Trump frappe le Venezuela pour la première fois, qui répond
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C'est un nouveau tournant dans l'escalade de tension entre les États-Unis et le Venezuela. Donald Trump a affirmé ce lundi soir devant la presse que les États-Unis avaient frappé une installation portuaire liée au narcotrafic au Venezuela. Il s'agirait de la première frappe effectuée directement sur le sol vénézuélien par les États-Unis.
Alors, que sait-on réellement de cette frappe ? Quelles ont été les réactions ? Et jusqu'où Donald Trump pourrait-il aller ?
Salut, c'est Blanche. J'espère que vous allez bien. C'est le sujet à la une de ces actu.
Alors, avant de nous intéresser aux dernières déclarations de Donald Trump, revenons un petit peu sur le contexte. C'est important. Le Venézuela, c'est un pays de plus de 28 millions d'habitants qui se situe tout au nord de l'Amérique du Sud.
Depuis plusieurs années, le pays traverse une profonde crise marquée notamment par une inflation immense. Le Venezuela est très dépendant de sa production de pétrole et certaines décisions économiques, de nombreuses affaires de corruption ainsi que des sanctions internationales l'ont considérablement fragilisé et ont accentué justement cette crise. Le Venezuela accuse notamment les États-Unis d'avoir soutenu le coup d'état manqué dans le pays en 2002 et est assez proche de pays historiquement en tension avec les États-Unis, notamment la Russie ou encore l'Iran.
Autre sujet de tension, la réélection du président Nicolas Maduro en juillet 2024 qui est vivement contesté par les ONG pour son opacité. Et justement depuis quelques temps, Nicolas Maduro est accusé par la justice américaine de trafic de drogu et de corruption. Selon elle, il serait à la tête d'un cartel qui aurait envoyé des centaines de tonnes de drogues aux États-Unis et il aurait directement collaboré avec des gangs criminels vénézueliens.
Cet été, une prime de 50 millions de dollars a même été mise sur sa tête pour toute information menant à son arrestation. En septembre, les États-Unis ont multiplié des bombardements militaires contre des bateaux au large du Venezuela, accusés d'être des embarcations de narcotraafiquants. La plus récente a eu lieu ce lundi dans l'est du Pacifique.
Un navire présenté par l'armée américaine comme lié au narcotrafic a été ciblé faisant deux morts. Au total, ces bombardements ont tué au moins 105 personnes dans les Caraïbes et le Pacifique. Or, selon de nombreux juristes et ONG, ces frappes relèvent d'exécutions extrajudiciaires qui sont donc illégales.
Surtout qu'à ce stade, les États-Unis n'ont pas fourni de preuve que les bateaux visaient transportaient réellement de la drogue. Et puis il est important de noter que même si les États-Unis accuse le régime de Maduro de trafic de drogue, le Venezuela n'est pas considéré comme l'un des principaux exportateurs de drogues vers les États-Unis. En fait, la grande majorité du Fanil et de la cocaïne, par exemple, qui arrivent sur le marché américain proviennent du Mexique ou transitent par des pays comme la Colombie.
Les données du World Drug Report notamment montrent que le rôle direct du Venezuela dans ses flux est relativement marginal comparé à d'autres acteurs. De son côté, le président vénézuélien Nicolas Maduro nit formellement les accusations de narcotrafic. Selon lui, l'objectif de Donald Trump est de provoquer un changement de régime dans le pays et de s'emparer du pétrole vénézuélien, principales ressources du pays.
Parallèlement au frappes, il faut savoir que les États-Unis ont aussi déployé des militaires au large des Caraïbes, au nord du Venezuela avec le plus grand porte-avion du monde. Depuis, Donald Trump laisse régulièrement entendre que des bombardements américains pourraient avoir lieu directement sur le sol vénézuélien et c'est donc ce qu'il se serait passé selon le président américain. Alors, que sait-on de ces nouvelles frappes justement ?
Donald Trump a affirmé ce lundi que des forces américaines avaient détruit un quai utilisé par des bateaux qu'il présente comme impliqué dans le trafic de drogue au Venezuela. Mais sans donner le lieu de cette frappe. Il a simplement dit qu'elle s'était produite, je cite, sur le rivage.
