agents qui euh défendent nos nos frontières. Puis euh c'est le sujet de retour des des migrants. Là-bas, nous avons déjà une proposition de la Commission européen.

C'est un premier pas. C'est quelque chose que nous le PPEO nous avons demandé et notre euh commissaire Magnus Bronner l'a euh l'a la l'a fait. Nous devons dans le parlement maintenant de de le faire encore euh à euh à euh plus fort.

Euh mais puis euh le le 3e euh sujet et qu'est-ce qu'on fait avec les gens qui sont déjà dans Europe ? Comment peut-on à à pacifier nos nos sociétés et pour cela, chaque pays doit appliquer ses lois et pas sur la pression de la gauche. On dit "Ah, c'est pas nécessaire de le faire, c'est le droit des hommes et tout ça." Oui, c'est important de le de le respecter mais c'est la justice pour les gens.

Respecter la législation. Sans cela, on n'avance pas. C'est c'est notre euh c'est notre promesse comme comme PPE euh sur ce sujet.

Il faut trouver aussi l'argent pour cela évidemment et un grand défi de la de la période qui suivent, c'est le budget européen parce que là-bas on veut tout. On veut faire des investissements dans la défense, dans la compétitivité, dans l'industrie et nous voulons garder tout ce qu'il y a pour l'agriculture, pour la pour la les politiques de cohésion et aussi bien sûr des euh des défis environnementals que que nous voulons à investir dedans. C'est pas possible de faire tout parce que nous n'avons pas assez d'argent.

Et maintenant la proposition que vienne déjà de la Commission européenne de perdre des subsides agricoles, de perdre des des argents de la cohésion, on doit dire non parce que c'est notre DNA comme parti de PPE d'être le parti euh des euh des agriculteurs. Pour moi, les agriculteurs ne sont pas une partie de la société qui euh a besoin d'aide social. Les subsides agricoles, c'est l'investissement dans notre sécurité alimentaire.

C'est pas un investissement social euh pour les agriculteurs. Je vois Annie Genevard, notre ministre de l'agriculture qui qui applaudit. C'est le combat qu'on qu'on partage ensemble bien sûr.

Alors chers amis, je je voudrais peut-être terminer par une dernière question. Euh vous le voyez, je crois que tous nos amis qui sont ici l'ont vu. Le PPE est uni pour se battre ensemble pour l'Europe et c'est notre devoir et je voudrais redire à à chacun d'entre vous ici notre profonde reconnaissance parce que c'est grâce à votre engagement, c'est grâce à votre combat dans la campagne européenne que nous pouvons aujourd'hui faire que la France soit présente au cœur de cette famille du PPE. et partager ce combat commun que vous entendez maintenant.

Et puisque vous avez la possibilité de vous adresser à tous nos amis qui sont ici, je vois d'ailleurs tant de nos parlementaires, cher Laurent, cher Mathieu, je vois d'anciens députés européens, cher Philippe, cher Agnès, cher Geoffroid que je j'apercevais, je vois des bris et là, je ne l'ai pas vu, euh des députés, des sénateurs, des maires des maires de toutes les couleurs politiques aussi. On a la chance d'avoir Robert Ménard avec nous puisque vous avez tous ces représentants de la société française qui sont là. Notre présidente de région chère Valérie.

Et bien, je voudrais vous poser une dernière question. Qu'est-ce que depuis le pays d'où vous venez en Europe, qu'est-ce que vous voudriez dire aujourd'hui à la France et aux Français ? Qu'est-ce que vous attendez de la France pour que l'Europe soit plus forte demain ?

Qu'est-ce que vous espérez pour l'avenir de notre pays ? Latitia ? Alors moi je je pense que la France a et le les Républicains ont une grande opportunité de faire comprendre que les racines dans lesquelles les Républicains plongent, c'est-à-dire l'aulisme, c'est ce sont des valeurs même pour l'Europe. maintenir ses racines, maintenir ses racines mais en même temps euh pousser pour avoir une croissance, une croissance qui doit être juste, inclusive pas la décroissance que le Green Deal a a prévu.

Si on arrive à faire ça et si on arrive à comprendre que l'intérêt d'un pays est aussi l'intérêt de l'autre, non mettre ce que le un pays veut mais si un pays comprend que l'autre pays a besoin d'une certaine chose et si on est on cède si on vraiment on met un sorte de de facteur commun que qui est l'Europe, alors on va réussir à relancer l'Europe d'avoir une Europe forte. et avoir une aéroport, c'est la seule condition pour pouvoir euh rivaliser avec les puissances que maintenant menace l'Europe. On a besoin de l'Europe, mais on a besoin d'une Europe qui change.

Les Républicains avec PPE, avec Force Ital en Italie ont la possibilité de de le faire avec des valeurs. Les valeurs chrétiennes, les valeurs de la de mettre la personne au centre, la personne avec sa dignité. euh n'importe quelle personne euh mais avec sa dignité parce que chacun a une dignité et voilà, si on fait ça, alors on on peut vraiment euh donner un exemple au monde et c'est ce qu'on on va faire ensemble. ensemble.

Merci Latitia de ce pulau là. On se souhaite de suivre le même chemin que le rayonnement exceptionnel que l'Italie a aujourd'hui sur la scène européenne grâce à Forza Italia qui est vraiment au cœur de la coalition qui porte le gouvernement italien aujourd'hui. Je voyais Gérard Larch qui nous a rappelé hier aux valeurs du gaolisme et à la nécessité de les transmettre et de les faire vivre et donc ton message y concour.

