Anasse Kazib - Contre Courant – « Il suffira d'une étincelle »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 44 %Attaque 46 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:40OuverteRéponse directe
Quelle est la situation sur le front de la lutte ce matin même ?
- 8:54RelanceRéponse partielle
L'élargissement de la perspective est-il nécessaire ?
- 10:23RelanceRéponse directe
L'exemple des raffineries est-il pertinent pour élargir le mouvement ?
- 12:34OuverteRéponse directe
Quelle est votre interprétation de la pusillanimité des appareils syndicaux ?
- 16:50OuverteRéponse directe
Pourquoi le blocage de l'économie n'a pas déjà eu lieu, notamment aux raffineries ?
- 22:12RelanceRéponse directe
Comment expliquer la faiblesse des syndicats face à la conjoncture ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:49Anasse KazibFait
« les salariés ils ont au fur et à mesure de la grève ils ont commencé à prendre conscience des difficultés »
- 6:10Anasse KazibFait
« un mouvement dur une grève illimitée un moment donné il va y avoir la croisée des chemins celle de celle de la fiche de paye qui ramène tout le monde à la réalité »
- 15:24Anasse KazibChiffre
« aujourd'hui la bourgeoisie est prête à rester vingt jours sur des grèves où il ya quasiment 90% des conducteurs de métro en grève »
- 20:17Anasse KazibFait
« le 5 décembre mise à part la ratp la sncf et l'éducation nationale aucun autre secteur n'étant grève reconductible »
- 29:23Anasse KazibFait
« il ya un élément quand même étrangement conservateur et une strate conservatrice ce que vous dites au regard même de l'expérience »
- 56:36non_speechFait
« sans parti révolutionnaire en fait qui va poser la question de la révolution en fait personne va poser la question de la révolution »
- 57:15non_speechFait
« le rôle premier d'un parti révolutionnaire c'est justement la boussole politique vous donner à l'ensemble de la classe »
- 57:56non_speechChiffre
« 72 % des émissions de gaz à effet de serre celles issues des grandes et grands groupes industriels que 57 % des émissions de gaz à effet de serre c'est le produit de l'agrobusiness »
- 58:37non_speechFait
« augmenter les salaires s'est renforcé la crise climatique en fait c'est renforcer le fait que les gens bas ils vont ils vont détruire encore plus »
- 1:00:04non_speechFait
« vous laisser le terrain de la politique occupé par tous sauf des révolutionnaires »
- 1:00:44non_speechFait
« la question du parti elle est centrale sur la question de quelle société on veut pour moi on peut pas sauter une étape »
- 1:01:28non_speechFait
« la ligne rouge est celle qui a toujours été l'une des lignes rouges de du parlementarisme c'est celle entre celui qui se sert du parlementarisme pour faire de la propagande »
- 1:02:09non_speechFait
« je serai pas de ceux qui pensent qu'en fait il faut reprendre les codes et les institutions bourgeoises et faire la même chose sauf un peu plus avec une peinture un peu plus rouge »
- 1:02:52non_speechFait
« il y avait un certain flou sur la définition des tâches effective même au sens où marx et définissaient de cette organisation »
- 1:03:37non_speechFait
« le parlementarisme et entendu la ligne rouge c'est de pas fricoter avec le gouvernement réactionnaire »
- 1:05:47non_speechFait
« il faut que la proposition stratégique qui est porté sur plus explicite qu'elles de l'est dans ce que vous dites »
- 1:06:30non_speechFait
« la victoire véritable elle est des serments ce qui est en jeu dans la force libérée si elle peut aller au-delà d'elle-même »
- 1:15:53non_speechFait
« les ouvriers qui militent et qui apporte une opposition et qui essaye de construire une opposition à la bourgeoisie à différents degrés »
- 1:18:02non_speechChiffre
« on a pu faire une caisse de grève c'est la première caisse de grève de sud-rail qui atteint 80 mille euros pour 84 grévistes »
- 1:18:44non_speechFait
« dans les années 60 70 71 chez moi même participé à l'organisation al usines chausson de reims d'une organisation entièrement nouvelle qui s'appelait justement la caisse de grève »
- 1:20:11non_speechFait
« je n'arrive pas à être convaincu qu'il n'y a pas d'autres possibilités active à l'heure actuelle que de se mettre qu'on le veuille ou non dans les systèmes existants »
- 1:22:52non_speechChiffre
« si vous aviez 50000 grévistes de la ratp de la sncf le 17 novembre le 24 novembre sur l'avenue des champs elysées »
- 1:23:36non_speechFait
« les classes populaires sont totalement fracture et entre celles justement qui sont représentés par les syndicats comme le tien les transports la métallurgie et les classes populaires qui ne sont représentés par personne »
- 1:24:21non_speechFait
« la réussite en fait du mouvement il va être sur la combinaison en fait des trois gros mouvements qu'on a connus depuis 2016 »
- 1:25:03non_speechFait
« on est clairement sur une mobilisation en fait qui est celle des secteurs sous statut des secteurs forts en fait protégé du mouvement »
- 1:26:21non_speechFait
« il y avait du travail mais à quel point on fait les patrons était vicieux et qui faisait en sorte de créer justement du chômage pour pouvoir mettre beaucoup plus de pression »
- 1:26:57non_speechChiffre
« il ya quasiment 60 70 % parmi les salariés qui sont intérimaires »
- 1:27:38non_speechFait
« la sncf a perdu 1 milliard il a dit il faudra que les cheminots en prenne la responsabilité sur la suite »
- 1:28:18non_speechFait
« dans certaines dents à la sncf dans une entreprise avec une tradition militante et syndicales en fonction des secteurs où c'est un peu des déserts syndicaux »
- 1:28:56non_speechFait
« comment je fais des tracts comment je vais les imprimés je peux pas les imprimés de moi même je peux pas me rends me renseigner d'aller ben oui faut faire attention que même à la sncf lorsque vous êtes non syndiquées ou même pas délégué syndical »
- 1:29:35non_speechFait
« la répression ne serait-ce que déjà sur les militants protéger elle est tellement féroce alors la répression sur ceux qui sont pas syndiqués et pire »
- 1:30:13non_speechFait
« la privatisation elle précarisent et elle l a faibli en fait la lutte »
- 1:30:54non_speechFait
« des conducteurs de train qui considère que eux bloquent moins que des raffineurs et des raffineurs vont nous dire ce qui bloque plus ses centrales nucléaires »
- 1:32:20non_speechFait
« il faut une organisation politique ou des horizons politiques pour le soutenir puisque précisément ça ne peut pas être des organisations qui sont des relations représentative de tel ou tel des trois segments de la société »
- 1:33:03non_speechFait
« il est très difficile de le faire en coopérant une façon ou d'une autre à ce qui est en réalité un système instrument de la stratégie dominante »
- 1:33:47non_speechFait
« les tâches que vous indiquez peuvent parfaitement être effectués dans l'ensemble des mouvements sociaux existants par des gens qui fondamentalement sont des militants partis »
- 1:35:13non_speechFait
« je considère que la grève en elle-même c'est pas suffisant être nos drôles aussi et mon rôle à moi c'est d'essayer de donner une boussole politique au différend »
- 1:35:54non_speechFait
« moi je vais prendre par exemple un camarade eux jean pierre mercier qui est chez lutte ouvrière et qui est dans et qui est un des quatre grands noms de la cgt je n'ai jamais entendu critiquer philippe martinez dans un média »
- 1:36:36non_speechFait
« je construis l'outil syndical mais en même temps je dirais camarades je suis pas complice de vote de votre stratégie lorsqu'elle en voit la classe ouvrière dans le mur »
- 1:37:17non_speechChiffre
« sud rail reste un succès aujourd'hui c'est un syndicat ou il ya peut-être que je crois environ 15 mille adhérents qui est troisième organisation syndicale en l'espace de 20 ans à la sncf »
- 1:38:02non_speechFait
« la cfdt est devenu premier syndicat la cfdt a plus d'adhérence c'est à dire que le fait même dakota on peut satisfaire de dieu de ce qu'est aujourd'hui sud-rail »
- 1:39:24non_speechFait
« la position de trotski au moment de la scission de la cgt où il considérait que justement il fallait empêcher le les réformistes de la cgt »
- 1:40:03non_speechFait
« l'appareil de la cgt qui restait fort et qui a permis notamment aux gouvernements bourgeois d'envoyer des travailleurs des prolétaires à l'abattoir »
- 1:40:42non_speechFait
« j'ai des camarades qui me disaient ils avaient fait la révolte des banlieues en 2005 qui aujourd'hui sont en train de lire où va la france de trades »
- 1:41:21non_speechFait
« quelqu'un qui posera la question de la démission de macron c'est à dire non en réalité la bourgeoisie ce qui représente aujourd'hui la pointe avancée de la bourgeoisie en tout cas en france »
- 1:42:01non_speechFait
« je ne veux pas être la génération qui sacrifiant les générations futures »
- 1:42:42non_speechFait
« ils parlent des riches qui parle de l'oligarchie de la bourgeoisie mais il ne cite jamais le patronat »
- 1:44:43non_speechFait
« ils nous ont laissés en fait ce lien là en fait d'essayer de se battre pour plus que ça et cette dimension là elle et elle va continuer »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir à tous bienvenue au théâtre de la commune pour une nouvelle édition de contre-courant des missions que j'ai la joie d'animer avec mon ami alain badiou depuis 2013 ce soir après thomas piketty en novembre dernier nous recevons un des acteurs les plus remarquées du combat en cours contre la réforme des retraites à ce quasi bonsoir fonction hamas vous êtes cheminots pour ceux qui ne connaîtraient pas encore vous êtes aiguilleurs à la gare de triage du bourget pour être plus précise vous êtes militant sud rail vous êtes militant au npa et membre du collectif révolution permanente pour angle pourrez vous sont permanentes une des tendances du npa voilà vous êtes donc une des figures les plus médiatiques de cette grève une des plus la plus longue même de toute la vème république même si son destin et bien sûr un certain à l'heure où nous parlons et si certains en prédisent déjà le chant du cygne le pouvoir est il en train de gagner le bras de fer où sommes-nous au contraire dans ces moments d'apparent takami qui précède les grands bourrasques qu'elle pourrait être l'étincelle qui mettrait le feu à la plaine à quoi ressemblera la prochaine révolution dans six mois ou dans six ans tels seront les nombreux sujets de la discussion de ce soir je rappelle à tous ceux qui nous regardent que nous sommes actuellement sur le site de qg qg point médias donc si vous souhaitez nous retrouver sur le site de qg vous allez dans la section en live cliquez en haut à gauche de la page nous sommes aussi en live sur facebook le facebook de qg et le facebook du théâtre de la commune qui nous accueille une fois de plus ce soir mais tout de suite nous passons au débat est tout d'abord and haas j'ai envie de vous demander quelle est la situation sur le front de la lutte ce matin même sur le site du journal le monde on pouvait lire le titre suivant le texte sera adopté sauf coup de théâtre révolutionnaire que peut-on espérer dans les semaines à venir bah déjà bonsoir à toutes et à tous moi je voulais tout d'abord vous remercier de m'avoir invité c'était toujours un plaisir de discuter de débattre sur ce sujet en toute honnêteté je voulais faire tout d'abord une salutation en train rapide aux différents camarades du théâtre de la commune parce que bon il y avait beaucoup m'ont sollicité et c'est sur ma venue ma présence ici que moi je fais avec plaisir que je viens discuter et débattre avec avec alain badiou est d'être dans un cadre aussi un magnifique comme ce théâtre là que je ne connaissais pas donc voilà je voulais leur transmettre mes salutations également de remercier au de m'inviter dans cette émission pour moi oui le sujet de la grève est loin d'être d'être refermées même si on est dans une période soit de reflux soit où certains disent on a besoin de récupérer notre souffle de reprendre notre souffle moi je considère que je ne suis pas essoufflé que malheureusement on est obligés à un petit peu de devoirs retrouvez des forces der des forces financières parce qu'on est rattrapé par par la réalité c'est celle de comme moi je dis cette du frigo celle de l'assiette qu'on laisse ce qu'on met dedans pour nous pour nos enfants et que une grève illimitée faite d'amour et d'eau fraîche c'est c'est sympa c'est romantique mais c'est difficile à faire et qu'il faut il faut armer il faut armer stratégiquement et outils les grévistes pour pouvoir tenir donc voilà il ya eu un combat de plus de plus de 50 jours moi personnellement je crois que j'ai fait jusqu'à 56 jours il y en a d'autres qui ont duré un peu plus d'une semaine après mais effectivement la grève reconductible tel qu'on a pu la connaître a la ratp la sncf s'est arrêté mais le champ des possibles est encore devant nous notamment avec le gouvernement où on voit ne serait ce qu'avec la sphère griveaux est complètement fragilisé dès que dès qu'il ya quelque chose qui bouge chez eux donc on voit que tout est encore possible quoi le dernier vous déclariez qu'à partir du moment où les sacrifier un mois de salaire il ne rentrera pas chez eux je vous d'esprit de combativité oui je suis encore dans cet état d'esprit c'est que les salariés ils ont au fur et à mesure de la grève ils ont commencé à prendre conscience des difficultés moi je me rappelle les premiers les premiers dépôts dans lesquels j'allais de la ratp ou dans lesquels j'étais invité je commençais notamment à parler des questions de caisse de grève ne commencé à armer un peu stratégiquement politiquement aussi les camarades en leur disant ne banalise et pas l'auto organisation des travailleurs ne banalise et pas les assemblées générales ne banalise est pas les caisses de grève parce que peut-être que l'argent n'est pas votre prérogatives première après le troisième ou le quatrième jour comme on peut l'entendre quoi quand on est à 95 ou 100 % de grévistes sa préoccupation c'est pas de se dire commence à récolter récolter de l'argent notamment que la question de la caisse de grève elle est souvent mise en opposition avec la question de la grève par procuration de se dire est ce que je suis je demande la solidarité est ce que ça veut dire en fait que j'accepte que tu ne fassent pas grève et donc il ya beaucoup d'interrogations qui venait à l'esprit des grévistes mais moi en tant que militant militant révolutionnaire mais avec aussi l'expérience du terrain à travers le syndicaliste je sais que un mouvement dur une grève illimitée un moment donné il va y avoir la croisée des chemins celle de celle de la fiche de paye qui ramène tout le monde à la réalité c'est à dire est ce qu'on peut encore tenir et ce qu'on peut encore pousser le curseur donc ouais dans la tête encore des grévistes ils entendent pas rentrer une main devant une main derrière moi j'ai jamais vu autant de détermination a essayé de revenir sauf que tout le monde est convaincu d'une chose c'est que les transports