🔴 François Bayrou : interview évènement à quelques jours du vote de confiance
François Bayrou Au micro : Arlette Chabot, Guillaume Roquet, Isabelle Saporta, Frédéric Dabi Source d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 43 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
À qui allez-vous parler ce soir ? Aux députés pour tenter de renverser la vapeur ou aux Français pour leur dire au revoir ?
- 1:00OuverteÉludée
Est-ce qu'il y a une part de testament politique dans cet entretien ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous estimez qu'il n'y a pas d'autres solutions que la vôtre, d'autres alternatives que votre budget ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La France a à peu près 500 taxes. On taxe notre richesse produite à 40 % chaque année. Est-ce que vous dites aujourd'hui ça suffit ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ce chiffre de 44 milliards d'euros d'économie en 2026 est tabou ou pourrait être réduit ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
Vous avez porté au pouvoir un président qui a précipité la dette de 1300 milliards depuis 7 ans. N'êtes-vous pas responsable de la situation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00François BayrouFait
« On n'a pas présenté en France un budget en équilibre depuis 51 ans. »
- 6:00François BayrouPromesse
« Nous permettra dans votre plan de revenir à 3 % de déficit en 2029. »
- 8:00François BayrouChiffre
« Le camp présidentiel plus 1000 milliards de dettes depuis 2017. »
- 10:00François BayrouFait
« Je trouve que c'est beau le compromis. »
- 22:00François BayrouChiffre
« La dette de la France est possédée en partie importante par les étrangers. 60 %. »
- 0:30Fait
« Le risque, il est imminent dès l'instant que nous prendrons la décision de ne rien faire. »
- 2:30Chiffre
« Si on laisse les choses aller, on va dépenser 104 ou 105. Et nous, on dit il faut dépenser 101 101 et demi. »
- 3:30Fait
« Je suis un défenseur de l'unité de la France, de l'unité du pays, de l'unité de la société française. »
- 5:00Fait
« La dissolution est inéluctable. »
- 6:30Fait
« Il y a des forces politiques en France qui veulent le chaos. »
- 9:30Fait
« On a mis des caméras de surveillance contre mes oppositions qui prétendaient qu'il y avait là une atteinte au droit de l'homme. »
- 11:00Chiffre
« C'est 10 % de ce que demande François Bairou sur les 44 milliards, 4 milliards d'économie. »
- 12:30Fait
« Je suis absolument persuadé que ça peut bouger. »
- 3:30François BayrouChiffre
« Les retraites représentent 14 % du PIB à l'heure actuelle. »
- 5:30François BayrouChiffre
« 60 % de la dette française est détenue par des étrangers. »
- 3:00François BayrouChiffre
« On était à 63 %, l'Allemagne était à 67. 20 ans après, on est à 100, bientôt 120 et l'Allemagne est à 60. »
- 4:00François BayrouChiffre
« Les retraites représentent 14 % du PIB. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pour nous expliquer comment nous en sommes arrivés là, quelle est la responsabilité des uns et des autres et vers quoi nous nous dirigeons. La première question, François Baot, vous est posé par Marc Fel. Bonsoir monsieur le Premier ministre.
Depuis votre annonce surprise lundi dernier, depuis que vous avez demandé la confiance aux députés, on peut dire que rien ne s'est passé comme prévu. Le Rassemblement national puis l'ensemble de la gauche ont dit qu'il ne vous accorderaiit pas leur confiance, ce qui rend vos chances de maintien à Matignon assez faible, voire nulle. Ma question est donc relativement simple.
À qui allez-vous parler ce soir ? Aux députés pour tenter de renverser la vapeur ou aux Français pour leur dire au revoir ? Alors sûrement pas au revoir.
D'ailleurs, c'est pour ça que vous m'invitez. Si vous avez monté une émission aussi inédite, comme vous avez dit, aussi différente et aussi originale, c'est parce que le sujet est crucial. Euh et le sujet, la question ce n'est pas le destin du premier ministre ou de Français Bairou et c'est même pas le destin du gouvernement.
La question c'est le destin de la France. Parce que vous voyez bien ce qui est en train de se préparer, de s'affirmer tous les jours, c'est que si le gouvernement tombe comme il le souhaite, comme il l'annonce, comme et bien ça veut dire que on changera de politique, on abandonnera ou on abandonnerait la politique pour moi vitale pour le pays, la politique sans laquelle le pays se place en danger extrême. qu'on abandonnerait cette politique pour en prendre une autre plus laxiste, plus plus abandonné, plus à la dérive et on va en parler précisment.
On en parler effectivement, vous dites si le gouvernement, vous avez peut-être entendu les propos d'Olivier Fort le patron du PS aujourd'hui sur BFM qui dit "Notre décision de ne pas voter, même de voter contre la confiance, elle est irrévocable. Est-ce qu'il y a une part de testament politique dans cet entretien ? Non non si si vous Alors un je pense précisément que les jours qui vont venir sont cruciaux et de si vous imaginez que je peux abandonner les combats que je mène que je mène ici que je menais avant depuis des années et que je continuerai à mener après.
Vous vous trompez Olivier Fort qu'est-ce qu'il veut ? Il veut être à Matignon. il l'a dit, il l'a annoncé, il va s'installer ici euh avec un gouvernement dont il aurait exclu LFI et je ne vois pas où il trouverait d'autres soutiens et d'autres voies puisque il aurait par hypothèse, il s'apprête à faire tomber le gouvernement.
Imaginez pas j'imagine que la majorité actuelle puisse considérer que faire tomber le gouvernement et le remplacer par un autre que dont Olivier Fort serait premier ministre serait euh naturel, normal et affectueux. Donc c'est c'est pas du tout ça. Euh de peut-être il faut il faut s'arrêter au sujet avant de avant.
Justement, monsieur prist, parlons-en. Parlons des Français. Les Français savent ce qu'est une dette.
Ils l'éprouvent, ils le vivent douloureusement à l'échelle d'un ménage ou à l'échelle de leur pays. La quasi-totalité des Français, c'est parfaitement qu'un pays endetté, c'est un pays qui n'a plus sa souveraineté, qui n'a plus la liberté. Le diagnostic, votre diagnostic malgré tout, François Baot, est largement partagé.
La question est la suivante, permettez-moi. La question est la suivante. Nous reviendrons sur le diagnostic.
Est-ce que vous estimez qu'il n'y a pas d'autres solutions que la vôtre, d'autres alternatives que votre budget, que vos pistes, que vos propositions ? Et par exemple, n'est-il pas temps de s'attaquer aujourd'hui ? un état obèse qui est souvent dispendieux et parfois injuste.
Ça c'est vrai. J'ai j'ai beaucoup affirmé cette vision de la réforme nécessaire, des changements nécessaires, de la réorganisation nécessaire de l'État. Ça c'est vrai.
On a au fil du temps laissé se ce se s'organiser euh des euh multiplications de de d'organisation d'organismes, d'action parfois de ministère et c'est très difficile à lire et c'est donc très difficile à faire avancer. Donc ça c'est vrai. Mais la question si je vous ai dit non, si les Français euh prennent dans les jours qui viennent, prenez dans les jours qui viennent la mesure comme vous dites en disant tout le monde est d'accord, ben si tout le monde est d'accord, il faut agir tout de suite.
Laissez-moi expliciter l'État obèse. Monsieur le premier ministre, la France a à peu près 500 taxés impôt. On taxe notre richesse produite aujourd'hui à à peu près 40 % chaque année.
Les Français à partir du 15, du 16 ou du 17 du mois, ils ne travaillent plus tellement pour eux, il travaillent pour l'État. Est-ce que vous dites aujourd'hui ça suffit Nicolas qui paye il n'en peut plus ? Oui, mais vous voyez cette affirmation qui est tout à fait juste.
C'est une affirmation en réponse, si on est d'accord sur le diagnostic. Là, vous venez faire œuvre de médecin euh de expert qui dit "Moi, j'ai une ordonnance." Et puis euh vos voisins euh vos cousins sont aussi des médecins experts et ils disent "J'ai une ordonnance, c'est pas la même, mais on peut en discuter." Ce dont on ne peut pas discuter, c'est la gravité du mal et la précision du diagnostic.
Et c'est de ce diagnostic. Permettez, je vais vous dire un petit mot quand même parce que autrement on sait pas de quoi de quoi on parle. Euh le diagnostic, c'est quoi ?
C'est un bateau qui a un trou dans la coque, qui a une voie d'eau et la cale du bateau se remplit d'eau chaque jour qui passe et se remplit d'eau pas de pas aujourd'hui depuis 50 ans. On n' pas présenté en France, c'est effrayant de dire ça, on n'a pas présenté en France un budget en équilibre depuis 51 ans. Hm hm.
Euh et donc euh budget qui n'est pas en équilibre, ça veut dire déficit tous les ans. Euh et c'est comme dans un ménage, quand on a un déficit, ben il faut aller emprunter à la banque pour payer le déficit. Et on est arrivé à à à une accumulation, je parle d'eau dans la coque, à une accumulation 3350 milliards d'euros. rappelle milliard, c'est 1000 millions 3350 milliards d'euros accumulés et on en a arrivé au point où c'est comme à la banque quand vous empruntez vous devez acquitter les mensualités et là on emprunte pour acuter les pour acquiter les mensualités.
Mais monsieur le premier ministre pardon la voie d'eau continue. Il y a un chiffre qui est méconnu des françaises et des Français et qui jette un doute pas sur vous. Vous avez toujours dit il faut économiser davantage mais sur l'État.
Pendant cette année où en théorie on demande de des efforts aux françaises et aux Français, l'État non seulement n'a pas maintenu mais n'a pas baissé mais a augmenté la masse des salaires de la fonction publique des des agents de la fonction publique. Ça paraît pendant cette année, excusez-moi, 6,7% pendant l'année précédente. Oui, c'est ça.
Mais enfin, vous étiez déjà là au aux affaires en fin 2024. Non, non, non. Excusez-moi, je je veux bien que vous me voyez partout, que vous m'imaginiez en tout temps, mais j'ai été nommé dans cette bien sûr, c'est le gouvernement que vous souteniez déjà le 13 décembre, mais c'est le gouvernement que vous soutenez déjà, monsieur le premier ministre, pardon.
À TF1, vous avez eu cette formule sur les inconscients en disant ceux qui disent "T'en fais pas, Simon". Oui, mais ça c'est en fait pas Simone. C'est l'État qui dit "T'en fais pas Simon".
Quand on dit pardon, on augmente, on continue à augmenter la masse salariale. C'est vraiment c'est dire aux gens fait "Faites un effort mais nous ne le faisons pas." Et encore une fois, c'est pas contre vous, c'est pas polémique, mais comment croire que ça va changer ?
Expliquez-nous comment c'est possible. C'est pas une association de boulistes, c'est la 7e puissance économique du monde. Il y a bien un ministre, pardon, il y a bien un haut fonctionnaire qui a vu ce chiffre + 6,7 % et qui s'est dit c'est pas possible.
Et bien c'est ce ces augmentations, elles s'expliquent simplement parce que les années précédentes ont été des années d'inflation. Hm. le euh le Covid et puis la guerre en Ukraine, l'explosion des coûts de l'énergie, euh l'inflation qui a suivi a fait que dans les deux années précédentes, tout d'un coup l'inflation cris n'exliqu pas tout monsieur ministre.
Non, de la vous n'avez pas une part de responsabilité honnêtement. En tout cas, le camp présidentiel plus 1000 milliards de dettes depuis 2017, ça fait 8 ans. Emmanuel Macron je vais répondre précisément sur deux points.
Le premier part de responsabilité tous les opposants sans exception exige qu'on fasse plus sont montés à la tribune. Vous la tête parce que vous les avez vu sans exception. Il montait à la tribune pour dire mais c'est pas assez, ça ne suffit pas.
Et deuxièmement, votre formule laisse entendre que c'est les gouvernements qui dépensent l'argent. C'est pas vrai ? C'est l'État là.
C'est l'État ici. C'est l'État. Oui.
Non, ce sont les Français hm à qui on a mis à disposition pour les retraites et immense somme. Et vous savez que j'ai déployé des trésors de je sais pas quoi de de d'ingéniosité pour que ce chiffre apparaisse. Les retraites, ça coûte à l'État entre 40 et 50 milliards par an.
Deuxièmement pour la SQ, troisièmement pour aider les entreprises, non pas pour les entreprises elles-mêmes, mais parce que une grande partie de ces sommes sont faits pour que des Français qui ne pourraient pas trouver un emploi, on appelle ça l'abaissement de charge, soit soit reçu. C'est clair. Mais mais je je les Français le disent dans les sondages, il ils sont inquiets, ils le disent tous et avec des réponses, des taux très très élevés.
Ils veulent de l'action. Euh la question maintenant, c'est le choix de votre méthode. On interrog laisser je vais pas vous laisser aller trop vite sur ce sujet.
Il est 18h10, on a un peu de temps pour si rien n'est fait le le bateau va couler dis. Non, ça n'est pas ça que je dis. Il faut qu'on illustre ce qui se passe.
Euh le les Français, l'économie française tous les ans, ce qu'on appelle la croissance, ont produit un peu plus que l'année précédente. On produit 50 milliards de plus et produisant 50 milliards de plus, on crée 150 milliards de déficit. produit 50 milliards de plus 150 milliards de déficit.
La dette, ça fait quoi ? Ça veut dire qu'il faut rembourser tous les mois, tous les ans, des sommes qui deviennent de plus en plus. Les français le savent, premier ministre, ils le savent.
Vous apparaissez aujourd'hui comme un lanceur d'alerte, pardonnez-moi. En quoi ce n'est pas une fuite en avant ? En quoi ce n'est pas courage fuy alors que le 8 septembre la messe semble dés Vous voyez cette formule là, les Français le savent ?
Si les Français le savaient, nous n'en serions pas là. Ah bon ? Si les Français le savaient, il y aurait de leur part un mouvement de mobilisation et de la part des politiques, des députés, un mouvement de mobilisation.
Mais c'est pas ce qu'ils disent. Le Parti socialiste vient de sortir des propositions hier. Alors, parlons-en.
Parlons de la négociation et c'est Marc Fael qui poursuit puisqu'on suit cet ordre, mais parlons exactement de ce qui est possible, ce qui peut être discuté pendant la semaine qui vient avec les parties. Alors, le premier chiffre qu'on a retenu dans votre budget François Baou, sont les 44 milliards d'euros d'économie que vous souhaitez en 2026 pour faire baisser un peu notre déficit. Le Parti socialiste par exemple qui a présenté hier son contrebudget dit "Il y a pas d'urgence, on peut peut-être lisser l'effort sur plusieurs années et revenir sous les 3 %, les fameux 3 % un peu plus tard.
Est-ce que ce chiffre de 44 milliards d'euros, monsieur le Premier ministre, est tabou ou est-ce que ça pourrait être un peu un peu moins, 35 ou 30 milliards par an ? Non, mais il faut il faut expliquer ce qu'est ce chiffre. J'ai entendu un commentateur euh dans une émission qui disait "Mais on n' toujours pas compris ce que sont ces 44 milliards.
Alors, on va on va l'expliquer." Nous permettra dans votre plan de revenir à 3 % de déficit en 2029. Je résume.
La France s'est engagée il y a déjà euh 2 ou 3 ans au moment de des crises que nous avons évoqué. Elle s'est engagée. On avait dit on dépassera pas 3 % de la richesse produite tous les ans en déficit.
Euh et la France est engagée à ça et 3 % de cette richesse, ça veut dire que on doit revenir euh en 4 ans. C'est ça notre engagement 2025, 2026 2027 jusqu'en 2029. Et en 2029, on atteint ce seuil qui est pas du tout un seuil théorique euh inventé et un peu né sur un coin de table match cette semaine et aller réinterroger les fonctionnaires de Ber qui à l'époque et bien peut-être les fonctionnaires de Bercy euh ne se rendaient-ils pas compte du travail qu'ils ont fait François Bayeron mais mais moi je m'en rends compte au-delà des chiffres est-ce qu'on peut parler il y a une question importante que vous que vous évitez depuis le début de cet entretien c'est c pardonnez-moi j'insist et celle de la responsabilité.
Vous avez parlé des députés, vos députés modèes, monsieur Bairou, ont voté tous les budgets déficitaires depuis 2017. Et bien vous-même, vous avez porté au pouvoir et accompagné et vous avez été vous avez eu un rôle actif. Un président de la République qui a aujourd'hui précipité la dette 1300 milliards depuis 7 ans.
Si je remonte à une autre époque euh monsieur le premier ministre à une époque pas si ancienne, un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy a bataillé pour le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant la retraite et à l'époque, je me souviens très bien, vous y aviez dit ce n'est pas comme ça qu'on va trouver des économies. Ma question est simple. Vous nous dites aujourd'hui en sincérité et en vérité que vous avez lutté contre la dette mais vous avez voté pour la dette.
Alors n'êtes-vous pas responsable de la situation en tant que les autres monsieur François ? Alors si vous croyez que vous allez avec le sourire et gentiment m'entraîner qu'on vous doit m'entraîner à ne pas répondre à la question que j'avais proposé je n'osais pas solliciter une réponse à ma question présidente du coup à laquelle j'allais j'allais proposer une réponse et puis je vous répondrai après ou pas les 44 milliards d'économie précis euh si nous devons revenir à en 2029 au seuil qu'on appelle de 3 % qui est simplement le seuil à partir duquel la dette n'augmente plus. Et si la dette n'augmente plus, alors l'activité du pays fait qu'elle devient chaque jour plus supportable.
Euh si on doit en arriver à ça, alors il faut des étapes. On était à presque 6 % de déficit. Nous serons cette année grâce au budget que nous avons fait adopter à 5,4 % et nous avons pris l'engagement l'engagement euh d'être à 4,6 % c'est en descendant.
L'engagement auprès de qui 44 milliard j'y viens. L'engagement l'engagement auprès de qui ? L'engagement auprès de nos partenaires européens.
Nous étions, vous vous souvenez bien, vous avez fait des titres et des émissions là-dessus, nous étions placés en déficit excessif et puis grâce au travail que le gouvernement que j'ai la chance de conduire a proposé, alors Bruxelles a dit "Maintenant, vous pouvez sortir parce qu'il y a un scénario crédible et les 44 milliards, c'est la près, si vous me disiez 42, je peux arriver à imaginer qu'on trouve Non mais je veux C'est l'ordre de grandeur en tout cas. On a compris. Oui.
L'ordre de grandeur, c'est la marche que nous devons suivre pour que notre pays sorte de la malédiction immédiate de la dette. Et si on ne fait pas ça ? Alors, vous me dites, vous me dites les Français le savent mais je vais répondre.
La parole est crédible si on comprend. Je vais répondre à la question que vous avez posé. Vous avez dit Nicolas Sarkozy a bataillé.
Nicolas non, c'est pas un exemple. C'est euh le président de la République qui a conduit une politique qui a créé plus de 1000 milliards de dettes en 5 ans comme les autres, tous ceux qui ont été au pouvoir et vous-même à la tribune de l'Assemblée l'avez dit. Vous avez le droit de dire comme les autres mais vous ne vous contestez que monsieur Hollande et monsieur Macron n'ont pas augmenté la dette.
Euh monsieur Hollande parce qu'il a même l'avez dit à la tribune de l'Assemblée, monsieur Bayou, tout depuis écoutez-moi bien parce que je l'ai déjà depuis 1974. Pourquoi vous avez voté alors ? déficit tous les gouvernants pourquoi vous déficit pour les je n'étais pas à l'Assemblée nationale depuis 15 ans qu' vous obéissent au do à l'œil pas qu'il m'obéissent au doigt à l'œil ce sont des parlementaires estimables pour un grand nombre d'entre eux brillants en tout cas respectable et puis je suis très content qu'il soit là parce que parce que c'est comme c'est comme une famille politique.
Et donc pourquoi est-ce que les gouvernements successifs ont voté ? Parce que les Français le demandaient. Parce que quand Nicolas aujourd'h n'est pas audible pour vous mais c'est audible pour eux.
Monsieur parce que Nicolas Sarkozi, il a eu à faire face à une crise terrible qu'on a appelé la crise des subprimees, c'est-à-dire la crise financière internationale et il a fait du quoi qu'il en coûte et le président Macron, il a fait lui aussi le choix au moment du Covid qu'on ne laisserait tomber personne. Mais quoi qu'il en la courbe François Baoube on la voit depuis 74 75 vous le disiez elle monte ça sert à rien de dire c'est la faute à Tartempion ou à Tartemuche. En réalité c'est la faute à tout le monde.
La faute à tout le monde si vous voulez. Donc vous appelez l'opinion à témoin et maintenant la suite s'écrit avec les partis et d'une façon ou d'une autre, il va falloir une forme de compromis parlementaire. Est-ce que vous prenez d'abord le mot compromis ?
Oui, moi je trouve que c'est beau le compromis. Alors parlons-en s'il vous plaît. Mais je ne suis pas sûr que ça soit possible.
Attendez, discutons-en. Pour la première fois, pour la première fois, on n'a pas reconnu François Bayon. Vous êtes un centriste, c'est une espèce très particulière et centriste.
Vous êtes en général des manœuvriers redoutables qualité ou défaut. Et là, par exemple, vous avez laissé passer un été de manière assez étrange. C'est-à-dire que les oppositions et même parfois certains dans votre cas disent pourquoi ?
Pourquoi est-ce que pendant un été entier alors que il fallait préparer le terrain tout à coup là au début à la rentrée, vous dites "Ah urgence, vous êtes gonflé si je puis dire parce que je suis venu chez vous pour expliquer le contraire." Oui, mais madame Le Pen dit, je lui écris, elle montre même, elle dit voilà lettre du 25 juillet et vous elle dit vous ne lui répondez pas. Excusez-moi, j'ai reçu la lettre de madame Le Pen.
Euh, elle a dû arriver dans les services le 29 juillet, c'est-à-dire que arrivé sur mon faute à la poste lemain. Non, c'est bien. Bonne 29, c'est bien.
L'avez-vous lu ? L'avez-vous lu ? Je l'ai lu.
Je vais je vais vous en vous en parler si vous le voulez. Vous avez répondu ? Mais je n'ai pas répondu.
Je réponds. J'ai l'intention de la rencontrer et je la rencontrerai cette semaine. Elle n'est plus en vacances comme vous l'avez sous entendu.
Bah, heureusement qu'elle était en vacances. Vous comprenez monsieur. Vous é va comprenez monsieur le premier, vous comprenez monsieur le ministre puis sortez.
Expliquez-nous ce paradoxe. Comment vous voulez rassembler le pays, les Français sur un sujet aussi grave et en même temps vous dénigrez des oppositions que vous estimez. Mais vous êtes formidable.
Je n'ai dénigré personne. Vous étiez en vacances. Vous étiez en vacances.
Vous étiez en vacances. Le seul qui n'était pas en vacances c'était moi. Donc le seul adulte responsable de cette classe, c'est vous.
Mais j'ai pas dit adulte responsable. Essayez de ne pas caricaturer. Je On a on a devant nous des problèmes qui sont des problèmes majeurs qui seront justement sérieux pardon de traiter avec une partie.
Ce sont des grands partis de la République, que ce soit d'ailleurs le RN, que soit que soit tous les partis de cette assemblée, vous avez toujours dit je les respecte tous. Oui, ça n'est pas très respectueux. Disons les choses.
Ce qui s'est passé là n'est pas très respectueux que vous ne traitiez pas, que vous ne répondiez pas à leurs objections. Al, ils sont pas très respectueux non plus. Monsieur Bardella dit que c'est parce que vous faisiez la sieste, vous n'avez pas répondu.
Je dis que j'étais qu'ils étaient en vacances. J'ai eu les dirigeants du Parti socialiste directement par personne interposé. Hm euh le à la même date à peu près le 30 août et il partait en vacances.
Là, vous avez parlé madame Le Pen. Là, vous avez parlé madame le Pen Non, je n'ai pas parlé directement mais euh je nous avons reçu la réponse euh et monsieur Gedge dit mais Jérôme G l'un des négociateurs du Écoute je je ne je ne suis pas à Paris, je vais pas y être pendant longtemps. Je pars, je sais pas où l'étranger et Olivier Fort était aussi.
Mais euh vous rendez compte à à quel point on devient on devient bizarre de considérer que euh parce que j'ai osé mentionner que tout le monde était en vacances, je peux en attester à Paris, il y avait personne. Et donc et donc euh euh franchement c'est la moindre des choses. On a tout le temps s'ils veulent négocier jours.
Vous reconnaissez quand même que c'est très cour. Pas du tout. Vous voyez c'est précisément ça.
Il reste pour négocier plus d'un mois. Mais la question Oui. Mais la question, excusez-moi, vous voyez bien qu'on met le doigt, on arrive au doigt précisément sur l'épicentre de ce qu'est en effet un choix historique.
Négocier, ça n'a de sens que si on est d'accord sur le diagnostic. Mais qui vous est d'accord sur le constat, vous recevez les les chefs de parti. C'est c'est une semaine importante.
Vous avez parlé de négociation. Est-ce que cette semaine qui s'ouvre, ce sera de la négociation s'ils le veulent ? Oui.
