Ep. 3 - Janvier et février 2021 : les coulisses de la campagne présidentielle
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Locuteur 2Fait
« 7 c’est l’agrément qui va avec le contrat d’engagement républicain et 8 c’est la dissolution administrative des associations en Conseil des Ministres. »
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« Dans une loi, les mots communautarisme ou séparatisme ça ne veut rien dire. »
- 3:30Locuteur 2Fait
« Moi je pense que l’islamogauchisme gangrène la société. »
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« La loi de 1905 qui dit que la République ne reconnaît aucun culte doit nous imposer de nous interdire toute volonté de nous immiscer dans l'organisation de certains cultes. »
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« Dans un pays où il y a près, aujourd’hui, de 9 millions de gens qui vivent sous le seuil de pauvreté, la République est effectivement, aujourd’hui remise en cause. »
- 7:00Locuteur 2Chiffre
« Il y a 800 plans sociaux déjà faits dans ce pays, nous, nous allons discuter des certificats de virginité. »
- 7:30Locuteur 2Fait
« Le certificat de virginité, la polygamie, en rappelant à chaque fois bien sûr que c’est interdit tout ça. »
- 8:30Locuteur 2Fait
« Quand les musulmans ont-ils manqué à la France ? Quand ? Qu’on me cite un jour, une date, un fait. »
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« Ce texte ne sert à rien, ce texte est dangereux et je vous mets en garde. »
- 10:00Locuteur 2Fait
« La loi de 1905 ils en ont discutés deux ans. »
- 10:30Locuteur 2Fait
« En France il y a qu’une chose qui est interdite, c’est le racisme, et ce n’est pas une opinion c'est un délit, point, sinon tout le reste on peut raconter ce qu’on veut. »
- 12:00Locuteur 2Chiffre
« Nous avons fait 8 000 signatures de plus entre jeudi soir et aujourd’hui, lundi soir. »
- 12:30Locuteur 2Chiffre
« Ma chaîne YouTube a fait un progrès, on est pas loin de 500 000. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
– Bon, 7 à 12… – 9 à 12 c’est là-dessus. – Attendez 7 et 8 c’est quoi déjà ? – 7 c’est l’agrément qui va avec le contrat d’engagement républicain et 8 c’est la dissolution administrative des associations en Conseil des Ministres.
Et il y a tous les trucs de la catégorie "amendements ridicules" où ils marquent des mots qui ne veulent rien dire juridiquement. Par exemple "tout maire qui soupçonnerait du communautarisme a le droit de refuser de louer une salle municipale à une association". Dans une loi, les mots communautarisme ou séparatisme ça ne veut rien dire. – Bon je vais être obligé de m’avaler ça, mais ça commence à faire beaucoup au m² cette loi. – Moi je pense que l’islamogauchisme gangrène la société. – Le projet de loi sur le séparatisme en France. – C’est une loi contre les musulmans. – Séparatisme, islamisme, port du voile, le débat est très technique. – Pour l'instant on n'a pas vu toute la catastrophe encore.
La catastrophe sociale, elle arrive. Ayons conscience du fait qu'on est à une bascule, mais en même temps disons nous que quand l'humanité et les êtres humains entrent en détresse, il y a deux mouvements qui les… Vous vous rappelez, vous avez lu le bouquin de Pablo Servigne L'Entraide ? Il dit que le premier réflexe c’est l’entraide.
Mais si vous avez été dressés à mort à l'égoïsme, vous allez entrer dans la période de détresse et vous n'aurez pas les bons réflexes parce que la seule chose que vous saurez faire c'est comment foutre sur la gueule aux autres, comment tirer votre épingle du jeu, c'est ça qu'ils vous ont dit tout le temps. Bon c'est pas notre cas, mais c'est pour dire. Donc pour nous, ce moment-là il nous intéresse parce que ceux qui apportent des réponses d’entraide, c’est nous, mais pas parce qu'on est meilleurs ou plus intelligents, c'est juste parce qu’on est dans une logique qui nous oblige à réfléchir autrement au futur.
Ça ne sert à rien de s’enrager, mais par contre ça sert à quelque chose de se dire : "nous avons une réponse à la situation, nous savons comment faire, par quel bout attraper le truc". Ce n'est pas rien quand même, m… ! s’il faut gouverner le pays de savoir par quel bout on commence. – (Voix off de journaliste) : C'est l'un des textes les plus attendus du quinquennat d'Emmanuel Macron, une loi pour lutter contre les séparatismes afin de conforter les principes républicains.
