Grande convention des élections européennes : discours de Hervé Juvin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« Au début des années 90, j'ai été approché par l'ancien Premier ministre, M. Raymond Barr, pour travailler avec lui à la préparation de l'euro et à un rapprochement des milieux économiques et des institutions européennes. »
- 1:00Invité politiqueFait
« J'ai constaté à quel point l'Union européenne se laissait gagner par un mondialisme qui appelait à la dissolution des nations, au mépris des peuples, à l'ignorance des citoyens. »
- 2:40Invité politiqueFait
« Ce qu'ils proposent à la France pour les années 2020, ce sont les idées écuvées des années 80 dont plus personne ne veut. »
- 2:46Invité politiqueFait
« C'est un sans-frontiérisme qui ne profite qu'aux mafias et aux multinationales esclavagistes, qui nuit aux millions de migrants qui ne vivront jamais le rêve qu'il leur est promis. »
- 3:23Invité politiqueFait
« Partout dans le monde, les sociétés multiculturelles sont les plus violentes, sont les plus criminelles et sont les plus divisées. »
- 4:02Invité politiqueFait
« La nation, c'est la seule forme politique qui donne son unité au corps social. »
- 4:23Invité politiqueFait
« L'écologie, ce n'est pas ce qu'on vous raconte, les parcs à éoliennes et les taxes sur le diesel. »
- 6:51Invité politiquePromesse
« Nous allons nous attacher à modifier la gouvernance de la monnaie unique pour qu'elle contribue à l'unité des nations, au progrès partagé par tous et à la refonte du système productif. »
- 7:05Invité politiquePromesse
« Nous allons travailler à donner ses frontières extérieures de l'Europe et nous allons travailler à ce que l'Europe, oui, elle préfère les citoyens européens. »
- 7:38Invité politiqueFait
« Que serait l'Europe si elle ne préfère pas les citoyens européens et s'il ne préfère pas les nations européennes ? »
Temps de parole
- Hervé Juvin100 %
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Bonjour à tous et à toutes ! C'est un long chemin qui m'a conduit ici devant vous aujourd'hui. Au début des années 90, j'ai été approché par l'ancien Premier ministre, M. Raymond Barr, pour travailler avec lui à la préparation de l'euro et à un rapprochement des milieux économiques et des institutions européennes. Et j'ai cru que l'Union européenne était la forme de l'Europe. Et j'ai cru que l'Union européenne allait apporter l'espoir, la confiance, la sécurité aux Européens. Et j'ai cru que quelque chose comme l'Union européenne allait être une expérience historique de grande ampleur et une expérience réussie.
C'est un long chemin qui m'a conduit aujourd'hui devant vous parce que j'ai constaté toute autre chose au fil des années. Au fil des années, j'ai constaté la divergence entre les nations européennes. J'ai constaté à quel point l'Union européenne se laissait gagner par un mondialisme qui appelait à la dissolution des nations, au mépris des peuples, à l'ignorance des citoyens. Et j'ai vu une Union européenne qui se tournait contre l'Europe et qui pouvait devenir la forme du déclin ou de la sortie de l'Europe de son histoire.
Au terme de cette longue histoire, au terme de ce long chemin, je suis ici devant vous pour vous dire qu'ensemble, nous allons travailler à faire rentrer l'Europe dans l'histoire. Nous allons travailler à redonner à l'Europe le sens et le goût de la confiance des citoyens européens. Nous allons remettre l'Europe au service des nations, au service des peuples. Nous allons faire renaître l'espoir et la confiance en Europe. C'est cela le sens de l'histoire. À un moment où l'Europe est confrontée à des menaces, à un moment où l'Europe est confrontée à des ennemis qu'elle doit nommer et qu'elle doit affronter, nous allons mener ce combat et nous allons le gagner ensemble.
Ce combat, c'est aussi et d'abord un combat pour que la France rentre dans l'histoire. Parce qu'enfin, regardez ceux de cette République en marche qui met la France en marche arrière. La France est en train de sortir de l'histoire. Regardez-les. Ils sont vieux avant d'avoir été jeunes. Ils sont vides et usés avant d'avoir servi. Ce qu'ils proposent à la France pour les années 2020, ce sont les idées écuvées des années 80 dont plus personne ne veut. C'est un libre-échange qui a ravagé notre système productif et détruit nos territoires.
