ÉRIC ZEMMOUR : LA FRANCE FACE AU CHAOS !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 52 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:40OuverteRéponse directe
Réaction à la fusillade de Trappes et à ses conséquences ?
- 3:53RelanceRéponse partielle
Pourquoi les réactions politiques diffèrent-elles selon les faits divers ?
- 7:32FerméeRéponse directe
La France est-elle encore la France ?
- 22:08OuverteRéponse directe
À quel moment la France a-t-elle perdu le contrôle ?
- 28:34OuverteRéponse directe
La justice française est-elle trop laxiste selon vous ?
- 41:55OuverteRéponse directe
Quelles consignes donneriez-vous aux forces de l'ordre en cas d'émeutes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 29:59Éric ZemmourChiffre
« Aujourd'hui 70 à 80 % des Français pensent comme moi. »
- 58:46non_speechFait
« la moitié des enfants qui rentrent en 6e, la moitié euh ne ne savent pas lire correctement de façon simple »
- 59:31non_speechFait
« il a divisé les classes par deux ou trois. Les classes de 40 élèves sont devenues des classes de 12 élèves. Les résultats ne se sont absolument pas améliorés. »
- 1:00:15non_speechFait
« on est on est dans l'éveil de l'enfant depuis 30 ans, cher Eric Morillo. Donc c'est une véritable catastrophe. »
- 1:00:58non_speechFait
« aujourd'hui là aussi vous savez, vous le savez peut-être plus puisque vous n'avez pas d'enfant, mais on ne peut plus sanctionner. On ne peut plus exclure. »
- 1:01:42non_speechPromesse
« il faut absolument donner plus de pouvoir aux chefs d'établissement pour qu'il ait une la plus large autonomie et qu'il puisse choisir même ses ses professeurs. »
- 1:08:45non_speechFait
« il y a aujourd'hui si on est juif, on est traité de génocidaire. Le Conseil constitutionnel a fait un putsch. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[musique]
Bonsoir à tous, je suis très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro des Incorrigibles. Vous étiez très nombreux la semaine dernière avec la jeune Louise du mouvement lycéen qui est responsable de la communication de l'UNEF. Alors un numéro nouveau cette semaine qui a lieu dans un contexte particulièrement inédit et donc je le disais tendu. Commerces pillés, villes saccagées, forces de l'ordre prises pour cible, institutions incendiées, derrière la colère sociale, les images de chaos continuent de marquer les esprits. Mon invité ce soir dénonce depuis des années l'effondrement de l'autorité et les profondes transformations de la société française.
Il a fait de l'immigration, de l'identité, de la souveraineté les grands combats de son engagement. Alors qui sont réellement les responsables de ce ? L'État a-t-il perdu le ? La France peut-elle encore rétablir ? Immigration, remigration, justice, école, extrême gauche. Jean-Luc Mélenchon, nous allons confronter son diagnostic à la réalité et surtout lui demander quelles solutions il propose. Mon invité de ce soir est Éric Zemmour. Bonsoir. Bonsoir. Merci beaucoup d'avoir accepté cette invitation. Alors évidemment on ne peut pas commencer cette émission bien sûr sans parler de ce qui s'est passé à Trappes cette fin de semaine.
Alors on enregistre cette émission donc cette fusillade de Trappes a euh entraîné la mort d'un jeune homme d'origine africaine de 26 ans et quatre personnes en urgence absolue dont une jeune fille de 12 ans qui aurait reçu huit balles. Et il y a surtout euh évidemment ces réactions de la plupart des candidats à la présidentielle mais aussi de Rima Hassan qui vous a clairement euh cité dans ce tweet. Alors avant d'y revenir, j'aimerais d'abord vous demander une réaction suite à ce qui s'est passé à Trappes. Écoutez. D'abord évidemment euh euh toutes mes condoléances et ma compassion pour la famille euh de la personne qui est décédée, pour les gens blessés.
Euh j'ai appris qu'il y avait une enfant de 12 ans qui était blessée. Tout ça est évidemment fort triste et et et et euh je je donc je transmets évidemment euh euh toute toute ma ma compassion et mes condoléances à aux à ces à ces gens et à leurs familles. Ça c'est la première chose. Euh mais elle est essentielle. Là, ensuite euh je regarde les réactions et je m'interroge. D'abord euh immédiatement, on nous a dit que euh ce cet assassin euh voulait euh tuer euh des hommes africains, des hommes noirs euh et ou des Arabes. Je ne sais pas d'où l'on sait ça, mais enfin voilà, on nous a dit ça.
Puis euh je m'étonne que euh il n'y ait pas euh les réactions habituelles euh auxquelles la gauche euh et nous a habitués. Pardon de cette redondance. Bah, la première d'habitude, on nous dit il ne faut pas exploiter manipuler un fait divers. Ça là, tout de suite, on nous donne une explication politique. Alors que d'habitude, on nous dit c'est un fait divers. Deuxièmement on ne nous dit pas ah euh c'est un fou, c'est un cas psychiatrique et vous savez bien ma bon mon bon monsieur que le la psychiatrie en France est sinistrée, elle a besoin de moyens. On nous dit pas ça. Et on nous dit pas que non plus euh la misère sociale a déterminé ce jeune homme euh à des actes euh désespérés.
Toutes ces excuses habituelles qui nous sont euh servies sur un plateau par les médias et la gauche, soudain, euh s'effacent, disparaissent et on nous attaque directement, à la fois pour nous dire que c'est un crime raciste, pour me pour m'accuser moi d'avoir provoqué tout juste si je ne l'ai pas commandité, ce crime affreux.
Vous considérez qu'on vous met une cible dans le dos, là je cite un passage de Rima Hassan qui dit clairement euh "Toutes celles et tous ceux qui passent leur temps à imputer aux personnes issues de l'immigration et aux Français musulmans dans tous les maux de la France, en manipulant l'opinion, qui nous parlent, je cite, de révolutionnaires d'Allah pour qualifier des mobilisations sociales ou qui offrent à Éric Zemmour, pourtant condamné à plusieurs reprises, une exposition médiatique considérable, participent activement et consciemment à diffuser les préjugés racistes et islamophobes qui nourrissent cette haine." Écoutez, vous savez, je suis euh menacé de mort depuis euh des années.
Je suis protégé par la police, que je remercie, et par mes officiers euh pour lequel pour lesquels j'ai la plus grande reconnaissance. Vous savez, j'ai l'habitude de ce genre d'agressions, d'insultes euh de de euh de de de délires complets euh sur ma personne. C'est c'est pas ma personne qui est en jeu, euh c'est le pays. Euh Non, mais par exemple, des propos comme ceux-là, vous envisagez d'y répondre, de les ? Vous savez, je je j'ai pas l'habitude de poursuivre, on verra bien. Je ne suis pas très procédurier. Maintenant euh moi aussi j'ai un avocat, maintenant moi aussi je peux attaquer en justice.
Et moi, contrairement euh à cette dame, euh euh j'ai euh parce qu'on me répète toujours ça, mais je voudrais rappeler que je n'ai été condamné que pour des délits d'opinion. Moi, je n'ai rien volé. Je n'ai euh pas euh de drogue dans mes poches. Euh voyez, euh non. Moi, je suis condamné, oui, effectivement, mais euh pour avoir simplement dit des choses qui ne plaisaient pas euh à l'ordre dominant. C'est uniquement des délits d'opinion. Fermons cette parenthèse. Bon, maintenant revenons à cette histoire.
Je dis depuis à peu près 20 ans que la situation est très grave et qu'à force d'avoir deux peuples sur le même sol, on va vers un affrontement entre ces deux peuples qu'on appelle une guerre civile. Je l'annonce depuis 20 ans, on me traite de fou, on me traite euh de malade, on me traite d'excessif, on me traite de de de de d'obsédé, on me traite de de de pousse-au-crime. Je constate que euh évidemment que euh il y aura de plus en plus ce genre de réaction car il va y avoir une montée aux extrêmes. Vous savez, le principe de la guerre, c'est euh euh Clausewitz qui nous l'a appris, c'est la montée aux extrêmes. Voilà. Et la France est le pays de la guerre civile depuis des siècles.
Donc on a fait laisser venir des millions de personnes qui sont premièrement d'une autre civilisation avec des codes culturels qui ne sont pas les nôtres, j'imagine qu'on va développer tout à l'heure. Et deuxièmement, qui ont un ressentiment historique contre nous. Qui euh euh il y a une multiplication de crimes au nom d'Allah et au nom de la détestation des blancs. Je rappelle que on a mis 3 ans pour le crime de Crépol euh ce pauvre garçon qui s'appelait Thomas pour assure que la justice reconnaisse que c'était un crime raciste anti-blanc. Là, en 5 minutes, on nous dit c'est un crime raciste. Quelle efficacité, quelle ! Voilà.
En tout cas, évidemment euh ce drame intervient à un moment extrêmement tendu hein pour le pays puisque on est à la veille donc je le disais au moment où on enregistre cette émission d'une nouvelle séquence qui peut voir le contrôle échapper euh on va dire aux forces de l'ordre. Depuis plusieurs semaines, la colère sociale s'exprime partout dans le pays, à Paris comme dans plusieurs villes. Les manifestations ont été marquées par des scènes de pillage, de saccage et d'affrontements. Alors tout d'abord, la question elle est toute simple, Éric Zemmour, est-ce que la France est toujours la ? Hmm hmm. De moins en moins.