Le gouvernement veut aller vite pour l'examen du texte, 400 amendements ont déjà été déposés. – Il y a tout un pan de cette loi, tout le pan qui concerne la réglementation des cultes, qui est une atteinte aux libertés et pour une effectivité, une fois de plus, qui est faible. – La parole est maintenant à Monsieur Alexis Corbière pour le groupe La France insoumise. – Oui, des attaques ont eu lieu contre la République.
Oui, la République aujourd'hui est affaiblie, elle est affaiblie sur plusieurs sujets. Dans un pays où il y a près, aujourd'hui, de 9 millions de gens qui vivent sous le seuil de pauvreté, la République est effectivement, aujourd'hui remise en cause. Adopter un texte de loi sur le respect des principes républicains est une grande tâche.
Il implique pour cela aussi de pouvoir discuter et non pas agiter mais agir. Quand la Défenseure des droits nous dit, au cours des auditions, qu'il y a dans ce texte des risques d'atteintes aux libertés, je la cite, sur nombre de libertés fondamentales, il y a de quoi s'interroger. Alors nos propositions : oui, la loi de 1905 qui dit que la République ne reconnaît aucun culte doit nous imposer de nous interdire toute volonté de nous immiscer dans l'organisation de certains cultes.
Ils doivent respecter la loi, sans aucun doute, mais ce n'est pas à nous de dire comment ils doivent s'organiser, me semble-t-il. – PJL principes républicains, Éric. – Bien, donc je reviens un peu sur ce qui s’est passé en commission sachant que c’est quand même Alexis qui s’est fait le gros du boulot.
En prévision de la séance, vous savez qu’on a annoncé qu’on votait contre et on a essayé d’argumenter sur différents débats. Ce qui se confirme c’est plusieurs choses, c’est une loi fourre-tout dont le fil conducteur, voulu par le gouvernement au départ et Macron, est la dénonciation du séparatisme islamiste. C’est ça le fond de l’histoire qui a été mis sur cette loi, sauf qu’on arrive à une situation où, comme c’est une loi fourre-tout elle ouvre beaucoup de boîtes.
Alors il y a des mesures dangereuses, incontestablement, liberticides. Dernier point, c’est une loi assez compliquée, non pas dans ce qu’elle veut faire, mais comme elle est fourre-tout elle ouvre plein de débats, et moi je dois dire que vous mettez quand même quelques temps, quand vous êtes en commission à vous mettre dans le bain. C’est pas si simple que ça, ça nécessite beaucoup de connaissances de droit, ça nécessite beaucoup de connaissances historiques pour pouvoir répondre et il y a quelques personnes pointues. – C’est vrai que pour rentrer dans le débat, il faut quand même avoir une sacrée batterie d’arguments.
Vu qu’on est à peu près tout seuls à parler contre eux, sauf la droite qui fait de la surenchère constante. Et j'ai l'impression qu’il y a quand même quelque chose qui nous sert là-dedans c'est que j'ai l'impression que rien ne ressort dans le débat public. Enfin peut-être que je me trompe, mais j’ai l’impression qu’ils n’arrivent à raccrocher sur rien et donc ça fait vraiment un texte complètement inefficace.
Enfin j’ai l’impression que ça ne prend pas, en tout cas sur cette question-là, moi on ne m’en parle pas, ou très peu. – C’est clair que sur un sujet comme celui-là, il faut être documenté parce que la plupart du temps, l'idéologie dominante aujourd'hui c'est celle de la droite, et la plupart de leurs salades passent comme des choses qui sont évidentes. Et évidemment nous devons profiter du débat pour expliquer clairement ce qu'est la laïcité.
Je le redis pour la millième fois : séparation des églises et de l'État, ce n’est pas un athéisme d’État, et ce n’est pas la normalisation de la population sur certains comportements qui peuvent en effet choquer ou déranger, mais qui sont d'un autre ordre de débat. Alors soyez bien conscients du fait que ça va être un festival de grossièretés anti-musulmanes et l’enjeu pour nous c’est ne pas laisser cette parole dominer la scène publique. Parce qu'elle est meurtrière, elle est désastreuse, elle donne la prime aux terroristes et aux islamistes politiques les plus violents, parce qu'elle dit : "Vous voyez, la preuve qu’il n’y a pas de place pour les musulmans dans ce pays, écoutez ce que racontent leurs élus".