publics seuls ne gagneront pas que seul on ne gagnera pas uniquement même avec une grève très forte elle a été très forte à la ratp à la sncf personne ne pourra le nier mais que face au mcs ronis mme face au néolibéralisme aujourd'hui qui enfin le coeur même du néolibéralisme c'est la fin de l'état providence et notamment des services publics c'est d'essayer de se farcir réellement les services publics c'est pour ça que par exemple on a vu avec quelle aisance ils ont cédé des clauses du grand-père au steward au ballet de l'opéra est haute et qu'ils n'ont ils n'ont même pas tenté de le faire ne serait ce qu'à la ratp la sncf ou à l'éducation nationale c'est ducation nationale aussi c'est le coeur de la politique en fait néolibérale c'est à dire qu'ils préfèrent leur donner à minima quelques augmentations salariales plutôt que d'essayer d'envisager de leur donner une clause du grand père comme comme voulait le faire au début le gouvernement donc c'est pas suffisant et la politique je pense à venir ça va être celle de la jonction de l'ensemble des secteurs forts du mouvement ouvrier nos camarades raffineurs de l'énergie les égoutiers autres mais également la jeunesse on attend que la jeunesse puisse parce que là c'est toujours cette force cette explosivité en fait a rendu une mobilisation ouvrière dans une mobilisation politique et je pense également la question du programme que leur très simple de la réforme des retraites ne suffira pas ça ne suffira pas je pense que l'une des forces des gilet jaune et je pense peut-être on en parlera peut-être tout à l'heure c'est que c'est que les gilets jaunes ont mis très clairement la question de la démission du gouvernement et que moi en tant que militant enfin oui si on retire la réforme des retraites ça reste encore matheron derrière ça reste encore un gouvernement néo lee râle ça reste potentiellement le gouvernement qui a le plus de chances d'être réélu en 2022 c'est d'ici là il ne se passe rien d'autre et que les perspectives que je veux pour pour mes enfants et moi c'est pas un éternel recommencement fait d'une discussion entre macro et et le pen et des réformes où on sort tous les six mois tous les un an à courir à chaque fois essayé de récupérer les bouts de chandelles et je pense que il va falloir passer passer à un moment donné le cap à l'offensive d'arrêter de se défendre de commencé à revendiquer dans une situation après grève rien n'a été lâchés je voudrais d'abord dire que il faut rendre un certain hommage tout ça il faut quand même le saluer comme un épisode je dis pas salvateur effectivement c'est tout un problème mais quand même un épisode populaire grévistes acharné qui met à l'ordre du jour on va dire que c'est ce point ce que peut être une victoire dans le temps présent ça c'est là qu'on avait une question une question clé et qui tout de même nous sort du du barrage de la confusion dans lequel la politique proprement parlementaire tentait de nous conduire donc c'est ça c'est le privé alors après moi la question que j'aimerais opposé à vous qui êtes un acteur essentiel toute cette affaire c'est dans la foulée de ce que vous dites précisément cet élargissement de la perspective cet élargissement de la perspective vous dites qu'il est nécessaire amoureux et je suis tout à fait d'accord je pense que un mouvement de cet homme ne peut pas indéfiniment stationné sur une revendication précise et unique il faut pour qu'il s'élargisse qu'il est aussi une vision plus générale de la situation et de ce qu'ils revendiquent alors je me demandais de ce point de vue là si l'exemple que vous preniez été été bons parce que en vérité non amap ronces est également négatif c'est ça le point c'est ce qui est commun à non à la loi des retraites c'est un nom à macron c'est qu'on n'est pas encore dans le domaine d'une proposition affirmative réel et ça il me semble tout de même qu'il faut méditer ce point en bilan de tous les mouvements qui se sont succédé qui est que au fond la faiblesse d'un mouvement vient aussi non pas évidemment de ces nécessités tactique d'épuisement de relance tout ce dont vous avez parlé mais elle vient aussi à mon sens de ce que il y à un primat de la négation c'est à dire là ce qui fait l'unité du mouvement c'est non loin des retraites et l'élargissement donc vous indiquer ces noms un accroc mais non à macron dans la situation politique actuelle ça veut dire oui à qui en fait compte c'est ça le problème c'est le problème c'est d'avoir une proposition politique ici après une proposition politique un moment où le mouvement social a besoin d'une proposition politique et cette proposition politique elle ne peut pas être strictement négatif parce que si elle est strictement négative 1 ne fait que prolonger que l'élargir au fond le mouvement proprement revendicatif et la presse qu il me semble c'est que le mouvement est arrivé au point et vous le disiez en un sens que le coup me semble arriver au point où il faut méditer et discuter tout ça dans un cadre collectif peut être renouvelé peut-être des assemblées trans professionnel peut être des rapports entre jeunes étudiants et ouvriers comme qui ont des causes du problème non l'époque glorieuse de mai-68 ses conséquences peut-être des propositions idéologique aussi large novatrices le fait que l'on s'en prenne explicitement au noyau dur du capitalisme après tout puisque macron c'est pas c'est c'est aussi un processus ininterrompu de privatisation c'est aussi un processus de destruction du service public et plus généralement de destruction de tout ce qui peut apparaître comme une propriété collective ou un bien populaire c'est son programme affiché son programme affiché alors même là si on dit on ne veut pas de ça c'est bien qu'est-ce qu'est ce qu'on veut et ça ça me semble s quand même une question qui fut jectif finalement idéologique et programmatique aussi qui est qui va de décider en partie de l'avenir de tous à quelqu'un que voulez vous pose bien sûr sur les la revendication du monde macron elle n'est pas suffisante mais déjà elle elle elle pose comme on dit la question de qui et de mètres de la maison qui doit être le maître de la maison je croise t lénine qui parlait de sa hot rod qui parce qu'elle porte la question politique en fait si on met des revendications en fait qu'ils sont partiels mais qui sont le partielle du partiel parce que c'est un retrait d'une réforme moi je considère que déjà le système des retraites actuel n'est pas n'est pas suffisant moi je me satisfais pas en tant qu' en tant que travailleurs de partir avec les six meilleurs mois de salaire et que d'autres partiraient avec les 25 les 25 derniers les meilleures années de leur carrière qu'il ya un équilibre à trouver que je considère que mon camarade qui est prolétaires dans une entreprise de bâtiment qui y portent des sacs de ciment mérite mieux que de partir à la retraite à 64 ans et que pour fait pour ces travailleurs là en l'occurrence partir sur une grève illimitée uniquement pour obtenir le retrait d'une réforme qui fait qui les renverra au final in fine est un système de retraite qui déjà est plutôt injuste c'est moi je considère qu'il faut il faut qu'il faut plus après oui effectivement je sais pas non non pensez par exemple moi en tant que cheminot moi je considère que par exemple l'ensemble a minima des entreprises de transport de l'ensemble des transporteurs qui déplace quelqu'un d'un d'un point a à un point b devrait être régi par le même le même statut et devrait avoir la même protection je pense que si le chauffeur de bus du havre de transdev de keolis ou d'autres à toulouse ou à bordeaux si on pouvait lui dire écoute non se bat pour le retrait de la réforme on se bat aussi pour que l'ensemble des travailleurs du transport et soit sous le soul sous le même statut et avec les mêmes conditions de travail et de salaire je pense que le travailleur le chauffeur de bus du havre qui aujourd'hui salariés du privé s'il se dit bon je peux retirer la réforme en plus de ça je peux obtenir un peu plus que que mon système actuel ça motiverait ça motiverait beaucoup plus les gens n'ont pas envie de se battre et s'épuiser en fait dans des grèves rallonge avec avec très peu de perspective en fait parce qu'aujourd'hui la démonstration au site c'est 50 jours de grève moi je me satisfais pas d'un record il y en a beaucoup qui qui parle des singles moi si je pouvais gagner en une journée ça m'irait très bien parce qu'en une journée ça montrerait d'une part à quel point la bourgeoisie en réalité a peur et préfère procéder plus rapidement et qu'en fait aujourd'hui même s'il ya des craintes au niveau du gouvernement macron on voit à quel point leur cuir etc c'est un peu plus endurcis et qui sont prêts à ils ont ce fameux bloc bourgeois qui les soutient de manière plus forte et qui est prêt à concéder a concédé très tardivement des concessions vraiment après après avoir bloqué les premières concessions qu'ils ont commencé à faire a la ratp la sncf et après quasiment une vingtaine de jours c'est à dire qu'aujourd'hui la bourgeoisie est prête à rester vingt jours sur des grèves où il ya quasiment 90% des conducteurs de métro en grève ça montre qu' on ne peut plus se satisfaire uniquement de tirer des grèves à rallonge pour un minimum de rendement c'est-à-dire juste un retrait d'une réforme donc oui macron démission je suis entièrement d'accord et ça c'est toujours un peu là l'interrogation c'est qu'ils ont mais derrière mais je pense que déjà si les gens portés comme revendication en fait le fait que le gouvernement et le système politique représentée par macron a dénoncé ça permettrait je pense déjà aux l'ensemble des de notre classe de pouvoir commencer à envisager et discuter sur le fond mais c'est en fait on s'arrête uniquement à la réforme et qu'on dit il n'y a rien d'autre à discuter il ya rien d'autre à négocier ça serait difficile pour pouvoir entamer un programme réel ou un programme moi je l'aimerais révolutionnaire quoi mais bon si on s'arrête à la réforme des retraites c'est encore pire que va demander la démission de macron couillaud peut pas encore dire tout le pouvoir aux soviets oui exactement je suis d'accord on en est on m'appelle je dommages à la question l'objectif politique interne de plus grande ampleur mais pourquoi selon vous le blocage de l'économie n'a pas déjà notamment aux raffineries que tout le monde depuis longtemps pourquoi on n'a pas réussi à élargir le nombre de secteurs en lutte bahia j'ai pas j'ai pas de recette miracle ni de boule de cristal pour savoir qu'est ce qui s'est fait ou autre je vais prendre par exemple les camarades raffineurs de grandpuits avec qui on a discuté ou en vérité ça vous allez voir le lien très rapide avec la question des revendications le total menacent les raffineurs de fermer deux raffineries sûr je crois les huit qui existent en france l'ordi c'est simple le premier qui ferment boutique ne réouvrira pas donc moi je comprends mon camarade raffineurs qui se dit bon partir dans une grève qui risque de me ramener de me ramener à la porte licencié ça me semble un peu difficile pour eux de commencer à l'envisager ça c'est réel c'est à dire que la préoccupation c'est pour ça que par exemple non ils n'ont jamais coupé totalement en fait les raffineries parce qu'il chance et c'est le chant c'est le chantage à l'emploi d'une part la deuxième chose c'est que moi je considère que le rôle des confédérations syndicales avaient été mauvais dans ce plan de bataille que enfin martinez pour nous pour nous pour le site et lui fin novembre il fait une interview à sud radio où il dit si le gouvernement le souhaite il peut ne pas y avoir de 5 décembre donc c'est préparer une grève avec la lance à incendie comme on disait c'est essayé de l'éteindre avant même que le feu avant même que le taux n'est n'existe c1 c'est un problème de fond parce que pendant pendant trois mois pendant trois mois en fait si vous allaitez les gens du là et on en discute j'aurais plusieurs monsieur stiller suivant etc la lettre c man s'appelle l'interruption je crois que monsieur chili sera donc voilà je disais le rôle d'aider des confédérations a été a été très particulier enfin et même même pour pour certaines condamnable enfin quand on voit par exemple rôle de la cfdt on peut pas nier le rôle de la cfdt notamment dans la question d'essayer d'appeler à la trêve décès de se satisfaire de de l'âge pivot en disant oui on a obtenu un recul et d'essayer da systématiquement de fragiliser de morceler en fait le front le front de lutte et ça c'est pour moi c'est important lorsque vous voyez que le 5 décembre mise à part la ratp la sncf et l'éducation nationale aucun autre secteur n'étant grève reconductible on n'appelle pas ailleurs le vous regardez le tract de l'intersyndicale c'est une c'est un appel à une grève de 24 heures on n'appelle pas les asséner ce n'est ni un appel à la grève reconductible n'est un appel encore moins un appel à la grève générale on appelle à pas grand-chose en fait à une journée de 24 heures et puis après euros de l'autre le 12 et le 12 on fait la même chose et et puis le 19 décembre on a des tas philippe martinez qui vient au micro de sur le perron de l'elysée de matignon et qui dit rendez vous le 9 janvier vous imaginez nous déjà pour nous c'était c'était la douche froide d'entendre qu'en fait après 20 jours on nous donnait entre le 19 et le 9 janvier même se rendit pas le mot trêve c'est quand même une trêve en fait de laisser les gens 20 jours rsa veut dire quoi vous donner aucune perspective en fait il montre à quel point qui avait aucune envie de la part des confédérations syndicales de tenter d'élargir de tenter de gagner la question financière est désastreuse ne serait-ce que si vous prenez les adhésions si on prend ne serait-ce que les adhésions par exemple d'une d'une confédération comme la cgt force ouvrière à elles deux elles revendiquent environ 1,2 million de militants 2 millions de militants si vous prenez ne serait ce que sur le mois de janvier de dire sur les cotisations va prendre 10 euros de ses cotisations là et on va on va les données pour les grévistes mais vous avez 12 millions d'euros en fait qu'ils sont donnés tout de suite à l'ensemble des grévistes qui ont lutté et c'est quelque chose qui serait extraordinaire en fait pour pouvoir tenir une grève donc moi je m'étonne qu'on attend de la part de militants de la base de grévistes à la ratp pour qui il n'y a jamais eu de mobilisation c'est la première d'essayer de se débrouiller voilà débrouillez vous on ne vous donne pas de tradition d'âge et on ne vous donne pas de tradition de piquet de grève pas de tradition de caisse de grève débrouillez vous entre vous et puis on attend de voir comment par magie vous allez vous organiser mais ça c'est un problème parce qu'une ya très peu de syndicats qui déjà discuté entre eux donc a pas de coordination nous on a essayé en tout cas de le faire à la base cette fois ci c'était à minima au mois de décembre de faire une coordination