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Coup de tonnerre : Florian Philippot en débat totalement hallucinant !

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Florian Philippot, quel est le souvenir le plus marquant que vous avez sur 2024 ?

  • 10:00FerméeRéponse directe

    Florent Philippe, est-ce que vous pensez qu'on peut encore faire un Frexit en France ?

  • 15:00OuverteRéponse partielle

    Stanislas Rigaud, vous proposez de refuser le Mercosur et de maîtriser l'immigration sans Frexit. Est-ce possible ?

  • 20:00OuverteRéponse partielle

    Pierre Gentil, est-ce qu'on peut réformer l'Union européenne de l'intérieur ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Stanislas Rigaud, un Frexit peut-il avoir lieu en France et les Français seraient-ils prêts à voter pour ?

  • 40:00RelanceRéponse directe

    Jean Messia, vous semblez d'accord avec Florian Philippot sur le Frexit. Pourquoi ne pas l'assumer clairement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:00Florian PhilippotFait
    « Si on veut régler la question migratoire, on doit quitter l'Union européenne et Schengen et la CEDH. Il n'y a pas d'autre solution. »
  • 20:00Pierre GentilFait
    « Je pense qu'il existe une civilisation européenne, pas un État européen, je m'empresse de le préciser, mais une civilisation européenne. »
  • 25:00Florian PhilippotFait
    « La France n'est même plus le statut d'État au niveau international. Il n'y a pas de temps à perdre. »
  • 30:00Stanislas RigaudFait
    « Ce n'est pas un tabou le Frexit. Simplement, on pense qu'il y a encore des marges de manœuvre. »
  • 35:00Florian PhilippotFait
    « Vous ne maîtrisez plus votre monnaie, votre système bancaire et monétaire. Donc, on peut vous mettre à genoux en 48 heures. »
  • 40:00Jean MessiaFait
    « Le problème, c'est qu'on peut avoir économiquement et juridiquement raison et politiquement tort. »
  • 0:10Florian PhilippotFait
    « Tout pseudo-souverainiste ou patriote qui ne va pas au Frexit, c'est souvent un manque de courage. »
  • 0:25Florian PhilippotFait
    « Si tu l'annonces, la catastrophe interviendra avant que tu sois élu. »
  • 0:55Florian PhilippotChiffre
    « L'Allemagne en termes aujourd'hui économiques, etc. est écrasante par rapport à la France. »
  • 1:25Florian PhilippotChiffre
    « La France est le deuxième budget de l'Union Européenne. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, vidéo un petit peu inhabituelle aujourd'hui, mais vous allez voir, passionnante, je l'ai trouvé passionnante, un débat quasiment une heure sur le Frexit, mais avec des gens de Eren et Reconquête qui se sentent souverainistes aussi, mais eux ne sont pas pour le Frexit. Et donc voilà, vous allez voir ce débat, c'était vraiment des arguments, c'était dans le respect. Merci à Frontières qui m'a envoyé la vidéo et qui m'a permis de la mettre sur cette chaîne, parce que c'est le Média Frontières qui l'a organisé ce débat.

Et il faut vous abonner à la chaîne YouTube Frontières, je vais mettre un lien sous la vidéo en description. Il faut soutenir les médias indépendants et c'est tout à l'heure honneur d'avoir organisé ce genre de débat. Alors, je vous parlerai des événements dont on parle dans cette vidéo en fin de vidéo, je reviendrai ici.

Simplement d'ici là, merci de vous abonner également à cette chaîne YouTube par un petit clic gratuit. Pensez-y en fin d'année, ça va aider énormément. Vérifiez que vous n'avez pas été désabonné par YouTube, il y en a eu beaucoup ces derniers temps, on me l'a dit.

Donc, recliquez sur s'abonner en dessous, un petit clic gratuit pour vous, ça aide beaucoup à la meilleure diffusion des vidéos. Et puis, pensez à nous rejoindre maintenant, voilà. Et en particulier si vous êtes un grand défenseur de la France libre, du Frexit, d'un vrai projet national, d'une libération nationale, de la sortie de l'OTAN et de belles valeurs derrière, de prospérité, de liberté, de paix, d'avenir, de dignité, de souveraineté.

Alors, il faut venir au Patriote, le plus grand mouvement souverainiste de France. Il faut profiter de cette fin d'année pour défiscaliser parce que chaque adhésion ou réadhésion au don ou mouvement est défiscalisé au deux tiers pour vous. Mais votre compteur fiscal va être remis à zéro le 1er janvier 2025.

Donc, c'est le moment de le faire. Pour adhérer et réadhérer, c'est le premier lien sous la vidéo en description dès maintenant. Ce lien, vous le trouverez également en commentaire épinglé.

Faire un don ou mouvement, c'est le deuxième lien sous la vidéo en description. Et les liens sont également sur notre site les-patriotes.fr.

Bienvenue, bravo, profitez de la défiscalisation maintenant, les derniers jours de 2024. Je vous souhaite un bon débat. On se retrouve tout à l'heure.

Florian Philippot, vous êtes président des Patriotes, ancien député européen et partisan du Frexit, on peut le dire. Bienvenue dans notre matinale. Merci d'un jour.

Et donc, on commence tout de suite les pieds dans le plat. Florian Philippot, quel est le souvenir le plus marquant que vous avez sur 2024 ? Beaucoup de choses.

Il s'est passé tellement de choses en 2024. J'ai souvenir de la manif qu'on avait faite, par exemple, pour les agriculteurs au début de l'année, au champ de mars. On avait donné la parole à plein d'agriculteurs qui étaient en lutte.

Et c'était un moment fort, un moment où Rungis était bloqué, beaucoup plus fort que ce qu'il y a eu en fin d'année. Malheureusement, on aurait aimé que ça soit meilleur là. Mais c'était un moment où on a commencé à parler des vrais grands sujets.

Parce que derrière cette question, il y a la question agricole, alimentaire. On a vu avec le retour en force du Mercosur et ce qui s'est passé en fin d'année, le coup de force d'Ursula von der Leyen. On est sur des vrais, vrais gros sujets derrière tout cela.

Et c'était émouvant de voir les paysans qui, parfois, certains savaient qu'ils allaient prendre la parole. Et d'autres se sont signalés dans la foule en disant, est-ce que je peux monter sur scène, la prendre et expliquer ce que je vis ? Et c'est une manif qui m'a particulièrement touché et chamboulé parce que c'était vraiment les gens qui étaient en lutte et qui racontaient leur vie.

Voilà, après, il s'est passé plein de choses, l'accélération avec la dissolution. Moi, je trouve qu'on est dans une phase intéressante qui est navrante quand on regarde ce qui se passe, quand on voit les épisodes Bayrou. Barnier, puis Macron ce matin, Mayotte qui est dans un État qui est vraiment au 36e dessous par rapport à ce qu'on attendrait d'un chef de l'État.

Mais en même temps, c'est une espèce de révélateur, voilà, et j'espère d'accélérateur. Et c'est pour ça que je pense que 2025 va être une année extrêmement importante parce que si on arrive à allumer toutes les mèches nécessaires pour faire péter ce système, je pense qu'on en est là, il n'y a rien de pire que le statu quo, alors on pourra aller vers quelque chose de mieux derrière. À partir de tous les combats qu'on est en train de mener.

Voilà, je pense que 2024 a préparé le terrain d'une année 2025 qui peut être véritablement explosive et très intéressante. Florent Philippe, est-ce que vous pensez qu'on peut encore faire un Frexit en France ? Non seulement je pense, mais je pense que c'est indispensable.

Je pense que c'est indispensable. On le voit bien sur 10 000 sujets. Je parlais du Mercosur.

Si on me trouve un autre moyen de gérer notre politique commerciale et de sauver notre agriculture que de reprendre en main la compétence du commerce, qu'on m'explique. Moi, je n'en vois pas d'autres. Il n'y en a pas d'autres.

Et Stanislas Rigaud, vous êtes dans un parti reconquête qui ne propose pas le Frexit, mais qui propose quand même de refuser de signer le Mercosur, d'arrêter l'immigration. Est-ce que c'est possible, d'après vous, de faire tout cela en restant dans l'Union Européenne ? C'est ce qu'on essaie de faire.

Après, c'est ce que disait Sarah Knafo récemment. Merci de votre invitation dans ce All Star, dans ce marathon du vendredi pour le dernier matinale. Merci.

Non, mais c'est ce que Sarah Knafo disait récemment, Sarah Knafo qui a été élu au Parlement européen depuis juin dernier. Ce n'est pas un tabou le Frexit. Simplement, on pense qu'il y a encore des marges de manœuvre et on pense qu'on peut encore essayer dans les rapports de force au sein du Parlement européen, au sein de ce système actuel, de faire changer les choses.

On le voit, il y a des possibilités, il y a des pays qui s'en sortent mieux que la France, beaucoup mieux que la France. Et c'est ce qu'on essaie de faire. Après, je ne vois pas pourquoi le Frexit sera un tabou dans ce pays.

C'est vrai qu'on n'en parle presque pas, ou peu, mais en tout cas, nous, ce n'est pas notre option. Ou plus, en fait, depuis le Brexit. Oui, ou plus, en réalité, c'est plutôt ça, mais enfin, ou moins.

Mais ce n'est pas un tabou pour nous, mais on voit qu'il y a des pays qui s'en sortent beaucoup mieux que nous. Et j'ai eu l'occasion, on parlait des...

Qui sont dans l'Union Européenne, des pays qui sont dans l'Union Européenne et qui s'en sortent mieux que nous. C'est le point d'être petit, toujours ici, chez vous. Non, mais j'ai eu l'occasion, en plus, d'en débattre avec vous, Florian Philippot, à l'occasion des élections européennes.

Souvenir, évidemment, important de cette année 2024. Et nous, on pense ça. On pense qu'il y a des possibilités.

Et c'est ce qu'on va essayer de faire. C'est ce qu'on essaie de faire. Et je crois que le travail du Saracnafo au Parlement européen va dans ce sens et est plutôt positif pour le moment.

Bon, je suis déjà très heureux qu'on puisse débattre parce qu'honnêtement, c'est rare. Enfin, je dois reconnaître ça. Non, non, mais c'est vrai que Stanislas Rigaud, c'est quelqu'un avec qui on débat normalement.

Et c'est vraiment très, très bien. Et c'est tout à fait sain. Et moi, je ne pense pas du tout qu'il y ait de possibilités.

Je pense que l'histoire l'a montré. Je pense même qu'on fait perdre du temps à laisser croire qu'il y a une possibilité. Je me souviens de l'élection européenne où il nous expliquait qu'on allait tout changer, qu'on allait se débarrasser d'Ursula von der Leyen, qu'il allait avoir une majorité souverainiste au Parlement.

Il n'y a rien eu de tout ça. Et il ne peut pas y avoir. Vous ne pouvez pas changer un système qui est fait pour ne pas être changé.

Si vous voulez, c'est fait pour ne pas être changé. C'est fait pour aller toujours plus loin. Vous savez, pendant que nous, on débat de ça, ils sont en train de préparer l'étape d'après.

Mario Draghi l'avait dit. L'étape d'après, c'est le nouveau traité où l'Union européenne doit devenir un État. Je veux dire, on y est presque.

Quand on dit qu'ils vont faire l'Europe fédérale, on est déjà dans l'Europe fédérale. Quand vous ne maîtrisez plus vos frontières, votre monnaie, votre budget, quand il y a déjà un droit supranational, vous êtes de fait dans un État fédéral. La question suivante, c'est de faire un État tout court.

Donc, la France n'est même plus le statut d'État au niveau international. Il n'y a pas de temps à perdre. Si on veut régler la question migratoire, on doit quitter l'Union européenne et Schengen et la CEDH.

