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InterviewHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 28 octobre 2026 81 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSécurité

J’ai interrogé Emmanuel Macron

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 58 %Attaque 23 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:20RelanceÉludée

    Pourquoi ne pas avoir mentionné les lycéens blessés dans vos déclarations ?

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites à un lycéen de 15 ans qui a perdu une main ou à sa famille ?

  • 4:56RelanceRéponse partielle

    Votre entourage dit que la réponse policière était trop dure et sans empathie. Pourquoi ne pas l'avoir dit publiquement avant ?

  • 6:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que d'autres mesures sont prévues pour éviter que ce genre de drame ne survienne à nouveau ?

  • 9:10OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous qu'après les Gilets jaunes et les émeutes de 2023, l'État ait pu être pris de court le 17 octobre ?

  • 14:30RelanceRéponse partielle

    Sur la question des manifestations, votre déclaration sur les gens sans légitimité a beaucoup fait réagir. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:06PrésentateurFait
    « Le 5 octobre à Lens, un lycéen de 15 ans a perdu la main gauche après l'explosion d'une grenade policière. »
  • 5:59Invité politiqueChiffre
    « Il y a près de 50 enquêtes et procédures de l'inspection générale de la police qui ont été ouvertes. »
  • 10:39Invité politiqueFait
    « Il y a des dispositifs d'accompagnement, mais le cœur de ce qui déclenche cette crise de pouvoir d'achat, c'est la guerre en Iran, le blocage d'Hormuz, la montée des prix des carburants. »
  • 23:50Invité politiqueChiffre
    « En 2017, on devait être à 2 millions et demi, on est à peu près à 3 millions dans l'enseignement supérieur. »
  • 24:59Invité politiqueFait
    « Dans notre pays, l'université est gratuite. »
  • 25:03Invité politiqueFait
    « Depuis 2017, on a rendu la mutuelle étudiante gratuite. »
  • 25:07Invité politiqueFait
    « On a revalorisé les bourses en 2023. »
  • 25:12Invité politiqueChiffre
    « On a un système de bourses beaucoup plus généreux que les voisins. »
  • 25:14Invité politiqueFait
    « On a mis, pendant le Covid, le repas à un euro qu'on a réactivé. »
  • 25:54Invité politiqueChiffre
    « En dix ans, on a créé plus de 500 000 places dans l'enseignement supérieur. »
  • 26:08Invité politiqueChiffre
    « Depuis 2017, on aura formé 6 millions d'apprentis. »
  • 31:36PrésentateurChiffre
    « Un projet qui prévoit de leur retirer 1 milliard d'euros. »
  • 31:39PrésentateurChiffre
    « On est à 2,7 milliards d'euros de baisse sur 3 ans. »
  • 35:33PrésentateurPromesse
    « Vous promettiez de rénover 40 000 à 44 000 établissements en 10 ans. »
  • 43:48PrésentateurFait
    « Le taux de pauvreté est à son plus haut niveau depuis 1996. »
  • 45:34Invité politiqueChiffre
    « Si ma mémoire est bonne, c'est 2,25 pour le diesel et 1,99 pour l'essence. »
  • 46:22Invité politiqueChiffre
    « le coût du transport qui a flambé et qui a été multiplié par 10 baisse. »
  • 48:39Invité politiqueFait
    « La taxe sur les carburants, elle finance aussi notre modèle social. La taxe carburant, elle finance le budget général. »
  • 55:51Invité politiqueFait
    « En 2022, on augmente le salaire des enseignants, il fallait le faire parce qu'ils étaient sous la moyenne de l'OCDE en 2017. »
  • 56:00Invité politiqueChiffre
    « Il est vers 2 300, 2 400 euros par mois en début de carrière. »
  • 1:00:00Invité politiqueChiffre
    « on a près de 500 000 étudiants en plus qu'il y a dix ans. »
  • 1:05:20Invité politiqueChiffre
    « dont une petite fille qui a eu huit balles. »
  • 1:05:34Invité politiqueFait
    « le procureur national antiterroriste qui était sur les lieux, qui m'a décrit ce qui s'est passé, qui s'est saisi, sa décision, avec ses services, et qui m'a dit, c'est un acte terroriste, raciste. »
  • 1:06:17Invité politiqueFait
    « la vérité, c'est qu'on doit d'abord être aux côtés des familles, le dire, les réconforter, dire la nation est là et on fait bloc. »
  • 1:07:06Invité politiqueFait
    « les propos racistes, antisémites, entre autres, sont interdits par la loi. »
  • 1:08:08Invité politiqueFait
    « Quand l'ARCOM prend une décision, on fait appel au juge. C'est ça l'état de droit. »
  • 1:11:08Invité politiqueFait
    « quand je prends la décision de dissoudre en 2024, c'est la même chose. Je dis que je suis à mi-mandat. »
  • 1:11:15Invité politiqueFait
    « une majorité relative qui est beaucoup trop fragile maintenant. »
  • 1:11:48Invité politiqueChiffre
    « Vous choisissez au premier tour, j'ai 28% des votants qui choisissent de me soutenir au premier tour. »
  • 1:11:56Invité politiqueFait
    « au deuxième tour, vous avez des gens qui viennent vous soutenir et puis il y a des gens qui viennent voter pour vous pour pas que ce soit l'autre. »
  • 1:19:51Invité politiqueFait
    « On a une armée beaucoup plus forte qu'il y a dix ans aujourd'hui. »
  • 1:20:03Invité politiqueChiffre
    « On vendait 5% de véhicules électriques il y a dix ans. On en vend 40%. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron66 %
  • Présentateur26 %
  • ?8 %

≈ 84,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Monsieur le Président,

0:01
Emmanuel Macron

merci

0:01
Présentateur

d'avoir accepté de répondre à mon interview,

0:04
Locuteur

à

0:04
Présentateur

mes questions aujourd'hui.

0:05
Locuteur

Le

0:06
Présentateur

pays traverse une période inédite et vous allez le découvrir, il y a beaucoup de sujets sur lesquels j'aimerais vous interroger aujourd'hui.

0:12
Locuteur

J

0:12
Présentateur

'ai préparé cette interview en faisant en sorte d'être le plus possible

0:15
Locuteur

à

0:15
Présentateur

l'écoute de toutes les questions que peuvent se poser ceux qui nous suivent. Les millions de personnes peuvent nous suivre directement sur les réseaux sociaux. On va parler notamment des manifestations en cours, on va parler des revendications des jeunes.

0:26
Locuteur

On

0:26
Présentateur

a au passage là-dessus réalisé un documentaire sur le sujet qui évoque cette question des revendications des jeunes. Donc on va en parler, on va parler aussi de ce que certains considèrent être des atteintes à la démocratie qui ont pu avoir ces derniers jours. On va parler aussi des réseaux sociaux, on va revenir aussi sur l'attentat raciste à Trappes qui a eu lieu la semaine dernière et des questions profondes aussi qu'il pose.

0:44
Locuteur

Beaucoup

0:45
Présentateur

de questions, en une heure on va essayer d'en aborder un maximum parce que ça me paraît être des sujets importants. Avant le 17 octobre, ce mouvement qu'on voit en ce moment, c'était au départ un mouvement lycéen. Et pour de nombreux lycéens, les conséquences de cette rentrée, ce seront des conséquences à vie. Le 30 septembre à Tours, Maël, 16 ans, a perdu l'usage de son œil droit. Le 5 octobre à Lens, un lycéen de 15 ans a perdu la main gauche après l'explosion d'une grenade policière. Et ce ne sont que deux cas

1:12
Locuteur

qui

1:12
Présentateur

sont parmi d'autres. Vous avez cité, et c'est bien normal, les policiers et les gendarmes qui ont été blessés, plusieurs centaines qui ont été blessés.

1:19
Locuteur

Mais

1:20
Présentateur

les lycéens qui ont été blessés depuis le début de la mobilisation,

1:22
Locuteur

vous

1:23
Présentateur

ne les avez pas mentionnés alors qu'il y

1:25
Locuteur

en

1:25
Présentateur

a plus de 248 selon le gouvernement.

1:26
Locuteur

Et

1:27
Présentateur

c'est probablement des chiffres qui sont sous-estimés puisque c'est difficile à comptabiliser.

1:30
Locuteur

Pas

1:31
Présentateur

de mention lors de votre déclaration le 16 octobre à Bruxelles, ni le 18, ni le 22 en Conseil de sécurité, ni ce lundi à Marseille. Pourquoi

1:39
Locuteur

?

1:40
Emmanuel Macron

Merci d'abord de m'accueillir. Et vous savez, je pense qu'il ne

1:43
Locuteur

faut

1:43
Emmanuel Macron

pas essayer

1:44
Locuteur

d

1:47
Emmanuel Macron

'opposer en quelque sorte les blessés ou de dire les uns les autres.

1:50
Locuteur

C

1:51
Emmanuel Macron

'est vrai que j'ai cité aussi les... Oui, bien sûr, mais j'ai condamné les violences. Et moi, je considère que

1:55
Locuteur

le

1:56
Emmanuel Macron

fait qu'on en soit arrivé là, c'est un échec collectif.

1:58
Locuteur

Et

1:59
Emmanuel Macron

je pense qu'il n

1:59
Locuteur

'y a

1:59
Emmanuel Macron

aucun lycéen qui a commencé à pousser ces revendications pour en effet avoir des conséquences si terribles.

2:04
Locuteur

Et

2:05
Emmanuel Macron

je ne connais aucun policier qui s'est engagé pour être pris aussi dans des moments si terribles et si violents.

2:11
Locuteur

Et

2:11
Emmanuel Macron

donc, je suis dans

2:12
Locuteur

le

2:13
Emmanuel Macron

soutien et la compassion à tous.

2:15
Locuteur

Pourquoi

2:16
Emmanuel Macron

ne

2:16
Locuteur

pas

2:16
Emmanuel Macron

les avoir mentionnés dans ce cas-là ? Je

2:17
Locuteur

les

2:17
Emmanuel Macron

mentionne devant vous parce que je n

2:18
Locuteur

'ai

2:18
Emmanuel Macron

pas été interrogé sur le mouvement lycéen. Quand je m'exprime le 18, je m'exprime suite à la fois aux manifestations que je sépare bien des émeutes et des pillages,

2:29
Locuteur

et

2:30
Emmanuel Macron

puis des attaques qui sont faites par des groupes ultra-violents. Et donc, je parle de la journée du 17. Je ne parle pas en effet des semaines qui ont précédé.

2:37
Locuteur

Et

2:37
Emmanuel Macron

je n

2:37
Locuteur

'ai

2:37
Emmanuel Macron

pas eu l'occasion de m'exprimer sur les semaines qui ont précédé.

2:40
Locuteur

Vous avez

2:40
Emmanuel Macron

eu l'occasion à plusieurs reprises. Mais je le fais devant vous aujourd'hui.

2:45
Locuteur

Je

2:45
Emmanuel Macron

le fais devant vous aujourd'hui. Et donc, je veux dire que depuis dix ans, je suis presque dix ans

2:50
Locuteur

là

2:51
Emmanuel Macron

où je suis parce que je crois dans notre jeunesse. Et donc, évidemment, ça me fait mal quand je vois nos adolescents, nos jeunes

2:58
Locuteur

qui

2:58
Emmanuel Macron

sont frappés, qui subissent cette conséquence

3:01
Locuteur

directe

3:02
Emmanuel Macron

dans leur chair.

3:03
Locuteur

Et

3:03
Emmanuel Macron

donc, tous les blessés que vous avez évoqués,

3:05
Locuteur

moi, me

3:07
Emmanuel Macron

font mal et on est à leur côté.

3:09
Présentateur

Qu'est-ce que vous dites à un lycéen de 15 ans qui

3:11
Locuteur

a

3:11
Présentateur

perdu une main ou à sa famille

3:13
Locuteur

?

3:13
Emmanuel Macron

Je pense que rien ne justifie ça. Et je pense que c'est pour ça qu'il faut aujourd'hui revenir au calme.

3:18
Locuteur

Et

3:19
Emmanuel Macron

qu'il faut revenir... C'est une des raisons qui fait qu'aussi, là où beaucoup de gens voulaient continuer d'aller dans l'affrontement après le 17, en disant que

3:26
Locuteur

c

3:26
Emmanuel Macron

'est terrible ce qui s'est passé, il faut être très dur et uniquement très dur.

3:29
Locuteur

Parce

3:29
Emmanuel Macron

que quand le 18, je m'exprime, beaucoup de gens disent que

3:31
Locuteur

vous

3:31
Emmanuel Macron

n

3:31
Locuteur

'êtes

3:31
Emmanuel Macron

pas assez dur.

3:33
Locuteur

Tout

3:33
Emmanuel Macron

de suite, je décide que l'ordre sera rétabli.

3:36
Locuteur

Parce

3:37
Emmanuel Macron

qu

3:37
Locuteur

'on

3:37
Emmanuel Macron

ne doit rien laisser aux casseurs, aux pilleurs, aux groupes d'ultra qui ont fait des choses terribles aussi. Vous savez, de la même manière, j'ai vu des policiers qui étaient blessés, de très jeunes policiers, qui avaient perdu 14 dents, d'autres qui étaient... On l'a dit, plusieurs centaines de policiers blessés. ...limés à la face. Certains qui étaient et qui ne savent pas s'ils seront en situation de pouvoir procréer. Je ne

3:57
Locuteur

vais

3:57
Emmanuel Macron

pas rentrer dans le détail, mais enfin, il y a eu des scènes terribles. Donc, moi, ma conviction, c'est qu'il faut revenir maintenant au calme des deux côtés. Et personne ne pousse des revendications

4:05
Locuteur

pour

4:06
Emmanuel Macron

arriver à cela. Donc, ce que je dis à ses parents, c'est qu

4:08
Locuteur

'on

4:10
Emmanuel Macron

est à l'écoute de ces jeunes. J'ai moi-même reçu,

4:13
Locuteur

vendredi

4:13
Emmanuel Macron

dernier, les lycéens, à la fois

4:16
Locuteur

une

4:17
Emmanuel Macron

partie des représentants de

4:18
Locuteur

la vie

4:19
Emmanuel Macron

lycéenne et des syndicats lycéens,

4:22
Locuteur

que

4:22
Emmanuel Macron

suite à cette... On a passé deux heures et demie ensemble. Suite à ça,

4:24
Locuteur

j

4:25
Emmanuel Macron

'en ai parlé avec les ministres et le Premier ministre. Ils ont été vus lundi. Il y

4:28
Locuteur

a

4:28
Emmanuel Macron

des décisions qui ont été prises. Maintenant, je veux qu

4:31
Locuteur

'on

4:31
Emmanuel Macron

revienne au calme. Et je pense que ce qui est terrible, collectivement, c'est qu'il y

4:34
Locuteur

a

4:34
Emmanuel Macron

eu en quelque sorte cette montée en tension qui est arrivée au pire. Et donc, moi, je suis extrêmement triste de ce qui s'est passé, très préoccupé, souhaitant le retour au calme et voulant tout faire pour ce retour au calme.

4:46
Présentateur

Et on va parler, évidemment, de tout ce qui a pu se passer, y compris le 17 octobre. Simplement, là-dessus, bien entendu, il

4:52
Locuteur

y

4:52
Présentateur

a plusieurs cas que j'ai cités ici, avec des enquêtes qui sont en cours. Votre entourage dit que vous trouviez la réponse policière trop dure et sans empathie et que vous avez toujours dit, je cite, qu'on ne fait pas rentrer les jeunes à coup de matraques. Si c'est ce que vous pensez, pourquoi ne pas l'avoir dit publiquement avant, sur toute cette période, avant même le 17 octobre, encore une fois, parce qu'avant le 17 octobre,

5:10
Locuteur

il

5:10
Présentateur

y avait déjà plus d'un mois de mobilisation de lycéens.

5:12
Locuteur

Il

5:13
Emmanuel Macron

y

5:13
Locuteur

a

5:13
Emmanuel Macron

eu un mois de mobilisation, parce que je considère que le président ne doit pas se

5:16
Locuteur

propulser

5:17
Emmanuel Macron

sur toute situation. C'est parfois ce qu'on va aussi beaucoup reprocher. Donc,

5:20
Locuteur

c

5:20
Emmanuel Macron

'est normal,

5:21
Locuteur

d

5:21
Emmanuel Macron

'abord, d'avoir laissé les ministres faire.