Alors, on y va sur les mesures. Pardonnez-moi, monsieur le Premier ministre, mais vous allez en discuter de cette copie budgétaire sur le fond des mesures. Il y a une mesure qui cristallise les oppositions. 80 % des Français, y sont hostiles.
Il s'agit des 2 jours fériers supprimés. Travailler gratuitement 2 jours de plus. Il trouvent ça injuste.
Alors, est-ce que vous pouvez nous dire ce soir que vous êtes prêt à faire un geste ? Mais c'est pas à faire un geste. Bien sûr que je suis prêt.
Je l'ai dit 10 fois, y compris le 15 juillet. Ça veut dire concrètement Attendez mais je reprends votre formule. Vous dites travailler gratuitement.
C'est pas vrai. C'est travailler tous les Français, les artisans, les commerçants, euh ceux qui sont pas euh salariés, beaucoup ne sont pas salariés et beaucoup sont salariés qui ne sont pas salariés. Autant passer, c'est travailler parce que notre pays est au risque et que on donne chacun d'entre nous un peu plus.
Mais vous comprenez qu'au moment où le est sujet que vous voulez justement que le travail pète davantage, cette mesure elle est rejetée, elle est même critiquée dans votre propre camp. On entend des ministres hein, clairement qui n'y sont pas favorit discutable. Oui, je vais vous donner les chiffres précis.
Elle est tout à fait discutable cette mesure et euh euh je vais vous expliquer pourquoi je l'ai choisi. Parce que j'ai j'avais envisagé d'autres mesures. J'avais envisagé par exemple qu'on passe de 35h à 36 he de travail par semaine.
Et et puis je ne l'ai pas fait. Pourquoi j'ai pas fait ? D'abord parce que je vois l'ampleur des réactions et la deuxièmement parce que 35 he c'est le seuil à partir se déclenche les heures supplémentaires et que comme je veux que le travail p après on peut tout à fait discuter dans chaque entreprise de la manière dont on prend en charge ce surcroix de travail mais ça n'est pas une mesure comme les autres sur quoi vous êtes ouvert est-ce que vous pourriez renoncer à fin je vais essayer de vous répondre lesquel je vais essayer de vous répondre vous écoute Euh cette vous voyez que vous m'avez vous avez réussi à me faire perdre le fil mais j'y j'y reviens.
Cette mesure c'est pas une mesure comme les autres. Pourquoi ? Parce que c'est pas des heures de travail en plus.
C'est des journées 2 jours, un jour de travail en plus pour le pays. Le pays qui est arrêté sauf les commerçants quelques-uns et et puis les activités de loisirs. Le pays qui est arrêté, il passe à l'activité.
Et ça n'est pas quelque chose qui se mesure en minutes de travail. C'est de la richesse créée pour le pays. Alors, les chiffres précisément que je vous ai promis, ça représente quoi les les jours fériers ? 4 milliards sur un diè des efforts demandés au français.
J'ai bien compris ce que vous avez dit tout à l'heure. Vous allez dire si vous avez dit si c'est 42 milliards 4 milliards sur 44 milliards, c'est-à-dire 10 % de l'effort. Ce qui m'intéresse c'est les 90 autres %.
Bon, donc je on aura plus et je pense que les Français nous regardent aussi que cette mesure est discutable. le jour où j'ai présenté cette mesure est discutable. J'ai dit c'est discutable, c'est amendable et on peut tout à fait réfléchir et ça pour un mais pas zéro pour être très précis.
Je pense que ça pourrait être un sans difficulté si on veut discuter. Si on veut discuter, je suis ouvert à la discussion à la condition qui est une condition impérative, qui est une condition de l'avenir du pays qu'on considère qu'on ne peut pas ne rien faire. Or, les propositions, le PS par exemple, les propositions qu'il vient de sortir, bah ça veut dire qu'on fait rien.
Alors, il y a les économies François Baou et il y a les recettes si on veut trouver des marges de manœuvre. Le Parti socialiste dont vous parliez il y a un instant a présenté un contrebudget hier et le PS dit par exemple, il faut taxer les Français les plus aisés. Le parti reprend ce qu'on appelle la taxe zutman, c'est-à-dire on taxe à 2 % chaque année les gens qui ont un patrimoine de plus de 100 millions d'euros, ça fait 0,01 % des Français.
Je vais pas vous demander si vous êtes favorable à la taxe Zucman. Je crois connaître la réponse. Je crois que c'est non.
Mais faut-il exceptionnellement pour participer à l'effort de redressement des comptes taxer davantage les Français les plus riches avec un autre dispositif. J'ai ouvert dans la conférence que j'évoquais au mois de juillet non seulement l'idée mais la perspective du fait que les plus aisés participent davantage à cette affaire là. Mais derrière ces propositions avant d'en revenir à cette taxe particulière 15 milliards par derrière ces propositions, il y a quelque chose d'absolument précis.
La question posée, c'est est-ce qu'on va freiner la dépense ou augmenter la dépense ? Nous nous avons proposé de freiner la dépense dans les proportions que vous avez indiqué. Si on continue à augmenter la dépense, ça veut dire qu'on augmente l'endettement parce que l'argent nous ne l'avons pas, nous l'empruntons tous les ans.
Là, ce sont des recettes né et sur le dos de qui on emprunte ? On empreinte sur le dos des plus jeunes. Jamais une famille ne ferait ça.
J'espère. J'espère. C'està-dire nous décidons de continuer notre train du vie mais c'est les plus jeunes qui pont.
Alors, venons-en. Et c'est la raison pour laquelle euh j'ai eu tellement de réactions de jeunes après que j'ai prononcé cette phrase sur boomer. Vous avez eu vous avez aussi des réactions de boomers qui ont vécu Français à Bao comme une profonde injustice.
Je suis seul boomer ici, je crois de N. Je suis boomer, ça s'arrête ministre de boomers. Ils ont précisément.
Pardonnez-moi, je je voudrais préciser parce que je pense que beaucoup nous regardent et nous écoutent ce soir sur Europin. Ils ont travaillé, ils ont cotisé toute une vie, ils ont fait des enfants, ils ont assuré l'équilibre de la sécurité sociale, ils ont payé souvent avec une retraite disons, autour de 2000 € le crédit de la maison. Ils aident leurs enfants, ils aident leurs petits-enfants.
Pourquoi, monsieur le ministre, activer ou réactiver aujourd'hui un conflit ou une guerre génération Et bien vous vous trompez complètement. D'abord boomer, nous en sommes. Ceux qui sont nés entre 45 et 65 pour simplifier 6, c'est les enfants du baby boom.
C'est pour ça que les jeunes avaient inventé cette formule boomer. Je vais vous dire la différence entre les boomers et les autres. Euh quand nous avions 20 ans, c'était hier la France.
Oui, je peut-être encore maintenant je me sens encore de cette de cette énergie là. Euh la France avait zéro dettes euh mais une croissance magnifique. Et une croissance magnifique.
Quand vous êtes un pays qui n'a pas de dette, alors vous pouvez lancer des politiques. Dieu sait qu'on en a lancé. le TGV, le avion euh et puis on a trouvé facilement du travail.
Pardonnez-moi, sur le marché du travail dans les années 80 pour ceux qui sont rentrés, je parle, excusez-moi, je parle pas des années 80 mais pour ceux qui sont nés, je parle des boomers. Oui, mais monsieur et donc et donc je peux vous dire que quand nous sommes entrés, quand nous avions 20 ans, un pays qui n'a pas de dette, il peut développer des politiques. Après, il y a eu des crises, il y a toujours des crises et tout ça.
Nous n'avions pas cette charge de la dette sur le dos et c'est au cours du temps que ça s'est équilibré. Et qu'est-ce que j'ai dit ? J'ai jamais dit qu'il fallait cibler les boomers dont je suis.
Vous l'avez fait un peu, c'est votre électorat, une grande partie. J'ai dit une chose très excusez-moi, j'ai dit une chose très précise, très simple et très sérieuse. J'ai dit que cette génération là, elle devrait être avec moi pour faire baisser la dette des plus jeunes.
Quelle quelle solution par monsieur, c'est pas c'est une chose extrêmement lourde. C'est une génération qui se sent sacrifiée. Elle arrive pas à trouver de travail facilement.
Elle a pas de CDI, elle arrive pas à trouver de logement. La politique du logement doit être pour moi une des politiques cardinales, un des chapitres essentiels. Cette génération là, elle se sent sans destin, sans horizon.
Quel son avançons si vous permettez un peu parce que regardez 18h32, on a on a envie de vous entendre sur les ouvertures. Vous avez répondu en partie à Marc Fovel sur l'ouverture disons les choses. Franchement, une partie de la gauche dit pour le minimum pour le soutien, c'est que vous fassiez un effort pour faire payer les plus riches.
D'ailleurs, sur le principe c'est oui ou c'est non ? On n pas très bien compris. J'ai dit oui, je l'ai annoncé le 15 juillet.
Je suis sûr que vous avez été attentif. Non, on on était distrait. Pardon.
Donc c'est oui maintenant je pense qu'il faut c'est clair sur votre droite disons-le sans sans sans essayer de mettre en cause pas marchand on a compris non parce qu'on a besoin aussi que cette partie de la population qui est celle qui investit dans les entreprises on a aussi besoin qu'elle soit là je vais vous dire la vérité moi ce qui me gêne c'est pas qu'il y ait des riches en France c'est qui est des pauvres très bien monsieur le premier ministre maintenant sur votre droite parce que vous êtes Tirailler tous les côtés. Vous êtes comme l'â de Burrident. Vous devez trouver une Je suis pas comme l'âme de Burridan, je suis comme le type qui est pris sous plusieurs feux.
Allons-y. Le feu de droite, on va parler de tous les feux. le feu de droite, la droite libérale même dans votre camp qui commence à sortir du bois, le patronat qui est sorti avec cette étude, le Front économique, plusieurs propositions, une qui est très provoquante, réduire les agents de fonction publique de 1,5 millions, je crois qu'ils sont 5,7 5,8 sur plusieurs années.
Je sais que vous n'alz pas dire ça, vous vous feriez pendre tout de suite en sortant de matinon, mais est-ce que vous allez articuler pour la première fois ? On a l'impression que c'est le tabou suprême en France, c'est rien contre les fonctionnaires, mais un nombre de postes de fonctionnaires que l'État devra accepter pour maigrir. Son Mabrou parlait de l'État obèse.
Ça passe par là, vous le savez bien, tôt ou tard. Et beaucoup de vos prédécesseurs quand on leur pose la question, on disent "Ah, c'est compliqué, on peut pas, c'est pas". Oui, un moment donné c'est un chiffre.
Et bien, vous voyez c'est ça, c'est un désespoir pour moi parce que ça prouve que je croyais que s'il y avait un journaliste en France qui m'écoutait quand je parlais, c'était vous. Vous êtes bien bon. Et puis je c'est pas une réponse ça.
C'est les boomers, c'est pas une réponse. C'est la solidarité des vieux boomers. J'ai dit euh lors de la conférence récente qu'il fallait ne pas remplacer un fonctionnaire sur trois partant à la retraite.
Ça représenterait combien au total ? Ça représenterait combien au total ? un fonctionnaire sur trois partant à la retraite tous les ans, ça doit faire, je sais pas, peut-être je me trompe dans le chiffre, 200 ou 300000 et donc on a on a un engagement je je suis certain qu'on peut mais donc pardon pardon ce précis par ça veut dire qu'en 2027 il y aura 300000 fonctionnaires en moins en France.
Je finis la réponse. Ouais, excusez-moi. Les questions vous appartiennent mais j'essaie d'avoir la maîtrise des march le le ça veut dire une réorganisation générale et très souvent ça marche mieux.
Je suis à la tête d'une collectivité locale comme vous savez qui est formidable, magnifique et euh et humainement extrêmement riche. Et nous avons avec l'ensemble des responsables et des salariés et des fonctionnaires et des organisation syndicale réorganisé parce qu'il arrive très souvent vous avez une équipe de 7, vous réorganisez les choses, vous êtes six et ça marche mieux, pas aussi bien mieux. Hm hm.
Je suis absolument certain, on vient de réorganiser, vous l'avez sans doute vu, l'organisation locale de l'État sur le terrain parce que c'était dispersé, il y avait des administrations, des agences, des de ministères, tout ça indépendant les unes des autres. On a dit ça peut pas marcher comme ça, il faut un responsable. Justement, on parlait des conroite, la droite réclame plus et en France, les responsables c'est le préfet.
Et donc on a mis la totalité, je dis ça pour ceux qui nous écoutent, la totalité des des organismes qui porte l'action de l'État sous l'autorité du préfet. Parce que quand vous fermez des classes ou que vous réorganisez la carte scolaire, c'est l'État. Quand vous vous occupez des hôpitaux ou des territoires de santé, c'est l'État sur Il y a de l'argent à trouver dans la réforme de l'État.
Monsieur le Premier ministre, euh on parlait des concessions, on va parler du Rassemblement national qui a des demandes spécifiques aussi, mais toujours sur la droite. On parlait des boomers. Euh la droite n'est pas d'accord avec euh les efforts supplémentaires demandés aux retraités.
Aucun gouvernement n'a jamais réussi à à faire faire des sacrifices à cette tranche d'âge. Il y a deux mesures dans votre budget. Il y a l'abattement euh la suppression de cet abattement de 10 % sur les revenus, sur les pensions de ceux qui payent de l'impôt sur le revenu et puis et puis il a cette année blanche qui va toucher aussi les retraités.
On se souvient de ce qui s'est passé avec la volonté de désindexer les pensions de l'inflation. Vous ne bougerez pas là-dessus. Vous qui voulez réveiller les aînés au nom des générations futures.
Oui, je veux réveiller les aînés parce que je suis sûr qu'ils sont solidaires avec ce que je dis. Donc vous ne bougerez pas là-dessus. Attendez, ce sont leurs enfants, ce sont leurs petits enfants et vous croyez qu'ils sont indifférent à leur sort.
L'abattement de 10 %. Vous ne vous ne croyez pas ? Vous ne vous ne croyez pas qu'ils sont malheureux quand il quand il les voit tellement inquiets de leur avenir et tellement avec le sentiment que on s'occupe pas d'eux.
Vous l'avez bien expliqué. Et donc et donc moi c'est le contraire. Non, vous dites abattement de 10 %.
Vous dites vous l'avez. Non, vous l'avez proposé enfin vous envisagez. Non, non.
Nous avons remplacé l'abattement de 10 %. Je rappelle, c'est un abattement pour frais professionnels et 100 fois la cour des comptes, les grandes associations qui s'occupent d'argent public 100 fois, ils ont dit franchement 10 % d'abattement pour frais professionnels pour des gens qui sont à la retraite. Est-ce que c'est bien sérieux ?
Alors, nous n'avons pas supprimé, nous avons remplacé l'abattement par un abattement forfaitaire. Vous y tenez ? Non, vous avez pas écouté.
Je vous assure que c'est intéressant. Enfin, j'ai l'impression stupidement que c'est intéressant. L'abattement forfaitaire, c'est un c'est une évolution de la mesure qui va faire gagner des centaines d'euros au retraités modestes, au retraités du bas de l'échelle et qui va faire perdre de à ceux qui ont un peu plus de 20000 qui va maintenir ceux qui sont moyens et va être en effet un peu plus lourd ou va autoriser une fiscalité juste pour ceux qui sont et donc un petit effort de l'ordre de Allez de l'ordre de 200 € par an pour les plus pour les plus ceux qui sont au plafond.
Vous recevrez aussi le Rassemblement national. Donc 20, il faut qu'on a si vous le euh 18 € par mois. Il faut vraiment suivre.
Euh c'est un effort. Je dis pas le contraire mais vous vous voyez bien que pour ceux qui sont au plafond, c'est-à-dire 4000 € de retraite, c'est un effort modeste et ceux qui sont en bas de l'échelle, ils gagnent. Et ça mérite d'être dit parce que la justice c'est la condition de l'effort.
François Baou, on va parler dans un instant de ce qui va se passer demain, enfin dans 8 jours précisément, c'est-à-dire le jour où vous allez demander la confiance à l'Assemblée nationale et arithmétiquement si on s'arrêtait aujourd'hui sans doute ne pas l'obtenir. On va en parler dans une minute. Mais on a évoqué tout à l'heure la lettre que Marine Le Pen adressé à la fin du mois de juillet.
On a parlé des délais de la poste. Mais regardons aussi ce qu'il y a à l'intérieur. Ce qui à l'intérieur, c'est intéressant.
Le Rassemblement national vous demandait deux choses au minimum pour négocier le budget. C'était une baisse drastique de la contribution de la France au budget de l'Union européenne. C'est pas tout à fait nouveau mais c'était rappelé dans cette lettre.
Et moins d'argent pour l'immigration. Ces deux choses-là pas seulement. Pas seulement.
J'ai dit notamment je crois sinon je rajoute notamment ces deux chosesl ou est-ce qu'elles sont pour vous négociables ou est-ce que très concrètement pour vous qui avez toujours milité pour l'Europe depuis longtemps, on ne touche pas au budget de l'Union et on ne touche pas à l'argent qui sert aujourd'hui à accueillir des immigrés en France. D'abord, votre formule est inexacte. Vous avez dit que elle demandait ses conditions pour négocier.
Jamais ça n'a été le cas. probablement parce que évidemment dans ce cas-là, j'aurais préparé mais je trouve intéressant qu'on discute de ces mesures là. Euh la contribution à l'Union européenne, c'est un très grand risque si on ne la pai pas.
Marine Le Pen a noté dans ses réactions que nous avions déjà réussi à baisser la contribution. C'est vrai par une négociation et elle a dit c'est la première fois donc c'est la preuve qu'on peut. Je suis d'accord avec elle pour dire que si on peut il faut le faire mais dire nous ne remplirons pas nos engagements ça a des conséquences extrêmement simples qui sont dans les chiffres.
Nous payons, on va payer cette année quand le budget sera voté, on va payer quelque chose comme 27 milliards de contributions à l'Union européenne. Nous en touchons 32 31 et dem. Donc on cont comment on les touche ?
Oui. Deux la politique agricole commune, c'est quasiment 10 milliards. Les fonds régionaux, ce que les régions, le les subventions que les régions donnent quand vous avez sur les travaux des panneaux avec ici la région investie, c'est la région, si j'ose dire, porte-plume de l'Union européenne, ces fonds régionaux plus les prêts de la Banque européenne d'investissement.
Mais pardon, même les Allemands se plaignent de la gourmandise de Bruxelles. Ils disent Bruxelles veut vraiment bien, ils ont raison. Je suis d'accord avec eux.
Je suis d'accord avec eux et je suis d'accord pour que pour qu'on expertise et je suis d'accord pour qu'on regarde tout ce qu'on peut faire. Donc il n pas de suit pour Françon. Le coût de pas un sujet expertisé, vous dites on peut expertiser le le la européenne qu'on regarde parce que comment dire euh ça n'est pas une approche négligeable qu'on peut écarter du revers de la main sur l'immigration.
Donc et donc sur l'immigration euh il y a infiniment moins d'argent que le Rassemblement national ne le dit. On peut préciser de quoi il s'agit quand même, monsieur le prémistre, pour ceux qui nous regardent et et nous écoutent, c'est l'AME, c'est les allocations et les aides non contributives qui sont versées aux étrangers, ce sont les associations d'aide aux migrants. Est-ce que vous dites ce soir qu'il n'y a pas de tabou à mettre sur la table ces sujets-là ?
Alors, je n'aime pas qu'on présente la situation du pays comme étant la conséquence de la présence des immigrés qui le fait. Moi, je pris les chiffres de l'observatoire de l'immigration. Ça coûte 3,4 points de PIB.
Oui, mais je suis pas sûr que l'observateur de l'immigration ne n'est pas une Je suis d'accord. Quelre organisme de référence, je suis d'accord pour qu'on regarde. Je suis d'accord s'il y a pour des étrangers euh des avantages comme le dit le Rassemblement national que les Français ne dont les Français ne profiteraient pas.
Ça ne serait pas juste et je suis d'accord pour qu'on les regarde mais je suis pas d'accord pour qu'on fasse de l'immigration la cause de la situation du pays parce que quand le pays va bien alors l'immigration c'est une machine à intégrer et ça marche mieux ou et je vais vous dire je suis absolument persuadé qu'il faut que notre politique de l'immigration évolue évolue dans deux directions. La première une capacité à maîtriser les entrées sur le territoire. une capacité à maîtriser la sortie du territoire.
Parce que notre question principale aujourd'hui avec l'immigration, c'est que ceux qui sont indésirables, qui sont frappés d'une obligation de quitter le territoire français, décision juridique au QTF sont pas exécutées pour un certain nombre de pays. Monsieur le premier ministre, pardonnez-moi, on a l'impression que sur ces sujets-là, on est sur du verglaîtrisons encore ? Est-ce que le pouvoir a vraiment le pouvoir sur ces sujets-là ?
Quand on voit le nombre d'entrées malgré les déclarations du ministre de l'intérieur, est-ce que très sincèrement ce soir, les yeux dans les yeux, vous pouvez dire aux français que la leur pays a encore son destin entre les mains ? Je le dis d'avec d'autant plus de certitude que nous avons fait obtenir des décisions européennes qui permettent pour la première fois de mieux maîtriser les flux et ça se voit dans les chiffres. Vous savez bien qu'on a fait adopter des règles européennes qui font qu'on va pouvoir suivre les gens depuis un an, qu'on va pouvoir suivre les gens qui entrent.
Où sont-ils entrés ? Où sont-ils ? Et j'espère bien qu'on va pouvoir en particulier grâce à l'Union européenne convaincre, je pense à l'Algérie, les pays qui sont en situation de blocage et de rupture.
Monsieur le premier ministre, je corrige une phrase de Sonia Mabrou. Elle a dit euh en dépit des dénégations du ministre de l'intérieur. Moi je crois que le ministre de l'intérieur dit la vérité.
Je pense qu'il est il parle d'immobilisme, il parle d'impossibilisme le ministre de l'intérieur. Il dit donc la vérité. Ben s'il dit la vérité, ça veut dire que vous avez dit sur les chiffres, vous pouvez pas faire dit c'est votre phrase exacte, il dit la vérité, c'est mon métier hein.
Donc votre phrase exacte c'était sur les chiffres en dépit du dénégation du ministre de l'intérieur. On voit bien que moi je dis le ministre de l'intérieur dit la vérité, monsieur ministre et autrement il serait pas ministre de l'intérieur dans ce gouvernement. Une pensée pour Boem sans sal, pardonnez-moi, pas tous d'accord.
Vous avez parlé de l'Algérie. Pouvez-vous ce soir euh adresser un mot à la famille de Bollem sans sal ? Nous avons reçu sa fille, pardonnez-moi, il y a quelques jours, sa lettre au président de la République n'a reçu aucune réponse.
Aucune réponse, monsieur le Premier ministre. C'est un compatriote. C'est un français amoureux de notre pays.
C'est quelqu'un qui a la voix, comment dire, douce, mais le verbe haut. On attend de vous des paroles importantes ce soir. Euh c'est c'est d'autant plus important pour moi que euh le goût qui est le mien pour euh pour euh les lettres, pour la langue française, pour la capacité de romancier ou d'essayistes euh pour moi Boem sans sal bien que n'étant pas français d'origine, il illustre la France.
Hm. Euh vous savez le il y a une procédure dans la législation française qui fait qu'on devient français par exemple quand on a servi dans la Légion étrangère. On dit français par le sang versé.
Et bien, il y a aussi français par la beauté que l'on crée, par la pensée que l'on crée. Et je ne peux pas croire que la lettre n'ait pas reçue de réponse. En tout cas, je vais m'en assurer.
Et je dis au passage que dans un grand événement à peau au mois de novembre qui s'appelle Les idées mènent le monde, je recevrai les proches de Boem sans sal qui vont organiser un événement. Les choses bougent dans le domaine que vous venez d'évoquer qui est l'immigration. En Europe, même des gouvernements socio-démocrates veulent qu'il y ait une politique plus restrictive.
On voit l'Allemagne, on voit la Pologne qui rétablit et de façon assez durable maintenant le contrôle aux frontières et qui le développe. Est-ce que ça fait partie des possibilités pour vous ? Ben c'est l'Union qui a décidé de faire son contrôle aux frontières mais pour moi ça s'arrête pas là.
Vous voyez, je pense qu'une très grande partie de notre politique à l'égard de ces femmes et de ces hommes, plus souvent des hommes et des jeunes hommes, eu une partie de notre politique est fausse. H mais sur les contrôles parce que là Schengen et du blanc est tout à fait respecté pour être un peu précis. Je je vous assure sur les contrôles, je suis d'accord pour que dans le cadre de l'Union européenne et s'il le faut, on l'a fait plusieurs fois dans le cadre des frontières françaises, on déploie ce qu'il convient comme contrôle.
Mais c'est pas ce que je voulais aborder comme sujet. Je pense que la la situation de ces femmes et de ces hommes, elle devrait permettre que soi précisé les conditions d'intégration, pas seulement les conditions de rejet. Et les conditions d'intégration pour quelqu'un qui est depuis longtemps sur le territoire français qui est inexpulsable.