ratp sncf qu'a eu le mérite et le rôle de décès de tenir la grève au moment justement de là la trêve des confiseurs comme on dit d'essayer de justement bouger les choses d'aller au siège de la république en marche on est rentré dans les locaux de la cfdt pour dire que nous on était contre la négociation de la régression sociale moyens une une citation que j'ai trouvé comme ça je disais on n'a pas besoin de bergers dans la grève parce qu'à pas de moutons et c'est une réalité il n'ya pas de mouton parmi parmi les grévistes donc on n'avait pas besoin de laurent berger et encore moins décès de deux de nous faire croire que ce semi recul très très encadrée de l'âge pivot était une victoire et qu'en fait il fallait il fallait cesser le mouvement donc il ya plein de choses il ya du chantage à l'emploi il ya une envie de ne pas vraiment y aller une envie d'espérer peut-être que la ratp la sncf ça suffira et moi je pense qu'il y en a qui ont pensé très honnêtement il y en a qui on pensait que la ratp la sncf a mobilisé un effort oui mais oui clairement oui mais alors justement c'est aussi d'un problème que je voulais soulever quel est votre votre interprétation de cette pusillanimité de cette reculade éclaira les appareils syndicaux pratiquement dans lawrence c'est quand même une question ça aussi c'est à dire que vous dites là dans un premier temps qu'on peut élargir le mouvement avec des mots d'ordre négatif plus vastes comme par exemple la baume à comprendre l'hexagone et vous êtes en train de dire que l'encadrement organisationnel syndicale est de toute évidence déficient au regard de la conjoncture mais il faut expliquer les deux points le premier macron vous l'expliquer quand même à partir d'une sorte de maintenance de l'organisation parlementaire du pouvoir si vous dites à bama kron vous êtes coincé parce que ça va vouloir dire électoralement qui quoi comment etc ce sera très difficile pour vous de le dire et pour les la critique du syndicat lys et la même chose je dis ça en vieux briscard de la chose parce qu'en 68 69 70 les syndicats on était une de nos cd cible du mouvement à vrai dire il ya eu des épisodes très fameux comme le fait de l'aude des autorités syndicale suprême de la cgt arrivant à renault pourquoi me présenter un accord et que cet accord a été suppléé repoussé par les ouvriers en grève dont un critique du syndicalisme ce n'est pas d'aujourd'hui déjà lénine disait que le trait d'union nice on l'appeler comme ça le syndicalisme c'était d'une certaine manière une figure de collaboration implicite et gaffié b qui était une figure de collaboration elle en a ça ça ça me renvoie à ce passage en quelque sorte de du mouvement singulier qui a ses objectifs propres séries propres à une généralité nécessaires pour qu'ils franchissent une nouvelle étape au fond d'un point de vue organisationnel quelques vous auriez en tête six rites et des organisations syndicales sont largement des fichiers entre comme vous le dites il ya un problème de fond moi je considère que ya la nécessité d'avoir des outils syndicaux c'est à dire que je pense que croire qu'on peut on peut lutter on peut faire grève on n'a pas besoin d'être adhérent d'un syndicat pour faire grève mais de penser qu'en fait on pourrait fermer les yeux en fait et faire si un peu du rôle des confédérations syndicales c'est nier totalement l'évidence en fait que lorsque et ceux qui ont les micros enfin moi je suis pas invitée chez jean jacques bourdin 8h30 pour dire quels sont les mots d'ordre et quand est ce que j'appelle à la grèce je peux pas aller déposer une manière un parcours de manifestation dont quoi qu'il arrive il même s'ils ne tirent pas dans le sens que souhaiterait la base ils sont capables aussi encore de mettre de mettre des bâtons dans les roues et je pense que contrôle des bases on a parlé de gilet jaune isation ya un effet gilet jaune après pour voir ce qu'on met derrière les faits gilet jaune parce que on n'a pas tous la même interprétation moi je considère que l'effet gilet jaune c'est surtout au niveau de la nature sociologique en fait de deux secteurs en fait qu'ils se mobilisent mais après je pense pas que ce soit les gilet jaune qui ont inventé qui ont inventé la radicalité mais c'est vrai qu'ils ont un rapport ils ont un paysan à porter ils ont apporté une différence c'est à dire la question où nous on comprenait pas ce que moi j'ai été dans le mouvement des gilet jaune dès le démarrage ou on comprenait lorsqu'il disait à syndicale qu'en fait il ne visait pas nous les petits syndicalistes qui visait en fait la question de celles et ceux qui négocient en fait derrière sur le dos sur le dos des deux ce qui qui luttent et ça c'est c'est assez loi oui ça ça s'est repris cet effet gilet jaune il est repris aujourd'hui de plus en plus c'est à dire que il ya une sorte de défiance de plus en plus de la base vers le sommet en fait sur le sur la question de la stratégie sur la question en fait la question financière où tout le monde voit même le militant de la cgt qui est qui et qui milite qui est dans la grève pendant 50 jours oui un moment donné si l'entente martinez dire le 19 décembre à l'année prochaine on se retrouve 9 janvier oui il va s'interroger et il sera moins conciliants moins protecteur de l'appareil après moi je considère qu' on doit continuer à militer justement pour la souveraineté en fait d'eux des grévistes dans dans ces syndicats n'en ont fait de militer en fait pour que l'appareil ne soit pas tenue par une bureaucratie syndicale mais que l'appareil en fait ils servent comme outil que cet outil syndical en fait ils servent à la lutte à la grève moi je considère que des syndicats forts on n'a pas grand chose à gagner en réalité avec des syndicats fait est un peu votre question entre comment voudrait élargir et en même temps d'avoir une faiblesse des syndicats moi je considère que c'est une erreur ccc c'est un problème mais ce problème là il peut être dépassé une force et une vivacité une vivacité en fait de la base si la base en fait est en capacité de comprendre que son rôle il est de sortir du court du corporatisme dans lequel les bureaucraties syndicales ont enfermé mais qu'en même temps il est aussi de nettoyer de l'intérieur en fait les organisations syndicales vous parlez de l'énigme par exemple trotsky sur les textes qui disait autour de la scission de la cgt et de la cgt eu étaient vent debout en fait dans cette s'ils sont là à considérer que les camarades qui avaient scissionner devait à militer et batailler contre léon jouhaux et haute et d'essayer de ne pas laisser les réformistes les réformistes entre eux en fait décidé parce que au final on voit qu'un appareil si vous quittez la maison et que vous laissez l'ensemble des d2 du frigo et c'est toute la cuisine canapé le salon et puis vous dites dont moi je vous laisse la maison parce que je suis plus heureux ici oui la personne la valeur va la garder et puis vous vous retrouvez vous retrouver dehors donc c'est oui mais ça nécessite discussions réflexion mais je pense que on n'a pas à gagner de deux syndicats le syndicat faible en tout cas et je pense que cette faiblesse là elle est surtout lié à quasiment vingt ans de défaite parce que si on on a on prend 95 je laisse le cpe de côté parce que je considère que pour avoir milité à cette époque là dans la jeunesse je considère que le cpe c'est surtout une force une victoire de portée par la jeunesse mais sinon si on prend l'ensemble du mouvement des luttes sociales depuis 95 n'a aucune victoire est un moment donné oui le syndicat et se fragilise du fait de perdre parce que les gens disent même en fait à quoi ça sert d'être syndiqué à quoi ça sert votre grève ou moi je parfois je vois des salariés qui est qui qui te disent laisse moi tranquille avec ta grève la grève égale la défaite égale la perte d'argent et moi j'ai pas envie de perdre de l'argent mais sans le comprendre mais problème c'est que mon rôle à moi en tant que militant c'est d'essayer de faire comprendre que pourquoi on a perdu de tirer les bilans et généralement les confédérations syndicales n aime pas beaucoup tirer les bilans ou sinon le seul bilan qu'elle tire c'est de jeter la faute sur celles et ceux qui n'ont pas lutté de dire non on a lutté responsabilité elle est du côté de ceux qui nous ont regardés faire mais moi je considère que ce qu'ils appellent et ceux qui savent aussi appuyé sur le bouton pause ils ont une grande responsabilité en tout cas dans dans la faiblesse de des directions syndicales aujourd'hui oui je voudrais m'excuser d'avoir un petit temps d'agressivité ça je trouve qu'il ya un élément quand même étrangement conservateur et une strate conservatrice ce que vous dites au regard même de l'expérience l'invention prend la critique des syndicats et du tout à l'heure à côté des syndicats date du début du siècle des siècles derniers elle a été majeur dans les épais événements de 68 69 et au fond ce que vous nous dites moi c'est une stagnation au regard de tout cela même trotsky qui soutenait une scission syndicale il soutenait la création d'un syndicat nouveau il ne contentait pas de dire il faut que la base où poussent sommet et le transforme donc sur la question de l'organisation je voudrais quand même vous interrogez un peu plus radicalement accueillait ce que vous dites c'est tout de même que au niveau syndical ya aujourd'hui un défaut d'organisation adéquat ce que pourrait être le mouvement puisque on entendre ce mot ce que vous dites des syndicats c'est toujours une critique très justifié les anciennes responsabilités du sommet par rapport à la base négociations dans le dos dès la base etc etc oui d'accord mais comment changer ce point vous dites que c'est le militant de base qui doit s'efforcer de le changer j'entends bien mais comment se fait-il que les structures dirigeantes à ce point statique sur une très longue durée historique ça c'est la première question de lui opposer et je la crois lié au fait aussi que vous trouvez que le le mot d'ordre macro comme accroche en a et macron dégage est à porter possible de la généralisation du renforcement ou de la durée du mouvement alors que ça veut simplement dire que vous acceptez quelque chose qui est interne au système parlementaire électorale au fond qu'est-ce que macron macron celle représentant de puissance qui peuvent très bien eux mêmes le changer pour un autre il faut pas se faire d'illusions là-dessus s'il ya une usure excessive de macron mes vrais maîtres qui sont les nôtres c'est à dire l'oligarchie financière et économique qui dirige ce pays le remplaceront avec plaisir même parce qu'ils n'ont pas envie de multiplier les échecs les bévues les épisodes comme celui qui est en train de se passer et c est donc il me semble quand même que c'est une question que je vous pose semble qu'il faut définir quand même un cadre politique plus plus plus plus large et plus novateurs que celui auquel on a affaire aujourd'hui des internats sont aujourd'hui il faut des choses comme elles sont les organisations proprement politiques existent mais sont très faibles les organisations syndicales exit mais elles sont non pas seulement faibles mais en partie suspecte dans leur conduite stratégique et tactique des mouvements et en face de ça en a un système politique générale dans lequel on travaille tout en devant le soupçonnées de n'être pas grand chose d'autre que ce que marx en disaient ses dires mars on l'interrogeait sur ce qu'ils pensaient du gouvernement français de l'époque il avait dit comme tous les gouvernements aujourd'hui ce sont des fondés de pouvoir du capital donc c'est pas une création moderne salle font des pouvoirs du capital comme dirigeant du pays mais cissé défendez pouvoir du capital le fait de vouloir que celui-là changes n'a pas beaucoup d'effet il faudrait plutôt s'attaquer au fait que les dirigeants du pays ne soit pas précisément critiqué en tant qu ils sont des fondés de pouvoir du capital ce qui voudrait dire aussi progressé en direction de revendications qui au delà des revendications une portée stratégique concernant ce point précisément par exemple je trouve tout à fait singulier que n'ait pas eu en vérité y compris à la sncf de mouvements significatifs et de grande ampleur concernant les menaces de privatisation qui sont évidentes dont les réformes en cours et qui s'abrite derrière les législations européennes produire la conférence etc il ya des gens aujourd'hui de l'oligarchie qui ont énoncé tranquillement que il fallait en finir avec la notion de service public ça peut se dire aujourd'hui ça peut se dire en finir car me sens même de service public alors il me semble que je sens que tout ça demanderait ou demande et c'est la guerre qui les oppose vous demande qui ne faut pas un changement de la nature même du travail de ce que vous appelez la base vers les militants véritable du pour pouvoir passer en réalité de quelque chose qui reste quand même interne structures existantes à quelque chose d'un tout petit peu élargie et qui ouvrirait en quelque sorte une brèche dans le dispositif dominant et ça me mènerait aussi ce sera ma maman d'un des points ça amènerait à caresser de caractériser dans les conduits sont des prénoms qu'est ce que c'est qu'une victoire une victoire de nous tous à une victoire de nous trois une grande partie du public et est derrière eux de tout ce dont vous parlez et qui sont effectivement les acteurs effectif du mouvement une victoire me semble-t-il et me semble qu'au début de votre intervention c'est ce que vous disiez une victoire c'est c'est plus que la l'enlèvement d'une loi ou la suppression du doigt une victoire d'un mouvement de cette ampleur de cette durée de cette consistance qui réclame de ses militants tant de dévouement ne peut pas se satisfaire vous l'avez vous même dit de retirer cette loi qui en plus n'est pas l'idéal de la question des retraites cela vieille loi la loi déjà existants et alors ça mènera dire au fond comment vous définirez voilà ce serait ma question synthétique comment dans les conditions du présent vous définiriez quelque chose qui au regard de ce qu'est le mouvement de ce qu'il peut être de ce qu'il peut porter pour être considéré comme une véritable victoire et non pas simplement au fond le la neutralisation d'une défaite c'est pas la même chose la non défaite et la victoire sur des choses basiques alice mais comment renverser le régime capital déjà ça c'est un peu un peu trop synthétique je citais tout al heure trente qui met effectivement enfin quand on sortir des tonnes d'aidé des citations de trotski sur le rôle de la bureaucratie syndicale il disait notamment que la bourgeoisie est là elle à ces médias sa justice à policer avocat mais elle a également aussi sont leaders ouvriers son bureau la bureaucratie syndicale pour aussi éteindre les foyers lire même où va la france où il ya énormément de de deux citations autour du rôle justement de la bureaucratie syndicale de dire que enfin le seul mot d'ordre qui disait à la base c'était chut