Mais c'est normal puisque euh le peuple français qui faisait sa colonne vertébrale, auquel s'agrégeaient euh euh des gens qui venaient d'ailleurs mais qui s'assimilaient à euh son modèle culturel et civilisationnel, euh évidemment euh devient de plus en plus minoritaire. Vous savez, je je répète toujours les chiffres que maintenant l'on connaît, il y a des projections INSEE. Euh en 2040, aujourd'hui, nous avons 25 % de prénoms musulmans dans les enfants qui naissent. En 2040, il y aura une majorité de de prénoms musulmans dans les enfants qui naîtront et en 2060, les gens extra-européens auront la majorité en France.
C'est-à-dire que le peuple français de souche sera devenu minoritaire sur sa terre millénaire. Voilà. Je peux pas vous dire mieux, les chiffres parlent d'eux-mêmes. À partir de là, vous savez, ce qui fait la France, c'est qu'il est peuplé de Français. C'est les Français, ce sont pardon les Français qui ont forgé cet art de vivre depuis 1000 ans. Leurs écrivains, leurs euh cuisiniers, euh leurs jardiniers, leurs architectes, euh leurs ouvriers, leurs paysans, voyez, tout ça, ce sont les le peuple français qui a fait la France. Si vous aviez mis à la place euh des dizaines de millions de Chinois, ils auraient fait la Chine.
Si vous aviez mis à la place des dizaines de millions, je sais pas moi, euh de d'Afghans, ils auraient fait l'Afghanistan. C'est normal, c'est comme ça. C'est c'est c'est ça tombe pas du ciel un pays. Et et et donc aujourd'hui, vous mettez des millions et des millions de gens venus de la civilisation arabo-musulmane et africaine, donc vous allez avoir de de plus en plus un pays arabo-musulman et africain et qui et qui va de plus en plus se confronter au vieux pays de souche gréco-romain et catholique.
Tout ça est inéluctable parce que tout simplement euh ces deux peuples font deux sociétés différentes avec des cultures, avec des références, avec des mœurs, avec des histoires, avec des passés, avec des héros différents et opposés souvent. Ça ne peut pas faire autrement. Qu'est-ce que vous avez ressenti devant ces scènes de de chaos, on peut le ? D'abord que c'était pas la première fois, que on avait monté encore en degré. Que euh si vous voulez je distinguerai, essayons essayons de d'être le plus précis et le plus rationnel possible. En vérité, il y a eu trois mouvements samedi dernier. Le premier mouvement, c'est une manifestation traditionnelle.
Les lycéens, les les gens qui protestent contre la hausse des prix, on connaît ça depuis un siècle. Les gilets jaunes. Les gilets jaunes, je pensais à eux quand je disais contre la hausse des prix et cetera. Il y a le côté social et le côté scolaire pour aller vite. Tout ça, c'est des manifestations qu'on connaît depuis bah depuis qu'il y a l'autorisation de manifester. La fin du 19e siècle. Mais elles ont été vite occultées, hein. Bah, c'est normal, c'est tout à fait logique. Bon, mais ça c'était une manifestation classique, je dirais. Quand j'étais petit, on criait Charlo Desseauve, c'était le général de Gaulle qui était président et depuis c'est toujours la même chose. Bref.
Ça, c'est le premier mouvement. Après, il y a le deuxième mouvement qui est les mouvements d'extrême gauche, d'ultra gauche, on dit comme on veut, les black blocks, les mini antifas qui eux cassent, cassent les symboles de l'État et éventuellement du capitalisme. Soit ils brûlent une banque, soit ils ils brûlent la mairie de Limoges, voyez, ça c'est l'extrême gauche. C'est des mouvements révolutionnaires, ça aussi on connaît ça depuis à peu près 150 ans en France et même depuis la Révolution française et ils cassent, ils montrent leur hostilité à l'État et au capitalisme. Mais ils ne pillent pas. Et puis on a une 3e catégorie. C'est ceux qui ont été le plus spectaculaires.
Ce sont les pillages. Et les pillages sont le fait qu'on le veuille ou non, en dans une énorme majorité, on l'a vu sur tous les réseaux sociaux, de jeunes hommes pour la plupart, même si les les filles et même leurs mères parfois, d'après ce qu'on a vu, les attendaient pour recevoir le produit de leur larcin. On a tous vu les mêmes images. Donc ces jeunes hommes pour la plupart de comment dire, issus de l'immigration arabo-musulmane et africaine, on les voyait à l'écran puisque la plupart n'étaient même pas cachés, qu'ils se qu'ils ils s'exposaient et ils exposaient leur leur leur larcin. Donc si on les a tous vus, toute la France les a vus. Donc évidemment ceux-là, ils pillent.
Ils viennent de la banlieue au pot qui vous d'ailleurs qui vous qui vont peut-être à nouveau vous emmener en justice, hein. Écoutez, qu'est-ce que vous voulez que je vous ? Je n'ai pas dit que selon la fameuse plaisanterie de ma ma grande amie Christine Kelly, ils n'étaient pas tous arabo-musulmans et africains. On a bien décelé quelques blancs là-dedans, évidemment, qui étaient là. Oui, ils étaient là. Ils n'étaient pas à 100 % c'est sûr. Mais manifestement, les blancs n'étaient pas c'était comme les les poissons volants.
sont noirs ou arabes et qui ont l'impression que vous les englobez tous, vous les essentialisez, ils ont peut-être à raison euh peut-être le droit d'être choqués parce que eux sont pas tous est-ce que j'ai dit que tous les habitants de ce pays qui étaient noirs et qui étaient arabes étaient descendus ? Je parle français encore. Est-ce que j'ai dit ? Moi, excusez-moi, euh je ne je ne me sens pas visé par euh quand on incrimine des gens, on dit par exemple euh Madoff était juif, je ne me sens pas visé parce que Madoff était juif. Je ne me sens pas visé, excusez-moi. Faut arrêter avec ce délire là. Euh oui, il était juif et il était un escroc, voilà. En quoi ça me vise ?
En quoi je me sens froissé parce qu'on va dire que Madoff était juif, je ne me sens pas froissé. Je l'ai, c'est objectif. Mais c'est pas pour ça que je vais le défendre moi. Non. C'est clair, je peux pas être plus clair. Bon. Euh maintenant euh c'est un fait, il faut accepter les faits. Et quand je vous disais tout à l'heure, quand je vous disais tout à l'heure que euh le tout le problème vient du fait que nous avons des deux peuples qui n'ont pas euh les mêmes les mêmes cultures, les mêmes mœurs, les mêmes origines et les mêmes euh traditions millénaires. Mêmes valeurs. C'est de l'anthropologie. Oui, les mêmes valeurs, absolument. C'est de l'anthropologie. C'est nullement du racisme.
Je ne dis même pas qu'il y en a un de supérieur à l'autre. Moi, je préfère évidemment euh les le le le le les valeurs euh les traditions, la culture occidentale puisque moi venant du sud de la Méditerranée avec ma famille, nous nous sommes agrégés et assimilés à ces valeurs. C'est qu'on les pense évidemment meilleures que celles d'où l'on venait. Mais je ne fais même pas ce genre de développement. Je dis simplement ils sont différents. On a Là, on a un peu de temps donc j'ai expliqué je crois c'était L'arc comme n'intervient pas encore je pense. J'ai expliqué non mais en plus je l'ai expliqué sur BFM. C'est assez simple.
En France et en Europe, on a ce que le grand Norbert Elias avait appelé le processus de civilisation. C'est-à-dire un processus qui repose sur le contrôle de soi, l'auto-contrôle de chacun. Par la religion catholique qui repose sur la culpabilité. Vous vous êtes vous sentez coupable parce que vous faites mal. Dans d'autres civilisations civilisation musulmane, la civilisation chinoise, dans d'autres civilisations ça ne repose pas sur cette valeur chrétienne de la culpabilité et de l'auto-contrôle. Ce que ce que Elias appelle le processus de civilisation. Ça repose soit sur l'honneur ça ne se fait pas comme c'était d'ailleurs chez les seigneurs du Moyen-Âge en France soit sur la peur. Voilà.
Quand il n'y a plus le sens de l'honneur et plus la peur ces gens qui viennent de cultures et de sociétés différentes n'ont pas les inhibitions et les et les réserves et les et les comportements donc de la population de souche. C'est tout et c'est simple. D'ailleurs on me dit souvent et euh mais pourquoi en Algérie et en Tunisie ils ne commettent pas ce genre euh ? Et pour une raison simple c'est que en Algérie et au Maroc et en Tunisie La police les aurait réprimés férocement. Vous ? La peur. La civilisation fondée sur la peur. Et deuxièmement ils sont chez eux là-bas. Ici ils considèrent qu'ils sont euh dans un pays étranger ennemi qui que l'Islam leur recommande de conquérir.
Euh vous savez l'Islam qui sépare le monde entre Dar al-Islam et Dar al-Harb, c'est-à-dire le monde de l'Islam et le monde de la guerre. Et nous sommes donc dans le monde de la guerre, donc dans le monde à conquérir. Et enfin, troisièmement, euh on les a entendus aussi sur les réseaux sociaux, c'était la phrase convenue de ils nous ont colonisés, ils nous ont volés, donc on va les voler et on va les coloniser. La revanche historique.
