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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 7 décembre 2025 23 min

David Amiel est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir David Daniel et merci d'être dans le grand entretien politique du dimanche soir, ministre de la fonction publique et de la réforme de l'État. On va parler de vos dossiers dans un instant, mais d'abord l'heure de vérité approche sur le budget. Mardi, il va se tenir un vote important dans l'hémicycle sur le budget de la sécurité sociale.

Il vous faut 210 voix pour puisqu'on sait que LFI, le RN et ses alliés voteront contre. Ça s'annonce donc très très serré, très difficile. Est-ce que vous y croyez encore ?

Mais vous avez raison de le dire, ce sera un vote serré puisqu'il se jouera selon les différentes estimations que l'on voit une dizaine de voix près. C'est un vote très important, vous le soulignez aussi parce qu'il y a beaucoup de lectures dans le processus budgétaire mais on arrive là à une lecture finale. On a beaucoup de brouillons.

Il s'agit maintenant d'écrire au propre ce qui deviendra réalité aussi pour les Français à compter du 1er janvier. Au fond, la question est simple. mardi, est-ce qu'on veut augmenter le déficit de la sécurité sociale ou bien le réduire ?

Parce que s'il n'y a pas de budget pour la sécurité sociale, alors le déficit augmentera à 30 milliards d'euros. Il était à 23 milliards d'euros à peu près cette année. Et ce sont des chiffres parfaitement transparents puisque Sébastien Lecornu a rendu public la note du directeur de la sécurité sociale qui est un haut fonctionnaire qui écrit très techniquement ce qui se passera si le budget de la sécurité sociale n'est pas adopté.

Chacun peut d'ailleurs la consulter. il va sur internet, il tape lettre budget de sécurité sociale directeur, il trouvera ses éléments. C'est une question d'économie, c'est une question de réduction des déficit parce qu'on a entendu parler de risque financier pour les caisses de la sécurité sociale ou pour un effet sur les marchés financiers en cas de rejet de ce budget qui en cascade pourrait avoir des répercussions dans l'économie réelle.

Qu'est-ce qui se passe si ce budget d'ACQ est rejeté ? la la vie, le modèle social, les remboursements continueront, la carte vitale va fonctionner, les pensions de retraite seront versées. Ce qui se passera d'abord, c'est que le déficit augmentera.

Vous l'avez bien expliqué, c'est quel est le mécanisme parce que de très nombreuses mesures d'économie qui sont prévues dans le projet de web financement de la sété sociale ne pourront pas rentrer en vigueur et et les augmentations de recettes aussi. C'est ça bien sûr les deux. Mais c'est le cas, si je prends les mesures d'économie sur la maîtrise du prix des médicaments, sur la lutte contre les rentes excessives dans certains secteurs.

Je pense à la radiologie. C'est le cas de la généralisation de l'obligation vaccinale dans les épades. Toutes ces mesures qui créent des économies pour la sécurité sociale ne pourront pas exister et donc le déficit augmentera considérablement.

Et c'est très important de le dire parce qu'on entend souvent des gens nous dire qu'il y a au fond un choix à faire entre la stabilité politique d'un côté et le sérieux budgétaire de l'autre. Si on a pas de budget sociale, on aura ni l'un ni l'autre. C'est très clair sur des conséquences euh pour le budget mais mais pour euh pour la vie économique du pays, est-ce qu'il peut y avoir des conséquences plus larges ?

Ah bah bien sûr, à chaque fois que le déficit public augmente, les taux d'intérêt augmentent. Et quand les taux d'intérêt augmentent, bah ça veut dire que emprunter pour acheter un bien immobilier, pour faire un prêt à la consommation, pour une entreprise qui a besoin de faire rouler sa trésorerie, tout cela coûte évidemment plus cher et donc c'est aussi les Français qui en payent le prix. Mais si j'ai bien compris, la principale incertitude, elle vient de chez vous.