Il n'y a pas d'autre solution. Si on veut régler la question commerciale, agricole, industrielle, nos services publics, on doit quitter l'Union européenne. Il n'y a pas d'autre solution.

Tout le reste, c'est de la perte de temps. Il y a une dimension européenne qui est évidente. D'ailleurs, il y a une décision de la CGE qui est tombée il y a quelques années, qui est interdite de refouler des migrants intra-européens.

Donc, la dimension migratoire, elle est intrinsèque à la question européenne. Ça, c'est évident. Ensuite, régler la question migratoire ne se fera pas simplement et uniquement, j'insiste, sur les questions européennes.

Les lois sur le regroupement familial, encore une fois, c'est des lois d'inspiration nationale. L'arrêt, la régistie, oui, mais ce que je veux dire, c'est que si vous détricotez l'étage européen, vous oubliez deux étages importants. Le premier, c'est l'étage législatif et l'étage constitutionnel.

Ah non, mais je suis d'accord. Il y a plein d'autres métiers. Mais il y a le premier verrou à faire sauter.

Je complète votre propos. Je n'étais pas en opposition. Non, non, mais je précise.

Je complète votre propos en vous disant aussi qu'il ne faut pas occulter que la question migratoire est une question aussi qui se règle aussi au niveau national et au niveau constitutionnel. Encore une fois, je complète là-dessus ce propos. Il est certain qu'il y a des jurisprudences administratives, évidemment celle du Conseil d'État en premier chef, qui s'opposeront aux mesures restrictives.

Alors, inspirées sans doute par la CEDH, bien sûr, la CEDH qui se distingue de l'Union européenne. Je sais que c'est un peu technique, mais rappelons-le. Et aussi, ça c'est un peu mon cheval de bataille, mais la question du Conseil constitutionnel, la question des jurisprudences constitutionnelles devra à un moment être posée.

Je redis, si demain nous voulons faire un référendum sur la question migratoire, outre la question européenne, c'est la question du gouvernement des juges qui s'opposera. C'est la question de savoir si le peuple est souverain ou si c'est l'État de droit ou le système normatif tel que les juges le présentent et l'avancent, qui s'imposera et donc qui fera obstacle. Vous savez, la loi immigration, elle a été censurée.

On a dit que c'était des questions de forme. On a dit tellement de bêtises sur cette histoire de cabalier législatif. Je ne vais pas encore revenir sur le sujet, mais je ne vais pas la détailler encore, cette décision.

Mais vraiment, c'est une décision politique. Mais en fait, vous nous dites qu'on pourrait arrêter l'immigration en France sans sortir de l'Union européenne ? Alors, c'est un grand débat qui nous oppose.

Moi, je pense qu'effectivement, l'État...

En fait, quand on dit que l'Union européenne, que le droit européen est supérieur au droit national, c'est juste à une exception près. Et vous le savez, d'ailleurs. C'est les tâches constitutionnelles.

Ce qui fait que si...

Non. Ce qui fait que si...

Ce qui fait que si demain vous insérez...

Mais si, si demain vous insérez des dispositions...

On peut en parler. Si demain vous insérez des dispositions au niveau du bloc de constitutionnalité, ces dispositions primeront sur le droit européen. Je sais quelle est la vision de l'Union européenne depuis l'arrêt de 1964, Costa contre Enel.

Mais c'est bien, en définitive, le droit français qui l'impose. Simplement, juste un exemple très simple. Si demain vous avez un traité européen qui vous dit « Le président de la République français, les présidents de la République sont nommés par les commissaires européens. » Eh bien, ce sera la constitution française contre les traités européens.

Et vous savez très bien ce qu'il emportera. C'est la constitution française. Malheureusement, non.

Ben si. Vous avez une décision, pas besoin de remonter à Costa Enel en 1964, vous avez une décision d'il y a trois semaines de la Cour de justice de l'Union européenne qui dit « Un juge national a le devoir de désobéir à... » Oui.

Eh oui. Le devoir de désobéir, y compris quand il s'agit d'appliquer une disposition constitutionnelle, c'est écrit dans la décision du juge européen, contre le droit européen. Mais ça, c'est la vision du droit de l'Union européenne.

Non, c'est eux qui veulent l'imposer. Mais non, vous avez...

Malheureusement, évidemment, c'est elle qui s'impose depuis le début. Il ne faut pas...

Je vais vous dire, de toute façon, il y a une question de principe. Un, ça, c'est un peu l'astuce des partis qui disent « On va rester dans l'Union européenne et on va changer la constitution. » C'est une espèce d'usine à gaz épouvantable où vous n'allez pas tout mettre dans la constitution.

Ou alors à la fin, on va mettre la protection des agriculteurs, la protection...

Vous connaissez qu'on peut mettre des choses dans la constitution quand même. Mais oui, mais la constitution, c'est pas fait pour ça. La constitution, c'est fait pour régler les institutions.

C'est pas pour mettre une politique gouvernementale. Alors voilà. Deux, en plus, ça serait même pas suffisant.

Je suis d'accord. Oui, vous voyez, il y a quand même des problèmes de principe. Et en plus, je pense que ça serait absolument pas efficace.

Vous auriez une montagne de contention. On irait saisir la Cour de justice contre vous, etc. Et vous perdriez à la fin.

Et puis, n'oubliez pas quand même que vous êtes dans un système où vous êtes sous chantage. Vous ne maîtrisez plus votre monnaie, votre système bancaire et monétaire. Donc, on peut vous mettre à genoux en 48 heures.

Si l'Union européenne estime que vous êtes hors des clous, on peut fermer vos banques, on peut créer artificiellement des files d'attente devant les distributeurs de billets. Ils ne se sont pas privés de le faire déjà. En 48 heures.

Parce que, malheureusement, nous avons donné une des souverainetés les plus essentielles qui existe pour un pays, c'est-à-dire sa monnaie, à ce truc. Par ailleurs, il y a une question de principe. Quel est l'intérêt de chercher...

C'est l'achat. Non, mais quel est l'intérêt de chercher des billets pour rester dans un truc qui, par principe, devrait choquer n'importe quel patriote français ? Comment peut-on accepter qu'il y a une autorité non élue, au-dessus de nous, illégitime, largement étrangère, qui décide à la place du peuple français ?

Par principe. Je veux dire, même si l'Union européenne était un succès, mais qu'elle a s'imposé au peuple français et à la France, je serais pour en sortir par principe. Parce que je n'accepte pas que mon pays qui s'est battu depuis plus de mille ans pour être un pays libre, et qui a vu mourir beaucoup de ses hommes pour cela, accepte d'être sous tutelle d'une autorité oligarchique, illégitime, supranationale.

En plus, il se trouve que ça ne marche pas. Donc la question ne se pose même pas. En plus, c'est une catastrophe économique, migratoire, diplomatique, on le voit bien.

Donc, si vous voulez, on a toutes les raisons d'en sortir, et ça doit être un grand chantier de 2025. On n'est pas en désaccord. Enfin, encore une fois, là, on est sur un débat, parce que...

Mais c'est bien d'avoir ce débat, parce qu'il est juste...

Je suis ravi de l'avoir avec vous. Moi aussi, moi. Mais simplement, je veux dire que voilà, on a ce débat.

Moi, je ne suis pas en opposition frontale avec ce que vous dites. Je vais peut-être un peu moins loin. Aussi, je pense qu'effectivement, nous devons récupérer des points de souveraineté, par exemple, sur la question de Schengen, sur la question de la maîtrise de nos frontières.

On voit bien que Schengen ne fait absolument pas le travail...

Frontex, pardon. Frontex ne fait absolument pas le travail qui devrait être le sien. Donc, mécaniquement, il devrait y avoir une substitution de souveraineté ici, et nous devrions retrouver la maîtrise de nos frontières en disant tout simplement à Frontex, le jour où vous saurez maîtriser correctement les frontières, c'est-à-dire probablement jamais, à ce moment-là, vous récupérez cet outil-là.

Mais pour l'instant, il y a urgence, effectivement, à retrouver cette souveraineté, à retrouver des pans de souveraineté. Et de ce point de vue-là, je pense que nous pouvons converger. Stanislas, vous faites un travail chez Reconquête au Parlement européen.

Ça veut dire que vous y croyez quand même un petit peu au Parlement européen, vu que vous vous écharnez à essayer de proposer des lois, des amendements, des...

Écoutez, Sarah Tnafo est élue là-bas. Elle ne va pas faire semblant de rien faire. Sauf qu'une fois qu'elle y est, de toute façon, elle va essayer de faire du mieux possible.

D'ailleurs, il y a eu des minorités de blocage cette année au Parlement européen. Son groupe y a contribué à certains instants. C'est aussi une façon de prouver aussi à cette Union européenne que l'on n'aime pas.

Ça, je pense qu'on est à peu près d'accord au moins là-dessus, qu'il y a des opposants, qu'il y a des opposants forts dans leur pays. Et d'ailleurs, vous parliez du fait qu'il n'y ait pas eu une majorité cette année. Ça a quand même changé entre l'Union européenne et le Parlement européen d'il y a 10 ans et aujourd'hui.

Il y a des groupes qui sont plus forts, qui ont plus de moyens d'action. Donc ça ne va pas assez loin. Il y a trois groupes à rien aujourd'hui.

Il y a trois gros groupes aujourd'hui. Le vrai problème, c'est Van der Leyen. En fait, le vrai problème, c'est la trahison du PPE.

C'est ce que j'allais dire. C'est la trahison de François-Xavier Bellamy. En fait, le problème, il est politique.

Il n'est pas structurel, il est politique. M. Finoukoune n'a pas l'air d'accord.

M. Van der Leyen, vous savez, au moins, moi, je ne l'aime pas du tout, mais je suis en procès même contre elle, si vous voulez. Mais au moins, elle montre ce qu'est l'Union européenne.

Mais vous remplacez demain par M. Tartampion qui sera veste grise, quelqu'un que vous ne verrez pas, ce sera les mêmes pouvoirs. En réalité, c'est un problème structurel.

Il y a certes quelques groupes dits souverainistes au Parlement européen. Il faut voir ce qu'ils votent quand même. Ça vote souvent très très mal, y compris les alliés du RN ont voté le Mercosur.

Vous allez regarder leur position diplomatique complètement hystériquement anti-russe, pro-OTAN, c'est très visible. Je regrette, par exemple, il n'y a pas un euro-député français qui a voté contre une résolution folle il y a quelques jours, qui dit qu'il faut re-voter en Géorgie. Avec cette présidente qui n'est plus élue, qui s'acharne, qui se maintient illégalement à son poste, un peu Maud Zelensky.

Je crois que Thierry Marigny a voté contre. Non, non, il n'a pas voté contre, j'ai vérifié. Non, non, il n'a pas voté contre.

Aucun euro-député n'a voté contre. Tout le monde était là pour voter ce scrutin. Ah bah, si on n'est pas là, c'est presque encore pire.

C'est presque encore pire. Mais en tout cas, pas de vote contre. Pareil, aucun n'a voté contre le règlement DSA.

Alors après, de censure...

Là, c'est un problème de député. C'est pas un problème structurel, c'est un problème politique. C'est un problème politique.

S'ils ne votent pas ceux avec qui vous êtes d'accord, ça, c'est un sujet. Mais ça, encore une fois, c'est le souci des députés. J'espère que personne défend ici le règlement européen de censure le DSA.

Mais non, c'est pas ce que je vous dis. Alors, c'est dommage qu'aucun d'euros-députés français n'ait voté contre. Oui, mais là, c'est bien la preuve que les députés ont une importance.