Et on pourrait même d'ailleurs pourrait même d'ailleurs, si on veut creuser encore cette cette piste historique, on pourrait même dire que euh ce conflit millénaire entre l'Islam et la Chrétienté s'inscrit lui-même dans un conflit deux fois millénaire entre l'Orient et l'Occident. Vous savez, sans doute depuis les batailles de Salamine et de Marathon il y a 2500 ans entre les Grecs et les Perses, l'Occident et l'Orient, l'Occident incarné par les Grecs, l'Orient incarné par les Perses, s'affrontent. Il y a eu euh des des des flux et de reflux. Et l'Islam est depuis le 7e siècle le porte-drapeau de l'Orient.
Il y a un historien euh René Grousset René Grousset qui est mort maintenant depuis longtemps, qui était un grand un grand spécialiste des Croisades entre autres et qui disait "Cette révolte de l'Orient qu'on appelle l'Islam." ? Donc dans ce conflit deux fois millénaire entre l'Orient et l'Occident s'insère le conflit entre l'Islam et la Chrétienté. Et vous savez, vous connaissez ma phrase que je cite depuis maintenant des années euh on les morts gouvernent les vivants, je pense que on on est chaque être humain d'entre nous, on n'est pas aussi libre qu'on ne le croit de ses actes.
On est dirigé par par nos nos nos ancêtres, par le par par nos par la vie de nos ancêtres, par l'histoire de nos ancêtres et cetera. Et donc, cette violence là débridée n'est pas, comme on le dit, c'est mon analyse, on va avoir une autre, mais pour moi, ce n'est pas l'analyse sociale qui prime. En gros, ce que je vois beaucoup, c'est ces gens-là sont pauvres et donc veulent aller dans les magasins euh euh de de de luxe pour avoir des produits qu'ils ne peuvent pas se payer. Je ne crois pas à cette thèse. Voilà. Je crois à la thèse anthropologique de la guerre de civilisation et du pillage, la razzia. La razzia, c'est pas un mot arabe pour rien.
Et ce c'est le mode d'opératoire des troupes islamiques depuis Mahomet. C'est même autorisé et béni par le Coran en cas de guerre. Mahomet autorise et bénit le butin qui a été pris par les razzias. C'est écrit dans le Coran noir sur blanc. Donc, tout ça, ça fait des modèles anthropologiques différents, ça fait des modèles culturels différents, ça fait des modèles civilisationnels différents. Mais, et c'est là notre drame, nous avons, depuis 50 ans, des élites qui ne savent absolument plus ce que je viens de vous dire. Nos élites, jusqu'au général de Gaulle, jusqu'à Georges Pompidou, savaient ce que je viens de vous dire.
Vous avez des textes dès le 19e siècle, même de gens de gauche, comme Gambetta, comme Jaurès, comme Clémenceau, qui savent ce que je viens de vous dire, que les conflits de civilisations sont le la trame de l'histoire de l'humanité. Ils ont conscience de ça. Parce qu'ils ont une culture historique. Le général de Gaulle était imminemment conscient de ça. Aujourd'hui, nous avons une des élites dont Macron est l'incarnation parfaite, voyez, de gens qui ignorent cela. Pour eux, on est dans une espèce d'universalisme de pacotille. Tous les hommes sont pareils, interchangeables. Il n'y a pas de culture d'origine.
Vous vous souvenez de son mot qui était un cri du cœur, il n'y a pas de culture française. C'est très intéressant ce mot-là, il ne il l'a jamais vraiment renié. Euh, pour lui je vous dis, une espèce de d'universalisme qui est au départ et était était était euh c'est c'est c'est valeureux l'universalisme, c'est c'est respectable et et c'est même à la gloire de la civilisation chrétienne et de de de son prolongement euh laïque et et et avec la religion des droits de l'homme, vous voyez ce que je veux ? Tout ça c'est la même culture qui n'existe pas ailleurs, hein. Notre universalisme nous est propre. Les autres ne le partagent pas.
Euh, donc et puis c'est devenu un n'importe quoi, c'est-à-dire une ignorance profonde de ce qu'est euh l'anthropologie de base, c'est-à-dire qu'il y a des peuples différents, il suffit de lire Lévi-Strauss, hein, qu'il y a des peuples différents avec des cultures différentes, avec des mœurs différentes, avec des civilisations différentes, avec des valeurs différentes et que si on les met, c'est pour ça qu'on a inventé les frontières, vous ? Parce qu'on peut pas vivre ensemble. Si on les met ensemble, et ben ça donne une explosion. Et nous y sommes, ça fait, accordez-moi Éric Morillot, ça fait 20 ans que j'annonce ça.
C'est vrai, vous avez publié, c'était il y a 12 ans Le Suicide Français, vous écriviez déjà l'affaiblissement progressif de l'état de la nation. Ce qu'on vit aujourd'hui, Éric Zemmour, c'est selon vous l'aboutissement de ce que vous ? Bien sûr. Et ça va continuer. À quel moment la France elle a perdu le ? À aucun moment. C'est lent, c'est progressif. Vous ? C'est pour ça qu'on s'en rend pas compte, enfin qu'on ne veut pas s'en rendre compte et qu'on fait semblant de ne pas s'en rendre compte, vous voyez ce que je veux ? Et qu'on n'écoute pas des gens comme moi. Euh, évidemment que petit à petit Vous croyez comme Jean-Marie Le Pen à une époque que finalement vous êtes un vision- un ?
Enfin Bah écoutez, vous êtes gentil, c'est pas moi qui ai parlé de ça et ça ça ça ça Moi, je pense que en tout cas, je considère que j'ai oui, que j'avais raison avant. Avant, absolument. Ah ça c'est sûr. J'en suis convaincu. Ça c'est euh voilà, il y a beaucoup de gens qui Jean-Marie Le Pen avait raison ? Ah, Jean-Marie Le Pen euh sur ce sujet-là avait tout à fait bien compris et bien vu euh la situation dès les années 70-80, oui, absolument.
Euh mais euh je pense que euh je suis parmi les rares qui ont euh prévenu depuis vous citiez mon livre Le Suicide Français mais déjà bien avant, j'avais écrit un roman qui s'appelait Petit Frère dans les années 2000 où je racontais exactement ce que je viens de vous dire sous forme de roman dans un arrondissement parisien. Euh je suis hanté par cela depuis 25-30 ans mais peut-être parce que moi-même euh mes morts me gouvernent, c'est-à-dire que j'ai vécu, mes ancêtres ont vécu en terre arabo-musulmane. Je sais ce que c'est que l'univers arabo-musulman. Ah, oui. Je sais, je connais la différence entre l'univers issu du christianisme et l'univers issu de l'islam. Ce n'est pas le même univers.
Arrêtons-nous un peu sur la notion d'autorité. Qu'est-ce qui fait encore aujourd'hui autorité en ? Hmm. Pas grand-chose. Euh je crois qu'il y a eu mais ça Pourquoi on a on a peur de faire respecter l'ordre en ? J'ai cité euh j'ai cité euh vous avez vous m'avez eu la gentillesse de citer mon Suicide Français. Euh j'ai analysé la déconstruction née de des années 60, du mouvement 68, le le rejet de de toute autorité, le rejet de de tout ordre, le rejet de toute structure traditionnelle, la famille, l'État, la nation, l'église, l'école et cetera. J'ai j'ai fait toute cette analyse-là.
Euh il faut bien comprendre que c'est la nitro et la glycérine, c'est-à-dire que euh cette situation-là de déconstruction affaiblit le pays au moment où nous subissons l'invasion migratoire de millions de gens qui n'ont pas connu notre histoire et notre évolution culturelle et sociologique.
Et qui arrive là-dedans sans sans sans bien comprendre ce qui se passe, qui voit simplement qui voit simplement un pays affaibli, un peuple affaibli qui n'est plus protégé avec des dirigeants qui n'osent plus réprimer Est-ce qu'il devait être On sait qu'on est on y a à ce moment de bascule où la France peut vraiment basculer dans le chaos réellement là cette fois ou c'est finalement c'est mon impression finalement que c'est des anciens Moi je pense que on y est depuis longtemps dans le chaos mais c'est ponctuel.
Il y a des tas de territoires qui échappent complètement On est aux prémices d'une guerre civile parce que on y Excusez-moi mais il y a 2 ans j'ai l'impression que vous me disiez déjà la même chose. mais ça fait ça fait même 20 ans mais vous savez c'est lent. Je je vais je vais vous expliquer quelque chose. Pour vous dire les phénomènes historiques. Euh vous savez euh vous connaissez le la fameuse Saint-Barthélémy. Le la le massacre des protestants par les catholiques. C'est août 1572. Le 26 août si je ne dis pas de bêtises. OK. 1572. D'accord. Vous savez quel est le premier affrontement entre catholiques et ? C'est en dans les années 1520.
Donc il y a eu 50 ans de de de de de petits affrontements de plus en plus importants qui ont mené à la Saint-Barthélémy. Vous comprenez ce que je veux ? Les phénomènes historiques sont lents. C'est c'est ça se ça se défont pas comme ça. Vous voyez bien que il y a une aggravation permanente. Là on est aux prémices. Moi je pense que la prochaine étape après samedi d'ailleurs euh j'ai vu que il y avait déjà eu des cas, c'est euh la le le fait que ces jeunes venus de banlieue euh monteront dans les appartements des gens. Agresseront les gens. images. Donc c'est ce que j'allais vous dire, on a déjà vu.