En pas de chez vous personnellement, mais de vos amis quoi politiques. Vous savez moi mon groupe politique ensemble pour la République avec Gabriel Atal a fait preuve depuis le début de la discussion budgétaire d'un grand esprit d'un grand esprit d'un grand esprit de compromis et c'était pas évident accepter la suspension de la réforme des retraites que l'on avait porté quand on était pleinement aux responsabilités. C'estd quand on avait une majorité relative beaucoup plus importante à l'Assemblée nationale, c'était pas évident de l'accepter mais c'était la seule manière d'éviter le pire, c'est-à-dire cette explosion des défis.

Après vous avez vous alliez alors Horizon Édouard Philippe vousut pas voter la suspension, ils l'ont déjà dit, c'est impossible. Qu'est-ce que vous lui dites ce soir ? À quoi jouet-il selon vous ?

Ils veulent faire chuter ce gouvernement. Moi je pense que quand on est du centre de la droite quand on est attaché d'ailleurs de manière plus générale parce que ça peut être le cas évidemment aussi à gauche pense évidemment à la gauche de gouvernement quand on est attaché à la réduction des déficits, il faut tout faire pour obtenir un budget de la sécurité sociale. Sinon vous voyez la situation eux ils vont voter à gauche socialiste pour être je l'espère.

Ce serait d'ailleurs tout à fait cohérent quand on a appelé à la suspension de la réforme des retraites. On a un budget d'Cale qui prévoit la suspension de la réforme des retraites fait le pouvoir le voter. Mais c'est très intéressant la situation dans laquelle on est.

On a le Rassemblement national et la France insoumise qui pousse le cynisme au point de voter contre un budget de la sécurité sociale qui prévoit la suspension de la réforme des retraites qu'ils ont pourtant tellement combattu. Ce serait évidemment terrible d'ajouter l'absurde à l'absurde en ayant des partis qui prôent la réduction du déficit public et qui s'opposent à sa réduction. Et donc c'est la raison pour laquelle mardi ce sera aussi un vote de cohérence pour la classe politique français.

Qu'est-ce vous dites à Édouard Philippe dont les troupes pourraient s'abstenir ou même voter contre ? Qu'est-ce que vous dites au républicain à Michel Barnier qui clairement dit moi c'est impossible de voter cette suspension. Qu'est-ce que vous dites à Bruno Rota qui aujourd'hui même sur BFM TV explique que ce budget de la SC est un holdup social ?

Et moi je leur dis, soyez cohérents. Si on veut réduire les déficits publics, alors on ne peut pas accepter que le budget de la sécurité sociale, s'il n'est pas adopté, que le déficit de la sécurité sociale passe à 30 milliards d'euros. Ce serait un record historique.

Ce serait terrible pour nos comptes publics. Donc il faut avoir la cohérence. Est-ce que ce budget est-ce que ce budget est parfait ?

Non. Moi, j'ai été en faveur de la réforme des retraites. Il n'y a plus aujourd'é l'Assemblée nationale pour le poursuivre.

J'aurais été en faveur de mesures d'économie supplémentaire. Le gouvernement a proposé par exemple qu'on n'augmente pas toutes les pensions de retraite au même rythme, on l'a proposé dans l'hémicycle. Certains groupes politiques ont d'ailleurs courageusement soutenu ce qu'on appelle l'année blanche.

Cit le cas de mon groupe politique he d'ensemble pour la République et Gabriel Atal. On était minoritaire dans l'hémicycles, on a été bvicales ne seront pas doublé. Évidemment que ce budget parfait mais ce budget il évite l'explosion des déficits et quand on est attaché au sérieux budgétaire, il faut permettre d'avoir un budget pour la sécurité. 493 sur le budget même à la toute dernière minute dégainé une minute 2 minutes avant la pote celuilà si le premier ministre avait voulu engager le 493 il aurait eu je crois quatre occasions de le faire d'ors et déjà il a fait le choix du dialogue parlementaire ce qui était d'ailleurs réclamé par de très nombreux partis politiques pour ce budget là ou pour le prochain qui est le budget de l'État on va jusqu'au bout de la discussion mais si à la fin de la discussion il y a pas d'accord il peut être tenté de se dire bon tant Puis j'avais promis mais je peux pas.