Et à partir de là, c'est une incitation à la radicalisation au moins idéologique, et ça il ne faut pas qu’on les lâche une seconde, il faut que les musulmans en France entendent que des gens les défendent, que la laïcité est au service de la possibilité pour chacun de croire comme il veut. Ça sera la victoire idéologique et morale que nous pouvons remporter, ç'est-à-dire avoir fait la démonstration que la laïcité protège le droit de croire comme on l’entend, alors que dans de nombreux milieux où la religion a son influence on considère que la laïcité serait en quelque sorte un obstacle à la manifestation ou à l’expression de la foi. Alors ça, ça me paraît être des enjeux importants, c’est-à-dire des enjeux de cohésion nationale, le fait que ce soit nous qui travaillons pour que les Français puissent être tous ensembles et croire ce qu’ils veulent, du moment qu’ils ne posent pas des actes contraires à la loi.
Mais l'impression dominante, quand même, va rester à ceux qui ont le plus de temps de parole, LR a 9 heures, nous avons 3 heures. De toute façon vous voyez bien : un tiers de leur temps. Donc je résume : en séance maintenant la dernière tâche concrète qu’il s'agit de faire c’est de choisir les amendements sur le séparatisme social et je propose qu'on choisisse bien qui va s'en charger, histoire de créer un peu de la surprise et de déporter les choses.
Quand à moi je ferai sur l'Histoire, je ne sais pas ce qu’à prévu de faire Corbière, et puis je participerai avec vous d'un bout à l'autre à la guerre de guérilla d’amendements. J’ai l’intention d’y rester, il ne reste plus que nous sur la position traditionnelle ferme de la laïcité. – Tout à l'heure à 16 heures, à l'Assemblée nationale et pour une durée de 15 jours, s’ouvre le débat dont tout le pays attend avec une impatience folle en cette période de covid, à savoir l a question du séparatisme renommé : "renforcement des principes républicains".
Ces débats promettent d'être assez passionnants. Jean-Luc va d’autant plus s’y impliquer que le débat est en "Temps Programmé" à l’Assemblée nationale, ce qui veut dire que le groupe LFi dispose de 3h30 de prise de parole à répartir sur les 15 jours de débats, plus une heure, ça fera donc 4h30 au total, une heure réservée au Président du groupe, donc à Jean-Luc, qui d’ailleurs fera une première prise de parole qui sera à suivre en direct depuis l’Assemblée tout à l’heure. – On va faire vite parce que je dois aller à l’Assemblée, je dois préparer mon discours.
Je pense qu’on va déjà bien les asperger avec ça : il y avait déjà 3 malades du Covid quand vous lanciez la discussion sur les retraites, il y a 70 000 morts aujourd’hui et vous lancez une discussion sur le foulard. La dernière fois il y avait 3 cas de covid dans ce pays et vous nous avez inventé un débat sur les retraites, qui a fini comme vous le savez, mais qui nous a mobilisés ici nuit et jour jusqu'à ce que vous décidiez du 49-3. Depuis il y a eu 75 000 morts, il y a 3 millions de cas depuis le début et 145 000 contaminés supplémentaires depuis la semaine dernière, et nous qu'allons-nous faire ?
Nous allons passer quinze jours à soupeser le lien entre une religion et des pratiques terroristes. On va prendre un truc et à chaque fois, je mettrai une sujet ridicule, et surtout il est ridicule parce qu'il est déjà dans la loi. C’est ça qu’on cherche.
Il y a 800 plans sociaux déjà faits dans ce pays, nous, nous allons discuter des certificats de virginité voyez-vous. Quoi que cela soit déjà condamné par l'Ordre des Médecins qui interdit à ceux qui en sont membres de les pratiquer. Le certificat de virginité, la polygamie, en rappelant à chaque fois bien sûr que c’est interdit tout ça.
A propos des femmes il faut regarder, sur le voile, j'ai lu une fois une phrase qui m’est restée dans la tête qui dit qu’il y a déjà des dizaines de jugements avec jurisprudence qui établissent clairement ce qui est licite ce qui ne l'est pas. – Oui c'est leur article 1. C'est un truc qui existe totalement déjà dans la réalité parce que la jurisprudence l’a déjà établi. – D’accord, on prendra ça comme exemple, marque le moi comme tel pour le début.
Alors nous allons parler du foulard chez les personnes délégataires du service public, pourtant cette affaire est réglée par la jurisprudence depuis 2013. Il va falloir trouver à chaque fois : on en prend un petit paquet et puis on met un titre dérisoire. – Pour ajouter au volet "ils sont à côté de la plaque, on discute du voile de la polygamie alors que c'est la crise économique et sociale, etc", il y a la manif du 4 février prévue sur les questions de précarité et là on est le 1er et tous les débuts de mois ils font des articles pour annoncer ce qui augmente.