J'ai vu par exemple l'écrivain Jean-Christophe Rufin qui a été agressé dans le hall de son immeuble. J'ai vu ces images-là qui sont sidérantes. Et et je pense que ça va se multiplier à l'occasion d'événements comme nous les avons connus samedi dernier. Et alors là les gens s'arment. Vous avez vu que la première occurrence sur Google c'est comment s'armer. Vous avez vu ? Les gens s'arment de plus en plus. Voyez bien que la tension monte, on est dans la montée aux extrêmes. C'est c'est inévitable puisque je je je vous l'avais dit. pour le coup de la société. C'est pas l'américanisation. L'américanisation c'est un autre C'est un autre sujet.
L'américanisation c'est c'est un peuple qui a été euh fondé sur la conquête d'un territoire contre d'ailleurs des tribus indiennes qui étaient là avant et qui ont été massacrées, on peut dire génocidées et qui ont été réduits à à l'état de réserve, qui vivent dans des réserves. C'est d'ailleurs si l'on ne fait rien ce qui est le le destin qui nous attend. Euh donc si vous voulez donc ça n'a rien à voir. Euh c'est simplement le la montée aux extrêmes d'une guerre de civilisation sur notre sol. Je peux pas vous dire mieux.
Alors en tout cas à chaque flambée de violence il y a un d'ailleurs un même débat qui revient, les policiers interpellent, la justice condamne et pourtant le sentiment d'impunité persiste. Cette semaine certains procureurs ont requis de lourdes peines contre les casseurs mais les juges n'ont pas suivi en tout cas très peu, prononçant parfois des condamnations qui sont bien en deçà des réquisitions. Euh est-ce que la justice française selon vous est ? Et c'est peut-être intéressant de faire le rapprochement avec justement euh sa sa façon de vous juger vous parce que en effet euh voilà vous avez peut-être quelque chose à nous dire là-dessus. Non mais oublions mon cas.
Moi je vous ai dit moi je suis condamné pour des délits d'opinion. Voilà. Et il y a avec fondé sur des des liberticides depuis la loi Pleven et faudra euh abolir. Voilà. Mais pardon, est-ce que malgré tout, en dépit de ces condamnations, on a l'impression quand même parfois Eric Zemmour que c'est d'ailleurs c'est plutôt à votre honneur pour les gens qui évidemment vous suivent et sont d'accord avec vous, mais vous dites pas parfois que le message que vous portez il aurait peut-être pu passer si vous aviez tenu une forme, une façon de dire les choses différentes. Vous avez pas ce travail donc vous voulez me faire dire Je le crois pas du tout. J'ai beaucoup réfléchi, je ne crois pas du tout.
Je pense que si je n'avais pas eu cette forme-là, ça n'aurait pas été entendu. Là, ça a été entendu. J'ai quand même il y a à peu près 70 % de hordes arabo-musulmanes, est-ce que vous pouvez pas dire les choses, je sais pas moi Je vais dire des gentils gentils organisateurs d'animation dans la rue. Il faut être sérieux quand même. Qu'est-ce que vous avez ? Vous avez eu des hordes arabo-musulmanes et africaines débarquer dans les villes. Moi, j'ai rien vu d'autre. Et je parle français encore une fois. Et je ne pense pas euh pas de travail d'autocritique quand même un petit peu de temps en temps sur Vous savez, je fais une grande autocritique mais pas sur ça.
Je pense au contraire que j'ai eu raison d'alerter. D'ailleurs, je vous dis, aujourd'hui 70 à 80 % des Français pensent comme moi. Il y a que sur les plateaux de télévision qu'il y a contestation. Mais dans le pays, tout le monde pense comme moi. Donc, revenons à la justice. Vous avez tout à fait raison, il y a un problème judiciaire, ça fait à peu près depuis 40 ans, je dirais, depuis les années 70, depuis la création du syndicat de la magistrature, depuis que vous savez la fameuse harangue de Baudeau. Baudeau pour vous la justice, c'est ? elle est elle est elle est complètement elle est Je vais vous expliquer pourquoi. Depuis d'abord c'est idéologique.
Il y a eu ce texte, je crois que c'était en 70, mais je ne suis pas sûr de l'année, d'un d'un d'un étudiant qui était au membre du syndicat de la magistrature qui a été créé à cette cette monsieur Baudeau, qui a fait une harangue qu'on appelle l'aronde de Baudeau qui a expliqué que les juges ne devaient plus être la bouche de la loi.
La bouche de la loi, ça fait référence à une expression fameuse de Montesquieu qui disait "Le juge doit être la bouche de la loi." mais devaient euh juger en fonction de critères sociaux, c'est-à-dire qu'on devait les juges devaient être beaucoup plus compatissants pour euh le pauvre, le salarié, l'immigré, la femme, l'enfant contre euh les les maîtres, entre guillemets. Vous voyez, c'est euh c'est ça. Ça part de là. Et depuis lors, à partir de 81, ces gens-là du Syndicat de la Magistrature ont pris en main la justice parce que ils étaient dans le cabinet de monsieur Badinter en 1981. Voilà.
Et c'est là qu'ils ont déconstruit toutes les structures qui étaient héritées euh de du Code civil de Napoléon et euh du général de Gaulle et qui avait tenu euh jusqu'au président Giscard d'Estaing. Donc, qu'est-ce qui se passe ? Vous avez en vérité euh un écart qui s'est allé grandissant entre les peines encourues qui sont toujours aussi sévères comme jadis. Ça, ça n'a pas été modifié. Les peines euh prononcées par le juge et les peines exécutées. Vous avez les peines encourues, on vous dit 10 ans de prison. Il y a le juge qui fait un procès, le procureur peut requérir comme vous m'avez dit là des peines très sévères puisqu'il le sait, c'est dans le Code pénal.
Et là, le juge dit "Ah non, euh sa mère était malade, il a eu une enfance difficile, c'est 5 ans." Le type passe de 10 à 5 ans. Après, vous avez le juge d'application des peines qui dit "Ah, il est quand même gentil, il se comporte bien. Euh il ne il ne il ne il ne il ne n'agresse pas ses codétenus. Allez hop, 2 ans." 10 ans au départ, ça finit à 2 ans. Et je ne vous parle pas du fait que comme on a une explosion de la délinquance à cause de l'invasion migratoire qui est largement due à cela, euh on a plus assez de place dans les prisons, en gros.
Je vous donne un rapport très simple, euh pour les agressions physiques, hein, vous avez entre 1995 et aujourd'hui une multiplication par 4,7 et vous avez euh une augmentation de l'emprisonnement à peu près, on est passé de 50000 prisonniers à 80000. Voyez la différence. Multiplié par 5 presque et une augmentation de 20 % à peu près.
Donc, comme il y a pas de place dans les prisons, qu'on les a pas construites parce que la gauche nous a expliqué depuis 50 ans que la prison était criminogène, donc on les on les construit pas, euh donc les juges disent "Bah, on peut pas on peut pas les mettre en prison." Donc, on vous met un petit bracelet électronique, on vous dit que il faut faire un travail d'intérêt général, et cetera. Donc, qu'est-ce qu'il faut ? C'est très simple. Il faut rapprocher la peine encourue de la peine prononcée et de la peine exécutée. Un deux Il y a deux mesures à prendre. Un un, les peines planchers, évidemment. Vous savez que ça existait. Ça a toujours existé depuis Napoléon.
C'est uniquement François Mitterrand qui les a supprimées. Ça, c'est un. Pour empêcher le juge de réduire trop la peine qui est prévue. Et deux, vous supprimez le juge d'application des peines parce que il n'a pas à réduire d'autorité la peine qui a été prononcée, à refaire un procès euh sans le procureur, sans personne. Voyez, c'est ça, ça revient à ça. Et en plus, accessoirement, euh le ce juge ces juges d'application des peines, on mange de magistrats, et ben, ils iront euh dans la magistrature classique et ils ils ne ils ne ils ne ne seront plus juges d'application des peines puisqu'on aura supprimé. Ça, c'est les deux choses à faire fondamentales.
Et la troisième, évidemment, construire 100000 places de prison très vite. On peut le faire si on ne on ne fait pas les les prisons habituelles avec moultes mesures de sécurité alors que ils s'évadent comme ils veulent sur les chemins enfin vous voyez ce que je veux dire on fait des des des des des constructions simples, des constructions en rapport à l'actualité un casseur il doit aller systématiquement aller en ? Bien sûr, ça c'est autre chose. Ça il y a une autre mesure à prendre pour ces événements là. Qui est le rétablissement de la loi anti-casseur.
La loi anti-casseur c'est une loi qui a suivi on parlait de mai 68 tout à l'heure qui a suivi mai 68 prise sous l'autorité du président Pompidou en 1970 et qui prévoit que les gens qui sont sur place après que la police les a surpris en flagrant délit. Non, après que la police a dit il faut évacuer. S'ils n'ont pas évacué qu'ils sont là quand il y a des pillages des des des des des agressions et cetera ils sont coupables. Et ils sont coupables d'une peine de prison comprise entre 3 mois et 2 ans. C'était dans le texte original de 1970.