Il vaut mieux avoir un budget que pas de budget. Je fais jouer le 493. Mais vous voyez ce qui est intéressant non mais ce qui est intéressant c'est que la majorité très relative dans laquelle on est ce parlement fragmenté même que l'on connaît oblige chacun à aller au bout des conséquences de ses choix.

On était très habitué à une majorité absolue qui était confortable pour tout le monde. Elle était confortable pour le gouvernement et ses troupes qui faisaient à peu près ce qu'il voulait. C'est très confortable pour l'opposition qui pouvait pendant 5 ans se laver les mains, dire un peu n'importe quoi, attendre son tour, soit la gauche, la droite, le centre et ainsi de suite.

On est maintenant dans une situation où chacun doit prendre aussi ses responsabilités. Le 493, la demande du 493, c'est une façon de revenir à l'ancien système, de recréer dans ce parlement fragment, mais je crois que les choses évoluent. On voit qu'on a déjà eu un vote positif pour la partie recette du budget de la sécurité sociale, là où beaucoup disaient que c'était impossible il y a encore quelques semaines.

Donc je pense que cette transformation culturelle de la classe politique française où on accepte que faire un compromis ce n'est pas se compromettre où on fait au fond confiance à la perception qu' les gens parce que les électeurs comprennent très bien ce qui est en train de se passer. Ils savent très bien qu'aucun parti politique n'a la majorité absolue. Je crois que cette transformation culturelle, elle est en cours, elle est lente, elle est difficile.

Je pense qu'elle pas même avec la transformation culturelle demander aux socialistes en l'occurrence de voter un budget parce qu'il se retrouve dans la majorité. Dans ce cas-là, le budget c'est quand même l'acte essentiel de la constitution ou de la perpétuation d'une majorité. Nous avons d'abord nous avons une première étape qui est le budget de la sécurité sociale.

Il n'est pas ce que je sache constitutif de l'appartenance à une majorité. Ils vont voter mais mais même au-delà, vous voyez ce que vous dites, je n'en suis pas certain. Ce n'écrit nulle part et à nouveau, chacun voit bien.

Chacun Oui, mais c'est une tradition qui correspondait à des parlements qui étaient très différents d'une autre. D'ailleurs, vous regardez ce qui se passait sous la 3e République, personne n'aurait tenu le raisonnement que vous tenez. Et donc avant des élections comme les municipales, on est à 3 mois, 4 mois, ça semble extrêmement compliqué pour un parti d'opposition de d'associer ses voix à celle du gouvernement.

Mais je pense tout le contraire. Je crois que beaucoup des personnes avec qui j'échange dialogue nous demandent une chose, c'est d'arrêter le sectarisme. Je pense que ce qui fatigue, ce qui épuise, ce qui contribue y compris à décrédibiliser nos institutions, c'est d'avoir le sentiment que chacun gère sa boutique électorale plutôt que de s'intéresser au pays.

Et je crois que c'est précisément ça que l'on peut arriver à contrecarrer. Et d'ailleurs, si on ne le fait pas, ça ne nourrira qu'une chose, c'est l'antiparlementarisme, l'appel à un pouvoir autoritaire et donc derrière l'extrême droite qui fait ses chourras depuis 18 mois de l'instabilité. Alors, vous êtes aussi euh le ministre de la réforme de l'État et après le budget de la SCU, il y a celui de l'État.

Euh Y a-t-il des économies à trouver dans la fonction publique ? Bah, il y aura une baisse du nombre d'emplois public dans le budget qui est présenté de 3000. Exactement.

