Table ronde n°1 : « Les Américains cherchent-ils à détruire l'euro ou à le sauver ? »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Fait
« on a j'ai l'impression que quand on regarde le travail des résistants on a identifié les cause de la de la catastrophe économique »
- 4:00Fait
« les acteurs politiques servent principalement les intérêts des banques »
- 6:00Fait
« la crise a éclaté de manière violente parce que on a vécu une déstabilisation des marchés de la dette souveraine européenne »
- 10:00Fait
« les classes dirigeantes ont perdu la main il faut donc rediscipliner le salariat occidental »
- 12:00Promesse
« il faut des mesures protectionnistes »
- 20:00Fait
« le dollar potentiellement ne vaut plus rien »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] alors je disais un peu pour faut bien partir de deun faut bien un point de départ pour n permettre de contextualiser un peu les choses on peut dire aujourd'hui qu'on n pas dans une crise succédant une autre mais dans la crise alors est-ce qu'on est dans une crise depuis 73 depuis 2002 depuis 2007 donc la première question à mes invités aujourd'hui c'est comment peut-on donc mesurer une crise quand on est dans une crise permanente tout simplement parce que Étienne ch voulait commencer par répondre à cette question comment peut-on mesurer une crise quand on est dans une crise permanente je vais je va pas parler en temps là juste pour dire peut-être que une crise ce serait accidentelle et moi j'ai l'impression que c'est c'est pas du tout accidentel que tout se passe comme prévu plutôt que c'est une crise pour la plupart des c'est une catastrophe pour la plupart des individus du du corps social mais que il y a des gens qui s'enrichissent énormément à l'occasion de cette crise et et je ce serait bien qu'on arrive à faire le lien avec le avec la politique c'est-à-dire qu'en fait on a on a j'ai l'impression que quand on regarde le travail des résistants on a identifié les cause de la de la catastrophe économique on on a tous des idées sur ce qu'il faudrait faire et ça converge souvent mais en fait ce sont les acteurs les acteurs politiques qui ne servent pas l'intérêt général mais qui servent l'intérêt des banques enfin aujourd'hui ça se voit quoi que les les les acteurs politiques les acteurs les acteurs politiques servent principalement les intérêts des banques c'est ça notre problème je je pense alors peut-être que je me trompe mais j'ai l'impression que notre problème est politique nos la façon dont nous attribuons les pouvoirs politiques rend les acteurs politiques dépendant de ceux parmi nous qui sont les plus riches ce qui est contraire à l'intérêt général est-ce qu'on peut se permettre de dire qu'on est plus dans une crise finalement politique qu'économique ou est-ce que c'est vousêes vous êtes d'accord avec ça miraki alors moi qui vient du monde de l'économie j'ai tendance à observer de près les évolutions économique et sur les marchés financiers et je me rends compte que on avait pas réalisé à quel point les économies occidentales s'étaient financiarisé ces 20 dernières années c'était un phénomène énorme et pourtant invisible à la plupart d'entre nous puisque si on n'est pas dans le monde de la finance et des banques on peut pas tout simplement réaliser les sorts de des de de la bourse et et de l'investissement financier et de son impact sur l'économie réelle donc c'est de là que vient la crise on a tout d'un coup ressenti que l'Europe était en crise n'est-ce pas 2009 la crise a éclaté de manière violente parce que on a vécu une déstabilisation des marchés de la dette souveraine européenne qu'est-ce qui s'est vraiment passé les investisseurs les les gens qui pouvaient avoir un impact sur la dette souveraine de pays petits comme la Grèce ont tout d'un coup décidé de sonner l'alarme sur la situation budgétaire de ces pays ont décidé que c'était un peu la fin de la complaisance il se trouve que parmi ces investisseurs c'est certains ont des intérêts financiers très étroits et à la fois extrêmement puissants et peuvent s'enrichir en démolissant le marché de la dette souveraine européenne parce que la l'Europe prêtait le flan à cette attaque possible de la part du monde de la spéculation qui est devenu aujourd'hui un monde absolument démesuré par rapport à l'économie si vous prenez le monde financier virtuel vous arrivez à 10 fois l'économie mondiale donc comme on le voit pas et que dans notre vie de tous les jours on on n'est pas confronté à ce monde de la finance et à quel point il peut vraiment placarder les les les gouvernements les pays leurs dettes on n'a pas vraiment vu venir cette crise maintenant il y a une raison valable d'attaquer les dettes souveraines européennes qui est le fait que les budget était effectivement mal tenu que les les dettes étaient trop élevées par rapport à au PIB de ces pays mais il y a aussi une raison beaucoup plus étroite et et dangereuse qui est les intérêts visant à faire ses fond le marché économique de l'Europe on va beaucoup parler ensuite on va débattre aussi avec François slino dans quelle mesure il y avait des intérêts financiers très puissants qui ont vraiment visé à faire s'effondrer la dette européenne et à partir de là entraîner la déstabilisation de toute l'Europe ça me permet de rebondir sur une phrase de l'écrivain Philippe s rebondir ce que vous venez de dire qui m'a assez interpellé il dit personne n'a envie de savoir réellement comment fonctionne l'argent est-ce que vous partagez cette analse Jacques Nikonov non c'est absurde euh tout le monde