5:26
Locuteur

Et

5:26
Emmanuel Macron

après, vous savez,

5:27
Locuteur

par

5:28
Emmanuel Macron

rapport à ce que vous venez de dire et les mots que vous venez d'avoir, je pense qu'en général, il faut essayer toujours de garder le calme. Depuis le début, quand il y

5:37
Locuteur

a

5:37
Emmanuel Macron

des excès, quand il y

5:39
Locuteur

a

5:39
Emmanuel Macron

des situations terribles comme celles que vous avez évoquées, parfois, il y

5:41
Locuteur

a

5:41
Emmanuel Macron

des responsabilités de policiers qui sont engagées. Parfois, il n

5:44
Locuteur

'y en

5:44
Emmanuel Macron

a pas eu. Il y a eu aussi des risques qui ont été pris.

5:47
Locuteur

Et

5:48
Emmanuel Macron

ça n'enlève rien à ce que vivent ces adolescents ou ces jeunes.

5:51
Locuteur

À

5:52
Emmanuel Macron

chaque fois que des policiers ont été engagés dans des actes qui n

5:54
Locuteur

'étaient

5:54
Emmanuel Macron

pas normaux, il y a des enquêtes qui ont été ouvertes, comme vous avez dit.

5:59
Locuteur

Il

5:59
Emmanuel Macron

y a près de 50 enquêtes et procédures de l'inspection générale de

6:03
Locuteur

la

6:03
Emmanuel Macron

police qui ont été ouvertes.

6:05
Locuteur

Donc,

6:05
Emmanuel Macron

il n

6:05
Locuteur

'y

6:05
Emmanuel Macron

a pas de laxisme sur ce côté-là.

6:07
Locuteur

Mais

6:08
Emmanuel Macron

ma conviction, en effet, c'est que

6:10
Locuteur

quand

6:11
Emmanuel Macron

on sent cette violence qui monte, il faut à la fois

6:14
Locuteur

tout

6:15
Emmanuel Macron

faire pour tenir l'ordre et réengager un dialogue. C'est ce qu'on est en train de faire. Et donc, je vois aussi des scènes terribles. Il n'y a aucune revendication qui justifie ce qu'on a eu le 17 ou ce qu'on a connu le 13, par

6:29
Locuteur

exemple. On va parler

6:29
Présentateur

du 17 dans un instant, évidemment. Simplement, sur la question du maintien de l'ordre et plus précisément ici, de

6:36
Locuteur

la

6:36
Présentateur

question

6:36
Locuteur

de

6:36
Présentateur

la façon dont ça puisse passer aux abords de certains lycées. On l

6:39
Locuteur

'a

6:39
Présentateur

dit, il

6:40
Locuteur

y a

6:40
Présentateur

des enquêtes qui sont en cours, mais concernant les décisions qui peuvent être prises pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise alors qu'il y aura dans les prochains jours probablement d'autres blocus, d'autres manifestations de jeunes, voire de très jeunes. Est-ce que d'autres mesures sont prévues pour éviter que ce genre de drame ne survienne à nouveau

6:54
Locuteur

? D

6:55
Emmanuel Macron

'abord, là aussi, je ne

6:56
Locuteur

veux

6:56
Emmanuel Macron

pas tout mélanger.

6:56
Locuteur

Il

6:57
Emmanuel Macron

y a beaucoup de lycéens qui ont voulu porter des revendications,

7:00
Locuteur

qui

7:01
Emmanuel Macron

parfois ont bloqué leur lycée.

7:02
Locuteur

Il

7:02
Emmanuel Macron

y a des blocus qui se sont faits dans le calme.

7:05
Locuteur

On

7:05
Emmanuel Macron

a même vu des images parfois de blocus gérés quasi festifs. On a ensuite des blocus qui ont été très violents.

7:12
Locuteur

Je

7:13
Emmanuel Macron

rappelle, parce qu'il ne

7:14
Locuteur

faut

7:14
Emmanuel Macron

pas les oublier, qu'il y a plusieurs centaines, ce qui est une première dans un mouvement lycéen, il y a plusieurs centaines

7:18
Locuteur

de

7:18
Emmanuel Macron

personnels éducatifs,

7:20
Locuteur

d'enseignants qui

7:21
Emmanuel Macron

ont été blessés, parfois gravement,

7:23
Locuteur

par

7:23
Emmanuel Macron

des élèves.

7:24
Locuteur

Il

7:24
Emmanuel Macron

y

7:25
Locuteur

a

7:25
Emmanuel Macron

aujourd'hui des enseignants et des directrices et directeurs d'établissements

7:27
Locuteur

qui

7:28
Emmanuel Macron

se demandent s'ils vont reprendre leur boulot parce qu'ils ont peur de leurs élèves. Et des personnels de l'établissement

7:33
Présentateur

aussi ? Alors, c'est une réalité que vous déclarez, des personnels d'établissement aussi, qui se sont parfois retrouvés à devoir protéger les élèves. Et donc, ça, vous voyez bien, c

7:42
Locuteur

'est

7:42
Présentateur

aussi pour ça que je dis,

7:43
Locuteur

il ne faut pas

7:43
Emmanuel Macron

opposer les gens même dans le bilan. Non, bien sûr.

7:46
Locuteur

Parce

7:46
Emmanuel Macron

qu'il

7:46
Locuteur

y a

7:46
Emmanuel Macron

des choses inacceptables qui se sont passées.

7:48
Locuteur

Et

7:49
Emmanuel Macron

puis après, il y a des gens qui ont essayé de récupérer politiquement,

7:52
Locuteur

avec

7:53
Emmanuel Macron

des projets très extrêmes tout ça, qui sont venus chauffer les jeunes, qui les ont emmenés à faire aux abords des lycées ou en ville

8:00
Locuteur

des

8:00
Emmanuel Macron

choses qui étaient des actions très violentes. Et quand je parle du 13 octobre, moi j'ai vu des policiers blessés très gravement le 13 octobre, qui étaient

8:06
Locuteur

scènes

8:07
Emmanuel Macron

terribles.

8:07
Locuteur

Donc, tout

8:09
Emmanuel Macron

ça, qu'est-ce que j'en tire comme conséquence

8:10
Locuteur

? La

8:12
Emmanuel Macron

première,

8:12
Locuteur

il

8:13
Emmanuel Macron

y a un travail qui est en cours, et qui n

8:15
Locuteur

'est

8:15
Emmanuel Macron

pas en cours, il y a des décisions qui ont déjà été prises, sur la base des revendications d'ICM.

8:19
Locuteur

Il

8:19
Emmanuel Macron

y a des travaux qui sont en cours, donc tout ça doit, en responsabilité, ramener tout le monde au calme. Ensuite, moi je souhaite qu'à la rentrée,

8:27
Locuteur

après

8:27
Emmanuel Macron

les vacances de la Toussaint,

8:29
Locuteur

les

8:29
Emmanuel Macron

lycées puissent rouvrir, parce que quand on parle de l'avenir de notre jeunesse, il

8:32
Locuteur

faut

8:32
Emmanuel Macron

qu'elles puissent reprendre les cours.

8:33
Locuteur

Parce

8:34
Emmanuel Macron

que c'est la seule manière de préparer son avenir. Et donc moi, ce que je souhaite surtout, c'est compte tenu du fait que cette jeunesse a été entendue, qu'elles puissent reprendre le cours, que le calme revienne, et qu'on puisse rouvrir dans des bonnes conditions ces lycées. Et après, on a des

8:48
Locuteur

chantiers

8:48
Emmanuel Macron

en particulier, sur le plan des bâtiments, parce que ça a été

8:51
Locuteur

une

8:52
Présentateur

des

8:52
Locuteur

vraies

8:53
Emmanuel Macron

revendications, que les choses aussi puissent être engagées avec un vrai calendrier d'amélioration des conditions très concrètes.

8:59
Locuteur

On

9:00
Présentateur

va parler évidemment des réunions qui ont été faites en début de semaine, de la réaction aussi des syndicats, notamment des syndicats lycéens et étudiants depuis.

9:06
Locuteur

Et

9:06
Présentateur

puis, un mot tout de même avant de parler de cette question des revendications. Concernant le 17 octobre, puisque vous en avez parlé ici, il s'est passé beaucoup de choses. Et même si la grande majorité des manifestants ont défilé dans le calme, de très nombreuses villes ont connu des pillages importants, de commerces, de dégradations. On en a évidemment parlé sur la chaîne et on a suivi tout cela. Lundi à Marseille, vous avez reconnu qu'il n'y avait pas assez de force et qu

9:29
Locuteur

'on

9:29
Présentateur

n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé. En parallèle de ces pillages, plus tôt dans la journée,

9:34
Locuteur

il

9:34
Présentateur

y avait donc tout un tas de manifestations. Et de nombreux élus ont dénoncé parfois bien un dispositif de maintien de l'ordre qui était inadapté. Et du coup, des tensions aussi qui ont débuté très tôt. Donc, il

9:44
Locuteur

y a

9:44
Présentateur

un peu ces deux situations qui se sont passées. En tant que président de la République, vous avez connu les Gilets jaunes, vous avez connu les émeutes en 2023, après la mort de Naël. Vous avez connu plusieurs mouvements, parfois marqués aussi

9:54
Locuteur

par

9:55
Présentateur

ce genre de tensions.

9:56
Locuteur

Comment

9:57
Présentateur

est-ce que vous expliquez qu'après tous ces événements, l'État ait pu être pris de court de cette façon-là

10:02
Locuteur

? Je

10:03
Emmanuel Macron

vais vous dire de manière extrêmement précise ce qui s'est passé le 17.

10:06
Locuteur

C

10:07
Emmanuel Macron

'est d'abord un mouvement qui n'est pas comparable ni aux Gilets jaunes, ni à des émeutes

10:10
Locuteur

qu

10:11
Emmanuel Macron

'on a pu avoir dans les quartiers.

10:12
Locuteur

Il

10:13
Emmanuel Macron

y a une colère sociale qui s'exprime,

10:15
Locuteur

qui

10:15
Emmanuel Macron

est au fond multiforme.

10:17
Locuteur

Il

10:18
Emmanuel Macron

y

10:18
Locuteur

a

10:18
Emmanuel Macron

la crise lycéenne, certains étudiants qui s'agrègent,

10:21
Locuteur

et

10:21
Emmanuel Macron

on a une colère sur le pouvoir d'achat.

10:24
Locuteur

Ce qui

10:24
Emmanuel Macron

est assez atypique, parce que le pouvoir d'achat, c'est aussi ce que j'ai expliqué ces dernières semaines, c'est lié à des choses qui ne sont pas des décisions du gouvernement.

10:32
Présentateur

Le gouvernement peut quand même avoir un impact d'une façon ou d'une autre sur le pouvoir d'achat.

10:36
Emmanuel Macron

Oui et non, parce que c'est notre argent à tous. Il y a des dispositifs d'accompagnement, mais le cœur de ce qui déclenche cette crise de pouvoir d'achat, c'est la guerre en Iran, le blocage d'Hormuz, la montée des prix des carburants.

10:47
Locuteur

Et

10:48
Emmanuel Macron

donc, à six mois d'une présidentielle, c'est assez rare

10:50
Locuteur

quand

10:51
Emmanuel Macron

ce n

10:51
Locuteur

'est

10:51
Emmanuel Macron

pas lié. Ce n

10:52
Locuteur

'est

10:52
Emmanuel Macron

pas une augmentation d'impôts,

10:53
Locuteur

ce

10:53
Emmanuel Macron

n

10:53
Locuteur

'est

10:53
Emmanuel Macron

pas une décision,

10:54
Locuteur

ce

10:54
Emmanuel Macron

n

10:54
Locuteur

'est

10:54
Emmanuel Macron

pas une réforme des retraites qui déclenche ce mouvement social.

10:56
Présentateur

On est d'accord,

10:57
Locuteur

mais

10:57
Présentateur

simplement là-dessus, certains manifestants ou des élus qui soutiennent les manifestations estiment que, oui, il y a un contexte international qu'on ne va pas lier, parce que c'est une réalité, mais il y a par contre à côté la question des solutions portées par le gouvernement, s'il y en a, pour justement essayer de contrer tout cela. Donc

11:11
Locuteur

c'est ce que fait le gouvernement,

11:12
Emmanuel Macron

si vous voulez y revenir, sur la libération du carburant, sur les prix qu'on a plafonnés, etc. La colère, elle est sous-évaluée

11:21
Locuteur

par

11:21
Emmanuel Macron

les services de renseignement.

11:23
Locuteur

C

11:23
Emmanuel Macron

'est-à-dire, ce qu'on annonce, c'est plutôt 250 000 manifestants, il y

11:26
Locuteur

en

11:26
Emmanuel Macron

aura 500 000.

11:27
Locuteur

Donc

11:28
Emmanuel Macron

il y

11:28
Locuteur

a

11:28
Emmanuel Macron

déjà quelque chose, il y a

11:29
Locuteur

une

11:29
Emmanuel Macron

masse manifestants plus importante.

11:31
Locuteur

La

11:32
Emmanuel Macron

deuxième chose qui arrive le 17,

11:33
Locuteur

c

11:34
Emmanuel Macron

'est là où les black blocs,

11:35
Locuteur

les

11:36
Emmanuel Macron

forces d'ultra-gauche très violentes,

11:38
Locuteur

qui

11:39
Emmanuel Macron

viennent polluer nos manifestations trop souvent,

11:41
Locuteur

qu

11:41
Emmanuel Macron

'on a connues au moment de la réforme des retraites ou à d'autres occasions,

11:45
Locuteur

à

11:45
Emmanuel Macron

plusieurs premiers mai.

11:47
Locuteur

On

11:47
Emmanuel Macron

l'a connu aussi il

11:48
Locuteur

y

11:48
Emmanuel Macron

a 10 ans, lors des réformes

11:49
Locuteur

de

11:50
Emmanuel Macron

travail.

11:51
Locuteur

Ces

11:51
Emmanuel Macron

forces d'ultra-gauche, d'habitude, elles se mettent dans les cortèges, elles harcèlent et puis elles

11:54
Locuteur

font

11:56
Emmanuel Macron

des dégradations, des violences terribles

11:58
Locuteur

à

11:58
Emmanuel Macron

la fin des manifestations. C'est encore ce qu'on a vu, par exemple, samedi dernier. Là, le 17, elles interviennent

12:04
Locuteur

avant. Et

12:05
Emmanuel Macron

donc, elles prennent par surprise un dispositif qui est déjà sous-dimensionné,

12:09
Locuteur

avec

12:09
Emmanuel Macron

un plan qui a été assez méthodique. C'est-à

12:11
Locuteur

-dire,

12:11
Emmanuel Macron

elles attaquent la mairie de Marseille, elles vont brûler l'office du tourisme à Lyon, elles attaquent plusieurs sites parisiens.

12:18
Locuteur

Vous avez

12:19
Présentateur

la confirmation que ce soit à Marseille

12:20
Emmanuel Macron

ou que ce soit à Lyon, ce sont ces groupes précis, ils sont là derrière ? Oui, bien sûr, par les gens qui sont judiciarisés, par les traces qui ont été laissées. Quand il y

12:29
Locuteur

a

12:29
Emmanuel Macron

écrit « Aqab » et « Antifa », c'est assez rarement des gens qui sont venus avec d'autres motivations politiques.

12:34
Locuteur

Et

12:34
Emmanuel Macron

donc, oui, j'étais avec le maire là, j'ai vu aussi les gens de la caserne de la garde républicaine qui a été attaquée à 14 heures sur la place de la République. Donc, il y a eu ce dispositif, ça c'est très inédit.

12:46
Locuteur

Donc,

12:46
Emmanuel Macron

deuxième élément de surprise.

12:48
Locuteur

La

12:49
Emmanuel Macron

troisième chose, c'est qu'en voyant ces images,

12:51
Locuteur

il

12:52
Emmanuel Macron

y

12:52
Locuteur

a

12:52
Emmanuel Macron

eu une mobilisation

12:53
Locuteur

de

12:54
Emmanuel Macron

délinquants

12:55
Locuteur

qui

12:56
Emmanuel Macron

sont venus souvent des quartiers périphériques des centres-villes

12:58
Locuteur

et

12:58
Emmanuel Macron

qui, voyant que les choses se dégradaient, voyant que les forces de police étaient débordées,

13:02
Locuteur

se

13:03
Emmanuel Macron

sont dit

13:04
Locuteur

qu

13:04
Emmanuel Macron

'on peut y aller.