chut taisez vous pour essayer de faire du le moins de bruit possible pour systématiquement essayer de louvoyer comme ça et oui effectivement souvent souvent on entend même pas remis c'est pour ça que la tradition et l'histoire aussi est importante parce que souvent on entend même parmi les les nôtres aujourd'hui avant les syndicats ils étaient ils étaient comme ceux ci comme cela et c'est vrai que de temps en temps même de rappeler les accords de grenelle à billancourt et cetera enfin voilà c'est ça permet aussi de rafraîchir et parfois même redescendre dans l'histoire à 36 et de leur expliquer que oui il y avait des manoeuvres aussi bureaucratique pour essayer de contenir le mouvement après moi je considère que ça ne se fera pas en extérieur je considère également que moi je suis pas anarchiste donc je considère pas que le syndicaliste soit l'alpha et l'oméga mais je considère que oui effectivement ce qui va pouvoir essayer de contour de 2,2 pas d'être au dessus de tout ça c'est la question qui est pour moi et centrale c'est celle du parti révolutionnaire notamment dans je parlais de où va la france à un moment donné la situation trotsky dit que la situation dans le pays à ce moment-là et pré révolutionnaire mais que la direction du mouvement ouvrier et non révolutionnaire et que justement ça à l'étendre à une situation qui est contre révolutionnaire donc il avait déjà annoncé la venue de pétain entre guillemets sans avoir le nom à ce moment là justement à travers le fait de deux de la direction du mouvement ouvrier qui il disait la nécessité en fait qui est que le mouvement ouvrier devait avoir à ce moment là c'était de se doter en fait d'un parti révolutionnaire d'un parti ouvrier clairement clairement défini non pas d'un sorte de front d'un sorte de front populaire où il y avait les radicaux on peut dire que c'est comme si aujourd'hui vous faisiez un front avec la république en marche ou où le modem bayrou vous imaginez vous un front révolutionnaire avec bayrou ou macron à l'intérieur pour décider pour décider des suites donc moi je considère que en tant que militant révolutionnaire mais la tâche la plus importante qui est qui et qui scelle pour moi aujourd'hui c'est d'avoir un moment donné un parti révolutionnaire digne de ce nom que le mouvement ouvrier puisse se doter de ça parce que sinon c'est quoi sinon c'est où on pourrait gagner on pourrait gagner des grèves on pourra voir même des syndicats forts mais problème c'est que pour pouvoir changer la situation clairement dans ce pays c'est qu'il va falloir à se doter d'une organisation en fait en capacité de pouvoir mener une révolution à son terme de pouvoir pousser les choses et non pas uniquement des revendications partiel parce que le rôle même d'un syndicat aujourd'hui enfin ils le disent c'est la charte d'amiens et otc ont fait pas de politique c'est ça moi la première fois que j'ai comment j'ai voulu commencer à parler j'étais je n'étais pas militant politique ni quoi que ce soit les premières fois je voulais parler un peu de politique ne serait-ce que de parler de racisme de quartier populaire de féminisme ou autre mais dans les syndicats on vous tombe dessus en dix ans et là tu es dans un syndicale là on parle nous on parle du patron on parle de l'accord d'entreprise on parle la réglementation du travail vient nous on parle pas de chose de choses extérieures quand on entend martinez ou laurent bergé ils disent moi je ne sais pas d'immixtion dans dans la politique ça me regarde pas maquereau ou pas ou peu importe ce qui les intéresse c'est la main le maintien de l'appareil en fait et ça c'est un problème mais je considère que on serait on serait bête de penser que simplement à l'extérieur en leur laissant la boutique en fait et on pourrait on pourrait complètement les dépasse et faire des sortes de parce que c'est un peu ça vous disiez ce qu'il n'y a pas d organisation un peu haddock plus par la base enfin chez qu'il ya dans des pays notamment tradition tradition en amérique latine il appelle ça un peu d agro passionne où on essaye de manière différente d'essayer de rassembler des collectifs de travailleurs et autres mais le syndicaliste là bas est totalement différent moi je considère qu'aujourd'hui on peut on peut réussir à militer on peut réussir à faire en sorte que la base elle soit consciente qu'elle peut militaire l'intérieur des syndicats mais aussi pouvoir s'organiser aussi en extérieur moi je suis militant syndical engagé et pourtant aujourd'hui avec les camarades de la ratp qu'est ce que aucun syndicat ne fait c'est à dire de me coordonnée avec d'autres secteurs parce que sinon les syndicats ne font pas les syndicats vont pas vous dire à la sncf tu devrais aller dans tel piqué de la ratp demain parce qu'ils ont besoin de toi mais par contre lorsqu'on arrive à avoir des ddd coordination entre salariés depuis la base etc qui pensons qu'ils réfléchissent on le mouvement un sorte d'état major par en bas du mouvement ouvrier moi je considère que l'on fait énormément de mal aux organisations syndicales aussi à la direction directions syndicales qui aimeraient au contraire plutôt tranquille des mre est plutôt tranquille parce qu'elles veulent décider pour leurs adhérents elles veulent décider pour leurs militants et non pas qu'on leur impose en fait une marche moi j'entendais le 5 décembre beaucoup beaucoup parmi les militants à l'extrême gauche qui disait c'est une manoeuvre des bureaucrates qui disait camarades n'allait pas le 5 décembre c'est une manoeuvre il ne se passera rien du tout le meilleur moyen de qu'il ne se passe rien ce serait d'appeler et de massifier cette journée là vous imaginez le niveau où on disait les agents de la ratp c'est les routiers d'hier ils vont faire la même chose que les routiers c'est à dire prendre la poudre d'escampette et ne pas militer mais quand on a une vision de la base quand on est lié avec des travailleurs à la base et qu'on voit la détermination qu'on voit le la motivation qu'ils ont en fait à devoir à devoir lutter mais ça on l'a vu d'en bas parce que les organisations syndicales sur un philippe martinez appelle quasiment fin novembre parce qu'ils voient qu'à un moment donné il est pris au fait accompli vous imaginez bien que la première organisation à la ratp céline ça c'est pas la tasse de thé de la cgt d'appeler de devoir appeler derrière le derrière derrière l'unsa mais l'unsa faut pas croire que cette gaieté de coeur qu'elle a appelé à une grève illimitée quand même enfin quand on connaît un peu le les syndicats dits réformistes la cfdt et l'unsa c'est pas dans la tradition est dans les gènes de l'unsa d'appeler à une grève illimitée de 50 jours c'est parce qu'elle est prise elle et elle est pris par la base donc oui quand on a une base qui est déterminé qui est qui et qui est radical est qui et qui a envie en fait d'affronter d'en découdre oui ça va plus loin et là de la dernière question je crois c'est sur la victoire c'est ça vous me demandez j'ai pas vu j'ai rien oublier que d'autres sur la victoire je sais pas moi je considère que même un retrait de la réforme des retraites ça ferait ça serait une joie immense pour notre club et je considère que enfin voilà on peut pas après autant de défaites
[Musique]
lourdes moi je considère que la loi elle comme riz et autres la réforme du ferroviaire la réforme du bac et j'en passe et des meilleurs enfin avoir une victoire sur celui qu'on appelait jupiter hier et qui aujourd'hui seraient obligés de céder enfin voilà la france en plus dans une période on va dire internationale plutôt plutôt subversif et mouvementée que ce soit au chili en équateur au liban ou ailleurs je considère que même une victoire sur le retrait de la réforme des retraites a minima qui serait pas une panacée non plus en tant que militant révolutionnaire puisque ça donnerait une force et une portée internationale en fait on est on est un peu le coeur de la lutte des classes encore aujourd'hui c'est à dire de voir en fait que la classe ouvrière - comme je dis que ce n'est pas juste l'histoire d'une grève mais c'est l'histoire réellement de la classe ouvrière au devant de la scène c'est c'est le retour de la lutte des classes dans une période où les gens notamment on disait une des limites du mouvement des gilet jaune c'est que c'est un peu l'anti grève c'était qu'il suffisait uniquement de sortir de faire des manifestations le samedi tantôt radical ou non qu en fait il y avait pas nécessité de faire faire grève particulièrement est aujourd'hui en fait de voir que dans des secteurs dans lesquels il ya peu une mobilisation pendant 10 ans on est en capacité de faire plus de 50 jours de grève la grève perlée dont vous parliez tout à l'heure de la réforme ferroviaire pourquoi c'est une défaite aussi parce qu'on a inventé une grève perlée et une grève de deux jours de grève trois jours de boulot mais pourquoi parce que considéré que la grève reconductible n'était plus possible que les gens ne voulaient plus se battre n'était plan capacités parce qu'on disait l'autre il iphone l'autre il a un crédit et c'est comme si en mai 68 il n'y avait que des milliardaires qui en fait se mobiliser et qu'en fait en 2018 il n'y avait que des personnes préoccupées par leurs crédits non c'est parce que stratégiquement le pari qu'a fait laurent brun de la cgt cheminots c'était de dire face au néolibéralisme de macron ça va être la durée sauf que moi je crois à 2018 sur la question sur notamment sur pourquoi il n'y a pas eu de mobilisation la mobilisation était a été forte et importante le 22 mars que l'ensemble des cheminots réclamé une grève reconductible et je pense que encore à ce moment là on a vu à quel point il apparaît de la cgt cheminots étaient forts et qu'en fait on ne peut pas moi j'ai de l'influencé là où je suis mais vous comprenez que dans des secteurs où la cgt fait 95% aux élections où c'est le bureaucrate du coin qui a le micro qui dit qui parle et quand est ce que quelqu'un a le droit de parler c'est difficile pour eux laissés déborder qui que ce soit donc il faut faire des exemples il faut enfin voilà quoi et puis la dernière citation que je sors souvent c'est celle de rosa luxembourg qui dit que chemin des victoires et pavés dédale des défaites et je pense qu'on apprend justement des défaites je pense que aujourd'hui la défaite de la grève perlée de la sncf a permis que y ait plus de 50 jours de grève parce que l'ensemble des camarades de la ratp ça se trouve c'est formidable nous disent tous on a vu ce que c'était la grève perlée à la sncf et c'est sûr et certain que nous on fera pas la même erreur que vous de penser qu'on fera des journées de saute-mouton comme ça jusqu'à la saint glinglin en espérant qu'on va gagner et ça c'est difficile pour des directions syndicales qui avaient l'habitude de grève de 24 heures lorsque vous avez milité fait grève plus de 50 jours n'importe quel salarié conscient comprend que c'est pas avec des journées de grève de 24 heures que vous gagnez et ça c'est difficile pour une direction syndicale de rhodes de demain faire croire qu'on pourra retirer une réforme avec des journées de 24 heures donc ça va les obliger c'hoazh radicaliser soit a rien proposé et puis derrière ma d'être encore plus fragile de part la base qui dira on veut que le sommet commence à nous proposer d une stratégie une stratégie gagnante weeds entre autres le début et maintenant vous avez changé votre définition de la victoire je n'avais pas parler de victoire mais peut-être ici j'ai moi j'ai pas s'il n'arbore parler de la vie y voir vous aviez dit que c'était quand même pas une victoire d'obtenir le retrait d'une loi pour revenir de loi par mios croquettes avoir une élection vous avez dit que ce n'était pas une victoire maintenant non seulement pas suffisant peu terrain où est ce que j'ai dit villepinte et qu'en tout cas vous vous le considérez veuillez pas subjectivement com et d'autres pas vous en venez finalement je le comprends votre démarche vous en donner finalement à dire que la grève en tant que tel est une sorte de victoire bien que la voix fait grève pendant cinq ans dur c'est par exemple une victoire contre la grève perlée de 2018 mais il me semble que du coup quelque chose du fils que vous suivez n'est pas tout à fait compatible avec un autre fils que j'apprécie beaucoup qui est l'exigence absolue d'une organisation politique parce que là vous défendez la nécessité de combattre de l'intérieur des syndicats alors ok mais vous dites aussi que ça de l'état n'a de véritable sens au bout du compte que si on est aussi le militant du développement d'une organisation politique dans les tâches intrinsèquement différente de celle du syndicalisme et qu'on revienne sur cette question de l'organisation politique en réalité quel est son rôle spécifique et sa nécessité dans les périodes de mouvement comment vous la définiriez par rapport par rapport justement conflit entre base syndicale éventuellement activée et puis les bureaucraties qui freinent alors l'organisation politique qu'elle est calé sa politique effective dans le manifeste marque donne des définitions du rôle du communiste dans les mouvements quels qu'ils soient qui était qui reste très très très vives il dit que le communisme dans les mouvements quels qu'ils soient donc l'homme du parti politique dans les mouvements quel qu'il soit doit premièrement toujours accorder la priorité à la signification d'ensemble du mouvement sur les revendications particulières on en a un peu de vue vous êtes partis au fond celle d'alain il dit que deuxièmement il doit toujours essayer de se situer à l'échelle stratégique la plus importante en particulier d'éviter toutes les déviations nationaliste identitaire et cetera et cetera et troisièmement il doit mettre en jeu la question de la propriété à l'intérêt du mouvement quel que soit dit il le niveau d'évolution de cette question alors il me semble que voilà où on pourrait on pourrait regarder ça et dire au regard du mouvement actuel à supposer que on il fonctionne du point de vue de nos médias sont communistes ou d'une organisation politique dit non au sens où vous l'entendez que signifierait ce système de mot d'ordre et comment ils fonctionneraient véritablement et en particulier comment il fonctionnerait au regard de la subordination à la fin des fins de tout ça à la question de la propriété et surtout dans un dans le cadre de mouvements comme la sncf ou la ratp qui sont aussi en train de défendre le caractère public sont des certain sens de l'entreprise est ce que est ce qu'au fond il faudrait pas connecté à il a connecté par un travail idéologique interne au mouvement la perspective de la victoire à quelque chose de plus quand même que son objectif revendicatif mais après il ya la victoire et peut se faire chacun peut voir la victoire depuis sous la pluie c'est à dire que il ya différents degrés de différents degrés de victoire est ce que une victoire et uniquement le retrait d'une réforme est ce qu'une victoire elle est