Il y aura un effort considérable qui est porté par l'État. entre les trois grands pans de l'action publique que sont l'État, la sécurité sociale et les collectivités locales, l'État fera l'effort le plus considérable l'année prochaine. Suppression de 3000 agents publics mais vous allez renforcer par ailleurs dans le régalien.

C'est ça. Ah bien sûr. Défense, police, justice.

Tout à fait. dans l'armée pour raison pour des raisons non les 3000 c'est au global parce qu'il y a des ministères qui font les autres ministères font des efforts très importants mais est-ce que parce que dans le débat public on entend souvent a raison il y a trop de fonctionnaires en France il en faut moins. D'ailleurs le Sénat vient de voter à une disposition selon laquelle on on ne remplacerait pas un partant un fonctionnaire qui va à la retraite sur deux.

Vous savez faut prendre un peu de Mais qu'est-ce que vous en pensez vous ? Je vais vous dire, faut prendre un peu de recul historique sur cette question. Quand on regarde sur longue période, l'évolution de la dépense publique, Hm hm.

Pourquoi est-ce qu'on est passé à ce niveau euh record ? Est-ce que c'est lié au service public ? Non.

En fait, vous regardez, on est à peu près à 18 % du PIB qui est consacré au services publics, au paiement des fonctionnaires. C'est à peu près stable sur période. L'emploi public lui-même, il est à peu près stable.

Il a même eu tendance à baisser en part de l'emploi total. ce qui a considérablement augmenté dans la dépense publique, c'est en par vous avez raison pour y revenir et puis au-delà de ça, au-delà de ça, c'est aussi les dépenses non mais c'est les dépenses sociales qui depuis 30 ans ont considérablement augmenté. C'est la raison pour laquelle si on veut tenir nos objectifs de déficit, il faut pouvoir avoir ce budget de la sécurité sociale.

Moi, je ne prendrai jamais les choses comme ça. Il y a des économies à faire question simple pas besoin de prendre par un bout par vous avez complètement changé d'avis. Vous vous êtes de l'équipe de 2017, vous étiez là au tout début avec Emmanuel Macron qui voulait supprimer 120000 fonctionnaires.

C'était le programme de la première élection et puis il y a eu les gilets jaunes et puis il y a eu les maisons poids service que tout le monde d'ailleurs salue he y compris la cour des comptes et puis vous avez dit finalement non on s'est trompé donc il ne faut pas supprimer de fonctionnair je pense qu'il faut continuer à réduire modérément le nombre global d'emplois publics. Il ne faut pas le faire. Il faut pas en faire il ne faut pas en faire un totem.

Ce qui compte, ce sont les missions qui sont remplies et je pense que si on parle des objectifs de déficit, alors la question des dépenses sociales, la question aussi de beaucoup de gaspillage public sont beaucoup plus importants qui des catalog de commande publique qui était quand même un peu étrange mais mais sur les collectivités quand même, je sais qu'elle se elle s'administre librement mais quand on regarde et l'INC a publié les chiffres, on voit bien qu'en tendance c'est là où il y a le plus lo d'emplois public. Est-ce que il y a pas problème dans l'explosion du nombre d'agents publics dans les collectivités locales ? Et à chaque fois qu'on pose la question budgétaire, elle finit par finalement atterrir au Sénat avec des objectifs amoindris.

Vous avez raison de poser cette question d'abord parce qu'elle permet de rétablir un diagnostic parce que souvent on a l'impression que c'est l'État qui recrute à Touva. Or, ce n'est évidemment pas le cas. Et d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle il faut au contraire pouvoir renforcer les services publics du quotidien.

On le fait pour la police pour avoir plus de force de l'ordre dans la rue. C'est le cas dans la justice pour réduire les délais qui engorgent nos tribunaux. C'est le cas dans l'armée.