Et à nouveau là, le 1er février, on a une augmentation de l'électricité, le gaz + 3,5 % et même les péages augmentent. – Tu peux me faire la petite liste, s’il-te-plaît, mis dans l’ordre ? Il y a une augmentation du gaz, de l'électricité, des péages, mais nous, nous allons discuter de la mixité dans les horaires de piscine municipale.
Maintenant je veux, à ma manière et puisqu'il faut que cela soit fait, exprimant non seulement mon point de vue, celui de mes amis, mais je pense celui de beaucoup d'autres sur ses bancs. Quand les musulmans ont-ils manqué à la France ? Quand ?
Qu’on me cite un jour, une date, un fait. Quand ils débarquaient en Provence ? La moitié des troupes qui étaient là, était musulmane.
Quand ils se faisaient tuer pour la moitié du contingent qui prit d'assaut Notre-Dame-de-la-Garde à Marseille pour en expulser les nazis qui s'y trouvaient ? Quand nous ont-ils manqués ? À Monte-Cassino quand combattaient sous le drapeau tricolore les Sénégalais, les Algériens, les Tabors marocains ?
Quand ont-ils manqué à la patrie ? Quand ils devaient être là pour la construire de leurs mains ? Quand ils ramassaient ses poubelles ?
Quand ils portaient ses malades ? Et maintenant, ingénieurs, médecins, gloires de l'enseignement et de la vie en commun, faut-il à nouveau qu'ils aient la honte d'être montrés du doigt par vous ? C'est insupportable !
Je vous adjure de le comprendre : on ne construit pas la France contre une partie de ceux qui la composent. Alors voilà ma conclusion est en quelques mots : ce texte ne sert à rien, ce texte est dangereux et je vous mets en garde. Non, les chemins de la raison ne s'ouvrent pas à la faux !
Non, la porte de l'universel ne s'ouvre pas à coups de pied ! Non, l'amour de la République, comme tout amour, ne vaut rien sous la menace. Donc on réaffirme que le candidat c’est le programme et surtout qu’il est en train d’être retravaillé en lien avec les associations, les intellectuels et surtout les citoyennes et les citoyens.
Ce que l'on fait déjà depuis septembre avec la Consultation Populaire. Donc là, l'enjeu ça va être d'arriver dans cet événement à mixer le programme et les nouvelles technologies que l’on met au service de l’interactivité, voilà, ça c'est l'enjeu, l'objectif pour nous c'est de faire en sorte que tout fonctionne bien pour qu’au niveau du studio ils puissent se concentrer sur le contenu et sur le déroulé de l'émission. L'enjeu c'est d'assurer un environnement opérationnel stable et serein.
Il est 11H22. – Voilà, donc maintenant c'est la répétition générale pour les meubles et le filage audio pour l’après-midi. – Il faudrait peut-être que j'en fasse autant, que je sorte un peu.
Bon, là je suis cloué le temps de finir le débat. Il est mortel ce débat, heureusement il n'intéresse personne, parce que comme ça, si tu veux, ça réduit la casse dans le pays. Parce que sinon, deux jours non-stop sur l'article 1, de conneries sur les musulmans enfin c'est désastreux pour le pays. – Puis sur les plateaux les gens ont la bave aux lèvres.
C’est d’une violence ! Il y en a très peu, c’est CNEWS qui fait des plateaux là-dessus, le reste personne n’en parle. Les gens parlent de la situation sanitaire mais tu sens qu'il y a une volonté d’en découdre à droite et à l'extrême-droite qui est dégueulasse. – Moi je crois surtout, c'est un effet de surenchère, parce que quand tu vois les gens de droite qui interviennent à l'Assemblée, clairement ils sont dans le rôle, mais tu ne les aurais pas imaginés comme ça il y a encore quelques semaines. – Un effet de surenchère, la peur de se faire voler le truc par les fachos.
C’est un sale contexte, mais je suis d'accord que ça ne perce pas énormément. – Madame Guetté ! – Bonjour.
Alors, tu as prévu ton show ? – Tout à fait, mon spectacle de claquettes. – Ça ne se raconte pas trop, mais la participation populaire s'organise très vite dès qu’il y en a l’opportunité.
Pour les travaux parlementaires, c'est pas tout à fait ça, mais bon. Imagine-toi aussi qu’on est devenu dingue avec les méthodes actuelles à faire des lois comme ça, l’une derrière l'autre. La loi de 1905 ils en ont discutés deux ans. – Oui, ce n’était pas du tout le même rythme. – Pas 15 jours avec des amendements irrecevables et un Temps Programmé qui t'empêche de parler.