Mais attention, j'ai été eurodéputé. Donc, je vais vous dire une chose. Non, que Sarah Knafo fasse le maximum, parce qu'il faut être pragmatique, pour bloquer ce qui est mauvais pour la France.

Je ne vais pas lui relâcher. Évidemment, on ne va pas jouer la politique de la terre brûlée en disant, de toute façon, les mains propres, on ne participera à rien. Si on peut bloquer un truc néfaste pour la France, elle doit le faire, c'est son devoir, etc.

Je remarque que ça n'est pas toujours fait malgré tout. Je viens de donner des exemples. Et je remarque que ça n'est de toute façon pas suffisant.

Parce que le Parlement européen, c'est un chouyème du pouvoir de l'Union européenne. Le pouvoir d'initiative, il est à 100% dans les mains de la Commission européenne. Donc c'est un problème structurel.

Vous ne pourrez pas prendre un bout et pas l'autre, etc. Soit vous restez dans l'Union européenne et vous prenez tout, soit vous quittez l'Union européenne et vous êtes un pays indépendant, ce qui ne devrait quand même pas nous affoler. C'est quand même le cas de 95% des pays du monde et c'est le cas de la France dans 95% de son histoire.

C'est-à-dire d'avoir été un pays indépendant qui sache battre monnaie, avoir des frontières, défendre son commerce. Enfin, ça n'a rien d'extraordinaire. C'est simplement qu'il faut nous réhabituer à l'indépendance.

On nous a désaccoutumé de l'indépendance. On nous a transformé en personnages qui allons chercher ailleurs. Nos politiques, ce n'est pas bien.

Il faut qu'on réapprenne à être des hommes et des femmes debout et libres. Pierre Gentil, est-ce qu'on peut réformer l'Union européenne de l'intérieur ? Je pense que là, la réponse, elle a été donnée clairement au Florent Philippot.

Moi, je pense que nous devons récupérer progressivement des pans de souveraineté. Mais moi, je suis attaché à l'idée...

Alors ça, ce n'est pas seulement une question de structure. C'est aussi une question, je dirais, historique et civilisationnelle. Moi, je suis attaché à une coopération européenne, à une civilisation...

Je pense qu'il existe une civilisation européenne, pas un État européen, je m'empresse de le préciser, mais une civilisation européenne qui fait que je me sens...

Oui, il y a un État fédéral, ça va être...

Evidemment. Ce qui fait que je me sens effectivement une proximité avec un Polonais, avec un Letton, avec un Roumain, avec un Allemand, avec un Italien, plus qu'avec un Chinois, un Africain ou un Sud-Américain, encore que, vous voyez. Donc, c'est logique qu'il y ait une tendance à préserver cet espace-là avec des coopérations.

Et un Québécois, si vous voulez. Je suis plus proche d'un Québécois que d'un Letton, moi. Oui, mais parce que vous avez la langue, parce que ce sont des Européens, ce sont des Européens qui étaient français pour partir du Roumain.

C'est François Asseigneux qui disait qu'il était plus proche d'un Togolais que d'un Letton. Eh bien, voilà l'opposition. Eh bien, voilà l'opposition fondamentale.

Moi, je me sens plus proche effectivement d'un Letton, je suis désolé, ou d'un Polonais plus simplement que d'un Togolais. Donc, il y a une préférence civilisationnelle qui est évidente. Moi, je crois qu'il y a une civilisation française.

Je pense qu'il y a une civilisation française. Je n'en prie pas d'autre. Il y a une culture française et une civilisation européenne.

Ah, moi, je crois qu'il y a une civilisation française. Je pense que l'Europe est forte justement quand ce qui a fait le succès incroyable du continent européen depuis plusieurs siècles et puis vraiment son explosion au XIXe, c'est que nous sommes capables d'avoir des différences justement qui sont très...

Il y a des latins, il y a des germaniques, qui viennent du pays plus nordique. Et tout ça, quand on essaie de passer ça au rouleau compresseur de la Commission européenne, ça donne un truc un peu dégoûtant. En fait, américanisé à la fin.

C'est tout. Juste américanisé. D'ailleurs, ils parlent tous anglo-américains là-bas.

Donc, on voit bien ce qu'il y a derrière. Et puis, c'est complètement depuis le début, depuis les origines, si vous remontez à l'origine de la construction européenne, c'est infiltré de l'objet américain. Il faut lire l'ami américain.

C'est un livre formidable qu'un historien a écrit, M. Branca. Il faut le lire pour expliquer à quel point, depuis le départ, c'est infiltré par les intérêts américains.

De Gaulle en parlait déjà à l'époque. Bien sûr. Il a député toute sa vie contre ça.

Même Mitterrand l'a dit...

L'agent américain...

Même Mitterrand l'a avoué juste avant la fin de son mandat et avant de mourir en disant qu'on est en guerre et les Français ne le savent pas et cette guerre impitoyable nous est menée par les États-Unis d'Amérique. Ça n'a pas changé. Sauf qu'aujourd'hui, on a des agents directement...

Agents entre guillemets. On a des agents directement américains à la tête du pays. Donc, évidemment, ils vont moins le dire.

Mais ce que je veux dire au-delà de cela, c'est que la coopération, bien sûr, ça remplacera plein de choses. Mais la coopération, elle doit se faire avec tous les pays du monde aujourd'hui. On n'est plus en 57.

C'est-à-dire que le monde, il y a les BRICS. Il y a des puissances qui ont émergé. Et il faut que la France, qui est particulièrement bien placée avec son outre-mer, son espace maritime, leur parle, coopère.

C'est la Russie, c'est la Chine, c'est le Brésil. Ce sont des puissances qui émergent, qui ont émergé. Quand elles sont nécessaires, si on peut faire nous-mêmes, il faut faire nous-mêmes, parce que notre indépendance, elle n'a pas de prix.

Si on doit coopérer, on coopère. Mais ne nous limitons pas à quelques pays européens. Le monde est bien plus vaste aujourd'hui.

Je suis content qu'on ait ce débat. On a pu parler un peu du fond du problème de l'Union européenne. Mais est-ce qu'il n'y a pas un vrai problème ?

C'est que les Français ne veulent pas du Frexit et que tous les partis frexiteurs font 2% aux élections européennes. Il y a 36% des Français, il y a eu un sondage, je ne sais pas ce qu'il vaut. En gros, 36% des Français qui veulent le Frexit, ce qui est loin d'être rien.

Mais qui est loin de la majorité. C'est vrai. Oui, ça, vous savez, avant, pour ceux qui ont connu, comme moi, le débat sur la Constitution européenne en 2005, au début, les premiers sondages, c'était 30-35 pour le non.

Et je parle de 3 mois avant. Pas 3 ans avant, 3 mois avant. Il y a eu une campagne.

Voilà, exactement. Une campagne intelligente, ça a donné un non majoritaire. Ensuite, elle a été trahie.

Ça, c'est autre chose. Mais bon, les gens ont voté non. En tous les cas, aujourd'hui, le problème, vous avez regardé les européennes, j'étais candidat.

Moi, je voyais dans la campagne plein de gens qui me disaient je suis d'accord plus avec vous qu'avec le RN aujourd'hui parce que le RN a abandonné le Frexit. Mais je vais voter quand même RN pour mettre une claque à Macron. Et là, on n'est plus dans le débat de fond, si vous voulez.

On est dans la stratégie tactique sondagière. C'est je vois dans les sondages un score et donc je l'utilise pour mettre une claque à Macron. Le problème, c'est que ça ne met jamais de claque à Macron ni à personne, tout ça.

Ça ne fonctionne pas. Quand même, il la dissous juste après à cause de ça. Non, ce n'est pas à cause de ça qu'il la dissous.

Il la dissous pour un bas calcul et qui n'a rien à voir avec ça. Oui, je pense aussi. Tout à fait.

Conseillé par Darmanin, c'est-à-dire. En réalité, vous remarquez que les seuls moments où vous êtes efficace dans la vie politique soit en France ou ailleurs, c'est quand vous votez pour vos convictions. C'est le seul moment.

Les Américains, quand ils ont un moment, ils ont décidé de voter pour Trump, ils ont voté pour Trump. Quand les Britanniques ont voté pour le Brexit, ils ont voté pour le Brexit, etc. Le seul moment où vous êtes efficace, c'est quand vous votez pour vos convictions.

Pour ça, il faut avoir un débat de fond. Et on en revient, vous parliez juste avant de l'ARCOM. C'est vachement intéressant que vous ayez parlé de ça parce que j'ai fait une manif au pied de l'ARCOM samedi dernier pour la liberté d'expression.

L'ARCOM, c'est un gros sujet aujourd'hui en France. Vous savez qu'elle veut réguler vos chaînes comme vous. Je sais, je sais.

Peut-être que dans un an ici, il y aura un décompte du temps de parole. Tout ça, les gens doivent être conscients de cela. Parce que ça, ça formate le débat ou ça empêche le débat public.

Or, c'est du débat public que naîtra le débat de fond et donc la possibilité pour les Français de voter pour leurs convictions et non pas pour eux. Des sondages. Pierre, je voudrais réagir.

Oui, c'était pour l'enjeu parce que cet argument, on l'a beaucoup entendu. C'est un argument intéressant. Vous évoquiez le chiffre de 36% des Français qui seraient, soi-disant, seulement favorables à un Frexit.

Et ça ferait argument en soi. Et au fond, c'est une minorité. Et comme c'est une minorité, qu'on a partagé, c'est le combat sur le pass sanitaire et le pass vaccinal.

Et moi, je me souviens très très bien des sondages de tout départ d'une majorité de Français qui étaient pour le pass vaccinal et le pass sanitaire. Et vous voyez très très bien que la tendance, elle s'est inversée. Je me souviens très bien entre octobre 2021 et le février 2022 quand tout le monde a vu que ce pass ne servait strictement à rien, déjà sur un plan purement médical puisqu'il faisait passer, je vous rappelle, le virus.

Enfin, je veux dire, ça ne changeait strictement rien. Ça imposait des restrictions de liberté folles, etc. Et donc, en fait, en très peu de temps, on a vu les gens changer.

Autre argument par ailleurs, vous savez, si on se fiait uniquement sur cette question des sondages et sur le fait qu'il y a une opinion qui est minoritaire et donc elle doit rester minoritaire, vous savez, dans les années 80, ce que nous disons aujourd'hui, par exemple, sur l'immigration, c'était, mais minoritaire, c'était même plus que minoritaire, c'était marginalisé, volontairement. Aujourd'hui, c'est un sujet de consensus dans l'électorat, pas dans la sphère médiatique, je l'entends, mais dans l'électorat. Donc, cet argument-là, je pense qu'il faut vraiment bien s'en méfier.

Toutes les opinions aussi minoritaires que soient-elles, elles ont, un, le droit d'exister et, deux, le droit de progresser. Vous voyez ? Et à la fin, ça change complètement.

Stanislas Rigaud, est-ce que vous pensez qu'un Frexit peut avoir lieu en France et est-ce que vous pensez que les Français seraient prêts à voter pour un Frexit ? Oui, mais ça, bien sûr. Alors, ça, vraiment, ça rend trois points très rapidement.

C'est évident, il n'y a pas de campagne. De toute façon, il n'y a pas de débat sur le Frexit ou pas aujourd'hui en France. Il n'y a pas un seul, il n'y a aucun gros parti qui propose le Frexit.

Non, mais vous ne verrez jamais un bandeau BFM pour en parler. Ça, c'est évident. Donc, ça, c'est le premier point.

Donc, on ne peut pas dire que cette opinion...

Deux fois ou deux jours avant d'élus européens. Non, mais ça en parle...

Mais pour avoir eu l'occasion de débattre à l'occasion des élections européennes, à part sur une chaîne concurrente à la vôtre, je n'ai jamais parlé du Frexit. Jamais. C'est la seule fois où j'en ai débattu.