Euh cher Laurent, peut-être je te passe la parole. Euh chers amis, je pense que déjà la France et les Républicains se préparent pour la l'ure post Macron en France et nous sommes très heureux de l'Europe de de voir ça et je pense que là-bas les Républicains on voit forte de dire et je suis sûr qu'avec François Xavier avec le président Ratayo, tous les amis de la délégation française vont pouvoir faire le plus de de cette situation. Nous en Europe, on regarde toujours les décisions européennes comme étant les décisions franco-allemands.

Mais quand ce n'est pas là-bas, quand la France est affaiblie, quand l'Allemagne est déjà affaiblie depuis le dernier mandat des socialistes, qu'est-ce qu'on fait en Europe ? traîne, on ne prend pas des décisions et c'est mal pour la France et c'est mal pour toute notre Europe. Donc on doit prendre le courage et le responsabilité.

Je pense que nos tempes demandent plus de de courage. Les affaires courantes ne vont plus. Euh il faut changer, il faut inventer, il faut plutôt s'adresser aux jeunes.

Et j'étais très heureux de voir beaucoup de gens dans cette salle parce qu'on sait un peu la jeune génération cherche les extrêmes, les les quelque chose que qu'ils on n'a pas encore vu. Il ils disent que les parties mainstream ne sont pas à la mode, mais il faut trouver la manière de s'adresser aux jeunes et avec eux, je pense que nous avons un un chance en France. comme en Europe.

Et puis bien sûr la responsabilité de toujours euh essayer de de respecter la volonté des de nos électeurs. Ça ne marche pas qu'on arrive à Bruxelles et on dit "Ah bon, les élections se sont passées, on fait qu'est-ce qu'on veut." C'est ça ne marche pas comme ça.

Et il faut aussi respecter les résultats des élections. Par exemple, au Parlement européen, on voit les les verts comme s'ils sont les la plus grande groupe politique. Ils sont trop trop tout trop tout petits mais influencent davantage nos nos politiques parce qu'ils ont une voix plus fort, parce qu'ils ont le média, parce que tout le monde chante à l'heure.

Donc c'est quelque chose qu'on doit prendre comme responsabilité de notre famille politique, mais soyez sûr, vous avez le support de du PPE que les choses avancent et qu'on gagne ici en France également. Merci. Merci beaucoup Laurent Dirk.

Bah honnêtement, j'ai pas beaucoup de laissons à donner à la France parce que la France c'est un pays magnifique et le pays a et on on a on a trois francophiles du Parlement européen ici avec vous. D'abord, vous avez une délégation fantastique au Parlement européen. François Xlavier et tous les autres.

Il travaillent, je vous assure, ils travaillent très très dur. Ils sont là tout le temps dans tous les débats, ils lâchent rien. Ils sont là à battre pour vous.

Le le seul message je pense qui se doit au message la question qui doit se poser, c'est que est-ce que le président de la République va encore avoir de la crédibilité après-demain en Europe ? parce que là non mais là on joue vraiment la crédibilité de tout le pays. Et honnêtement, il est il est temps de reconnaître que la promesse de l'Europe de on tout le monde à Bruxelles le sait encore avec le hymne européen au début à première élection la promesse a pas été tenue.

C'était des mots, c'était pas des actions. Et là et là il est en train de mettre pas juste en péril votre économie et votre pays mais aussi celle des des autres parce qu'on est lié nous. Nous on est très lié surtout la zone euro mais tout l'Europa est lié.

Du coup, ce que vous faites ici, si le président français perd son crédibilité en Europe, c'est mauvaise histoire pour tout l'Europe. Et c'est ça que vous devez vous battre pour retrouver cette crédibilité avec vos candidats, avec vos leaderships. Je suis sûr que c'est possible.

Du coup, en avant, on y va. et euh aux élections. Merci.

Merci infiniment. Je je crois que les applaudissements que vous entendez expriment suffisamment la reconnaissance que nous partageons pour le temps que vous avez pris pour venir nous voir partager ce moment important. Je crois que c'est sans doute une première dans l'histoire de notre famille politique que nous mettions cette dimension européenne au cœur de nos débats dans cette dernière étape de notre congrès.

Nous sommes dans un moment de reconstruction et dans ce moment pour nous c'était fondamental de vous entendre et je pense que pour tous les amis qui sont ici, moi je suis heureux d'avoir pu partager ce moment avec vous parce que vous voyez avec qui nous travaillons tous les jours, avec qui nous nous battons tous les jours avec toute la délégation et vous voyez que le PPE c'est votre famille, c'est la famille des Républicains. C'est la famille qui seule peut réussir les changements dont l'Europe a tellement besoin. Alors merci encore d'avoir permis que la France soit au cœur de cette famille et demain notre travail ce sera de faire en sorte à l'occasion des échéances qui se présentent devant nous, je parle sous le contrôle de Michel Barnier évidemment qui connaît l'Europe mieux que nous et qu'il a si longtemps pratiqué demain.

Notre travail sera de faire en sorte que la France revienne dans le débat européen avec la force d'une parole claire à l'occasion d'une prochaine élection présidentielle qui sera, nous le savons tous, le rendez-vous déterminant. Manfred Weber, notre président, il est président du groupe PPE, il est président aussi du parti PPE, a toujours dit que les élections européennes étaient fondamental, mais qu'il y avait des élections en Europe qui étaient plus déterminantes que d'autres pour l'avenir du continent et il a décidé d'engager tout le PPE dans un projet qu'il a appelé le projet 202 parce qu'en 2027, il y aura des élections majeures en Pologne et en France. Et ces deux élections, dit-il, ces deux élections disent tous les Européens vont contribuer de manière déterminante à changer le visage de l'Europe.

Vous mesurez notre responsabilité, votre responsabilité, celle qui pèse sur chacune de nos épaules. Ce projet 2027, il est d'abord pour nous et ce projet 2027, il commence bien sûr demain. Merci encore infiniment.

Merci Laurent, merci Latitia, merci Dirc.