Vous savez que quand vous êtes une jeune femme et que vous avez eu des enfants dans notre pays, on peut pas vous expulser en raison des enfants, je pense que il faudrait qu'on ait les idées claires sur ce sujet. C'est-à-dire un, la vraie voie d'intégration, c'est pas de vous maintenir dans des logements qu'on p les yeux de la tête qui coûte à l'état 15000 € par an par personne dans des logements qu'on appelle d'urgence et qui sont plus d'urgence parce que on ne peut pas accueillir par exemple des femmes avec enfant parce que person on y entre mais on nen sort jamais. 1, la vraie voie d'intégration c'est le travail 2 c'est la langue et 3, c'est l'acceptation de nos principes de vie en commun et de nos coutumes.
Et vous êtes inquiet sur ce dernier point ? Je suis inquiet sur tous ces points parce que on a l'impression d'un d'une espèce de blocage généralisé qui fait que le les affrontements c'est pour ou contre les immigrés, pour ou contre pas seulement l'immigration mais les personnes. Et ça fait des situations de dingue.
Ils sont maintenus dans des lieux d'accueil d'anciens hôtels Formule 1. Je je parle de ce que je connais le mieux. Euh interdiction de travailler, les municipalités les font jouer au foot pour essayer de les occuper alors que il pourrai travailler et alors que un très grand nombre d'entre eux ne s'enera pas.
Et ceux qui disent qu'il travaillent pas se trompent parce qu'il travaillent au noir. Et donc c'est une situation d'abus, c'est une situation de de désordre complet. euh préciser l'idée que nous sommes le plus intraitable possible, je parle avec prudence, sur les entrées que nous sommes le plus efficaces possible sur les sorties notamment en cas de délinquence et que la voie d'intégration existe pour ceux qui sont là depuis un moment, il me semble qu'il y a là un équilibre si vous le voulez bien à la semaine qui commence, vous avez dit pas de marchandage et on comprend très bien, il s'agit pas de dire je te donne tel ministère, tu me donnes tel soutien mais quand même vous Premier premier nom que vous avez cité, je crois que c'était monsieur Fort pour le tacler un peu.
Non non, c'est parce que c'est vous qui l'avez cité. Alors, j'ai dit j'ai dit il a annoncé qu'il voulait être pas vous avez besoin et et c'est pas un calcul comment dire mesquin. Il faut élargir le compromis.
Vous dites vous-même, il y a un besoin de stabilité. Est-ce qu'il est possible qu'un remanement ait lieu ou en tout cas que vous en parliez dès cette semaine avec les partis et par exemple que des ministres, vous souriez, vous avez raison, que des ministres par exemple socialistes rejoignent le gouvernement de la France. Vous êtes vous êtes un humoriste dans votre genre hein, voyez le le le Parti socialiste dit euh "Nous voulons abattre ce gouvernement." Pour l'instant, on dit ça avant une négociation.
Vous savez comme moi après ministère se profile c'est autre chose. Si si la piste que vous ouvrez he euh est réelle sur un programme bien sûr pas il s'agit pas de dire je te donne merci et cetera. Excusez-moi de dire les propositions du Parti socialiste, ce sont les plus éloignées de toutes celles qui ont été faites sur le champ politique.
Pourquoi ? Parce que ce que propose le Parti socialiste, c'est pas de freiner la dépense, c'est de laisser repartir la dépense et de le faire en créant, selon mes comptes, 32 milliards d'euros d'impôts principalement sur les entreprises. Il y a rien à négocier avec le Parti socialiste.
Je ne dis pas qu'il n'y a rien à négocier, je ne connais pas leurs arrières-pensées. Je vois pour les présumer pour bien sûr. Ben, vous êtes plus savant que moi.
En ce domaine, je suis sûr que non. Ou plus intuitif. que moi je connais des dirigeants socialistes qui me disent ils sont devenus fous.
Mais vous dites le je connais des dirigeants socialistes qui disent il faut plus éloigné de ce que je présente aujourd'hui plus encore que le RN ou la France. Non, j'ai pas dit c'est le plus éloigné de tout ce que ce qu'on entend. Je suis persuadé ou bien qu'ils ont pas très bien réfléchi à la manière ou bien que euh dans leur fond intérieur, ils pensent que c'est pas possible.
Je prends un exemple que vous avez abordé, la taxe Zucman qu'on appelle taxe Zucman 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions. Taxe par an par an, je l'ai dit tout à l'heure, je le répète pas. La taxe Zugmane, elle est inconstitutionnelle.
C'est une folie d'après vous. C'est honnêtement une menace sur les investissements en France parce que qu'est-ce qu'il vont faire ? Ils vont partir comme au Royaume-Uni.
Ça a été le cas. Il y a une politique qui a conduit à au Royaume-Uni. Vous prenez cet exemple, c'était pas la taxe Zucman au Royaume-Uni.
C'était moins grave que ça si j'ose dire. C'était taxer les étrangers créer sur les étrangers. Monsieur le Premier ministre, Gabriel, l'économiste n'est pas sur ce plateau, mais il vous répondrait sur l'exil euh fiscal qu'il y a un dispositif dans cette taxe.
Euh c'est exactement ce que font les États-Unis, l'extraterritorialisation de l'impôt. Vous le payez même si vous êtes à l'étranger, même si vous avez quitté la France. Et bien c'est que vous n'avez pas regardé en tout cas que si que si vous avez regardé vous avez pas vu les mêmes choses que les mienne.
Il se trouve donc ils disent ah mais il y a pas de risque que les gens partent parce qu'on ira les choper pardon de la du caractère un peu familier de l'expression où qu'il soit. Il se trouve que notre pays depuis 50 ans a conclu 126 convention fiscal avec 126 pays étrangers. Et l'article 1er de ces conventions fiscales, c'est "Si vous changez de pays, c'est le pays qui vous accueille, qui prélève les impôts." Et comme vous savez, parce que vous êtes fine juriste, une convention internationale, un traité international, c'est au-dessus des lois et donc il faudrait changer, faire des référendums.
Et pendant ce temps, je j'en hélas les gens partent parce que désormais il y a une espèce de comment on dit de nomadisme fiscal qui fait que les les redevables vont s'installer là où l'Italie est aujourd'hui en train de faire une politique sceptique sur ce que propose que ça veut dire ce soir après avoir regardé de près leur contreprojet, vous ne leur tendez plus la main. Je tends la main à tout le monde parce que vous pardon de y compris au socialist par de revenir à la première phrase de notre entretien. La question c'est est-ce qu'on est d'accord sur le diagnostic ou pas ?
Si on n'est pas d'accord sur le diagnostic, aucune politique ne marchera. Ce n'est pas d'accord sur ce n'a pas un accord minimal sur la gravité et l'urgence de la situation. Vous répondre, mettons-nous d'accord sur les solutions pour parvenir à trouver des économies.
Ils vous répondent que vous avez inversé les choses. D'abord la négociation, ensuite le vote. Et ils vous répondent aussi qu'avec ce vote de confiance que vous sollicitez et bien vous rajoutez de la crise à la crise.
Qu'est-ce que vous leur répondez ? Ah bon ? Parce que vous pensez que la crise elle vient parce que je demande la confiance ou parce qu'on me la refuse ?
Peut-être que vous la précipitez, monsieur le premier ministre. Ni l'un. Peut-être les deux.
Ni l'un. L'autre oui, mais pas l'un. Le pays est depuis des années plongé dans une espèce de perpétuelle embuscade des uns contre les autres.
Et pardon de dire la formule que vous avez utilisé, c'est une formule, je suis sûr que vous allez vous-même accepter cette vision, une formule complètement à l'envers. Quand vous avez un patient, que vous êtes médecin, vous dites pas "On va d'abord s'entendre sur les médicaments, on verra après quel est le diagnostic". Vous savez bien que c'est pas ça, mais la procédure que vous avez choisie, l'article constitution totalement.
Le diagnostic, la prescription ensuite très bien. Le diagnostic d'abord, l'accord minimal d'abord autrement je vous dis le fond de ce que je pense. J'ai vu depuis des mois euh le pays avec des formulations sympathiques de gens qui disent "Bon est tous d'accord sur ça." On n'est pas d'accord du tout. un très grand nombre de ceux dont que nous évoquons le le eux leur vision c'est que c'est pas grave.
Mais qui sont c pardonnez-moi monsieur qui sont ces personnes qui pensent aujourd'hui qu'un pays surendetté est un pays souverain ? Qui sont ces personnesl qui sont vraiment content de vous entendre dire ? Vous êtes deux journalistes éminents et si vous lisez, je veux dire deux qui venaient de vous exprimer les autres regarder les sondages.
Demande au français 80 % répondent que c'est une préoccupation inquiet et qu' r les autres ne se sont pas exprimés. Vous dites faut être aveugle et vous vous non vous dites faut être aveugle. Et qui sont ces personnes ?
Ils sont dingues. Vous avez raison. Et c'est le cœur du sujet dans lequel nous sommes.
Et c'est le cœur du sujet pour moi, pardon d'une demi-phrase de revenir à ça parce que c'est le sort des jeunes français qui est en jeu. C'est eux qui sont surchargés dans leur sac à dos avec de la fonte des altères. Monsieur le premier ministre, pardon, monsieur premier ministre, ça pas les journalistes qui sont éminents, ce sont les Français.
Ils sont adultes, ils voient bien les choses. Un point et je passe tout la parole à Marc Fouveler notre tour, mais vous avez ce mot très surprenant. Vous avez dit attention, la dette de la France est possédée en partie importante par les étrangers. 60 %.
C'est très intéressant parce que longtemps on a dit ça c'est un propos complotiste, on exagère, c'est pas dangereux et cetera. Et là, on a le premier ministre de la France qui dit "Attention, c'est dangereux." En quoi c'est dangereux ?
Expliquez-nous parce que ça a fait lever la ruine de beaucoup de monde. C'est extrêmement simple. C'est la gravité de la situation que je décrivais.
On a laissé s'accumuler la dette charge de la dette, les annuités qu'on doit payer tous les ans ou tous les mois, si c'était des mensualités, il faut la prélever sur le travail des Français. Et je vous ai dit les chiffres 50 milliards nouveaux créés sur lesquels cette année on pique 10 milliards. L'an prochain 10 de plus 20 milliards de plus 30 milliards.
Et bien ça n'est pas de l'argent qui va venir irriguer le pays. C'est de l'argent qui est comment dire dirigé. Non je veux pas dire détourner ça serait pas normal. dirigé vers des intervenants qui sont des intervenants étrangers, des acteurs économiques qui sont des acteurs économiques étrangers.
C'est pas vous êtes très averti donc vous savez ce que je vais dire. Au Japon h la dette elle est beaucoup plus importante que la nôtre en pourcentage du PIB mais cette dette est détenue à 99 % par les Japonais. Prémis la France à la liquidité.
Vous êtes en train de nous dire que on pourrait être demain sous tutelle. Je je ne dis pas ça. Il y a eu un débat au sein de votre gouvernement Monchalin, la ministre des comptes publics, avait dit il y a quelques mois, on pourrait se retrouver sous tutelle.
Éric Lombard, son patron, son supérieur hiérarchique à Ber a dit absolument pas cette semaine. Y a-t-il oui ou non si votre gouvernement est renversé un risque financier de craque ou de mis sous tutelle de la France et est-il accentué par ce qui va se passer juste après le 8 ? Le 10 l'appel à bloquer le pays ?
Je vois des tas de gens qui disent il y a pas de risque, il y en a ou pas ? Mais j'ai envie de leur dire excuse-moi Jan va voir en Espagne après Simone Jana. Ben faut faut bien que qu'on essaie d'expliquer les choses comme dans la vie.
Le type il dit il y a pas de risque. Je dis c'est pas loin l'Espagne passe la frontière. C'est pas loin le Portugal passe la frontière.
Je dis même pas d'aller en Grèce, c'est pas loin la Suède. Il y a quelques années, c'est pas loin le imminent ou il est sur sur le long terme. Le risque, il est imminent dès l'instant que nous prendrons la décision de ne rien faire.
Mais quel est le risque François Baou ? Ah bah le risque c'est extrêmement simple. C'est pour une dégradation de la note sur les explosion des taux d'intérêt de la dégradation de la note et tr un jour les prêteurs vous disent on prête plus.
Alors, on croit que c'est théorique. En Grande-Bretagne, le Royaume-Uni, très grand pays européen, membre du Conseil de sécurité des Nations- Unies, il y a 2 ans et demi, un gouvernement conservateur, c'est-à-dire plutôt du côté de la finance, de la City comme on dit, un gouvernement conservateur mené par un leader énergique et et qui avait une idée précise de ce qu'elle voulait faire et en général quelques semaines après, Oui. en 42 jours, en 6 semaines jour pour jour, elle a été obligée de démissionner et de s'en aller parce que les prêteurs ont dit on prête plus.
Monsieur le premier ministre, c'est ce qui rend peut-être votre décision incompréhensible pour certains français et ce soir c'est peut-être le moment de la clarification qui n'est d'ailleurs jamais venue véritablement politiquement ni à l'Assemblée, mais peut-être qu'elle viendra de votre part. La situation est donc grave, il n'y a pas de déni et urgente. Et urgente, nous l'avons compris.
Peut-être tomberez-vous le 8 septembre sur le champ d'honneur de la dette. La messe semble dite. Peut-être que vous y croyez encore, mais le trop de souris ressemble aujourd'hui à un trop de fourmis.
La question que je voulais poser tout à l'heure, vous m'avez pas répondu, monsieur le prémis. En quoi ce n'est pas une fuite en avant ? Beaucoup beaucoup de gens reconnaissent que vous êtes un lanceur d'alerte, même si parfois peut-être, je l'ai dit tout à l'heure, vous avez acquié certains budgets.
Pourquoi prenez-vous le risque de partir de manière certaine le 8 septembre ? Parce que si je n'ai pas l'assentiment minimal des Français et de ceux qui les représentent, il n'y a aucune politique courageuse possible. Vous êtes obligé de battre en retraite sur chacune des mesures.
On l'a vu dans les gouvernements précédents et puis au bout du compte, vous vous trouvez censuré. Il y a pire pour moi s'il y a pas cet accord pire alors à titre personnel et et de mon histoire personnel s'il n'y a pas cette accord minimal cette entente sur le diagnostic alors la situation est présentée comme étant le pouvoir contre les Français le haut contre le bas et toute ma vie je me suis battu pour que au contraire le bas soit reconnu, les français de la base soient reconnus et respectés. Je ne veux pas conduire une politique contre eux mais on vous écoute depuis on a le sentiment que vous avez presque intégré le fait qu'il y aura pas d'accord et certains vous soupçonnent même d'avoir en quelque sorte appuyé sur le bouton en réclamant votre de confiance en sachant qu'il y aurait pas de majorité de prendre les français témoins comme vous le faites ce soir sur ce plateau en disant il faut réformer ce pays et je n'y arrive pas le projet du parti socialisté tout ça pourrait être un jour un une sorte de recour-vous répondre à cette question par la réponse la plus simple possible en disant si je quitte Matignon, ce n'est pas pour briguer par exemple l'Élysée en 2021.
Donc ce que je fais aujourd'hui, c'est pour la France et rien que pour la France. Vous êtes extrêmement sympathique quand on dit ça en début de réponse généralement. Oui.
Mais mais je n'ai aucune envie d'entrer dans les hypothèses que vous dans lesquelles vous voulez qu'on entre. Alors, je vais expliquer le trou de souris. Mais pardon, non, il est ce que vient de dire.
Non non, on y revient après. Moi je veux expliquer le trou de four. Ça lèverait ce scénario.
Le trou de le trou de fourmis. Je suis absolument persuadé que ça peut bouger. Comment si les Français dans la semaine qui vient disent "Mais tout ça est dingue ?" Pourquoi c'est dingue ?
On va avoir pour faire tomber le gouvernement. Tu parles de l'exploit, c'est un gouvernement minoritaire, pas de majorité absolue, pas de majorité relative qui depuis le premier jour est promis aux accidents les pires. al risqu tomber sur l'ens alors ceci c'est franchement mais comment tombe-t-il par l'alliance de trois parties qui sont non seulement hostiles entre eux mais haineux entre eux qui ont on l'a vu, des propositions et des volontés strictement antagonistes je parlementaire c'est le jeu parlementaire semblé qu'on choisit les français ça n'est pas le jeu parlementaire ce je suis moi depuis très longtemps acquis à l'idée qu'on les Allemands que quand on fait tomber un gouvernement faut faut se mettre d'accord sur le gouvernement suivant.
C'est terriblement dangereux ce le la période dans laquelle on va entrer. OK. Est-ce que le roi est nu monsieur Fran c'est très C'est pas de roi ici on parle de peuple voyez ma référence vous qui aimez l'histoire c'est le peuple français qui est en danger parce que si on entre comme ça risque beaucoup d'être le cas dans une période de désordre de chaos que certains cherchent qui qui bon vous savez bien ou certains la la situation est assez grave pour que vous les nommiez monsieur le prem et bien il y a des forces politiques en France qui veulent le cha lesquels et qui veulent qui pensent que c'est sur le chaos qu'on construit la révolution et qui ne s'en cachent pas.
Jean-Luc Mélenchon a dit 10 fois euh que le chemin c'était de tout conflictualiser a-t-il dit, c'est de transformer toute tension en affrontement, tout affrontement en guerre civile et qu'après il n'y a plus que François Maou, c'est facile d'attaquer les oppositions. Dans votre propre camp, Édouard Philippe qui est censé vous soutenir en tout cas dans votre logique qui vous met qui vous pousse dans l'escalier qui dit "La dissolution est inéluctable." Et bien je ne crois pas ça la dissolution.
Qu'est-ce que vous lui répondez ? La dissolution, on l'a vécu, hein. On peut pas dire euh le président de la République dit ça à chaque fois qu'on on en parle, on peut pas dire que la dissolution est était une clarification magnifique, hein.
Et comme on n' pas changé le bot de scrutin, je suis persuadé qu'il faut le faire et j'ai un projet prêt qui peut être qui peut être présenté avec à la fois les avantages du scrutin de circonscription et les avantages du scrutin proportionnel comme nos voisins allemands l'ont. Euh tant qu'on change pas le mode de scrutin, vous vous avez beau dissoudre, vous allez retrouver exactement les mêmes divisions, les mêmes difficultés, les mêmes forces. les mêmes désordres, la même incapacité d'action.
Pourquoi l'histoire va se répéter forcément ? Je le Front républicain va se répéter forcément. Je Non, je ne crois pas.
Je pense que le Front républicain deviendrait impossible, mais je pense que si vous imaginez que le le la progression de l'extrême droite vers une majorité relative parce que je pense pas que il puisse en être autrement, ferait avancer les choses, je ne le crois pas. Préciser cela s'il vous plaît. C'est très important ce que vous venez de lâcher parce que ça a été une circonstance déterminante qu'on soit pour ou contre le le barrage anti antienne, ça a été une circonstance déterminante.
Pourquoi dites-vous cette fois-ci il n'aurait pas lieu ? Ben parce que vous voyez bien la tension entre les forces qui présentaient le front 10 républicains. Cette tension, elle est extrême.
Je disais que ils se haïse 7 semaines. 7 semaine. Je donc le RM progresserait dynamiquement. ne remonte pas dans le temps.
Cette semaine euh le aux universités d'été de LFI H ce qui était chanté par toute la foule en cœur c'était "Tout le monde déteste le PS." Et qu'a dit Fortin il a dit "Je ferai un gouvernement, il est à Matillon mais il y aura pas de LFI dans le gouvernement. Vous trouvez que on est devant des cohérences ?
Dans les temps mauvais comme on est, la stabilité c'est une chose essentielle, c'est la réponse à votre question. Je me bats pour ça. La stabilité, c'est une chose essentielle.
La possibilité de partager avec les citoyens la vision du pays et d'une situation, c'est une chose essentielle. la capacité à rassembler des forces même différentes. Vous savez ce que pensent beaucoup de Français là qui nous écoutent ?
Mais pourquoi vous vous entendez pas ? Ils sont ils sont plus près de penser comme vous que comme moi que qu'il y a un diagnostic partagé. Moi je le le problème je crois c'est qu'il y a pas de diagnostic.
Mais vous avez donné des gages ce soir, il est important de les résumer pas donné de gage. J'ai dit la vérité de ce que je pense. Sur la réforme de l'État, vous pouvez avancer sur certaines propositions ou dispositions énoncées et résumées par leur Rassemblée nationale, la porte n'est pas fermée.
Ce sont quand même des mesures, des annonces qui sont assez importantes pour la semaine qui s'ouvre et désant ni pour la question ni pour le PS un certain nombre de questions d'organisation et un certain nombre de questions qui touchent même à la fiscalité. sur les haut revenus euh de je euh sur les haut revenus, peut-être sur d'autres organisation pour le patrimoine aussi, mais penser qu'on va résoudre les problèmes du pays avec 31 milliards d'impôts supplémentaires qui portent sur les entreprises. Pour moi, quit pardon, quitte à y aller avec panache.
Vous dites "OK euh vous ouvrez les portes à tout le monde, on sent bien que vous avancez un peu masqué parce que si vous s'étez trop d'un côté, bah comme vous le dites, vous êtes sous le feu de l'autre." Voilà. Euh, pourquoi ne pas prononcer les mots qu'on a beaucoup entendu dans d'autres pays quand il y a eu de grandes réformes, c'est-à-dire sacrifice, rigueur, austérité.
On a l'impression que vous dites "Je suis monsieur vérité, mais je m'arrête à un certain stade parce que je n'ose pas prononcer ces mots." Pourquoi ? J'ai déjà dit que vous étiez gonflé.
Ouais. Alors, je le je le répète, excusez-moi de vous dire, je suis depuis 8 jours sous le feu continu des adversaires et d'un certain nombre d'observateurs parce que j'ai osé dire qu'il y avait un problème vital avec la question de la dette. J'ai osé qu'il fallait le résoudre maintenant.
C'est pas ça saustérité, c'est ces mots que voilà qui font mal à la bouche souvent des politiques parce que ça n'est pas vrai. Ah si si on si on veut vraiment sortir de de des 3000 milliards et quelques si c'est et bien Darius Rochemin, il faut changer de métier h faut arrêter de faire l'observateur. Faut que vous veniez de mon côté de la table raison venez de mon côté de la table et au lieu de dire vous n'osez pas dire les mots que pourquoi je dis pas austérité parce que c'est pas de l'austérité c'est de la rigueur.
Non, c'est du sérieux. Euh je euh encore une fois des chiffres, moi j'aime bien les chiffres. Je suis un faux littéraire comme vous savez.
Euh les chiffres, on a dépassé, on a dépensé l'an dernier 100. Si on laisse les choses aller, on va dépenser 104 ou 105. Et nous, on dit il faut dépenser 101 101 et demi parce qu'on freine la dépense.
C'est pas de l'austérité. Mais vous savez bien que ça n'est qu'en début. François, j'intervellier d'Allemagne hier, il me disait, il avait cette formule terriblement cruelle.
Nous milliards, c'est pas beaucoup d'argent pour nous. Eux vont investir 500 milliards parce qu'ils ont été vertueux pendant des années et des années. Donc même vos 44 milliards, en réalité ça n'est qu'un début.
Et vous le savez très bien, ça n'est qu'un début parce qu'il faudra l'an prochain faire des efforts du même ordre. Mais si nous avons réorganisé le pays, si nous avons trouvé une efficacité plus grande, si nous avons libérer les énergies comme on a l'habitude de le dire, alors à ce moment-là l'activité du pays va répondre. Donc vous allez vous battre jusqu'au bout.
François Bairou, on va essayer d'imaginer le jour d'après si vous êtes renversé. C'est pour l'heure le scénario qui semble écrit ce soir. Vous n'obtenez pas la confiance.
Vous présentez votre démission au président de la République, vous refuserez s'il vous renommait ? Euh, d'abord, si vous voulez examiner le jour d'après dans cette hypothèse, s'il vous plaît, commencez par examiner le jour d'après si on gagne parce que à mes yeux, le jour d'après si on gagne, l'horizon s'ouvre. On aura on aurait franchi un obstacle considérable et tout d'un coup des gens dirait mais ce pays qu'on croyait complètement déchiré en fait parce qu'il y a eu une prise de risque et pour moi le la mission des politiques on soupçonne toujours de vouloir se mettre à l'abri éviter les obstacles, conserver leur rang et leurs privilèges.
On aura montré là qu'on est capable de prendre des risques et les gens diraient grâce à cet épisode alors peut-être les choses peuvent changer et comment faire ? Comment faire ? Et bien tous ceux qui nous écoutent là, ils ont euh des réseaux, les jeunes beaucoup que dans dont c'est la vie qui est en jeu et qui sont euh à qui on demande de se laisser surcharger encore de choses.
Mais vous l'avez expliqué longuement et donc voilà François Baou pour moi l'hypothèse mais je vais répondre à votre question, vous inquiétez pas. Première hypothèse, c'est que oui, en effet, on passe l'obstacle et ça change tout dans la conception même de la vie publique en France. Et si ça passe pas, bah la constitution, elle est simple.
Le Premier ministre remet sa démission au président de la République. Il peut être renommé dans la foulée. Ça dépend ou pas, ça dépend du président de la République.
Et je pense que le président de la République, il ne fait pas des choses sans y réfléchir et sans penser aux conséquences. Quand vous êtes renversé, excusez-moi de le dire, vous êtes renversé. C'est fini dans ces casl non, c'est pas fini.