13:05
Locuteur

Et

13:05
Emmanuel Macron

vous avez eu plusieurs milliers de jeunes,

13:08
Locuteur

qui

13:08
Emmanuel Macron

sont très jeunes,

13:09
Locuteur

qui

13:09
Emmanuel Macron

sont venus plutôt des quartiers populaires,

13:11
Locuteur

à

13:12
Emmanuel Macron

Paris, à Lyon, à Marseille, ça c'est plutôt dans les grandes villes,

13:14
Locuteur

et

13:15
Emmanuel Macron

qui sont descendus et qui ont

13:16
Locuteur

pillé

13:17
Emmanuel Macron

les commerces. Et on a eu, en effet, un nombre énorme de commerces qui ont été attaqués, pillés dans les centres-villes.

13:22
Présentateur

Voilà, j'ai résumé, vous assumez que c

13:24
Emmanuel Macron

'était une situation

13:24
Présentateur

inédite par rapport

13:25
Locuteur

aux

13:26
Emmanuel Macron

manifestations ou aux récemment précédents. C'est une situation inédite par un défaut d'anticipation, notre faute,

13:33
Locuteur

par une

13:33
Emmanuel Macron

stratégie très inattendue de l'ultra-gauche. Donc,

13:37
Locuteur

j

13:38
Emmanuel Macron

'allais dire leur méchanceté,

13:39
Locuteur

ce

13:39
Emmanuel Macron

n

13:39
Locuteur

'est

13:39
Emmanuel Macron

pas pour être gentils sans doute, mais enfin bon, ils ont fait très mal, y compris à Limoges, parce que c'est eux qui vont former, chauffer des jeunes et des paysans pour venir sur la mairie. Et troisième chose, ce mouvement de délinquance qui vient sur la base d'images et qui, en quelque sorte,

13:54
Locuteur

s

13:54
Emmanuel Macron

'adapte et adapte sa stratégie avec des applications qu'ils utilisent et ils descendent. Donc, voilà les trois phénomènes qu'il se fait. Donc, ce que je veux dire par là, c'est que ce dispositif était inadapté. Du coup, on en tire les conséquences sur la partie ordre publique

14:06
Locuteur

et

14:07
Emmanuel Macron

je décide le 18 qu'on va à la fois ouvrir des négociations sur les revendications pour calmer le mouvement social,

14:13
Locuteur

mais

14:13
Emmanuel Macron

on va rétablir l'ordre républicain avec partout où c'est nécessaire des couvre-feux dès le 19, avec des manifestations qui vont se tenir en dehors des centres-villes pour protéger nos commerces et nos bâtiments

14:25
Locuteur

publics

14:26
Emmanuel Macron

avec plus de force et avec maintenant aussi de l'anticipation et du contrôle dans

14:29
Locuteur

les

14:29
Présentateur

profils.

14:30
Locuteur

Et

14:30
Présentateur

sur ce point précisément, sur la question des manifestations, il y a une phrase de votre part qui a beaucoup fait réagir il

14:37
Locuteur

y

14:37
Présentateur

a quelques jours, le 22 octobre, vous avez dit que les demandes de manifester faites, je cite, par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela seraient interdites par les préfets et quand ce ne sont pas des organisations syndicales partout où on le peut, on interdira. La Ligue des droits de l'homme parle d'une déclaration parfaitement illégale, Amnesty y voit, je cite, une forme d'inversion des principes du droit où le droit de manifester devient l'exception. Depuis quand est-ce qu'il y a un critère de légitimité dans la loi pour exercer un droit à manifester ? Alors,

15:09
Emmanuel Macron

c'est simple, ce qu'on a appliqué et c'est très clair, c'est de se dire, on regarde tous les dépôts, d'abord,

15:15
Locuteur

on

15:16
Emmanuel Macron

a regardé, parfois on a été cassé, donc il y

15:18
Locuteur

a

15:18
Emmanuel Macron

un contrôle du juge. Ensuite, il y a des gens qui veulent créer littéralement des émeutes, il y

15:23
Locuteur

a

15:23
Emmanuel Macron

des gens qui proposent des rassemblements

15:25
Locuteur

dont

15:26
Emmanuel Macron

on voit bien qu

15:26
Locuteur

'ils

15:26
Emmanuel Macron

n'ont pas d'objectif

15:27
Locuteur

clair

15:28
Emmanuel Macron

si ce

15:29
Locuteur

n

15:29
Emmanuel Macron

'est de créer le désordre ou de déclencher une situation de désordre.

15:32
Présentateur

Cette

15:32
Locuteur

question

15:33
Présentateur

de légitimité que vous évoquez

15:34
Locuteur

? Oui. Dans la

15:37
Présentateur

loi, il n'y a pas de... Non, mais là, on est dans

15:40
Locuteur

une

15:40
Emmanuel Macron

situation, vous le voyez bien, où l'ordre public doit être tenu. Et donc, c'est pour ça, d'ailleurs, que c'est sous le contrôle du juge.

15:46
Locuteur

De

15:46
Emmanuel Macron

manière très claire, plusieurs préfets ont parfois interdit

15:49
Locuteur

tout

15:49
Emmanuel Macron

bonnement des demandes qui étaient faites par des syndicats ou des organisations non représentatives. Il est arrivé que les décisions soient cassées. Donc, la loi est respectée dans notre pays. Alors, pourquoi ?

15:58
Locuteur

Ça

15:58
Emmanuel Macron

n

15:58
Locuteur

'est

15:58
Emmanuel Macron

pas mis en situation...

15:59
Locuteur

Parce

15:59
Emmanuel Macron

que je veux que chacun comprenne qu'après le 17 octobre, justement pour éviter les situations du pire,

16:05
Locuteur

parce

16:06
Emmanuel Macron

qu'on a des gens aujourd'hui qui ont décidé d'utiliser les manifestations

16:10
Locuteur

pour

16:10
Emmanuel Macron

faire de l'hyperviolence,

16:12
Locuteur

on

16:12
Emmanuel Macron

fait courir un risque à tout le monde.

16:14
Locuteur

Et

16:14
Emmanuel Macron

donc,

16:15
Locuteur

on

16:15
Emmanuel Macron

a préservé

16:16
Locuteur

le

16:16
Emmanuel Macron

droit de manifester. C'est une des raisons qui fait que d'ailleurs, je n

16:19
Locuteur

'ai

16:19
Emmanuel Macron

absolument pas cherché un régime d'exception, je n

16:21
Locuteur

'ai

16:21
Emmanuel Macron

pas déclaré l'état d'urgence.

16:23
Présentateur

Il y a quand même une exception dans le sens que vous dites, s'il

16:25
Locuteur

n'y

16:25
Présentateur

a pas de syndicat, on

16:26
Locuteur

ne

16:26
Présentateur

peut

16:26
Emmanuel Macron

pas... Et donc, il

16:27
Locuteur

y

16:27
Emmanuel Macron

a aussi des gens qui n'étaient pas des syndicats représentatifs qui ont pu déposer des demandes et qui ont été acceptés. Mais partout,

16:33
Locuteur

on

16:34
Emmanuel Macron

a proposé un trajet alternatif.

16:36
Présentateur

Pour éviter effectivement les commerces. Et

16:38
Locuteur

donc, c'est comme ça qu'on

16:39
Emmanuel Macron

a atterri et c'est comme ça qu'on a pu organiser les choses. Et je peux vous dire que cette décision,

16:44
Locuteur

elle

16:44
Emmanuel Macron

a sauvé beaucoup de centres-villes samedi dernier parce qu'elle a permis à nos forces de l'ordre d'encadrer des manifestations

16:51
Locuteur

qui

16:51
Emmanuel Macron

ont été déclarées, auxquelles on a proposé des tracés alternatifs qui se sont bien passés et

16:56
Locuteur

d'éviter que ceux

16:57
Emmanuel Macron

qui utilisent ce contexte viennent tout casser. Et je pense que c'est très important aussi parce que dans notre constitution et les droits qu'on veut défendre et je les soutiens comme vous et donc je suis attaché aux droits de manifester, je suis aussi attaché aux droits de commercer, aux droits de propriété. Et

17:12
Locuteur

donc

17:12
Emmanuel Macron

je suis attaché

17:14
Locuteur

à

17:14
Emmanuel Macron

l'ordre public sans lequel il

17:15
Locuteur

n'y

17:15
Emmanuel Macron

a pas de libère.

17:15
Présentateur

Et sur cette question, on vous l'avait dit effectivement samedi dernier, globalement, les manifestations se sont déroulées dans le CAM, le ministre de

17:21
Locuteur

l

17:21
Présentateur

'Intérieur aussi l

17:22
Locuteur

'a

17:22
Présentateur

déclaré. Mais ma question portait pas forcément sur le fait d'excentrer les lieux de manifestation, mais encore une fois, sur sa déclaration, le fait de parler de gens qui n'ont aucune légitimité et de dire encore une fois quand ce ne sont pas des organisations syndicales partout où on le peut, on interdira, ça ce n'est encore une fois pas quelque chose qui est inscrit dans la loi. Non,

17:39
Emmanuel Macron

c'est tout à fait vrai, mais c'est une indication que j'envoie, c'est-à-dire je dis maintenant il faut un retour au calme, mais je veux préserver le droit de manifester des organisations syndicales qui portent un mouvement social,

17:50
Locuteur

je

17:50
Emmanuel Macron

dis à tout le monde regardez dans quel état les pays après le 17,

17:53
Locuteur

on

17:53
Emmanuel Macron

doit revenir au

17:54
Locuteur

calme.

17:55
Présentateur

Autre question concernant... La

17:56
Emmanuel Macron

loi et la constitution sont respectées, tout ça se fait sous le contrôle.

17:58
Présentateur

Concernant le... et le Conseil d'État a réagi dans la foulée. Concernant la

18:02
Locuteur

question... Il n'a pas réagi

18:02
Emmanuel Macron

dans la foulée à ce que j'ai dit. Non,

18:04
Locuteur

non.

18:04
Emmanuel Macron

Il a agi... Suite à un recours qui a été... Et il a d'ailleurs écarté ce recours pour aller au bout du raisonnement. Donc il n'a pas réagi, il a écarté le recours des gens qui...

18:12
Présentateur

En disant que c'était le rôle des préfets de prendre cette

18:14
Emmanuel Macron

décision. Et donc les préfets ont regardé et les préfets l'ont fait sous le contrôle du tribunal administratif. Donc vous pouvez être ainsi rassurés. A la fois les gens qui ont dit ce que vous avez dit ont été déboutés devant le Conseil d'État sur mes propos et les préfets ont fait leur travail et sous le contrôle du juge administratif. Parfois ont interdit, parfois ont proposé des tracés alternatifs

18:33
Locuteur

et

18:33
Emmanuel Macron

à chaque fois que ça a été réautorisé, on fait... Il y a eu des cas où les choses ont été interdites et les gens ont manifesté comme à Bordeaux

18:39
Locuteur

et

18:40
Emmanuel Macron

ils sont poursuivis.

18:41
Présentateur

Le Premier ministre a écrit le 22 octobre aux opérateurs pour qu'ils se tiennent prêts à couper TikTok, Instagram et Snapchat pendant le week-end selon une information du média Blast. Matignon de son côté n'a pas démenti depuis cette information. Les opérateurs n'ont pas confirmé mais n'ont pas démenti non plus. Question très simple, avez-vous envisagé de couper les réseaux sociaux en France ?

19:02
Emmanuel Macron

Non, il y a eu un travail qui a été conduit sous l'autorité du Premier ministre

19:05
Locuteur

et

19:06
Emmanuel Macron

qui était nécessaire

19:08
Locuteur

pour

19:08
Emmanuel Macron

qu

19:08
Locuteur

'on

19:08
Emmanuel Macron

puisse réguler l'action de certains sur les plateformes. Et donc,

19:14
Locuteur

qu

19:15
Emmanuel Macron

'est-ce que les plateformes doivent faire ? D'abord, elles doivent souvent en regard de leurs conditions générales d'utilisation écarter beaucoup de contenu illicite, illégaux

19:23
Locuteur

parce

19:23
Emmanuel Macron

qu'elles font assez moyennement. Ensuite, au regard de nos lois européennes et en particulier de la directive sur les services numériques des DSA,

19:34
Locuteur

elles

19:34
Emmanuel Macron

doivent écarter, elles doivent retirer

19:36
Locuteur

les

19:37
Emmanuel Macron

contenus illicites. Il y avait beaucoup de contenus qu'on a vus le 17

19:40
Locuteur

qui

19:40
Emmanuel Macron

étaient des contenus à l'appel au pillage, à l'appel à la violence extrême, etc., qui n'avaient pas été enlevés.

19:45
Locuteur

Donc,

19:46
Emmanuel Macron

ce qu'on a fait après le 17, c'est qu'on a mobilisé ce qu'on appelle la plateforme Faros, qui est une équipe de signalement. Voilà. Et donc, il y

19:53
Locuteur

a

19:53
Emmanuel Macron

eu beaucoup plus de signalements.

19:55
Locuteur

On

19:55
Emmanuel Macron

a été signalés à la plateforme Faros par l'ensemble des services plusieurs milliers. Plusieurs ont été pris en compte de manière administrative. Et il y a, je crois, un peu plus de 200 signalements qui ont été faits par Faros aux plateformes. et elles ont retiré une très grande partie de ces... Ça, c

20:10
Présentateur

'est sur la question de la suppression.

20:12
Emmanuel Macron

Ça, donc.

20:12
Locuteur

La

20:13
Emmanuel Macron

deuxième chose qu'a faite le Premier ministre et l'ensemble de ses services,

20:18
Locuteur

c

20:18
Emmanuel Macron

'est de demander de bien surveiller en temps réel. Il y a eu une bonne coopération samedi dernier en temps réel. La troisième chose,

20:23
Locuteur

c

20:24
Emmanuel Macron

'est de regarder leur fonctionnalité, en particulier MAP, qui avait été utilisée par beaucoup particuliers dans la troisième phase que j'évoquais de délinquants pour se réunir sur des points. Donc, voilà exactement ce qu'a fait le gouvernement, ce qu'il continuera de faire.

20:36
Locuteur

À

20:36
Emmanuel Macron

côté de ça, le gouvernement n'a pas coupé des finiaux...

20:40
Locuteur

Est-ce qu'il a été

20:40
Présentateur

envisagé de

20:41
Locuteur

couper ces réseaux

20:42
Emmanuel Macron

sociaux

20:42
Locuteur

?

20:42
Emmanuel Macron

Écoutez,

20:42
Locuteur

il

20:42
Emmanuel Macron

y

20:42
Locuteur

a

20:42
Emmanuel Macron

eu des discussions qui ont été faites par le Premier ministre. Le Matignon s'est exprimé déjà sur ça, c'est-à-dire les services de M. le Premier ministre. Donc, il y a eu, en tout cas, une grande rigueur qui a été mise et la stratégie qui est développée, qui est cohérente avec ce que la France mène d'ailleurs depuis plusieurs années, c'est qu'il y ait une responsabilité...

21:02
Présentateur

Des plateformes

21:03
Locuteur

vis-à-vis des

21:03
Emmanuel Macron

plateformes. Parce que c'est un peu la même chose que ce qu'on dit depuis tout à l'heure.

21:07
Locuteur

C

21:08
Emmanuel Macron

'est qu'il n'y

21:08
Locuteur

a

21:08
Emmanuel Macron

pas de société humaine

21:10
Locuteur

où

21:10
Emmanuel Macron

il n

21:10
Locuteur

'y

21:10
Emmanuel Macron

a pas de liberté sans ordre public et où il n

21:12
Locuteur

'y a

21:12
Emmanuel Macron

pas de liberté sans responsabilité. Et moi, je suis, comme vous, attaché à la liberté.

21:17
Locuteur

Mais

21:17
Emmanuel Macron

quand elle est dévoyée par des gens pour des projets funestes, on doit mettre en place des systèmes de responsabilité. Et d'ailleurs, c'est dans la loi. Donc, voilà

21:24
Présentateur

ce

21:24
Emmanuel Macron

qu

21:24
Présentateur

'a

21:24
Emmanuel Macron

fait... Mais

21:25
Locuteur

donc, pas de question

21:25
Présentateur

d'interdiction des réseaux sociaux ?

21:27
Emmanuel Macron

Non, ce qui va leur être redemandé, c'est de retirer les contenus illicites et c'est d'être très vigilants sur l'utilisation

21:33
Locuteur

de

21:33
Emmanuel Macron

certaines de leurs fonctionnalités

21:35
Locuteur

pour

21:35
Emmanuel Macron

éviter qu'elles soient détournées

21:36
Locuteur

de

21:37
Emmanuel Macron

leurs intentions premières

21:38
Locuteur

par

21:38
Emmanuel Macron

des gens qui veulent venir soit faire des pillages ou autre.

