Nicolas Dupont-Aignan invité de TV5Monde
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse partielle
Vous diriez que ça doit continuer comme ça ou plutôt comme le général de Gaulle que vous admirez qu'aujourd'hui c'est un peu un parfum de chien-lit en France ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Vous diriez quoi aujourd'hui au gouvernement ?
- 1:45FerméeRéponse directe
Il faut interdire le debout à la place de la République ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Le problème de fond, c'est la loi travail ?
- 2:45FerméeRéponse directe
Vous diriez au gouvernement de retirer ce projet ?
- 3:36OuverteRéponse directe
François Hollande disait « La France va mieux, on voit un début de croissance, une première baisse du chômage ».
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« Le désordre et l'injustice règnent dans notre pays depuis des années. »
- 0:53Invité politiqueFait
« Le désordre parce que la sécurité n'est plus assurée, la justice est laxiste, donc vous avez ces bandes qui se sentent surpuissantes. »
- 1:00Invité politiqueFait
« Et vous voyez bien que ce désordre et cette injustice sont en train de bouillonner avec un pouvoir faible. »
- 1:17Invité politiqueFait
« Mais attendez, je dis qu'une fois qu'on a arrêté les casseurs, qu'on les a incarcérés et il faut le faire, ce que ne fait pas le gouvernement. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Mais cette loi est absurde. »
- 2:27Invité politiqueFait
« Cette loi est faite pour favoriser les licenciements alors que notre pays a besoin d'une loi pour favoriser les embauches, pour baisser les charges des entreprises. »
- 2:31Invité politiqueFait
« pour supprimer les travailleurs détachés qui sont une catastrophe pour la France puisqu'ils ne payent pas les cotisations sociales en France »
- 5:09Invité politiquePromesse
« il faut baisser les charges des PME, il faut favoriser l'investissement en France, il faut relocaliser un million d'emplois. »
- 6:55Invité politiqueFait
« la France dépense pour ces prisons… »
- 7:27Invité politiquePromesse
« Je propose des mesures, construction de 40 000 places de prison, application de la loi, arrêt du laxisme judiciaire français. »
- 8:43Invité politiqueChiffre
« 20 millions d'abstentionnistes aux dernières élections. »
- 9:33Invité politiqueChiffre
« 8% dans certains sondages, un an avant. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan75 %
- Présentateur15 %
- ?9 %
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan,
vous
êtes gaulliste, souverainiste, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle. C'était le 1er mai, les manifestations traditionnelles et puis aussi Nuit Debout, tout ça s'est mêlé pour faire finalement une nuit de casse après les manifestations qui s'étaient déroulées en France contre notamment la loi travail, de très nombreuses dégradations, notamment Place de la République, une vingtaine d'interpellations sur l'ensemble de la France. Vous diriez Nicolas Dupont-Aignan que ça doit continuer comme ça ou plutôt diriez-vous comme le général de Gaulle que vous admirez qu'aujourd'hui c'est un peu un parfum de chien-lit en France
?
C'est tout à fait ça mais il faut essayer de comprendre pourquoi. Le désordre et l'injustice règnent dans notre pays depuis des années. Le désordre parce que la sécurité n'est plus assurée, la justice est laxiste, donc vous avez ces bandes qui se sentent surpuissantes. Et puis l'injustice parce que vous ne pouvez pas condamner un peuple et notamment une jeunesse au chômage de masse pendant dix ans de suite. Et vous voyez bien que ce désordre et cette injustice sont en train de bouillonner avec
un pouvoir faible. Vous comprenez donc cette
colère, vous comprenez aussi ceux qui cassent ? Non, je ne les comprends pas parce que ce sont des voyous, ce sont des casseurs et il faut les interpeller et les arrêter. Vous
diriez quoi aujourd'hui au gouvernement ?
Mais attendez, je dis qu'une fois qu'on a arrêté les casseurs, qu'on les a incarcérés et il faut le faire, ce que ne fait pas le gouvernement, parallèlement il faut relancer l'économie française, il faut redonner une dignité à notre jeunesse, il faut réapprendre à apprendre. En un mot, il y
a
une crise, c'est une vraie crise d'identité du pays. Et si on ne change pas de politique mais vraiment radicalement, très vite, ça va finir très mal. – Mais là vous dire qu'il y
a
quoi, ça doit continuer l'occupation de la place
de la République par lui debout ou il faut l'interdire ? – Elle est surréaliste,
nous sommes en état d'urgence,
nous
sommes en état d'urgence. Et c'est toujours deux poids deux mesures, l'extrême gauche a un ticket de manifestation avec ce gouvernement. Le gouvernement n'est plus le gouvernement de la France, il est à volo. Et donc c'est un gouvernement faible et
ça va monter. –
Donc vous
dites quoi, il devrait interdire le debout ? – Mais la place de la
République en état d'urgence ne devrait pas laisser des manifestants. Mais pour autant, il faut aller au-delà.