sur l'expérience dans la lutte des classes en fait l expérience qu en tire le le mouvement ouvrier et c'est toutes ces choses là on parle parfois même il ya cette expression de victoire à la à la pyrrhus on fait deux victoires qui mit aux juifs qui met moi je considère notamment que la victoire de macron sur la réforme du ferroviaire est une sorte de victoire à la pyrrhus en fait dans lequel les cheminots à ce moment là on montre est quand même une certaine résistance en fait où ça a été la première bataille en vérité le premier affrontement où on a vu que clairement macron avait envie de se farcir ces fameux cheminots dont on disait c'était une digue pour pour l'ensemble de de la classe ouvrière donc il faut voir en fait qu'est-ce qu'on qu'est ce qu'on y met là dedans moi je considère qu' il ya plusieurs degrés de toute façon effectivement pour moi en tant que militant révolutionnaire jeu il me faut plus pour me satisfaire en réalité uniquement d'un d'un retrait si je considérer uniquement la victoire sur le prisme de dates du côté revendicatif mais je peux considérer même une défaite du côté revendicatif comme une victoire si derrière je vois que le haut niveau de notre classe et de l'expérience politique etc qu'ont fait les militants de la base en fait ils en ont tiré énormément de choses 95 beaucoup considèrent que ce n'est pas ce n'est pas spécialement une victoire du mouvement ouvrier que c'est leur tour un peu de la bureaucratie syndicale que l'on dit la figure de 95 c bernath et bernard thibault s'est pas c'est pas la base est aujourd'hui de voir notamment à mi parcours dans cette mobilisation le bon parce que d'un côté on dit que la bourgeoisie avancé systématiquement et que l'on perde en tradition mais on met ça on doit le mettre aussi en perspective avec avec l'état d'avancement aujourd'hui de la classe ouvrir qu'aujourd'hui des personnes dont la tradition des assemblées générales n'existait pas commence à mettre en question la question la démocratie ouvrière à la base et au toutes des choses dont les syndicats la plupart ne veulent se débarrasser une organisation syndicale le propre pour elle ce n'est pas la souveraineté des assemblées générales parce que pour elle la souveraineté a minima c'est celle de ses adhérents c'est à dire que ce sont mes adhérents que je consulte qui me disent qu'est ce que je fais demain est ce que j'appelle à la reconductible est ce que j'appelle pas et c'est l'anti en fait démocrate s'ouvrir c'est à dire que vous considérez que vous par exemple vous êtes à la cgt que peu importe ce qui se décide ici dans mon assemblée générale avec mes 200 camarades ben moi demain je retournerai dans mon organisation pour qu'elle me dise si finalement je continue ou je continue pas et le fait de voir qu'aujourd'hui et ben même des militants syndiqués en fait dépasse déjà les mots d'ordre de leurs organisations syndicales en disant moi j'ai vu par exemple des camarades hier de la cgt qui étaient en grève alors que la cgt ratp notamment n'appelait pas à la grève et ça c'est au c'est déjà du fait des acquis en fait d'avoir milité pendant pendant plus de 50 jours votre question c'est est procédé à la construction politique tout à l'heure vous évoqué la nécessité d'un parti révolutionnaire vous êtes actuellement membre du lpr tout comme proche du npa est ce qu'une révolution peut arriver par les urnes ce à quoi ne croit pas à alain badiou puisque je crois qu'ils ne votent plus depuis 1968 et j'en suis très content moi je pense que c'est à dire quand on voit à s'occuper de moi je pense qu'on partage le fait que la révolution viendra pas par les urnes après je pense que peut-être une des un des exemples les plus important c'est celui de salvator allende je pense que enfin ce qui s'est passé au chili est justement le niveau à ce moment-là de la classe ouvrière chilienne et de l'attention en fait a décidé d'affronter la bourgeoisie en disant camarades font pas nous laisser faire la révolution comme ça uniquement avec des textes au congrès qu'à un moment donné il va falloir affronter et qu'on voit que c'est le général de de salvator allende pinochet et qui au final se retrouve à faire un putsch enfin c'est enfin moi le réformisme oui je suis révolutionnaire donc oui le réformisme penser qu'à travers les urnes ou ne serait-ce que là aujourd'hui faire vingt mille amendements du texte de loi penser que ça ça va faire reculer ou sava fatigué qui que ce soit moi je considère pas à pas le moins du monde donc nous oui après le rôle d'un d'un parti révolutionnaire il n'est pas là pour retirer parce qu'on a l'impression que souvent la vision de parti révolutionnaire c'est l'anti syndicats c'est à dire de de cadenasser au de noyauter en fait les organisations syndicales trotsky lui dit le dit lui-même en fait que la liberté est elle reste aux syndicats etc mais que le parti il a aussi la responsabilité en fait de ses militants et de voir dans quoi dans quoi ils s'engagent mais qu'en fait la de la souveraineté du syndicat ll lui reste propre en fait c'est pas le parti qui va lui imposer le les choses mais le parti il a cette force dans le fait que déjà vous n'êtes pas un militant corporatiste en fait moi je vois aujourd'hui dans que ça soit au npa où que ce soit mais ma révolution permanente j'ai des camarades qui sont syndiqués dans d'autres syndicats et qui travaillent dans d'autres entreprises avec lesquelles je peux militer aujourd'hui avec lesquels je peux construire un certain nombre de choses de jonction de faire des expériences ensemble pour essayer de casser en fait c'est clean c'est à dire que même quand on est syndiquée ne pas dans la même organisation qu'on n'est pas dans la même entreprise la force aussi d'être d'être d'être dans un courant politique parce que c'est un courant politique aujourd'hui c'est déjà pouvoir commencé à militer ensemble à faire des choses que certaines organisations syndicales ne ferai pas on a on a notamment été actif là durant cette grève pour visibiliser un certain nombre de de répression disciplinaire en fait de répression contre des syndicalistes dans différents dépôts dans lesquelles personne c'est réellement préoccupé du sort on a essayé de faire en sorte que des étudiants des militants étudiants dans notre courant puisse participer intervenir en fait dans des dépôts pour pouvoir se lier également aux ouvriers en lui de commencer à discuter de les accompagner de poser un certain nombre de questions que des syndicalistes de base ne se pose pas spécialement un syndicaliste de base caisse de grève il n'en parle pas beaucoup l'assemblée générale de la tenue des pics et c'est trés enfin voilà on fait pas on fait rarement de la politique et je pense que le rôle d'un d'un aussi d'un parti dans une période de lutte de classe au delà de la direction et de programmatique stratégique qu'on peut proposer c'est aussi le rôle politique en fait la direction politique qu'on souhaite prendre qu on conçoit refait souhaite faire prendre à 7 à cette lutte à ce mouvement parce que sans parti révolutionnaire en fait qui va poser la question de la révolution en fait personne va poser la question de la révolution les gens ils vont vous dire votez pour moi rappelez vous au moment du mouvement des gilet jaune qu'est ce que disait mélenchon mêlant chant il disait à bas les revendications des jeunes c'était les miennes dans mon programme voté pour moi moi je vais le retirer la plupart moi je considère que je pense qu'il ya certains il ya certaines personnes en 2022 qui aimerait bien que la réforme des retraites elles puissent passer pour que la première ligne du programme d'arts et feu le programme de 2022 c'est ça soit si vous votez pour moi je retirais la réforme des retraites si vous votez pour moi je mettrais le risque si vous votez pour moi et puis on essaiera de piocher à droite et à gauche pour donner l'illusion en fait qu' il suffirait simplement de parlementarisme en fait de réformer le capital pour pouvoir s'en sortir et justement le rôle premier d'un parti révolutionnaire c'est justement la boussole politique vous donner à l'ensemble de la classe et si en fait vous posez pas la question du communisme si vous posez pas la question de quelle société on veut on veut pour demain qu'est ce qu'on veut en fait comme à venir y'a personne va le faire c'est pas c'est pas le parti socialiste est pas la république en marche qui va vous dire le capitalisme on peut un peu le le réformer ou aujourd'hui regardez ne serait-ce que sur les problématiques climatiques à quel point en fait ils sont à la pointe autour du capitalisme vert et au décès de deux de faire du greenwashing comme on dit d'essayer de se nettoyer comme ça de faire croire que voilà on va enlever les pas et on va enlever ce 6 mai enfin quand vous êtes militant révolutionnaire et que vous venez vous dites 72 % des émissions de gaz à effet de serre celles issues des grandes et grands groupes industriels que 57 % des émissions de gaz à effet de serre c'est le produit de l'agrobusiness quand vous les expliquer ça aux gens vous lui dites que le l'écologie n'a pas un problème y'a pas une crise écologique il ya une crise politique autour de justement du capitalisme c'est le capitaine qui essaye de détruire la planète c'est pas la planète qui s'autodétruiraient d'elle-même ou en fait il faudrait trouver certains pensent qu'il faudrait même fermer des usines moi j'ai entendu une fois parmi parmi même des travailleurs d'hier faut pas demander des augmentations salariales parce que si vous demandez des augmentations salariales c'est à dire que vous augmenter le pouvoir d'achat des gens et vous les inciter à consommer plus moi j'ai entendu ça d'aider des syndiqués dire ce à dire que augmenter les salaires s'est renforcé la crise climatique en fait c'est renforcer le fait que les gens bas ils vont ils vont détruire encore plus donc tout ça si on pour pouvoir régler en fait les déviations politiques des uns et des autres entre ceux qui pensent que c'est la start up nation qu'il faut faire son beurre et puis chacun chacun ses histoires chacun sa merde on veut réussir celui qui pense qu'on peut réformer le capital celui qui pense que il faut aller vivre au fin fond de notre dame des landes de celui qui pense qu'il faut faire telle ou telle chose la question le l'outil du de se doter d'un outil qui est celui d'un parti révolutionnaire moi je considère que c'est le sait le peut-être le l'un des but ultime d'un marxiste en tout cas enfin sinon sinon moi je veux bien qu'on posait une question c'est qu'on m'explique comment on fait la révolution sans parti révolutionnaire si on a des organisations syndicales complètement bureaucratisé si on en fait on a les seules parties visibles et ceux qui font de la propagande politique ce sont des partis réformistes en fait vous laisser le terrain de la politique occupé par tous sauf des révolutionnaires un moment donné moi je vois pas comment les gens vont sortir de manière incantatoire un jour à chanter l'internationale et croire que ils vont moi je considère chez que alain badiou c'est qu'on avait on a quelques des désaccords peut-être là-dessus et notamment sur j'avais suivi un peu votre vision sur les sur les gilet jaune mais c'est qu'on en parlera un peu plus après mai mais effectivement moi moi pour moi la question du parti elle est centrale sur la question de quelle société on veut pour moi on peut pas sauter une étape on peut pas penser qu'on fera la révolution et qu'on arrivera la dictature du prolétariat et qu'on arrivera à la lutte de classe et c'est qu'on fera la lutte de classe la dictature du prolétariat et qu'on arrivera au communisme parfait sans rien du tout juste avec quelques collectifs à droite et à gauche haddock et puis enfin voila moi je considère que c'est c'est fondamental et notamment en fin tout à l'heure vous parliez du parlementarisme moi je pense vous aviez vous avez tort de ne pas voter parce que moi je vote mais sans illusion c'est à dire qu'il faut voir dans donc ce sur quoi on voit je pense qu'il ya parfois des camarades qui mérite qu'on se déplace aux urnes parce que lorsque vous prenez notamment la la maladie infantile du communisme de lénine il banalise à aucun moment en fait le parlementarisme il skie ceux qui critiquent notamment aussi la farde autour de l'entrée d'un des premiers d'un des premiers sociaux-démocrates en fait c'est la question de militer dans des gouvernements bourgeois en fait la question centrale notamment là par exemple j'ai chez qu'on avait un débat autour de ce qui se passe en espagne de certains camarades anticapitaliste à ce qu'ils sont timidité dans le gouvernement l'a donzé parti podemos dans lequel oui en tant que marxiste pour moi la ligne rouge est celle qui a toujours été l'une des lignes rouges de du parlementarisme c'est celle entre celui qui se sert du parlementarisme pour faire de la propagande pour amener les idées révolutionnaires au devant de la scène mois chez kci demain j'avais j'étais député admettons jeudi une folie mais si demain j'ai été député à l'assemblée nationale je pense que ce sera un député suffisamment bruyant en fait où je peux tu être créée le 1er députés dans l'assemblée nationale qui parlerait de dictature du prolétariat pendant deux minutes devant dans edward finie pourquoi je le veux je le ferai mais par contre je serai pas de ceux qui pensent qu'en fait il faut reprendre les codes et les institutions bourgeoises et faire la même chose sauf un peu plus avec une peinture un peu plus rouge quoique nous on est un peu plus rouge donc non le lundi on est sur le piquet de grève et puis le mardi et on est en commission parlementaire avec moi je considère que ça ça marche pas mais je trouve que vous pu largement d'accord qu'une bonne partie de ce qu'on venait de dire ça du bit j'allais partir assez nombreux sauvé d'une organisation en tout cas communiste bouquet ducobu disent ça absolument mais et me semble que du coup il y avait un certain flou sur la définition des tâches effective même au sens où marx et définissaient de cette organisation 2010 à partir du moment où elle se prête quand même en quelque sorte un confrontation interne avec ce qu'il s'agirait de dépasser voire de détruire malgré tout le syndicalisme vous n'avez faire valser mécanisme tel qu'il est vous en avez fait un portrait extrêmement négatif lui est cependant qu'il faut rester dedans comme c'est un outil nécessaire alors que vous admettez que il est organiquement vous avez fait pour ta il est organiquement une structure dont on peut dire c'est une structure enceinte compte de de conservation à sa manière de même vous dites que le parlementarisme et entendu la ligne rouge c'est de pas fricoter avec le gouvernement réactionnaire mais en même temps vous vous lui conservé l'idée qu'il faut être dedans il faut participer aux élections etc et ça je crois que quand même ce sont des freins ce sont des freins subjectifs et objectifs à un engagement révolutionnaire de type nouveau parce que en définitive