Cette loi elle aussi a été supprimée voyez encore le rôle de Robert Badinter et de ces gens du syndicat de la magistrature en 1980 qui prennent le pouvoir sur la justice elle a été supprimée en 1981. Il faut la rétablir. Deuxièmement, il faut que ces gens là payent. Payent pour les dégâts qu'ils ont fait eux ou leurs parents s'ils sont majeurs. Pour cela, il faut leur leur donner des amendes qui sont Attendez de développer là ou leurs parents. Evidemment leurs parents s'ils sont mineurs. Euh les Vous savez ça aussi c'est dans le le le code civil depuis Napoléon le code civil. clair un mineur évidemment il peut pas payer il faut aller chercher l'argent chez Exactement.
Et on envoie l'huissier. Et on les lâche pas comme on fait les impôts vous me l'avez enlevé de la bouche comme on fait pour les pour pour les impôts. Je peux vous dire qu'ils vous lâchent pas. Et ben là ça sera pareil et on leur prend sur tout même sur leurs allocations sociales. Voilà. Ça c'est deux. Troisièmement va dire les parents ils sont pas responsables. Ils sont responsables. On est responsable de son éducation. Je suis désolé. Avec un mineur je parle. Avec un majeur, c'est pas les parents qui sont responsables. Avec un mineur. Avec un mineur, on les garde à la maison. Moi Donc c'est important cette différence ans à 15 ans j'aurais pas pu sortir.
Mais les majeurs, vous allez pas chercher les parents. Bah évidemment que non. D'accord. Mais non mais c'est Bah je vois pas pourquoi j'irais chercher les parents, ils sont majeurs. Non mais c'est vrai, c'est pas la même chose. C'est les mineurs qui sont qui sont sous la coupe de leurs parents. Les parents n'ont pas à les laisser sortir. C'est quand même simple. Moi vous savez mon grand traumatisme, c'est que à 15 ans j'ai pas pu aller au concert des Rolling Stones à Bruxelles en 1973. Parce que mon père m'a pas laissé partir. J'avais 15 ans. Si j'avais eu 3 ans de plus, je serais parti. Je plaisante hein, vous comprenez ce que je veux dire. Mais à votre père. Voilà.
C'est pour vous dire que mon père avait de l'autorité sur moi et qu'il m'interdisait d'y aller. Bah j'étais triste. Je je je le regrette encore. Voilà, vous avez compris ce que je veux dire. Les parents sont responsables. C'est tout. Alors, ça c'est très important. Et nous devons impérativement prendre ces mesures qui sont les seules en vérité opérationnelles et et sérieuses.
Et alors on arrive à l'éléphant dans la pièce que je ne dois pas nommer sous peine d'insultes, d'invectives et de procès, c'est que il reste après avoir pris ces mesures qui concernent tout le monde les mesures propres à la sur l'énorme surreprésentation des immigrés et de leurs enfants dans cette violence et ces crimes et cette délinquance. Il faut renvoyer tous les criminels et les délinquants étrangers. Et quand je dis ça, tous les étrangers Et les binationaux Attendez, je vais vous répondre. D'abord les étrangers. Les étrangers qui font 25 % des places de prison. Donc il y a à peu près 80000 prisonniers, donc 25 % 1/4 ça fait 20000 expulsés chez eux.
Et deuxièmement c'est pas simple, hein. Attendez, on va Alors ça c'est une autre question. Par exemple à Retailleau. Non non non non non mais euh Retailleau, il a Retailleau, il a pas du tout fait ce qu'il avait fait. Je sais, je sais. Non mais on va Alors ne ne Bon ne ne C'est un autre sujet. On va en parler si vous voulez. Ça me dérange pas. mais on est d'accord. Bien sûr que c'est connexe, évidemment, mais c'est pas mon sujet. D'accord. Un, on les renvoie. Deux, on ne renvoie pas seulement ceux qui sont en prison. On renvoie aussi parce que vous savez, il y a ceux qui sont en prison, 80000, ?
Et il y a à peu près 300000 entre 270000 et 300000 personnes qui sont ce qu'on appelle sous main de justice. C'est-à-dire c'est ce que je vous disais tout à l'heure. Ils ont été condamnés à un bracelet électronique, à des travaux d'intérêt général. Enfin vous voyez ce que je veux dire, tous ces gens-là. Imaginez, je je je je je fais comme ça au au au doigt mouillé. Mais imaginez qu'il y ait le même taux d'étrangers que dans ceux qui sont en prison, c'est-à-dire 25 % bah ça vous fait à peu près 50000 personnes. Ceux-là aussi, on les vire. Puis il reste les ce que vous appelez à juste titre les doubles nationaux. C'est Qu'est-ce que c'est les doubles ?
Ce sont des gens qui ont euh qui sont fils ou petit-fils même parfois d'Algériens, de Marocains, de Tunisiens, de Maliens, de Sénégalais qui ont donc acquis la nationalité française soit par soit par naturalisation, soit par euh le droit du sol, c'est-à-dire mais à 18 ans, vous savez, c'est pas automatique en France, on n'est pas aux États-Unis. Le droit du sol n'est pas à la naissance. Il est à à 18 ans. Ou à 13 ans si on le demande euh euh nommément, mais la la la plupart du temps, c'est à 18 ans. En tout cas Donc le gouvernement a accordé la nationalité française à ces gens. Donc ces gens qui ont à 18 ans la double nationalité sont Français aussi. Absolument, ils sont Français aussi.
et moi. Non, ils sont pas comme vous et moi parce que moi je n'ai pas la double nationalité. J'ai pas une autre nationalité et vous non plus, je crois. Donc déjà ils sont pas comme vous et moi. Ils ont une autre nationalité. Vous faites une distinction entre Mais bien sûr que je fais une distinction, je vais vous dire pourquoi. de leurs droits, ça doit être les mêmes. Non non, mais leurs droits, ils ont les mêmes droits que moi. Évidemment que vous, ils sont Français. Mais s'ils commettent des crimes, j'estime qu'on peut les déchoir de la nationalité. Et là, il leur restera, on aura pas créé d'apatride puisqu'on il leur restera leur nationalité et on les renvoie chez eux.
Je précise, cette loi sur la déchéance de nationalité, ça plaira à Jean-Luc Mélenchon, est une loi révolutionnaire. C'est la Révolution française depuis 1790 ou 91. Les gens peuvent aller vérifier. Et elle a toujours été maintenue. Et elle prévoit la déchéance de nationalité contre les gens qui s'en prennent à l'État ou qui sont un péril pour la nation. D'ailleurs, vous vous souvenez, après les attentats de 2015, après le Bataclan, François Hollande, président socialiste, avait considéré qu'il fallait déchoir de nationalité les doubles nationaux terroristes. Vous vous souvenez que la gauche avait euh fait une bronca et que euh courageux mais pas téméraire, François Hollande avait renoncé.
Mais moi, je pense qu'il faut aller au-delà du terrorisme. Il faut aller pour tous les criminels. Ça, ça me débarrassera. Euh donc voilà, voilà un une une une une comment vous dire, une charpente euh complète pour régler la question de la justice qui est le problème central en matière de sécurité. On sait, tous les les policiers vous le diront, le le problème de la police, c'est la justice. On sait tout ça. Alors, ce qui est intéressant, Éric Zemmour, là j'ai une petite question qui va paraître anecdotique mais qui ne l'est pas parce qu'il y a une petite musique qui commence comme ça à chanter en tout cas, qu'on commence à entendre dans les coulisses.
Euh au début, j'avais envie de vous la poser pour Marine Le Pen, mais on On prendre un autre cas d'école, euh nous sommes en mai 2027, Éric Zemmour au second tour de la présidentielle est élu président de la République. Une émeute éclate le soir même. Qu'est-ce que vous ? Quelles consignes vous donnez aux forces de ? Ben, de d'aller réprimer cette émeute. C'est ce que j'ai dit. Il y a un problème. Vous envoyez ? Non. J'ai pas dit j'ai dit les forces de l'ordre. Les forces de l'ordre, c'est la police, c'est les CRS, c'est euh les les euh les les les RAID et cetera.
Tout ce qu'il a tout ce que là euh Non mais c'est c'est un vrai cas parce que d'ailleurs on a vu aux dernières à l'élection présidentielle d'ailleurs Mais d'ailleurs, c'est pas euh monsieur Morano, on a déjà eu des émeutes. Donc on sait très bien comment faire. Et d'ailleurs attendez, ma question est mauvaise parce que finalement le soir du second tour, de toute façon euh vous n'êtes pas en exercice euh une fois que vous êtes élu. Donc imaginons que Marine Le Pen ou accessoirement euh vous preniez le pouvoir, vous seriez élu, de toute façon vous ne seriez pas aux manettes du pouvoir le soir même de votre élection.