Non, il peut y avoir un commence commence le militantisme. Commence la bagarre. La question n'était pas une vie aprématique ou peut y avoir deux vies commence la la rencontre avec les Français.
J'ai pas été premier ministre toute ma vie. J'ai passé un certain nombre d'années respectables à ne pas être en situation de responsabilité. Mais pardon, est-ce qu'il a des solutions avant d'en arriver là ?
Il y a votre sort. Parlons des français parce que cela fait 18h et je sais que cela vous tient à cœur. Nous parlons d'un sujet majeur qui est celui de la dette.
Peut-être qu'à l'issue de cet entretien et d'autres que vous donnez et bien cette prise de conscience sera salutaire. Il y a d'autres sujets, monsieur le premier ministre et vous les connaissez très bien. Vous avez pas parlé d'un pays déchiré, déchiré sur l'insécurité, déchiré sur la montée de la délinquence, déchiré aussi après un été marqué par des actes antisémites, intolérables, inacceptables.
La France ne serait pas la France sans les Juifs. Sauf que cette phrase, le président de la République ne l'a pas prononcé. Vous parlez, monsieur le premier ministre, on vous entend beaucoup.
On n'entend pas le président de la République, il est muet, il ne parle pas, il est enfermé à la lisée sur des sujets majeurs dont la dette et dont les autres. Est-ce que vous êtes capable de dire la même chose sur l'insécurité, sur la lutte contre l'antisémitisme, sur la délinquence et sur les autres sujets régaliens que ce que vous venez de dire sur la dette depuis plus d'une heure ? Absolument.
Et peut-être vous m'avez entendu euh au CRIF euh où j'ai prononcé un discours qui qui a été je crois salué par ceux qui étaient là. Je suis un défenseur de l'unité de la France, de l'unité du pays, de l'unité de la société française. Je suis un défenseur de cette unité au-delà de tout. et et euh j'ai dit ça dans ce discours, l'âme juive h elle fait partie intégrante de l'identité de notre pays qui s'est construite au travers du temps.
Le le nombre de savants, le nombre de créateurs, le nombre de ceux qui participent à la à la vie intellectuelle du pays et qui appartiennent à cette immense histoire et à cette communauté essentielle. Ils sont l'âme de la France en même temps et je n'ai jamais séparé le pays en communauté. J'ai écrit, comme vous savez, plusieurs livres sur ce sujet-là qui est euh le l'un d'entre eux, le livre que j'ai consacré à Henri I, que j'ai appelé le roi libre.
Il y a en suscription cette phrase : "Ce livre est dédié aux amoureux de la réconciliation. Pour moi, il y a rien de plus, comment je peux dire bouleversant que le moment où ceux qui se sont combattus se réunissent. Je sais très bien ce qu'est la force de l'antisémitisme et il y a des antisémitismes de toute nature dans la société.
Et aujourd'hui, en effet, en raison de ce qui s'est passé le 7 octobre, du pogrome du 7 octobre et de la suite du Liban, de l'Iran, de Gaza, aujourd'hui, la communauté juive est ciblée parce que ceux qui la cibl croient que c'est Israël, que c'est la même chose. Et pour moi, communauté juive, Israël politique d'Israël, c'est pas la même chose. Donc je suis pas seulement euh par les déclarations, je suis un militant de de l'Union des Français et j'ai tout à fait l'intention de et ça passe par la sécurité.
Je suis à la tête d'une collectivité locale où l'on fait baisser la délinquence. Il y en a pas beaucoup. Comment on a fait ?
On a mis des caméras de surveillance contre mes oppositions qui prétendaient qu'il y avait là une atteinte au droit de l'homme. On a mis une police municipale nombreuse. On a mis une police municipale qui a même des groupes de police avec des chiens.
On fait en sorte que jour et nuit police municipale et police national travaillent ensemble et dans la lutte contre la drogue c'est essentiel. Je vous dis un fait très simple. Tous les jours, 365 jours par an, en moyenne tous les jours, la justice nous demande des images de ce qui s'est passé dans les rues.
Et grâce à ça, on arrête des assassins, des violents, des chauffards, des et on fait une ville plus sûre. C'est un droit de l'homme et c'est un droit des plus fragiles. Monsieur le Premier ministre, nous arrivons au terme Je sais pas si les caméras peuvent montrer cet endroit extraordinaire.
C'est évidemment votre bureau qui a été un peu réaménagé. C'est le bureau du Premier ministre. Très bien.
Voilà, vous avez raison et on verra après le neuf ce qu'il en ce qu'il en sera. La ce sont des lieux chargés d'histoire. Je recommande.
On peut aller sur LINA, il y a des très beaux messages que de Gaulle, il arrive ici en 58 et il dit au français "Le régime des partis c'est terminé pour les grands choix de la nation, recours au peuples, grandes élections, présidentielles, référendum et cetera. Est-ce qu'au fond c'est la logique de ce que nous vivons aujourd'hui ?" Vous avez dit depuis le début de l'émission, "C'est très grave, c'est très urgent.
Quand on est à ce degré de gravité, est-ce que la logique, l'esprit de la 5e République ne commanderait pas d'aller voir demain Emmanuel Macron, lui dire "Mons le président de la République, il faut dissoute parce que c'est le peuple français qui doit choisir et ça n'est pas respect à eux mais ça n'est pas le président de tel parti le président du sous-groupe trucan." C'est le peuple français qui doit choisir si vous devez regarder dans les yeux les françaises et les françaises solennelles. Mais comment leur expliquer ?
Non, vous vous allez rester chez vous et ce sont les parties entre eux là qui dans la semaine qui vient au coin d'une table vont dire écoute là-dessus tu es d'accord, moi je suis pas d'accord. Que dire à ça ? Pourquoi est-ce que j'ai fait tout ça Darius Rochemin ?
J'ai fait tout ça pour que les Français s'en soient saisis directement. On n' jamais parlé de ce sujet comme on en parle depuis 8 jours. Avant c'était silence et on parle des mesures.
Parler c'est une chose, voter. Oui. Et donc c'est parce c'est parce que les Français doivent en être saisis aujourd'hui.
C'est au président de la République de l'apprécier. C'est sa décision, c'est son c'est sa prérogative et son pouvoir. Et il en est, je vous assure, absolument conscient avec gravité. et il a raison de te l'être.
C'est sa prérogative. Mais le les Français sont les arbitres simplement quand vous vous trouver avec des règles électorales qui conduisent inéluctablement à la situation dans laquelle nous sommes. Au contraire de ce que tout le monde racontait, vous souvenez de ce temps où les gens disaient "Mais votre idée est absurde parce que le scrutin majoritaire fait des majorités, le scrutin proportionnel fait des divisions." Ouais, c'est pire.
Jojo regarde bon regarde la situation comme elle est donc oui je pense que si on était raisonnable on changerait la règle électorale parce que changer la règle électorale comme vous en êtes un spécialiste en Suisse changer la règle électorale avoir la proportionnelle partout ça veut dire des ententes entre les formations politiques et aujourd'hui en France avec le mode de de scrutin impitoyable que que nous avons euh avec la guillotine du scrutin majoritaire, il faut être pour ou contre alors les gens choisissent d'être contre parce que la prochaine élection arrive. Merci beaucoup. Comment est-ce qu'on dit bonne chance en en Bernet ?
Parler Bern. Oui, comment est-ce qu'on dit ? Tout petit peu euh Quelqu'un continue à le combattre.
Ah bah alors continuons à le combattre pour tous les Français. Merci monsieur le premier ministre. Merci au nom des quatre chaînes que nous représentons ici avec Europain qui nous diffusaient.
Euh merci à toutes celles et à tous ceux qui ont piloté cette émission et merci évidemment à vous qui nous suivez ce soir. Excellente soirée à toutes et à tous. Interview politique de François Baou ce soir pour les quatre chaînes infos en direct sur LCI.
Édition spéciale ce soir avec nos meilleurs éditorialistes politiques mais également invités politiques. Guillaume Roquet, bonsoir. Bonsoir.
Frédéric Dab, bonsoir à vous. Arlet Chabo, bonsoir. Bonsoir.
Patrice Jamel, bonsoir. Vous allez m'accompagner tout au long de cette soirée pour décrypter ces mots de François Bairou. Je trouve ça beau le compromis, mais je ne suis pas sûr que ce soit possible.
Le peuple français est en danger. La stabilité, c'est la chose essentielle. François Bairou persiste et signe.
La ligne rouge reste les 44 milliards d'euros d'économie ou 42. C'est ce qu'il a dit, loin du contrebudget présenté par les socialistes. J- 8 avant le vote de confiance.
Quel avenir pour François Bairou alors que 73 % d'entre vous ne lui accordent pas leur confiance et souhaitent son départ de Matignon. Ce soir, Patrice Duamel, est-ce que vous pensez qu'après cette interview politique, François Bairou a les armes pour convaincre les députés ? Bah, il reste 8 jours.
Il il compte sur les Français en réalité. On l'a entendu plusieurs fois ce soir et comme il le dit depuis lundi dernier, il compte sur les Français pour faire passer le message auprès des députés que euh le problème du surendettement de la France est tellement important qu'il faut aller au-delà des clivages traditionnels et cetera. Bon, ce soir c'était un petit peu compliqué parce que disons que ça s'est passé à bâton rompu, on pourrait même dire à bâton très rompu, il était souvent coupé dans ses dans ces questions.
On l'a senti combatif, offensif, il a dit plusieurs fois, y compris en Bern à la fin je vais continuer le combat. Il est semble ouvert à des un certain nombre de concessions sur les jours fériers par exemple, mais est-ce que c'est le sujet des 8 jours qui viennent ? Sans doute pas.
Donc il fait preuve de il fait œuvre de pédagogie mais 8 jours c'est vraiment court pour arriver à faire bouger les choses quand vous avez par exemple le patron du parc socialiste qui dit que la décision est irrévocable et qu'elle ne changera plus et qu' ne et qu'ils voteront contre la confiance. Mais compter sur les Français, comment Frédéric Dabi ? C'est-à-dire que au final, ce sont bien les députés qui vont voter.
Oui, vous avez raison, ce sont les députés qui vont voter. L'intermédiation des Français va être sans doute marginale. Moi, ce qui me frappe quand je regarde cette émission, il y a un mot qui me vient, temporalité.
Il y a un problème extraordinaire de temporalité. ce type d'émission. Alors naturellement, il faut pas pleurer pour lui sur le lait enversé, mais ce type d'émission, on prend les Français à partie, on fait passer les messages, on retrouve cette logique de de dramatisation, le destin de la France qui se joue, le bateau qui coule comme le pronostic vital qu'il avait évoqué le 15 juillet.
On ne le fait on le fait près de cette de cette forte annonce du 15 juillet. Là où je pense qu'il fait une une il a une difficulté d'appréciation du regard des Français, c'est quand à plusieurs reprises, il a dit les Français n'ont pas compris. S'ils avaient su queeux, ils auraient fait différemment.
Moi ce qui me frappe à travers les enquêtes de l'IFOP, celle du JDD d'aujourd'hui dans les enquêtes qualitatives, celle qu'on a faite pour LCI au lendemain du 15 du 15 juillet, c'est la prise de conscience de plus en plus forte des Français sur la question de la tête. Là où le bas blesse depuis le début, ce sont une partie des solutions à tort ou à raison dans ce dans ce cadre-là. Revenir et il l'a fait sur toutes les différentes mesures, les mesures sur les pour les retraités, euh les mesures touchant les de jours fériers, le faire quasiment un mois et demi après les annonces du 15 juillet et à 8 jours de ce vote couperait.
Cette question de temporalité interpelle beaucoup. Mais est-ce que les Français imputent la faute à François Baou Harley Chabo quand on voit cette crise actuelle dont il parle avec fermeté en disant si on ne se réveille pas ce sera la crise sur le long terme les Français vont être en danger. Est-ce que les Français pointent du doigt François Bairou ou Emmanuel Macron directement ?
Bah les Français ils ont quand même entendu, ils ont conscience que les gouvernements les uns après les autres n'ont effectivement pas réglé le problème de la date hein. Il faut remonter effectivement on le rappelle toujours à Raymon. Bon voilà.
Après moi ce qui me frappe quand même c'est que et on comprend la décision le choix de François Baou. Il répète ce soir sans assentiment c'est-à-dire sans un vote de confiance lundi, je ne pourrais rien faire. Pourquoi dit-il ?
Parce que il faut cette clarification parce que aucune politique courageuse sans cet assentiment ne pourra être menée. On sait comment ça se passe. On fait des concessions et puis au bout du compte et bien on est censuré.
C'est ça l'explication au fond de son choix. Donc euh il savait, il pensait, il estimait que même s'il négociait, il n'arriverait pas à faire passer un budget à l'automne. Donc il choisit effectivement ce qui peut apparaître comme une un choix courageux.
Certains diront du panage, d'autres diront qu'il est assez inconscient parce qu'il précipite la crise deobtenir ce vote de confiance. Il n'obtiendra pas. Et si on revient, on en parlera sûrement des petites concessions qu'il fait.
Franchement, il claque la porte devant les socialistes en expliquant que le contreprojet qu'ils ont présenté hier, ce sont les mesures les plus éloigné de son projet à lui. Donc franchement, il y a aucun espoir de ce côté d'une négociation qui interviendrait dans les jours qui viennent. C'est assez vrai ce que dit Arlet Chabo, c'est-à-dire qu'il y a une période de négociation qui s'ouvre cette semaine, notamment avec le Parti socialiste et le Rassemblement national qui ont accepté l'invitation de François Bairou.
Mais ça va servir à quoi si on a ces paroles là ce soir Guillaume Roquet ? Bien, à priori, ça ne va pas servir à grand-chose. Et c'est ça en fait le piège dans lequel c'est s'est mis François Bairou.
Rien ne s'est passé comme il l'avait prévu. Il s'est dit on va réussir à se mettre d'accord sur le diagnostic et les partis d'opposition considér ça comme un piège en disant ben non on veut pas faire cet exercice entre guillemets qui témoignerait de notre bonne volonté. On veut des mesures et voilà les mesures qu'on veut prendre.
Et ce soir François Bairou a essayé de de faire comprendre aux Français pourquoi ce diagnostic était indispensable. Donc il a commencé à leur parler mais en même temps il a voulu parler au partis politiques en disant "Je suis toujours d'accord pour discuter, ma porte n'est pas fermée." C'est ce qu'il a dit vers la fin, même sur les sujets un peu chauds comme les dépenses de Bruxelles ou le ou le le problème de des dépenses de l'immigration, ce que lui demande le Rassemblement national.
Il dit "Je suis d'accord, on peut on peut en parler mais comme il veut réserver au parti ses discussions et bien il n'a rien annoncé de concret." Et il me semble qu'on a une forme de frustration à la fin de de cette entrevue parce que les journalistes lui ont posé des questions très précises et lui a répondu "Ben, il faut voir sur le sujet par excellence qui clivent les Français ou plutôt qui qui suscitent leur désaccord parce qu'il y a pas de clivage, ils sont à 84 % contre la suppression les de jours fériers." il a dit "Ah ben oui, peut-être peut-être on peut en supprimer un.
Alors vous allez en supprimer un ou non ?" Et il dit "Ben, je vais en discuter avec les parti politique." Mais moi, je me mettais à la place des Français qui regardaient ce soir et il disait "Mais alors qu'est-ce qu'il veut le premier ministre ?
Est-ce que est-ce que vraiment il a fait quelque chose ?" Moi, je pensais, je vais vous dire, et je me suis trompé que il arrivait ce soir avec un pavé à jeter dans la mar de recréer l'initiative pour dire "Ben voilà ce que je veux faire, vous êtes d'accord ou vous êtes pas d'accord Et en fait non, il pensent que la pédagogie va suffire. Je crois que c'est un paris à haut risque.
Le pavé c'était difficile à trouver hein franchement. Quel pavé dans la mar ? Mais par exemple, il peut il peut dire "Je renonce au aux 2 jours de congé puisque même les républicains me me disent que c'est une mauvaise idée, que ce soit leur voquier ou Bruno Rotaillot arriver avec des choses concrètes mais comme c'est un centriste et qu'il est attaché au au débat parlementaire il n'a pas voulu le faire et je pense que ça a créé une frustration mais ce que dit Guillaume est très très juste.
La question qui se pose, c'est les destinataires des messages de cette intervention. Quand un premier ministre parle avec des journalistes qui sont dans une logique d'intermédiation qui a pas été très bonne parce que ça cabotinait un petit peu, ça s'interrompait, il a fait quelques digressions, les journalistes d'intermédation a un discours vers les Français et là on sent qu'il a aussié entre prendre l'opinion publique à partie avec cette logique de dramatisation. Le bateau coule, le destin de la France, les jours qui arrivent seront cruciaux et des messages qu'il a essayé d'envoyer au parti en soufflant le chaud et le froid, en taclant quand même le PS fortement comme il l'avait fait lorsque le PS avait présenté une, c'est vrai, une fausse motion de censure.
Donc il a constamment oscillé entre ces deux destinataires finalement. Alors, je suis peut-être un petit peu sévère. Je pense que les Français vont retenir peu de choses puisque on retrouve les constats du 15 juillet qui, je le répète, était dans le catifop pour LCI, ont été partagés pour les Français. 45 % l'ont trouvé courageux. euh 58 % de mémoire jugit que c'était bien qu'il s'occupe de la dette parce que c'était un vrai danger.
On on diffuse une enquête demain avec Sud Radio où le la place de la réduction de la dette publique dans la hiérarchie des préoccupations des Français a encore gagné du terrain. Elle arrive presque dans le top 5. Peut-être que il y a une un décalage entre la prise de conscience et l'acceptation des efforts, mais l'opinion a fait son chemin et François fait comme si elle n'avait pas fait ce chemin et il la prenait à partie tout en essayant de parler au députés.
C'est compliqué. Il il y a eu une phrase ce que qui rejoint ce que vous venez de dire tous les deux, enfin tous les trois même. Il a il a commencé puis il a été interrompu.
Donc on est passé autre chose. Il a dit il reste à moi pour négocier. H ce qui a ce qui a pu surprendre puisque c'est dans 8 jours que a lieu le vote.
Mais dans son esprit je pense et je trouve que je je vois souvent parce qu'on fait un film sur lui enfin sur ce parcours de Maton en ce moment avec Michel Cotard. dans son esprit, c'est on négocie sur le budget après qu'il y ait un accord clair vis-à-vis des Français. Je porte pas de jugement là, je je dis ce qu'il ce qu'il ce qu'il imagine et ce qu'il pensent.
Si il y a un accord des des grands partis sur le diagnostic, pas sur le traitement, le traitement ça vient après sur le diagnostic, c'est-à-dire la situation est grave et donc voilà. Après, c'est pour ça qu' il a commencé cette phrase étonnante effectivement disant il reste un mois pour négocier de non recevoir par les parti déjà. C'estàdire qu' on a déjà entendu le RN, le PS dire très clairement non, on ne votera pas.
Encore une fois, il y a pas de concession majeure et au contraire il il met il met franchement en cause, il vise vraiment le Parti socialiste he que veut Olivier Fort venir ici enfin tout ça est quand même assez désagréable pour le PS. En tout cas, c'est pas une main tendue. Donc je pense que moi le scénario, il a de toute façon en tête depuis longtemps.
Euh et le vote de lundi prochain dans une semaine, scénario partagé depuis le 15 juillet avec le président de la République. Donc au bout du compte, de toute manière, c'est ce qu'il dit lui-même. Encore une fois, négociation, ça se terminera concession, c'est-à-dire il ne fera pas la politique courageuse, il ne pourra pas prendre les mesures indispensable selon lui pour empêcher le navire de couler.
Et au bout du compte, de toute façon, ça ne marchera pas. Donc pour éviter une sortie qu'on pourrait qualifier de désagréable parce que censuré jamais évidemment agréable pour un gouvernement, il préfère au fond consulter lundi prochain et constater que ça ne marche pas et comme il a dit tout à l'heure démissionner immédiatement. Oui oui mais je veux dire il a pas dit je resterai 3 jours j'expédi c'est je pars mais pour lui chabo si le bateau coule c'est la faute aux oppositions écoutez c'est le peuple français qui est en danger parce que si on entre comme ça risque beaucoup d'être le cas dans une période de désordre de chaos que certains cherchent qui qui bon vous savez bien ou certains la situation est assez grave pour que vous Vous les nommiez monsieur le premier.
Et bien il y a des forces politiques en France qui veulent le chaos. Lesquels ? Et qui veulent qui pensent que c'est sur le chaos qu'on construit la révolution et qui ne s'en cachent pas.
Jean-Luc Mélenchon a dit 10 fois que le chemin c'était de tout conflictualiser a-t-il dit. Manon Ambri bonsoir. Merci d'être en plateau avec nous.
La Lorence bonsoir à vous. Vous venez de nous rejoindre également. Man vous venez d'entendre ces mots de François Baou qui pointe du doigt directement Jean-Luc Mélenchon.
Les oppositions qui seraient vraiment en les responsables de ce chaos général. Vous avez refusé d'avoir des concertations avec François Bairou la semaine prochaine. Pourquoi ?
Écoutez, si euh on vous dit euh ce soir euh vous allez manger euh des pâtes euh puisque c'est bientôt l'heure du dîner, mais que finalement euh vous pourrez venir discuter, mais en toute hypothèse, vous allez manger des pâtes et évidemment vous n'irez pas discuter du menu si euh votre le menu est imposé. C'est exactement ce qui est en train de se passer là avec François Bairou qui fait mine de discuter alors qui nous a présenté à quelle sauce nous allions être mangés. C'est la présentation qu'il a faite à la mi-juillet.
Euh au-delà des 2 jours fériers supprimés qui ont beaucoup fait euh débat, c'est euh une année blanche qui de facto font entrer beaucoup plus de personnes qui vont payer l'impôt sur le revenu, qui vont geler les prestations sociales. C'est des remboursements santé euh qui seront euh euh bien euh bien pirre. Vous le voyez la on peut changer la couleur de la corde avec laquelle on va être pendu.
À la fin, on va quand même être pendu. Et c'est vraiment et je pèse mes mots ce que propose ce budget. Et honnêtement, j'ai trouvé cette interview de François Beou affligeante.
Affligeante. On savait que c'était sa tournée d'adieu depuis lundi. Il tournait en boucle sur tous les médias et a répété la même chose.
Mais on a eu le pire du macronisme. D'un côté, le mépris comme si les Françaises et les Français n'avaient pas compris à quel so ils allaient être mangés. et de l'autre des mensonges.
Il a dit pendant son interview un certain nombre de mensonges et ma qu'en période de crise, il y a besoin de pédagogie de toutes les manières. Alors, vous m'accorderez que les mensonges en période de crise, c'est plutôt le pire pour la vie politique. Et je vous prends un seul exemple, il a parlé de euh la taxe Zucman qui est cette taxe qui vise à taxer les milliardaires de notre pays, que ce gouvernement se refuse à mettre en œuvre et qui pourrait permettre de récupérer plus de 20 milliards d'euros plutôt que sur le dos des plus pauvres de notre pays.
Il a fait la comparaison avec le Royaume-Uni. Il se trouve que la taxe qui a été proposée au Royaume-Uni, non seulement elle n'a rien à voir avec la taxe dumane, mais en plus de cela, il y a aucun chiffre pour étayer de l'exil fiscal. Il m comme il respire, il méprise les Françaises et les Français.
Et je vais vous dire, heureusement, c'est bientôt fini. Le seul moment de lucidité qu'il a eu, j'ai bien noté, c'est si le gouvernement tombe, on changera de politique. Et bien, c'est ce qu'on souhaite changer de politique et vivement le 8 septembre qu'on en finisse.
Allons voir un autre rang de l'opposition côté du Rassemblement national. Louis Aliot, bonsoir. Vous êtes en direct avec nous, vous êtes maire Erenne de Perpignan.
Vous avez entendu cette interview de François Bairou. Il pointe du doigt les oppositions, mais le Rassemblement national a tout de même décidé de le rencontrer la semaine prochaine. Ça va servir à quelque chose réellement.
Écoutez déjà, essayez de comprendre ce qu'il raconte parce que ce soir son émission n'a pas servi à grand-chose puisque je pense que honnêtement personne n'a rien compris à ni la démarche ni le fond du problème. La seule chose que nous avons euh pris connaissance que c'est que c'est avec monsieur Macron qu'il a réalisé son projet de vote de confiance puisque il a dit que c'est après les rendez-vous avec monsieur Macron qu'ils ont pris cette décision. C'est donc une une stratégie commune Macron Beirou pour arriver à je ne sais quoi.
Mais la seule chose qui est sûr ce soir à l'heure où on se parle, c'est que le dernier tour de champ de monsieur Beou euh c'est cette semaine et le vote arrivera en suivant. Cette France des travailleurs que vous défendez au rassemblement national Louot réellement comment vous allez leur expliquer cette instabilité politique que vous allez créer si vous ne votez pas la confiance ? Mais écoutez, hier j'étais justement avec cette France des travailleurs comme vous dites, c'est-à-dire avec un certain nombre de petites entreprises sur des inaugurations locale autour de Perpignan.