cherche sauf peut-être Philippe Solers à savoir comment fonctionne l'argent mais euh avant de poursuivre je voudrais d'abord remercier François sino pour son aimable invitation et lui confirmer que le MPEP lui rend la politesse en en l'invitant dans le même genre de de réunion le 3 novembre à ex en Provence pour poursuivre le débat alors sur la sur la crise les manifestations de la crise sont assez faciles à identifier jamais par exemple dans l'Union européenne dans la zone euro plus particulièrement le chômage n'avait été aussi élevé 50 % et plus des jeunes en Grèce en Espagne pour ne prendre que cet exemple ce seul constat condamne l'euro il nous avait été présenté comme la solution miracle à tous les problèmes en fait il aggrave tous les problèmes donc les manifestations de la crise sont assez faciles à identifier il en va autrement pour les causes de la crise mais il faut bien réfléchir aux causes de la crise si l'on veut régler la crise la résoudre comment résoudre un problème dont on ne connaît pas les causes c'est compliqué alors quelles sont les causes de de la crise selon moi c'est la crise fondamentalement des politiques néolibérales qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire et la crise elle prend naissance après 1968 pourquoi pour une raison très simple en 1968 il y a la convergence de trois phénomènes d'abord des luttes syndicales très puissantes dans tous les pays occidentaux aux États-Unis au Japon dans les pays européens lutte syndicale pour l'amélioration du sort des travailleurs et ces Lutes syndicales obtiennent des résultats tangibles en terme de droits syndicaux en terme de conditions de travail en termees salarial en terme de durée du travail la conséquence c'est une baisse des profits évidemment ce qui va au monde du travail vient en moins sur sur les profits baisse des profits baisse de la productivité et puis un climat social néfaste pour les classe dirigeante agitation dans les entreprises perte de contrôle dans certaines entreprises et une politisation de la population importante on parle d'autogestion on parle de changer la vie et donc il y a une réaction des classes dirigeantes qui se fait un peu dans le ordrre début après 1968 autour de la tricontinentale des forces venant du Japon des États-Unis et d'e europeope avec pour objectif de reprendre la main les classes dirigeantes ont perdu la main il faut donc rediscipliner le salariat occidental rediscipliner le salarié occidental essentiellement par la réorganisation du travail à l'échelle planétaire les délocalisations et on va donc assister plus une guerre idéologique massive dans les médias les forces les classes dirigeantes vont mettre les médias à leur service pour mener cette guerre contre les peuples et notamment les le monde du travail occidental sur quoi va reposer essenti ellement les vont reposer les politiques néolibérales sur je l'ai dit la réorganisation du travail c'est-à-dire sur la diminution du salaire et du pouvoir d'achat injecté dans la société le résultat c'est quoi c'est que lorsque l'on baisse les salaires directement ou indirectement par le chômage les produits et services fabriqués dans la société ne trouvent plus preneur et les entreprises n'ont plus de marché puisque les consommateurs n'ont plus le pouvoir d'achat pour acheter ce qui est produit alors comment vont faire les classes dirigeantes pour résoudre cette contradiction elles vont faire trois choses d'abord elles vont encourager le libre échange puisqu'on ne peut plus vendre nos produits chez nous on va essayer de les vendre ailleurs mais voyez bien l'absurdité de cette politique parce que une politique de libre échange est possible si un ou deux pays la mèent mais lorsque tous les pays mènent la même politique de libre échange qui va acheter les produits on va pas exporter sur la Lune il faut bien que certains pays achètent les produits donc contradiction et on arrive aujourd'hui au bout de cette politique de libre échange c'est pour ça qu'il faut des mesures protectionnistes la deuxième politique menée la deuxième façon de résoudre le problème la contradiction a été d'inventer des mécanismes financiers des produits financiers spéculatif visant à créer du profit en dehors de la sphère réelle de la production puisque on ne peut plus vendre il y a plus d'acheteurs et donc on ne peut plus faire de profit pas assez on va inventer des mécanismes spéculatifs pour tirer du profit en dehors de la sphère productive on voit aujourd'hui les limites encore une fois de cette politique dans laquelle nous sommes encastrés et puis la troisème façon de résoudre la crise ça a été d'organiser l'endettement des états et des ménages et des entreprises d'ailleurs une organisation conscient et planifié de l'endettement pourquoi parce que quand vous endettez les ménages aux États-Unis avec les subpr par exemple le système des supp le vous injectez de manière artificielle du pouvoir d'achat dans la société pour relancer la machine mais on sait très bien qu'au bout d'un moment il y a là aussi contradiction ça marche quand le marché monte mais le marché au bout d'un moment il ne monte plus il ne peut pas monter jusqu'au ciel il s'arrête et il redescend et il y a crise donc voilà mon explication je termine là les les étapes principales de cette crise permanente dans laquelle nous sommes depuis les lendemains de 68 c'est 71 la fin des accords de Breton Woods qui casse le système de stabilité deschange il y avait pas de crise financière avant 71 quand il y avait les parités fixes c'est 1973 la première crise du pétrole