ça a été longuement expérimenté ça une pratique parlementaire déployer devenant petit à petit très importante ça a été le cas malgré tout du parti communiste notamment après la guerre mondiale le syndicaliste avait bien dit qu'il continue en dépit de mouvements répétés de critiques sévères de son existence qu israël continue à être ce qu'il a toujours été moi je pense que l'un comme l'autre sont des des structures morte et que habiter ces structures morte c'est freiner le bilan effectif deux décennies et des décennies de ce type de politique là et je pense qu'on n'en tire pas la conclusion radicale moi je pense qu'il faut bâtir des organisations ouvrières sur un modèle entièrement différents défis du syndicalisme hérité je pense qu'il faut bâtir aussi des partis politiques non parlementaire qui appellerait explicitement les gens à considérer que le vote des documents une pression politique pertinente il faudrait être en effet moi je suis pour le modo tout le pouvoir aux soviets heures alors les soviets c'est quoi les soviets c'est des assemblées populaires locales ou professionnelle etc et sept réseaux d'assemblée que nous décider d affaires des gens et pas un protocole électoral dans dans le bien nommé isoloirs parce que le fait qu'on n'ose appeler le moment où on décide de la politique d'un peuple à l'isoloir ça en dit long sur la conception idéologique qui foutaient toute cette affaire c'est en isolement le plus complet pour que chacun décide de son devenir politique m au fond je je je suis jeu sans rythme d'accord avec vous entendez moi bien mais libé mais m et je vois très bien vous ne subjectivité authentiquement révolutionnaire et ouvrières et prolétarienne et la respecte comme tel mais il me semble que si on est dans la logique du parti au sens même au volant dans des il faut que la proposition stratégique qui est porté sur plus explicite qu'elles de l'est dans ce que vous dites pas ce que vous vous dites en passant comme ça vous êtes pour en fin de compte qu'est ce que ça veut dire en situation ça par exemple du point de vue prenons exemple à la lutte contre la contrebande loi sur les retraites mais qu'est-ce qui en tant que militant communiste vous en dit qui va au delà précisément delà des conceptions flottante que peut avoir le mouvement à savoir s'être stress autres têtes on n'en veut pas et à travers le fait qu'on veut pas de cette retraite on se mobilise de façon énergique nouvelle massive le le communiste y va quelle va être sa singularité là dedans à mon avis c'est une singularité l'argument éducative il faut qu' ils répondent qu'ils déploient qu'il déplie la radicalité de la figure il faut qu'il dise que la victoire véritable elle est des serments ce qui est en jeu dans la force libérée si elle peut aller au-delà d'elle-même sel peut aller stratégiquement sur des univers à conquérir et je pense je pense que de ce point de vue là il faut renouveler la définition de l'organisation en la tenant pendant un moment peut-être plus à part que vous de le proposer des structurations traditionnel de la revendication sociale d'un côté à sare du syndicalisme et de l'organisation pseudo-démocratique d'autre part sera le parlementarisme donc je pense que l'organisation devrait elle à votre prénom devrait explicitement soutenir une radicalité sur ces deux points c'est à dire nous n'avons rien à faire dans les élections et nous n'avons rien à faire dans le type de négociation syndical à l'ordre du jour alors vous allez me dire oui mais alors alors on va être oui on va être pas beaucoup quelque chose comme ça mais elle est la question autrement dit il pour le dire autrement je pense que nous sommes dans la question dans la situation d'un nouveau commencement je ne pense pas que nous puissions continuer la vie politique révolutionnaire comme u10 appelons la comme on veut dans les paramètres qui ont été les siens dans les décennies écoulées à savoir justement des partis qui sont installés dans la double direction ce que le syndicalisme représente quant aux luttes sociales et de ce que le parlementarisme représente dans la question du pouvoir politique et de l'étang luttes sociales ça veut dire lutte de classe l'état se veut dire l'état bourgeois et le fait de participer activement à la régénération du syndicalisme je comprends très bien le but il faut qu'ils s'accompagnent de l'aider que en dernier ressort le syndicalisme telle thilay doit être détruit et non pas seulement indéfiniment contestée de l'intérieur par les mouvements de masse qui prétendent s'en servir vous même dans votre bilan on sent bien que en définitive à la saint des saints c'est les directions syndicales qui se servent des mouvements plutôt que le contraire tel que périodiquement les directions syndicales pour vous dire on a été les animateurs de cette affaire tout le monde rêve le martinez à la tête des manifestations etc etc et dans le long cours c'est ce qui s'est passé moi j'étais je peux vous le dire un combattant anti syndicale déchaînés on parle aussi de l'intérieur est une de mes grandes tristesses c'est ce que des décennies après qu'est ce que je vois ben je vois martinez à la tête des cortèges syndicaux l'homme que j'aurais voulu abattre voilà alors coiffé par celles de france et syndicat jacques te mangerais au moins cette conclusion l'argentine championne en tire la conclusion que j'en tire la conclusion que que ça ne sonne ça ne fait pas recette mais ça fait encore moins recette de fer avec le syndicat parce que si réellement c'est de la radicalité révolutionnaire qu'il s'agit c'est revenir tout simplement ce que j'appellerais une logique d'opposition exactement comme le parti parlementaire n'entre dans la figure du parlement que par opposition de même vous pensez constituer une opposition au syndicalisme et je pense que ce n'est pas la voix de l'opposition et une voix qui est elle-même parlementaire au sens large d'ailleurs l'opposition c'est une catégorie du parlementarisme il ya le gouvernement puis à l'opposition ses cheveux et ses jeux pc de vous répondre bon déjà j'ai énormément de plaisir à débattre moi je fais je suis je me considère pas du tout comme je sais pas si je suis un grand dessein d'un grain de sable dans dans la chaussure d'un intellectuel marxiste je sais pas enfin moi je n'ai pas un niveau mais c'est monsieur non nous on est très honnêtement j'ai dû lire j'ai dû lire trois paragraphes de marque par ci par là et j'arrive à m'en tirer aujourd'hui d'être à contre-courant face alain badiou comme comme toi on t'aurait sert à s'en sortir puis j'ai je lisais la bande à picsou avant et puis je lis où va la france maintenant comme quoi il faut jamais désespérer sûr mais c'est vrai que l'avare de molière etc les fourberies de scapin n'avait pas vraiment intéressé tête si on m'avait filé où va la france au collège je crée je serai plus loin aujourd'hui enfin bon trêve de plaisanterie mais sur déjà sur le pas sur le parlementarisme pour eux j'ai la chance d'avoir lu vraiment la maladie infantile du communisme et d'avoir retenu certaines choses et de mémoire vous faites là un peu la même erreur que lénine dénoncé en fait deux camarades d'allemagne qui disait justement non parlementarisme que le parlementarisme avait fait son temps et que justement la classe ouvrière elle devait elle devrait en fait trouvé d'autres moyens mais tout en disant ces mêmes camarades disaient que justement la classe ouvrière continuer à voter pour les partis réformistes ou partis de droite ou peu importe et je pense que vous faites la même erreur c'est à dire que de fait enfin on est dans on est dans une société qui est qui est dirigé par par des organisations bourgeoise dont les médias sont bourgeois les institutions également son bon choix c'est à dire que moi je vois pas comment vous vous comptez faire ne serait-ce que un peu de propagande marxiste de propagande révolutionnaire en fait en étant à l'extérieur de l'ensemble des des moyens dans lesquels en fait vous pouvez faire de la politique c'est à dire qui chiffrait oui moi je considère oui mais mais mais mais je considère malgré la qualité je pense que la qualité du débat et la qualité des mêmes des médias indépendants de manière générale à visibiliser des luttes à visibiliser un discours qui est différent malheureusement vous avez peut-être 3 millions ou je ne sais pas combien je crois le jt de 20h fait quasiment 9 million et demi de personnes donc vous imaginez bien qu'en fait si vous continuez en fait à être à l'extérieur c'est pour ça moi ça a été un des débats notamment par exemple d'être d'être des trop grandes gueules les grandes gueules c'est une émission que beaucoup de gens à l'extrême gauche des tests qui appartient au groupe au groupe bfm tv etc donc c'est un peu le nouveau tf1 moi je me rappelle des années 90 c'était tf1 aujourd'hui ça s'est déplacé sur sur bfm tv mais moi le l'objectif en fait que je me fixe c'est d'être justement une parole différente en fait il ya deux choix il ya deux écoles soit vous laissez et vous abandonnez les gens à leur sort en écoutant qu'un seul son de cloche soit vous essayez de déranger en fait dans dans la perception en fait du discours de leur dire camarades hien aussi autre chose il ya une autre manière de parler on peut dénoncer les violences policières dans les dents dans des médias on peut parler de révolution moi je parle de révolution je parle de dictature du prolétariat rmc les gens qu'on peut devienne fou de se dire mais comment ce ce gala qui sort deux je sais pas d'où arrivent à dire à parler de dictature du prolétariat dans une dans une radio qui écoute et par deux millions de personnes et je pense que au niveau du parlementarisme il faudrait avoir la même la même perception c'est à dire que de voir non pas le parlementarisme comme une manière inutile de faire la révolution comme une perte de temps moi je l'entends un peu de dents dans de vos mots un peu comme une sorte de perte de temps en fait que de toute façon pire que c'était pire mais mais qu'on en gros on frappe à la révolution et que mon banalisera et moi je pense que vous banalisez le palois parlementarisme c'est aussi banalisée en fait le cheminement qui peut vous amener à la révolution et notamment en tout cas la question du parlementarisme elle a deux sens soit il ya ceux qui considèrent et ça c'était l'époque des sociaux démocrates à la fin du 19e siècle considéré qu'on pouvait soit de l'entrisme soit en tout cas joué un rôle dans un gouvernement bourgeois d'essayer de de lutter depuis l'intérieur et puis il ya une autre école qui dit quoi là vous pouvez être rentré dans le parlementarisme vous pouvez rentrer dans une assemblée mais tout en ayant comme boussole et comme seule boussole en fait la boussole marxiste en fait c'est à dire de venir faire de la propagande et non pas de croire qu'en fait on va changer les choses à travers le réformiste et moi je considère que sur ça en tout cas j'ai un point de désaccord avec vous c'est on peut pas faire les choses à l'extérieur parce que vous voulez pas de parlementarisme et vous voulez pas également les outils dans lesquels aujourd'hui de fait certes qui sont pour la plupart réformiste ya pas de direction syndicale on peut s'accorder là-dessus il n'y a pas de direction syndicale révolutionnaire mais qui de fait aujourd'hui les ouvriers qui militent et qui apporte une opposition et qui essaye de construire une opposition à la bourgeoisie à différents degrés c'est à dire qu'il y en a ça peut aller uniquement des revendications partiel d'autres qui peuvent commencer à poser des questions politiques de fait ces personnes-là milite pour la plupart dans des organisations syndicales ou sont avec votre soutien bah moi je considère par exemple je vais vous donner je vais vous donner un exemple parce que tout à l'heure vous avez dit quelque chose qui est que je n'ai pas dit c'est à dire que je ne je ne fais pas les loges en fait moi je critique les directions syndicales je considère néanmoins que l'outil syndical est important c'est à dire que je fais une distinction entre l'outil et qui est aux manettes de cet outil la distinction délicate c'est une distinction qui pour moi qu il a tout son sens parce que vous imaginez moi par exemple en tant qu en tant que syndicaliste enfin j'étais aux côtés par exemple des travailleurs du nettoyage de honnête c'est 84 grévistes fin 2017 qui ont fait une lutte exemplaire pendant 45 jours dans le nord parisien et ben moi je considère que cette lutte là elle est exemplaire en fait de ce que devrait être le une direction syndicale est une organisation syndicale c'est à dire de mettre l'outil au service des travailleurs en lutte et on a fait en sorte que la cfdt la cfdt est tenu 45 jours en fait parce que nous on est arrivé non pas uniquement en tant que militants syndicaux mais également en tant que militant révolutionnaire pour aussi faire en sorte que les travailleurs ils puissent s'auto-organiser et puisse en fait contrôler leur grève de a à z et en fait et chaque matin chaque matin c'est peut-être la seule grève où je connais l'ensemble des travailleurs qui venait chaque matin à l'assemblée générale pourquoi parce qu'ils savaient que leur main levée ou a ou b c avec une conséquence directe sur l'organe se re sur le sur le mouvement qu en fait personne ne décide et au fond à à leur place et le problème est ce ce mouvement là il a plus gagné en fait on a pu voir à quel point une organisation syndicale elle pouvait doté ne serait-ce que matériellement avec des choses assez simples savez des fois enfin si vous voulez faire une belle manifestation il faut un peu de un peu d'outils que des travailleur lambda ne peuvent pas se doter mais également on a pu faire une caisse de grève c'est la première caisse de grève de sud-rail qui atteint 80 mille euros pour 84 grévistes j'ai remis des chèques de 1100 euros à certains grévistes imaginez des grévistes et à la fin nous disait on gagne mieux notre vie pendant la grève que en dehors la grée mois déjà des gens qui gagnent 400 euros donc donc et et vous savez ils se sont tous ses salariés là ils se sont tous quasiment tous syndiqués derrière mais moi je considère que c'est à travers ces gens-là de la base avec une expérience en fait ce n est pas une expérience en fait bureaucratique on peut nettoyer le le syndicalisme en fait et la bureaucratie syndicale mon expérience à moi elle même est un exemple derrière samuel boyd va dans un sens opposé parce que dans les années 60 70 71 chez moi même participé à l'organisation al usines chausson de reims d'une organisation entièrement nouvelle qui s'appelait justement la caisse de grève vous l'avez donné ce nom là et cette organisation était une organisation expressément un différentes organisations syndicales présentes et elle est devenue assez rapidement hégémonique dans l' usine y compris lors de deux grèves consécutives dont l'une très intéressante parce que les ouvriers se sont mis en grève pour une question qui concernait en réalité la cité