21:41
Présentateur

Sur la question des revendications des jeunes, qui est forcément le point important, donc on va passer à une partie assez importante sur ce sujet avant d'en aborder d'autres après. Il y a eu tout un tas d'annonces qui ont été faites en début de semaine par le Premier ministre, par le ministre de l'Éducation nationale aussi. Le gouvernement a notamment annoncé le remplacement de Parcoursup en 2028 avec certains changements potentiellement dès 2027. Le gouvernement annonce aussi 15 000 places supplémentaires dans le supérieur, dont 10 000 en BTS. Mais l'intersyndicale jeunesse, vous l'avez très sûrement vu, en demande plus

22:13
Locuteur

et

22:13
Présentateur

plus largement appelle à poursuivre la mobilisation avec d'autres manifestations qui sont prévues notamment samedi. Un des retours qu'on entend beaucoup chez certains jeunes et chez les syndicats étudiants, c'est le fait que remplacer Parcoursup, c'est un élément qui est réclamé depuis longtemps, on l'a dit, mais c'est aussi une inquiétude que ça ne règle pas le problème et que le problème derrière ce soit finalement la question de la sélection à l'université, la question du manque de place à l'université et du coup d'une sélection qui serait faite. Est-ce qu'ils ont tort sur ce point

22:41
Locuteur

?

22:42
Emmanuel Macron

D'abord sur la méthode, je pense qu'il y a eu beaucoup de réunions qui ont été faites dès les premières semaines du mouvement qui manifestement n

22:51
Locuteur

'ont

22:51
Emmanuel Macron

pas permis de purger les choses. Il

22:53
Locuteur

y a

22:53
Emmanuel Macron

une plateforme qui a été lancée qui a permis de collecter plus de 100 000 contributions

23:00
Locuteur

et

23:01
Emmanuel Macron

donc ça, plus les écoutes de l'intersyndicale mais aussi du Conseil national de la vie lycène et des conseils académiques ont permis de consolider les choses. Donc il y avait ce travail qui était nécessaire

23:10
Locuteur

et

23:10
Emmanuel Macron

il a dégagé des axes de travail. Donc moi je pense qu'à partir du moment où le gouvernement commence à dire il y

23:15
Locuteur

a

23:15
Emmanuel Macron

des choses qu

23:15
Locuteur

'on

23:15
Emmanuel Macron

fait tout de suite

23:16
Locuteur

et

23:17
Emmanuel Macron

on enclenche aussi un travail en quelques semaines

23:20
Locuteur

pour

23:20
Emmanuel Macron

pouvoir bouger les autres,

23:21
Locuteur

il

23:22
Emmanuel Macron

faut plutôt se mettre autour de la table qu'en confrontation.

23:25
Locuteur

Donc

23:25
Emmanuel Macron

je pense qu'en termes de démarche,

23:27
Locuteur

Premier

23:27
Emmanuel Macron

ministre, les ministres ont été clairs, je l'ai été dans le dialogue que j'ai eu avec eux

23:32
Locuteur

et

23:32
Emmanuel Macron

je pense que maintenant il faut plutôt avancer et travailler. Maintenant on peut revenir sur chacun de ces points, il y a aussi le bâti scolaire, il

23:38
Locuteur

y a le rythme

23:39
Présentateur

scolaire

23:39
Locuteur

et

23:39
Présentateur

autres. Mais sur la question du nombre de places à l'université,

23:42
Locuteur

c

23:42
Présentateur

'est encore une fois un des éléments qui est central.

23:44
Locuteur

Quand

23:44
Emmanuel Macron

on regarde les choses en 10 ans,

23:46
Locuteur

on

23:47
Emmanuel Macron

a

23:47
Locuteur

plus

23:48
Emmanuel Macron

de places à l'université, beaucoup plus de places à l'université.

23:50
Locuteur

En

23:51
Emmanuel Macron

2017, on devait être à 2 millions et demi,

23:53
Locuteur

on

23:53
Emmanuel Macron

est à peu près à 3 millions

23:54
Locuteur

dans

23:55
Emmanuel Macron

l'enseignement supérieur, c'est-à-dire université, école d'ingénieur, BTS, etc. Donc on en a créé.

24:00
Locuteur

Il

24:01
Emmanuel Macron

y a eu une tension sur la plaque parisienne, c'est ce qui conduit le gouvernement à créer ces 15 000 places supplémentaires

24:06
Locuteur

et

24:07
Emmanuel Macron

à adapter les choses.

24:08
Locuteur

Je

24:09
Emmanuel Macron

crois qu'il

24:09
Locuteur

y

24:09
Emmanuel Macron

a surtout une espèce de,

24:12
Locuteur

pas

24:12
Emmanuel Macron

de malentendu collectif, mais on ne voit pas assez d'où on vient et ce qu'on peut faire.

24:17
Locuteur

il

24:18
Emmanuel Macron

y a 30 ans,

24:20
Locuteur

il

24:20
Emmanuel Macron

y avait une sélection, elle était au bac, c'est-à-dire une classe d'âge, elle avait environ à 60 % le bac. Aujourd'hui, il y a 95 % d'une classe d'âge, approximativement ça, 90 et 95 % qui a le bac.

24:33
Locuteur

Ça

24:34
Emmanuel Macron

veut dire que tout le monde, quasiment dans une classe d'âge, arrive à l'université.

24:38
Locuteur

Est

24:39
Emmanuel Macron

-ce que c'est possible ? Est-ce que le but de la vie, c'est d'aller à l'université ? Non, c'est de pouvoir se préparer comme citoyen, être formé

24:45
Locuteur

et

24:45
Emmanuel Macron

être formé à un métier.

24:46
Présentateur

Et en même temps, si certains le souhaitent et ne peuvent pas y aller,

24:49
Locuteur

c

24:50
Présentateur

'est

24:50
Locuteur

vrai.

24:50
Emmanuel Macron

On est dans un pays, je vous le rappelle, où aussi ces dernières années, on a beaucoup amélioré les choses. Jusqu'au même, je le rappelle, parce qu'on ne le dit plus jamais dans le débat public, mais dans notre pays, l'université est gratuite. Dans notre pays, depuis 2017, on a rendu la mutuelle étudiante gratuite,

25:05
Locuteur

on

25:05
Emmanuel Macron

a amélioré les conditions, on a revalorisé les bourses en 2023, là il y

25:09
Locuteur

a

25:09
Emmanuel Macron

encore un geste qui est fait pour les

25:10
Locuteur

bourses, on

25:10
Emmanuel Macron

a un système de bourses beaucoup plus généreux que les voisins. On a mis, pendant le Covid, le repas à un euro qu'on a réactivé.

25:16
Locuteur

On parlera de

25:16
Présentateur

la question aussi à l'appel.

25:17
Locuteur

Je veux dire par là que

25:18
Emmanuel Macron

les

25:19
Présentateur

présidents de l'université demandent dès 2027 80 millions d'euros pour 20 000 places, c'est ce qu'ils ont évoqué, les présidents de l'université. Le

25:27
Emmanuel Macron

gouvernement a une copie budgétaire à tenir, il fait 15 000, mais ce que je veux vous dire,

25:31
Locuteur

c

25:31
Emmanuel Macron

'est que ces dix dernières années... Pas 15 000 à l'université. On a 15 000 dans le SUP. Ils demandent précisément 20 000 places

25:36
Locuteur

à

25:37
Présentateur

l'université. C'est normal.

25:38
Locuteur

Ce

25:38
Présentateur

n

25:38
Locuteur

'est

25:38
Présentateur

pas pareil. À l'université, c'est 1 000 places, il me semble, dans les

25:40
Locuteur

filières

25:41
Emmanuel Macron

de santé. Mais c'est normal que le gouvernement n'accède pas à toutes les demandes de tout le monde. Sinon, il y a un mois, tout le monde nous disait vous avez un problème de finances publiques. Précisément parce qu'on a beaucoup réinvesti dans la nation.

25:53
Locuteur

Je

25:53
Emmanuel Macron

vous redis, en dix ans, on a créé plus de 500 000 places dans l'enseignement supérieur.

25:58
Locuteur

C

25:58
Emmanuel Macron

'est-à-dire que la génération qui arrive, il

25:59
Locuteur

y

25:59
Emmanuel Macron

a plus de jeunes qui rentrent dans l'enseignement supérieur qu'avant. Mais il n

26:02
Locuteur

'y a

26:02
Emmanuel Macron

pas que l'université. Et donc, il y a aussi tout ce qu'on a fait sur l'apprentissage. Là, depuis 2017, on aura formé 6 millions d'apprentis. Donc, cette voie-là est aussi une voie féconde. Il y a aussi le travail et la formation continue. Donc, je veux dire, il faut qu'on sorte de l'idée qu'en quelque sorte, tu aurais un droit universel à l'université. C'est faux et ce n

26:21
Locuteur

'est

26:21
Emmanuel Macron

pas souhaitable. Mais les présidents d'universités évoquent une tension. Mais les présidents d'universités, ils défendent leur biftec. C'est normal. Donc,

26:27
Locuteur

ils

26:27
Emmanuel Macron

doivent être écoutés,

26:28
Locuteur

consacrés. C'est la question de

26:28
Emmanuel Macron

l

26:28
Présentateur

'éducation des

26:29
Locuteur

jeunes.

26:29
Emmanuel Macron

Mais en même temps,

26:30
Locuteur

ce

26:30
Emmanuel Macron

qui est important,

26:31
Locuteur

c

26:32
Emmanuel Macron

'est l'orientation de nos jeunes.

26:33
Locuteur

Et

26:33
Emmanuel Macron

donc,

26:34
Locuteur

je

26:34
Emmanuel Macron

crois qu'il faut être

26:35
Locuteur

honnête

26:35
Emmanuel Macron

et sincère tous.

26:37
Locuteur

C

26:37
Emmanuel Macron

'est mentir à une génération que de lui dire

26:39
Locuteur

ce

26:39
Emmanuel Macron

qu

26:40
Locuteur

'on

26:40
Emmanuel Macron

doit faire, c'est vous garantir à 100% des entrées à l'université. Ce qu'il faut faire, c'est regarder à quoi mène l'université.

26:45
Locuteur

C

26:45
Emmanuel Macron

'est pour ça que, dans Parcoursup, j'insistais d'ailleurs auprès

26:48
Locuteur

de

26:49
Emmanuel Macron

la Terre syndicale quand je l

26:50
Locuteur

'ai

26:50
Emmanuel Macron

vue vendredi dernier,

26:51
Locuteur

une

26:51
Emmanuel Macron

chose qui n'existait pas pour ma génération, qui n'existait pas non plus pour la vôtre.

26:55
Locuteur

C

26:55
Emmanuel Macron

'est la transparence

26:56
Locuteur

des

26:57
Emmanuel Macron

diplômations et des suites professionnelles.

26:59
Locuteur

C

26:59
Emmanuel Macron

'est-à-dire que quand on va s'inscrire à l'université ou dans une école d'ingénieurs, jusqu'à présent, on ne savait pas combien allait au diplôme, combien était diplômé

27:07
Locuteur

et

27:08
Emmanuel Macron

combien sortait avec un travail. Maintenant, on le sait pour une bonne partie des filières et on va continuer de l'améliorer. Ça, c'est clé. Parce que quelle est la promesse légitime qu'on doit faire

27:17
Locuteur

à

27:18
Emmanuel Macron

un jeune bachelier

27:19
Locuteur

? C

27:19
Emmanuel Macron

'est de l'aider à s'orienter peut-être vers l'université, peut-être vers des filières en effet de santé, peut-être vers un BTS, vers une école d'ingénieurs, peut-être vers le travail et d'être formé plus tard. Mais en tout cas, de lui donner la transparence quelle que soit sa formation sur

27:35
Locuteur

ce qu

27:35
Emmanuel Macron

'elle permet de déboucher. Et là, ce qui ne va pas,

27:38
Locuteur

c

27:38
Emmanuel Macron

'est qu'on fait croire à tout le monde qu'en fait, si on a 100% de place à l'université ou qu

27:42
Locuteur

'on

27:42
Emmanuel Macron

donne ce qu'on peut dire à les présidents, l'avenir sera rose. Ce n

27:45
Locuteur

'est

27:45
Emmanuel Macron

pas vrai. Je pense qu'on est responsable et il ne faut pas faire de démagogie.

27:52
Locuteur

On

27:52
Emmanuel Macron

a un système avec Parcoursup qui est bien meilleur que ce qu'il y avait avant, qui était APB.

27:56
Locuteur

Parce

27:57
Emmanuel Macron

qu

27:57
Locuteur

'il

27:57
Emmanuel Macron

n

27:57
Locuteur

'y a

27:57
Emmanuel Macron

pas de tirage au sort, parce qu'il est beaucoup plus transparent sur justement ce que donne ces filières. Ce système,

28:03
Locuteur

il

28:03
Emmanuel Macron

a été clairement, aujourd'hui,

28:05
Locuteur

il

28:05
Emmanuel Macron

crée de la défiance. Donc, on doit le refonder, le remplacer.

28:07
Locuteur

Et une

28:07
Emmanuel Macron

angoisse importante de nombreux. Et une angoisse.

28:10
Locuteur

Mais

28:10
Emmanuel Macron

cette angoisse, c'est l'angoisse de l'orientation. Donc, qu'est-ce qu'on doit faire ? Dans les chantiers qui sont ouverts, c'est quoi

28:15
Locuteur

?

28:15
Emmanuel Macron

Un, améliorer l'orientation

28:17
Locuteur

en

28:17
Emmanuel Macron

amont.

28:18
Locuteur

Ça,

28:19
Emmanuel Macron

c'est clé. C'est une des choses que j'ai lancées depuis 2022 qu'on veut accélérer.

28:22
Locuteur

Mais

28:23
Emmanuel Macron

c'est clé pour accompagner les jeunes et leurs familles.

28:25
Locuteur

La

28:25
Emmanuel Macron

deuxième chose, il faut garder la transparence. Il faut garder un système qui vous permet de choisir entre toutes les formations.

28:30
Locuteur

Mais

28:30
Emmanuel Macron

on doit

28:31
Locuteur

être

28:32
Emmanuel Macron

beaucoup mieux,

28:33
Locuteur

avoir

28:33
Emmanuel Macron

plus de clarté sur les critères de choix.

28:36
Locuteur

Ce

28:36
Emmanuel Macron

n

28:36
Locuteur

'est

28:36
Emmanuel Macron

pas le cas aujourd'hui dans Parcoursup.

28:39
Locuteur

Tous

28:39
Emmanuel Macron

les lycéens le disent clairement. On doit ensuite avoir un retour à ces choix. Et on doit en effet dans les endroits où il y

28:45
Locuteur

a

28:45
Emmanuel Macron

le plus de tensions pouvoir réouvrir des places ce qu'on a fait chaque année. Et sur cette question précise, parce que vous

28:50
Présentateur

parliez de la clarté, le gouvernement envisage d'utiliser l'intelligence artificielle pour conseiller les lycéens. C'est ce qu

28:56
Locuteur

'il

28:56
Présentateur

a annoncé en tout cas à partir des admissions des années précédentes. De quoi parle-t-on exactement ? Est

29:01
Locuteur

-ce

29:01
Présentateur

qu'on a plus d'informations sur ça ? On a vu, quand on a évoqué dans nos différents formats sur YouTube ou autres les annonces du gouvernement, un des retours, une des questions qui revenait le plus,

29:11
Locuteur

c

29:11
Présentateur

'était cette question de l'IA. Que vient faire l'IA sur un Parcoursup alors qu'on sait qu'il

29:15
Locuteur

y a

29:15
Présentateur

justement cette crainte de manque de transparence sur l'algorithme, etc. Donc on sait que ce sujet était présent. Là, on voit que ce sujet de l'IA a aussi fait beaucoup peur. Est-ce qu'on a plus d'informations sur ça ?

29:27
Emmanuel Macron

Là, pour le coup, le chantier est lancé.

29:30
Locuteur

L

29:30
Emmanuel Macron

'engagement qui a été pris par le gouvernement, c'est de dire on y va, on ouvre.

29:33
Locuteur

Et

29:33
Emmanuel Macron

on refonde quelque chose ensemble.

29:36
Locuteur

Ce

29:36
Emmanuel Macron

que je dis juste,

29:39
Locuteur

moi,

29:39
Emmanuel Macron

je dis juste une chose.