C'est le cas pour les accompagnants d'élèves en situation de handicap également. Donc oui, il y a effectivement des recrutements importants dans les collectivités locales, mais j'essaie d'être cohérent mais j'essaie d'être cohérent. Je pense que c'est à elle de le choisir.

Vous restez prudent. Non mais il y a une libre administration, il y a une libre administration des collectivités locales. En plus, ell déficit en plus, c'est à elle de savoir si elle préfère investir, si elle préfère recruter dans des emplois publics, lesquels c'est leur choix et qu' déterminent à leur place.

Des fonctionnaires avec moins de fonctionnaires, on peut peut-être mieux les rémunérer quand on n pas d'argent dans les caisses. Le point d'indice, pas question d'y toucher. Bah pour l'année pour l'année pour l'année 2026, chacun voit bien la situation budgétaire dans laquelle on est.

Donc il y a effectivement des efforts considérables. Il y aura pas d'augmentation du point d'indice pour l'année 2026. En revanche, je pense qu'il faut effectivement qu'on ait pour les années ultérieures 2027 et ensuite une vraie réflexion à voir.

Moi, j'aurai un dialogue social avec les organisations syndicales mais pour penser les choses de manière générale parce qu'on a eu ces dernières années des augmentations catégorielles comme on dit, c'est-à-dire pour telle ou telle partie de la fonction publique. C'était le cas des soignants après la crise sanitaire par exemple. Je pense qu'il faut qu'on puisse prendre le temps maintenant de se dire quelle doit être notre fonction pour les années soz payé, trop payé.

Ça dépend lesquels. Ça dépend lesquels. Par exemple, en ce qui concerne les enseignants, ils sont clairement pas assez payés.

On a revalorisé les enseignants en début de carrière ces derniers mois. Il y a une réflexion à voir sur le milieu de carrière des enseignants parce qu'ensuite il y a une longue période de stagnation qui évidemment est très déprimante pour les enseignants. On a évidemment un cadre budgétaire contra un mais je pense ça fait partie des sujets sur lesquels il faut qu'on puisse avancer progressivement.

Est-ce qu'ils ont Est-ce qu'ils ont un avantage indu disent certains en matière de retraite ? Bah on voit bien que ça ne compense pas la difficulté liée aux conditions de travail, aux rémunérations et ce qui crée d'ailleurs une crise d'attractivité pour la profession d'enseignant. Il suffit de voir à quel point les concours sont peu pourvus.

Il y a des mesures de court terme sur lesquelles on peut avancer. Voilà, justement très court terme les achats publics. Moi, j'aimerais bien qu'on en parle.

Si vous permettez juste pour les pour les fonctionnaires c'est deux sujets différents, il y a une équation budgétaire qui est très compliquée. Ça n'empêche pas de pouvoir faire des choses à court terme. Moi à court terme, je porterai notamment une initiative en soutenant la proposition de loi du groupe Ensemble pour la République pour le logement des agents publics parce que parmi les très grandes difficultés qu'on a aujourd'hui, c'est évidemment de pouvoir se loger dans les grandes villes, dans les départements frontaliers, la haute Savoie, l'in par exemple, les régions touristiques, ils sont obligés de loger loin de ils habitent à 1h 2h de leur lieu de travail et d'ailleurs souvent ils finissent par jeter l'éponge. pendant le covid, on avait pris des mesures d'urgence pour que les soignants puissent être impact évident sur le pouvoir d'achat, c'est un impact évidemment évident sur la vie quotidienne et donc on portera une proposition de loi pour pouvoir avoir plus de logement de fonction pour des agents publics au sein du parc social reconvertir aussi pour pouvoir reconvertir aussi des bâtiments publics qui sont sous et mal utilisés pour pouvoir en faire du logement pour des agents publics.

Ça c'est parti des initiatives. il est payant ou il est gratuit ? Ah non, il sera payant évidemment, mais ça permet d'avoir ça permet d'avoir par des employeurs publics qui investissent pour développer du logement social.