c'est 79 la révolution monétaire avec la victoire des monétaristes qui changeent les politiques monétaires à la fait la nomination de Monsieur Volker ou les politiques kenésienes sont abandonnés pour mettre en œuvre des politiques monétaires libérales c'est 89 la chute du mur c'est 2007 la crise des subprimes aggravée par la crise de l'euro bon voilà moi les la lecture que je fais de la crise et la conclusion que j'en tire c'est qu'il faut parvenir pour la résoudre à un rassemblement politique parce que là c'est un accord politique qui est nécessaire pour résoudre les problèmes un accord politique inédit qui porte sur l'essentiel l'indépendance nationale parce qu'on ne peut pas résoudre la crise dans le cadre des institutions multilatérales qu'il s'agisse du FMI de la Banque mondiale de l'Union européenne il faut en sortir et donc faire converger les forces pour assurer l'indépendance nationale sortir de l'OTAN sortir de l'euro sortir de l'Union européenne [Applaudissements] est-ce que vous partagez l'analyse que vient de nous sur les je partage déjà les conclusions donc vous partagez est-ce que vous partagez les causes déjà pour commencer oui euh oui je non mais je suis en fait je suis d'accord avec je vais faire preuve de de cuménisme aujourd'hui je suis d'accord avec tout ce qui a été dit auparavant c'est-à-dire que euh la crise elle est elle est financière mais je crois que c'est d'abord une elle n'est pas que financière et économique je me rappelle quand j'étais enfant touours mon père disait qui éta né en 1927 disait mais finalement que depuis que lui-même était enfant il avait toujours entendu qu' on était en crise donc le fait que les gens se plaignent c'est quand même un grand grand classique en France le peuple gaulois n'est pas le dernier à se à critiquer et à se plaindre mais néanmoins tout le monde a bien le sentiment que nous sommes maintenant dans une crise d'un autre genre puisque c'est une crise qui n'est pas seulement économique financière et monétaire mais c'est une crise tousasimud c'est aussi une crise Mor c'est aussi une crise sur le les gens ne voient plus quel est l'avenir les gens ne comprennent plus même quelle est l'identité de leur propre pays les gens ne comprennent même plus quel est le sens même de la vie les gens sont dans dans un système complètement perdu et donc je crois qu'il se serait limité le propos que de se concentrer uniquement sur la question économique et sociale même si évidemment elle est elle est elle est capitale je voudrais rappeler que le mot crise vient du vient du grec cris qui veut dire jugement hein donc une crise c'est le jugement pas le jugement dernier mais ça permet une crise c'est ce qui permet étymologiquement de juger les politiques qui ont été conduites et donc si nous sommes maintenant dans une crise une crise tousazimute dont les orateurs avant moi et en particulier Jacques Nikonov a rappelé l'immense gravité j'en parlerai dans ma conférence de ce soir en rappelant des chiffres absolument ahurissants y compris en France où le nombre de pauvres a augmenté de 440000 entre 2009 et 2010 selon les toutes dernières statistiques de l'INC il y a maintenant 8700000 pauvres en France c'est-à-dire qui ont moins de 50 % du revenu médian et l'indice de GIE qui est un indice qui mesure la l'écart les écarts types entre les plus riches et les plus pauvres ne fait que ce qu'augmenter c'est-à-dire qu'il y a des gens de plus en plus riches et d'autres qui sont de plus en plus pauvres et bien tout ceci c'est le résultat de politiques qui ont été conduites et qui ont été conduites comme l'a rappelé d'ailleurs Jacques Nikonov à partir notamment des années 90 je me permets d'insister sur un élément géopolitique qui me paraît capital sans mauvais jeu de mot c'est quand même l'effondrement du camp socialiste c'estd que ce qui s'est produit si l'on voulait résumer en ce c'est ma vision des choses c'est que le capitalisme avait mené à une situation de plus en plus intolérable au milieu du 19e siècle avec notamment le manifeste du Parti communiste de Marx 1848 et puis ensuite la montée en puissance des syndicats des des mouvements révolutionnaires et la théorie marxiste qui pensait que le capitalisme finirait par mener à sa propre perte par ces la multiplication de ces contradictions mais ce qui s'est produit qui n'avait pas été je crois prévu par Marx ça a été la victoire de du du du parti communist en la révolution bolchevique et ça a été l'après Seconde Guerre mondiale où le camp soviétique le camp socialiste a tellement pesé a tellement fait peur en fait au camp capitaliste que celui-ci avait été obligé de sassagir et donc ça a été le développement des politiques kénésiennes le développement d'un état très redistributif pour corriger les inégalités l'apparition d'une gigantesque classe moyenne euh dans les pays d'Europe occidentale et en Amérique du Nord de telle sorte que cet indice de gnie dont je parlais avec science à l'instant ass rduit c'est-à-dire que de plus en plus il y avait un écrase tendance à l'écrasement des différences sociales ce qui a été en fait l'apparition des 30 glorieuses alors ceci n'avait pas du tout été prévu par Marx ce qui a fait qu'on a pensé que la théorie marxiste en fait était était était desuettes le C l'Union soviétique s'étant désintégré en 198991 ce n'est pas un hasard si cette désintégration a justement permis comme le décrivait d'ailleurs Jacques nic9 a justement permis à tous les tenants des politiques ultralibérales mais de redresser la tête de pas de de de passer par pertes et profits