29:41
Locuteur

On

29:41
Emmanuel Macron

a collectivement beaucoup amélioré le système depuis 10 ans,

29:44
Locuteur

à

29:44
Emmanuel Macron

la fois par rapport à APB, à la fois par rapport au SUP.

29:47
Locuteur

Et

29:48
Emmanuel Macron

je voulais revenir sur qu'est-ce que c'est l'organisation et vous dire il ne

29:50
Locuteur

faut

29:50
Emmanuel Macron

pas être démago. Maintenant, le chantier va être ouvert en transparence. Donc moi, je n

29:54
Locuteur

'ai

29:54
Emmanuel Macron

pas la réponse aujourd'hui. Est-ce qu'il faut se priver de l'IA ? Non, parce que ça sert à gérer beaucoup mieux des données en masse. Simplement, il faut que ce soit très transparent et très clair sur ce que fait l'IA et ce qu'elle dit. Mais quel est l'objectif

30:07
Locuteur

? C

30:08
Emmanuel Macron

'est que

30:08
Locuteur

dans

30:09
Emmanuel Macron

une classe d'âge, et là, on a des jeunes avec une classe d'âge qui est encore assez nombreuse,

30:14
Locuteur

ceux

30:14
Emmanuel Macron

qui sont au lycée. Après, on a moins de collégiens, ça commence à rebaisser.

30:16
Locuteur

Mais que

30:17
Emmanuel Macron

tous les jeunes aient une réponse. Et donc, d'abord, il ne

30:19
Locuteur

faut

30:19
Emmanuel Macron

pas attendre par rapport au SUP.

30:20
Locuteur

C

30:21
Emmanuel Macron

'est qu'on puisse les accompagner pour lui dire qu'est-ce que tu veux faire après, comment être honnête aussi sur les débouchés professionnels. Ensuite,

30:26
Locuteur

qu

30:27
Emmanuel Macron

'on puisse avoir des règles claires du jeu sur quels sont les critères qui sont pris par les universités et les écoles. Ça, ça ne marche pas bien. Ça, peut-être que l'IA peut aider, mais c'est surtout des rapports, je dirais, plus humains. Troisième chose, s'il y a de l'IA ou des algorithmes, il faut qu'ils soient transparents, il

30:41
Locuteur

faut

30:41
Emmanuel Macron

qu

30:41
Locuteur

'ils

30:41
Emmanuel Macron

soient expliqués. Et à la rigueur, si dans le groupe de travail, les gens disent qu

30:45
Locuteur

'on

30:45
Emmanuel Macron

n'en veut pas, qu'on préfère des connexions directes, c'est ce qu

30:48
Locuteur

'ils

30:48
Emmanuel Macron

retiendront. Et je pense que là,

30:49
Locuteur

il

30:49
Emmanuel Macron

ne

30:49
Locuteur

faut

30:49
Emmanuel Macron

pas

30:50
Locuteur

de

30:51
Emmanuel Macron

tabou. Il faut recréer la confiance en gardant l'efficacité de l'instrument, sa transparence

30:55
Locuteur

et

30:55
Emmanuel Macron

un objectif qui ait la meilleure orientation possible pour nos lycéens.

30:58
Présentateur

On suivra du coup les changements de cette année et le remplacement complet l'année prochaine. Autre question, et parmi les revendications qui étaient très importantes, on a entendu énormément de lycéens témoigner de leurs établissements, parfois dans des états vétustes, mal isolés, avec des conséquences très importantes, d'ailleurs que ce soit pour les élèves mais aussi pour les enseignants, pour tout le personnel qui travaille dans ce cadre-là. Pour rénover les lycées, le gouvernement a annoncé jusqu'à 4 milliards d'euros de prêts d'ici 2030, des prêts également destinés aux écoles, et aux collèges.

Mais dans le même temps, les régions, qui sont donc responsables des lycées, dénoncent le projet de budget 2027 qui a été présenté par le gouvernement. Un projet qui prévoit de leur retirer 1 milliard d'euros. On est à 2,7 milliards d'euros de baisse sur 3 ans. La crainte ici qui est annoncée, c'est que d'un côté,

31:46
Locuteur

il

31:46
Présentateur

y a non pas une subvention mais un prêt qui est accordé ou qui est proposé aux régions. Et en parallèle, ces mêmes régions, on leur demande de faire un effort financier. La crainte et le retour des régions depuis l'annonce, c'est qu'en fait, elles n'auront pas les moyens de mettre en œuvre quelconque rénovation supplémentaire dans ce cadre-là.

32:01
Locuteur

C

32:02
Emmanuel Macron

'est normal.

32:03
Locuteur

Ils

32:03
Emmanuel Macron

défendent là aussi leurs intérêts.

32:05
Locuteur

Depuis

32:06
Emmanuel Macron

10 ans, quand je regarde ce qui s'est fait par rapport aux 20 dernières années, on a beaucoup moins mis les collectivités territoriales à contribution

32:12
Locuteur

dans

32:12
Emmanuel Macron

le taux d'effort qui est fait pour les finances publiques. Or, et là aussi, c'est important pour nos jeunes,

32:17
Locuteur

on

32:17
Emmanuel Macron

doit être sérieux et donc tenir la copie à 5% de déficit. Le Premier ministre, son gouvernement ont prévu une copie budgétaire. Non, mais qui

32:26
Présentateur

? Beaucoup là-dessus disent qu'il y

32:28
Locuteur

a

32:28
Présentateur

évidemment le contexte du budget qu'on évoque régulièrement sur la chaîne. Toute cette question,

32:32
Locuteur

la

32:32
Présentateur

question de la dette,

32:33
Locuteur

la

32:33
Présentateur

question du déficit, ce contexte-là, il est connu. La question qui se pose, c'est la question de la priorisation, de où est-ce que l'effort doit être fait. Et ce que disent ici les régions, c'est qu

32:41
Locuteur

'on

32:42
Présentateur

ne

32:42
Locuteur

peut

32:42
Présentateur

pas d'un côté nous demander, ou nous encourager à rénover les bâtiments dans lesquels les lycéens vont aller étudier et en parallèle, nous demander de faire un effort et de faire des économies. Donc,

32:51
Emmanuel Macron

d'abord, l'état du bâti scolaire aujourd'hui, comme vous l'avez dit, c'est les régions pour le lycée, c'est les départements pour le collège, c'est les communes pour les écoles.

32:58
Locuteur

Quand

32:58
Emmanuel Macron

on parle du lycée et de l'État, ça n

33:00
Locuteur

'a

33:00
Emmanuel Macron

rien à voir avec le budget qui est là.

33:01
Locuteur

C

33:01
Emmanuel Macron

'est ce qui s

33:02
Locuteur

'est

33:02
Emmanuel Macron

fait toutes ces dernières années.

33:03
Locuteur

Il

33:03
Emmanuel Macron

y a beaucoup de régions qui ont d'ailleurs une politique d'investissement, qui ont fait beaucoup pour leur lycée.

33:07
Locuteur

Il

33:07
Emmanuel Macron

ne faut pas du tout être dans la simplification ou stigmatiser.

33:10
Locuteur

Il

33:10
Emmanuel Macron

y

33:10
Locuteur

a

33:10
Emmanuel Macron

des endroits où ce n

33:11
Locuteur

'est

33:11
Emmanuel Macron

pas suffisant. Là, le budget ne propose pas une baisse en net

33:17
Locuteur

de

33:17
Emmanuel Macron

ce qui va aller aux régions. On leur demande,

33:19
Locuteur

elles

33:19
Emmanuel Macron

auront un peu moins que ce qui est la trajectoire prévue. Néanmoins, leur budget, ce n'est pas que les lycées.

33:25
Locuteur

Donc,

33:26
Emmanuel Macron

elles auront des choix à faire. C'est normal, elles-mêmes. Mais il faut articuler le budget de la nation et ça, et ça, c'est ce que fera le Premier ministre et ce que feront les ministres. Elles sont reçues donc demain.

33:37
Présentateur

C'est

33:37
Emmanuel Macron

normal, ils défendent leur budget, mais dans leur budget,

33:41
Locuteur

ils

33:41
Emmanuel Macron

font beaucoup d'autres choses. Et

33:42
Locuteur

la situation dans leur lycée

33:43
Emmanuel Macron

aussi.

33:43
Locuteur

Ils

33:43
Emmanuel Macron

font leur propre fonctionnement,

33:44
Locuteur

ils

33:44
Emmanuel Macron

font leurs initiatives, ils font beaucoup d'autres dépenses que les lycées.

33:48
Locuteur

Donc

33:48
Emmanuel Macron

ça, c'est un dialogue qu'il y aura entre le gouvernement et eux.

33:51
Locuteur

Mais

33:51
Emmanuel Macron

ce dialogue ne doit pas... Là, on a une crise aiguë

33:53
Locuteur

par

33:54
Emmanuel Macron

rapport au bâti scolaire, ce que fait le gouvernement. Il dit justement, d'abord, vous aurez des moyens qui continuent sur les lycées. C'est une dépense importante pour vous. Mais justement, pour sortir de ce débat juste budgétaire annuel avec la Caisse des dépôts ministres,

34:07
Locuteur

et

34:07
Emmanuel Macron

ce qui sera d'ailleurs discuté avec plusieurs ministres et les présidents de région jeudi après-midi,

34:13
Locuteur

c

34:13
Emmanuel Macron

'est de pouvoir les accompagner pour les aider sur ce bâti scolaire sur plusieurs années.

34:17
Locuteur

Et

34:17
Emmanuel Macron

donc, je pense que c'est une réponse qui est solide. Voilà. Mais je pense que,

34:22
Locuteur

si

34:22
Emmanuel Macron

vous voulez, on ne peut pas,

34:23
Locuteur

à

34:23
Emmanuel Macron

chaque fois qu'on a une crise, dire on libère toutes les finances publiques, parce qu'après, c'est simple sinon,

34:28
Locuteur

on

34:29
Emmanuel Macron

a la situation qu'on connaissait il y

34:30
Locuteur

a

34:30
Emmanuel Macron

un mois et demi, tout le monde est amnésique. C'est-à

34:32
Locuteur

-dire

34:32
Emmanuel Macron

qu'en fait, on laisse dériver les comptes

34:34
Locuteur

et

34:34
Emmanuel Macron

puis après, on se retrouve avec une situation qui est la dette qui va justement aux générations.

34:38
Locuteur

Le sujet

34:38
Présentateur

de débat étant toujours il

34:39
Locuteur

y a un point de vue dans la priorisation.

34:42
Emmanuel Macron

Le taux d'effort n'est pas insupportable. Il y a eu des moments, moi je ne l'ai jamais fait, où on a demandé plus de 10 milliards d'euros d'effort à des collectivités territoriales. Ce n

34:49
Locuteur

'est

34:49
Emmanuel Macron

pas du tout ce qui est fait là. Je ne l'ai pas fait depuis que je suis président. Mais deux prédécesseurs l'avaient fait. Donc, je pense qu'il faut être raisonnable et savoir raison garder.

34:57
Présentateur

Sur ce point, simplement,

34:58
Locuteur

la rénovation.

34:59
Emmanuel Macron

Il y a plusieurs régions avec justement la Caisse des dépôts et consignations et le gouvernement sera trouvé le bon compromis avec.

35:08
Présentateur

Et simplement, pour être précis sur ce point-là,

35:10
Locuteur

alors,

35:11
Présentateur

bien entendu, c'est un sujet qui est actuel. C'est des investissements parfois qui peuvent prendre du temps mais c'est une réalité. Si on parle par exemple des canicules, si on parle parfois des hivers aussi qui peuvent être très très difficiles et on en a parlé d'ailleurs dans le cadre du bac forcément avec beaucoup d'épreuves parfois qui étaient faites et beaucoup de lycées en ont parlé sous 30-35 degrés dans des situations difficiles. Je vous avais interviewé en 2023 et lors de notre interview, vous promettiez de rénover 40 000 à 44 000 établissements en 10 ans pour faire face justement notamment à ces canicules. Là, on est à environ un tiers de cette échéance de 10 ans.

Combien ont déjà été rénovés

35:45
Locuteur

? Je

35:46
Emmanuel Macron

n'ai pas le chiffre donc je ne

35:47
Locuteur

vais

35:47
Emmanuel Macron

pas vous dire de bêtises. Plusieurs par le fond vert en particulier.

35:51
Locuteur

D

35:51
Emmanuel Macron

'ailleurs, vous aurez noté

35:53
Locuteur

que

35:54
Emmanuel Macron

malheureusement, plusieurs qui ont été rénovés

35:56
Locuteur

là

35:56
Emmanuel Macron

aussi compte tenu des doctrines, des critères qui ont été retenus

35:59
Locuteur

dans

36:00
Emmanuel Macron

la forte canicule n'ont pas donné des résultats satisfaisants.

36:03
Locuteur

C'est

36:03
Présentateur

-à

36:03
Locuteur

-dire ?

36:03
Emmanuel Macron

C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de exemples d'écoles, de collèges, de lycées qui venaient d'être rénovées

36:08
Locuteur

et

36:08
Emmanuel Macron

où les élèves avaient encore très chaud. C'est un problème de... Non, parce qu'en fait, il y

36:13
Locuteur

a

36:13
Emmanuel Macron

aussi eu des approches qui étaient de dire qu

36:17
Locuteur

'il

36:17
Emmanuel Macron

ne

36:17
Locuteur

faut

36:17
Emmanuel Macron

surtout pas mettre de clim, on va faire de la circulation comme ci ou comme ça ou du bâtimentaire de cette sorte. Et donc, je constate aussi que ce qui a été rénové parfois, qui a amélioré ce qu'on appelle les performances énergétiques, ne donne pas totalement satisfaction face à des moments... Là, on est en train d'en faire l'évaluation.

36:31
Locuteur

C

36:31
Emmanuel Macron

'est un problème, ça aussi, si on voit que le... Oui, c'est bien. Je vous en parle parce que c'est bien de mes problèmes.

36:36
Locuteur

Mais

36:37
Emmanuel Macron

ce que je veux vous dire, c'est qu'on a,

36:39
Locuteur

quand

36:39
Emmanuel Macron

je vous faisais cette déclaration il y a

36:41
Locuteur

trois ans...

36:42
Présentateur

2023.

36:44
Locuteur

On

36:44
Emmanuel Macron

avait le Fonds vert qui a été lancé, auquel je crois, qui est, je pense, quelque chose qu'on a inventé.

36:49
Locuteur

Dont

36:49
Présentateur

le budget a été réduit.

36:50
Emmanuel Macron

Oui, mais je le regrette. Parfait une majorité plus complexe. Mais il faut continuer. Ça montre l'importance de la politique qu'on mène depuis des années.

36:57
Locuteur

et

36:58
Emmanuel Macron

que j'ai assumé qui est une politique de rénovation énergétique des bâtiments, des bâtiments individuels et des bâtiments publics. Donc,

37:04
Locuteur

il

37:04
Emmanuel Macron

faut continuer cette stratégie. Il y

37:05
Locuteur

a

37:05
Emmanuel Macron

le Fonds vert. Il y a maintenant la mobilisation de la Caisse des dépôts. Donc, je vous ferai passer pour que vous puissiez avoir auprès de votre communauté le chiffre exact de là où on en est. Mais il faut poursuivre cet effort.

37:16
Présentateur

Est-ce que vous comprenez la piétude des lycéens qui disent qu'on sent que les épisodes caniculaires, par exemple, vont être plus intenses et plus fréquents avec le changement climatique ? On l'a vu encore cet été

37:25
Locuteur

qui

37:25
Présentateur

voient cette réalité qui, pour certains, appréhende peut-être déjà la période qui arrive.

37:29
Locuteur

Et

37:30
Présentateur

de l'autre côté, cette situation dans les régions, on en a parlé avec cet effort budgétaire qui est demandé. Ce Fonds vert que vous avez évoqué à l'instant dont le budget a été progressivement réduit chaque année. Il y a ici une inquiétude en fait que finalement ces investissements ne soient pas faits parce

37:43
Locuteur

que c'est un prêt d'un côté parce

37:44
Emmanuel Macron

que... On peut les faire. On va continuer de les faire. C'est aussi des choix de priorité

37:48
Locuteur

de

37:49
Emmanuel Macron

la nation et du gouvernement, des collectivités

37:51
Locuteur

locales. Et

37:52
Emmanuel Macron

donc, si on est tous d'accord... Moi, je n

37:54
Locuteur

'ai

37:54
Emmanuel Macron

pas attendu l'épisode de canicule de cette année pour dire que ça devait être une priorité.

37:57
Locuteur

Et

37:58
Emmanuel Macron

donc, on a engagé la nation dans cet effort. On a accompagné...