On souffre là, on pensait qu'on y arriverait mais 51 articles et 400 paragraphes c’est trop pour 3 heures. – Oui, j'ai vu qu'on avait utilisé beaucoup de temps déjà, mais bon, tu as les discussions générales du début… – Et puis le sujet s’y prêtait, en France il y a qu’une chose qui est interdite, c’est le racisme, et ce n’est pas une opinion c'est un délit, point, sinon tout le reste on peut raconter ce qu’on veut. Mais alors ils sont pris dans des contradictions pas possibles parce que pour interdire ceux qu'ils soupçonnent d'islamisme ils sont obligés d’interdire tout le monde.
Donc en fait ils se collent à dos des paquets de gens. Tu t’imagines des associations de philatélistes en train de signer des pactes républicains : "Moi je collectionne juste les timbres, monsieur, je n'ai pas l'intention de faire un putsch". – Quand tu es prêt on peut aller faire le filage, c’est-à-dire voir le plateau, les hologrammes, l’interaction avec les hologrammes.
Sophia t’attend. – Donc l’hologramme est placé ici. – Où ici ? – Ici.
Et en fait il va sortir, passer de petit à grand et il va être à hauteur réelle. – C’est sa taille normale ça ? (Rires) [bruits divers du plateau] – Qu’est-ce que je dois faire quand elle apparaît ? – Quand elle apparaît elle est face cam’ donc ils finissent de parler, ils lancent la question et toi tu dois juste regarder dans cette direction vers la caméra. – N'oubliez pas de les agrandir sinon ça fait vraiment bizarre. – C’est pour ça qu’on est en train de les tester en direct avec toi. – On se les regarde tous ?
Allez on va commencer par le générique du début. [bruits de studio] [Musique] – On est à trente minutes du live, on n'a pas fait de filage, mais ça va être au talent et à la force du projet présidentiel. Tout va bien se passer. – Je commence une nouvelle carrière, d'acteur, c’est un peu plus compliqué qu’arriver sur une scène de meeting. – Non on est un petit peu stressé, mais c’est normal, c’est la première.
Il va y en avoir quatre, on va s’habituer. [ (off) : 5, 4, 3, 2, 1, top.] – Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce premier Forum de l'Avenir en commun, l'émission interactive consacrée au programme du candidat à l'élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon.
Alors c'est le premier numéro d'une série de quatre forums thématiques qui accompagnent la publication de numéros de la revue "les Cahiers de l’Avenir en commun". Cette revue vous l’avez découverte la semaine dernière, avec pour premier numéro : "Démocratie et libertés, vite la 6ème République". Alors ce soir nous allons aborder trois thèmes : la 6ème République, la question des nouveaux droits et de leur intégration dans la Constitution, ainsi que la nécessaire réforme concernant la police et la Justice.
Alors sans plus tarder, car nous allons passer plusieurs heures ensemble, je vais laisser la place à celle qui coordonne, met en forme et en musique le programme "l'Avenir en commun". Elle est la coordinatrice du programme a vec Hadrien Toucel, c'est Clémence Guetté. On se quitte, merci à tout le monde, merci Clémence, j’étais très heureux de t’épauler dans cet exercice et quand à moi je vous donne rendez-vous après le 11 mars et la sortie du second opus des Cahiers pour une nouvelle émission programmatique.
Merci à tout le monde. [Musique du générique] – Merci tout le monde. Merci !
Bravo ! – Pour Hanouna ils nous ont dit qu'ils étaient d'accord pour jouer le jeu, y compris jusqu'au bout du truc concurrent, du pied de nez. Ça les amusait et de faire ça, et c'est pas déconnant comme idée. – Non, il faut voir comment ils le traitent mais… 0:20:59.860,0:20:59.440 – Non, il faut voir comment ils le traitent mais… – De quoi ? – De comment ils vont traiter globalement la présidentielle, mais je pense que ça peut être moins pire que le Petit Journal en fait. – Ils veulent faire l'émission politique de la jeunesse pour la présidentielle. – Moi je suis d'accord pour que ce soit une émission vivante, pas trop stéréotypée.
Je ne veux pas être une espèce d'icône qu’on pose sur le bord de la cheminée. Mais pas la pagaille, et surtout zéro vulgarité. – Ils ne veulent pas parler que de la question de la laïcité, ils proposent de nous envoyer des thèmes et de travailler sur d'autres séquences où on peut évoquer la question de la précarité et d'autres sujets, Mais sur ce sujet, de la laïcité, il sera plutôt d'accord avec nous, Hanouna, à titre personnel.