les politiques kénésiennes qui avaient été menées en gros depuis les années 50 et de signer les accord de Marrakech enfin il y a eu le déblocage de ce qu'on appelait le cycle de l'Uruguay qui a eu lieu en Ann dans les années 92 93 donc juste après l'effondrement de la menace soviétique et puis la signature des accords de marrakch créant non seul l'Organisation mondiale du commerce mais surtout la déréglementation généralisée des échanges de capitaux de marchandises et de services et ça a permis quoi ça a permis en fait aux gens qui ont de l'argent ben plutôt que de faire fabriquer des objets en France ou en ou en en Allemagne ou aux États-Unis ou au Canada ou en Italie ben de les faire fabriquer en Chine parce que la le hasard de l'histoire a voulu qu'au même moment la Chine se débarrasse de l'idéologie maoistste et donc de faire ces transferts de de ces transferts de de de de de comment dirais- che délocalisation or tout ceci a été absolument permis et autorisé par ce principe par cette idéologie qui nous est inculqué depuis 1950 avec la déclaration Schumann et depuis 1957 avec le traité de Rome qui est une idéologie qui postule l'idée de péremption de l'idée nationale et donc c'est la Commission européenne qui a qui a topé qui a fait un qui a qui a contracté si j'ose dire en la personne en la personne du commissaire européen de l'époque s'appelit sur en britane avec Monsieur Michael Cantor qui était le US trade representative c'est deux qui ont débloqué ce système c'est la Commission européenne qui favorise les délocalisations c'est l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne et l'article 32 dont je parle dans mes conférences je je reparlerai encore ce soir donc les gens qui aujourd'hui vous disent il faut avoir une Europe qui protège il faut un protectionnisme européen se moque du monde puisque c'est justement l'Europe qui a permis le ellement de ces échanges et de ses protections voilà ce que je dirais en préambule merci [Applaudissements] rebondir je pense que c'est très intéressant de revenir aux 40 dernières années pour tenter de trouver les origines de la crise des trois dernières années l'histoire est toujours enrichissante et peut apporter quelques indices pour par rapport à ce qui se passe actuellement cela dit je pense que on amalgame trop de choses en remontant à 68 et en remettant en cause la globalisation le libre échange et cetera pour expliquer aujourd'hui la la situation actuelle oui la globalisation le le le libre échange ont créé ont contribué à créer des inégalités à l'intérieur même de la société européenne y compris de de la France mais ma ma ma mon objection vient est dû au fait qu'il y a deux aspects il y a la globalisation un phénomène qui de toute façon n'est pas du tout uniquement lié à à la Commission européenne ou à l'Union européenne mais au à des décisions d'entreprise de multinational à l'intérieur des pays et compris de la France de délocaliser et de poursuivre la logique de globalisation donc le niveau national et le niveau européen en ce qui concerne les délocalisations et la poursuite de de de la l'internationalisation des activités des multinationales n'est pas lié à la construction européenne en soi chaque pays a dans dans dans ces les décisions de de ses propres multinationales en est venu à adopter c c cette politique de délocalisation dans un environnement généralement inspiré par le effectivement le néolibéralisme et le libre échangisme maintenant la la crise que l'on voit depuis 3 ans qui affecte particulièrement l'euro moi je la ramène principalement à un choc un choc qui a été créé par tout d'un coup une accumulation de niveau d'endettement phénoménaux et sans précédent dans l'histoire principalement aux États-Unis les États-Unis ont décidé de d'entreprendre après 2001 quelques guerres au Moyen-Orient notamment en Afghanistan et en Irak ces guerr leur ont coûté 7000 8000 milliards de dollars suivant les les estimations actuelles cet endettement a été si phénoménal qu'il a bouleversé le destin de quasiment tous les pays occidentaux parce que c'est C endêement à doublé le le niveau de de dette qu'avait le gouvernement américain à partir de là on était dans des niveaux qui obligeaient les les États-Unis à employer une politique beaucoup plus agressive qu'auparavant euh à à l'entrée du du du de 2 de 2001 2002 2003 à la fin du du du 20e siècle on s'est retrouvé dans une situation où les États-Unis avaient besoin de financement pour leurs dettes qu'ils ne trouvaient plus euh au niveau national ils avaient besoin soin de trouver un financement beaucoup plus important de la part des des des investisseurs étrangers parce qu'ils approchaient la faillite il y avait là un risque très important par rapport à l'égémonie au pays à la superpuissance qui avait jusque-l dominé la planète et ça a conditionneré toutes les crises qui s'en sont suivies d'abord ça a mené vers effectivement une politique de banque centrale qui a favorisé la croissance à crédit dans ce pays ça a favorisé la création de bulles immobilière de bulles sur les bourses les les marchés de dérivés les matières premières et tout ça a été d'abord extrêmement dommageable pour les les pays du du Tiers Monde euh et ensuite progrressivement c'est venu aussi en Europe donc le besoin de financement qu'ont les États-Unis aujourd'hui crée des tensions très importante sur les monnaaies sur les les marchés de la dette souveraine et donc en fait une guerre absolument une guerre économique au sein même de l'Occident on est dans une situation où plusieurs pays d'Occident