voisine cité voisine donc ils se sont mis en grève pour exiger en quelque sorte un mouvement populaire de deux quartiers et donc j'approuve tout à fait ce que vous dites sur l'exemple que vous venez de citer vieux je l'entends vraiment je l'entends y compris concrètement et je ne je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas se faire hors syndicat j'ai l'expérience n'y a pas de raison que ça se fasse syndicalement selon d'affaires ça peut se faire dans des organisations indépendantes que vous constituez en fonction de la situation par un travail de masse auprès des ouvriers de cette usine il faut évidemment se décarcasser faux et à tous les matins et c'est tout ce qu'on veut mais ça peut se faire et les leçons n'ont pas été tirées à grande échelle en partie à partir du virage de la fin des ou du milieu des années soixante dix et du passage aux années 80 qui sont les années dans lesquelles nous sommes encore maintenant mais je n'arrive pas à être convaincu qu'il n'y a pas d'autres possibilités active à l'heure actuelle que de se mettre qu'on le veuille ou non dans les systèmes existants qui sont des systèmes de contrôle nous rend sociale et de contrôle de la pratique politique alors je mais comment faire si je peux vous poser une question alain badiou comment vous comptez dépasser ces organisations syndicales qui justement vous le dites vous-même joue le rôle de de contrôle de ces appareils là c'est à dire qu'en fait vous pensez qu'à en ayant des structures haddock mais vous arriveriez à extirper de la main de du contrôle des directions syndicales l'ensemble de ses ouvriers enfin aujourd'hui le syndicat y ça représente environ 3 millions d'adhérents mais ces trois millions d'adhérents déjà si vous suivent pas assis ne vous font pas confiance en fait déjà dans le mouvement même ouvrier dans votre parfois dans votre propre syndicat si dans votre propre syndicat ou peut-être il ya 15000 ou vingt mille adhérents vous n'avez même pas ne serait ce que 2 % à 3 % de gens qui acceptent de vous suivre mais vous aurez personnes à l'extérieur c'est à dire que oui vous pouvez faire vous pouvez faire une structure ad-hoc il ya certains secteurs dans lesquels il ya des syndicats autonomes où il ya des syndicats dans lesquels pas parce qu'ils ont une bisbille avec la cgt ou la cfdt alors du coup ils ont créé un syndicat d'oc pour essayer d'avoir localement quelques voix mais sans exemple insurrectionnelle qui a fait peur au gouvernement qui l'a fait d'une certaine façon en tout cas qu'il a tenus en échec au moins symboliquement léger les jeunes et qui n'était pas du tout structuré syndicalement là on voit olitique mans enfin on voit on voit on voit très bien juste avant de venir sur les gilet jaune mais mais mais il ya des choses et non il ya beaucoup de choses à dire sur les c'est un exemple mais c'est différent mais je pense que le sind et gilet jaune montre aussi que la spontanéité ne fait pas tout les choses en fait etc sans direction en fait mais on ne peut pas mettre à tj c'est c'est pas là c'est pas la stratégie qui en spécialement uniquement dans l'échec c'est aussi la direction est en fait il ya d'une part le mouvement des jeunes dans lequel n'y a pas de direction c'est-à-dire son nez le peuple et voilà comment on se suffit à nous mêmes et chacun en fait fait ce qu'il a envie de faire c'est à dire la spontanéité pure en gros on décide on fait ce qu'on veut mais le problème c'est que si vous ne donnez pas une boussole c'est ne vous dotez pas les gens d'une direction en fait dans le mouvement moi aujourd'hui je voyais par exemple dans quartier général la dernière fois qu'on avait fait qu'olivier besancenot j'avais revu et j'ai été frappée notamment par les commentaires qui avaient où les gens disaient main si on avait olivier besancenot et anastasie avec nous sûrement le mouvement des jeunes n'auraient pas eu la même gueule moi je considère non papa moi ou olivier besancenot en soi mais je considère que ne serait-ce que de mettre des militants révolutionnaires peu importe leur rôle dans la bataille dans ce mouvement là imaginer ne serait ce qu'une seule seconde si vous aviez 50000 grévistes de la ratp de la sncf le 17 novembre le 24 novembre sur l'avenue des champs elysées si vous donnez une portée de dire ok ce sont les clubs les classes pour périz et mais on y ajoute aussi la tradition et la force du mouvement ouvrier organisé le blocage de l'économie mais le la gueule du mouvement n'aurait pas la même oui mais il faut voir à écouter les deux de la classe populaire par la classe formation est ce que le problème d'ailleurs est une des chansons va dire de du néolibéralisme aujourd'hui c'est que les classes populaires sont totalement fracture et entre celles justement qui sont représentés par les syndicats comme le tien les transports la métallurgie et les classes populaires qui ne sont représentés par personne les chômeurs les travailleurs berry zélés gilet jaune etc on voit bien que la fusion ne s'est pas encore fait effectivement il ya des points de contact il ya des gens comme toi et d'autres qui ont fait des pas d'ailleurs des deux dans les deux camps et des gens qui ont fait débat mais on voit que ça n'a pas eu cette fusion la n'a pas encore pris et c'est cette fusion la qui pourrait être décisive oui moi je considère qu'en fait le la réussite en fait du mouvement il va être sur la combinaison en fait des trois gros mouvements qu'on a connus depuis 2016 c'est à dire 2016 c'est l'émergence notamment des secteurs privé et de l'âge et de la jeunesse 2010 2018 ce sont les classes paupérisés et notamment ce qu'on disait les classes moyennes qui ont peur du déclassement en fait qu'ils ont peur de perdre leur niveau et même parmi dans ces classes moyennes certains qui sont issus l'issue du petit patronat des petits entrepreneurs des petits artisans dans le bâtiment et autres qui justement avait peur du déclassement et aujourd'hui on est clairement sur une mobilisation en fait qui est celle des secteurs sous statut des secteurs forts en fait protégé du mouvement vrai parce que même quand on parle d'un raffineurs un raffineur il a hélas des conventions collectives et il a des accords qui qui ne sont pas les mêmes que le travailleur dans qui est carreleur dans une entreprise une petite tp une pme donc on parle de ces secteurs là est la combinaison réel ça va être la combinaison en fait de ces trois secteurs là mais cette combinaison l'a en fait elle peut pas se faire uniquement de manière volontariste en fait ne peut pas se faire uniquement on est en allant boire un café avec avec avec d'autres secteurs en disant voilà on aimerait bien que vous elle peut se faire avec aussi la réalité objective celle du programme celle que celle qu un moment donné on peut comprendre que l'intérimaire celui qui a peur de perdre son emploi il ne risque pas en fait allé perdre son emploi pour une pour une réforme des retraites que pour certains la question de la fin du mois est plus préoccupante que la fin de la vie et ça on peut l'entendre c'est à dire que celui qui se dit moi autour de moi c'est le chômage de masse et on sait enfin marx on parle souvent de l'armée de réserve et du rôle justement de l'armée de réserve de com comme système un peu de pression sur la classe ouvrière et sur celles et ceux qui qui ont un travail enfin des mois j'avais lu un bouquin un bouquin notamment sur les premières usines à birmingham et au tout justement il commencé il n'avait même pas besoin de faire du chômage parce qu'en réalité il y avait du travail mais à quel point on fait les patrons était vicieux et qui faisait en sorte de créer justement du chômage pour pouvoir mettre beaucoup plus de pression sur les ceux qui avaient du travail pour leur dire regardez ce qui va vous arriver c'est la même chose qu aux autres c'est que vous n'allez pas pouvoir faire nourrir nourrir votre famille est en fait faut comprendre que déjà dans des secteurs vous prenez psa enfin psa c'était parmi les gros bastions du mouvement ouvrier aujourd'hui vous allez à psa ont nos camarades sont partis à dernière fois aller tracter devant psa poissy qui sont très heureux de voir des cheminots et des agents de la ratp mais en même temps il vous explique qu'il ya quasiment 60 70 % parmi les salariés qui sont intérimaires etc en fait leur lors leur travail aujourd'hui les limites rythmes et aux besoins du patron ça que le patron limite ils les coptes en leur disant attention en fonction de la voiture si on arrive avant d'une voiture ou quoi et qu'en fait ils leur donnent un rôle limites comme des commerciaux en fait qu'en fait ils font c'est ça c'est le lean management et autres c'est à dire que on essaye de coopter en fait les salariés dans la bonne dame bonne systèmes de l'entreprise que attention camarades vous avez la responsabilité justement de l'échec de l'entreprise et de la fermeture du site c'est vous qui êtes responsable est de plus en plus on n'entendait pas trop par exemple dire ça non à la sncf mon dieu le dernier la farandou a dit a dit ça en disant que la sncf avait coûté 1 milliard pendant la grève la 2de du mois de décembre en disant la sncf a perdu 1 milliard il a dit il faudra que les cheminots en prenne la responsabilité sur la suite mais qu'est-ce qu'il dit là derrière il dit en gros chers amis si demain on doit supprimer des emplois c'est à cause de vous c'est parce que vous vous êtes parti trop loin vous avez trop revendiquez vous êtes trop battu si vous êtes vous étiez pas battu c'est ce qu'ils essayent d'expliquer donc cette combinaison la moi je considère que l'intérimaire de psa va lui falloir un peu plus quand même que la réforme des retraites je pensais et qu' on ne peut pas on peut pas décréter en fait la manière de se mobiliser la dernière chose en lien au delà de deux là le statut précaire du salarié c'est aussi le niveau militant sur place où il ya des entreprises où ces sont des déserts syndicaux qui va faire milité ces gens là qui va leur dire de débrayer qui va leur dire qu'il faut se mettre en grève en fait non le voit même dans certaines dents à la sncf dans une entreprise avec une tradition militante et syndicales en fonction des secteurs où c'est un peu des déserts syndicaux vous voyez que en termes de mobilisation une grève c'est quasiment le chaos en fait parce que les salariés vont dire un battait le premier qui vient de parler de la réforme j'avais même pas en fait ce que c'est il y avait quoi dedans à moi ça me fait plaisir d'écouter à brax tiens je vais mettre en grève mais si vous s'il n'y a pas un quelqu'un qui vient les motiver c'est là un peu ou quand je vous parle d' outil syndical moi je ne pourrais pas faire le 1 1 1 1 1 % de ce que je fais aujourd'hui sans outil syndical vous allez comment voir les travailleurs vous allez comment militez-vous fait commander ce qu'on appelle des heures d'information syndicale où vous avez des salariés qui viennent qui viennent s'informer comment je fais des tracts comment je vais les imprimés je peux pas les imprimés de moi même je peux pas me rends me renseigner d'aller ben oui faut faire attention que même à la sncf lorsque vous êtes non syndiquées ou même pas délégué syndical c'est à dire vous avez pas de mandat si le patron vous voit en train de parler de discuter avec un salarié alors que vous n'êtes pas sur votre temps de travail c'est une sanction parce qu'on va vous dire mon ami vous avez fini vos heures c'est vous sortez vous avez rien à faire dans le poste de travail là vous avez rien à lui raconter ou est-ce que vous êtes mandaté vous êtes syndiqués quelqu'un a voté pour vous personne mais ben porte vous prenez la porte et c'est comme ça moi je vous assure un ya des il ya dans énormément et je pense qu'alain badiou ça peut être vous le négliger mais la répression ne serait-ce que déjà sur les militants protéger elle est tellement féroce alors la répression sur ceux qui sont pas syndiqués et pire pourquoi notamment le patronat et la bourgeoisie de manière générale va dire il faut vite privatiser non pas parce que la privatisation va changer la nature des salariés parce que ce seront les mêmes salles arrive c'est demain vous privatiser la sncf on va prendre les mêmes salariés de la sncf simplement va leur mettre un contrat social beaucoup plus précaire et en fait on sait très bien que la privatisation elle précarisent et elle l a faibli en fait la lutte et ça c'est quelque chose à ne pas négliger c'est pour ça qu'on ne peut pas mettre sur le même plan d'égalité des salariés sous statut protégé qu'ils savent qu'ils peuvent lutter avec le le carreleur de l'entreprise de tpe - le carreleur qui en cdd je vais pas aller lui dire camarades pourquoi t'as pas fait 50 jours de grève avec nous et dire mais attends t'es malade ou quoi tu moi je vais faire 50 jours pour faire quoi pour du des carreaux de carrelage après ça c'est ça c'est une autre distinguo entre celui qui pense qu'ils bloqueraient aujourd'hui on a même parfois des conducteurs de train qui considère que eux bloquent moins que des raffineurs et des raffineurs vont nous dire ce qui bloque plus ses centrales nucléaires et chacun se renvoie la balle oui puisque les simplement revenir sur la distinction que vous faisiez entre les trois grands ensembles sociaux c'est à dire aller là disons la partie basse de la classe moyenne les secteurs protégés et aux travailleurs protéger le secteur donc non protégés je suis d'accord avec sa description mais je crois que ce qu'il faut en conclure c'est que précisément c'est certainement pas les la dimension syndicale des mouvements qui peut les unifier tous les trois dakar c'est donc pour les unit fait tous les trois il faut une idée politique il faut une idée stratégique quand vous avez des écrans configuration sociale comme ça qui sont diversifiées ce qui lui dit fille ça n'est jamais quelque chose qui est enraciné dans le seul statut qui est le leur c'est quelque chose qui va au-delà de ce statut c'est ce que marc 10e en 10 ans dans les mouvements l'important c'est toujours que le communiste au porteur d'une vision stratégique de la chose alors il me semble que ces visions stratégiques dans la non la situation présente et c'est ça qui est le point faible nous sommes d'accord là dessus et donc il faut une organisation politique ou des horizons politiques pour le soutenir puisque précisément ça ne peut pas être des organisations qui sont des relations représentative de tel ou tel des trois segments de la société donc ce sont des droits des sceaux qui vont traverser de façon diagonale l'ensemble social dans sa complexité il ne peut le faire que dans la liaison entre eux une idée ou des idées générales accessible à tout le monde et un programme qui est lui diversifié c'est à dire qu'ils situent chacun des groupes dans le couvent général qui est proposé et moi je pense que donc ça c'est l'organisation de tea party disons le le tea party ou peut-être partie à revoir et que à vrai dire je pense que ce à quoi il faut travailler principalement