Mais ils en ont marre eux aussi parce que ils ne comprennent pas ce que ce que veut monsieur Beirou et ils sont toujours systématiquement embêtés par des normes administratives, par des normes fiscales, par des normes sur le terrain qui freinent l'activité économique. Et le gouvernement de monsieur Beou n'y répond pas. Si vous prenez par exemple l'histoire du Zan ou ou même des EDFE, et bien ces professionnels euh qui sont euh euh en en direct avec l'économie et bien ils sont victimes de ces carcans que leur met désormais dans leur activité euh économique et le gouvernement de la France n'y répond pas.
Alors, ils en ont marre. Ça fait 1 an que ça dure. Il pensaiit que monsieur Verou peut-être débloquerait quelques situations parce qu'il est maire de peau, parce qu'il se disait proche de du rural et cetera.
Et en fait, il n'a rien fait de tout cela. Il a continué avec la technocratie d'État, avec l'Europe technocratique et il n'a rien fait bouger. Et c'est bien là le problème et je pense que le monde économique en tout cas à l'échelle locale ne sera pas ni surpris ni mécontent de voir monsieur Berou retourner à peau.
François Baou a demandé ce soir un accord sur le diagnostic sur ce qu'il se passe en France. Manon Ari, est-ce que vous êtes prête à dire ce soir que la France a un bilan économique catastrophique et que potentiellement il y a un risque de FMI à nos porte ? Le fait que la France ait un un résultat économique catastrophique, c'est une évidence.
Il est le fait et le résultat de ce qui nous gouvernent. Emmanuel Macron est président de la République depuis 8 ans, c'est pas rien. Euh dans le même temps euh la dette s'est évidemment dégradé, mais elle s'est pas dégradé du fait des dépenses, elle s'est d'abord dégradée du fait des recettes fiscales puisque euh le gouvernement et l'État a fait le choix de se priver de plus de 60 milliards d'euros de recettes fiscales à travers des cadeaux au plus fortunés, aux plus riches de notre pays.
Je vous donne un seul exemple. Si l'on voulait récupérer les 40 milliards d'euros euh que euh cherche François Baou, ces 40 milliards d'euros, on pourrait les prendre uniquement du côté des 500 plus grandes fortunes en France dont le patrimoine a doublé depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Et si on prenait ces 40 milliards sur ces 500 plus grandes fortunes, alors la fortune de ces ultra riches serait encore supérieure à leur niveau de 2022.
Vous le voyez, il y a un choix très clair qui a été fait dans notre pays dont nous payons le prix dont François Bairou est aussi comptable puisqu'il a soutenu cette politique. Il a soutenu Emmanuel Macron depuis qu'il est au pouvoir. Et puis j'observe qu'ils ont toujours un peu cette notion des finances publiques à géométrie variable.
Vous avez peut-être vu vos confrères de Média Part qui ont révélé que François Baou a fait refaire une partie de son bureau à la mairie de peau. Alors je comprends, il va y repasser du temps une fois qu'on l'aura chassé du de Matignon. mais quand même 40000 € qu'il a utilisé pour refaire son bureau et dans le même temps, il demande aux Françaises et aux Français qui se saignent de faire euh des économies, de prendre sur leur remboursement santé et cetera.
C'est un peu fort de café et vous le voyez cette politique qui sert les plus riches et qui est demandée par ceux qui ne connaissent rien à la vie du quotidien. On voit y compris la manière dont il essaie de s'adresser en parlant de Jano et et de je sais plus quel prénom il utilise. Il est complètement déconnecté de la réalité et et des gens qui vont souffrir et qui vont continuer de souffrir de sa politique.
C'est pour ça qu' il est temps qu'il s'en aille. Le problème avec euh cette taxe Zugman dont vous parlez, le MEDF a eu sa rentrée il y a quelques jours à peine, euh c'est que il y a une crainte aussi de la fuite des investisseurs sur le territoire français. On sait que FIT doit donner euh sa note le 12 septembre, qu'on risque de perdre le double A.
Il y a un réel risque sur ce point-là, Laurence Sa. Bien sûr, évidemment. Et là où on voit que François Baou est totalement irresponsable, c'est que sa démarche suicidaire emporte avec lui à la fois les gens qui le soutenaient parce qu'il il les met dans une situation totalement intenable emporte avec lui l'économie et le pays.
Et on voit que les extrêmes extrême gauche extrême droite s'engouffrent dans la brèche et voilà à nouveau qu'on va revenir avec si vous voulez la recette miracle de la faillite de la France he parce que c'est bien ce que vous proposez et on va revenir on va revenir excusez-moi je vous ai laissé développer votre recette miracle qui nous amènerait évidemment dans le mur mais quoi qu'il en soit ah non s'il vous plaît on va éviter ça he on va éviter les catastrophes néanmoins, ce que je veux dire par là on avit la possibilité d'ouvrir une discussion pour le budget. Pourquoi a-t-il mis en place cette démarche qui amène tout le monde dans le mur ? Parce que là, qu'est-ce qui va se passer ?
Très très évidemment qu'il va tomber le 8 et nous allons repartir dans les grandes discussions que nous avons eu déjà l'année dernière avec ces extrêmes qui essaient de faire tomber le président de la République puisque c'est leur détermination. De toute façon, depuis 2017, ils n'ont jamais accepté l'élection d'Emmanuel Macron. Donc ils ont toujours essayé par la force euh de faire tomber le président.
Je ne dis pas qu'il a raison sur tout ce qu'il fait parce qu'on voit les résultats aujourd'hui. Mais je pense que François Baï aurait dû réfléchir à deux fois parce que s'il prépare sa campagne présidentielle, il aurait pu penser à tous ces Français qui aujourd'hui au moment de la rentrée vont se retrouver encore dans une situation de questionnement politique dont on se serait bien passé. Alors François Baou a réitéré le fait queil était prêt à faire un effort potentiellement sur les jours fériers.
On l'écoute. J'ai dit c'est discutable, c'est amendable euh et on peut tout à fait réfléchir et ça pour être un mais pas zéro pour être très précis. Je pense que ça pourrait être un sans difficulté si on veut discuter.
Si on veut discuter, je suis ouvert à la discussion à la condition qui est une condition impérative, qui est une condition de l'avenir du pays qu'on considère qu'on ne peut pas ne rien faire. Cette mesure, c'est pas une mesure comme les autres. Pourquoi ? parce que c'est pas des heures de travail en plus, c'est des journées 2 jours, un jour de travail en plus pour le pays.
Le pays qui est arrêté, sauf les commerçants quelques-uns et et puis les activités de loisirs. Le pays qui est arrêté, il passe à l'activité. Et ça n'est pas quelque chose qui se mesure en minutes de travail.
C'est de la richesse créée pour le pays. C'est 10 % de ce que demande François Bairou sur les 44 milliards, 4 milliards d'économie. Pourquoi est-il si attaché à cette mesure Frédéric Dami ?
Bah, ça a été un peu la mesure totem de ce qu'il a annoncé le 15 juillet et euh malheureusement pour lui, c'est la mesure qui a été la plus euh rejetée parce qu'elle s'inscrit quand on écoute le discours spontané des Français dans un discours général qui est on s'attaque à des acquis sociaux. Pour beaucoup de Français, une majorité d'entre eux, euh le fait de se rapprocher de la retraite de à 65 ans, c'est-à-dire la situation antémitéran, si je puis dire, celle qui était avant le 10 mai 81, c'est la perte d'un acquis social. Sur ce plateau, on a entendu des débats sur la monétisation de la 5e semaine de congé payé.
Beaucoup de Français ont compris dans dans monétisation, on va nous supprimer une 5e semaine de congé payé. Et dans le discours spontané des Français qu'on a recueilli pour le JDD euh aujourd'hui, c'est très intéressant de voir que tout ça ça crée une sorte de grille de lecture sur François Baou qui est ce que j'appelle le clivage gros petit. C'est-à-dire que c'est tiré d'un livre de Pierre Bienbom qui s'appelle le peuple contre les gros.
Ça n'a rien à voir avec le physique. Bien sûr, c'est l'idée que toutes les mesures qu'il prend sont des mesures qui épargnent les plus fortunés et qui touchent les plus petits. C'était la cré de lecture majeure pendant le quinquenan Nicolas Sarkozy qui avait été, je dirais enraciné par son péché originel du bouclier fiscal.
Et c'est absolument délétaire parce que le reste est complètement le reste des mesures qui peuvent être peut-être moins sévèrement jugé. On l'avait vu dans notre enquête poste 15 juillet pour LCI sont maintenant vu comme des mesures globales qui vont être mal ciblées dans un contexte où les classes moyennes, celles qui sont trop riches pour être aidé et pas assez riches pour vivre dignement ou en tout cas vivre en sans compter le 15 ou le 20 du mois rejette ce plan. Donc c'est ce vrai problème et puis par rapport à ce que disait Laurence euh ça y est euh moi quand je vois le discours des Français, ça me rappelle ce qu'il disait au moment de la après la dissolution.
On n'a pas compris un acte incompris, irréfléchi. Et dans ce cadre-là, on a exactement les mêmes registres sur ce vote de confiance. Comment peut-on proposer un vote de confiance dans un contexte pareil ?
Donc il y a vraiment, je le disais tout à l'heure, un problème de temporalité pour cette intervention. Idéalement pour lui, elle aurait dû euh arriver quelques jours après le 15 juillet et non pas 8 jours avant euh ce vote coup prêt. Revenons euh sur cette proposition des jours fériers, Guillaume Roquet, la majorité des Français y est totalement opposé.
Euh 80 % des Français euh selon les récents sondages. Euh pourquoi François Bairou ne change pas son fusil d'épaule très clairement ? Oui, parce que je pense que il voit dans cette dans cette mesure le symbole d'une France qui doit travailler davantage.
Mais même le MEDF s'est opposé à cette France. Oui, même le MEDEF et les et même les Républicains s'y sont opposés. En fait, ce pense que François Baou n'a pas vu, c'est que bien sûr la gauche s'oppose à cette mesure et et c'est normal.
N'oublions pas que la gauche, c'est les c'est les congés payés quoi pour faire court. Donc symboliquement et et dans l'inconscient collectif de la gauche, c'est vraiment un un totem. Mais les gens de droite, même les électeurs de droite, je peux vous dire même les lecteurs du Figaro, ils disent "Mais c'est à l'État de faire des efforts, c'est à ceux." Moi, je trouve que c une bonne mesure et donc je l'ai je l'ai soutenu.
Vous pouvez imaginer le courrier que j'ai reçu de gens disant "Mais il faut diminuer les allocations sociales, il faut que la fonction publique fasse des efforts, il faut que l'État dépense moins." Mais c'est pas à nous qui bossons déjà pour tous les autres, c'est les fameux Nicolas qui payent à devoir faire un effort à nouveau. Et donc en fait François Baïou a réussi à se mettre à dos les deux oppositions et je pense que ce soir il n'a pas arranger son affaire en disant ben c'est très important c'est de jours de congé mais si vous voulez on peut en garder qu'un.
Non mais si c'est très important dans ces cas-là on n'enlève pas la moitié du truc. veut dire ou bien on dit je me suis trompé, c'était pas la bonne décision, je les enlève ou bien on dit c'est très important et moi je pense que symboliquement c'est vrai et donc je je je maintiens ma position. Il me semble que le premier ministre est est est a du mal à prendre un parti là-dessus.
C'est vrai que cette symbolique des jours fériers a été vivement contestée. Patrice Diumel. Euh tout de suite euh François Bairrou avait écarté l'Assomption en disant de toute façon les gens sont en vacances donc c'est pas la peine de de jouer sur ce jour férier là. sur le 15 août.
Oui. Oui. Mais là, bon, c'était il y avait un peu d'humour aussi en même temps euh parce qu'effectivement le le jour férier du 15 août, on peut pas dire que ça soit un totem et une conquête sociale à cette période là l'année.
Mais c'est c'est je suis d'accord avec ce que vient de dire Guillaume. L'idée l'idée mais qui a qui a pas qui a clairement pas infusé qui n'est pas passé, c'est l'idée que les Français doivent travailler davantage et que donc ça fait partie des sacrifices et cetera. Alors ça a été contesté de toute parts.
Les sondages ont été tout de suite massifs. Effectivement le fait qu'en plus les chefs d'entreprise, pas seulement les les petites entreprises forcément impacté par ça, mais également les grandes entreprises soient montées au créneau tout de suite, ça n'a pas facilité les choses. Mais l'idée l'idée c'était je crois, il l'a dit d'ailleurs pour de il faut que les Français produisent travaillent et produisent davantage.
Alle Chabo, est-ce que vous avez entendu du compromis ce soir ? C'est-à-dire que parler d'un jour férier sur les deux. Euh ne pas aller comment ?
Non non, je pense que dès dès le lendemain de de l'annonce du projet de François Baï, on disait en voyant les réactions des Français, non seulement des partis politiques, mais aussi les les enquêtes d'opinion, on disait de toute façon, il va lâcher là-dessus. C'est-à-dire c'est quelque chose de très visible, difficile. On va penser que c'était à l'heure d'ailleurs.
Exactement. On a on s'est dit c'est un leur là-dessus, il va revenir très vite. Bon aujourd'hui, il nous présente à nouveau comme une mesure effectivement symbolique à porte séquence.
Les Français donnent 2 jours pour la patrie. En gros, c'était ça. C'était un effort qui est demandé.
C'est 10 % effectivement du plans. Et on s'est dit voilà, c'était ça, c'était le sacrifice que devaient faire les Français pour montrer à quel point ils sont conscients de la difficulté de la France et pour empêcher que le bateau coule, paf, il donne de de jours de plus. Bon, en fait, mais je pense que en fait tout ça n'a plus d'importance, pardon, de de le dire.
C'est euh on est dans autre chose déjà ce soir, hein. Je je pense que euh le constat après avoir entendu euh François Maou, on est dans la même position avec le même choix du Premier ministre, un vote qu'on attend lundi prochain et maintenant c'est que va-t-il se passer après ? Oui, Aloto, sur les jours ferriers, vous avez entendu ces propos de François Baotou qui dit "C'est discutable, amendable.
Est-ce que vous entendez cette main tendue ? Oh merde ! Non, puisque on était dès l'origine opposée à cette mesure qui honnêtement était totalement décalé par rapport aux attentes des Français.
Les Français déjà pour beaucoup font des efforts. Ils restreignent sur leurs vacances, ils restreignent sur leur pouvoir d'achat, ils restentreignent sur l'équipement de leurs enfants pour beaucoup de familles. Et quand on leur en demande plus, alors que par ailleurs, on peut regarder un certain nombre de largesses attribué à d'autres ou un certain nombre d'agences de l'État qui continuent à prospérer sans qu'il y ait la moindre menace sur leur existence même.
Les Français ne comprennent plus. Ils voudraient faire des efforts mais qu'à ce moment-là tout le monde soit concerné par ses efforts et pas seulement eux. Et malheureusement et on l'a vu ce soir en tout cas en ce qui nous concerne que ce soit les jours fériers où il il dit une demi-mesure mais oui on a qu'en faire un l'immigration apparemment il y a aucun problème et l'Europe on percevrait plus de l'Europe que l'on donne ce qui est un mensonge.
Et bien de ce point de vue- là je pense que monsieur Berou le 8 septembre comme je vous l'ai dit tout à l'heure retournera à pot et puis on passera à autre chose. Pourtant François Bairou continue d'y croire. écouter ce qu'il a dit ce soir.
Je suis absolument persuadé que ça peut bouger. Comment si les Français dans la semaine qui vient disent "Mais tout ça est dingue ?" Pourquoi c'est dingue ?
On va avoir pour faire tomber le gouvernement. Tu parles de l'exploit, c'est un gouvernement minoritaire, pas de majorité absolue, pas de majorité relative qui depuis le premier jour est promis aux accidents les pires. Alors qui risquent de tomber sur l'ascension de toute façon alors ceci c'est franchement mais comment tombe-t-il par l'alliance de trois parties qui sont non seulement hostiles entre eux mais haineux entre eux ?
Guillaume Roquet, comment vous expliquez qu'il y croit encore ? Euh, écoutez, je suis pas complètement convaincu qu'il y croit lui-même. Je pense que d'abord c'est un responsable politique, donc il a la sincérité du moment.
Je pense qu'il veut marquer les esprits. Je crois qu'il est ce qu'il croit, c'est dans la la la gravité du diagnostic. Là, il est convaincu.
En revanche, croire qu'il peut encore retourner l'opinion, ça, j'en suis moins convaincu. Mais dans ces cas-là, vous n'allez pas à la bataille. Et donc euh vous dites "Bah écoutez, c'est plié.
J'ai fait une j'ai fait une tentative avec cette cet essai de de créer une sorte de consensus à l'assemblée sur la gravité du diagnostic. J'y suis pas arrivé. Euh tant pis pour moi, je m'en vais." Ça n'est pas le tempérament de François Baïou qui est un homme et à mon avis c'est une qualité orgueilleux.
Et donc il il ne veut pas croire que que ça ne marche pas. Mais est-ce qu'il y croit encore ? Ça, j'en suis pas complètement convaincu.
C'est quand même inquiétant qu'il puisse y croire parce que là quand même, on se dit qu'il a une déconnexion totale de la réalité du sujet parce que on fait les calculs, tout le monde est vraiment très déterminé à faire tomber ce gouvernement. Il y a plus de possibilité que ça arrive différemment. Donc, j'hésitais entre le suicide et l'inconscience.
J'ai l'impression que c'est un peu un mélange des deux et euh malheureusement euh ça veut dire que nous avons à la tête du pays des gens qui sont complètement déconnectés de la réalité. Et ça ce ne sera peut-être pas une mauvaise chose qui sorte au moins pour cette raison. Mais est-ce que cet argument de dire encore le RN LFI vote ensemble s'accorde sur les mêmes choses, ça fonctionne encore ?
Il l'avait redit déjà au 20h de TF1, il le ressort encore ce soir. Est-ce que cet argument là ça fonctionne Frédér ? Mais les Français le savent.
Ils ont vu depuis le 7 juillet qu'on a une assemblée alors je sais pas quel mot utilisé, il y a des mots un peu vulgaires qui avaient été sortis par les Français dans nos enquêtes qualitatives. Une assemblée bloquée. Les gens ont, si je puis dire, intériorisé ce que j'appelle l'éclipse du politique.
Ils ont le sentiment et ça a été vu avec la chute de Michel Barnier avec ce sentiment d'inaction avec ce blocage que ce n'est plus à l'échelle nationale que les choses se passent parce que compte tenu d'absences de majorité absolue même de majorité relative rien ne se passe. La grille de lecture sur François Bairou avant les annonces du 15 juillet c'était l'inaction. c'était il ne fait rien.
Et de ce point de vue-là, on n'est pas dans une logique électorale où à quelques jours du vote effectivement peut y avoir des dynamique incroyable, il peut y avoir des renversements. On est sur une logique parlementaire, c'est une logique arithmétique. Donc on peut bien sûr on ne c'est un vote qui est je crois secret.
Euh voilà, dans ce cadre-là, il peut espérer un miracle, mais ça paraît tellement illusoire compte tenu des prises de position qui ont été pris par les principaux partis. C'est vrai que les Français sont très sévères sur les oppositions également. Pour qui sonne le GLA ?
Il sonne pour toutes les forces politiques qui n'arrivent pas à respecter la promesse du politique qui est changé la vie, qui est régler les problèmes des Français. Le problème initial, si je peux me permettre, le péché originel, il vient de la promesse de la démocratie. C'est la promesse de la démocratie représentative, c'est que vous participez à un vote qui plusit un taux de participation quand même assez exceptionnel l'an dernier lors des élections législatives et ensuite de ce vote et tirer une conclusion pour gouverner le pays.
Le problème quand vous avez un président de la République qui appelle à des élections et qui ensuite nomme un premier ministre qui est du bloc minoritaire. Oui mais personne est majoritaire madame. Personne majoritaire c'est le problème.
Même la gauche qui est arrivé en tête est à 96 majorit la majorité mais vous m'accordez que il y a un bloc politique qui est devant les autres blocs politiques. Et donc le problème qu'on a si je vais au bout si je vais au bout de mon idée le problème qu'on a à la fin des fins pour moi il porte un nom. Il s'appelle Emmanuel Macron qui est reclu à l'Élysée.
Vous parliez à l'instant de déconnexion mais s'il y en a un qui est particulièrement déconnecté, c'est Emmanuel Macron qui pense qu'il va pouvoir continuer à gouverner de force à mettre un autre pentin à Matignon pour remplacer François Baïou pour continuer la même politique qui fait la poche des Françaises et des Français. Et moi, je pense qu'à la fin, je termine juste après promis vous pourrez me répondre, je pense qu'à la fin c'est la responsabilité du président de la République qui doit être posé sur la table. son départ d'une manière ou d'une autre, que ce soit sa démission, que ce soit sa destitution que nous allons euh proposer et qu'à la fin des fins, dans la 5e République actuelle, on sortira de cette crise politique qu'avec un nouveau président de la République que les Françaises et les Français choisiront.
Ça s'appelle la démocratie mais je vois pas madame, c'est pas faire sortir les gens avant la fin de leur mandat. Mais vous savez bien président de la République ne respecte pas cette démocratie, c'est une raison de destitution et si on est bloqué la meilleure moyen c'est de retourner au Si il y a un premier ministre issu de votre formation que vous dites majoritaire mais qui ne l'est pas, il sera renversé dans les jours qui suivent. Donc vous enz à la même conclusion que moi qu'il faut un nouveau président de la République si on veut ressortir de cette crise.
Absolument pas. Moi je je respecte un nouveau président de la République qui procède à une dissolution. Vous êtes en su c'est dommage pour le pays parce que le président c'est pas écouter de ne pas écouter le peuple la démocratie c'est ça et chacun chacun pourra participer dans cette élection et j'espère une nouvelle majorité en une remarque maintenant vous vous parliez d'arithmétique tout à l'heure à propos de à juste titre d'ailleurs parce que l'Assemblée nationale est ce qu'elle est.
Donc, on pouvait imaginer que le vote du 8 septembre serait ce qu'il va sans doute très vraisemblablement être. Mais à propos destitution, l'arithmétique, elle est d'une violence terrible pour vous parce que c'est totalement impensable que 3/5e du Parlement destitue le président de la République avec l'arithmétique actuelle. C'est même pas c'est même pas une concerne à la France insoumise, nous allons proposer charge à chaque groupe politique de l'inéitabilité de l'armée.
Vous avez raison mais c'est pour ça que chaque groupe politique devra se positionner. J'entends quand même de plus en plus de personnalités politiques qui sont pas de mon bord. Je pense à Jean-François Copé, j'en pense à d'autres.
Il parle pas de destitution, ilion mais qui disent qu'un le problème se trouve à l'Élysée. Et donc je vous l'accorde, ce serait plus simple si Emmanuel Macron s'en va de lui-même. Il a l'air assez accroché à son poste.
À partir de ce moment-là, la seule autre issue, c'est une destitution. Mais on est nombreux quel que soit les français ont voté pour un point président bien sûr mais là vous le voyez bien il reste 2 ans 2 ans à cette vitesse au nombre de gouvernements qui vont tomber où on a un François Baou et le celui qui va le suivre qui va juste occuper son temps de parole à à Matignon et être et parler autant et ça va être inversement proportionnel à son sa popularité si demain il y a une élection présidentielle si on suit les sondages c'est le RN qui gagne demain vous êtes tracte pour le rassemblement c'est exactement ce que vous disais il y a un an, il y a 27 sondages sur 27 qui don le rassemblement national gagnant et vous le savez comme moi que le rassemblement national ne l'a pas emporté lors des dernières élections législatives. Vous savez moi Laurent, ça y est, j'ai pas peur de la démocratie.
J'ai pas peur que les françaises et les Français s'expriment. Si vous vous en avez peur, c'est votre problème. Moi, je pense que les Françaises et les Français, contrairement à ce qu'a dit François Baou, ils sont suffisamment intelligents pour comprendre la situation politique du pays.
Et vous voyez, j'ai des adversaires politiques, vous en faites partie, il y en a plein d'autres, mais je respecte votre point de vue, je respecte toutes celles et tous ceux qui s'opposeront à la ligne à la ligne politique à la ligne politique que nous défendrons. Mais je pense que dans une situation de blocage, le meilleur moyen de s'en sortir, ça reste la démocratie. Ça reste que les gens s'expriment, ça reste un projet contreprojet. sur le budget, nous nous pourrons présenter notre projet qui est clairement de dire "Oui, il faut une politique de relance économique.
Il faut aller chercher l'argent là où il est." Chez les 500 euh foyers les plus riches qui ont doublé leur fortune depuis euh que Emmanuel Macron est au pouvoir. Mais oui, mais c'est un projet alternatif de société et donc ce projet alternatif de société, affaiblir le président de la République dans la situation internationale dans laquelle nous sommes, c'est affaiblir la France.
Mais ça ça vous écoutez on y est pas on y est pas encore Manon Aubri s'il vous plaît on y est pas Manon Aubri vous parlez de dissolution vous parlez de destitution du président François Bairou lui n'est même pas encore là puisque il pense potentiellement encore réussir ce vote de confiance écouter ce qu'il a dit oui oui quand même hein si je n'ai pas l'assentiment minimal des Français et de ceux qui les représentent il n'y a politique courageuse possible. Vous êtes obligé de battre en retraite sur chacune des mesures. On l'a vu dans les gouvernements précédents et puis au bout du compte, vous vous trouvez censuré.