Donald Trump a aussi refusé de dire si c'était l'armée américaine ou la CIA, donc les renseignements qui avaient mené cette opération. En tout cas, personne ne se trouvait sur place au moment de la frappe selon CNN et le New York Times qui citent les autorités américaines. Cette déclaration de Donald Trump, elle vient confirmer une allusion qu'il avait faite lors d'un entretien diffusé vendredi dernier avec le milliardaire John Catimatidis, l'un de ses soutiens.
Le président américain avait affirmé que les États-Unis avaient je cite frappé une grande installation. De son côté, le gouvernement vénézuélien n'a fait aucun commentaire officiel depuis cette annonce. Alors, la question qu'on peut se poser maintenant, c'est jusqu'où Donald Trump peut-il aller ?
En fait, même si l'opération reste limitée, frapper une installation portuaire reste un seuil symbolique énorme. Ça veut dire que les États-Unis ne se contentent plus d'intercepter ou de frapper des bateaux ou encore de sanctionner financièrement. Ils placent désormais le territoire vénézuélien lui-même dans leur zone d'action militaire.
Cependant, on ne peut pas parler d'invasion ou de bombardement massif. Les actions, elles sont pour l'instant concentrées sur des cibles limitées, donc des bateaux et des installations. Ce ne sont pas des opérations à grande échelle contre l'armée vénézuélienne ou contre l'État dans son ensemble.
Et Donald Trump n'a pour l'instant ni troupe déployé massivement, ni coalition internationale derrière lui. En d'autres termes, envahir le Vené serait militairement risqué et surtout politiquement explosif, ça coûterait aussi très cher, ce qui paraît donc très peu probable dans l'immédiat. Avoir tout de même les réactions qui vont suivre, on vous tiendra évidemment informé.
Et rapidement, vu qu'on parle de Donald Trump, je voulais vous parler de sa rencontre avec le premier ministre israélien Benjamin Etanyaou dont on vous parlait hier. Ils se sont rencontrés en Floride dans la résidence de Donald Trump. L'un des objectifs affichés, c'était de faire avancer la seconde phase du cesser le feu dans la bande de Gaza.
Alors, le président américain a notamment averti que le Hamas, qui est au pouvoir à Gaza périt, je cite, le prix fort s'il ne se désarmait pas rapidement comme c'est prévu dans cette seconde phase. Autre point clé de cette rencontre, les deux dirigeants ont mis en garde l'Iran, leur ennemi juré commun contre toute tentative de réarmement nucléaire ou balistique. J'ai pas le temps de tout développer, mais je vous mets des liens en description si ça vous intéresse et je vous laisse avec Julie pour les actualités.
En bref, merci Blanche et bonjour à tous. On commence avec cette actu. Les travaux de la très contestée autoroute A69 qui doit relier Castre à Toulouse en 35 minutes contre 1h avec l'itinéraire actuel vont finalement se poursuivre en 2026.
La Cour administrative d'appel de Toulouse a autorisé ce mardi la poursuite du chantier en rétablissant la validité des autorisations environnementales qui étaient nécessaires à sa construction. Cette décision fait suite à une longue série de recours et de suspensions judiciaires car je le disais, le chantier de l'A69 qui a été suspendu en février dernier est très contesté. Dès le lancement du projet en 2023, les associations environnementales dénonçaient l'impact disproportionné de ses travaux sur l'environnement par rapport aux bénéfices attendus.
Pour justifier la reprise du chantier, la justice administrative a expliqué avoir suivi les recommandations du rapporteur public, donc d'un expert qui a le droit de donner son avis après avoir étudié l'affaire. Celui-ci avait préconisé de maintenir l'autorisation initiale car selon lui l'autoroute est essentielle pour relier la population de Castre qui en grande partie travaille ou étudie à Toulouse qui donc doit s'y rendre tous les jours. Deè actu, le Yémen a décrété ce mardi l'état d'urgence pour 90 jours face à la progression du Conseil de transition du Sud, un mouvement séparatiste soutenu par les Émirats arabes unis.