Ça avec nous. Parce que nous, on n'était pas invités dans les débats avec les autres. En plus.

Je leur ai mis les pieds dans le plat. Vous imaginez bien. Donc, premier élément.

Et c'est pour ça qu'on vous invite comme ça. Tout le monde a le temps à parler. Tout le monde est avec le fond ici.

Et d'ailleurs, je suis sûr qu'il y a beaucoup de vos auditeurs qui sont d'accord avec Florent Philippot. Bien sûr, j'en vois les messages. J'en suis sûr.

Déjà, vous savez, dès qu'on propose quelque chose, on dit, si on ne fait pas le Frexit, on ne pourra pas le faire. Mais voilà. Ça m'amène à mon deuxième point.

C'est que le deuxième point, c'est que le problème, et là, c'est là où, encore une fois, ce n'est pas tant l'Union européenne que les élites françaises depuis 50 ans. Elles sont pour cette Union européenne. Elles se soumettent volontairement.

Ce n'est pas l'Union européenne qui leur a tendu le bras. C'est ces gens-là qui se sont mis eux-mêmes à genoux. Ça, c'est le deuxième point.

Et le troisième point, mais ça, on en a déjà parlé avec Florent Philippot, c'est qu'un pays comme l'Angleterre qui est sorti de l'Union européenne sur la question migratoire, par exemple, c'est pire que chez nous. Donc, ce que je veux dire, c'est qu'il y a aussi un moment donné où il faut...

C'est ce que vous disiez au début. Mais c'est là où je suis d'accord avec vous. Et à l'inverse, un pays comme la Hongrie ou d'autres pays de l'Est qui sont dans l'Union européenne qui, eux, n'ont pas ces problèmes-là.

Aujourd'hui, il vaut mieux se balader à Budapest qu'à Barbès. Simplement, ce que je veux dire, c'est que...

Ou Calombe. Ou Calombe. Ou Calombe de Nistan.

Ce que je veux simplement dire, c'est que si demain, nous avions à la tête de ce pays, si nous avions un gouvernement réellement patriote attaché à son identité qui avait dans son esprit une volonté d'être souverain, nous n'en serions pas là. Emmanuel Macron, évidemment, c'est dans son logiciel d'être soumis à l'Union européenne. On le sent, il se rêve président de cette Union européenne.

D'ailleurs, je pense que son grand rêve, c'est ça. En réalité, la France, c'est...

On n'a pas de culture pour lui. La France, c'est une étape. On le sent dans sa politique et on le sentait avec Nicolas Sarkozy.

On l'a senti avec Jacques Chirac, Giscard Destin, je n'en parle pas, etc. Donc, je pense profondément que de toute façon, la seule solution avant de ne pas être frais de site ou pas, c'est de gagner l'élection reine qui est l'élection présidentielle. Et une fois qu'on sera au pouvoir, là, je pense qu'il y a d'autres marges de manœuvre.

On peut tordre le bras. On est la France. On n'est pas la Grèce.

On peut parler d'élection présidentielle. L'article 11 est un outil. On peut tordre le bras à ces gens-là.

À un moment donné, je crois que c'est Jacques Chirac ou en tout cas, c'est à lui qu'on lui prête. Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont nous envoyer les chars ?

Non, c'était Marine Le Pen en 2012 qui avait dit « L'Union européenne ne vous laissera pas » et elle a dit « Ils vont faire quoi ? Envoyer des chars ? » Il y a un précédent, mais bon, tu n'as pas.

Mais vous voyez, je crois qu'elle n'a pas tort. 2012, votre campagne avec Marine Le Pen, d'ailleurs. C'était peut-être vous, alors.

Ils vont surtout, comme je le disais, vous couper les vivres en 48 heures parce que leur bombe atomique qui s'appelle l'euro aujourd'hui. Ils en ont une. Ils ont une arme.

Et demain, ils auront une armée européenne si on continue parce qu'ils veulent aller très vite là-dessus. Mais ce sera notre armée en réalité. Oui, ça sera nos forces, oui, mais ce ne sera pas nous le commandant.

Ah voilà, mais ça c'est autre chose. On accepte ça. Les soldats français ne vont pas tirer sur les Français sur l'ordre de l'Union européenne.

Mais écoutez, je ne crois pas que les soldats français ont envie de faire ça. Je rappelle juste ce qui s'est passé pendant les Gilets jaunes. Sur ordre, vous avez quand même des pauvres manifestants qui se sont faits bornier y compris par des policiers français.

Je suis désolé de le rappeler. Et c'est quand même la démonstration qu'il faut faire attention avec ce genre d'argument. Vous savez, Royaume-Uni, bien sûr que ça n'a pas tout réglé.

La seule très grande différence avec nous, c'est que si demain, ils dégagent Kerr Starmer qui est une catastrophe et que demain, ils mettent Farage, eux, ils peuvent régler la question migratoire. Parce que maintenant, ils ont la souveraineté et les outils pour le faire. Si nous, demain, on remplace Macron par, désolé, Éric Zemmour ou Jordan Bardella, ça ne changera rien.

Ça ne changera rien. Sauf s'ils font le Frexit. Ça ne changera rien.

Ils s'en rendront compte. Je pense que vous êtes en désaccord. Mais moi, je ne connais pas encore cette histoire.

Vous savez, le ministère de l'Intérieur j'en ai rencontré tant de gens qui ont travaillé qui m'ont dit à un moment, on nous a demandé de trouver toutes les marges de manœuvre national pour arrêter l'immigration. Ça agissait sur moins de 10%. Il y a un manque de volonté évident aussi.

C'est une question de volonté simplement. Bruno Retallieu, je ne suis pas fan. Bruno Retallieu, je ne suis pas fan.

Et il a dit quoi ? En quelques mois, il n'a pas fait assez. Mais il n'a pas rien fait.

Mais pardon, je ne suis pas un grand fan de Bruno Retallieu initialement. Je n'ai pas un poster des forces républicaines dans ma chambre. Mais force est de constater qu'en appliquant simplement la loi en France, je prends un exemple très concret, les EGTF, on ne l'a jamais fait.

Bruno Retallieu le fait en trois mois et ça fonctionne. Donc on a plus un de vous. Alors s'il y a déjà Retallieu.

C'est pas ce que je dis. Il va passer moi. Il a dit qu'on va remettre par exemple, c'est très intéressant, le délit de séjour irrégulier.

Je suis pour remettre le délit de séjour irrégulier. Ça, c'est pas l'eurobène. Si, directive 2008.

Si on l'a supprimé en France en 2012 par Valtz, c'est parce qu'on a appliqué une directive européenne de 2008. Le délit de séjour irrégulier, Retailleau en part, mais il ne peut pas le remettre. Bien gentil.

Oui. Non, mais là, en l'occurrence, c'est au départ effectivement une circulaire. Alors après, il y a une directive de 2018, c'est ça ? 2008, c'est pour ça qu'on a fait la circulaire 2012.

Bien sûr. C'est comme quand Sarkozy a supprimé la double peine. Il a appliqué la CEDH.

Moi, quand je le vois, c'est terrible, on va être obligé de ne pas défendre Bruno Retailleau parce que moi aussi, je pense que derrière Bruno Retailleau, il y a beaucoup d'esbouf. Mais encore une fois, moi, je suis très, très prudent. Mais c'est vrai que pour l'instant, il y a quelques chiffres qui ont été donnés qui sont rageants.

Et vu le peu qu'il fait et vu l'ambition qui est celle d'autres partis patriotes, je me dis, pardon, excusez-moi, on n'a jamais essayé. Vous ne pouvez pas nous faire ce procès à nous. Il pourrait faire 10 fois plus si on n'était pas dans le lien en paix de la CEDH.

Mais non, mais justement, quand on voit ce qu'il arrive à faire, pourquoi voulez-vous pour servir un verroux ? Mais c'est comme si vous aviez un excellent athlète du 100 mètres et vous lui attachez les pieds en disant il va quand même courir vite. Pourquoi vous ne reconnaissez pas ?

Autant lui retirer les attaques à pied. Parce que vous voyez ce qu'il arrive à faire. Mais parce que c'est mille fois plus efficace.

Mais il a tous les verrous politiques autour de lui. Ce que nous pourrions faire avec une majorité à l'Assemblée nationale et avec des gens qui aient vraiment une envie de faire changer les choses. Je ne comprends pas votre position.

Vous dites que quelqu'un veut faire. Je ne remets pas en cause. Je n'en sais rien.

Je ne le connais pas personnellement. Imaginons que vraiment ils veulent faire. Très bien.

Mais pourquoi vous lui imposez ce boulet qui s'appelle la CEDH et l'Union Européenne et Schengen ? Alors il pourrait faire 10 fois plus s'il n'avait pas ce boulet. Alors la CEDH, c'est très très simple.

Parce que là, c'est deux sujets différents. Il n'y a pas d'application directe. Il n'y a pas d'applicabilité.

Il a fait ce qu'il a dit. Parce que c'est Jean-Darmoire. Attendez.

Il n'a pas fait. Il a dit je n'ai osé de rire. Il n'a pas d'obéir.

Non, mais c'est bien la preuve que nous pouvons il l'a dit lui-même. Nous pouvons nous asseoir sur l'édition de la CEDH. Mais personne ne le fait.

Parce qu'il ne peut pas le faire. Alors évidemment, ce n'est pas des exemples que je peux citer là. Mais pourquoi vous voulez conserver une signature sur un truc sur lequel vous voulez vous asseoir autant retirer notre signature.

Soyez logique. Pourquoi payer des amendes ? Est-ce qu'on paye des amendes ?

Attention. Pourquoi continuer à s'infliger un truc qu'on n'aime pas dont on dit que ça ne sert à rien que c'est inefficace ou que ça nous entrave si la meilleure solution c'est plutôt d'en sortir ? Je ne comprends pas votre logique.

Mais encore une fois, nous sommes dans un faux débat. Vous trouvez des billets qui vous ralentissent. Nous sommes dans un faux débat encore une fois parce qu'on essaie de nous mettre en opposition mais on n'est pas tant en opposition que ça.

Il y a quand même un Frexit entre nous. Jusqu'au bout et au Frexit. C'est entendu, nous ne nous voulons pas.

Très bien. Nous, nous voulons reprendre des pans de souveraineté mais ce que nous disons aussi c'est qu'au niveau national parce qu'il y a des raisons aussi. Mais bien sûr.

Nous pouvons reprendre un pan important de notre souveraineté sur le plan migratoire. La question du droit du sol sera réglée avec l'article 11 de la Constitution avec un référendum et ça sur ces questions-là ce n'est pas des questions qui auront devant le droit du droit du sol et vous n'y intéressera. Non mais attendez.

Peut-être que vous réglez la question du droit du sol et vous ouvrez votre frontière avec l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie forcément, la Belgique. Mais non, je viens de vous dire qu'on récupère des pans de souveraineté et qu'on suspend Schengen. Et comment vous faites en restant dans Schengen-Union européenne ?

Schengen est communautarisé aujourd'hui. C'est dans les traités européens. Mais attendez.

Vous ne pouvez pas quitter que Schengen c'est impossible aujourd'hui. Mais le travail d'un traité ça se négocie, ça se renégocie. Mais non, c'est l'unanimité des 27.

Mais attendez, je vous pose une question. Il n'y a rien qui marche je vous pose une question. Vous dites c'est l'unanimité.

Mais qu'est-ce qu'il a fait au départ un traité ? On a un nouveau gloire qui arrive. Attendez, attendez, attendez.

C'est l'unanimité qui s'est mis d'accord sur ce point. Qu'est-ce qu'une unanimité a fait pour ne pas déjeter ? Je voudrais juste dire un mot.