En échange, ils ont des droits sur les logements sociaux pour pouvoir en faire bénéficier une infirmière, un jeune enseignant. Le jour où cette personne évidemment quitte l'hôpital, l'école, restitue le logement qui bénéficiera à une autre infirmière, un autre enseignant par exemple. Donc ça c'est pour améliorer les conditions de vie.

Il y a même un conclave qui vient de s'ouvrir à nouveau, une conférence sociale avec les partenaires et et les fonctionnaires. Évidemment, la question de la fonction publique est associé. J'aurais qu'on dise un mot sur les achats publics parce que là, j'ai découvert le chiffre, 230 milliards d'euros par an, c'était énorme.

Euh, il y a il y a des abus. On se souvient, alors peut-être que c'était un peu exagéré, mais il y avait eu une polémique avec une ampoule qui avait été retrouvée dans un catalogue de centrale d'achat public qui coûtait plus de 40 €. Euh est-ce que ça existe ces situationslement ?

Oui, ça existe et c'est insupportable. C'est insupportable parce qu'effectivement on a une politique d'achat public qui a de très nombreux dysfonctionnements. On paye trop cher un certain nombre de produits, vous l'avez dit.

Donc on portera des initiatives pour simplifier code de la commande publique parce que c'est ça aussi qui coûte beaucoup d'argent. Pourquoi ? Il a des réglementations des normes Oui, il y a des normes, des procédures qui sont extrêmement compliquées.

Faut pouvoir les simplifier. On vise un objectif de 850 millions d'euros d'économie sur les achats publics pour l'année 2026 et je pense qu'on peut aller encore plus loin. Et puis il y a une deuxième priorité, c'est que vous avez rappelé le chiffre considérable, les 230 milliards d'euros, c'est un levier très important pour notre économie. h moi je ne supporte pas d'avoir de l'argent public qui sert à bibronner des entreprises américaines ou chinoises quand on a des alternatives européennes.

Et donc là aussi ça fait partie une préférence européenne dans la commande publique. On porte la préférence européenne dans la commande publique au niveau européen. Faut qu'on puisse la mettre en œuvre.

Moi je me suis rendu à Berlin il y a une quinzaine de jours pour me mettre d'accord avec mon homologue allemand pour faire ensemble de la commande publique compris pour des achats de bureau numérique pas uniquement pour l'industrie militaire. Et par exemple dans le domaine numérique où on a un enjeu clé de souveraineté, je me suis mis d'accord avec mon homologue allemand l'a porté aussi avec Roland l'escur et Anne Leanf pour acheter ensemble de l'intelligence artificielle française travaillant avec Mistral des éditeurs de logiciel allemand SAP et le champion allemand et de porter en cette préférence européenne. à propos de l'intelligence artificielle parce qu'on beaucoup de gens disent ça va supprimer beaucoup d'emplois notamment dans le secteur privé mais si c'est le cas dans le secteur privé ça va être pareil dans le secteur public parce qu'il y a des tâches administratives partout et donc si vous remplacez des postes de fonctionnaires par des logiciels ou par des des agents d'IA euh vous aurez besoin beaucoup moins de gens à ce moment-là.

Bah, ça va d'abord être, je crois, une opportunité pour précisément redonner du sens au métier de la fonction publique parce que beaucoup de ceux qui travaillent dans la fonction publique n'en peuvent plus de la paperasse. Je veux dire, personne n'est devenu euh enseignant chercheur pour passer des heures par semaine à remplir des appels à projet pour obtenir des financements personnes est devenu policier pour taper à la main des procès verbaux à de journée. Exactement.