Il a déjà pris des positions sur le fait qu’il fallait arrêter avec les musulmans, de leur fracasser la gueule en permanence. Il sera plutôt sur cette position-là, qui, par ailleurs est une position assez majoritaire dans la jeunesse, donc il ne sera pas très hostile sur le sujet. – Dans la jeunesse je trouve que c'est une situation comparable à celle quand est apparu le mouvement SOS Racisme.
Des tas de gens étaient stupéfaits de voir la vitesse avec laquelle ça s'était propagé, c'est tous ces gens qui n’ont pas compris que la France a changé. – Bon, alors, émission "Balance Ton Post" de demain, qui sera en prime à 21h15. Je commence par dire que l'idée est de faire une annonce forte de l'émission dès 20h50, en ayant une petite interview de Jean-Luc depuis la loge avec Cyril Hanouna de 5 minutes, qui permettrait d'attraper les téléspectateurs de "Touche Pas à Mon Poste", l'émission d'avant, pour qu'ils restent sur l'émission "Balance Ton Post".
Et ensuite on démarre à 21h15 en plateau. Ils ont prévu 7 thèmes qui, a priori, seront dans cet ordre-là. – Sur la 6ème République on est passés vite dessus, mais j’en reparle rapidement pour dire que c'est potentiellement l'endroit où tu peux caser un truc écolo en parlant de la règle verte, sinon il n’y en a pas. – Ah oui, tu as raison. – Oui, moi c’est ce que je voyais dans les thèmes qui étaient indiqués c’est qu’il manquait du climat.
Vu le public, il faut essayer d’en trouver. – On va mettre ça déjà dans la covid, puisque mon truc ça va être de dire "Autant être lucides : des pandémies maintenant ça va être non-stop et déjà pour une raison : puisque la cause de la pandémie est écologique, c'est la destruction des milieux naturels qui oblige les animaux à se rabattre et puis deuxièmement ce sont les élevages hyper-concentrés et ni l’un ni l'autre ils n'ont l'intention d'arrêter". – Tu peux dire que c’est la répétition générale ce qu’on vit là, et que tu proposes de tout changer. – Voilà, bonne idée, bonne expression, on va dire ça "répétition générale". – Après je trouve qu’à la lumière de la discussion, l’angle sur Macron le plus pertinent c’est peut-être celui de la pulvérisation de la société.
Parce que celui sur "Président des riches", on va déjà le traiter dans la partie pauvreté, de facto. Mais si on veut jouer sur la caractéristique de la société d’aujourd’hui par rapport à il y a 4 ans, c’est que tout le monde se déteste. Moi je trouve que c’est un angle un peu nouveau que remettre "Président des riches" qu’on a déjà beaucoup utilisé.
Moi j’irai chercher de la formule sur : "il a pulvérisé la société", "il a divisé le peuple"… – D’accord. Écoutez, j’ai bien noté tout ça. Quelqu’un veut dire quelque chose dans l’intérêt de la Science ? – À part redire que c’est pas mal de ne pas oublier "Nous Sommes Pour". – Ah oui, il faut que je redise qu’ils peuvent signer pour moi, mais je ne sais pas à quel moment faire ça. – Si tu fais un appel à l’engagement, c’est à ce moment-là qu’il faut le faire. – D’accord, merci vous deux.
À bientôt ! Moi je m’en vais à l’inauguration du babyfoot du siège. Je ne vous dit pas la tête que font les gosses quand je leur file mon triangle rouge.
Tu le donnes toi aussi ? – Ça ne m’est jamais arrivé, non. – Fais le, les gens sont fous de joie !
Voilà, est-ce qu’il est au bon endroit, bien placé ? Oui, non ? Parfait.
C’est pas tout à fait le même rouge que la cravate. [JLM Chantonne ! ] [ ] – C’est vraiment très généreux de votre part. – Oui, merci, je suis heureux que tu le reconnaisses. – Merci beaucoup. – Regarde, tout le monde craque.
J'avais trouvé une fois une phrase de François Mitterrand que j’avais trouvé admirable pour ça, il avait dit : "J'aime tellement la liberté que si vous m’enfermez dans une pièce sans fenêtre et sans porte, je creuserai les murs avec mes ongles". Je comprends de quoi il parle, c’est pas une pièce tu vois, c’est… tous les gens qui ont été "assignés à résidence", ce qui est un peu ton cas, toi tu as été assigné à résidence de rouquin. Mais oui, tu sais, quand il ya… on essentialise, que tu n’es plus qu’une chose.