dans les mouvements c'est moins à la singularité de leur objectif négatif qui est le propre en effet du para syndicale mais c'est précisément à ce point là c'est à dire au point de ressusciter dans ce pays une alternative politique intégrale aux dispositifs existants je pense que pour faire cela il est très difficile de le faire en coopérant une façon ou d'une autre à ce qui est en réalité un système instrument de la stratégie dominante c'est à dire de l'orientation dominante voilà c'est pour ça que je suis soupçonneux à l'égard de l'entrisme syndicales pour l'appeler par son nom est encore bien plus de l'entrisme parlementaire que je pense que les tâches que vous indiquez peuvent parfaitement être effectués dans l'ensemble des mouvements sociaux existants par des gens qui fondamentalement sont des militants partis c'est à des militants porteur du principe général et de ses investissements et de ses applications dans les différentes situations concrètes et que je ne suis pas sûr que ça mon expérience et que ça peut se faire ça lorsqu'on est en état de créer des noyaux des cellules des choses comme ça à l'intérieur des institutions ou des mouvements sans avoir à opérer la médiation d'entente et dominante du syndicalisme d'un côté et de l'élection parlementaire de l'autre c'est votre seule divergence nous laisser tant les verts pire pour moi je vous mets pas répondu sur sur quel était votre méthodologie pour le faire en dehors si ses salariés sous ces ouvriers sous contrôle des directions syndicales de vous suivez pas déjà depuis l'intérieur comment elle allait accepter de vous suivre de vous suivre à l'extérieur mais parce que ça va être la nature de la proposition que vous leur faites il n'en prit en tant que tactique oui mais la propagande c'est une chose mais après la réalité objective et le niveau de conscience de la classe ouvrira ce moment là elle et où télécharger de oui mais moi je suis là je suis d'accord mais le problème c'est que moi je veux bien discuter s'il y avait un million de militants marxistes dans ce pays-là problème c'est que oui mais comme les militants révolutionnaires de la vue des alpes et de la vision stratégique et la vôtre vous êtes obligé de souhaitez vous je vais vous donner déjà quand même je vais lui j'aimerais je m'y attache c'est pour ça que je considère que la grève en elle-même c'est pas suffisant être nos drôles aussi et mon rôle à moi c'est d'essayer de donner une boussole politique au différend je vais pas rester plus que nous chantons je pense que c'est aussi ce qui fait que je suis là moi je pense que le fait même d'être présent dans cette émission là être discutée montrent très bien qu'on peut être un militant syndical engagé et qui respecte le syndicalisme et tout en n'opposant une proposition concrète mois sinon en forme citer qu'elles sont les militants syndicaux ou les dirigeants syndicaux qui parle de bureaucratie syndicale moi j'ai personnellement j'en connais pas ou très peu ou en tout cas de manière médiatique il y en a quasiment aucun qui ose qui ose dénoncer la bureaucratie syndicale moi je vais prendre par exemple un camarade eux jean pierre mercier qui est chez lutte ouvrière et qui est dans et qui est un des quatre grands noms de la cgt je n'ai jamais entendu critiquer philippe martinez dans un média où est ce que je veux dire c'est à dire qu'à un moment donné c'est aussi le niveau ça moi je considère qu' il ya entrisme moi je fais moi personnellement je suis jeune je ne fais pas de l'entrisme entre issa viserait à dire justement on reste terrée on fait notre petite tambouille en un terme de manière quasi anonyme et en fait on continue à avancer et à placer ses jalons moi je suis au contraire beaucoup très clair c'est à dire que je construis l'outil syndical mais en même temps je dirais camarades je suis pas complice de vote de votre stratégie lorsqu'elle en voit la classe ouvrière dans le mur et notamment sur votre proposition d'essayer de faire des choses haddock je vous donne un exemple sud rail sud rail ça vient de la scission de la cfdt moi j'ai des camarades de sud-rail parmi certains parmi les plus anciens qui considère qu' il aurait peut-être fallu mieux batailler dans la cfdt décès de voir comment il était possible de de nettoyer de sa direction réformiste en fait à ce moment là plutôt que de faire quelque chose d'haddock ce qu'on peut dire c'est que sud rail reste un succès aujourd'hui c'est un syndicat ou il ya peut-être que je crois environ 15 mille adhérents qui est troisième organisation syndicale en l'espace de 20 ans a la sncf on peut le dire sauf que regardons le succès de 2,2 de sud rail et de côté mais regardons la cfdt ce qu'elle est devenue aujourd'hui et la cfdt aujourd'hui c'est le premier poison justement du de la classe ouvrière aujourd'hui parce que le la cfdt c'est le joker de l'ensemble des gouvernements c'est lorsqu'on vous dit ah oui ça c'est la cgt ne fait pas attention à cgt sud rail regardez la cfdt ils sont beaucoup plus beaucoup plus intelligente et beaucoup plus clairvoyants et c'est vers eux qu'il faut suivre à la cfdt est devenu premier syndicat la cfdt a plus d'adhérence c'est à dire que le fait même dakota on peut satisfaire de dieu de ce qu'est aujourd'hui sud-rail des trains syndicats combatifs et cetera qui revendique aussi un esprit lutte de classes et autres mais de l'autre côté on ne peut pas banaliser le fait même d'avoir les déposséder un syndicat de l'ensemble des militants les plus combatifs vers l'extérieur et de le laisser uniquement avec les avec ceux celles et ceux qui avaient envie de continuer à négocier la régression sociale et aujourd'hui on voit à quel point il est poison moi je pense qu'alain badiou si vous avez vous mettiez à l'oeuvre ce que ce dont vous pensez c'est à dire d'essayer de faire des choses haddock je pense que vous arrive vous arriveriez pas à vous débarrasser de la cfdt et qu'elle continuera à avoir le contrôle parce que même avec le niveau de compromission aujourd'hui et est ce que tout le monde voit sur la question de l'âge pivot combien d'adhérents de la cfdt ont quittés et pourtant je considère pas qu'il soit qu'ils soient bête ou où qu'il soit qui n'ait pas compris je considère que simplement ils continueront à suivre parce que ils voient que le contrôle de leur appareil et la proposition de leur appareil en fait leur va bien parce que pour eux ça va de négocier des petits bouts de chandelle par ci par là et dès que ça relève de la delà de la conception générale c'est-à-dire y sont eux ils acceptent tout simplement dans la forme que vous dites et il accepte l'ordre social tel qu'il est c'est ça le point oui mais on peut pas le dépasser en tout cas moi je considère qu'on ne peut pas le dépasser avec des désirs déplacez pas non plus depuis l'intérieur de la cfdt bam autre idée on ne passe pas non plus de 2 de l'intérieur de la cfdt quoique la cfdt aujourd'hui un rôle beaucoup plus très différent par rapport à ce qu'elle a pu être ne serait ce que à l'époque de l'ipc terral la grève de livres et de ce qu'elle était encore la présence de militants de la cfdt qui aujourd'hui ont créé sud où on crée solidaire c'est totalement différent mais je considère comme la position de trotski au moment de la scission de la cgt où il considérait que justement il fallait empêcher le les réformistes de la cgt parce que la question était aussi au nom de la guerre d'aller défendre la patrie dont les ans les camarades en fait les révolutionnaires doivent continuer à rester là dedans parce que sinon en fait vous croyez que vous allez vous allez embarquer tout le monde là le résultat était qu'au final c'est l'appareil de la cgt qui restait fort et qui a permis notamment aux gouvernements bourgeois d'envoyer des travailleurs des prolétaires à l'abattoir et justement que le rôle aurait été différent mais après je pense que on peut on peut pas refaire l'histoire mais est ce qu'on peut voir aujourd'hui c'est que même lorsqu'on est syndiquée on peut mener aussi une bataille à l'intérieur des syndicats s'en est en entrisme sans être ni complaisant ni haute mais dans lequel on peut faire changer les choses on peut les bouger et on peut être militant révolutionnaire est syndiquée appelé également comme nous on le fait à faire des coordination avec d'autres secteurs pour casser le corporatisme pour essayer de construire des liens et des ponts ailleurs et puis également faire de la politique est politisé les gens et moi j'ai enfin moi je vois que j'ai des camarades qui me disaient ils avaient fait la révolte des banlieues en 2005 qui aujourd'hui sont en train de lire où va la france de trades qui pas moi je me satisfais de ça mais ça c'est du fait de d'avoir des camarades qui vous parle du rôle de la bureaucratie syndicale vous parle du rôle de on ne se bat pas uniquement pour la réforme des retraites et c'est vrai que la question de macron s'était pas uniquement macron mais lorsque je disais poser la question de la démission de macron c'est parce que je suis intimement convaincu au fond de moi que quelqu'un qui posera la question de la démission de macron c'est à dire non en réalité la bourgeoisie ce qui représente aujourd'hui la pointe avancée de la bourgeoisie en tout cas en france et de 2 de son rôle de précarisation du mouvement ouvrier et ben indirectement il pensera à quelle société pour demain et aujourd'hui on le voit dans cette grève de la ratp de la sncf beaucoup ont cassé le corporatisme en disant moi je me bats pas que pour moi je me bats pas que pour toi je me bats pour les générations futures parce que je ne veux pas être il ya une phrase que magnifique d'un camarade qui disait je ne veux pas être la génération qui sacrifiant les générations futures et dans cette question là peut-être qu'il dit par évolution peut-être qu'il est pas avec le drapeau rouge et qui dit il faut imposer instauré le communisme mais lorsque moi j'entends d'un camarade pour qui c'est la première lutte il faut se battre pour les générations futures peut-être ça va prendre deux mois trois mois peut-être six ans comme tu disais si moi aussi dans tout à l'heure peut-être ça prendra six ans mais quelqu'un qui commence déjà une lutte on part en parlant de sa préoccupation des générations futures et in fine et un moment donné en train de se poser on disait un truc sur les gilets jaunes et ici j'ai deux minutes si j'ai deux minutes sur les gilet jaune beaucoup débordé c'est pas très grave y'a pas de publicité nains du tout c'est l'avantagé juste deux minutes pour pas faire long françoise fressoz ce qui était dit d'or éditorialiste au monde elle disait une chose intéressante sur le mouvement des jets légionelles des au début elle disait qu' il ya une particularité du mouvement des gilets jaunes c'est qu'ils parlent des riches qui parle de l'oligarchie de la bourgeoisie mais il ne cite jamais le patronat et elle disait que c'était particulier en fait qu'il y avait une sorte de lutte de classe mais qu on n'attaquait pas le patronage et c voilà ça c'était ça c'était au début en fait parce qu'on disait justement qu'il y avait beaucoup de petits patrons et qu' il avait une attitude conservatrice en fait en dix ans nous on est d'accord avec vous on et gilet jaune aussi et du coup on est tous un peu le peuple et laisser les patrons 30 il ya des bons et des mauvais mais aujourd'hui on voit le pont qu'on fait légis légende enfin quand vous entendez et faut savoir que le on est là pour l'honneur des travailleurs ce sont les cheminots on était 300 cheminots le 24 novembre qui avons écrit cette chanson en fait et cette chanson au delà du slogan mais lorsqu'on disait que ce sont des fachos que ce sont des petits patrons moi excusez moi mais les fachos et les petits patrons il chante pas on est là même si mac on ne veut pas pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur c'est à dire que on a à travers un slogan enfin petit patron est quelqu'un d'extrême droite se veut se bat pas on je pense on peut être d'accord sur ce alain badiou que les fascistes ne se bat pas pour l'honneur des travailleurs ils en ont rien à faire à la limite i i diré pour l'honneur de la patrie ou autre mais il se battrait pas passer tout à fait inexact et l'ars dash elena chez les nazis de promotion effective de la catégorie d'ouvriers comme tel peu jeu oui je sais c'est c'est fort probable mais en l'occurrence aujourd'hui de ce cheminement l'a en fait des gilet jaune qu'on disait citoyennistes le peuple et ses envois aujourd'hui à quel point ils font même grève et qui luttent et qui font grève dans la semaine et qui est qui et qui réclament en fait que les ouvriers aussi puissent venir lutter avec le samedi et autres de commencer à avoir des revendications qui sont de plus en plus des revendications de classe autour des salaires autant de l'expropriation mais bien sûr mais mais mais mais en prison ils ont ils ont fait ils ont déteint sur nous de bonnes manières c'est à dire quand on parlait des faits gilet jaune on peut se satisfaire de ça en fait de voir qu'il ya une une radicalité aussi de plus importante en fait de la base que les gens en fait on disait après les gilet jaune qui pourra poser encore un parcours de manif mais comme quoi le contrôle des syndicats il revient aussi il est important est qu'on arrive à remettre à faire fi du passé très rapidement mais ils nous ont laissés en fait ce lien là en fait d'essayer de se battre pour plus que ça et cette dimension là elle et elle va continuer aujourd'hui de plus en plus comme nuit debout à l'époque de 2016 poser la question de la loi comme riz et son monde ok on dit pas la révolution mais lorsqu'on dit la loi y compris son monde voilà on entend aussi derrière qu on a envie de remettre en cause la question de la bourgeoisie la question de cette société en fait et mais moi je voudrais que les choses sont bien souvent derrière remettre en question le capitalisme remettent en question la bourgeoisie cela veut dire communistes etc on en parle d'avantagé comme j'espère macro mature et et le nom dans cette affaire d'autres choses et je le dis à l'auteur de de quoi sarkozy est il le nom merci merci beaucoup merci à vous
[Musique] [Applaudissements]
abanda chez cette soirée je tenais à dédier cette émission justement aux salariés de la ratp actuellement qui sont menacés dans les dépôts de vitry et de flandre à pantin nous pensons à eux ils sont actuellement convoqué pour un conseil de discipline qui aura lieu les 5 et 6 mars prochains j'invite tout le monde à se mobiliser sur les lieux de ceux de ses conseils de discipline je voulais dire donc ce soir alexandre patrick yacine hamad et françois que nous sommes là que nous ne lâchons pas à la faire que ce qui se passe aujourd'hui de sordides dans les dents les dépôts nous regarde tous voila
[Applaudissements]
je remercie bien sûr le théâtre de la commune de nous avoir accueilli une fois de plus vous avez suivi ce soir contre courant sur le site qg point médias et sur le site du théâtre de la commune