38:01
Locuteur

Avec

38:01
Emmanuel Macron

des baisses de budget pour le service. Non, on a d'abord engagé... Pardon. Quand j'avais une majorité complète, on a mis en place des dispositifs avec l'ANA, avec l'ADEME pour accompagner justement les rénovations thermiques, pour mettre en place le pass-rénof, pour accompagner les ménages,

38:15
Locuteur

pour

38:15
Emmanuel Macron

avec le fonds vert aider les communes. Le fonds vert,

38:17
Locuteur

il

38:17
Emmanuel Macron

faut représenter les choses. Ça vient en plus des budgets. Tout le monde... Là, on parle des budgets qui sont donnés

38:22
Locuteur

aux

38:23
Emmanuel Macron

collectivités locales qui ont aussi de la fiscalité, par ailleurs.

38:27
Locuteur

Mais le

38:27
Emmanuel Macron

fonds vert, ça vient en plus. Donc, pendant plusieurs années, ils ont eu de l'argent en plus par ce fonds pour faire ces rénovations. Donc, quand vous regardez à l'échelle des 10 ans qui viennent de s'écouler, nous avons mis beaucoup plus d'argent sur l'investissement, en particulier dans les bâtiments, dans nos hôpitaux, dans nos écoles, dans nos bâtiments publics, pour aller vers la rénovation.

38:46
Locuteur

Est

38:46
Emmanuel Macron

-ce que tout est parfait ? Regret des réductions. Mais néanmoins, par rapport à la situation d'il y a 10 ans,

38:52
Locuteur

il

38:52
Emmanuel Macron

y a eu une augmentation parce qu'il n'y

38:54
Locuteur

avait

38:54
Emmanuel Macron

rien. Il n'existait pas le fonds vert.

38:56
Présentateur

Il y avait

38:56
Locuteur

cette

38:56
Présentateur

urgence sur les canicules.

38:58
Emmanuel Macron

C'est les dispositifs. Mais on n'a pas attendu l'urgence de 2026. Donc, je veux juste avoir l'honnêteté de rappeler d'où on part et où on va.

39:04
Locuteur

On

39:05
Emmanuel Macron

part d'une situation où ces choses-là n'existaient pas. Depuis 2017, on les a créées.

39:10
Locuteur

Le

39:10
Emmanuel Macron

pass rénov',

39:11
Locuteur

les

39:11
Emmanuel Macron

politiques de l'ANA, de l'ADEME pour accompagner le fonds vert.

39:14
Locuteur

Il

39:14
Emmanuel Macron

y

39:14
Locuteur

a

39:14
Emmanuel Macron

eu ensuite des difficultés budgétaires et des majorités plus complexes qui ont baissé un peu celui-ci ces dernières années. Mais il est venu en plus des budgets des collectivités locales ou pour les autres pour accompagner les ménages. Donc, cette stratégie,

39:25
Locuteur

elle

39:25
Emmanuel Macron

est enclenchée sur ces 10 dernières années. On a même engagé toutes les professions de bâtiments en France à prendre ces qualifications à y aller. Et donc, c'est important qu'on continue de donner de la visibilité pour les 6 mois qui viennent avec ce que déclenche le gouvernement mais aussi dans notre débat politique pour les présidentielles. parce qu'il faut absolument que, vous avez raison, ça va prendre des années mais il faut le poursuivre parce que le dérèglement climatique ne va pas s'arrêter. Donc, je partage moi cette inquiétude. Ce que je note et vous l'avez souvent dit dans vos reportages, c'est que surtout,

39:54
Locuteur

il

39:55
Emmanuel Macron

y a certains établissements et à Créteil qui est

39:57
Locuteur

un

39:57
Emmanuel Macron

des endroits où ça part, ce n'est même pas de la rénovation et ce n

40:01
Locuteur

'est

40:01
Emmanuel Macron

pas lié à la canicule.

40:02
Locuteur

Quand

40:03
Emmanuel Macron

vous avez des toilettes qui ne sont

40:04
Locuteur

pas

40:05
Emmanuel Macron

ouvertes, quand vous avez des situations de délabrement très graves, là, on doit réagir vite. Ou des manques d'enseignants. On va prioriser sur le bâtiment scolaire.

40:13
Présentateur

Et sur une autre question mais qui me paraît importante, on entend souvent que le mouvement est parti de Paris et notamment de Créteil. Il y a aussi, évidemment, la question des Outre-mer. Avant même, d'ailleurs, ils sont partis, effectivement, d'abord des Outre-mer. Le 31 août, par exemple, à Mayotte, des lycéens bloquaient un lycée qui était initialement prévu pour 900 élèves et qui en accueille aujourd'hui 2300. C'est une situation difficile à Mayotte, c'est une situation difficile en Guyane. On a fait un reportage là-bas, en Guadeloupe, en Martinique, pour ne citer que, donc pour en citer beaucoup d'autres.

Une tribune dans le journal Le Monde le résume ainsi qui est faite par des associations étudiantes. Les lycéens d'Outre-mer ont été les premiers à se lever et les derniers à être entendus.

40:57
Locuteur

Si

40:57
Présentateur

ces situations, comme à Mayotte, par exemple, s'étaient déroulées dans les Hauts

41:00
Locuteur

-de

41:00
Présentateur

-Seine ou à Paris, est-ce qu'on aurait attendu aussi longtemps

41:03
Locuteur

?

41:03
Emmanuel Macron

Je ne ferai pas honnêtement de discrimination et je pense que de toute façon, on n'a pas été assez rapide collectivement dans la réponse.

41:10
Locuteur

Je vais

41:10
Emmanuel Macron

être honnête avec vous. Moi, je

41:11
Locuteur

pense

41:12
Emmanuel Macron

qu'on aurait

41:12
Locuteur

dû

41:13
Emmanuel Macron

aller plus vite, sans doute moi le premier. Après, les situations que vous évoquez sont très différentes. Mayotte,

41:21
Locuteur

ce

41:21
Emmanuel Macron

n

41:22
Locuteur

'est

41:22
Emmanuel Macron

pas nouveau, malheureusement,

41:23
Locuteur

c

41:24
Emmanuel Macron

'est la pression migratoire. Mayotte est un département chéri de la France qui a cette pression migratoire terrible

41:32
Locuteur

qui

41:32
Emmanuel Macron

vient

41:34
Locuteur

du

41:34
Emmanuel Macron

continent africain de la région des Grands Lacs et

41:36
Locuteur

des

41:37
Emmanuel Macron

Comores et on essaie d'améliorer les coopérations et d'améliorer la lutte contre l'immigration clandestine.

41:42
Locuteur

Et

41:42
Emmanuel Macron

la République, parce qu'on ne le dit pas, tout ça c'est dit à quoi ? C'est que nous, nous avons un système où la République, même quand vous êtes en situation irrégulière, elle accueille les

41:49
Locuteur

enfants. Et

41:51
Emmanuel Macron

c'est ça ce qu'on vit à Mayotte.

41:52
Locuteur

C

41:52
Emmanuel Macron

'est une pression migratoire extrême

41:54
Locuteur

qui

41:54
Emmanuel Macron

vient peser sur nos services publics

41:57
Locuteur

et

41:57
Emmanuel Macron

qui fait qu'en effet tout ça explose. Donc là,

41:59
Locuteur

la

42:00
Emmanuel Macron

réponse, elle est

42:00
Locuteur

dans

42:01
Emmanuel Macron

l'effort qu'on doit faire de court terme pour aider à enseigner dans les meilleures conditions et c'est ce qu'on est en train de faire avec

42:06
Locuteur

l

42:07
Emmanuel Macron

'Université des Outre-mer et l'Éducation nationale mais aussi de continuer le travail pour lutter contre l'immigration clandestine

42:11
Locuteur

parce

42:12
Emmanuel Macron

qu

42:12
Locuteur

'on

42:12
Emmanuel Macron

ne peut pas,

42:12
Locuteur

non,

42:13
Emmanuel Macron

ce n

42:13
Locuteur

'est

42:13
Emmanuel Macron

pas soutenable, on a des services publics qui explosent. Ensuite, sur les autres Outre-mer, c'est des situations très différentes.

42:19
Locuteur

On

42:19
Emmanuel Macron

a des problèmes de bâtisse scolaire dans certaines mais la situation par exemple démographique dans les Antilles françaises est presque un inverse. On a plutôt une déprise démographique. Donc à chaque fois il

42:28
Locuteur

y a

42:28
Emmanuel Macron

une réponse qui est adaptée, la situation mahoraise elle est terrible

42:31
Locuteur

et

42:31
Emmanuel Macron

on sera à la hauteur de celle-ci. Mais je veux dire ici que nos Outre-mer, on ne les oublie pas et ça fait partie des discussions d'ailleurs et des travaux qu'on a avec le Premier ministre.

42:39
Locuteur

C

42:39
Présentateur

'est important de mon côté de poser cette question sur les

42:41
Emmanuel Macron

Outre-mer.

42:41
Locuteur

Vous avez

42:41
Emmanuel Macron

raison mais je dois dire que quand j'ai reçu les lycéens vendredi dernier, ils avaient cette demande. Je tiens à le dire, ils demandaient que leurs collègues d'Outre-mer soient autour de la table

42:52
Locuteur

et

42:52
Emmanuel Macron

qu'il

42:52
Locuteur

y ait

42:52
Emmanuel Macron

une réponse aussi. Donc ils sont extrêmement là-dessus justes et à raison.

42:57
Présentateur

Sur la colère actuelle avec ces manifestations en ce moment, chaque samedi, c'est parti, on l'a dit, des lycées. Ça s'est ouvert au plus et à mesure aux universités. On a parlé des universités tout à l'heure.

43:07
Locuteur

Ça

43:07
Présentateur

s'est ouvert aussi à beaucoup plus de monde. Pour les personnes qui viennent soutenir ces jeunes, ce

43:11
Locuteur

sont

43:11
Présentateur

des personnes qui descendent dans la rue parce qu'ils sont en colère sur la situation du pays, parce qu'ils sont en colère potentiellement sur des mesures mises en place ou l'absence de mesures mises en place par le gouvernement. Un des sujets évidemment central, c'est la question sociale, c'est la question du pouvoir d'achat, on en parlait tout à l'heure. Et plus largement, en préparant cette interview, j'ai regardé certains chiffres.

43:32
Locuteur

Aujourd

43:33
Présentateur

'hui, en France, il y a 1,2 million de pauvres de plus qu'en 2017 avec concrètement 9,8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté selon les chiffres de l'INSEE. Là,

43:44
Locuteur

c

43:44
Présentateur

'est des chiffres d'ailleurs sans les autres mers, on pourra compiler l'intégralité. Le taux de pauvreté est à son plus haut niveau depuis 1996. Là, c'est là aussi les chiffres de l'INSEE. Selon une récente étude menée à partir des données des Restos du Coeur, le nombre de personnes accueillies par l'association a bondi de 37% entre 2018 et 2025 et près d'une personne sur dix en France pourrait avoir besoin d'aide alimentaire dans les dix prochaines années. Pourquoi est-ce que votre politique n'a pas fait reculer

44:12
Emmanuel Macron

la pauvreté

44:13
Locuteur

? Alors,

44:14
Emmanuel Macron

on l'a d'abord maintenu et fait reculer

44:17
Locuteur

pendant

44:17
Emmanuel Macron

toutes les premières années, pendant le Covid et juste après le Covid.

44:20
Locuteur

Quand

44:21
Emmanuel Macron

on regarde les choses depuis 2017, il y

44:22
Locuteur

a

44:22
Emmanuel Macron

eu une politique d'abord

44:24
Locuteur

qui

44:24
Emmanuel Macron

a permis de faire face à tout ça. Et ensuite, on a maintenant depuis, je dirais, deux, trois ans

44:30
Locuteur

des

44:30
Emmanuel Macron

grandes difficultés. Alors,

44:32
Locuteur

c

44:32
Emmanuel Macron

'est des taux de pauvreté qui sont toujours pris par rapport au salaire médian.

44:37
Locuteur

Je

44:37
Emmanuel Macron

dis ça parce qu'il

44:38
Locuteur

y

44:38
Emmanuel Macron

a plusieurs définitions de la pauvreté. Il y

44:39
Locuteur

a

44:39
Emmanuel Macron

la définition

44:40
Locuteur

de la pauvreté relative. C

44:40
Emmanuel Macron

'est

44:40
Présentateur

basé sur celle de l'INSEE.

44:42
Emmanuel Macron

Donc, c'est celle de l'INSEE qui prend par rapport au salaire médian et qui n

44:46
Locuteur

'est

44:46
Emmanuel Macron

pas la pauvreté absolue, qui est un autre critère qui est aussi,

44:51
Locuteur

je

44:51
Emmanuel Macron

dirais, qui est moins relatif à ce salaire et cette évolution.

44:55
Locuteur

La

44:55
Emmanuel Macron

grande difficulté qu'on a, c'est la montée des prix

44:58
Locuteur

et

44:58
Emmanuel Macron

en particulier des prix de l'énergie. C'est ça qui est quelque chose qui nous bouscule

45:02
Locuteur

et

45:02
Emmanuel Macron

qui vient nous poser problème. On ne va pas ensuite assez vite sur la montée des salaires les plus faibles et je pense que c'est les deux axes d'effort qu'on doit continuer d'avoir.

45:11
Locuteur

Et

45:11
Emmanuel Macron

donc, c'est pour ça que là,

45:13
Locuteur

on

45:13
Emmanuel Macron

a une première politique qui consiste à dire comment on peut baisser les prix. C

45:16
Locuteur

'est

45:16
Emmanuel Macron

ce qu'on a été faire pour sécuriser des volumes, pour libérer

45:19
Locuteur

les

45:20
Emmanuel Macron

volumes sur le marché mondial, pour demander à nos distributeurs de les baisser. À partir du 1er novembre, ils vont commencer à baisser.

45:26
Locuteur

À l'heure de

45:26
Présentateur

grandeur

45:27
Emmanuel Macron

? Écoutez, d'abord, on a cette chance d'avoir ce plafond qui a été mis par Total. Si ma mémoire est bonne, c'est 2,25 pour le diesel et 1,99 pour l'essence.

45:37
Locuteur

Et

45:38
Emmanuel Macron

il va faire une restourne supplémentaire grâce à ce qu'on libère.

45:40
Locuteur

Et

45:41
Emmanuel Macron

les autres distributeurs vont aussi y aller.

45:42
Locuteur

Le

45:42
Présentateur

stock en question, c'est sur le gaz.

45:45
Locuteur

C

45:45
Emmanuel Macron

'est sur le gaz.

45:45
Présentateur

C

45:46
Locuteur

'est

45:46
Présentateur

sur le gaz. Ce n'était pas sur tous les carburants.

45:48
Emmanuel Macron

Non, mais c'est le gaz qui est le plus cher aujourd'hui.

45:50
Présentateur

Mais il

45:50
Locuteur

y a

45:50
Présentateur

une augmentation sur tous les carburants.

45:53
Emmanuel Macron

De toute façon, il y

45:54
Locuteur

a

45:54
Emmanuel Macron

une augmentation partout, mais c'est là qu'il

45:55
Locuteur

y a

45:55
Emmanuel Macron

l'augmentation la plus forte.

45:57
Locuteur

Il

45:57
Emmanuel Macron

va garder son plafond à 1,99

45:58
Locuteur

pour

45:59
Emmanuel Macron

l'essence et à 2,25 pour le gaz. Mais il va baisser. Et les autres distributeurs vont venir dans cet effort. Donc ça, c'est la première réponse. Ensuite, il y a les aides gros rouleurs. Il y

46:08
Locuteur

a

46:08
Emmanuel Macron

tout ce qu'a fait le gouvernement, ce qui a été fait aussi pour nos paysans, nos pêcheurs. Ça, c'est l'effort sur l'énergie. Est-ce qu

46:14
Locuteur

'il

46:14
Emmanuel Macron

y

46:14
Locuteur

a

46:14
Emmanuel Macron

d'autres mesures

46:15
Présentateur

à mettre en place sur cette question de l'énergie au-delà

46:16
Emmanuel Macron

de la sécurisation ? Moi, j'essaie de faire l'effort pour qu'on rouvre et que les prix s'apaisent et que, en particulier, le coût du transport qui a flambé et qui a été multiplié par 10 baisse.

46:24
Locuteur

C

46:24
Emmanuel Macron

'est une des raisons encore des échanges qu'on a eus dans le Golfe et tout le travail qu'on mène.