Il est là et qui voudrait rentrer dans cette discussion parce qu'il est très intéressant. Je vais juste dire un mot très important. Je n'ai jamais promis qu'une unanimité de l'État a fait ne pourrait pas le défaire.

Je n'ai jamais promis le bonheur pour Milan si nous faisions le Frexit. Derrière, on aura des chantiers nationaux. Je dis simplement que ça rend la liberté aux Français au moins d'avoir un débat qui a du sens parce qu'aujourd'hui il n'a plus aucun sens et de choisir leurs options.

Ce qui est le cas des Britanniques. Pour l'instant, ils ont un très mauvais Premier ministre. Mais je vous dis la différence avec nous c'est que eux, s'ils le changent et qu'ils mettent un Eichel Farage à la place, ils pourront régler plein de problèmes.

Si nous, on change notre Premier ministre ou Président de la République, on ne changera rien tant qu'on est dans ce système. C'est juste un premier verrou obligatoire à faire sauter. Ce n'est pas une condition suffisante, c'est une condition nécessaire.

Et derrière, on mènera toutes les politiques et on retrouvera un débat normal. J'accueille Jean Messia qui était comme un lion en cage en train de regarder de l'autre côté de la caméra et qui voulait intervenir. Jean ?

Oui, parce que je pense que...

Alors, je vais surprendre tout le monde. Sur le fond, Florian, tu as raison. Le problème, c'est qu'on peut avoir économiquement et juridiquement raison et politiquement tort.

Oui, ça c'est de...

Je ne sais plus qui. Voilà, c'est de moi. Non, non.

C'est une phrase qu'on étudie souvent en classe de philosophie, ça. Et le problème, si tu veux, c'est que moi personnellement, comme toi et comme je pense beaucoup d'entre nous, j'étais contre cette construction communautaire et notamment sur sa dernière phase. J'ai suivi attentivement la mise en place de l'euro pendant toute la décennie 90.

D'ailleurs, toutes mes recherches doctorales portent là-dessus. J'avais déjà attiré l'attention sur le fait que ça serait un désastre économique d'avoir une monnaie unique surtout quand on n'a pas de budget commun. Mais le problème, c'est que si tu veux sortir de l'euro et si tu veux sortir de l'Europe, quand tu vois l'exercice que ça a été pour y rentrer et la convergence pendant des années avec des jalons, avec des critères pour construire cette unité, tu ne peux pas comme ça du jour au lendemain dire je m'en vais.

D'abord, parce que si tu proposes ce programme aux Français, à des Français qui ont été traumatisés par le passage à l'euro, c'est-à-dire par le changement de monnaie, on va dire ça, les choses clairement, je ne suis pas sûr que politiquement ils aient envie de revivre la même expérience. Et si on veut le faire, de toute façon, tu ne pourras pas échapper à l'idée qu'il faut d'abord, et là je rejoins ce qui était en train d'être dit, il faut d'abord aller au bras de fer avec nos partenaires parce que je pense qu'aujourd'hui, nos problèmes ne viennent pas et notre incapacité a imposé des choix nationaux. C'est-à-dire que pendant les 20 dernières années, pendant que l'Allemagne construisait, pendant que la France construisait l'Europe, l'Allemagne construisait l'Allemagne.

C'est ça la vérité ? Non, non, mais l'Allemagne, c'est pire que ça. L'Allemagne utilise l'Union européenne, l'Allemagne utilise l'Union européenne contre nous.

Alors, je vais te donner un exemple. Je vais juste te répondre à ça parce qu'elle a fait une phrase intéressante sur l'euro. Si vous êtes contre ça, si vous estimez que c'est une catastrophe, alors ayez le courage de vous battre pour que les Français aillent vers le Frexit.

Parce que vous savez pourquoi les Français ont peur. Mais ça ne se passera pas comme ça ! Non, non, toi, tu n'en sais rien !

Tu n'en sais rien ! L'histoire n'est que la somme de nos volontés, de nos actions. Et ça a toujours été comme ça.

Ça s'applique aussi à l'euro, à l'Europe alors ! Ça commence par appliquer ça à l'Europe ! Tous les patriotes français baissent la tête par politiquement, médiatiquement correct, par peur d'une réaction éventuelle de l'opinion qu'on ne peut pas s'estimer.

Mais ce n'est pas du tout ça ! Si, c'est ça ! Malheureusement, c'est ça !

Si tu vas, alors ayez le courage d'aller au bout ! Non mais, Florian ! Non mais, c'est très important ce que je suis en train de dire.

Laissez-moi finir. Si vous estimez que c'est une catastrophe, à plein de points de vue, là-dessus, on est d'accord, alors expliquez aux Français ce qu'il faut faire pour en sortir et retrouver un pays libre. Arrête !

Parce que si vous ne leur expliquez pas, les Français auront le sentiment qu'il y a une gêne, un embarras, une peur à avoir. Moi, je ne suis pas d'accord avec toi. Tu fais une fixette là-dessus ?

Non, il n'y a pas de fixette. Si, si, je vais t'expliquer. Non, la question de la souveraineté, ce n'est pas une fixette, c'est la question de base de la politique.

Non, je sais bien. Si tu n'as pas de souveraineté, tout ce qu'on fait, c'est du théâtre. Non mais d'accord, ok.

Et d'ailleurs, on le voit, ça fait 20 ans que la vie politique française, c'est du théâtre. Alors parlons concrètement. C'est juste du théâtre.

Parlons concrètement. Tu me permets de parler concrètement ? Il y a plein d'économistes qui ont travaillé sur la sortie de l'euro.

Je suis économiste et j'ai travaillé sur la sortie de l'euro. Jacques Sapir. Il y en a plein qui ont bossé sur un plan de sortie.

Non, non, mais Jean, juste réponse. Il faut que les auditeurs entendent ça ou les téléspectateurs. On peut retrouver une monnaie nationale.

Moi, j'ai fait 10 000 travaux avec des spécialistes là-dessus. Ça se fera beaucoup plus vite que tu ne le penses et ça se fait très vite. Ça ne peut pas se faire bilatéralement, ce n'est pas possible.

Bien sûr que si. Ça va un coup énorme. Bien sûr que si.

Et les Français ne veulent pas. sur les sondages pour nous dire que les Français n'en veulent pas. Excuse-moi, Jean.

Non, non, non. Tant ça rien. Tant ça rien.

Tant ça rien. Mais justement, comme je connais bien les sondages, je vais prendre la distance nécessaire aussi avec. On ne peut pas savoir avant de demander leur avis aux Français.

D'abord, et on a pris l'exemple tout à l'heure de la Constitution européenne, les sondages donnaient un oui très majoritaire trois mois avant que le non a gagné. Il faut avoir le courage d'expliquer aux Français que leur pays ne pourra s'en sortir en tout point la monnaie, l'économie, l'industrie, l'immigration et tout le reste que s'il est un pays souverain et libre parce que c'est une réalité universelle, intemporelle et c'est pareil partout dans le monde. Oui, mais ce que tu dis est à moitié vrai parce qu'avant l'euro, qu'est-ce qu'on avait ?

Tu n'es peut-être pas aussi âgé que moi, mais tu as suivi la question de la politique du franc fort. C'était pour préparer l'euro. Alors la politique de désinflation compétitive.

C'était pour préparer l'euro. Peu importe. Bien sûr que oui.

C'était national à l'époque ou pas ? Mais bien sûr, c'était pour préparer l'euro. Qui en a décidé ?

En 83. D'accord. Qui en a décidé ?

Attends, attends, attends. En 83, pourquoi Mitterrand est resté dans le SME ? Oui, je sais bien.

Pourquoi ? Parce qu'il y avait le rapport Werner qui voulait préparer l'euro. On est donc sur le même sujet.

Mais ce n'est pas ça. Pourquoi on a fait le franc fort dans les années 90 ? Pour préparer l'euro.

Donc c'était déjà...

Oui, mais qui en a décidé ? Ce que je veux te dire, c'est que nous avions le franc. L'unanimité des états.

Nous avions le franc. Des élites européistes qui ont illégitement à la tête de la France décidait à la place du peuple. Mais non, c'est légitimement.

Ils étaient élus. Ça veut dire qu'avec...

Ils étaient élus. Ils étaient élus. Je ne suis pas sûr qu'en 83, qu'on ait compris ce qui se pigeait.

Attends, attends. On ait compris ce qui se passait. Florian, moi.

Ça veut dire qu'avec une monnaie nationale, pendant 20 ans, on a eu exactement le même chaos qu'on l'a fondé déjà dans l'euro. Donc ça veut dire que la souveraineté...

C'est la preuve de ce que je dis. Parce qu'en fait, le problème, c'est que la politique de la France ne se fait pas la corbeille. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que tu changes l'instrument...

Ça, c'est de Gaulle. Oui, exactement. Ce n'est pas parce que tu changes d'instrument monétaire que tu changeras la politique qu'il y a derrière.

Attends, croire que c'est juste un changement de nom, c'est très naïf. Je ne sais pas. Je t'ai dit que déjà, il faut commencer par nationaliser les élites françaises avant de nationaliser la monnaie.

Alors, je suis d'accord là-dessus. Voilà. Je pense...

Mais je vais même te dire un truc. Je pense que l'Union européenne et la fuite en avant, c'est un symptôme de quelque chose. C'est un symptôme du renoncement national qui date de bien avant même 1957.

C'est un renoncement national profond qui amène les élites françaises, élites entre guillemets, parce que vu ce que c'est devenu aujourd'hui, on sera plus d'accord. Ce n'est pas les élites, c'est les élotes. C'est des catastrophes.

Vu ce que c'est devenu, ce renoncement national, cette crise nationale de longue durée, comme disait Max Gallo, que je connaissais bien, a amené ces gens-là à renoncer. C'est l'étrange défaite. Ils ont baissé les bras.

Ils ont dit, on va laisser à d'autres gérer à notre place. Une crise politique, une crise nationale, c'est là où on convergera. C'est que depuis, je pense, après 1945, les élites, si vous voulez, peut-être l'époque de la SDN, on peut en parler, etc.

Très bien. Mais je pense qu'il y a une vision post-nationale parce qu'il y a une croyance dans nos élites encore aujourd'hui, c'est les nations, c'est la guerre. Il faut détruire les nations.

Il faut viser vers un monde mondialisé, métisser tout ce que vous voulez, globiche. Et ce globiche-là, l'Union européenne, en est le meilleur promoteur. Et comment tu remets l'amour de la France ?

Comment tu remets l'amour de la France et la confiance en la France et la confiance en la France dans le cœur des gens ? Florian, ça c'est un problème profond. Non, en leur disant, en assumant, en assumant, pas en disant je vais négocier avec Mme von der Leyen encore un quart d'heure Mme Laboureau.

Non, tu ne négocies pas, tu assumes, tu dis aux Français vous êtes un grand pays, un vieux pays, un pays libre et on assume d'être un pays demain qui sera parfaitement souverain en tous points. Si tu n'assumes pas, le peuple français ne retrouvera pas au plus profond de son cœur les réserves de courage, de patriotisme nécessaires pour s'en sortir. C'est-à-dire que ce que nous faisons là, ce n'est pas bien.

Moi, je pense que ce que nous on fait aux patriotes, c'est bien parce qu'on montre aux gens, on assume mais la pseudo soupe souverainiste qui n'en est pas et qui fait croire qu'on va négocier dans le système alors qu'on sait que c'est faux et qu'on perd juste du temps, je pense qu'on fait perdre du temps au peuple français. Je pense qu'il faut une feuille de route. C'est-à-dire que si demain, tu as un président national avec une boussole nationale qui est dédiée à la défense de l'intérêt de la France, si tu dis avant l'élection que si tu es élu, tu vas sortir, tu ne seras jamais élu parce que tu as des forces économiques et tu le sais très bien qui vont s'exciter dans l'entre-deux-tours et d'ailleurs, on avait déjà commencé à entrevoir ce phénomène en 2017, nous étions dans le même parti à l'époque.