États-Unis Japon Angleterre ont besoin de de de trouver des fonds et où les fonds sont rares donc il faut attirer les fonds à soi il faut montrer qu'on est encore une superpissance économique et on se retrouve dans une situation où les différents blocs États-Unis Europe sont en rivalité pour montrer qu'ils ont la meilleure situation économique possible quitte même à modifier quelque peu leurs chiffres à enjoliver leur situation pour pouvoir attirer des pailleurs de fonds et cette situation pour moi est vraiment la jeunèse de la crise qui est a éclaté fin 2009 et dans des proportions effectivement différente de ce qu'on avait connu c'est vrai que dans les années précédentes on a pu parler de crise mais c'était sans comme une mesure avec ce qui se passe actuellement où c'est une vraie bataille entre gouvernement et entre banque centrale pour pouvoir faire prévaloir sa propre zone économique et monétaire pour face à ce constat moi j'ai pas de solution rapide de dire voilà il faut sortir de l'OTAN de l'Union européenne du FMI et cetera je pense que c'est plus compliqué que ça je pense qu'il faut d'abord prendre conscience qui est à l'origine aujourd'hui de ces tensions c'est pour moi c'est clairement les ce sont les États-Unis mais c'est le c'est l'objet d'un du débat qui va suivre mais il faut que je déjà que je insiste sur ce point très important qui est la ligne explicative pour moi de de ce qui se passe actuellement en Europe les États-Unis sont déstabilisés ils ont donc besoin de déstabiliser d'autres régions rivales qui pourraient détourner de des ressources des fonds des investissements et qui entraîneraiit en fait une une crise très grave beaucoup plus grave que celle qu'on voit actuellement qui serait la crise de la dette souveraine américaine mais comment mirzaki dans un tel constat euh vous vous êtes partisante de de l'entrée de la Suisse dans l'euro alors euh [Applaudissements] tout d'abord la la Suisse effectivement ne n'entrera pas de son propre gré dans l'euro ni dans l'Union européenne ni même dans l'espace économique européen même si elle commence à en rediscuter actuellement le fait est que pour une un petit pays comme la Suisse existit auprès d'un bloc puissant comme l'euro l'Europe la zone euro l'Union européenne a montré que quoi que l'on fasse pour imposer sa souveraineté son état de droit ses ses lois nationales le référendum populaire en Suisse on finit quand même par devoir adhérer à beaucoup l'essentiel en réalité l'essentiel des directives communautaires donc la Suisse bien qu'ayant tout fait pour défendre son son droit et sa souveraineté se retrouve aujourd'hui avec 98 % des normes européennes on est à 98 % Euroc compatible aujourd'hui quoi qu'on le veuille à travers les accords bilatéraux avec l'Union européenne et donc ce qui nous arrive à nous les Suisses c'est que nous avons dû malgré nous parce que il n'y avait pas d'autres voix en dehors des bilatérales dès le moment où vous n'adérez pas à l'Union européenne vous êtes obligé quand même de négocier avec vos principaux partenaires commerciaux ce qui a donné lieu au bilatéral tous ces accords bilatéraux ont obligé la Suisse n'est-ce pas à donc adopter l'essentiel des normes européennes tout en étant exclu du processus décisionnel ce les Français se plaignent aujourd'hui de de de de du manque de de de de de souveraineté et de démocratie dans les décisions prises en Europe et bien la Suisse en étant en dehors de de de l'Europe subit la même chose tout en ayant en étant pas membre du Club elle se retrouve à devoir adopter les les normes du du Marché Commun euh donc je pense que ce n'est pas une question de volonté de la Suisse d'adhérer à à l'Europe c'est plutôt un entraînement dû aux pressions quand un bloc puissant existe et qu'il est à côté de vous et que c'est votre vos principaux marchés d'exportation comme les l'Allemagne pour la Suisse que pouvez-vous faire euh en dehors de faire des compromis et des accords économiques avec vos principaux partenaires donc moi j'amène là une touche de réalisme de Réal politique la réalité euh c'est que il faut prendre l'exemple Suisse et s'en inspirer pour comprendre qu'un pays indépendant qui vit au côté de l'Union européenne ne peut pas faire grand-chose que à un moment donné devoir adapter son propre droit ses propres lois de de rendre sa sa souveraineté malheureusement un peu flexible pour accommoder son voisin puissant vous pensez qu'elle aura plus à y gagner qu'à perdrezaki alors aujourd'hui prenons restons un petit peu sur l'exemple de la Suisse la Suisse a toujours estimé avoir beaucoup plus à gagner en restant en dehors de l'Union Européenne que en y rentrant ce qui était tout à fait vrai nous avions des taux d'intérêt très bas une é forte un ratio d'endettement très bas de moins de 60 % par rapport au PIB et nous avions notre secret bancaire qui offrait pour la Suisse un avantage comparatif permettant au aux évadés fiscaux n'est-ce pas de l'Europe de venir tranquillement se se réfugier en Suisse mais que s'est-il passé au moment où effectivement la l'Europe s'est retrouvée en crise et éprouvé une urgence de de récupérer des recettes fiscales qui lui échappaient elle a utilisé toutes sortes d'autres d'autres procès CD que les procédés de de droit international ou des procédés qui qui relveraient de la démocratie ou des la diplomatie ou d'accord de traités bien bien compris entre nations elle a exercé des pressions très importantes elle a fait subir des menaces à la Suisse chacun des pays d'ailleurs des membres pays membres étant lui-même