Leur objectif réinstaurer un état indépendant dans le sud du pays comme cela avait existé entre 1967 et 1990. Ces dernières semaines, les séparatistes ont pris le contrôle de zones stratégiques, notamment dans la région de l'Adrama, ce qui a provoqué l'inquiétude du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale qui a appelé à l'aide. Le gouvernement demande l'intervention de la coalition militaire menée par l'Arabie Saoudite active au Yémen depuis 2015 pour combattre les rebelles outils soutenus par l'Iran.
Les séparatistes sont soutenus par un autre allié majeur de l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes-Unis, qu'elle accuse d'agir de façon extrêmement dangereuse. Par ailleurs, l'Arabie Saoudite a revendiqué des frappes contre le port de la capitale d'Adrama, visant des cargaisons d'armes et de véhicules destinés aux séparatistes. Selon ell, ces livraisons risquent de provoquer une escalade.
L'opération n'aurait fait aucune victime. Troisème actu. des commerçants manifestent depuis 2 jours contre la vie chère et l'hyperinflation qui continue de s'aggraver dans le pays.
Il dénonce notamment une augmentation des prix de 52 % en 1 an. Cette hausse, elle s'explique en partie par les sanctions occidentales qui visent notamment à limiter le programme nucléaire militaire de l'Iran. Mais il y a aussi une deuxième raison, la chute de la monnaie nationale, le RAL.
Ce mouvement a débuté ce dimanche dans le plus grand marché pour téléphone portables de Teran, la capitale, avant de s'étendre et de gagner en ampleur. À tel point que le président Massou de Peschkinan a appelé ce mardi au dialogue pour mettre fin au mouvement social. Il a déclaré sur les réseaux sociaux avoir demandé au ministres de l'intérieur de dialoguer avec leurs représentants afin que le gouvernement puisse agir de toutes ses forces pour résoudre les problèmes.
Je vous mets des liens en description si jamais vous voulez en savoir plus sur la situation en Iran. 4e actu, l'interdiction des gobelets jetables contenant du plastique a été repoussée à 2030 par le gouvernement. Cette mesure devait initialement entrer en vigueur le 1er janvier 2026 en France.
La raison évoquée, la difficulté technique à atteindre une absence totale de plastique dans ses gobelets d'ici à la date prévue. L'arrêté publié au journal officiel ce mardi précise que les ministères de la transition écologique et de l'économie ont réalisé un bilan en 2025 qui a montré que l'objectif d'éliminer le plastique dans ces produits n'était pas encore réalisable. Le gouvernement prévoit donc un nouveau bilan en 2028 pour évaluer les progrès en matière de substitution des gobelets en plastique à usage unique.
À noter que cet arrêté prévoit aussi un délai d'écoulement des stocks. Après l'entrée en vigueur de l'interdiction désormais prévue pour le 1er janvier 2030, les gobelets contenant encore du plastique pour continuer à être vendu pendant 12 mois contre 6 mois auparavant. Cette mesure vise à laisser aux entreprises le temps d'écouler leurs produits existants.
Et on finit avec cette actu. La chanteuse américaine Beyoncé vient officiellement d'obtenir le statut de milliardaire selon le magazine Forbes. Elle est la 5e musicienne au monde à franchir ce cap derrière son époux Jay, Tyler Swift, Bruce Springsting et Rihanna.
Sa fortune, elle la doit notamment à son album country Cowboy Carter sorti en mars 2024 qui a été suivi d'une tournée mondiale, le Cowboy Carter Tour. La tournée a généré plus de 400 millions de dollars en vente de billets selon Paul Star et 50 millions de dollars supplémentaires en produits dérivés vendus lors des concerts selon les estimations de Forbs. À savoir que Beyoncé est également propriétaire d'une marque de soins capillaire Scred de Whisky Sir Davis et d'une ligne de vêtements EV Park.
Merci Julie pour ces actualités et merci à vous de continuer à suivre ce format. Je vous rappelle qu'il est disponible en version podcast sur toutes vos plateformes d'écoute. Je crois que j'ai tout dit.
Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et je vous dis à demain.