Elle s'excite déjà ? Oui, attends. Si tu dis on va sortir de l'euro si je suis élu, tu vas avoir d'abord, le système en place ne fera rien pour éviter le désastre et il aura tout fait Si tu ne le dis pas, tu sais très bien que tu ne le fera pas à gens.

Et il aura tout fait de dire regardez, ces gens-là ne sont même pas encore au pouvoir, c'est déjà le bordel. Garantie. Et donc, tu ne gagneras pas.

Par contre, si tu y vas, tu n'as pas ça pour programme et tu dis je veux défendre l'intérêt de la France en l'état actuel de l'appartenance de la France aux institutions. Et après ? Tu vas à Bruxelles, tu dis par exemple moi je ne veux plus de quotas de migrants chez moi.

Bruxelles va te dire tu n'as pas le droit de le faire. Tu vas dire je vais le faire quand même mais qu'est-ce que tu vas faire ? Ouais.

Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Bruxelles, combien de divisions ? Ah bon ?

L'euro, ce n'est pas une division ? Tu crois vraiment ? C'est beaucoup plus qu'une division.

C'est un pouvoir monumental. Monumental quand tu t'appelles la Grèce pas quand tu t'appelles la France. Qu'est-ce qu'elle a fait la Mélanie ?

Pas quand tu t'appelles la France. Non, non, l'Italie c'est déjà pas mal. La contribution nette de la France au budget européen c'est combien ?

Ouais, 28 mias et on récupère 13 donc on perd 15. On perd 15. Tu leur dis je supprime les 15 ils font quoi ?

D'accord. Bon, écoute ton système. Non, non, non, il marche pas son système.

Non, tu auras une montagne de contentieux. Messieurs, messieurs, messieurs. Non, on s'en fout pas.

Non, tu peux pas de ça. C'est trop légaliste. C'est trop facile.

C'est pas légaliste. Non, non, je ne suis pas trop légaliste. Juste une seconde, je vais libérer Pierre Gentillet qui va pouvoir repartir mais ça fait une heure et qu'il est là.

Non, non, pas du tout. Et on va recevoir un autre joueur René Boustani du Cercle Droit et Liberté qui va prendre la place de Pierre Gentillet. Merci.

Moi, je réponds juste à Jean puis après j'y vais. Restez, restez. Pierre Gentillet, merci beaucoup.

On se revoit l'année prochaine. Merci bien. René Boustani, je te laisse rentrer en plateau.

René Boustani, vice-président du Cercle Droit et Liberté. Ça va aller ? Non, on va pas sur...

On continue. Allez-y, continuez. D'abord, Jean, tu auras une montagne de contentieux juridiques, tu le sais très bien.

Dans ce cas-là. Mais c'est quoi ? Non, bah c'est pas quoi ?

Non, non, non, non. C'est que tu vas avoir des citoyens et des entreprises qui feront condamner la France, tu le sais très bien et donc ça ne fonctionnera pas. Condamner auprès de qui ?

Attends, t'as condamner auprès de qui ? Par les juges européens. Je te signale qu'ils sont au-dessus des juges français et que les juges français ont le devoir d'appliquer la justice européenne.

Attends, mais tu sais très bien que le droit international Non, mais là, je crois que tu nages dans un monde qui n'existe plus. Ah, si, si. Non, non, c'est si.

Notre droit est complètement interpénétré du droit européen et ça a été rappelé il y a deux semaines et ne t'inquiète pas que le juge français le sait depuis très longtemps et qu'il l'applique docilement sans aucun problème. Deuxièmement, tu sous-estimes complètement le pouvoir de l'euro, excuse-moi. Ils peuvent te mettre à genoux que tu sois la Grèce ou la France.

Ils peuvent te mettre à genoux que tu sois la Grèce ou la France. Ils ne croient pas. Ils mettent trop l'oignon après la genou alors.

Ils mettent trop l'oignon après la genou. Et par ailleurs, quel est l'intérêt de créer une usine à gaz ? Pareil, une montagne.

Là, tu vas créer l'incertitude sur les marchés. Là, tu vas avoir la panique financière. Tu ne vas pas laisser finir.

Le problème, c'est que...

Non, non, tu parles beaucoup. Non, non. Quel est l'intérêt de cette usine à gaz alors qu'il est beaucoup plus simple si on estime que notre signature n'a plus rien à faire sur ce traité de la retirer ?

Parce que tu ne seras jamais élu là-dessus. C'est tout. Pardon ?

Tu ne seras jamais élu là-dessus. Alors, on va élire des gens. Oui, surtout si personne n'ose défendre ça face aux Français.

Excuse-moi. C'est un manque de courage. Non, non, non.

Non, non. Il y a des vraies réalités objectives. Je te l'ai dit.

Tout pseudo-souverainiste ou patriote qui ne va pas au Frexit, c'est souvent un manque de courage. Qu'est-ce que tu fais de la fuite des capitaux dans l'entre-deux-tours ? Non, c'est ton système qui crée la fuite des capitaux.

Non. Si, si tu as une montagne de contentieux, si l'Union en pleine menace sur le retour, là, tu n'auras une montagne. Ils n'oseront pas.

Ils n'oseront pas. Mais quand la France parle au sein de l'Union en pleine...

Sula ne devait pas oser signer le Mercosur. Elle l'a fait. Elle s'en fiche.

Pourquoi ? Parce que Macron, c'était de Gaulle en face. Mais bien sûr.

Pas du tout. Il n'y avait aucune résistance. On n'a pas de de Gaulle.

Et si on avait un de Gaulle, il serait pour le Frexit, bien évidemment. Non, mais si on avait de Gaulle, on ne serait pas rentré dedans. Mais maintenant qu'on est dedans...

Bon, malheureusement, il n'avait pas...

On ne serait pas rentré dans le...

Il n'a pas dénoncé le traité de Rome quand il y était. Non, mais je te parle. À cause de son montrage.

Mais le traité de Rome ne prévoyait pas la monnaie unique. Il y avait déjà pas la monnaie unique, mais il y avait déjà tout le processus fédéral. Non, ce que je veux te dire, c'est que ça se fait, si tu veux, de la monnaie...

Quel est l'intérêt de ton usine à gaz qui, elle, va paniquer les marchés et les Français et les acteurs économiques ? Mais parce que c'est exactement...

Alors qu'il suffit de se retirer, tu as peur que la France soit un pays libre ? Qu'est-ce qui te fait peur ? C'est pas que j'ai peur, c'est que les Français ne sont pas prêts à ça.

Si tu ne le dis pas avant l'élection, ça ne sera pas fait. Et de toute façon, tu crois que Marine Le Pen, telle que tu la connais aujourd'hui ou Jordan Bardella plus encore, iront demain vers le Frexit ? Mais bien sûr que non.

C'est pas ce que je dis. Je dis que...

Les puissances financières qui financent ce parti ne le veulent plus. Leurs entourages ne le veulent pas. Les systèmes...

Enfin, on ne fait pas de la politique en chambre, on fait de la politique réelle. Le système auquel nous appartenons aujourd'hui a fait l'objet d'une construction de plusieurs années, d'une convergence et d'un accord entre plusieurs pays. Donc, il faut, à minima, pour en sortir de manière ordonnée, non chaotique, pour limiter les conséquences néfastes...

Je préfère déjà en sortir. Pour limiter les conséquences néfastes, il faut déjà tester jusqu'où le système peut aller. Qui sait ?

Peut-être que demain, tu auras des majorités patriotes nationales dans les autres pays européens avec lesquelles il y aura moyen...

On va attendre...

Dans une forme de convergence inversée... 50 ans, mais on n'a pas le temps d'attendre 50 ans de ton hypothétique calcul d'un alignement des planètes que tu n'auras pas.

Mais parce que tu ne peux pas. Tu n'auras pas. Non mais attends, quand tu étudies...

Tu crois qu'il y aura 27 pays avec une majorité messiaïste demain ? J'ai étudié la majeure partie des cas où des zones européennes ont explosé. Je peux te dire que ça fait très mal.

Ça fait très mal. Qu'est-ce qui fait mal ? Le fait que tout le système monétaire d'une zone...

La Tchécoslovaquie a mis...

Ils étaient d'accord. Ils ont mis deux semaines pour récupérer leur monnaie nationale. Ils étaient d'accord.

Tu n'as pas une union monétaire dans l'histoire du monde qui a tenu. Ils étaient d'accord. Ils étaient deux.

Ça a toujours explosé. Ils étaient deux. Oui, je suis d'accord avec toi.

Toujours. Je suis d'accord avec toi. Alors préparons-le.

Je suis d'accord avec toi. Prépare-en-le. Mais on ne le prépare pas en annonçant...

Mais ce n'est pas que l'euro dont je te parle. C'est tout. En fait, le problème, c'est qu'économiquement, tu as des anticipations, tu as des phénomènes de marché, des comportements moutonniers qui font que si tu annonces que tu récupères une monnaie nationale dans un programme politique, on ne te laissera jamais parvenir parce que tu vas précipiter...

Ils ne le feront pas. Tu vas précipiter une catastrophe que tu n'auras pas les moyens de contrecarrer parce que tu ne seras pas au pouvoir à ce moment-là. Mais si !

Non, si on est au pouvoir, on est au pouvoir. Non. Si tu l'annonces, la catastrophe interviendra avant que tu sois élu.

Non, je ne suis pas d'accord avec ça. Et tu n'auras pas les devis de pouvoir pour lutter contre ça. Ça, c'est du même niveau qu'Elisabeth Banque qui dit que si vous votez la motion de censure, on aura les cartes vitales désactivées.

Ce sont des mensonges. Non, non. C'est le projet Peir.

Ils ont fait le même coup aux Britanniques en leur disant que ce n'est pas l'euro. Non, non. Ils leur avaient dit que ce sera quand même la faillite.

Les Suédois, quand ils ont refusé l'euro par référendum en 2003, on leur avait dit que si vous refusez l'euro, vous aurez la catastrophe. Ils ont gardé leur courant et ils sont très contents. Ça, c'était le projet Peir.

Là, c'est la même chose que tu es en train de sortir. Là, tu es dedans déjà. Là, tu es en train de mettre dans la tête des patriotes français le prosupeur.

Ce n'est pas bien, Jean. Non, non. Tu es dedans.

Non, si tu es dans l'euro, tu n'es pas la suite, tu n'es pas en Angleterre. Si tu écoutes les économistes sérieux français ou internationaux, ils t'expliquent que tu peux mettre un plan de récupération de la monnaie nationale et du reste. Tu ne peux pas le faire tout seul.

Il faut un minimum d'accord. Récupérer nos frontières, récupérer notre souveraineté budgétaire, agricole, commerciale, industrielle, patricule économique, migratoire, nos libertés, nos services publics, nos diplomaties. Moi, je n'ai pas envie d'être entraîné par...

En fait, c'était un groupe vers la guerre contre la Russie. C'est une discussion qui peut durer une journée. En fait, l'idée, c'est quoi ?

C'est que je suis d'accord sur l'objectif de récupération et de la souveraineté et de la restauration. Alors, il faut le faire avec des gens qui le veulent. Mais nous ne sommes pas d'accord sur les voies et moyens pour y parvenir.

Parce que tu pars...

Non, mais oui, je comprends ton histoire. Tu pars comme d'un présupposé qui est que Bardella ou Marine Le Pen le feraient. Non, pas du tout.