puissant l'Europe l'Allemagne et la France notamment ont exercé des des pressions sur la Suisse qui qui l'ont obligé à à à abdiquer son secret bancaire ce euh ce secret bancaire que on estime qui on estime représentait le 5e du PIB de la Suisse 20 % du PIB et donc nous avons ici un cas concret qui montre que un pays qui ne fait pas partie de l'Union européenne qui a défendu sa souveraineté jusqu'au bout lorsqu'il est sous pression de la part de d'un d'un ensemble économique puissant peut se retrouver en situation de renoncer à 100 milliards de francs suisses ou ou à peu près un peu moins 90 milliards de d'euros euh pour cont le le 20e de de son PIB pour contenter un voisin puissant voilà le coût réel le coût final de notre isolement de notre politique d'isolement de notre Alline gang comme on le dit ou du zonderfal Suisse vis-à-vis de l'Union européenne donc on peut le chiffrer aujourd'hui ce qui mène beaucoup de Suisses aujourd'hui à réviser le leur point de vue parce que quand on entre dans les politiques de force et bien toutes les notions de souveraineté que monsieur aslino aime bien défendre et qu'il a raison hein par rapport à la France elle tombe très vite dès qu'on est face à un partenaire ou un adversaire plus puissant et là on retombe dans la réale politique et dans les rapports de [Applaudissements] force comme ça travaille trava al les normes les prises d'Es ou les choses comme ça ça c'est une chose mais l'Union européenne est une est un processus qui fagocite les unes après les autres toutes les politiques et par exemple la la France parce qu'elle parce qu'elle a désobéi au traité n'est pas actuellement en Irak mais normalement seul sous l'empire du traité de Maastricht notamment du 2ème pilier normalement nous aurions dû envoyer des soldats en Irak par solidarité européenne et euroatlantiste et nous serions donc lancés dans une guerre absolument scandaleuse et illégal au regard du droit international ce que la Suisse n'est pas du tout astreinte à faire donc il faut parler de l'Union européenne pas seulement sur les question de normes économique là je suis d'accord d'ailleurs vous nous faites en fait je sens venir le petit procès habituel qui consiste à dire ah vous voulez sortir de l'Union européenne donc vous voulez devenir la Corée du Nord bon et bien non non non nous ne serons pas la Corée du Nord lorsque nous serons sortis de l'Union européenne de la même façon c'est aussi c'est c'est exactement je le dis souvent c'est comme si vous habitez dans un immeuble où il y a 27 copropriétaires et puis quelqu'un dit vous allez vous tous vous transformer en communauté IPI vous allez enlever toutes les fenêtres toutes les portes et tout le monde va vivre les chez les autres et si vous disiez ben non moi je préfère rester chez moi et que quelqu'un lui dis ah mais comment ça vous voulez donc entrer au Carmel non c'est pas parce qu'on veut avoir sa propre sa propre souveraineté être chez soi que l'on s'enferme et que l'on se ferme du monde on peut d'ailleurs avoir et j'y reviendrai tout à l'heure dans la table G politique on peut d'ailleurs avoir des liens je m'étonne d'ailleurs madame Zaki contenu de vos origines que vous ne le soullignez pas on peut d'ailleurs avoir des liens comme c'est le cas des Français avec les pays du monde du monde arabe avec les pays d'Afrique qui sont de très loin beaucoup plus importants pour la France que les liens avec la Slovaquie ou l'Estonie donc c'est une construction totalement artificielle et c'est justement le fait d'être dans ce périmètre artificiel de de penser typiquement anglo-saxonne puisqu'il s'agit en fait d'un apartail qui ne dit pas son nom qui laisse entendre que nous avons des liens une affinité forcément supérieure avec les pays bal ou avec les Américains de Californie plutôt qu'avec les Tunisiens qui parlent tous le français il y a un petit problème derrière qu'est-ce qui se cache derrière ce C cet espect là ça vous ne voulez pas en parler ce sont des sujets l'oroland de la politique de défense commune de l'orollande il y a beaucoup de choses à dire làdessus ce sera une suite il nous reste un petit quart d'heure vous aviez émis tout à l'heure le souhait de donner la parole au public est-ce qu'on peut faire faire passer de TR questions avant que vous vous en alliez estce que deux trois questions oui oui ou elle a parlé comme quoi de qu' fallait qu' rentre que la Suisse rentre dans le r dans dans le que que si était rentré dans l'Europe 20 % de je pas com milliard les 20 % 100 milliards sur 600 milliards de PIB il serait resté oui alors que en réalité les anglosaxons oui ont fait en sorte que les paradis fiscaux anglosaxon ça profite à ils ont pénalisé les paradis fiscaux non anglosaxon que l'argent des par F dans les par F angl saon ça a été fait exprès donc ça aurit été dans l'Europe oui une question pas une analyse une question mais monsieur monsieur me dit que j'ai tort de dire que le secret bancaire aurait pu être préservé au sein de l'Union européenne ce qui est vrai il a tout à fait raison les anglo saxon ont ont aboli les les secrets bancaires des pays européens et ont gardé leurs propres secrets bancairees parfaitement opaque pour préserver leur place financière aujourd'hui monsieur a parfaitement raison maintenant si la Suisse avait fait partie de l'Union européenne elle aurait aujourd'hui le statut un peu comme le Luxembourg le Luxembourg est rester une place financière qui a des prérogatives que la Suisse n'a pas je peux rentrer dans les détails techniques mais au niveau des avoirs non déclaré au