Euh et c'est précisément cela le grand intérêt de l'IA, c'est de se débarrasser de la paperace qui désespère au premier lieu les agents publics. Et c'est la raison pour laquelle déjà déployé Mistral en l'occurrence pour 10000 agents publics dans une phase expérimentale. va bientôt généraliser ses dispositifs d'intelligence artificielle pour aider les agents dans l' vie quotidienne et les débarrasser de ces tâches et ça permet et ça permet et ça permet ça vous permet par exemple quand vous me parlez Laurent Jaffrein de retranscrire à l'écrit ce que vous me dites la police l'expérimente pour un certain nombre d'auditions ça fait certainement partie des choses qu'on peut généraliser pour désengorger les tribunaux les commissariats.

On a dans le domaine juridique beaucoup de procédures compliquées pour trier les appels d'offre et cetera. L'IA peut permettre d'aller beaucoup plus vite et donc de faire gagner un temps considérable et surtout niveau global de la fonction publique de faire ce qui je crois est important. Elle est déjà là dans l'administration française.

On l' on l' on l'applique. Oui. Il y a déjà un certain nombre d'expérimentations qui sont lancées ici et là.

Il y a beaucoup d'agents publics qui s'en servent sur leur propres téléphone portable évidemment mais nous ce qu'on veut c'est pouvoir précisément leur donner les meilleurs instruments pour qu'ils aient au travail. ce qu'ils ont souvent déjà à l'ordinaire et ces instruments sont français et évidemment faut des instruments français européens c'est ça qu'il faut pouvoir défendre. Allez, je voulais qu'on parle un peu de votre méthode puisque il y a cette conférence sociale qui commence, il y aura un volet fonction publique.

Est-ce que vous êtes l'antiume Casbarian ? parce que vous vous souvenez de votre prédécesseur qui euh aimait euh citer Ravier Miley euh à Fouera, il reprenait ça dans plusieurs tweets. Il a braqué euh la les syndicats.

Euh est-ce que est-ce que vous vous inscrivez euh en faux complet par rapport à lui ? Non, mais surtout moi je crois au dialogue social. Euh la fonction euh publique, le service public, c'est 5,8 millions de personnes.

Évidemment qu'il faut avoir un dialogue avec les organisation syndical pour pouvoir avancer. On n'est pas d'accord surtout sera pas mais il faut effectivement pouvoir avancer. D'ailleurs, on a eu dans le dialogue social des avancé, je pense à la question de l'égalité entre les femmes et les hommes.

On a lancé une négociation pour pouvoir améliorer les choses dans la fonction publique à très court terme. L'inégalité, je me trompe peut-être, elle est aussi forte sinon plus que dans le privé comme femme, on a on a des inégalités très fortes dans le déroulement des carrières. On sait que ce qui se passe entre les femmes et les hommes, c'est évidemment l'arrivée du premier enfant, souvent dans la trentaine maintenant crée un décrochage du carrière des femmes par rapport aux hommes.

Il faut qu'on arrive à corriger cela. On avait aussi une inégalité en matière de retraite dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale, on a défendu une meilleure prise en compte de la retraite pour les femmes qui ont eu des enfants dans la fonction publique comme c'est le cas dans le privé parce que dans le public on était moins bien traité à cet égard que dans le privé mais ça dépend de l'adoption du projet question en 10 secondes un peu politique. Pour terminer, vous avez vu le divorce est consommé entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozi.

Vous avez lu ses propos dans son euh dans son journal d'un prisonnier. Il est très dur euh après son retrait de la Légion d'honneur, la décision funeste du président de de Disour. Il tourne, dit-il, la page de son amitié avec Emmanuel Macron.

Vous le regretter ? J'ai un peu du mal à commenter ces ces ces propos qui ne sont pas je crois au cœur en tout cas de ce qu'attendent les Français. Nicolas Sarkozy écrit un livre. du respect pour le président de la République qui l'a été et l'ancien président de la République qui l' ces commentaires là il y a plus urgent sans doute pour moi en tout cas comme ministre à faire dans les jours qui viennent.

Merci beaucoup David Amel, ministre de la fonction publique et de la réforme de l'État d'avoir été l'invité de France.