Il y a pire pour moi s'il y a pas cet accord pire alors à titre personnel et et et de mon histoire personnel s'il n'y a pas cette accord minimal cette entente sur le diagnostic alors la situation est présentée comme étant le pouvoir contre les Français le haut contre le bas et toute ma vie je me suis battu pour que au contraire le bas soit reconnu, les français de la base soient reconnus et respectés. Je ne veux pas conduire une politique contre eux. Isabelle Saportable, bonsoir.
Vous venez de nous rejoindre en plateau. Hervé Marseille, bonsoir. Président du groupe Union Centrice au Sénat, président UDI, vous étiez à Tourcoin avec Gérald Armadin cet après-midi.
On va en parler de Géraldmanin notamment ce soir. Guillaume Roquet, vous avez entendu François Bairou, il veut que tout le monde s'accorde sur le diagnostic. Mais la réalité quand on voit le contrebudget du Parti socialiste par exemple, c'est qu'il n'y a pas d'accord sur ce diagnostic, sur ces économies à faire.
Au moins 44 milliards d'euros ce que demande François Baou ce soir. Oui, effectivement. et et d'ailleurs dans les propositions du Parti socialiste, si vous additionnez, il y a 27 milliards d'euros de prélèvement supplémentaire.
Donc donc c'est clairement euh euh un c'est un c'est un peu du LFI light, quoi. C'est-à-dire que on augmente les on augmente les impôts et majoritairement la taxe du Hukman d'ailleurs dans l'enque. Oui, absolument.
Absolument. Et euh le problème c'est que imaginons que Emmanuel Macron se dise "Ah bah tiens, après tout pourquoi pas ? On n' pas essayé de de refaire 1981, alors mettons les socialistes au pouvoir".
Mais il tiendrait pas la semaine parce que il aurait aussitôt une motion de censure. Et je reviens à votre question tout à l'heure parce qu'elle m'obsède. Est-ce que François Baïou y croit encore ?
Je pense qu'il y croit encore parce qu'il se dit de toute façon, il n'y a pas de plan B. On est obligé de s'entendre parce que on narrivera pas à trouver une majorité alternative. Et je pense qu'il est convaincu d'avoir bâti un projet de budget, celui qu'il a présenté le le 15 juillet dernier relativement équilibré.
Vous savez David Lisnard a fait le calcul. Il dit qu'il y a encore 15 milliards d'euros d'impôts supplémentaires dans de dans ce dans ce projet de budget. par exemple, on en parle peu, mais la contribution supposée exceptionnelle sur sur les plus riches, elle est elle est maintenue l'année prochaine.
L'idée, c'est que tout le monde puisse euh euh faire une part de l'effort. Le problème c'est que cette logique constructive, elle est totalement en rupture avec l'état de de de crispation paroxistique des des différents partis politiques qui n'ont qu'une seule obsession, c'est faire tomber le gouvernement pour essayer de de de provoquer de nouvelles élections et de tenter de tenter la chance. D'un côté, vous avez un premier ministre rassemblé rassembleur qui se veut constructif, ordonné à l'écoute et de l'autre côté, vous avez des partis qui ne rêvent que d'une chose, c'est de le bazar et d'en découdre.
Donc ça peut pas le faire et du coup ça le fait pas. Mais Guillaume, comment voudriez-vous qu'il soit calme en fait ces oppositions ? parce que je veux dire en fait là tout a toutes les portes ont été fermées, pardonnez-moi, et sont peut-être dans un état de nervosité paroxistique.
Mais regardez quand vous-même qui êtes un de naturel très calme, vous écoutez cette éème contribution de notre premier ministre pour dire qu'au fond rien de neuf a été dit, que si vraiment c'était si grave cette histoire de crispation autour des de jours de de jours férier, alors il fallait le faire sauter totalement ou alors s'y accrocher avec vigueur. Effectivement, c'est quand même compliqué. Et puis par ailleurs, à quel moment quand on veut convaincre les gens, on commence par du chantage, le chantage au gouffre.
Ah bah si, c'est ça, pardonnez-moi. Et est-ce que vous avez déjà vu une négociation, Guillaume ? Je sais pas comment vous faites avec vos salariés du Figaro Magazine, mais je suis sûre que vous faites pas comme ça, où vous dites d'abord écoutez, donnez-moi un blanc sein et puis je verrai bien sur la méthode que je mettrai en œuvre.
Ça ne fonctionne pas en fait, surtout quand on a déjà annoncé la méthode avant. En plus, vous avez tout à fait raison. Sur le diagnostic Hervé Marseille, est-ce que François Bairou est trop palmiste ? vous qui le connaissez si bien, il a dit 44 milliards d'économies, il n'exclut pas une institution à nos portes.
Alors peut-être qu'Éric Lombard le fait mais ce n'est pas le cas de François Bairrou qui dit "Ceux qui n'entendent pas que le bateau peut couler, c'est très grave très clairement." Bah écoutez, en tous les cas, on sait qu'il y a un objectif, c'est 3 % en 2029, revenir au 3 % du PIB en 2029, donc ça suppose des paliers. peut pas faire ça la dernière année.
C'est c'est ça les les 40 milliards parce qu'il y a 40 et 4 pour la défense hein parce qu'il y a l'histoire de du financement de la défense européenne. Et à partir de là on sait très bien qu'il faut pour atteindre 3 % 2029 avoir des paliers en 2026 2027 2028. Donc pour bien il faut pouvoir faire au 40 milliards cette année.
Sinon l'année prochaine faudra faire encore plus ou alors faut reculer une fois de plus. On est déjà passé de 2027 à 2029 depuis Michel Barnier. Et donc on va aller jusqu'où comme ça ?
Parce que quel va être le regard des marchés et quel va être le regard de l'extérieur sur la position de la France ? Il y a plus de crédibilité. Et donc je je partage les conclusions de Guillaume Rocket quand il dit "On affaire à des radicalités" et d'ailleurs la première chose qu' a fait euh qu'a fait c'est déposer l'annonce d'une motion de destinitution du président.
On voit très bien où ils veulent en venir. Ils s'en moquent de mesures à prendre. Ils disent simplement "Maintenant, il faut que le président parte.
C'est pas une politique ça." Et donc il y a un autre sujet, c'est qu'on parle d'un tas de choses depuis le mois de juillet. C'est peut-être le tort d'avoir été très tôt dans dans les propositions, c'est que le débat parlementaire n'a pas commencé.
On parle d'un tas de sujets, c'est il y a des débats médiatiques, on en parle ce soir, mais il y a pas eu le moindre débat parlementaire qui va commencer au mois d'octobre. lui qui le bloque le débat parlementaire justement en demandant cette confiance parce que maintenant il appelle plus confiance, il a utilisé un autre mot mais lui-même quand il a été nommé à Matignon, il n'a pas sollicité la confiance parce qu'il a dit qu'il respectait trop les oppositions et qu'elle devait avoir la possibilité de ne pas le faire. Un vote de confiance, c'est quelque chose de très engageant.
Donc imaginez que des oppositions puissent faire un vote de confiance alors que effectivement il a annoncé des mesures totalement euh enfin je veux dire urtiquante pour l'ensemble de la population. Parce que vous savez ce qui m'a interpellé aussi dans dans son interview, c'est quand on lui a parlé d'immigration. Alors, il dit euh si, comme le Rassemblement national le dit, effectivement, les étrangers ont des droits que les Français n'ont pas, je peux revoir la situation.
Mais comme s'il découvrait en fait quelque part qu'il devait y avoir qu'il y avait un problème si vous voulez notamment au financement de l'immigration. Mais quand il dit ça, mais c'est une meurtrissure pour les Français qui vont être moins bien remboursés de leurs médicaments alors que les étrangers en situation régulières sont soignés gratuitement. Il a dit qu'il était prêt à faire un effort là-dessus.
Ah bah d'accord, mais il compte compte que si des droits appartenaient aux étrangers les français ne bénéficient pas de cela, il était prêt à regarder cette feuille de route. Si'il sait pas qu'aujourd'hui les situ les étrangers en situation irrégulières sont soignés gratuitement et que des milliers de français n'ont plus les moyens de d'aller voir un médecin. On regarde toutes les enquêtes qui sont faites.
Des Français ne se soignent pas parce qu'ils trouvent ça trop cher et on va durcir encore cette situation. Donc en fait, il dit "Ben, je découvre qu'effectivement parce que le Rassemblement national le dit, les Français n'auraient pas le droit à certaines choses que les étrangers ont." C'est quand même euh ça interpelle.
On reviendra sur ce sujet de l'immigration, Laurent, ça y est. Mais il est clair que certains utilisent un mot des mot anxiété, anxiété pour la démocratie d'un système qui ne fonctionne pas puisqu'il y a tant de clivage au Parlement notamment. Est-ce que les Français s'inquiètent et ont pris conscience de la catastrophe en terme de dépenses publiques ?
Frédéric, j'ai envie dire oui largement. C'était notre enquêteop LCI de la semaine dernière. Quand on demande aux Français de parler de la situation de la France, c'est le moment qui étude qui arrive à une très forte majorité dans toutes les familles politiques, y compris dans l'électorat d'Emmanuel Macron.
Je parlais tout à l'heure de l'enquête qu'on va sortir dans quelques heures avec Sud Radio Effiduciale euh sur les thèmes prioritaires. Qu'est-ce qui compte le plus pour soi ? La dette rentre quasiment dans le top 5 euh de des sujets les plus importants avec bien sûr la santé, l'éducation, euh l'insécurité quand le chômage s'effondre et le climat est en euh 15e ou 16e euh position.
Mais c'est vrai que il y a la prise de conscience est là. Mais par rapport à la prise de conscience qui compte, c'est également la personne qui en parle. Et parlons de le dire, l'émetteur François Bairou est un émetteur extrêmement euh abîmé.
C'est le premier ministre le plus impopulaire à un point près avec les de crisson de la 5e République. Quand quelqu'un dire euh il faut travailler plus, il faut faire des efforts, l'image qu'il renvoie auprès des Français et je mets des des problèmes qui l'ont touché comme Betaram de côté, c'est un premier ministre qui n'agit pas, qui n'est qui ne qui n'a peut-être pas le sens de l'effort, qui n'est pas là pour entraîner les Français. Et c'est vrai qu'il y a énormément d'étonnements.
Vous parliez de ce qu'il a dit sur l'immigration, ça ne peut qu'étonner et renforcer l'idée. Et c'est quelque chose qui est assez euh fort dans le discours, je dis bien le discours spontané des Français, pas les questions sondagères où on est fait réagir euh à des stimulis d'opinion qui est il n'était peut-être pas l'homme qu'il fallait pour ce poste. Et c'est très fortement partagé dans un contexte où sur son souhait de départ, il est cité spontanément très fortement alors que pour Emmanuel Macron, très peu de Français déclarent spontanément qu'ils doivent partir alors même qu'ils ont compris que c'est peut-être lui le problème dans le contexte que l'on.
Il y a quelque chose d'assez clair, c'est cette crise de confiance entre les Français et le gouvernement mais également les responsables politiques qui se trouvent au Parlement. Guillaume Roquet. Euh, on l'a vu également avec ce sujet des boomers qui a cristallisé une partie de la société.
On écoute ce que François Baou a répondu ce soir. Je parle des boomers. Oui, mais monsieur et donc et donc je peux vous dire que quand nous sommes entrés, quand nous avions 20 ans, un pays qui n'a pas de dette, il peut développer des politiques.
Après, il y a eu des crises, il y a toujours des crises et tout ça. Nous n'avions pas cette charge de la dette sur le dos et c'est au cours du temps que ça s'est équilibré. Et qu'est-ce que j'ai dit ?
J'ai jamais dit qu'il fallait cibler les boomers dont je suis. Vous l'avez fait un peu, c'est votre électorat, une grande partie. Non, j'ai dit une chose très audience.
Excusez-moi, j'ai dit une chose très précise, très simple et très sérieuse. J'ai dit que cette génération là, elle devrait être avec moi pour faire baisser la dette des plus jeunes. Cette génération doit être avec moi.
Il revient sur le fait qu'il n'a pas pointé du doigt très clairement les boomers. Vous n'avez pas l'air d'accord, Isabelle Sport, mais il a fait un constat qui est assez clair, c'est que les retraites représentent 14 % du PIB à l'heure actuelle. Est-ce qu'il n'y a pas un système qu'il faut revoir ?
C'est-à-dire qu'on parle de réforme structurelle depuis un moment, mais là on est dans l'impasse total. Non, mais vous avez raison. De toute façon, moi je je fais partie des des gens qui trouvent qu'il a bien fait de mettre ce sujet sur la table.
Maintenant, effectivement, il l'a fait de façon très virulente et très violente à un moment où euh la société déjà éminemment fragmentée. Donc, je ne suis pas sûre que c'était nécessaire de faire de trouver un bouqu émissaire supplémentaire. Maintenant, il est vrai que cette question se pose aujourd'hui quand on regarde euh au fond le revenu euh des retraités, il est à peine supérieur au au revenus des actifs.
En revanche, généralement, ils sont propriétaires de leur biens immobiliers, ils ont fini euh de le rembourser et ils sont donc au fond plus riches. Par ailleurs, si on commence à regarder, c'était tout la question du mouvement Nicolas qui paye effectivement la question des transferts sociaux. Si vous regardez par exemple sur 1000 € de dépenses publiques, à peu près 500 € c'est pour moitié les retraites, pour autre moitié euh les soins et la sécurité sociale.
Et on sait effectivement euh que les boomers, enfin les seniors sont plus consommateurs de ces soins. Donc effectivement, on est dans un moment où on était dans une société où il y avait 10 travailleurs pour quatre retraités. Aujourd'hui, il y a 1,7 travailleurs pour un retraité.
Donc cette question se pose. La question est était-il vraiment urgent au moment où il avait déjà électrisé effectivement tous les autres parti politique de se mettre à dos son propre électorat ? Parce que quand on regarde qui a voté Macron, je parle sous votre contrôle Frédéric Davi au second tour que ce soit en 2017 ou en 2022, en 2017 à 70 % il était le grand vainqueur des seniors et à 74 % en 2022.
Il était même en tête au premier tour en 2022, c'était François Fillon au premier tour en 2017. Exactement. Donc si vous voulez, c'est très très paradoxal et d'ailleurs c'est bien pour ça que tous les autres ont dit "Ou là là, ne touchez pas au boomer." C'est pas parce que ils étaient très vexés pour leur mère selon vosquier et cetera.
C'est pas ça. C'est juste qu'ils sont dit "Les seuls qui votent de façon régulière, je parle encore sur le contrôle, ce sont les retraités sans avoir un regard sur le fait." Me dites pas que vous n'y pensez pas.
Non. Ben, excusez-moi, je me dis pas ça quand j'analyse vraiment, je vous le dis sincèrement. C'est vrai, on est d'accord qu'il vote plus que les autres.
Non mais oui mais on va pas bâtir un raisonnement par rapport à ça. Enfin moi je suis pas dans ce cynisme peut-être que j'ai tort de vos camarades le peut-être. Ce que je veux dire par là, c'est que quand on sait que près de 40 % des personnes qui sont au RSA ont moins de 35 ans, c'est sûr, il faut quand même se dire une chose, on est en train de parler des boomers, des retraités, de de gens qui ont travaillé et on ne demande rien à des gens qui pour certains et pour beaucoup certainement parce qu'à moins de 35 ans, je vois pas comment 40 % des jeunes seraient en incapacité de travailler, qui choisissent de ne pas travailler.
On est un pays qui permet de ne pas travailler, de toucher 600 € par mois et plus si on a des enfants, donc c'est-à-dire autant que quelqu'un qui travaille. Donc moi, je ne comprends pas que dans ce budget, on ne se soit pas euh arrêté sur cette population qui choisit de ne pas travailler, mais on ne fait rien. Et quand on fait des propositions, on nous explique que c'est indigne, que les pauvres euh Mais je je pense que pour que les choses soient acceptées, il faut qu'elles soient justes.
Et moi, ce budget, je l'ai trouvé injuste et pourtant je suis de droite. Mais vous voyez faire travailler deux jours fériers des gens qui sont à l'usine toute l'année qui gagnent le SMIG, franchement ça me crève le cœur quand je sais que certains ne font rien, continuent à rien faire et profitent de notre système que ce soit des personnes qui s'installent en France. Il y a eu, je sais pas si vous l'avez lu dans la presse, une famille qui arrive en France d'Algérie et avec un un visa si vous voulez saisonnier. et ben ils ont décidé de rester en France et ils ont crié partout que c'était scandaleux, qu'on ne scolarisait pas leurs enfants, qu'on allait donc en fait maintenant la France c'est "Venez comme vous êtes, c'est gratuit, allez-y, vous pouvez ne pas payer votre nouveau frais, vous pouvez ne pas travailler et après on va dire aux boomers, aux retraités qu'ils doivent quelque chose à la société." Moi, je trouve ça vraiment totalement déplacé.
Sachant que il y a un autre élément à mettre sur la table, les Français dans leur ensemble soutiennent massivement les retraités. Il y a une question d'enquête, ce n'est qu'un sondage, mais que l'on pose depuis 2017, qu'on a dû poser une dizaine de fois. On teste toute une série de catégories et on demande si elles sont les gagnants ou les perdants de la politique depuis 2017 d'Emmanuel Macron.
La catégorie et c'est de la perception, je sais pas si c'est une réalité qui est perçue depuis la hausse de la CSG de septembre ou de novembre 2017. La catégorie qui est vue par les Français, je dis bien l'ensemble des Français comme la plus perdante, ce sont les retraités. Alors même que dans les faits, il y a des retraités plus aisés que les autres. parce qu'il ne faut pas oublier un élément presque psychologique.
La retraite pour les Français, c'est un raison, c'est une projection, c'est le 4e c'est il espère une fin de carrière professionnelle heureuse avant une fin de vie puisqu'il y a largement un allongement de l'espérance de vie et de l'allongement de la démographie. Donc de ce point de vue-là, là aussi, parlant de le dire, Français Bairou n'a pas euh atteint sa cible parce que les Français ne le soutiendront pas là-dessus en alignement une guerre des générations. Mais il y a déjà eu un effort avec cet abattement fiscal par exemple 10 % remplacé par ce forfait mise en place par François Bairou.
Est-ce que cibler cette catégorie socioprofessionnelle c'est un problème ? Non mais là on met le doigt sur des sujets qui sont structurels et on tourne autour. On trouve pas les solutions, c'est le temps de travail parce qu'on travaille pas assez dans ce pays.
Depuis les 35 heures, on sait que c'est un problème. François avait voulu proposer les 36 heures. Vous espér ce soir mais on peut trouver des formules.
Nous au Sénatal l'année dernière, on avait proposé des heures. On avait proposé 7h à répartir. Il y a pas de quoi écrire à la famille.
On pourrait proposer davantage. Et à l'époque ça pas ça a pas pu marcher parce que Laurent Vquier a préféré justement les retraiter au temps de travail. Et donc à un moment donné euh on a un autre problème qui est la natalité et qui met à bas notre système social parce que en 2027 on va avoir autant de de décès que de naissance et donc à un moment donné il y a plus assez d'actifs pour payer.
Donc il faut trouver des solutions. On sait très bien que ça coûte très cher les retraites et donc tout le monde tourne autour de ces sujets sans vraiment apporter les solutions. Mais il va falloir le faire parce que sinon on va continuer à créer du déficit et on va pas s'en sortir.
Vous savez ce qu'a proposé le MDEF à ce sujet ? Allocation familiale dès le premier enfant. Est-ce que euh mais c'est pas c'est pas forcément ça.
Tous ceux qui travaillent sur ce sujet euh notamment certains chercheurs qui ont travaillé à l'Institut Montigne en particulier euh ont montré que c'était surtout le logement et les modes de garde. Et d'ailleurs, il y a un mot simple, c'est de dire par exemple à Paris avec un enfant on campe, avec deux enfants on décampe. Parce que il y a un prix de l'immobilier qui est qui est excessivement cher comme dans toutes les métropoles.
Donc c'est surtout ça parce qu'il y a pas vraiment de corrélation prouvée entre le fait qu'on donne de l'argent, ça fait pas de mal mais ce que je veux dire c'est pas le fait de donner des dotations financière aux familles qui aide le plus. C'est surtout le logement et c'est surtout le mode de garde. Oui, mais quand même, ça revient un peu au même parce que pourquoi est-ce que comme vous le dites très justement les les les couples qui ont deux enfants des camp de Paris parce que les loyers sont trop chers.
Donc si on leur donnait un peu d'argent, ce serait peut-être plus facile de de payer le loyer. Moi, je pense que l'erreur de François Baou, c'est d'être beaucoup plus précis sur les mises à contribution et sur les éventuels responsables de ce qui va pas que ce que ce que ce sur que ce pardon sur quoi il veut agir. Je je vais vous donner l'exemple évidemment qu'on en a déjà parlé de ces deux jours de férier qu'on qu'on veut supprimer, mais il y a un moment qui était, je trouve, lunaire dans l'interview, c'est quand il a parlé des des de de certains immigrés dont disait-il on les loge gratuitement pour 15000 € par an pour le contribuable, qui jouent au foot, qui travaillent au noir parce qu'ils peuvent pas travailler.
Mais les retraités qui entendent ça qui disent "Mais peut-être que on va devoir commencer par changer ça, par interdire à ces gens-là d'entrer en France." Il y a une imprécision sur par exemple cette année blanche. C'est compliqué une année blanche à comprendre pour les Français parce que c'est pas des économies précises.
Alors certes, il y a le non remplacement d'un fonctionnaire sur 3 mais c'est à partir de l'année prochaine et on n'y croit pas forcément. Et de ce fait, les boomers qui sont des gens de bonne volonté comme les autres citoyens, ils disent "OK, on veut bien faire des efforts, mais on ne voit pas concrètement pourquoi est-ce qu'on fait des efforts et surtout il y a qu'à nous qu'on les demande les efforts." Alors, écoutons François Bairou sur ce sujet parce que lui ne veut pas que l'immigration soit le bouqu émissaire.
Écoutez, je n'aime pas qu'on présente la situation du pays comme étant la conséquence de la présence des immigrés. Je suis d'accord pour qu'on regarde. Je suis d'accord s'il y a pour des étrangers des avantages comme le dit le Rassemblement national que les Français ne dont les Français ne profiteraient pas.
Ça ne serait pas juste et je suis d'accord pour qu'on les regarde mais je suis pas d'accord pour qu'on fasse de l'immigration la cause de la situation du pays. On se rappelle tout ce débat autour de l'AME, l'aide médicale d'État. Très clairement, il y a un sujet qui cristallise la société française, c'est l'immigration.
Certains vous disent "Bon, avec la démographie qu'on a, le constat est clair. Nous avons besoin de travailleurs immigrés sur le territoire français." Certains d'ailleurs sont assez d'accord sur le sujet, tout en mélangeant les différents bords politiques, mais il y a, comme l'a dit Guillaume Rocket, certains retraités qui regardent cette situationlà en disant il y a un problème d'immigration qui n'est pas géré.
Est-ce que le constat de François Bairrou ce soir a été assez clair devant les Français ? Elle non, je trouve qu'il a été, vous avez raison, il a été assez méandreux. D'ailleurs, c'est ce que rappelé Guillaume Roquet et notamment quand il parle de ces de ces personnes qui arrivent en fait, il parle du droit d'asile parce qu'effectivement, ils n'ont pas le droit de travailler.
Donc en fait, ils se retrouvent avec une somme forfaitaire qui leur versée. Peut-être qu'il faudrait réviser ces questions-là aussi. Après, vous vous posez la question, on en discutait avec mon voisin tout à l'heure, c'est-à-dire effectivement la question de notre solde migratoire, enfin de notre pardon de notre solde naturel.
Et effectivement, il y a eu cette année l'une 700000 naiss seulement. On est aujourd'hui, on est on va vers un pays qui va avoir plus de morts que de naissance. Regardez euh en Italie, Méloni, Georgia Méloni qui n'est pas une grande gauchiste, hein, elle a bien compris que sur à peu près toute sa période au pouvoir, elle a régularisé près d'un million de personnes.
Donc, si vous voulez, alors elle a fait des choses spectaculaires en disant qu'elle allait les débarquer en Albanie, ça coûtait des millions d'euros et ça n'a pas fonctionné. Mais effectivement au fond c'est arrivé vers une une régulation massive. La question qu'il faut qu'on se pas se pose en fait et enfin et pour de vrai, c'est quelle immigration on veut hein.
C'est-à-dire est-ce que on peut choisir son immigration ? Au fond, si vous voulez, je suis très étonnée, c'est qu'en lisant l'excellente interview de Bruno Rotaillot dans le journal de monsieur ici présent dans le Figaro Magazine, au fond, il dit ce qu'il veut et ce qu'il veut pas sur l'immigration. Il dit moi pour moi qu'on soit d'accord ou pas d'accord avec Bruno Rota je veux revenir sur les accords déviants.
Il me semble qu'au fond ce choix de la population d'origine enfin algérienne c'est pas possible. Je veux qu'on puisse choisir qui on veut qui on veut pas. Bon bah ça c'est une vraie question.