46:28
Présentateur

Ça,

46:28
Locuteur

c

46:28
Présentateur

'est votre rôle en tant que chef d'État. Mais

46:30
Locuteur

en fait, c'est un tout parce qu'on a... Les actions

46:32
Présentateur

du gouvernement et les mesures à mettre en place sont en parallèle à tout

46:34
Emmanuel Macron

cela. En vérité, c'est une inflation importée ce qu'on vit sur le carburant. Donc, il

46:39
Locuteur

y

46:39
Emmanuel Macron

a un travail en amont. Il y

46:40
Locuteur

a

46:40
Emmanuel Macron

ce que je dis sur la libération des volumes et les prix qu'on cap.

46:43
Locuteur

Il

46:44
Emmanuel Macron

y a ensuite l'accompagnement parce que

46:45
Locuteur

c'est ce

46:45
Emmanuel Macron

que fait le gouvernement. Et il a plutôt ciblé cette aide à juste titre sur les gros rouleurs et sur certains secteurs exposés. Et ça, on va continuer. Et ça, on va suivre en fonction de l'évolution. Si ça continue de baisser, à la normale, sinon, on va devoir continuer d'engager.

47:01
Présentateur

Et c'est la deuxième... Sur cette question précise, sur la question du... Si je regarde le paysage politique aujourd'hui, il

47:06
Locuteur

y a

47:06
Présentateur

différentes propositions à l'approche de la présidence. On a certains politiques qui portent une idée de baisse des taxes sur le carburant, portées par plusieurs parties. On a d'autres parties, et on détaillera tout ça en description, qui sont davantage sur une question de plafonnement des prix de l'essence. Que ce soit sur l'une comme sur l'autre, pourquoi ne pas mettre en place l'une de ces deux mesures

47:26
Locuteur

? Alors,

47:26
Emmanuel Macron

le plafonnement, c'est de fait un peu

47:29
Locuteur

par

47:30
Emmanuel Macron

l'engagement avec Total qu'on a obtenu,

47:32
Locuteur

et

47:32
Emmanuel Macron

maintenant, les autres distributeurs. C'est que Total

47:34
Locuteur

?

47:34
Emmanuel Macron

Non, mais les autres distributeurs, ils viennent et vont répercuter. Donc, vous allez avoir une baisse des prix par cet engagement mutuel. Donc, c'est une forme de plafonnement.

47:41
Locuteur

On

47:41
Emmanuel Macron

ne

47:41
Locuteur

va

47:41
Emmanuel Macron

pas administrer les prix, parce qu'en fait, si vous plafonnez sans faire cette négociation, c'est le budget qui paye tout ce qu'il

47:46
Locuteur

y a

47:46
Emmanuel Macron

au-dessus.

47:48
Locuteur

Donc,

47:48
Emmanuel Macron

c

47:48
Locuteur

'est

47:48
Emmanuel Macron

l'État qui vient, en quelque sorte, garantir au-dessus du plafond, ce qui serait un peu fou, parce qu

47:52
Locuteur

'on

47:52
Emmanuel Macron

serait amené dans ces cas-là, si on mettait un plafond administratif, à donner de

47:55
Locuteur

l

47:55
Emmanuel Macron

'argent à Total ou aux distributeurs. Vous me direz, vous êtes

47:58
Locuteur

fou.

47:58
Présentateur

Certains diront aussi à augmenter le pouvoir d'achat et les moyens qui

48:04
Locuteur

ont besoin.

48:04
Emmanuel Macron

On

48:05
Locuteur

paierait

48:05
Emmanuel Macron

les gens qui distribuent qui

48:06
Locuteur

ont

48:06
Emmanuel Macron

déjà beaucoup d'argent pour qu'on rétablir le pouvoir d'achat. Ce

48:09
Locuteur

n'est pas

48:09
Emmanuel Macron

une bonne option. Avec moi, vous en conviendrez. Ceux qui disent qu

48:12
Locuteur

'il

48:12
Emmanuel Macron

faut baisser les taxes,

48:14
Locuteur

si

48:15
Emmanuel Macron

on baxe les taxes sur le carburant, elles sont plus élevées en France que dans d'autres pays, mais parce qu'en France,

48:19
Locuteur

on

48:19
Emmanuel Macron

n'a plus de dépenses sociales et publiques. Si j'enlevais ma taxe sur les carburants, par rapport à ce qu'on se disait tout à l'heure, j'enlève du budget pour les régions.

48:29
Locuteur

Vous

48:30
Emmanuel Macron

serez le premier à me dire, si vous baissez les taxes sur les carburants, de l'autre côté, vous me dites que les régions doivent faire plus de lycées, vous êtes un drôle.

48:36
Locuteur

C

48:36
Emmanuel Macron

'est vrai.

48:38
Locuteur

C'est

48:38
Emmanuel Macron

pour

48:38
Locuteur

ça

48:38
Emmanuel Macron

que je ne le fais pas. La taxe sur les carburants, elle finance aussi notre modèle social. La taxe carburant, elle finance le budget général. Et surtout, si on baisse la taxe sur le carburant, on baisse la taxe pour tout le monde. C'est-à-dire que les personnes qui ont les moyens

48:50
Locuteur

et

48:50
Emmanuel Macron

qui ont leur SUV, qui ont les moyens, qui ont l'envie et qui vont à la pompe, je vais leur baisser leur TVA aussi ou leur taxe sur le carburant. Donc, c

48:57
Locuteur

'est

48:57
Emmanuel Macron

pour ça que vous voyez que c'est

48:58
Présentateur

plus juste. La question des taxations, par exemple, de super profit,

49:01
Locuteur

c

49:01
Présentateur

'est une question aussi qui revient souvent, notamment sur ces acteurs pétroliers. C'est

49:05
Emmanuel Macron

sur les pétroliers. En vrai,

49:06
Locuteur

c

49:06
Emmanuel Macron

'est simple.

49:08
Locuteur

Moi,

49:08
Emmanuel Macron

je préfère que vous payiez moins à la pompe

49:09
Locuteur

plutôt

49:10
Emmanuel Macron

que d'aller les taxer dans six mois. Donc, on a

49:12
Locuteur

dit...

49:13
Emmanuel Macron

Est-ce que l'un empêche l'autre ? Non, mais en fait,

49:16
Locuteur

il

49:16
Emmanuel Macron

faut être pragmatique dans la vie. Aujourd'hui, mon problème, c'est que vous payez trop à la pompe.

49:20
Locuteur

Donc,

49:21
Emmanuel Macron

on a vu Total, on a dit, bon, très bien. Si on sécurise des volumes, on en libère,

49:25
Locuteur

on

49:25
Emmanuel Macron

a le choix. Soit on vous

49:26
Locuteur

taxe

49:28
Emmanuel Macron

pour les revenus qui ont été faits, mais la taxation, elle se fera dans six mois. Ça ne va pas vous arranger vos affaires à vous. Soit, vous vous engagez de manière patriotique

49:36
Locuteur

et

49:37
Emmanuel Macron

vous baissez. En quelque sorte,

49:38
Locuteur

vous

49:38
Emmanuel Macron

ne faites pas de profit chez nous. Et vous dites aujourd'hui que... Aujourd'hui, c'est ça ce qui se passe. Ils ont baissé les prix. On va essayer de les chercher le plus proche de la marque. Ils font beaucoup d'argent. Ils font beaucoup d'argent partout dans le reste du monde. Mais chez nous, on essaie de les ramener pour qu'en fait, ils puissent baisser au maximum le prix pour nos compatriotes. Je trouve que c'est plus efficace

49:55
Locuteur

que

49:55
Emmanuel Macron

d'aller dire on va les taxer dans six mois.

49:57
Présentateur

Une question là-dessus qui n'est pas claire. Vous dites d'un côté, on ne

50:01
Locuteur

peut

50:01
Présentateur

pas plafonner parce qu'autrement, en fait, c'est nous qui allons payer ces compagnies pétrolières. Et de l'autre côté, on dit, par contre, les groupes pétroliers de leur côté, ils peuvent plafonner

50:09
Locuteur

et

50:09
Présentateur

là, à ce moment-là,

50:10
Locuteur

ça

50:10
Présentateur

fonctionne. C'est un peu vrai.

50:11
Locuteur

Même,

50:11
Présentateur

d'une certaine façon. Non.

50:12
Emmanuel Macron

C'est la différence entre une décision administrative qui s'impose et une négociation qui aboutit.

50:16
Locuteur

Aujourd

50:16
Emmanuel Macron

'hui, les groupes pétroliers, ils vont acheter du pétrole

50:19
Locuteur

dans

50:19
Emmanuel Macron

le monde entier.

50:20
Locuteur

Ils

50:20
Emmanuel Macron

le distribuent chez nous.

50:22
Locuteur

Et

50:22
Emmanuel Macron

d'ailleurs, ils ne le raffinent plus totalement chez nous. Parce que, par une

50:26
Locuteur

décision

50:29
Emmanuel Macron

aussi environnementale, il faut bien dire qu'on a prise, on a supprimé certaines de ses capacités.

50:33
Locuteur

Donc

50:33
Emmanuel Macron

aujourd'hui, venez à peu près la moitié du diesel que vous consommez en France et l'autre moitié,

50:38
Locuteur

vous

50:38
Emmanuel Macron

l'importez. Donc ça, c'est leur politique.

50:41
Locuteur

Si

50:41
Emmanuel Macron

vous décidez administrativement de dire que vous n'avez pas le droit de le vendre en France au-dessus de 100,

50:47
Locuteur

ça

50:47
Emmanuel Macron

veut dire que tout ce qui est au-dessus de 100, ils vont se retourner vers vous et ils vont vous faire payer ou alors ils ne

50:53
Locuteur

vont

50:53
Emmanuel Macron

plus approvisionner. Donc vous avez des risques soit

50:55
Locuteur

de

50:56
Emmanuel Macron

non-approvisionnement parce qu

50:57
Locuteur

'ils

50:57
Emmanuel Macron

diront que

50:57
Locuteur

moi,

50:57
Emmanuel Macron

je ne peux pas.

50:58
Présentateur

Vous imaginez aujourd'hui Total Energy déjà je n

51:00
Locuteur

'ai

51:00
Présentateur

pas approvisionné. C

51:01
Emmanuel Macron

'est parce que j'ai décidé il n

51:02
Locuteur

'y

51:02
Emmanuel Macron

a quasiment pas de pays qui ont pris cette décision parce que tel que le marché de l'énergie fonctionne, ça ne marche pas. Et plusieurs pays ont fait des baisses de taxes. Alors, certains pays ont fait des baisses de taxes parce que, un, ils ont des taxes qui, ils ont une situation de finances publiques différente des d'autres et ils ont décidé ça mais elle est beaucoup plus indifférenciée. Donc moi, je vous dis, le plafonnement administratif, ça ne marche pas. Et très peu de pays, d'ailleurs, l'ont fait. Deux, nous,

51:25
Locuteur

on

51:25
Emmanuel Macron

a la chance d'avoir un acteur mondial de l'énergie. On a négocié un plafond et ça marche.

51:31
Locuteur

Et

51:31
Emmanuel Macron

au 1er novembre, vous allez encore avoir vos prix qui baissent.

51:34
Locuteur

Et

51:34
Emmanuel Macron

trois, c'est beaucoup plus intelligent de faire une aide aux gros rouleurs et des taxes sectorielles que de baisser les taxes pour tout le monde parce que sinon, ça va taper les régions, ça va taper les sociales et surtout, vous allez aider encore plus les gros rouleurs qui ont les moyens que ceux qui n'ont pas de moyens.

51:47
Présentateur

Ce n

51:47
Locuteur

'est

51:47
Présentateur

pas juste. On a parlé ici de la question des revendications. Très juste.

51:51
Emmanuel Macron

Parce que vous m'avez, on est arrivé par là, par la pauvreté, il y

51:55
Locuteur

a

51:55
Emmanuel Macron

un autre volet qui est le salaire.

51:57
Locuteur

Et

51:57
Emmanuel Macron

je pense que dans les choses qu'il faut essayer de relancer,

52:00
Locuteur

là

52:01
Emmanuel Macron

à court terme qui est du dialogue social,

52:03
Locuteur

il

52:04
Emmanuel Macron

y a quand même toutes les négociations dans les branches qui ont encore des revenus qui sont sous le SMIC légal.

52:09
Locuteur

Et

52:10
Emmanuel Macron

dans les critères de pauvreté, il y a ça, il y a l'insertion dans la vie professionnelle, on a beaucoup fait, mais il y a aussi des salaires et en particulier la combinaison salaire et temps partiel subi. Et donc ça, on a quand même un gros travail de dialogue social dans les branches à faire. Et ça, je pense que ça fait partie des axes d'effort.

52:28
Présentateur

Sur ce point, vous le voyez plus, après on va avancer sur autre chose, mais vous le voyez plus sur la question d'un dialogue à l'échelle de chaque branche plutôt qu'une question, par exemple, d'augmentation du SMIC comme c'est proposé par plusieurs candidats.

52:37
Locuteur

Il y a un

52:37
Présentateur

dialogue au cours, je ne

52:37
Locuteur

suis

52:37
Présentateur

pas à la place du Premier ministre qu'il faudrait

52:39
Emmanuel Macron

augmenter le SMIC ou il faudrait...

52:42
Locuteur

Je

52:42
Emmanuel Macron

pense que peut-être qu

52:44
Locuteur

'ils

52:44
Emmanuel Macron

feront ça et je ne veux pas préempter leur disque.

52:46
Présentateur

Quel est

52:46
Locuteur

votre

52:47
Emmanuel Macron

regard sur cette question de l'augmentation du SMIC ? Je pense que la clé, pardon, elle est plus

52:51
Locuteur

aujourd

52:52
Emmanuel Macron

'hui sur certaines branches qui ont

52:54
Locuteur

un

52:55
Emmanuel Macron

niveau de rémunération qui est en dessous du SMIC. Et donc,

52:58
Locuteur

quand

52:58
Emmanuel Macron

on regarde les choses par rapport à la pauvreté, c'est les branches qui sont en dessous du SMIC.

53:02
Locuteur

C

53:02
Emmanuel Macron

'est ça la clé.

53:03
Locuteur

Et

53:03
Emmanuel Macron

je le dis en particulier dans des branches qui emploient aujourd'hui beaucoup de mamans solos.

53:10
Locuteur

Parce

53:10
Emmanuel Macron

que c'est aussi là qu'il y a beaucoup de pauvreté.

53:13
Locuteur

Vous

53:14
Emmanuel Macron

savez, la pauvreté, elle se compare par rapport au salaire médian, comme je le disais. Elle se calcule comme ça et par rapport à votre situation. Et donc, qu'est-ce qui fait qu'il

53:23
Locuteur

y a

53:23
Emmanuel Macron

plus de pauvreté ?

53:24
Locuteur

Le

53:24
Emmanuel Macron

prix de l'énergie,

53:25
Locuteur

on

53:25
Emmanuel Macron

vient d'en parler longuement.

53:26
Locuteur

Le

53:26
Emmanuel Macron

logement, qui continue d'augmenter

53:28
Locuteur

et

53:28
Emmanuel Macron

sur lequel il faut accompagner.

53:30
Locuteur

Le

53:30
Emmanuel Macron

fait qu'on a de plus en plus d'écohabitations des couples et donc de mamans solos et elles ont des tas de dépenses contraintes pour leurs enfants. Et donc,

53:38
Locuteur

c

53:38
Emmanuel Macron

'est pour ça que dans ce qu'on peut faire, il y a tout l'effort sur le logement, mais ça prend du temps. Il y

53:42
Locuteur

a

53:42
Emmanuel Macron

l'effort sur l'énergie, on en a parlé, mais il

53:43
Locuteur

y

53:43
Emmanuel Macron

a l'effort sur les salaires dans les branches où le salaire minimum est en dessous du SINIC. Et ça, c'est, je pense, l'effort le plus important. Et

53:51
Locuteur

après, il faut continuer.

53:53
Emmanuel Macron

Non,

53:53
Locuteur

non,

53:53
Emmanuel Macron

peut-être qu'elle sera prise par le gouvernement. Je ne

53:55
Locuteur

veux

53:55
Emmanuel Macron

simplement pas me substituer à eux. Et par contre, il y a tout ce dialogue social, c'est aussi comment on a une meilleure dynamique salariale. Parce que l'autre problème de notre pays,

54:03
Locuteur

c

54:03
Emmanuel Macron

'est que

54:03
Locuteur

la

54:04
Emmanuel Macron

progression que vous avez dans votre carrière entre le salaire minimum et le salaire

54:07
Locuteur

médian, elle

54:09
Emmanuel Macron

est très lente et elle est très faible.