Alors, qui ? J'ai pas cité l'ordre. Alors, qui ?

Éric Zemmour, toi ? Ou moi ? Tu vas être candidat ?

Non, non. Avec Éric Zemmour ? Oui, mais enfin...

Éric Zemmour non plus ne le fera pas. Mais qu'est-ce que t'en sais ? Il l'a dit lui-même.

Je crois qu'il a dit sortir de l'euro, ce serait plus grave que de rester dans l'euro. Mais c'est vrai. Mais c'est vrai.

Il n'y a jamais dit ce que dit Jean-Messier. C'est ce que je te dis. Et moi, je pense qu'un projet pareil...

Je te dis qu'avant, il y a de la cohérence. Un projet pareil, tu le fais avec l'assentiment du peuple français. Il ne faut pas les prendre le biais comme ça.

Il ne faut pas le faire après, ça commencerait mal. Tu ne le dis pas pendant la campagne, mais tu le fais quand même. Qu'est-ce qu'il a fait ?

C'est un manque de respect pour les électeurs français. Ah oui, mais qu'est-ce qu'il a fait de Gaulle en 57 ? Est-ce que de Gaulle en 57 a dit aux Français on va sortir de l'Algérie ?

Il n'aurait jamais été élu sur ce programme. Ce n'est quand même pas la même chose. Ah bah si, c'est pareil.

C'est exactement pareil. Je n'ai pas la même peur que vous de l'indépendance française. Oui, mais les Français ont la même peur que nous de ton projet.

Est-ce que tu entretiens la peur ? Non. Est-ce que tu viens de faire depuis 10 minutes ?

Merci de me donner un rôle exorbitant dans le débat public. Tu te trompes en disant qu'en récupérant l'indépendance nationale, y compris monétaire et tout le reste, tu n'as rien à craindre. Je n'ai pas dit ça.

Mais si, tu m'as dit ça. Tu m'as dit qu'on ne peut pas le dire sinon ça va être la cassation financière. Je te dis que tu ne pourras jamais être élu sur un programme de sortie unilatérale de l'Union européenne.

Elire des gens qui ne le feront pas. Mais si. Non.

Qui ? Pas qu'ils ne le feront pas. Mais tu ne m'as pas donné...

Des gens...

Éric Zemmour, par exemple. Mais il n'a jamais dit qu'il ferait ça. Je ne t'ai pas dit qu'il le ferait.

Quel intérêt ? Parce qu'on n'aurait peut-être pas besoin de le faire. Parce qu'on n'aurait peut-être pas besoin de le faire si tu vas au contact et si tu imposes tes intérêts à travers le système qu'il y a.

Donc tu vas dire à l'Allemagne...

Tu gardes l'option. D'accord. Donc tu dis à l'Allemagne on va changer le traité et je vais y mettre tout ce que je pense moi.

Et l'Allemagne va dire ah oui d'accord. On est d'accord. Non.

Non mais enfin. Mais pourquoi ? Qu'est-ce que fait l'Allemagne aujourd'hui ?

Les Français ne sont pas des enfants de 4 ans. Ils ne vont pas croire à cette fable. Qu'est-ce que fait l'Allemagne aujourd'hui ?

Elle n'impose pas à tout le monde ses choix ? Pourquoi le Mercosur à ton avis ce n'est pas pour les bagnoles allemandes ? Et qu'est-ce qu'on a dit ?

Justement. Est-ce qu'on s'est implacé ou pas ? Bah voilà.

Ah bah pourquoi l'Allemagne peut le faire et pas nous ? Ah voilà. C'est tout.

Non non non non. Je ne suis pas d'accord avec toi. Mais si.

Pourquoi est-ce que l'Allemagne pourrait imposer sa vision de l'Union Européenne ? Parce qu'il y a des questions de rapport de force. Mais parce qu'il y a des questions de rapport de force.

Il n'y a plus de force de l'autre côté. S'il vous plaît. C'est la question des rapports de force.

Il n'y a pas de rapport de force. Est-ce qu'il y a de la force de l'autre côté ? Qu'est-ce que la progrès ?

S'il vous plaît. Aujourd'hui qui a la bombe atomique en Europe ? Il n'y a que la France.

Donc tu vas aller à Bruxelles en disant si on ne change pas un traité dans la France dans une bombe atomique sur Berlin. Il y a une autre solution plus simple qui est de sortir de ce système. Honnêtement.

C'est moi Florian. On est les seuls à avoir une armée. L'armée allemande est ridicule comparée à la nôtre.

On est les seuls à avoir une puissance toute l'air. Et aujourd'hui c'est juste qu'on se fait marcher dessus dans l'Union Européenne parce qu'on aime se faire marcher dessus. Si les Allemands arrivent à décider de tout dans l'Union Européenne pourquoi est-ce que nous on ne pourrait pas décider de tout dans l'Union Européenne ?

Parce qu'on a déjà donné des armes à ce système-là. Vous oubliez à chaque fois que dans la négociation ils tiennent déjà l'euro. Ils tiennent déjà notre commerce.

Ils tiennent déjà le reste. Donc le temps même de la négociation ils peuvent te flinguer dix fois. De toute façon.

Tu te retires en ce moment-là. Tu te retires. Et tu fais un Brexit.

C'est le plan B. Voilà. C'est le plan B.

C'est le plan B. Deuxièmement, je ne comprends pas. L'Allemagne en termes aujourd'hui économiques, etc. est écrasante par rapport à la France.

Donc ton rapport de France n'est pas équilibré. Parce que c'est comme ça. Le PIB est beaucoup plus élevé que l'Europe, etc.

Malheureusement. Je vais essayer d'être un peu...

Et deuxièmement, je ne finirai là. Moi, je dois vraiment y aller au bout d'un moment. Je dois quand même y aller.

La question, c'est que je ne comprends pas votre crainte de l'indépendance française. Quand on aime son pays, mais ce n'est pas la question. Mais parce que vous me défendez des candidats dont aucun ne défend l'indépendance française.

Dans vos rêves, peut-être que vous dites demain Zemmour le fera. Il ne le fera pas. Mais qu'est-ce que...

Mais son modèle, c'est Mélonie. Elle l'a fait, Mélonie ? Non.

Mélonie n'avait jamais promis sans chauve de...

Mélonie a la nouvelle immigration. Ce n'est pas la même chose. Elle a la nouvelle immigration.

Elle a tenté de faire un accord avec la...

Le Brexit aussi. Mais le Brexit, je l'ai expliqué avant. Vous étiez pas là.

C'est que si demain, on a jeté dans une gage. Pour sa défense, on va draguer le problème. Si demain, on change le Premier ministre, eux, ils peuvent draguer le problème, pas nous.

C'est quand même la grande différence quand on est indépendant. C'est une condition nécessaire, mais pas suffisante. Tu pourras.

Moi, si tu veux, toi, tu es pour une thérapie de choc. Non. Je ne suis pas la seule thérapie qui marche.

Non. Si tu es pour une thérapie de choc, moi, je suis pour une thérapie progressive. C'est-à-dire qu'il faut garder...

Nous avons tous pour boussole ici autour de cette table, je crois. Nous avons tous pour boussole et l'indépendance nationale et la restauration de l'identité. Mais prouvez-le.

Un peu moins l'identité, mais l'identité, tu ne la défends pas sans indépendance. Peu importe. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas avoir une voie médiane, en réalité, parce que la France a des leviers...

Non, non, non. Écoutez, écoutez, René. Non, mais entre vos deux positions, c'est-à-dire que la France a des leviers sur l'Union Européenne qu'elle n'a jamais exercé justement pour essayer les cadres...

C'est ton élève. Ben, justement. Budgétaire, par exemple.

Budgétaire, économique... 13 milliards, 15 milliards, ce n'est pas rien.

La France est le deuxième budget de l'Union Européenne. Deuxième PIB de l'Union Européenne, membre fondateur de l'Union Européenne. Et est-ce que, justement, si on avait peut-être des élites françaises qui étaient un peu plus tournées vers les intérêts nationaux que vers une idée européenne, est-ce que, déjà, ça ne pourrait pas faire évoluer beaucoup de choses ?

Parce qu'avec le...

Par exemple, je prends l'exemple du Danemark sur l'immigration, il y a des articles et des directives de l'Union Européenne qu'ils ont refusé de ratifier, qui leur permet, justement, de pouvoir avoir une politique d'immigration beaucoup plus forte et beaucoup plus restrictive que celle de la France. Et ils ont leur monnaie nationale. Mais vous savez pourquoi ?

C'est l'opt-out qu'ils ont négocié dans de ma sèche. Sauf que vous ne pouvez plus le faire aujourd'hui. C'est écrit dans le traité.

Vous pouvez avoir un opt-out mais il n'est pas négociable. Mais il n'est pas possible de sortir de l'Union Européenne avant. C'est parce qu'on leur a fait revoter parce qu'ils avaient dit non.

Donc en échange, on leur a donné quatre. Maintenant, ils n'ont plus trois. Dérogations.

Moi, ce qui est facile, c'est comment tu es tétanisé par les traités et comment tu as une peur bleue. Non, c'est vous qui avez peur. C'est vous qui avez peur d'indépendance.

Moi, je n'ai pas peur de ça. Moi, je te dis...

C'est quand même incroyable de retourner à la France. Excuse-moi. Moi, je considère que la France...

Non, c'est vous qui avez peur. Tu m'as sorti la peur tout à l'heure. Non, non.

Si on récupère notre national, ça va être la peine. Non, non. C'est pas ce que je te dis.

Et confiance en la France. Non, non, non. Notre capacité à être un pays libre et indépendant.

Là, nous ne sommes pas...

Et toutes vos chimères, ça veut dire, je parie...

Alors, t'imagines ton pari ? Je parie sur un président qui sera élu sans le dire. Mais je suis sûr qu'en fait, il fera le Frexit et tout.

Mais qu'est-ce que t'en sais ? Il n'arrête pas de dire l'inverse. C'est pas vrai.

Je n'ai pas dit ça. Si, si. Le pari, c'est qu'il veut le faire le Frexit derrière.

Non, non. C'est replombé. Non, non.

Je te dis que je n'écarte pas cette option. Et qu'il veut récupérer votre souveraineté monétaire. Si je ne récupère pas mes libertés, mes souverainetés...

Votre synthésie, elle s'appelle Mélonie. Non. Mélonie, c'est un échec total.

Mélonie n'est pas un échec. C'est un échec. Je ne sais pas un échec.

Aujourd'hui, elle a réussi à diminuer l'immigration largement au bout d'un an et demi. fois deux. Non, non.

C'est temporaire. C'est l'immigration temporaire. C'est l'immigration légale.

C'est l'immigration légale. L'immigration légale fois deux en Italie. Or, l'immigration légale est la première source d'immigration clandestine.

Ce n'est pas les bateaux l'immigration clandestine. C'est l'immigration légale. Quand tu n'as plus ton titre de séjour, tu deviens un clandestin.

Donc, la première source d'immigration clandestine, c'est l'immigration légale. Elle a voulu faire un truc avec l'Albanie qui était intelligent. En trois jours, l'Union européenne a réglé le problème.

C'était dégagé. Et en plus, elle a mis la recette à 67 ans. C'est un autre sujet.

Non, non, non. Son choix, c'était justement d'être encore grande et encore assez forte pour aller au bras de fer et le gagner. Pour être un état fédéré sur 27.

Et vous, vous considérez que notre seule solution c'est de se replier et de ne pas aller à l'affrontement. C'est pas se replier. Nous, on pense qu'on ne peut pas aller à l'affrontement.

Mais parlez pas comme BFMTV. Être indépendant, être libre, ce n'est pas être de repli. Si un jour, j'avais su qu'on parlait à BFMTV, je suis content d'être venu.