fisque il y a encore d'avoir non déclaré qui se cache au Luxembourg et notamment en Belgique alors que la Suisse n'a plus le droit de pratiquer les même elle est obligée vraiment d'être extrêmement transparente parce qu'elle est en dehors de l'Union Européenne il y a donc quand même une politique il y a aussi Monaco qui est mieux préservé que la Suisse donc faire partie de l'Union européenne aurait permis aux banques suisses d'accéder au marchés financiers des services financiers européens ce que les banques suisses n'ont pas aujourd'hui donc on est pénalisé on n pas été pénalisé pendant une quarantaine d'années mais aujourd'hui l'Europe a décidé qu'elle allait nous pénaliser et on a payé le prix fort merci mir Jacques Nikonov avant de repartir souhaitez vous dire un petit mot ou je suis obligé de de de partir j'ai des engagements familiaux mais j'ai j'ai tenu à faire cette visite éclaire en tout cas moi je je suis très heureux d'avoir pu participer à à cette rencontre à l'invitation de François sino que je remercie et je pense que nous aurons d'autres occasions pour poursuivre le débat je regrette infiniment de ne pas pouvoir rester mais je dois rentrer voilà je vous souhaite une bonne continuation non non non non non non non non on prend pas la parole comme ça vous avez vous avez déjà eu le droit à une question non non on passe le tour non non non il y a pas juste un truc par rapport oui madame c'est pas moi qui Dévé le sujet c'est vous avez pris exemple du Front de Gauche en disant les militants sont pour la sortie de l'euro et pas le pas l'appareil donc c'est avec les militants qu' faut discuter et pas avec l'appareil alors j'aimerais comprendre pourquoi vous et Monsieur assellino vous prétendez accéder au pouvoir donc être un appareil d'accord et et dans dans cette perspective comment est-ce que vous avez l'intention de devenir écouteur du peuple et de lui donner la parole et le pouvoir de décision ça ça on traitera cette question là dans la table ronde démocratie oui oui oui mais il a son train à prendre il [Rires] pourra merci il faut il a un train à prendre he donc il peut pas vous répondre il faut des questions des questions uniquement sur la table ronde économie pour l'instant hein la table ronde ça sera ensuite il vous répondra dans la table ronde démocratie madame oui oui vousz dit tout à l'heure la Suisse a été obligée enin va être obligé d'appliquer dans l'Europe parce que elle a elle a elle a laissé les les le secret bancaire filer on a V en 2007 éats on tapé du pour enlever le secret bancaire ce qui passé c'est que en fait c'est l'UBS c'est l'union des ban oui oui oui est-ce que la Suisse et l'UBS alors effectiv là vous me dites exactement le truc de dire euh les racutaires sont trop forts donc on va rentrer on est tout à fait d'accord mais n'importe quel pays la Suisse avait comme vulnérabilité l'UBS sa plus grande banque qui avait un pouvoir énorme dans sa place financière qui avait 250000 entreprprises clientes et qu'ils ont estimé qu'elle pouvait pas faire faillite donc toute la Suisse a perdu à cause de l'affaire effectivement de l'UBS qui a été utilisé opportunément par Washington et ensuite par Bruxelles pour dégommer si vous voulez le secret bancaire suisse donc c'était le point de vulnérarabilité de l'économie suisse pour dire qu'une place financière qui prospère en dehors des grands blocs et bien il suffit qu'il s'attaque à sa principale multinationale et voilà à quoi ça peut mener ça peut mener à une refonte totale du droit hlvétique en matière de secret bancaire aujourd'hui ce qui est en train d'arriver c'est le pays aujourd'huiù vous pouvez le moins du monde he ouvrir un compte non déclaré en Suisse voilà le changement la transformation qui s'est produite en 3 ans sur la décision principalement de l'Union européenne le le cas de la Suisse a l'air d'intéresser mais c'est pas encore on va pas se se focaliser juste sur la Suisse si vous avez une question pour Étienne schwir par exemple pour Étienne schwir pas pas de Suisse he on est bien d'accord tout de suite pour Étienne chô justement j'ai un livre donti pris la préface la la et donc voilà euh donc c'est une question qui qui être adressée à n'importe quel intervenant mais selon vous quel est le le rôle de la privatisation de la création monétaire sur la la crise actuelle éor ENF à mon avis il est central puisque c'est enfin bon je peux faire court hein mais le à mon avis la privatisation de la création monétaire ou autrement dit l'abandon par les acteurs politiques de la création monétaire à des acteurs privés euh fait perdre aux États leur souveraineté finalement parce que la souveraineté politique procède de la souveraineté monétaire et pas l'inverse et en en abandonnant la création monétaire à des acteurs privés les les représentants politiques ont lâché l'essentiel tout le reste suit et donc je pense que c'est si on cherche la la cause des causes euh moi je remonte plus loin encore puisque je reviens à à la la conscience des gens du fait qu'ils doivent écrire eux-même leur constitution ils doivent les citoyens ne ne ne pourront gérer leurs affaires de façon indépendante que quand ils écriront eux-mêmes la Constitution mais sans aller jusque là on peut déjà au moins effectivement repérer dans les causes centrales de la de la crise à crise entre guillemets le l'immense puissance économique qu'a donné le l'appropriation de la création monétaire à certains acteurs et qui leur a permis de prendre le pouvoir politique et d'accroître encore par un cercle vicieux enfin vertueux pour eux et