Le
problème de fond, c'est la loi travail qui est
une loi chômage. – Qui va être débattue
donc à l'Assemblée
nationale, des milliers d'amendements sont annoncés. – Mais cette loi est absurde. Cette loi est faite pour favoriser les licenciements alors que notre pays a besoin d'une loi pour favoriser les embauches, pour baisser les charges des entreprises, pour supprimer les travailleurs détachés qui sont une catastrophe pour la France puisqu'ils ne payent pas les cotisations sociales en France, en un mot, pour doper nos entreprises. Un chef d'entreprise n'est pas là pour licencier, un chef d'entreprise est là pour embaucher. – Oui,
donc vous diriez au gouvernement de retirer ce projet ? – Oui, le gouvernement
sera obligé de retirer
ce projet. – Vous pensez qu'il n'y aura pas la majorité pour voter cette
loi ? – Ce projet est un projet qui a été mis en orbite sur l'ordre de Bruxelles car il n'y a plus de gouvernement indépendant de la France. Il y a un gouvernement qui est le petit soldat de ses maîtres qui sont à Bruxelles. Et tant qu'on n'aura pas un gouvernement indépendant,
tant
qu'on n'aura pas un gouvernement libre qui par exemple refuse le traité transatlantique, qui par exemple refuse l'accord avec la Turquie, puisque vous savez qu'on va nous imposer la libre circulation des citoyens turcs
sans
visa, libre circulation, à partir du 1er juillet, le chantage scandaleux de la Turquie à
l
'égard de l'Europe et la manière dont Mme Merkel s'est couchée devant le président turc. Donc tout ça ce sont des dossiers très graves. Et vous comprenez pourquoi les Français sont accablés. – Oui,
mais aujourd'hui, Nicolas Lippon-Aignan, François Hollande disait « La France va mieux, on voit un début de croissance, on voit une première baisse du chômage ».
–
Mais c'est… enfin,
dire « La France va mieux
» quand
on connaît l'état du pays, mais il y a un début de croissance
aujourd'hui, c'est une vérité. – Mais le début de croissance,
il faut qu'il profite aux Français.
Quand
vous avez 500 000 travailleurs détachés, je reviens là-dessus, qui viennent travailler en France sans payer les charges sociales françaises, ces 500 000 travailleurs détachés sont en train de créer du dumping social et fiscal sans précédent. Donc c'est pourquoi vous avez un retour léger de croissance, mais pas de vraie baisse du chômage. Tout le monde le sait que la baisse récente du chômage est liée au stage parking, aux formations, mais qu'il n
'y a
pas de réalité. Donc tout le monde sait qu'une autre politique… Et moi, je ne suis pas là pour me plaindre éternellement de François Hollande. C'est fini, dans un an, vous n'en entendrez plus parler de François
Hollande. – Vous pensez
que
définitivement, il ne gagnera pas l'élection présidentielle ? – La
question majeure aujourd'hui, c'est est-ce qu'on recommence la même politique avec la droite
ou
est-ce qu'on change de politique ? Est-ce qu'on rend la dignité au peuple
français ? Est-ce qu'on reprend
notre indépendance ?
– Et est-ce qu'on
permet enfin de créer de la richesse en France ?
–
Une mesure
annoncée
par François Hollande dans une interview aux Echos, prochaine baisse d'impôts cette année, promise donc par le chef de l'État, c'est une bonne nouvelle.
–
C'est une insulte,
c
'est une insulte à l'intelligence des Français, parce que François Hollande a massacré les Français d'impôts, parce que le chômage est un drame aujourd'hui. Mais ce qu'il faut, c'est rendre du pouvoir d'achat aux Français, mais surtout aux entreprises, il faut baisser les charges des PME, il faut favoriser l'investissement en France, il faut relocaliser un million d'emplois. Et je propose des mesures très concrètes pour permettre à la France d'être le paradis des chercheurs, pour réinvestir dans la technologie, dans la science. Il faut que le pays voit un peu plus loin. – Là on voit par exemple, est-ce que
vous diriez… – On résonne aujourd'hui. – Ce sont
des cadeaux fiscaux,
par exemple
le dégel du point
d
'indice
des fonctionnaires, le 800 euros offert aux instituteurs… – Mais ce
sont des cadeaux électoraux qui ne changent en rien l'avenir du pays.
– Ce n'est pas parce que la France
va mieux. – Non, ce que je veux,
c
'est que notre pays ait une vision à 20-30 ans. Qu'est-ce qu'on veut faire de la France dans 20 ans ? Comment par exemple on gagne la bataille scientifique mondiale ? Ça c'est un enjeu important, qui en parle ? Comment on développe l'Afrique ? Qui en parle ? Parce que vous savez, moi je suis pour rétablir le contrôle des frontières, bien évidemment national, mais pour autant, si on ne développe pas un vrai plan Marshall en Afrique, comme l'Europe en a bénéficié à la fin de la guerre, on sera submergé par une immigration non contrôlée. Qui parle de ces enjeux ? Moi je veux être… Je suis candidat à
l
'élection présidentielle parce que je veux mettre sur la table de vrais enjeux. La capacité scientifique de la France, la capacité à bloquer le flux migratoire, comment on rétablit la paix au Moyen-Orient, voilà des vrais
enjeux.