C'est un sans-frontiérisme qui ne profite qu'aux mafias et aux multinationales esclavagistes, qui nuit aux millions de migrants qui ne vivront jamais le rêve qu'il leur est promis et qui est en train de faire de nombre de Français et de nombre d'Européens des étrangers sur leur sol, bousculés dans leurs mœurs, dans leurs traditions et dans leurs choix de vie. La France en marche arrière, c'est aussi la France du multiculturalisme. Ce multiculturalisme qui nous est servi à toutes les sauces, alors que partout dans le monde, les sociétés multiculturelles sont les plus violentes, sont les plus criminelles et sont les plus divisées.
Nous allons refaire l'unité de la France et l'unité de l'Europe. Cette tâche à laquelle nous nous appelons aujourd'hui, cette tâche, elle a un nom, elle a un goût, elle a une saveur, et c'est ceux de la victoire. Nous allons gagner parce que le moment historique est le nôtre. Nous avons les idées qui comptent et nous avons les idées du futur. Partout dans le monde, l'idée nationale est de retour. Pourquoi ? Parce que la nation, c'est la seule forme politique qui donne son unité au corps social. Au-delà des origines, au-delà des croyances religieuses, au-delà des communautés d'appartenance, c'est la nation qui fait un tout des citoyens unis. Le moment politique, il est écologique.
L'écologie, ce n'est pas ce qu'on vous raconte, les parcs à éoliennes et les taxes sur le diesel. L'écologie, ça commence par la fin de l'individu hors sol. Ça commence par la fin du nomade sans feu ni lieu. Et ça commence par ces hommes et ces femmes que nous sommes, bien sur nos territoires, qui savons tous ce que les générations avant nous ont donné, ont souffert, ont travaillé, parfois ont combattu, pour nous laisser ces territoires beaux, riches, bienveillants à la vie humaine, ces territoires que nous devons transmettre, plus beaux, plus vivants, plus riches, aux générations qui nous suivent. Le moment politique, c'est un moment citoyen et c'est un moment social.
C'est le moment où l'on en a fini avec l'individu de droit, cette fiction qui fonctionne si bien avec le coup d'état du droit, où des experts, des comités, des sachants et toutes les ligues du bien veulent nous imposer nos lois, nos mœurs, en faisant fi de nos traditions et de notre citoyenneté. Le moment politique, c'est le nôtre. Et c'est pourquoi je voulais le partager avec vous. Ici, cet après-midi, devant vous, j'ai dans la bouche, oui j'ai dans la bouche, le goût, la saveur, le parfum de la victoire. Alors, nous allons gagner et nous devons gagner. Nous devons gagner parce que nous allons donner un nom à la colère.
La colère des Gilets jaunes, la colère qui monte en France, mais la colère qui gronde partout en Europe. En démocratie, elle a un nom, elle s'appelle « voter ». Appelez autour de vous, appelez toutes celles et tous ceux qui sont en colère et qui ont bien raison de l'être, à exprimer dans la démocratie leur colère par le vote aux élections de mai. Ça compte le Parlement européen, il va falloir le leur dire. Ça compte le Parlement européen parce que nous allons changer l'Europe.
Nous allons changer l'Europe et nous sommes les seuls, avec nos alliés des partis nationaux et des partis populaires européens, nous sommes les seuls à pouvoir donner enfin sa forme politique à l'Europe qui ne sera rien si elle n'est pas l'alliance des nations libres d'Europe. Nous allons réformer la gouvernance européenne. Nous allons nous attacher à modifier la gouvernance de la monnaie unique pour qu'elle contribue à l'unité des nations, au progrès partagé par tous et à la refonte du système productif.
Nous allons travailler à donner ses frontières extérieures de l'Europe et nous allons travailler à ce que l'Europe, oui, elle préfère les citoyens européens, oui, elle contribue avec les États-nations à protéger les citoyens européens et une fois définies les frontières extérieures, le rôle de notre Europe sera de dire « on ne passe pas ». Nous allons refaire une autre Europe parce que nous allons redonner tout son sens aux grands mots de préférence communautaire. Que serait l'Europe si elle ne préfère pas les citoyens européens et s'il ne préfère pas les nations européennes ?
Nous allons rendre tout son sens à un marché intérieur qui doit être protégé des marchés extérieurs et qui doit être protégé de la liberté absolue des marchés financiers qui n'est trop souvent qu'une liberté de prédateur. Cette nouvelle Europe, vous êtes tous ici devant elle. Nous sommes tous partout en Europe dans l'attente, dans le souhait, dans l'espoir que quelque chose de nouveau va venir qui va être une renaissance européenne. Cette renaissance européenne, je vous le dis, elle prend son essor ici, aujourd'hui, avec vous. Nous allons gagner parce que nous pouvons gagner, nous devons gagner. On va gagner pour que l'Europe renaisse. On va gagner pour que vive la France. Merci.
Hervé Juvin