Sauf que les émeutes, elles vont pas attendre si il doit y en avoir, elles vont pas attendre deux trois semaines. C'est à monsieur Macron de prendre la responsabilité. Je pense que monsieur Macron euh prendra la responsabilité de les réprimer. Il ne les il va pas les On a l'impression qu'il faut s'y préparer, hein. Bien sûr, vous avez raison. Non mais on il faut se préparer à tout. Et ça veut dire vous parliez que des forces de l'ordre, mais admettons que les forces de l'ordre, on le voit bien, hein, en tout cas quand on a vu le weekend dernier euh on a l'impression qu'elles ont été dépassées, hein, aussi. Alors il y aurait peut-être pas assez. Alors moi j'assumerai bien.
effectivement, Vous avez même vu quand même que c'est le préfet de police, je crois, de Paris qui a dit un truc énorme cette semaine. Alors il est revenu sur ses déclarations en disant qu'il fallait envisager aussi de se protéger euh Ouais, j'ai vu. Euh que les commerçants se protègent eux-mêmes. À titre privé, enfin. Alors attendez, euh essayons de de de répondre dans l'ordre. D'abord, effectivement, vous avez raison, euh les policiers étaient submergés par le nombre. Euh j'ai vu qu'à Marseille, uniquement à Marseille, il y avait 30000 euh Donc effectivement, ça promet.
Par ailleurs, il faut quand même préciser, donner les grands ordres de grandeur, nous avons 200000 policiers, 200000 militaires, 100000 gendarmes. C'est pas rien quand même. Et nous avons des instruments de répression qui n'ont pas utilisé, qui n'ont pas été utilisés samedi dernier, comme vous savez les blindés, les Centaurs, les canons à eau et d'autres armes euh a eu un peu de canons à eau. Comme les LBD, comme pardon. Il y en a eu un peu de canons à eau, je crois. Oui, mais il y a Moi, je pensais surtout aux Centaurs.
C'est un miracle qu'il y ait pas eu de Je pense les Centaurs seraient très d'ailleurs, je pense que ils vont être utilisés là on est avant la diffusion de de cette émission, mais je pense que le dans les dans les manifestations de samedi 25, ils vont être utilisés. Donc Bref. Donc nous pouvons faire. Nous savons faire. Je pense que Le problème de l'armée être rétabli à n'importe quel prix. Mais bien sûr, l'ordre doit être rétabli à n'importe quel prix. Le Si vous voulez, si le En fait, il faut bien comprendre quelque chose. Et là on revient à des discussions de philosophie politique.
Les sociétés reposent, c'est Hobbes qui a expliqué ça au 17e siècle, les sociétés reposent sur un accord entre les sujets, à l'époque disait-on du roi, les citoyens aujourd'hui, et l'État. Les citoyens acceptent de ne pas se défendre eux-mêmes contre l'assurance que l'État les protégera. Sinon, ce que disait Hobbes, c'est la guerre de tous contre tous. Phrase célébrissime. Et ben, vous voyez, la guerre de tous contre tous, on y va. ? Parce que l'État a renoncé à son rôle de protecteur.
Vous savez, c'est le le mot de Napoléon III quand il arrive au pouvoir euh après les émeutes, après les les les les révoltes de 1848 et et et il dit il faut que les méchants euh se craignent et que les gentils soient rassurés. On pourrait reprendre cette formule. Vous voyez, c'est toujours la même histoire. Donc, oui, vous avez raison, il faut réprimer coûte que coûte. Ça veut pas dire être des barbares, ça veut pas dire être féroce, ça veut dire être ferme. Et ne pas avoir peur, on en revient à notre histoire de euh consigne donnée aux policiers.
Vous savez très bien que depuis euh l'histoire de ce pauvre Malik Oussekine euh qui est mort il y a 40 ans, les consignes des ministres de l'Intérieur, tous les ministres de l'Intérieur, euh depuis euh euh depuis 1986, depuis Charles après Charles Pasqua et jusqu'à monsieur Retailleau et monsieur Nunez, qui font la même chose pour cela. Euh c'est n'allez pas au contact, ne risquons pas un nouveau Malik Oussekine. Moi, je pense qu'il faut fermer cette parenthèse Malik Oussekine. Et il faut oser faire du maintien de l'ordre euh ferme. Ça veut pas dire euh tirer dans la foule, ça veut on n'est plus au temps du 19e siècle. Au 19e siècle, il y avait l'armée qui tirait.
Il aurait dû démissionner Nunez là, vous ? Enfin, il l'a fait soi-disant, mais il a offert sa démission qui a été refusée par le président. On sait que c'est même pas une histoire de Oui, c'est ce que j'allais vous dire, ce n'est pas une question de personne. Euh Retailleau, quand il était ministre de l'Intérieur, n'a pas fait mieux. Je me souviens quand il y a eu la première victoire de Paris Saint-Germain euh au en Coupe d'Europe. Il était ministre de l'Intérieur, il n'a pas fait mieux. Et ses prédécesseurs n'ont pas fait mieux. C'est C'est une question de philosophie. faire ? Ses successeurs pourraient faire mieux s'ils changent de philosophie.
Mais pour cela, il faut que le président de la République soit d'accord. C'est pour ça que je vous dis, ministre de l'Intérieur qui change, bon, très bien, mais il fera la même chose. Vous associez une partie de la barbarie dont dont on parlait tout à l'heure, je vous cite à évidemment à l'immigration que vous dénoncez, euh mais la violence justement euh que connaît aujourd'hui la France, elle vient pas uniquement, hein, on l'a vu, de populations issues de l'immigration. Et là, j'aimerais qu'on aborde un peu cette question euh de la violence de l'ultra-gauche.
Euh comment vous expliquez euh d'abord que voilà, on en soit arrivé là, c'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon, alors je attention à ce que je dis et puis vous aussi, je pense, euh soit dans une certaine mesure pas responsable, mais en tout cas ait des mots qui qui sont assez ambigus par rapport à Moi moi je cette violence. Alors, je vais vous répondre. D'abord, vous me dites d'où ça vient. C'est très simple. Ça vient de la Révolution française. C'est on est loin là maintenant. mais oui mais non, c'est pas loin. Vous savez euh Vous parlez de Jean-Luc Mélenchon. Il se il se réfère en permanence à la Révolution française.
Euh même j'ai vu que monsieur Baï Baï Bakayoko euh se réfère à la prise de la Bastille, à la Révolution française. J'ai entendu euh des gens sur les réseaux sociaux dire "On va refaire la Révolution française." quoi. C'est une stratégie politique, ? pas le désordre. La violence pour abattre le pouvoir et pour abattre la société telle qu'elle est ordonnée. C'est pas la même chose. C'est ce que avant la gauche était franche, elle le disait. Karl Marx parlait de la violence à coup chose de l'histoire. Les communistes n'avaient pas honte de euh du coup d'État euh d'octobre 17 pour prendre le pouvoir parce que ce ce fut un coup d'État même Trotsky le reconnaît dans ses mémoires.
Donc, la gauche et et elle porte en elle les germes Exactement. de la violence. La gauche porte en elle les germes de la violence parce qu'elle estime que l'ordre qui existe est mauvais et est violent aux faibles et aux aux défavorisés. Et donc, elle veut le renverser. Elle veut le renverser par la violence. Donc la violence est consub- la violence politique bien sûr hein, pas la violence humaine. Vous vous comprenez ce que je veux dire. Mais la violence politique est consubstantielle à la gauche depuis la Révolution française. Ça c'est une première chose. Dans toute l'histoire, depuis deux siècles, plus de deux siècles. Deuxièmement, vous me dites Mélenchon.
Moi, j'ai je regarde un peu avec un sourire, je dirais ironique. Je vais vous expliquer pourquoi. Euh je fus le premier à combattre Jean-Luc Mélenchon. J'ai débattu plusieurs fois en 2014, vous m'en parliez, de la sortie de mon livre euh Le Suicide français. J'ai déjà fait un débat sur RTL face à Jean-Luc Mélenchon et j'en ai refait un en 2021 euh sur BFM euh pour le début de la campagne présidentielle. Donc moi, j'ai affronté Jean-Luc Mélenchon, je vais vous dire pourquoi. Mais je l'ai affronté à un moment où tous les autres politiciens lui faisaient des mamours.
Euh Madame Le Pen, au second tour de 2017, a appelé les électeurs de Jean-Luc Mélenchon à voter pour elle contre le banquier Macron. Vous pouvez aller chercher euh la vidéo. Euh Monsieur Attal, Premier ministre en 2024, a appelé au secours Monsieur Mélenchon pour sauver la majorité macronienne. Me euh les LR, vous savez que les LR, selon une étude très fine euh dans Le Figaro, les 42 députés sur 50 députés LR d'aujourd'hui sont élus grâce aux voix de LFI. Donc tous ces gens qui euh j'ai vu Monsieur Retailleau qui demande l'interdiction de LFI, mais qu'il aille dire ça à ses députés. Euh j'ai vu Monsieur Attal qui joue aux gros bras avec Monsieur Mélenchon, mais il l'a appelé au secours.
Euh ? Donc tous ces gens ont joué avec Monsieur Mélenchon. Et maintenant, il ils essaient de de d'être le plus euh euh vous comme comme Cassius Clay faisait dans les matchs de boxe, vous savez, avant les ces matchs de boxe où il il insultait l'adversaire. Bon. Euh, moi, je ne fais pas ça parce que moi, je l'ai vraiment affronté. Donc, pas de langue de bois là, sur ce qui se passe en ce moment dans le pays, vous l'accusez ? Non, je vais l'enchaîner. Pas du tout. Non. Non. Ah, vous n'allez pas jusque-là. non, non, non, non, je vais vous dire pourquoi.