On peut être pour on peut être contre, c'est clivant mais au moins il se passe quelque chose. Là moi j'ai écouté François Beou effectivement je ne sais pas de quoi il parle. Il ne parle pas vraiment de l'AME.
ME même Stéphanini qui est un homme de droite et de droite dure et qui a travaillé dessus vous explique qu'on ne peut pas se passer de la ME parce qu'il faut soigner les person de la MEG il faut il faut soigner les personnes qui arrivent sur le territoire et que ce serait bien pire en fait de ne pas les soigner et que par ailleurs si ça n'est pas pris en charge là ce sera pris en charge par l'hôpital et donc ce sera une dette qu'on récupérera par la suite. Donc si vous voulez je j'entends euh les gesticulations, je vois pas vraiment où on va. Voilà la question que je me pose, c'est que veut François Baou ?
J'ai l'impression plutôt qu'aujourd'hui il nous a dit c'est terminé. Pardon, mais moi c'est ça que j'ai entendu. J'ai entendu c'est terminé, je m'en vais, je m'en vais.
J'irai militer sur le terrain à nouveau hein. D'ailleurs, vous l'avez entendu le dire. Je repars sur le terrain à nouveau et au fond je pense que c'est un pas parce qu'il a jamais répondu à cette question qui lui a été posée pour sa candidature à la présidentielle.
Par contre, je ne vois pas comment en plant le pays, pardonnez-moi, cette rivialité verbale, on peut après se positionner pour sa candidature à la présidentielle. Al moi sur l'immigration, ce que je regrette c'est que quand on parle d'immigration, si vous voulez, tout de suite on nous accuse de ne plus vouloir du tout d'immigrer sur le territoire et on narrive pas à faire la nuance justement avec l'immigration illégale pour laquelle nous avons totalement perdu le contrôle. C'est une réalité.
Ce n'est pas la faute des uns ou des autres qui sont peut-être aujourd'hui au gouvernement, mais aujourd'hui, nous sommes dans l'incapacité de faire sortir les les OQTF du territoire français. Il l'a dit ce soir très clairement. Exactement.
Donc il faut trouver des solutions pour ça, mais on peut pas dire aujourd'hui que ça fonctionne. Alors on peut faire comme monsieur Rotaillot dire ce qu'on veut, ce qu'on veut pas. Ça fait 10 ans qu'on dit qu'on veut une immigration choisie.
Ça fait 10 ans qu'on dit ce qu'il est en train de dire. Et pourtant la réalité c'est qu'on n'y arrive pas parce que les pays ne veulent pas récupérer leurs OQTF. Mais d'autres pays l'ont fait, Laurence, ça y est, l'Allemagne l'a fait avec le faire.
Mais ce que je veux dire par là, c'est que quand on parle d'immigration illégale illégale, un chiffre de 2022, une personne en centre de rétention administrative, on avait chiffré 600 € par jour. 600 € par jour. Est-ce que vous croyez que les Français aujourd'hui peuvent accepter qu'on entasse nos OQTF dans des CRA qui dans des CR pardon qui coûtent 600 € par jour ?
Alors le chiffre a sûrement évolué, je n'ai pas eu de chiffre depuis 2022. Et d'un autre côté, vous allez dire aux gens, bon quand vous avez une infection à longue durée, les choses vont se vont être modifié et passe d'autres en fait on attend parce que si on les enferme pas, on les lâche dans de toute façon, rassurez-vous, ils ressortent. Non seulement ça nous coûte 600 € 600 € par jour, mais la durée moyenne si vous voulez c'est 27 jours de rétention, c en 2022, ça c'est ça sement augmenté et après ils ressortent.
Donc en fait, on dépense des sommes folles pour bloquer ces gens qu'on devrait faire partir. On n'arrive pas à les faire partir. Bien sûr, faut continuer les bras de fer.
Vous voyez bien qu'avec l'Algérie et d'ailleurs il a parlé de Balem Sansal, enfin il a été interrogé pour sur Boalem Sansal. Je l'ai pas trouvé euh très engageur sur le sujet. Quand il parle de novembre, je sais pas si vous vous rendez compte que monsieur Sansal est en train de croupir au fond d'une prison alors qu'il est très malade.
J'ai trouvé quand même la réponse un peu légère. Alors ça il s'agit du sujet de l'Algérie qui un des accords qu'a dénoncé Bruno Rotaillot notamment. Ce n'est pas que le cas de Bruno Rota.
On se rappelle également de Gabriel Atal qui avait mis ça sur la table. Il y a tout de même un accord sur ce sujet-là. Hervé Marseille.
Oui, parce que moi je dirais au-delà de tout ça, est-ce que notre pays a la a la possibilité euh peut se permettre d'avoir une crise politique euh budgétaire, financière en plus euh de de tout ce que nous vivons jusqu'à présent ? Vu l'état du monde, euh quand on voit les difficultés avec les États-Unis, les problèmes avec la Russie, l'Ukraine et cetera et cetera, est-ce qu'on a les moyens véritablement de continuer à avoir des jeux politiques comme cela ? D'autant que peut-être et vraisemblablement vu les déclarations des uns et des autres, le 8 septembre prochain, le président de la République devra nommer un autre premier ministre, mais il aura le même parlement, il aura la même assemblée nationale et on fait comment ?
On va faire comment ? On a 70 jours d'après la Constitution pour voter le budget. Donc il faut une Il fallait pas demander la confiance.
Donc il faut quoi ? Il faut une disolution. Non, c'est pas possible.
On sait très bien quel va être le résultat et là on va au blocage. Ah ben ça on sait pas. On sait pas.
On on est à peu près certain que le Front républicain ne fonctionnera pas comme il fonctionner la dernière fois. Il n'est pas impossible qu' enfin personne ne lit dans la dans une boule de cristal mais il n'est pas impossible qu'il y a une majorité absolue du Rassemblement national. Donc et on ne sait pas si une partie de la droite ne se décollera pas pour aller vers le Rassemblement national ce que vous écoutiez Éric Zémour ou même Laurent Voquier ces derniers temps, je l'ai senti beaucoup plus souple sur la question de du Rassemblement national.
Philippe Ballard est en direct avec nous, député de Loise, porte-parole du RN. Bonsoir à vous Philippe Ballard. Vous avez entendu François Bairou sur l'immigration ce soir.
Est-ce que le RN sera toujours présent aux négociations la semaine prochaine après ce que vous avez entendu ce soir ? Ah benah, écoutez, surtout on a rien compris. Je l'ai écouté en direct, je l'ai réécouté.
J'ai toujours pas compris ce qu'avait dit le président de la République. Visiblement, enfin, il a une phrase mais qui qui est qui est un petit peu lunaire. Il voudrait regarder de plus près en fait euh les allocations dont bénéficient les immigrés mais dont bénéficieraient pas les Français.
Enfin, c'est incompréhensible. Euh non, tout ça, je pense que faut être clair. François Baou, il a euh signé la fin de son bail définitivement euh à Matignon.
Il est resté inflexible, il est resté sourd, il a menti comme sur notre contribution budget de l'Union européenne. Donc quand on ment, bah on peut pas accorder sa confiance à quelqu'un. Donc le 8 septembre euh pas la confiance du Rassemblement national pour euh François Baotou.
Alors à quoi ça sert de se rendre à ces concertations la semaine prochaine si vous redites à nouveau que ce sera un gros nom ? Mais euh Jordan Bardella a répondu à cette question hier, il était à la Foire de Chalon. Nous, on est républicain.
Quand on nous convoque à des réunions, que ça soit l'Élysée, que ça soit à Matillan, nous nous y rendons euh tout à fait dans un sens républicain euh et démocratique. Mais euh quand on écoute franchement pendant 1h25 ce soir euh François Baou, il ne euh mais il y a rien dans ses propos, rien sauf euh quelques quelques mensonges. Donc Marine Le Pen et Jordan Bardella se rendront à Matillon.
Mais alors franchement sans aucune illusion, on va vers un blocage très réellement. Est-ce que vous pensez Frédéric Dav qu'on va vers une dissolution ? Pour l'instant le président français l'a écarté devant les caméras dans son entourage, il dit qu'il ne se privera pas d'un pouvoir constitutionnel.
Est-ce que là quand on entend le RN ce soir, on a reçu Manil tout à l'heure, le PS qui a réitéré encore dans la journée que ce sera un nom. Est-ce que vous pensez qu'on va vers une dissolution ? Bah clairement, elle fait son chemin.
C'était notre enquête appel sé il y a quelques jours hein. Au mois de au mois de juin, on avait 40 % des Français qui souhaitaient une une dissolution. Plus de 50 au mois de juillet, 63 il y a quelques jours après les annonces de François Bairrou.
Clairement, les Français ne sont pas fous de dissolution. Il il gardent un souvenir assez cuisant des résultats du 7 juillet qui n'a pas donné une majorité absolue, hein. Quand Manon Aubri dit que la gauche est arrivée en tête, je me suis permis de lui rappeler que la gauche est à 80 sièges de la majorité absolue. pour beaucoup de Français pour trancher le nugordien comme disait un ancien président de cette crise absolument insupportable qui bloque le pays qui bloque ce qu'on attend du personnel politique à l'échelle nationale et que remplit parfaitement ce personnel à l'échelle locale.
C'est faire les bons constats, agir, résoudre des problèmes, changer la vie comme disait un parti, le Parti socialiste il y a une cinquantaine d'années, le politique national ne peut plus le faire. Et c'est vrai que Herv Marseille a tout à fait raison de rappeler quelque chose que les Français ont également intériorisé. Ils ont l'impression que la France fait la planche.
Elle ne coule pas dans un monde en véritable bouleversement où nos principaux partenaires, concurrent voire adversaires avancent agissent dans les enquêtes qualitatives. Jamais la thématique terrible du déclin du pays de la France qui tombe a été aussi intense. Avant elle se cristallisait sur la santé et sur l'éducation. sur l'hôpital et sur l'école.
Maintenant, c'est sur la France en tant que telle comme puissance. Et là, on est vraiment à un moment très compliqué. Ce qui explique aussi que dans des dans des sond dans des sondages pas spontanément, on dit mais finalement s'il y a une dissolution et s'il y a pas de majorité absolue, peut-être faudra faudra-t-il une nouvelle élection présidentielle ?
Dis-moi Oui, mais c'est vrai que la dissolution apparaît peut-être comme inéluctable. Mettez-vous à la place du président de la République. Les derniers sondages disent que le la coalition qui le soutient qui s'appelle ensemble je crois maintenant mais elle change de nom régulièrement al c'est pas facile à suivre il y a il y a 14 % d'intention de vote. 14 %.
Pour mémoire les mêmes en 2017 c'était 32 %. Donc ça veut dire que Emmanuel Macron a un socle électoral qui a complètement fondu. S'il dissout à nouveau, il va y avoir une défiance encore plus forte sans pour autant qu'il y ait un parti qui soit majoritaire.
Et donc en fait, si le président de la République dissou, il y aura la même assemblée nationale en pire, c'est-à-dire avec une cette ce bloc central encore affaibli et pas de majorité alternative. Donc à mon avis, il ne le fera pas. Alors comme malheureusement les jours de François Bairou sont comptés, qu'est-ce qu'il va faire ? il va nous un nouveau premier ministre qui va essayer de de de godiller et tout ça va se terminer par une censure sur le budget et on aura perdu encore je sais pas un mois, un mois et demi euh euh dans peut-être un petit peu plus de temps.
Je me souviens plus quand est-ce que le le Premier ministre précédent était euh Michel Barnier était tombé. Euh c'était ça, on change tellement vite que on les a déjà oublié. Donc le problème c'est que on est dans une impasse et le président de la République ne veut pas prendre les décisions qui permettraient de sortir de cet impass et on peut le comprendre parce que c'est son droit le plus strict.
Il veut pas démissionner. Donc qu'est-ce qu'on va faire ? Ben on va essayer de gagner du temps.
Et malheureusement ce qu'on a vu ce soir pendant ce ce cette émission c'était un petit peu un épisode de ça. C'estàdire un premier ministre qui fait comme si qui fait comme s'il pouvait continuer comme s'il ne rien était. En tous les cas, François Bairou persiste et signe sur une chose, c'est le seuil d'économie à faire pour la France. 44 milliards d'euros.
Écoutez, nous étions placés en déficit excessif et puis grâce au travail que le gouvernement que j'ai la chance de conduire a proposé, alors Bruxelles a dit maintenant vous pouvez sortir parce qu'il y a un scénario crédible et les 44 milliards, c'est la près, si vous me disiez 42, je peux arriver à imaginer qu'on trouve Non mais je veux pas l'ordre de grandeur en tout compris. Ouais. L'ordre de grandeur, c'est la marche que nous devons suivre pour que notre pays sorte de la malédiction immédiate de la dette.
Monsieur 44 milliards. Alors, il a dit peut-être 42 mais en tous les cas les socialistes ne sont pas du tout d'accord. François Langlais, vous venez de nous rejoindre.
Bonsoir à vous. Thierry Breton. Bonsoir à vous également.
On a entendu ces arguments de François Bairou. Les socialistes, eux disent 26,7 milliards d'euros d'économie. Est-ce que il y a un seuil sur lequel on peut s'accorder un seuil d'urgence pour la France ce soir ?
Écoutez, tout dépend de l'objectif qu'on se donne. Si on veut revenir à 3 % de déficit en 2029, l'ordre de grandeur, il est connu. C'est celui qui est donné par le premier ministre. 3 4 milliards près.
Enfin donc mais manifestement les socialistes sont dans une autre perspective avec un argument qui tient d'ailleurs de façon branlante he qui est finalement on risquerait de provoquer l'austérité en France. Ça n'a pas grand sens quand on a un déficit d'au moins 150 milliards d'euros. On est évidemment pas en austérité et le réduire d'un/3 ne change pas l'équation sensiblement pour la conjoncture.
Et d'ailleurs, on voit bien que euh si vous voulez les les arguments de ceux qui nous expliquent que il faut dépenser davantage pour soutenir la croissance ne tiennent guère. On dépense 150 milliards de déficit pour une croissance qui est restée modeste. Donc il faut prendre le problème plutôt comme le prend le premier ministre avec toutes les incertitudes politiques sur lesquelles ça débouche.
Le Parti socialiste notamment a réalisé son contrebudget en s'appuyant sur la taxe Zucman. Vous aviez dit un jour un élève de 3e aurait pu inventer la taxe tiré Breton. Ça rapporterait selon eux 15 milliards d'euros.
Les comptes sont bons ? Oui, si jamais tout le monde reste en France et quand on voit ce qui se passe en Italie euh de tout le monde va pas rester en France. Non, je crois que les temps sont suffisamment grave pour être sérieux et pas je pas ça pour vous euh madame Madade évidemment euh et pas prendre ces espèces de voilà de solutions qui n'en sont pas.
Pourquoi dis-je cela ? J'entends évidemment la contreproposition dite socialiste. Pourquoi s'embêter à faire 42 ou 43 milliards donc d'économie cette année alors que finalement 26 milliards suffirait ?
Mais je croyais malade que les socialistes étaient un parti européen. J'ai beaucoup d'amis, c'est le socialiste et je peux vous dire que tous mes amis socialistes, j'en ai d'autres sont européens. Alors, de quoi on parle ce soir et de quoi on parle depuis que le Premier ministre a posé ce problème ?
On parle du fait, bien sûr, de ce surendettement, bien sûr de cette boule de neige qui ne s'arrête plus, bien sûr de l'avalanche qu'elle peut créer. Mais on oublie de dire une chose. Nous avons pris un engagement, nous la France, c'est de revenir à 3 %.
Cet engagement, il était pris depuis 2012. Écoutez-moi bien, je le dis pour nos téléspectateurs. Depuis 2012, la France a pris l'engagement au titre du traité qui s'appelle TSCG tous les ans de ne pas dépasser 0,5 % de PIB de déficit et de revenir à 60 % d'endettement.
Depuis 2012, l'Allemagne tous les ans tient cet engagement. Depuis 2012 2013 janvier, la France tous les ans ne les tient ne les tient pas. Et alors, on s'étonne du rôle de la France aujourd'hui.
On s'étonne d'où on est. Je mets à part le drame économique que ça provoque. Maintenant, on a revisité compte tenu de l'indigence et je le dis parce que c'est la réalité de la France.
On a révisé ces règles dans le cadre d'un pacte révisé en 2024 qui maintenant est appliqué. Que dit ce pacte ? Ce dit ce pacte dit que lorsqu'on est audessus de 3 %, il faut revenir dans les 4 ans à - 3 %.
C'est le projet que présente désormais la France. Parce que madame, la France a signé de nouveau ce pacte en 2024 en notre nom à tous nous français pour garder l'euro qui est notre monnaie parce qu'évidemment on peut sortir de l'euro mais je crois que tous les Français veulent y rester. Et il dit également ce pacte que si on est au-dessus de 90 % d'endettement, on aimerait y être François l'anglais. on est à 114.
Si on est au-dessus de 90 % d'endettement, alors il faut tous les ans baisser de 1 % l'endettement pour pouvoir jusqu'à ce qu'on arrive à 90 %. Donc on va faire un petit calcul aujourd'hui. Vous l'avez dit tout à l'heure François anglais implicitement à peu près à 5 % de déficit.
L'année prochaine on sera peut-être à 6. La PIB de la France c'est 3000 milliards. Ça fait 150 milliards de déficit.
Le déficit, ça va donc dans la dette. Si on veut baisser d'un % de plus la dette, c'est 30 milliards. C'est un point de pip 30 milliards.
Ça veut donc dire que tous les an pour tenir ce deuxème engagement, il faudrait que la France accepte tous les ans de baisser de 180 milliards son endettement. J'ai pas dit son défi, son endettement. Donc voilà la question qui nous est posée à travers l'endettement.
Alors après les Français, ils peuvent dire oui ou ils peuvent dire non. Ils peuvent dire "Ah bah non, c'est trop dur. Donc on revient au franc, on sort de l'euro.
Là c'est pas les Français, c'est les députés qui vont les députés inter ils intermédient les Français. La question qui est posée aujourd'hui au Parti socialistes mais aussi à tous les partis de l'Assemblée nationale, voilà l'équation qui est devant nous, elle n'est pas uniquement celle du déficit, elle est dans la globalité que je viens de décrire à la minute. Et donc la question c'est précisément celle qu' a voulu poser à juste titre le Premier ministre.
Voilà la situation qui est de celle qui est la nôtre. Voilà l'engagement qui est le nôtre au nom du papel français et pour préserver précisément notre monnaie unique. Alors est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
Les Français vont dire oui puisqu'ils veulent tous rester dans l'euro. Alors maintenant comment on fait ? Et c'est ça la question.
Et voyez-vous, ils vont voter contre sans doute la semaine prochaine. Donc ça veut donc dire que on vient de signer cet accord et une fois de plus la France va pas le respecter. Alors je vais vous dire je donne pas cher de notre position et de notre force au niveau de l'Europe alors qu'on aurait tant besoin d'entendre la voix de l'Europe dans le monde tel qu'il est.
Autre la France autre problème que soulève François Baou ce soir c'est la charge de la dette. 60 % de la dette française est détenue par des étrangers français l'anglais. Euh quand on sait que cette charge de la dette augmente, pèse également sur la fuite des capitaux, la fuite des investisseurs, la confiance dont parle Thierry Breton euh de ces investisseurs étrangers, est-ce que là euh réellement il y a une prise de confiance conscience de la part des Français ?
Non, je ne pense pas qu'elle existe parce que tout le monde n'a pas justement une idée claire de ces mécanismes. C'est vrai que la dette française s'est internationalisé de façon substantielle dans les dernières décennies. On l'a fait pourquoi ?
Parce que ça nous permettait d'avoir des taux d'intérêt plus faibles. C'est-à-dire que en ouvrant notre marché et en disant en acceptant les prêts étrangers, on on faisait le pari que si nous étions relativement vertueux, il y en aurait suffisamment pour nous permettre de nous endetter raisonnablement à bon prix. C'est pas du tout ce qui s'est passé et je fais le lien avec ce que disait Thierry à l'instant sur les socialistes, c'est-à-dire que finalement l'euro a déresponsabilisé et les Français et leur classe politique.
Et quand on entend le Parti socialiste dire aujourd'hui, non seulement d'ailleurs il diminue l'ampleur de de l'effort à faire, mais la nature de l'effort n'est pas la même, hein. C'est-à-dire que l'essentiel de ces 27 milliards, ce sont des prélèvements sur les entreprises et sur les riches. Donc il y a il y a une double un double dérapage.
Quand on se souvient de ce qu'a pu être le Parti socialiste, on évoquait hors antenne tout à l'heure les années 80 en 1983, 82 83 après les disons les excès de dépenses et de déséquilibre extérieur de consécutif à l'arrivée des socialistes. Mais mais ils prennent la mesure du danger et François l'anglais et ils sont le tournant de la rigueur et donc il choisissent l'Europe pour ne pas sortir du serpent monétaire et MIT le fait pour l'Europe. Alors ils sont où les socialistes aujourd'h a dit ce soir que certains socialistes étaient d'accord avec s'exprime ?
Et bien alors qu'il s'exprime parce que encore une fois ce qui va se passer le 8 et je le dis ce soir ce qui va se passer le 8 c'est bien sûr il y aura des conséquences. Alors, c'est pas trop grave encore un moment monsieur le bourreau parce que évidemment la France, on a encore beaucoup d'épargnes. Donc, on va voir est-ce que Moui va nous va nous dégrader ou pas.
Mais vous voyez, on peut donc continuer. Voilà, on va voir. Mais donc on continue.
Mais c'est pas il y aura pas que ça le 8 au soir. Si le parlement décide finalement de retirer la confiance sur cette question essentielle, existentielle pour nous, pour nous français dans notre place en Europe et pour la monnaie unique, alors alors qu'est-ce qui va se passer ? il va se passer une fois de plus que la France va avoir sa possession, son je dirais son leadership ce Vous saz on est dans un moment où il faut qu'on s'exprime plus que jamais.
Mais moi vous savez, j'étais à Bruxelles pendant longtemps, vous savez. Mais ceux qui parlent, c'est ceux qui tiennent les traités. Ceux qui ne tiennent pas les traités, mais on leur dit "Bah, tu commences par faire le ménage chez toi et tu parles ensuite." Voilà ce qui se passe aujourd'hui.
Et et il y a même d'ailleurs au-delà, c'est tout à fait vrai, mais au-delà de ça, l'influence d'un pays est toujours corrélée à son état économique. Un pays qui ne compte pas est un pays qui ne compte plus. Voilà ce que j'entends en Allemagne.
Un pays qui ne compte pas est un pays qui ne compte plus. En plus, alors c'est vrai que ils ont quand on se projette le 8, François Berou est renversé, donc on dit crise financière, c'est possible mais ça n'est pas sûr. Il y a un autre scénario qui n'est pas le plus rassurant, c'est celui d'une asphyxie progressive de l'État, c'est-à-dire d'une montée de la charge de la dette à cause de la montée des taux d'intérêt et du fait qu'on ne parvient pas à réduire le déficit. les deux concours à faire monter cette charge et à étouffer progressivement les marges de manœuvre.
Et on se retrouve dans un pays où l'État ne peut plus assumer ses missions, où de fait la la méfiance vis-à-vis de la classe politique monte. Déficit et monté du populisme sont liés intrinsèquement. L'un alimente l'autre.
C'est-à-dire qu'à partir du moment où l'État ne peut plus fonctionner faute de marge de manœuvre financière, forcément vous faites le lit des alternatives radicales ou euh caricaturales dangereuses en tout cas et qui pourrai mener le pays là vraiment dans un scénario très difficile. Pourtant les syndicats se sont désolidarisés de la journée du 10 septembre. Ils ont créé leur propre journée le 18 septembre de l'intersyndical et ils veulent justement que ce ne soit pas récupéré politiquement.
Ces travailleurs là, eux aussi ont une voix et s'expriment très clairement sur la scène française. Thierry Breton, oui, ils ne sont pas là pour faire du populisme comme le dirait François l'anglais. Oui, mais vous savez pour rebondir sur ce que vient de dire François l'anglais, je je le disais tout à l'heure avec cette petite cette phrase, mais que que j'entends que j'entends maintenant en Europe pour qualifier encore une fois ce que représente la France maintenant vis-à-vis de nos partenaires européens.
Euh tout le monde en est conscient et je pense que ça va être un sujet absolument majeur dont nous allons discuter à l'occasion des élections présidentielles dans quelques mois. On on sent bien qu'il y a une nécessité de de remettre de l'ordre, de remettre la France en marche. Mais avant de remettre de l'ordre pour la France, l'autorité de l'État, l'éducation, la sécurité, bah ça commence par quoi Margoad ?
Ça commence par remettre de l'ordre dans nos finances publiques. C'est comme ça que ça passe dans une entreprise. C'est comme ça que ça se passe dans un ménage.
La première chose, c'est de mettre de l'ordre dans les finances publiques. Alors évidemment pour nous, je comprends bien la dette c'est loin. On a l'impression, vous savez quand on parle par exemple d'écologie, on voit bien que c'est aussi existentiel pour nous quelque part ce qui se passe avec le réchauffement climatique, mais on on sait qu'on peut avoir des gestes, des petits gestes, jouer des rôles.