Mais non, mais pas du tout. Florian, ils ne veulent pas le bras de fer. Florian, c'est un De Gaulle qui dit en 57 je vais sortir de l'Algérie.

Non, mais on n'est pas sur les mêmes problématiques. Si. Non, non.

Le problématique colonial avec un million de français qui a eu dans l'Algérie, ce n'est pas la même problématique. C'est encore plus grave. Oui, mais ce n'est pas la même problématique.

Qu'est-ce qui est tout ? Non, mais politiquement, ça ressemble beaucoup. De Gaulle, il a réfléchi aux questions de sous le VLC.

Politiquement, ça ressemble beaucoup. Pourquoi il a dit ça ? Pourquoi il a dit je vous ai compris ?

J'ai surtout vu De Gaulle quitter le commandement intégré de l'OTAN. Non, mais d'accord. Et avec un Jean Messia, il aurait dit non, on va négocier avec les Etats-Unis pour voir si on ne peut pas avoir un OTAN bis un peu meilleur pour tout.

Oui, mais sauf que ce retenant, alors là, pour le coup, c'est une autre problématique, l'OTAN. L'OTAN, tu te retires de l'OTAN, qu'est-ce que tu risques ? Écoute, aujourd'hui, je ne sais pas.

Il faut poser la question. Personne ne l'a mis dans son programme. Qu'est-ce que tu risques ?

Tu défends un parti qui ne défend pas ça. Non, mais moi, je suis pour le retrait de l'OTAN. Mais ce n'est pas dans le parti.

Le commandement intégré, en tout cas, et pas de l'OTAN. Pourquoi pas ? Comme De Gaulle.

Non, non, mais attends. Il ne nous met pas. Je ne suis pas sûr que De Gaulle en 1991 serait resté.

Voilà, on fait un anachronisme. Ne fais pas dévier la conversation. Je mets face à vos incohérences.

Non, ton incohérences...

Tu dis sur la sortie de l'OTAN et tu défends la partie qui est restée. Je ne t'ai pas dit ça. Je t'ai dit.

J'ai commencé par l'Algérie, tu n'as pas répondu. Je t'ai dit De Gaulle en 50. Tu avais un million de pieds noirs qui ne les gèrent pas de la même manière que...

Ça n'a rien à voir, l'Algérie, mais ça a tout à voir avec l'OTAN. Je pense que l'Algérie, vu la complexité de la question...

Ça parle de la question souveraine. Et justement, la question de l'Algérie est sur le plan de la complexité à peu près équivalente, sur un autre plan, j'entends, que la question de l'Union européenne et de l'euro. Qu'est-ce qu'il a dit De Gaulle en 57 ?

Si De Gaulle en 57 avait dit « Votez pour moi, je sors de l'Algérie », il n'aurait jamais été élu. Tu ne sais pas ce qu'il se pensait en 57 ? Il a dit...

Par d'abord, il a été élu en 58 par un collège de grands électeurs qui n'a pas parlé français. Je pense sincèrement que De Gaulle en 57... 58.

Ou 58, enfin non, plutôt 57, voulait que l'Algérie reste française. Mais il s'est dit « Je garde en tête l'idée que je peux en sortir. » Non, oui.

Justement, c'est exactement...

Mais ce n'est pas du tout le sujet. C'est exactement cette stratégie que nous voulons appliquer. C'est-à-dire que nous avons l'indépendance en tête, évidemment, parce que nous sommes des souverainistes convaincus.

Mais il y a une réalité qui s'impose à nous. On ne peut pas en faire abstraction. Tu ne peux pas d'un trait de plume dire « C'est 40 dernières années, il n'y a rien eu et nous arrivons comme ça, dans un monde désertique où nous décidons ce que nous voulons. » Non !

Il y a des réalités à prendre en considération. Tu n'as aucun exemple historique de pays qui a réformé de l'intérieur de l'Union européenne. Tous tes exemples.

Autriche, échec. Courts. Mélanie, Salvini, avant, échec.

Le Pays-Bas, là, il s'est couché. Je ne sais plus comment il s'appelle. Wilder, c'est touché, terminé.

Tu n'as pas d'exemple historique. Par contre, tu as un exemple historique dans la sortie. Donc, ta solution n'est pas...

Le Brexit, ils n'étaient pas...

Mais non ! Ta solution n'est pas faisable. Tu es en train de me dire...

Sortir, c'est manifestement faisable. Tu es en train de me dire que si on fait un bras de fer, l'Union européenne...

Enfin, la zone euro, comme on a l'euro...

Mais tu fais un bras de fer comment quand tu ne maîtrises plus ta souveraineté ? Ils vont mettre nos banques à genoux. Ce n'était pas le cas de l'Angleterre parce que l'Angleterre n'était pas dans l'euro.

Donc, ils avaient quand même un peu plus de marge de manœuvre pour décider de sortir. Et pourtant, ils ne sont pas faits comme ça. Ils sont quand même sortis.

Oui, mais...

Raison de plus pour nous de le faire. Non, parce que eux, comme tu dis...

On a deux raisons de plus de sortir. Schengen et l'euro. D'accord.

Alors, si tu dis ça et que l'Union européenne...

C'est toi qui me l'as dit. La Banque centrale européenne, met tes banques à genoux, tu fais quoi ? Ah ben, c'est pour ça que moi, je veux récupérer la souveraineté monétaire.

Comme ça, comme ça. Tu dis, je...

Je recrée les francs, oui. Oui, ça peut se faire en une nuit. Tu as lu les études de Jacques Sapir.

Il y a plein de monde qui a travaillé là-dessus. Des prix Nobel américains. D'accord.

C'est très important de savoir ça. La fuite des capitaux, les paniques bancaires de gens qui veulent reçuer...

Tu bloques tes capitaux le temps nécessaire. Mais tu ne seras pas au pouvoir. Mais toi, ton truc...

Tu ne seras pas au pouvoir. Comment tu vas le faire ? Ça, je te dis, si on est au pouvoir.

Ben non ! Je ne compte pas sur Macron pour en sortir de l'euro. Il serait légèrement mais ce que tu ne comprends pas, c'est que si tu annonces ça avant, les gens savent qu'il va y avoir ça.

Mais toi, ton truc...

Tu vois ce que je veux dire ? C'est ton scénario...

Tu es dans une espèce...

Non, ton scénario, c'est de dire on vote pour des gens qui nous disent qu'on ne sortira certainement pas et tu crois qu'ils vont faire un truc pour sortir et récupérer les indépendances. Ton problème, c'est que tu es dans un délire circulaire. C'est pas un délire international.

S'il vous plaît. Non, non, l'indépendance nationale, c'est pas un délire. C'est la seule politique possible.

On tourne en rond. C'est très intéressant. Mais je pense qu'on a fait le tour des arguments sur vos deux.

Et comme ça, ça me permet de libérer Florian Filippo. En tout cas, c'est bien d'avoir ce débat. Moi, je suis ravi qu'on ait pu avoir ce débat.

Merci Florian. Florian Filippo, rapidement, c'est quoi vos projets pour 2025 ? On commence le 4 janvier par une manif devant l'ambassade de Roumanie parce que vous avez vu ce qu'ils ont fait.

Ils ont annulé une élection d'un candidat qui lui voulait sortir de l'Union européenne et de l'OTAN. Clairement, Georges Escou, il est allé gagner. Donc, on peut gagner.

Ça commencera comme ça et puis ensuite, partout en France, peut-être qu'on aura des élections anticipées à préparer. Peut-être qu'on aura plein de choses inattendues qui vont nous tomber sur la tête mais on va être sur le terrain en permanence. Et on lance une grande campagne également pour passer au parrainage citoyen pour la présidentielle.

Un vrai filtre de représentativité et non plus le filtre oligarchique de ce que sont devenus les 500 signatures. Très bien. Merci Florian Filippo.

Merci à vous. Merci à vous. Joyeux Noël.

On se revoit en 2025. Voilà. Vous me direz ce que vous en avez pensé en commentaire.

Merci encore aux médias frontières. Pensez à vous abonner à leur chaîne. J'ai mis le lien sous la vidéo en description vers leur chaîne.

Il faut soutenir les médias indépendants. C'était un beau débat, respectueux mais en même temps vif et avec des vrais arguments de fond. J'ajoute d'ailleurs que sur l'Allemagne, pour répondre à Jean Messia parce qu'on n'a pas le temps, le débat aurait dû être beaucoup plus long, que je rappelle quand même que l'AFD vient d'ajouter le Dexit, c'est-à-dire la sortie de l'Allemagne, de l'Union européenne et la sortie de l'euro.

C'est écrit en toutes lettres dans son programme. L'AFD est à 20% des voix et donc si c'était si facile de changer de l'intérieur y compris pour l'Allemagne, l'AFD n'aurait pas rajouté le Dexit et la sortie de l'euro dans son programme. Donc c'est quand même CQFD, c'est quand même la preuve ultime bien évidemment.

Merci de partager cette vidéo. Pour cela, de vous abonner à cette chaîne YouTube par un petit clic gratuit sur s'abonner, pensez-y. Profitez-en pour appuyer sur la petite cloche à côté comme ça, vous recevez ensuite automatiquement les notifications.

J'ai parlé là-dedans de notre grande campagne pour les parrainages citoyens. La première étape pour lancer cette campagne effectivement est très importante à la présidentielle. On passe au parrainage citoyen.

C'est la pétition qui est en lien sous la vidéo en description à signer maintenant. Partagez-la, signez-la, c'est important. Et puis vous avez noté le samedi 4 janvier à 15h on sera à Paris devant l'ambassade de Roumanie en France parce que c'est très grave ce qui se passe en Roumanie.

Ce n'est pas fini, c'est la tyrannie européiste. On va lutter contre ça, on va lutter pour le Frexit. Venez avec des drapeaux français et même des drapeaux roumains si vous en avez pour soutenir le peuple roumain qui se bat pour la liberté et pour notre liberté.

Ce sont des combats communs. Je vous redonnerai l'adresse précisément. Bien sûr, vous l'avez noté.

Et je vous attends aux patriotes. Voilà, j'ai besoin de vous en cette fin d'année. Faites-vous ce cadeau de Noël.

Faites-le à un proche, en adhérent, en réadhérent au mouvement, en faisant un don au mouvement. Tout ça, c'est défiscalisé au 31 décembre minuit. Ensuite, votre compteur fiscal va être remis à zéro.

Donc faites-le maintenant. Vous défiscalisez en masse et puis rejoignez des beaux combats concrets, du rassemblement, des belles valeurs et un mouvement qui est le plus grand mouvement de résistance et souverainiste authentique de France. Voilà.

Je vous attends, je vous attends. Seul, on ne peut rien. Ensemble, on peut tout.

Ensemble, on arrivera à tout, en particulier en 2025. Vous êtes les bienvenus. Pour adhérer, réadhérer, c'est le premier lien sous la vidéo en description.

Ce lien également en commentaire épingle. J'ai une petite fiche sur l'écran maintenant et dans quelques secondes un lien sur l'écran. Faire un don au mouvement, c'est le deuxième lien sous la vidéo en description.

Ça nous permet de financer nos actions. Je rappelle que les patriotes n'ont pas un centime de financement public, eux, ni d'aide des banques, rien. Anti-oligarchique, totalement indépendant.

Donc voilà, bravo, défiscalisé avant la fin de l'année. Les liens sont également sur les-patriotes.fr, notre site.

Bravo aux donateurs, aux réadhérents, bienvenue aux nouveaux adhérents, patriotes et vive la France.

Coup de tonnerre : Florian Philippot en débat totalement hallucinant ! — Florian Philippot · Pourquijevote