Monsieur Mélenchon est un politicien opportuniste qui exploite ce que les gouvernements depuis 50 ans lui ont donné sur un plateau d'argent, c'est-à-dire des millions et des millions de gens venus du sud de la Méditerranée, de culture pour la plupart musulmane et qui euh votent pour lui. Parce que il leur comme il il il connaît les codes et il leur envoie. Voilà, les codes anti-français, anti-colonisation, antisémites, tous les codes euh de de de la culture arabo-musulmane depuis des siècles, il les connaît, sans doute parce que comme moi, il est fils de pied-noir et euh il les utilise. Et il les utilise quoi. Oui, de l'électoralisme, si vous voulez, de l'opportunisme politique.
Le problème n'est pas la contestation selon ? Je m'en moque. Je vous assure, je m'en moque. L'important, c'est ce qu'il fait et ce qu'il dit. Et je vais vous dire quelque chose, je vais vous dire quelque chose. sûr que le voile, il a changé d'avis, mais vous voyez bien que c'est un opportunisme politique. Je vais vous dire quelque chose, ce que ça révèle. Euh, j'ai euh il y a un magnifique discours de d'André Malraux pendant la campagne présidentielle de 1965. Il fait campagne évidemment pour le la reconduction du général de Gaulle et il attaque ses adversaires, euh à l'époque, c'était François Mitterrand, euh Jean Lecanuet et cetera.
Et il dit "Il y a deux types d'hommes, il y a l'homme de l'histoire, évidemment général de Gaulle, et il y a les politiciens. Les politiciens, qu'est-ce que ? Ce sont des gens qui veulent toujours contourner l'obstacle du réel. Et pour pouvoir contourner l'obstacle du réel, ils inventent un monde imaginaire dans lequel l'adversaire, on invente un adversaire politique qui remplace le réel. Et cet adversaire politique, on le diabolise. Et ben, c'est exactement ce qu'on fait avec monsieur monsieur Mélenchon.
Monsieur Mélenchon est l'adversaire politique idéal qu'on diabolise, que tous les politiciens diabolisent pour ne pas voir que le problème fondamental, c'est l'invasion migratoire et l'islamisation de notre pays. Mais quand même, là, vous n'allez pas jusqu'à dire qu'il a une responsabilité politique et sociale dans la radicalisation du Parti de la Gauche qui, elle, peut basculer dans cette violence, cette fois, physique. Je vous ai dit que moi, je veux bien. Ça ne me gêne pas. pas euh Moi, ça ne me gêne pas. Je vous ai dit que monsieur Mélenchon est l'héritier de deux siècles d'histoire. La res- Le responsable, c'est la Révolution française.
qu'il il souhaiterait dissoudre LFI, vous iriez pas jusque-là, par exemple. quoi. C'est franchement, c'est stupide. Honnêtement. Ah, bon ben là, c'est Ben, je vous dis la vérité. Les mots qui vous poussent de Jean-Luc Mélenchon Mais non, mais vous n'êtes pas d'accord avec Retailleau sur ça. Mais non, c'est stupide. Et puis, il le sait très bien, Retailleau, qu'on va pas interdire le le LFI, il le sait très bien. Donc, il fait des moulinets avec ses bras. C'est c'est c'est voilà, c'est tout. Mais il le sait très bien que c'est stupide. Euh donc voilà, en démocratie, les partis représentent des courants politiques et ils ont droit d'exister.
Mais Raphaël Arnault à l'Assemblée nationale, ça vous choque pas, ? Il a été élu. Mais dans ce cas-là, il faut arrêter la l'élection et la démocratie. Il est élu. Je sais c'est c'est Raphaël Arnault, depuis des années, il me pourrit la vie. Partout où je vais, il envoie ses ses ses milices antifa euh pour euh frapper les gens qui viennent à mes meetings à mes à à mes à mes signatures de livres et cetera. Donc je vais pas défendre ce ce type. Mais je vous dis, il a été élu par le peuple. Comment de manière générale on peut réapprendre le respect de l'autorité à des jeunes ? Alors je parle pas de Raphaël Arnault.
Il est plus très jeune d'ailleurs, qui considère parfois la police véritablement comme un ennemi quoi. C'est ça le sujet. La ? Ouais. Non mais attendez attendez. Vous les voyez, il est accablé. All cops are bastards, ça vient des États-Unis. Mais ça mais ça je vous l'ai dit, on revient au début de notre conversation. Qui considère la police comme un ? Un, les beaucoup Vous allez me dire encore que j'essentialise, mais beaucoup allez, pas tous, comme dirait ma chère Christine Kelly, euh les enfants de l'immigration arabo-musulmane et les militants d'extrême gauche.
Les uns parce qu'ils considèrent qu'ils représentent la France et les autres parce qu'ils considèrent qu'ils représentent l'État et le capitalisme. Évidemment, ce sont des ennemis de la police. Les autres ne considèrent pas les policiers comme des ennemis. Ça Il y en a pas beaucoup hein. Quand on les voit, j'aimerais qu'on parle de cette jeunesse là maintenant à présent dans cette émission. À l'origine de la contestation actuelle, on l'a on l'a on l'a un peu vite oublié, il y avait quand même à l'origine, enfin même avant les gilets jaunes, cette véritable colère lycéenne qu'on décrivait certains jeunes réclamant des professeurs, des meilleures conditions d'études et davantage de moyens.
Et là encore des blocages ont dégénéré, les revendications initiales sont parfois devenues inaudibles. Euh d'abord première question, est-ce que vous comprenez la colère des des lycéens Eric ? Déjà vous réfléchissez. mais leur euh Ouais je je je leur revendications sont je dirais à côté de la plaque. Je m'explique. Euh ils devraient être en colère encore plus qu'ils ne sont. Mais pour une seule raison. C'est l'effondrement de leur niveau scolaire. C'est pathétique. On voit les classements PISA où la France que ça soit en français ou en mathématiques est derrière des pays comme l'Albanie, la Turquie, enfin des pays improbables. On avait la meilleure école du monde. Il faut vous mettre ça.
Moi quand j'étais enfant, c'était encore la meilleure école du monde. On a des preuves de ce que j'avance. Par les niveaux de classement PISA. On sait par exemple que la moitié des enfants qui rentrent en 6e, la moitié euh ne ne savent pas lire correctement de façon simple, facile. Je vous donne d'autres exemples. Euh on fait un un texte un test tous les ans depuis 1987. Je crois que c'est euh le l'asso la le le l'association LEC qui veut dire lecture euh écriture calcul qui fait un test qui fait passer un test aux enfants de CM2 depuis 1987. On leur on leur fait une dictée de d'une dizaine de lignes pas pas trop difficile avec pas pas spécialement des pièges voilà.
Et on voit euh combien font-ils de fautes. Très bien. En 1987 euh les enfants euh qui faisaient plus de 15 fautes, qui est beaucoup hein, je rappelle que moi quand j'étais enfant au bout de quatre fautes on avait zéro d'orthographe. Euh donc au bout de 15 fautes, c'était 35 % des enfants de 1987. Vous savez combien c'est ? La même dictée. 95 % Est-ce que c'est qu'une question de moyens Éric ? Écoutez, on on on sait que ce n'est pas qu'une question de moyens et on a les preuves, on a toutes les preuves. Le budget de l'éducation nationale est le plus important de la République française depuis des décennies.
Emmanuel Macron lui-même a augmenté son budget depuis 10 ans de 20 ou 30 % Il y avait une mesure phare dans le pro le plan d'Emmanuel Macron, c'était puisque les résultats en banlieue étaient encore plus catastrophique que partout ailleurs, il a divisé les classes par deux ou trois. Les classes de 40 élèves sont devenues des classes de 12 élèves. Les résultats ne se sont absolument pas améliorés. Ce n'est pas le nombre qui compte. C'est d'autres choses. Qu'est-ce qui ? Pourquoi a-t-on des résultats aussi ? Pour une raison simple, c'est qu'on a abandonné des méthodes qui marchaient.
C'est méthodes de l'école traditionnelle, c'est-à-dire dictée, calcul mental, récitation, apprendre par cœur, histoire traditionnelle, récitation nationale et cetera. On fait encore, ? Pas du tout. Non, mais vous n'avez pas d'enfant, Eric Morillo, et ça se voit. Je peux vous dire que ça se voit. Ça a été abandonné depuis très longtemps. Donc évidemment que non, on est on est dans l'éveil de l'enfant depuis 30 ans, cher Eric Morillo. Donc c'est une véritable catastrophe. Donc le niveau s'est effondré. Il faut remettre ces méthodes traditionnelles. Il faut remettre la discipline avec des véritables sanctions.
Vous savez qu'aujourd'hui là aussi vous savez, vous le savez peut-être plus puisque vous n'avez pas d'enfant, mais on ne peut plus sanctionner. On ne peut plus exclure. On ne peut plus tout cela. Ça n'existe plus. Donc il faut le rétablir. Il faut rétablir avec un proviseur qui a une véritable autorité. Il faut chasser les associations politisées qui viennent faire de la propagande. Que ça soit pour l'antiracisme, pour le climat, pour les LGBT ou que sais-je encore. Il faut virer tous ces gens des écoles. Ils n'ont rien à faire dans nos classes. Bon.