vicieux pour nous leur puissance politique économique le je donc c'est c'est très lié à mon avis c'est très lié je sais pas ce qu'en pense François mais oui sur ces questions sur ces questions de de de dette et de création monétaire je crois qu'il faut faut insister sur deux trois choses c'est que lorsque les États-Unis ont ont rompu les accords de Breton Woods 2971 d'abord ils l'ont fait parce qu'ils ont attendu que de dégage de la scène puisqueen fait ils avaient décéé la monnaie de façon qui ne pe normalement vous savez que le dollar était librement convertible en or c'était les talon de changeur qui avit été fixé par les accords de Breton Wood 1944 et à partir du milieu des années 60 déjà ils avaient émis plus de dollars qu'il il n'avait d'en caisse or ce que de GA avait souligné dans sa conférence de presse du 4 février 1965 et s'ils l'ont fait c'est d'ailleurs pour un motif qui est exactement comparable à celui que Madame Zaki a rappelé tout à l'heure au suj des guerres en Afghanistan c'était dans les années 60 les les dépenses extraordinaires qu'on commençé à occasionner notamment la guerre du Vietnam alors les États-Unis ont brisé les accords de Breton Woods mais ils ont un argument ils avaient un argument qui reste valable qui n'est pas sans valeur c'est qu'il est difficilement il est difficile à concevoir que l'on puisse faire dépendre la création monétaire d'un d'ununun d'un matériau physique et notamment de sa production de sa découverte ou verte donc les les les les les les il y a toute une théorie monétaire et financière sur le sujet c'est que c'est un peu absurde que les besoins monétaires doivent être en réalité déconnectés de cet agrégat physique et donc il y a eu la volonté de transformer l'or en dans ce que ke s'appelait une relique barbare c'est-à-dire le traiter comme une matière première comme les autres alors le problème c'est que une fois qu'on a comme disait comme dit l'autre quand quand quand on quand on affranchit les bornes il n'y a plus de limite c'est-à-dire que ça avait effectivement des inconvénients mais la suppression a aussi des inconvénients qui sont colossaux puisque s'il n'y a plus de limite à la production monétaire ben on peut en créer en créer en créer jusqu'à jusqu'à jusqu'à infinitum c'est donc la raison qui a été techniquement mise en avant dans les années 72 et 73 pour que en France a été cette fameuse loi de 1973 mais tous les états les uns après les autres ont fait pareil puis ça a été gravé dans le marbre du traité de Maastricht et qui a été de en fait retirer aux États le pouvoir de création monétaire pour que il se finance sur les marchés avec des taux d'intérêt de telle sorte que l'on pensait que ceci assagirait les États et les forcerait justement à les à à ne pas s'endetter à ne pas faire de déficit ce qui comme l'a rappelé Étienne n'a pas été le cas puisque comme il le rappelait tout à l'heure depuis maintenant 1974 on vote constamment des budgets en déficit alors la réalité c'est que la situation et l'inflation a décuplé voilà alors ça veut dire que oui ça oui l'inflation ça veut dire que le sujet est assez complexe d'ailleurs s'il était simple il aurait été quand même il serait facile de trouver une solution il est d'autant plus complexe que un système monétaire international par définition nécessite l'accord de toutes les de tous les principaux états du monde à commencer par les États-Unis d'Amérique qui sont le premier à bénéficier de la situation actuelle et du privilège dellar puisque en fait ils peuvent s'endetter sans pleur et et racheté par appartement le monde entier jusqu'à ce qu'ils aient maintenant des des des des des des des dettes extraordinaire détenu notamment par les Chinois ou par les Japonais ou par beaucoup de peuples du monde de cette monnaie qui ne vaut qui ne vaut plus rien donc tout le monde on est dans une situation qui je n'ai pas pour l'instant trouvé dans la théorie qui que ce soit y compris des prix Nobel qui sachent exactement comment en sortir puisque à la fois tout le monde sait bien que le système est au bord d'une explosion générale puisque le dollar potentiellement ne vaut plus rien mais que on ne sait pas non plus pas très bien comment on pourrait le le le le remplacer voilà en tout cas mon apport à ce à à ce à ce débat ce qui est certain c'est qu'il vaut mieux dans la dans la conjoncture actuelle avoir un petit peu d'or avec soi tout à fait parce que l'or même si l'or n'est plus intégré dans un système monétaire légal il n'en demeure pas moins que comme le disait de Gaulle le 4 février 65 on na jamais trouvé mieux comme étalon de transfert de richesse entre les nations depuis depuis le Big Bang puisque le l'or a des qualités intrinsèques de rareté de beauté d'inaltérabilité de concentration d'un dans un faible volume d'un très fort poids et que et par ailleurs est admis dans toutes les civilisations du monde queles que soient les religions les civilisations les continents et cetera comme le symbole même de la richesse c'est pour ça que or s'impose et surtout si vous avez de l'or gardez-le ne faites pas vous moi je vois fleurir dans toutes les villes de France des magasins qui veulent vous racheter votre or si sil y a une floraison de magasins qui veulent vous racheter votre or c'est qu'anguille sourroche ce débat est malheureusement terminé hein je vois qu'il y a encore d'autres questions mais d'accord éc Marie je vous laisse la la parole faire une annonce merci à vous tous d'avoir écouté puis on vous donne rendez-vous pour le prochain débat entre [Applaudissements] [Musique]