Et moi aussi, celui qui n’entend pas bien et qui est pied noir avec un accent bizarre. Et donc tu cherches à rompre le cadre. Alors chacun le fait à sa manière, d'ailleurs tu remarqueras qu’autour de nous, dans nos équipes, beaucoup de gens sont comme ça.
Finalement je m'aperçois des caractéristiques communes : les gens assignés à résidence, des hypersensibles en quantité incroyable. – Il y en a beaucoup. – Bon alors qu'est ce que ça donne sur Twitter ?
Naulleau en 7ème tendance France, Hanouna 17ème, Mélenchon 18ème. – Ouais, ouais ça va le faire. Mais arrêtez d’être nerveux comme ça. – Qui est nerveux ? – Mais eux là ! – (Voix off de lkémission) : Ce soir, événement dans Balance Ton Post.
Jean-Luc Mélenchon, l'un des hommes politiques les plus influents du pays est notre invité exceptionnel. "Nous, nous sommes les têtes dures vous voyez ? Les insoumis, les rebelles." Alors que le leader de la France insoumise est l'un des principaux opposants au Président Emmanuel Macron, il a d'ores et déjà annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2022.
Son objectif est clair : prendre l'Élysée. Pour cela, l'homme de 69 ans réagira comme à son habitude sur tous les sujets, sans langue de bois. La loi sur le séparatisme, les violences policières qui l’ont beaucoup choqué ces derniers temps, enfin Jean-Luc Mélenchon nous expliquera pourquoi selon lui il est temps de changer les institutions et d'instaurer la 6ème République.
Connu pour ses prises de position fortes et son verbe haut, le leader de la France insoumise fera face à notre équipe d'éditorialistes dans des débats qui s'annoncent mouvementés. Ça commence maintenant. – Il est 21 heures on est en direct avec toute l’équipe de Balance Ton Post, c’est parti avec Jean-Luc Mélenchon qui est notre invité en direct.
Alors Jean-Luc Mélenchon on va parler de plein de choses, merci à tous d’être là. – Là il nous reste franchement deux, voire trois thématiques grand maximum. – Ça fait combien de temps qu’on est là ? – Ça fait plus de… 1h45 quasiment. – Ah bon ?
Je ne me rends pas compte. – Oui, parce que ça va vite. – Cyril a l’air d’être content. – Je suis très content parce que je trouve que ce n’était pas agressif.
Je ne voulais pas ça, je ne voulais pas qu’on soit dans l’agressivité. – Alors, on peut faire un petit reproche que nous avons réussi à retourner à notre faveur ? Tu as enfin dit le nom du site sauf que tu as dit "Action Populaire" au lieu de "Nous Sommes Pour".
Du coup Jill derrière a dû re-router le site "Action Populaire" vers le site "Nous Sommes Pour" pour que les gens puissent signer parce que les visites explosaient. – Ah bon ? Ah, merde ! – C’est pas grave, on a rigolé, on a dit : "Il a dit un site ! " et derrière les équipes ont fait tout ce qu’il fallait. – C’est parfait, il faudra leur dire merci et bravo.
Ça veut dire qu'ils suivent ? – Là, tout le monde suivait, oui. – Toute l’orga suivait, les gens suivaient ? – Ah oui, il y avait des gens au siège, un obs’ insoumis, tout ça. – Qu'est ce qu'on fait ?
On va au siège ? Ou le tout le monde fout le camp du siège ? – On peut aller au siège. – L'émission avec Hanouna, c'était jeudi dernier, est évidemment d'un rendement maximum pour nous.
Nous avons fait 8 000 signatures de plus entre jeudi soir et aujourd’hui, lundi soir. Ma chaîne YouTube a fait un progrès, on est pas loin de 500 000, bref tous les indicateurs sont au vert. Mais il faut aller au-delà de ce succès de scène, pour essayer de bien comprendre qu'une campagne doit être faite d'événements.
Notre idée était de défier France 2, l'idée c'était surtout de marquer la protestation à l'égard de la forfaiture du service public de l'audiovisuel. Car ce soir-là ils ont marqué un événement, un événement tragique, un événement grave : le service public affiche le fait que le débat en France, dorénavant, c'est entre la droite extrême et l'extrême-droite. Et que ce qui les distingue c'est le degré de violence à l'égard d'un secteur de la France, je dis bien "de la France".