–
Nicolas Dupont-Aignan,
– Comment on développe notre éducation nationale ? – Pour être très concret des prisons
par exemple, vous avez Sid Ahmed Glam qui est suspecté pour l'assassinat d'une jeune femme et d'avoir projeté un attentat contre une église qui a pu passer pendant six mois des coups de fil, vraisemblablement avec des terroristes, des milliers d'appels dit-on, apparemment les téléphones portables circulent en
prison
aujourd'hui.
– Mais
je le dis depuis dix ans, j'ai écrit deux blogs que vous retrouvez sur mon site internet, Debout la France, j'ai visité la prison de Villepinte au mois de novembre dernier, je n'ai jamais vu une pétaudière pareille, l'état des prisons est lamentable, la France dépense
pour ces prisons… – Ça vient de quoi ? En manque
de moyens,
il faut investir, il faut de l'argent ? – Deux choses, manque de moyens
et laxisme de Mme Taubira quand elle était au ministère de la Justice.
–
C
'est-à-dire sur la
question notamment des fouilles obligatoires,
vous dites qu'il faut les
rétablir ? –
Mais il faut rétablir les fouilles obligatoires, mais vous savez que c'est la Convention de l'Union Européenne, pas de la Cour de justice des communautés européennes,
de
l'Union Européenne qui a interdit les fouilles. Donc il faut reprendre notre indépendance politique. Une fois qu'on aura repris notre indépendance politique, on doit travailler avec nos partenaires sur des bases de coopération. Et il faut remettre de l'ordre dans notre pays. Je propose des mesures, construction de 40 000 places de prison, application de la loi, arrêt du laxisme judiciaire français. Nous sommes la seule démocratie
au
monde, la seule qui fonctionne ainsi, où il n
'y
a jamais de sanctions, où la prison est un hôtel. On ne peut pas continuer comme ça,
c'est tout. – Oui, vous dites aujourd'hui, Nicolas Dupont-Réunion, alors qu'on annonce une trentaine de candidats à l'élection présidentielle, le débat va pouvoir avoir lieu pour 2017.
– Mais il faut qu'il y
ait
le débat en France en 2017, sinon ça va finir en révolution, en anarchie. On a les débuts de l'anarchie révolutionnaire, on l'a aujourd'hui. Il faut un vrai débat sur
les
orientations.
Si on
commence, j'espère y contribuer à ma façon. Il faut sortir les Français du piège.
Le
piège d'aujourd'hui, on le connaît. Soit on continue avec les mêmes, socialistes, républicains, qui ont gouverné ensemble depuis 30 ans, soit on nous oblige à partir avec le Front National. Je refuse ce piège,
mortel pour la France. – Oui, vous avez vu hier, donc, Marie Le Pen. – Je refuse ce piège.
– Et Jean-Marie Le Pen qui s'oppose,
et
Jean-Marie Le Pen dit « Ma fille ne sera pas présente au second tour de l'élection présidentielle ».
– Ce que je veux, moi, c'est qu
'il y
ait une vraie alternative politique. On enferme les Français dans ce piège. Soit vous continuez avec les mêmes, soit vous votez Front National. Moralité, 20 millions d'abstentionnistes aux dernières élections. 20 millions.
Moi,
je veux bâtir un patriotisme tranquille, serein, efficace. – Vous ne diriez
pas une France apaisée, comme Marine
Le Pen.
–
Je dirais une France debout, c'est le nom de mon mouvement, mais qui reprend son destin en main. Rendre le pouvoir aux Français, prendre les vraies mesures pour l'ordre et la justice sociale, récompenser le travail, avoir une vraie politique étrangère indépendante. Une vraie politique étrangère indépendante. Nous sommes sur la chaîne qui est la chaîne de l'international. Comment peut-on avoir une France à ce point à genoux, qui ne défend plus ses intérêts et qui ne porte pas une parole libre face au monde ? – Oui, mais au second tour, vos voix se porteront
vers le candidat de la droite. – Mais qui vous dit que je ne serai pas au second
tour ? Qui vous dit que je ne serai pas au second tour ? L'élection de 2017 sera une élection nouvelle.
– Vous accréditez de 5% des intentions de vote. – 8% dans certains
sondages, un an avant. Regardez ce qui s'est passé avec Trump, avec Sanders, avec d'autres. Pourquoi la France
serait
la seule démocratie où ceux qui ont échoué systématiquement depuis 20 ans auraient un brevet pour rester éternellement au pouvoir
? Mais
expliquez-moi,
Alain
Juppé, Fras Fillon, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, François Hollande ont gouverné ensemble pendant 20 ans.
Et
on n'aurait pas le droit d'avoir une autre voix ? Et c'est pourquoi ils nous enferment avec l'affaire du Front National. Et c'est pourquoi je veux sortir les Français de ce piège politique. – Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été aujourd'hui l'invité de TV5MONDE.
– Sous-titrage ST' 501
Nicolas Dupont-Aignan