François Bayrou "est responsable de la situation", Marylise Léon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous redoutez un chaos avant le vote de confiance ?
- 1:15OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a un bon portrait robot pour le futur premier ministre ?
- 2:35OuverteRéponse directe
Est-ce que la CFDT doit être entendue dans cette période ?
- 3:48OuverteRéponse directe
Est-ce que les gestes du patronat sont nécessaires ?
- 4:30OuverteRéponse partielle
Saluez-vous la concession sur la suppression des jours fériés ?
- 5:54OuverteRéponse partielle
Reconnaissez-vous que nous sommes tous coresponsables de la dette ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Fait
« Le monde du travail sera les premiers à payer et ça c'est inacceptable pour la CFDT. »
- 3:07Fait
« On a demandé à être reçu. On avait demandé il y a plusieurs mois une conférence des finances publiques. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Indre. Votre invité ce matin est Marlise Léon, secrétaire général de la CFDT. Bonjour Marie Léon. Bonjour. J- 6 avant le vote de confiance à l'Assemblée nationale, le premier ministre met en garde contre le risque de chaos. Est-ce que vous vous redoutez ce chaptre ? Bah je pense qu'il est responsable de la situation. C'est lui qui a demandé le vote de confiance. Moi pour mon organisation, ce qui est important c'est qu'on ait un budget. Donc plutôt que le gasting et de savoir qui sera le prochain premier ministre s'il y a un changement, ce qui est important c'est de savoir qu'est-ce qu'il y aura dans ce budget. Pour la CFDT, c'est clair qu'il y a un sujet de de déficit et qu'il faut il faut y répondre, mais que les annonces qui ont été faites le 15 juillet nous disent "Le monde du travail
sera les premiers à payer et ça c'est inacceptable pour la CFDT." Donc si je comprends ce que vous dites, il faut un budget mais peu importe avec quel premier ministre si François Baou tombe, je dirais que le le Oui, on n pas de sujet de casting nous pour mon organisation. Ce qui compte, c'est comment le monde du travail sera mis à contribution, comment les efforts seront partagés, comment on fait en sorte d'avoir des investissement préservés pour accompagner et et faire face au changement climatique. C'est extrêmement important. On est nous dans on s'inscrit dans le temps long. Il y a des efforts immédiats qui peuvent être qui vont être demandés et qui peuvent l'être au monde du travail à condition qu'il puisse y avoir des efforts partagés, que ce soit
les actifs, les retraités. On a toujours été clair sur le fait que tout le monde devait y participer en fonction de ces de ces moyens. Euh et ce qui nous importe, c'est aussi que euh il y ait une vraie vision et que ça cette vision de moyen long terme, elle soit bien préservée notamment en matière de changement climatique parce que les travailleurs sont aussi la souvent les premiers à payer lorsqu'il y a des inondations, des intempéries, des destructions de d'emploi à cause de ces de ces mutations. Vous disiez Marie Lisinant, il y a pas une question de casting. Bon, quand même un nom. Alors, c'est bien évidemment pas nous ce matin qui allons choisir nouveau permis. En revanche, est-ce que de votre point de vue, il y a un bon portrait robot ? Est-ce qu'il y a des cases à
cocher pour que ça se passe comme vous le souhaitez en terme de dialogue sociale ? J'ai pas j'ai pas de portrait robot et vous ne me donnerez pas ferez pas dire des noms que je n'ai même pas en tête. D'ailleurs, ce qui est important, c'est quelqu'un qui soit capable de rassembler, d'avoir et d'avoir cette cette boussole que nous on on a et qu'il faut impérativement pouvoir partager, c'est la boussole de la justice sociale et de la justice fiscale. Aujourd'hui, les annonces faites le 15 juillet qui sont soi-disant à discuter et cetera, elles ont été extrêmement brutales. Moi, je je j'ai senti beaucoup d'exaspération au moment où les annonces ont été faites au mois de juillet. Aujourd'hui euh les salariés, les agents des fonctions publiques, je rends compte, ils sont en
colère. Ils sont en colère. C'est pour ça que on appelle à à une journée de mobilisation le 18 septembre sans savoir si à ce momentlà il y aura un gouvernement d'ailleurs. Oui. Parce qu'il y aura besoin d'un budget. C'est ça nous notre late motif, c'est qu'il y aura besoin d'un budget et c'est hors de question que les mauvaises idées qui ont pu être émises, ell elles se retrouvent dans un budget pour le budget de 2026. Cette semaine et d'ailleurs aujourd'hui principalement, François Baïou reçoit les partis politiques à Matinan. Est-ce que vous vous demandez à être reçu ? Est-ce que vous consz que la CFDT doit être entendue dans cette période On a demandé à être reçu. On avait demandé il y a plusieurs mois une conférence des finances publiques. On a été reçu, on a
eu quelques échanges CFDT et les organisations du pacte du pouvoir de vivre qui est une alliance de 65 organisations. Il faut que ce dialogue il continue. Nous, on a des propositions à faire valoir notamment sur la la conditionnalité des ados entreprises. extrêmement important de responsabiliser les employeurs sur ces dépenses alors qui sont si on mélange à la fois les la les aides directes et indirectes, on est autour de un peu plus de 200 milliards d'euros par an. C'est extrêmement important que démocratiquement on ait un débat sur cette question. Mais ça veut dire dans ce que j'entends, vous dites c'est pas uniquement à l'État de trouver la solution. Il y a aussi par exemple des gestes du patronat à faire. Mais évidemment. Mais oui. Bah oui, parce que dans une entreprise, c'est pas