Par ailleurs, par ailleurs, il faut absolument donner plus de pouvoir aux chefs d'établissement pour qu'il ait une la plus large autonomie et qu'il puisse choisir même ses ses professeurs. Ça permettra aussi, en plus de court-circuiter les syndicats qui sont tout-puissants parce que c'est eux qui déterminent le le le la désignation des des des professeurs et euh quand ils veulent aller se rapprocher de leur famille en province et cetera, euh ils sont euh privilégiés. Vous voyez s'ils ont la carte du syndicat.
Enfin, selon moi, euh il faut également euh permettre une plus grande émulation entre le public et le privé parce qu'on voit bien aujourd'hui que seules certaines écoles du privé, pas toutes, ont gardé les méthodes traditionnelles et qu'elles s'en portent d'autant mieux que les gens les plébiscitent.
Donc il faut rompre, vous savez, il y avait un vieil accord qui date de 1992 qui était ce qu'on appelle les accords Lang, Jack Lang qui était ministre de l'Éducation, et Cloupé, qui était euh le père Cloupé qui était le patron à l'époque de l'enseignement catholique qui avait une espèce de Yalta euh entre convenu entre les deux qui était que le privé euh se contentait de 20 % des élèves et que il n'allait pas au-delà et que si jamais il allait au-delà, il rendait des classes, il refusait des élèves pour que le public ait toujours 80 % et et garde son hégémonie. Je suis pour supprimer cet accord qui n'est pas dans la loi, hein.
C'est un accord verbal qui a été respecté par les deux côtés, mais en tout cas, l'État dira, si je suis président, l'État dira on ne on ne on ne respecte plus cet accord, c'est pas la peine, vous pouvez ouvrir autant de classes que vous voulez. Et et ça je pense que ça stimulera le public. Parce qu'il sera furieux de voir tous ses élèves fuir.
Enfin, euh si vous voulez, je tiens à dire que ces méthodes traditionnelles qui ont été tant moquées en France par toute l'école qui a sociologique de Bourdieu et des et des et des pédagogistes qui ont moqué ces méthodes en parlant de méthodes du 19e siècle, euh qui ont dit que aujourd'hui on avait des méthodes modernes de pédagogie, d'éveil de l'enfant et cetera et cetera, euh qui ont conduit à cette catastrophe. Ces gens-là devraient rendre à des comptes. Ils devraient faire des mea culpa publics. Je n'entends pas les Merieux et compagnie faire des mea culpa publics quand ce sont les coupables.
Ces méthodes traditionnelles ont été conservées, c'est ça le grand paradoxe et l'ironie, ont été conservées dans les pays d'Asie, Singapour, quand vous dit quand on vous dit la méthode d'apprentissage du calcul de Singapour, oui, bah c'était la méthode française dans les années 30. Quand on vous dit les petits Marocains, euh beaucoup sont très brillants en mathématiques, ce qui est tout à fait vrai, et d'ailleurs euh certains intègrent Polytechnique à Paris. ? Mais parce que dans les années 80, contrairement à l'Algérie, les autorités marocaines, et le roi Hassan II est sans doute à l'origine de cela, a conservé, ont conservé, pardon, les méthodes françaises héritées de la colonisation.
Ils ne s'en portent que bien, alors que l'Algérie a voulu faire table rase, arabiser l'enseignement et avoir ses propres méthodes, et c'est une catastrophe. C'est intéressant que vous citiez Hassan II, parce qu'Hassan II, on le sait, était quelqu'un qui nous reprochait de pas être assez autoritaire, donc vous Mais évidemment, il a étudié en France. Hassan II, si on voulait me me lancer sur Hassan II, je vous rappelle que Hassan II a dit à la télévision que euh ces Marocains, comme il disait, ne seraient jamais Français, car il y avait trop de différences, ce que je vous ai expliqué en début de discussion.
C'est-à-dire, il savait les différences anthropologiques, culturelles, civilisationnelles, qui euh qui qui qui faisaient que euh l'assimilation serait impossible. Il le savait, il l'a dit publiquement, et je sais depuis lors qu'il l'a même dit en privé à François Mitterrand. Qui ne l'a pas cru. Alors, en plus, pour revenir euh au sujet des revendications des lycéens, euh il y a un autre sujet qui me préoccupe, enfin, en tout cas, sur lequel je vais vous interroger, euh c'est euh qu'on a vu dans certaines mobilisations, on a vu des revendications euh qui dépassent largement l'école.
Euh ces euh revendications, elles sont apparues justement en marge de ces manifestations, parfois des jeunes étaient d'ailleurs euh interrogés par la presse, et on n'avait pas beaucoup de réponses sur leurs revendications, sauf autour de la Palestine. Alors, j'aimerais vous demander, à vous, Éric Zemmour, ce que vous en pensez pourquoi c'est vrai c'est étonnant pourquoi la Palestine elle s'invite dans les lycées et dans ces manifestations D'après ? Écoutez.
D'abord d'abord il faut vous dire je vous ai dit tout à l'heure que tout commence à la Révolution française il faut vous dire que depuis le 19e siècle, il y a une tradition dans l'extrême gauche et la gauche française de défense du petit pays agressé par le grand. Au 19e siècle, c'était souvent la Pologne. Et on fantasmer sur la Pologne qui avait eu un sort tragique parce qu'elle avait été partagée en plusieurs morceaux à la fin du 18e siècle entre la Russie, l'Allemagne et l'Autriche et et la et la et la gauche française euh fantasmer sur cette Pologne et défendait le le voyez le la liberté de la Pologne. Aujourd'hui, vous voyez bien que c'est la Palestine qui a remplacé la Pologne.
Mais il faut pas être naïf ou faire le naïf. Pourquoi c'est la ? Parce que nous avons euh 25 à 20 % des enfants qui naissent aujourd'hui qui ont des prénoms musulmans. Donc ils ont complètement euh imposé leur vision du monde, leur fantasme palestinien, le palestinisme est évidemment un produit euh des euh diasporas arabo-musulmanes dans toute l'Europe.
Et comme il y a une alliance entre cette diaspora et la gauche et l'extrême gauche qui a trouvé son nouveau peuple révolutionnaire elle a abandonné la classe ouvrière qui ne veulent plus la qui ne veut plus la révolution mais qui veut des augmentations de salaire pour partir en vacances ça c'est le le le la la fracture s'est faite en mai 68 et donc donc l'extrême gauche a trouvé un nouveau peuple révolutionnaire. Ce peuple révolutionnaire, c'est les damnés nouveaux damnés de la terre, c'est ces diasporas arabo-musulmanes avec son son étendard euh qui est la Palestine. Vous savez, vous me parliez du roi du Maroc, il disait à l'époque Hassan II le la Palestine est le Viagra du monde arabe.
C'est un fantasme absolu de tout le monde arabo-musulman. Dans dans tout le monde arabo-musulman, la Palestine est devenue une espèce d'étendard euh de de de toutes les de toutes les souffrances et de toutes les de tous les espoirs de la Oumma euh musulmane, c'est-à-dire la grande communauté musulmane.
Euh voilà, donc évidemment en Europe, c'est devenu l'étendard de toute une jeunesse euh à la fois arabo-musulmane et d'extrême gauche qui cherche et qui cherche la le la conjonction des luttes euh et donc évidemment vous avez bien compris que comme l'adversaire privilégié euh de la Palestine des Palestiniens, euh c'est Israël, vous voyez bien tous les amalgames qu'on va faire entre les Israéliens, les Juifs, entre un discours qui est officiellement seulement antisioniste et un antisémitisme débridé qui a toujours eu cours dans le monde arabo-musulman qui euh s'était éteint dans le monde occidental à cause de la Seconde Guerre mondiale et de l'extermination des Juifs par les Nazis et qui est refleuri, si j'ose dire, euh aujourd'hui euh avec l'arrivée de ces millions de gens venus euh du monde arabo-musulman.
C'est tout simple en vérité. Il faut suivre les événements, il faut suivre les logiques historiques et on comprend assez bien et assez facilement. C'est marrant parce que justement vous qui êtes aussi sensible aux mots et à la précision des mots, est-ce que vous confondez antisionisme et antisémitisme avec les ? Non non, pas du tout. Je je d'ailleurs vous savez les premiers antisionistes en Europe étaient des Juifs communistes et des Juifs d'extrême gauche. Les Benny Lévy et compagnie. C'est eux qu'on qu'on qu'on qu'on porté l'antisionisme et et et le palestinisme.
D'ailleurs, il y a eu dans les années 20 des débats au sein des des des juifs, au sein des communautés juives dans toute l'Europe autour du sionisme. Les uns étaient contre, les autres étaient pour. Ça s'est pas fait comme ça. Voyez, donc moi je ne confonds pas du tout. Euh pas du tout. Mais vous voyez bien que il y a aujourd'hui si on est juif, on est traité de génocidaire. Le Conseil constitutionnel a fait un putsch. Quand on nous dit euh "Ah, vous allez faire telle loi, c'est anticonstitutionnel parce que c'est contraire à la jurisprudence du Conseil constitutionnel." Je précise. C'est l'inverse.
C'est toute cette jurisprudence qui est anticonstitutionnelle car elle n'était pas autorisée par le général de Gaulle et par Michel Debré.