Qui montre du doigt 5 à 6 millions de nos compatriotes qui ont la foi musulmane, mais nous parlons de la France. Nous parlons de 5 à 6 millions de Français, et écoutez l’ex-pieds-noir que je suis, ça ne donne rien de couper une population en deux sur sa religion. Ça n'a jamais rien donné.
De toute l'Histoire de France, ça n'a jamais rien donné. Le moment est donc grave, et nous, notre rôle… ce n’est pas seulement une équipe politique que nous sommes. Nous sommes une équipe politique au sens le plus profond du terme, c'est-à-dire que nous jouons un rôle dans la cité pour tâcher de maintenir uni ce que les autres vont tenter à tout prix de désunir pour créer un clivage qui se substitue au clivage de classe, au clivage du partage des richesses.
Parce que c’est ça leur but, ça a toujours été ça, et c'est ce qui a caractérisé les mouvements fascistes et nazis que de substituer le clivage ethnique au clivage de classe. Par conséquent, l'événement de jeudi soir est gravissime. Avant, une forte politique se donnait pour objectif d'être le débouché politique d’un événement.
À gauche, la variante révolutionnaire pensait que le débouché serait un parti révolutionnaire et les autres que ce serait dans les élections. Nous, on est les premiers à faire les deux, mais c'était comme ça. Donc le débouché politique ce n’est pas un parti, ce n'est pas un mouvement, c'est une option : la constituante.
Le cœur de notre stratégie révolutionnaire c'est la constituante, c'est-à-dire que le peuple décide lui-même des règles du jeu. Ça peut paraître lointain, puisque votre question c'est "Comment on fait maintenant ? " mais pour nous ce n'est pas le sujet, le sujet pour nous, maintenant, c'est d'être identifiés à travers ce qu'on propose.
Donc nous, on pense qu’il n’y a pas d’autre espace possible que celui de l’adhésion. Vous voyez ce que je veux dire ? Vous dites "Bon, ceux-là on voit à peu près ce qu’ils veulent faire" tous ceux qui n’ont pas ce niveau de crédibiité seront pulvérisés.
Parce qu’ils passeront pour ce qu’ils sont : des gens qui n’ont pas d’idées et qui essayent de duper les autres. Moi je veux être le seul bulletin de vote sans face caché, donc il faut que ça se voit, il faut que ça se sente, il faut que ça s’entende, c’est-à-dire que je ferai ce que je vous ai dit que j’ai l’intention de faire. Après c’est à nous aussi de ne pas être à côté de la plaque, d’être sur des choses faisables, réalisables, etc.
Et je vais vous dire, pour être bien franc : peu importe le résultat, il faut que l’idée continue à exister. Ce dont nous sommes menacés c’est d’être rayés de la carte, comme en Italie, il n’y a plus de gauche. Je ne sais pas dans quel état on va ressortir du gouvernement de coalition en Espagne.
Je sais qu’à un vote avec 33 % à l’élection présidentielle au Portugal, nous avons été explosés. Moi je me sens cette responsabilité : quoi qu'il advienne, il faut que ce que nous représentons et incarnons continue. Un jour ou l'autre il y a un point d'appui dessus.
Là je pense que, compte tenu de l'événement que nous sommes en train de vivre, la commotion énorme que subit la société, j'ai dit au début qu’il y avait un trou de souris, la vérité c'est que j'ignore si c'est un trou de souris ou si c'est un porche pour un éléphant. Parce que ça peut être l'un ou l'autre, nous pouvons aussi bien être détruits qu’à l'inverse : arriver au pouvoir. Des enfants chantent "Je chante avec toi, Liberté" – C’est les enfants de la Réunion que Flore a mis à la fin du vlog. "Quand tu trembles, je prie pour toi Liberté" C’est la fin. – Je vais le re-regarder.
Renvoie moi le lien. Pas tout de suite, là je regarde ça. Je ne me rappelais pas de cette image avec les vagues.
C’est magnifique, Flore. – On dirait des écoliers, des enfants, c’est ça ? – C’est ça. – C’est joli, hein ? – C’est superbe, j’avais oublié ça. – "Qui es-tu, illusion ou bien réalité ? " – C’est mieux avec illusion.
Comment j’ai pu oublier ces images ? Elles sont sublimes. "Je comprends qu'on meure pour te défendre. "Que l'on passe sa vie à t'attendre. "Quand tu chantes, je chante avec toi, Liberté. "Dans la joie ou les larmes, je t'aime. "Les chansons de l'espoir ont ton nom et ta voix. "Le chemin de l'Histoire nous conduira vers toi. "Liberté, Liberté. – Sous-titrage : Le crayon d'Oreille -
Jean-Luc Mélenchon