un scope. Il y a pas que des salariés, il y a aussi des employeurs qui sont qui ont une responsabilité particulière. Je je prends un exemple aujourd'hui. Il y a une mobilisation dans une entreprise qui s'appelle Saint-Gobin Pantousson canalisation. Une un mouvement de grève. C'est une entreprise qui touche beaucoup d'aide publique, qui demande des efforts aux salariés aujourd'hui, qui va attaquer gravement leur leurs leurs droits en matière de salaire, de temps de travail. Il y a aucune aucun engagement de l'entreprise sur la question de maintien de site d'une activité ou de d'un certain nombre d'emplois. Ça c'est pas acceptable. Aujourd'hui, il y a besoin qu'il y ait des aides aux entreprises, mais il y a besoin qu'elles soient beaucoup plus contrôlées et évalué à
quoi elles servent et comment elles sont utilisées. C'est un impératif démocratique. Vous disiez faut de la discussion. Il se trouve que bon François Vaou a fini par concéder quelques ouvertures par exemple sur le cas des des jours fériers. Il dit la suppression des jours fériers c'est discutable et amendable. On pourrait supprimer un seul jour férier sans difficulté. Est-ce que moi vous saluez ce pas là ? B je salue le fait qu'il il a compris qu'il fallait faire des des bouger mais pour la CFDT c'est c'est ni de ni un. C'est on ne touche pas à la question des jours fériers et on regarde un peu différemment la façon dont notamment les entreprises. Je je reviens sur cette question de la conditionnalité des aides. Lorsque l'on est sur des dépenses de l'ordre de 200 milliards d'euros, je
pense que ça doit être regardé extrêmement sérieusement comme la proposition que l'on fait de d'avoir une une nouvelle taxation des des des plus riches. Ma question c'est pas que la CFDT veut de l'impôt à à tout à toutes les sauces dans tous les sur tous les concernant tout le monde. La question c'est comment pour vous il faut de la justice fiscale. Enfin ce niveau d'exaspération et de colère du monde du travail elle doit être il doit être entendu. Aujourd'hui il y a une vraie attente de justice fiscale et aujourd'hui on entend beaucoup d'arguments pour expliquer que ça ferait fuir les investissements et cetera. Je pense qu'il faut qu'on ait un débat serein sur ce sujet. appuyer sur des études qui qui prouvent qu'il y a une véritable ou plus-value à mettre en
place ce type d' Vous avez entendu le premier ministre, il explique depuis plusieurs jours que d'une certaine manière nous sommes tous coresponsables de la dette et il a d'ailleurs cité certaines catégories notamment les boomers nés après la guerre qui ont profité de son point de vue d'une partie des avantages octroyés par l'État. Est-ce que vous reconnaissez que nous sommes tous coresponsables de cette dette qui s'est accumulée ? Ben je pense que c'est surtout les responsables politiques qui en sont responsables qui successivement euh ont expliqué que il fallait le il fallait y répondre mais qui n'ont pas trouvé les solutions. Et je pense que c'est pas en culpabilisant une certaine catégorie de population qu'on va trouver des solutions. Enfin cette question de l'acceptabilité, elle
est elle est importante. Je il faut que les responsables politiques comprennent que les citoyens et les citoyennes ont compris. Ils ont compris qu'il y avait un enjeu de dette, de déficit, qu'on était dans une situation inédite et qu'il fallait du coup avoir des réponses inédites. Il y a pas certainement pas en montant les les les les uns contre les autres qu'on va on va réussir l'opération. Et en ce qui concerne les les boomers, on on évoque souvent le la question de la contribution des retraités. Moi ça fait des mois que je dis que mon pour mon organisation les efforts peuvent être partagés y compris par les retraités qui ça retrait les boomers. Bon on se dit c'est une catégorie de personnes nées entre telle date et telle date mais les situations, elles sont extrêmement
hétérogènes. Vous avez 2 millions de retraités en situation de pauvreté. Moi, je trouve que c'est pas juste de leur demander des efforts de la même façon que des retraités qui gagnent très bien ou qui ont un revenu de remplacement qui est qui est tout à fait satisfaisant. Un tout dernier mot pour conclure Marie Léon la perspective d'un retour aux urnes, ce qu'on entend dissolution d'émission destin présidentiell anticipé. Est-ce que c'est souhaitable de redonner la parole ? Non mais je pense qu' on faut pas ajouter à la profonde crise sociale et démocratique qu'on est en train de vivre une crise de régime. Donc le mot d'ordre pour la CFDT c'est de la justice sociale et fiscale par le dialogue dans le cadre de la préparation du budget. Je pense que c'est impératif. Après qui que ce
soit premier ministre, ça ça regarde le président de la République et le futur gouvernement. Merci Marie-Élise Léon. Je rappelle que vous êtes aussi l'auteur du livre S'engager aux éditions Flamarion dont voici la la couverture qui s'affiche à l'antenne. Merci aussi.