On peut faire retomber un moment une dynamique, un sujet qui est absolument existentiel pour nous tous, mais on peut être un acteur individuel. Le problème François l'anglais, c'est que pour la dette, il faut qu'on crée maintenant ce lien entre précisément bah cet objectif qui nous étouffe et les comportements. Et c'est tout le problème et c'est tout le sujet des politiques.
Les politiques doivent être ces passeurs, les politiques doivent être ses ponts. Donc, il faut à la fois expliquer la situation telle qu'elle est. Voilà.
Et ensuite, qu'est-ce qu'on en fait ? Et pour cela, et bien il faut précisément maintenant se réunir tous ensemble pour répondre à votre question. Toutes les force viv.
Est-ce que c'est créé un moment comme la nation on a créé, on a on a on a parcouru dans son histoire un moment d'unité d'unité nationale comme quand le sujet devient tellement important et tellement existentiel pour nous qu'on se retrouve queles que soient nos différences, queles que soient nos origines, quel que soit le lieu d'où on vient pour pouvoir se dire pendant un moment on fait une pause, on respecte et moi je respecte les populistes, je respecte les nonpopulistes, je respecte les républicains. On doit respecter tout le monde par définition. Ils sont l'émanation bah d'une volonté de force politique.
On doit respecter évidemment par définition tous les acteurs économiques, tous les agents quels qu'ils soient, les parties prenantes. Mais il y a un moment, c'est ce que j'avais fait lorsque j'ai voulu créer, vous vous souvenez cette mission que j'ai confié à Michel Pebro pour désendetter la France ? Était le seul moment où on l'a fait.
J'avais demandé à Michel Pébro que nous créons, vous vous en souvenez François, bien, un rapport et une commission transpartisane. On avait invité dans cette commission des femmes et des hommes qui étaient des chefs d'entreprise, des syndicalistes, de tous les partis politiques, des communistes au au à l'autre échiquier politique, des journalistes et ensemble, on a bâti encore une fois un chemin à la fois opérationnel et pédagogique. Et bien, je crois qu'il faut retrouver ce moment.
Mais là, c'était au niveau du ministre que j'étais et nous avons baissé l'endettement. On a été du reste bien meilleur que l'Allemagne. C'était en 2007, je le rappelle.
On était à 63 %, l'Allemagne était à 67. 20 ans après, on est à 100, bientôt 120 et l'Allemagne est à 60. Cherchez l'erreur.
Il faut donc qu'on en discute entre nous et qu'effectivement on retravaille autrement. Cette masse aujourd'hui, cette masse évidemment notamment ces 1000 milliards qui se fondent au fond de notre état providence. Il faut garder l'objectif.
Il faut garder l'ambition mais il faut se mettre autour de la table dans un sentiment et je le dis c'est tellement important pour nous peut-être d'union nationale à créer. Thierry Breton, vous parlez de réforme structurelle. On a vu cet échec cuisant du conclave des retraites.
On le voit bien, il y a des blocages qui sont intrinsèques à la politique française. Quand on parle du régime des parties, on voit bien qu'il y a un problème structurel pour faire des réformes structurelles. françois l'anglais.
La difficulté si vous voulez que la dépense publique a atteint un tel niveau dans notre économie, on est à 56 ou 57 % de la richesse nationale, que elle pénètre tous les secteurs et que finalement la plupart des Français vivent directement ou indirectement de la dépense publique. Autrement dit, quelle que soit l'action que vous entreprenez, vous faites mal à quelqu'un. ce quelqu'un ne se rend pas compte d'ailleurs forcément et c'est logique que le le le bien commun est en est en question au fond est en jeu mais c'est toute la difficulté de la la période du moment c'est-à-dire que les les disons les constats gravité de notre situation et l'urgence qu'il y a à la traiter se se heurte au fait que la France comprend à peu près 68 millions de fonctionnaires quoi.
Si si j'exager et je force le trait. C'est-à-dire que tous les secteurs ont à perdre d'une d'une refonte de l'État. Elle est pourtant indispensable.
Mais c'est pour ça que pour rejoindre les propos de Tiret Breton à l'instant, ce moment d'unité nationale, il ne peut pas être seulement consacré à euh - 5 milliards ici - 5 milliards par là. Il faut refondre le contrat social. Faute de cela, nous n'y parviendrons pas.
Et c'est pour ça que ce moment est difficile, qu'il est laborieux, qu'il va être long. souhaitons qu'il soit conclusif et qu'on débouche justement sur une période de concorde au moins temporaire qui nous permett de faire ce travail ensemble. Ce que je veux dire, c'est que l'enjeu n'est pas seulement budgétaire, c'est la refonte du pacte social français qui est en jeu.
Parce que si nous ne la faisons pas, nous sommes condamnés à mettre des rustines qui ne ne permettront pas de régler le problème du bricolage notamment Thierry Breton, c'est le cas des des gens ferriers qui rapporteraient 10 % de ce que voudrait François Baou. Nous vivons encore. Il faut toujours revenir en arrière pour comprendre le présent et et et et donner une vision sur l'avenir.
Nous avons traversé sur notre continent et nous français des moments tragiques au 20e siècle. La nation s'est déchirée. La nation a perdu son âme.
La nation en grande partie entre 1940 et 1945 a a vécu une période noire sombre de notre histoire que nous voudrions oublier mais qui fait partie aussi de notre histoire. Et lorsque le Conseil national de la Résistance en 1943 se réunit et va commencer à fonder les bases de ce que vient de décrire à l'instant François Langlais, c'est-à-dire notre état, notre état providence, c'était pour rebâtir cette nation, pour la refonder avec évidemment l'émergence à ce moment-là de la sécurité sociale qui est une idée merveilleuse à laquelle les Français sont doublement attachés. Pourquoi dis-je doublement ?
D'abord parce que ça nous permet évidemment d'avoir un système extraordinairement généreux et on est l'un des seuls pays au monde où précisément lorsqu'on va à l'hôpital, on fait pas lorsque moi je vivais à New York quand j'allais à l'hôpital, monsieur votre carte de crédit est-ce qu'elle est là ? Et ça sera 20000 € 20000 dollars qu'on vous prend dessus pour vous faire une une petite opération parce que vous avez mal vous avez vous êtes cassé. Monsieur hier me disait on manque de transparence notamment làdessus par rapport au français par ça c'est ça c'est le premier volet c'estàd que nous on a l'impression que c'est gratuit c'est pas gratuit c'est ce que dit le le président le premier ministre c'est pas gratuit puisque précisément c'est payé dans cette enveloppe des 1000 milliards dont je parle tout à l'heure.
C'est pas gratuit c'est payé par les entreprises. C'est payé par ceux qui travaillent puisque c'est de l'argent qui prix encore une fois qui est prélevé lorsque vous avez un salaire. Il partie de votre salaire qui va abonder précisément.
C'est notamment toutes les contributions que ce soit l'assurance maladie, que ce soit les assurances villes, que ce soit toutes ces contributions qui vont dans ce dans dans ce socle. Donc il ne faut pas encore une fois critiquer, désigner ce qui pourrait en profiter ou pas, c'est notre vivre ensemble. Le deuxième élément, c'est que notre vivre ensemble lorsque nous l'avons bâti, franchement l'anglais, je sais mieux qui quiconque.
La France avait des taux de croissance qui dépassaient les 5 %. On a même eu des pic à 7. La France avait un taux de démographie qui était qui qui tentait les 5 % là encore.
Donc le système fonctionnait. Aujourd'hui, nous voulons garder cet acquis parce qu'encore une fois, on vient d'en parler, c'est notre spécificité, mais on ne peut plus le financer uniquement comme il était financé, c'est-à-dire par la sœur Charles du travail des actifs. Et donc, on a ce déséquilibre qui se traduit par 150 milliards de déficit tous les ans parce qu'à 6 %, c'est de ça dont il s'agit et on narrive pas à arrêter cette boule de neige.
Donc oui, il faut que maintenant se autour de la table. C'est un projet politique Mar Guadad et c'est ce qu'a voulu faire le le Premier ministre. Je le sais, j'en ai beaucoup parlé avec lui.
Il a voulu présenter cette ceci au français. On en parle en ce moment un peu comme Pierre Mandz France l'avait fait lorsqu'il avait demandé 4 semaines euh parce que c'est tellement important pour la France, non pas parce que il faut arrêter de se faire peur. Bien sûr, on sait queon va encore les agences de notation sont là, on va encore pouvoir emprunter.
C'est on est devenu le premier emprunteur en euros au monde, mais on va encore continuer. Donc on se dit, j'entendais un certain nombre de débats d'économistes euh économistes atterré, vous savez, mais finalement c'est pas grave parce que on peut continuer, on va continuer, on va continuer jusqu'à quand ? Et c'est toute la question et je le redis et je le redis parce que vraiment il faut que on en prenne tous conscience derrière il y a les engagements que nous prenons pour notre monnaie unique.
La monnaie unique elle ne combien de temps va pouvoir-elle tenir avec un tel différentiel entre la France et l'Allemagne ? Voilà une vraie question existentielle qu'il faut qu'on se pose. Combien de temps notre monnaie unique va pouvoir tenir avec une France qui court vers les 120 130 % d'endettement et un Allemagne une Allemagne qui sera en dessous de 60 %.
Est-ce que la monnaie unique a été créée pour ça ? La réponse est non. Est-ce que la phase monétaire, la deuxième phase que nous appelons de nouveau pour la monnaie unique est prête ?
Non. À cause de qui ? À cause de la France.
Parlons donc de l'éléphant dans la pièce, c'est-à-dire le sujet des retraites, les boomers comme il l'a dit, comme a dit François Bairou. Alors, il s'est expliqué sur le sujet un peu plus en disant qu'il n'essayait pas de cristalliser la société ce soir. Mais très clairement, quand on voit que les retraites représentent 14 % du PIB, on voit également un problème massif qui est la dénatalité, un problème de démographie.
Est-ce que le système peut tenir de cette manière ? On voit bien que pour l'instant c'est pas touche. C'est-à-dire que toutes les bords tous les bords politiques se sont accordés pour dire que il pointait du doigt une catégorie de la population et que très clairement le système de retraite, il ne fallait pas y toucher.
Oui, on est encore dans la phase du déni là-dessus aussi. C'est c'est vrai que si vous voulez toutes les réformes des retraites qui ont été faites depuis 30 ans ont été faites pour protéger les revenus des retraités hein. Donc on a reporté la charge sur les actifs via le financement du système grâce aux cotisations sociales et à la CSG qui a été l'expédient qu'on a trouvé en 1991 pour venir au secours de de l'État providence déficient.
Mais mais si vous voulez euh là aussi il va falloir sortir du déni transgénérationnel. Vous savez Biby Boomer, c'est vrai que ils ont eu de la chance, disons-le. À chaque étape de leur vie, les portes se sont ouvertes.
Quand ils ont commencé à travailler, l'emploi était là. quand ils se sont endettés pour acheter des appartements ou des ou des maisons, ils ont remboursé en monnaie de singe parce que c'était l'inflation et la la hausse indexé des salaires. Et puis quand ils sont arrivés à la retraite, ils ont profité du système au plus haut de ces possibilités alors que dans le même temps, les les progrès de la santé leur permettaient d'avoir une retraite de de disons avec un grand confort.
Bon, c'est pas de leur faute, je dire, ils sont arrivés au bon moment de l'histoire de surcroix. Ils ont vécu quasiment toute leur vie sans guerre, hein. Les baby boomers, par définition, ils sont nés après la guerre, même si les premières années d'après-guerre étaient loin d'être confortable, il faut le rappeler.
Mais pour le reste, ils sont quand même aussi désireux de voir leurs enfants, leurs petits-enfants aller mieux. Donc, je veux dire que on aurait tort de s'imaginer cette génération comme accrochée à ses privilèges et et récusant toute forme d'ajustement. Euh on est dans un moment où euh forcément chacun va s'envoyer le le le l'assiette à la figure, mais euh l'étape d'après, si tout se passe bien, je ne suis pas sûr que ça puisse se passer avec ce président de la République parce que on voit bien que son sa tendance manœuvrière cherche toujours à éviter les problèmes de façon à préserver une espèce de stabilité qui au total d'ailleurs n'a rien de stable.
Donc euh là, on va voir ce qu'il tente la semaine prochaine, mais il est à craindre qu'il soit encore dans la manœuvre politique en essayant de trouver quelqu'un avec qui il a un bon confort de travail et cetera. Ces problèmes ne seront pas traités sous ce mandat. Ils ne peuvent pas être traités sans une nouvelle élection.
Ça n'est pas une législative avec un président en place qui permettra de le faire. C'est très certainement avec la présidentielle. Ça n'est pas sûr pour autant.
Nous nous rassurons pas en pensant que tout sera réglé avec la présidentielle. Il est possible que ça soit réglé avec les présidentiels. En tout cas, ça ne peut pas être réglé avant une élection qui fait le reset complet et et avec un ou une candidate qui finalement trouverait le chemin pour présenter ce pacte qu'évoquait Thierry.
C'est-à-dire oui, il va falloir que on fasse quelques sacrifices parce que tous nous ne pouvons pas tenir. Pour autant, l'avenir nous appartient. Regardez la transformation incroyable.
Thierry connaissa mieux quiconque. Du Portugal les agences de notation cette semaine réévalue sa note. Regardez celle de l'Espagne, celle de la Grèce.
Regardez même celle de l'Italie. Georgia Méloni dont on disait Piquendre est au pouvoir depuis 1000 jours. C'est pas rien he dans un pays de l'instabilité.
Le niveau de vie des Italiens a maintenant rattrapé celui des Français. il est sur le point de le dépasser. Donc il n'y a pas de déclin éternel pourvu que on prenne évidemment le soin de faire le bon diagnostic et puis qu'on arrive à trouver un chemin commun et retombe.
Non, je crois que vraiment là on est on on est vraiment un moment de rendez-vous avec nous-même. De rendez-vous avec nous-mêmes et c'est encore une fois ce que Premier ministre a voulu présenter. Alors on on a évidemment en 10 jours, on n pas le temps.
Moi je je je pense sincèrement, c'est mon intime conviction tout état de cause et donc je vais la partager avec vous ce soir que le sujet de la dette si on on écoute ce que vient de dire François Langlais et je crains qu'il qu'il ait raison, c'est-à-dire qu'il ne se passera rien jusqu'au présidentiel. Ça veut donc dire 2025 François 2026 2027 pour nos téléspectateurs 150 milliards de déficit de plus en 2025 140 en 2026 et 135 en 2027. Ça fait donc pratiquement 450 à 500 milliards de dettes de plus.
Nous allons donc aller François au présidentiel avec 500 milliards de dettes de plus. On sera plus 4000 milliards de dettes. On sera presque à 4000 milliards.
Et alors ? Et bien vous savez ce qui va se passer ? On va avoir des tas de promesses madame Alade pendant les campagnes parce que les Français sont vraiment les champions du monde des promesses.
Le concours d'pines des impôts, ça vous allez voir, on va avoir demain en race gratis, on va tout avoir, on l'a vu du reste pas plus tard que à l'occasion de la dissolution et le premier ministre a eu raison de le rappeler. Tous les partis politiques, y compris ceux de gouvernement sont venus avec des idées de dépense en plus. Cherchez l'erreur.
Je ferme la parenthèse. Donc qu'est-ce qui va se passer pour le ou la prochaine président de la République ? Moi je vous le dis, c'est ma conviction.
Toutes les promesses, elles seront oubliées. Le sujet numéro 1 que le ou la prochaine présidente de la République aura traité, c'est le sujet du surendettement de la nation avec toutes les conséquences dont on vient de passer. Donc il faudra alors on va avoir toutes les promesses.
Un homme ou une femme sera élu aux fonctions suprême et très vite c'est fini. C'est fini, on est à rattraper. C'est plus nos enfants.
Ça y est, la dette nous a rattrapé. Les boomers et les générations qui suivent. C'est maintenant que précisément on va être obligé de le régler.
Quand je dis on c'est qui ? Les marchés mais aussi nos partenaires qui vont nous poser la question de confiance. Alors les Français, vous restez dans l'euro ou vous en sortez ?
Voilà la question qui va nous être posée parce que nous sommes incapables de traiter ce problème et qu'encore une fois si jamais ce qui se prépare est réalisé le 8, la France ne va pas encore avoir de budget. Surtout qu'il y a un véritable problème qui fait partie de cette société française. On a beau mettre en avant l'État providence, mais il y a un problème de consentement à l'impôt pour cette pour ces français quand qui paye le plus hein.
Vous avez raison. C'est c'est c'est-à-dire en réalité ce qui frappe les Français c'est que le rapport qualité prix est mauvais. Les gens sont pas forcément contre payer des impôts.
Même ceux qui sont fortunés évidemment ils payent ce qu'ils doivent j'espère. Pour autant euh tout le monde va en payer le moins possible. Mais le problème c'est qu'aujourd'hui on a le sentiment que ça part dans le tonneau des Danaïdes.
C'est-à-dire que l'argent est utilisé à des finalités qui sont pas toujours euh utiles pour pour C'est bien de ça dont il faut qu'on discute ensemble précisément. Oui. Parce que vous prenez les grands indicateurs sur le fonctionnement de l'hôpital, sur le classement de l'efficacité de notre système éducatif, voilà, sur la surveillance des frontières, sur la sécurité.
Tout ça se détériore de façon continue depuis quelques années. Donc on en paye de plus en plus. On n' jamais payé autant d'impôt hein.
On est entre entre on est le p on est le pays qui en paye le plus de tous les pays de CDE, c'est-à-dire du monde ou à peu près élimine la Corée du Nord et qui du monde et on et on nous ressent l'attaque Zukman de surcroix. Mais ce que je veux dire c'est que le problème de consentement à l'impôt, il peut être résolu aussi par le fait d'avoir un état plus efficace et plus responsable. Et je pense que l'une des raisons qui a heurté les Français à la lecture du plan Bairou, c'est ça, c'est que ça donnait le sentiment que l'effort devait être fait par les Français.
Nul doute que c'est vrai. Une bonne partie de la dépense publique part en redistribution, c'est-à-dire dans nos poches à nous. Donc il faut queon aille le chercher dans nos poches au moins en partie.
Mais il y a toute une autre partie qui tient à l'efficacité de l'État. Et là-dessus, le premier ministre a été relativement silencieux. Un fonctionnaire sur trois qui parle la retraite et cetera.
Enfin, c'était des efforts qui n'étaient pas à la hauteur du problème. Je pense que si vous retrouvez un état efficace, vous allez retrouver du consentement à l'impôt. On a les agences de notation qui doivent rendre leur notes.
C'est le cas de fit le 12 septembre prochain. On est à A1- à l'heure actuelle. On est en capacité de perdre le double A selon vous.
C'est pas impossible. On va voir. Il y a longtemps que j'ai fait plus de prévision sur les agences de notation.
C'est pas notre rôle. Et puis euh euh elles elles elles le font très bien. Mais mais je je et et je je ne veux pas être de ceux qui qui qui veulent mettre, je dirais en opposition une décision politique par rapport à un rôle des agences.
Les agences savent très bien ce qu'elles font. Elles regardent leur métier c'est d'analyser. Elles voit parfaitement euh la situation française.
Elles ont parfaitement entendu notre discussion ce soir, François et moi-même. Donc elles savent parfaitement où est la France et donc elles vont décrypter encore une fois ce qui va se passer. Et qu'est-ce qu'elle mesure ?
Effectivement, c'est la capacité à la que la France peut avoir collectivement à régler ce problème qui ne se réglera pas avec une ou deux mesures. Vous l'z bien, c'est comme disait Jacques Leourne, c'est les 1000 sentiers de l'avenir qui vont être les 1000 chantiers de l'avenir qu'il faut créer. 1000 chantiers et c'est vraiment ça qui est devant nous.
C'est donc clairement un projet présidentiel. C'est le moment. Bah au moins ça tombe bien, on a les présidentiels dans quelques temps.
Les agences de notation vont regarder cela. C'est sûr que si on n' pas de budget encore maintenant et qu'on a pris un engagement parce que je rappelle que ce qu'a dit le premier ministre c'est l'engagement de la France. Donc on prend un engagement 3 mois avant et on le tient pas encore comme on le fait depuis depuis 2013.
Et bien oui, la note se dégrade puisque la France n'est pas un pays crédible. Donc c'est ce qu'elle regarde. J'espère que je me trompe il y a un élément qui est critique en fait pour les agences de notation, c'est la concomitance d'une situation financière dégradée telle que nous l'avons décrite et de la paralysie politique.
La situation financière dégradée en elle-même, on a déjà vu ça 10 fois hein et et il y a pas si longtemps et en dans la zone euro elle-même, on parlait des pays tout à l'heure qui se sont dressés. Mais mais si vous avez à la fois un problème et l'impossibilité de le résoudre là pour le coup si on vous dit cher ami prêtez-moi de l'argent vous dites souvenez-vous de la Grèce et de monsieur de Ciprass vous vous en souvenez qui était évidemment le ministre des finances d'extrême gauche qui tenait des propos à côté duquels monsieur Mélenchon était très à droite. Monsieur Cipras, ça a été un homme clé dans le a été un homme clé.
Il a changé complètement d'optique parce qu'il a vu la situation et c'est parce qu'il a changé d'optique que les agences ont commencé et et les marchés ont commencé à lui faire crédit, lui donner confiance et que la Grèce est le peur du redressement de la Grèce. C'est c'est lui qui a fait ce pivot. Les femmes et les hommes politiques vont être appelés à jouer un rôle historique.
Les situations, les situations font souvent les les les hommes ou les femmes politiques. Bah la situation, on l'a. Ça y est.
La question de la mise sous tutelle a été évoquée ces dernières heures, ces derniers pas du tout ça. Je n'aime pas du tout ça. Alors vous n'aimez pas ça.
On va vous entendre dans un instant Thierry Breton, mais il est clair que certains euh certaines personnalités politiques l'ont mis sur la table. C'est le cas d'Éric Lompard. Avant de se retirer sur le sujet, est-ce que vous y croyez d'une certaine manière ?
On parle de la Grèce qui était à un niveau de de PIB de dette à plus de 126 % sioup bien davantage c'était 180 180 % avec une miss au tutel. On se rappelle de la Troeka qui a dû venir sur le terrain. Est-ce que là la France est dans ce scénario là où c'est beaucoup trop alarmiste selon vous ?
Pardonnez-moi, mais je pense que c'est une question secondaire parce que quand bien même vous n'êtes pas sous tutelle effective des organismes internationaux, à partir du moment où votre situation se détériore, au point où la nôre s'est détérioré, vous êtes de fait dépendant des autres. Vous avez perdu votre souveraineté, vous en êtes réduit à implorer les créanciers pour que justement ils vous prêtent de l'argent de façon à ne pas payer trop cher. Donc tutelle formelle ou tutelle implicite, ça ne change pas.
Le risque essentiel pour la France aujourd'hui, c'est de perdre la maîtrise de son destin. Et c'est là-dessus qu'il faut se focaliser, je crois, davantage que sur le fait que le FMI viendrait ou pas. Thierry Breton, vous avez dit vous n'aimez pas ça ?
Non, parce que parce qu'on a l'air de dire voilà, on dit regardez regardez et je trouve que ça ça n'aide pas politiquement à nous prendre conscience du sujet beaucoup plus important qui est celui que vous vous direz que les Français ont peut-être besoin de ce choc là pour réagir. Et mais dans ce cas-là, ce serait ce serait ça voudrait dire à ce moment-là que notre classe politique, je veux dire avec beaucoup de recul et et pardonnez-moi, n'est pas à la hauteur de la situation. Si on en est à espérer que d'autres fassent le métier pour lequel ou en tout cas la mission qu'ils ont accepté, alors il vaut mieux changer de mission.
Non, moi je crois encore dans la grandeur de la chose politique. Les femmes et les hommes politiques d'aujourd'hui de quelque partie qu'ils viennent doivent être conscients de la situation. Chacun a son origine, chacun a ses différences, elles sont respectables.
Mais il y a un moment où c'est de la France dont il s'agit. L'édition spéciale continue et je vous écoute. Peut-être une petite différence avec Thierry à ce sujet.
Je pense que la vertu pédagogique d'une crise est absolument imparable. Vous savez c'est c'est-à-dire ça aide à prendre conscience des choses et souvent c'est pas seulement en France mais les pays ont changé à cause de cette nécessité. Dans la longue histoire du coup de pied aux fesses, ça n'est pas toujours le pied le plus coupable.
Vous avez raison. Turgo va essayer de réformer la France qui était surendetté, il n'y parvient pas et la France a un grand coup de pied au fesses années plus tard, ça s'appelle la révolution france. Je me permets de vous poser la question Thierry Breton, avant que vous partiez.
Votre nom a circulé pour potentiel poste de premier ministre si il y a une perte de vote de confiance de la part de des députés pour François Baou. Écoutez, vous répondez quoi ? Ben, je réponds que c'est comme la boule de neige, ça tourne, voilà, ça roule et à chaque fois qu'il y a des euh il y en a beaucoup maintenant.
Euh euh certains certains euh journalistes tel que vous me le disent. Et bien Margoade, je n'en étais pas au courant. Donc, vous voyez la roule une bonne parole politicienne boule.
Non, c'est la vérité. La la roule la boule continue à rouler. L'édition spécial