54:11
Locuteur

Donc,

54:11
Emmanuel Macron

il y

54:11
Locuteur

a

54:11
Emmanuel Macron

un écrasement de la courbe des salaires.

54:13
Locuteur

Ce

54:13
Emmanuel Macron

qui fait que même quand vous vous formez tout au long de votre carrière, vous augmentez l'évolution de salaire. Elle est beaucoup plus lente que chez les voisins. Et ça, c'est un vrai problème.

54:21
Présentateur

Je voudrais qu'on revienne un petit peu sur la question des manifestations parce que là, c'était important pour moi de faire prendre un petit temps au vu des questions de ceux qui nous suivent sur les revendications. pour avoir parlé dans le cadre notamment du documentaire qu'on a tourné, beaucoup de jeunes, parler à beaucoup de jeunes qui étaient mobilisés. Beaucoup ont parlé justement des classes à 35, de profs absents, de toute cette situation qu'on a pu évoquer un petit peu aujourd'hui, d'angoisse pour leur avenir.

Et le ressenti de beaucoup de jeunes, c'est qu'en face, dans la parole du gouvernement et votre parole aussi, il y avait surtout une volonté de chercher qui tirait, on va dire, les ficelles, les supposées ficelles derrière ce mouvement. On a eu plusieurs déclarations. Votre Premier ministre, Sébastien Le Cormuc, qui parle d'un mouvement instrumentalisé. De votre côté, vous disiez que leurs angoisses étaient exploitées politiquement.

55:07
Locuteur

On

55:07
Présentateur

a déjà parlé de la question effectivement de la dimension politique, mais est

55:11
Locuteur

-ce

55:11
Présentateur

que vous comprenez ce ressenti que le gouvernement s

55:13
Locuteur

'est

55:13
Présentateur

d'abord porté sur la question de cette soi-disant instrumentalisation plutôt que la question du fond

55:17
Locuteur

?

55:18
Emmanuel Macron

Non, je vais vous dire. D'abord, le ressenti, il a toujours sa légitimité, donc je le respecte. Maintenant, ce qu'a dit le Premier ministre est vrai, ça s'est passé. D'ailleurs, ça a conduit à des montées de violences. Mais moi, ce que je veux vous dire, est-ce qu'il y

55:31
Locuteur

a

55:31
Emmanuel Macron

la réalité derrière

55:32
Locuteur

et

55:33
Emmanuel Macron

ce que ces lycéens ont pu ressentir

55:34
Locuteur

? S

55:36
Emmanuel Macron

'ils ont ressenti que ce n'était pas entendu ou respecté,

55:40
Locuteur

je

55:40
Emmanuel Macron

vais vous dire, je n

55:41
Locuteur

'ai

55:41
Emmanuel Macron

même pas attendu pour le coup ce mouvement

55:43
Locuteur

pour que

55:43
Emmanuel Macron

ce soit le cas

55:45
Locuteur

parce

55:45
Emmanuel Macron

que

55:45
Locuteur

ce

55:46
Emmanuel Macron

qu'ils disent et ce que vous venez de rappeler,

55:48
Locuteur

c

55:48
Emmanuel Macron

'est le cœur de mon engagement de 2022.

55:50
Locuteur

En

55:51
Emmanuel Macron

2022, on augmente le salaire des enseignants, il fallait le faire parce qu'ils étaient sous la moyenne de l'OCDE en 2017. On a augmenté. En 2017, quand j'ai été élu, le salaire devait être à 1 700 euros par mois. Il est vers 2 300, 2 400 euros par mois en début de carrière. Donc, il a été augmenté. On pouvait en plus faire quasiment un 13e mois avec ce qu'on appelle le pacte. Et le pacte, c'était fait pour quoi

56:08
Locuteur

?

56:09
Emmanuel Macron

Non-remplacement.

56:10
Locuteur

Cœur

56:11
Emmanuel Macron

du combat, je crois qu'il

56:11
Locuteur

n'y a

56:11
Emmanuel Macron

jamais un président de la République qui s'était engagé sur les non-remplacements.

56:15
Locuteur

La

56:15
Emmanuel Macron

machine l

56:16
Locuteur

'a

56:16
Emmanuel Macron

un peu mangé. Je veux dire, ça n

56:18
Locuteur

'a

56:18
Emmanuel Macron

pas si bien marché que ça. Mais leurs revendications sont justes. Vous dites que c'est instrumentalisé,

56:22
Locuteur

vous

56:22
Emmanuel Macron

dites que c'est instrumentalisé. Non,

56:24
Locuteur

mais

56:24
Emmanuel Macron

je vais au fond. Non, mais c'est très bien. Il

56:26
Locuteur

y a

56:26
Emmanuel Macron

des députés qui sont allés en sortie des lycées pour dire ceci, cela. Pas pour régler leurs problèmes, pour dire, vous avez droit à tout, pour leur faire croire des choses et les envoyer dans le mur. Donc, moi, je pense que maintenant, on n

56:35
Locuteur

'en

56:35
Emmanuel Macron

est plus là. Maintenant, là, il y

56:37
Locuteur

a

56:37
Emmanuel Macron

une discussion qui a été amorcée. Des groupes de travail, il faut avancer. Mais ce que je veux vous dire, ce que je veux vous dire, attendez, parce

56:41
Locuteur

que

56:42
Présentateur

c'est... Il y

56:43
Locuteur

a

56:43
Présentateur

le bâti scolaire. Il y

56:43
Locuteur

a

56:43
Présentateur

été publié le 19 octobre. Mediapart cite un commissaire du renseignement territorial qui affirme, je cite, on nous demande texto d'écrire que c'est la France insoumise qui est derrière le mouvement. Alors, votre ministre de l'Intérieur a démenti toutes consignes de ce type.

56:56
Locuteur

Je

56:56
Présentateur

vais vous dire ça. Question très simple. Est-ce que vous avez demandé des vérifications pour savoir si des pressions ou si des consignes de cet ordre avaient été données au service de renseignement ? Non, ça, c'est n'importe

57:04
Locuteur

quoi.

57:05
Emmanuel Macron

Non, je veux vous dire...

57:06
Présentateur

L'information de Mediapart est fausse.

57:07
Emmanuel Macron

Écoutez, en tout cas, les choses qu

57:09
Locuteur

'ils

57:09
Emmanuel Macron

disent... J'ai vu quelqu'un qui m'a dit que quelqu'un avait dit ceci, cela. C'est

57:12
Locuteur

une

57:12
Présentateur

personne, un commissaire d'enseignement qui

57:14
Locuteur

a témoigné à Mediapart. Oui, d'accord, c'est

57:14
Emmanuel Macron

super. Il a témoigné. Vous avez son compte rendu haute. C'est un peu facile. Il y

57:18
Locuteur

a

57:18
Emmanuel Macron

le secret des sources. D'accord, mais donc moi, je vais dire, j'ai quelqu'un dans votre équipe qui m

57:21
Locuteur

'a

57:21
Emmanuel Macron

dit ceci, cela sur vous. Vous pouvez me dire le contraire. C'est l'heure du soupçon permanente. Ce n

57:25
Locuteur

'est

57:25
Emmanuel Macron

pas sérieux. C'est une enquête de Mediapart ?

57:27
Locuteur

Non,

57:27
Emmanuel Macron

ce n

57:27
Locuteur

'est

57:27
Emmanuel Macron

pas sérieux. On a dit que... Je vous dis, ce n

57:30
Locuteur

'est

57:30
Emmanuel Macron

pas sérieux. Les services de... On ne demande pas... Est-ce que... Je vais même prendre

57:36
Locuteur

les

57:36
Emmanuel Macron

choses à l'envers.

57:37
Locuteur

Est

57:38
Emmanuel Macron

-ce qu

57:38
Locuteur

'il

57:39
Emmanuel Macron

y a une note des services de renseignement qui a été mise

57:41
Locuteur

et

57:42
Emmanuel Macron

utilisée devant les médias

57:43
Locuteur

? Non.

57:45
Emmanuel Macron

Non,

57:45
Locuteur

mais

57:45
Emmanuel Macron

dans le discours. Non. Donc, s'il y avait eu ça, vous pourriez m'invoquer cet argument.

57:50
Locuteur

Mais

57:50
Emmanuel Macron

ça n

57:50
Locuteur

'a

57:50
Emmanuel Macron

pas été le cas. Donc, on démontre quelque chose qui n'existe pas. Quel est l'intérêt d'un gouvernement de faire la pression sur ces services de renseignement ? Mon problème, c'est plutôt d'avoir des services de renseignement qui voient bien les menaces qui anticipent bien. Mais on ne leur demande pas d'écrire des choses puisqu'il y a un secret défense dans ce qu'ils écrivent. Donc, on ne l'utilise pas.

58:09
Locuteur

Et

58:09
Emmanuel Macron

à la rigueur... D'abord, on l'a vu, ce que le Premier ministre a dit. C'est-à

58:12
Locuteur

-dire

58:12
Emmanuel Macron

que vous avez filmé, les journaux télévisés ont filmé des députés de la France insoumise. Il y

58:17
Locuteur

a

58:17
Emmanuel Macron

eu même des élus de la France insoumise qui ont justifié la violence. Ce qui est inacceptable en République.

58:23
Locuteur

Et

58:23
Emmanuel Macron

vous devriez

58:23
Locuteur

autant...

58:23
Emmanuel Macron

Justifier la violence dans laquelle... Non,

58:25
Locuteur

mais

58:25
Emmanuel Macron

vous devriez autant vous en émouvoir que ce que vous m'avez interrogé sur mes propos tout à l'heure. Moi, je pense que quand on est élu de la République, surtout dans un moment de la vie de notre nation,

58:34
Locuteur

où

58:35
Emmanuel Macron

les élus de la République subissent eux-mêmes des violences et des menaces,

58:40
Locuteur

on

58:40
Emmanuel Macron

n'a pas le droit de justifier quelque violence que ce soit. Quelque violence que ce soit.

58:46
Locuteur

Il

58:46
Emmanuel Macron

n'y a aucune revendication qui justifie une violence, qu'elle soit verbale ou qu'elle soit physique.

58:51
Locuteur

Et

58:51
Emmanuel Macron

ça, je serais intraitable. Donc, si j'en reviens maintenant au fond qui m'intéresse davantage, moi, je n

58:57
Locuteur

'ai

58:57
Emmanuel Macron

pas attendu ces mouvements

58:59
Locuteur

pour

59:00
Emmanuel Macron

être d'accord avec eux.

59:01
Locuteur

Et

59:02
Emmanuel Macron

donc, te dire que nous avons en effet des remplacements qui ne sont pas au bon niveau.

59:07
Locuteur

C'est pour

59:07
Emmanuel Macron

ça que c'est ce qu'on a voulu mettre avec le pacte. C'est ce qu'on fait là en organisant mieux le système.

59:12
Locuteur

On

59:12
Emmanuel Macron

doit beaucoup mieux mobiliser le temps de nos enseignants

59:14
Locuteur

pour

59:15
Emmanuel Macron

qu'ils soient devant les élèves

59:16
Locuteur

et

59:17
Emmanuel Macron

qu'ils puissent permettre les remplacements courts quand tel ou tel prof n

59:20
Locuteur

'est

59:20
Emmanuel Macron

pas là et pas à avoir des trous dans la raquette. Ça, c'est notre devoir. Et ça, c'est fait au plus près du terrain. Mais on a mis en place ces instruments. Et là, le ministre a pris des décisions pour justement relibérer des places. La deuxième chose, c'est que

59:34
Locuteur

nous

59:34
Emmanuel Macron

avons

59:35
Locuteur

pris

59:35
Emmanuel Macron

une décision, le gouvernement a pris une décision,

59:38
Locuteur

qui

59:38
Emmanuel Macron

me semble bonne,

59:39
Locuteur

c

59:39
Emmanuel Macron

'est qu'il est revenu sur les suppressions de postes au lycée

59:42
Locuteur

qui

59:42
Emmanuel Macron

étaient prévues dans le prochain budget.

59:43
Locuteur

On

59:43
Présentateur

a parlé cette semaine.

59:45
Emmanuel Macron

Et qu'il a même créé des postes supplémentaires

59:46
Locuteur

pour

59:47
Emmanuel Macron

diminuer les élèves par classe.

59:49
Locuteur

Et

59:49
Emmanuel Macron

ça, il faut comprendre en fait la démographie dans laquelle on est. C'est que durant ces dix dernières années, on a eu de plus en plus d'élèves.

59:56
Locuteur

En

59:56
Emmanuel Macron

fait, il

59:56
Locuteur

y

59:56
Emmanuel Macron

a eu beaucoup de natalité après 2000. Il y

59:58
Locuteur

a

59:58
Emmanuel Macron

eu une bulle.

59:59
Locuteur

Et

59:59
Emmanuel Macron

donc, on a eu de plus en plus d'élèves. C'est pour ça que d'ailleurs, on a près de 500 000 étudiants en plus qu'il

1:00:03
Locuteur

y a

1:00:03
Emmanuel Macron

dix ans. C

1:00:04
Locuteur

'est pour

1:00:04
Emmanuel Macron

ça qu'on a eu plus de collégiens, de lycéens. Aujourd'hui, au moment où je vous parle, on a moins d'élèves en primaire.

1:00:10
Locuteur

On

1:00:10
Emmanuel Macron

a moins d'élèves en collège.

1:00:11
Locuteur

On

1:00:12
Emmanuel Macron

a encore des élèves en lycée en nombre important parce que c'est là. C'est la fin de cette bulle. Donc, c'est assez juste. C'est légitime de revenir sur les suppressions de postes et d'ancrés pour réduire le nombre d'élèves par classe.

1:00:23
Locuteur

Et

1:00:23
Emmanuel Macron

donc, dans ce qu'engage le gouvernement, là, il

1:00:26
Locuteur

y

1:00:26
Emmanuel Macron

a la baisse du nombre d'élèves par

1:00:27
Locuteur

classe.

1:00:28
Présentateur

J'avais l'occasion d'interviewer le ministre de l'éducation nationale il y a quelques jours sur ce sujet. Autre question que je voulais vous poser concernant la mobilisation ces derniers jours. Je voulais vous montrer ces images-là, des images qui ont été publiées par Mediapart qui se sont passées à Nancy.

1:00:48
Locuteur

J

1:00:48
Présentateur

'avais vu ces images-là. Je pense que je vais donner un petit peu de contexte là-dessus. Mediapart a révélé cette vidéo de militants d'ultra-droite, militants fascistes ou néofascistes qui lancent des projectiles à quelques mètres d'un escadron de gendarmes sans réaction de leur part. Vous le voyez sur ces images avant qu'ils se retrouvent après derrière les forces de l'ordre sans aucune interpellation ou autre. Ces images de groupes fascistes, on les a vues dans plusieurs villes. On les a vues ici à Nancy, on les a vues à Rouen, on les a vues à Montpellier, dans d'autres villes avec beaucoup de témoignages de journalistes qui étaient sur le terrain et qui ont pu voir tout ça.

Comment expliquer que ces agressions aient pu se produire sous les yeux de policiers et parfois impunément

1:01:30
Locuteur

?

1:01:30
Emmanuel Macron

Moi, je ne me l'explique pas. D'ailleurs,

1:01:33
Locuteur

je

1:01:33
Emmanuel Macron

crois que cet après-midi même, le ministre de l'Intérieur au Sénat a répondu aussi à une question sur ce sujet. Il y

1:01:39
Locuteur

a

1:01:39
Emmanuel Macron

eu plusieurs villes où on a été signalé à Montpellier et à Nice.

1:01:42
Locuteur

Des maires

1:01:42
Présentateur

qui

1:01:43
Locuteur

ont

1:01:43
Présentateur

témoigné.

1:01:43
Locuteur

Et donc

1:01:43
Emmanuel Macron

ça, il faut absolument que la clarté soit faite. Mais je l'ai dit le plus clairement du monde, aucune violence. Aucune violence. Et pour moi, que ce soit de l'ultra-gauche ou de l'ultra-droite, quand il y a des gens

1:01:55
Locuteur

qui

1:01:56
Emmanuel Macron

sont violents à l'égard des biens ou des personnes,

1:01:59
Locuteur

ils

1:02:00
Emmanuel Macron

doivent être interpellés parce que l'ordre public prévaut. Donc aucune violence, aucune faiblesse.

1:02:04
Présentateur

Et sur la question de l'ultra-gauche, vous en avez parlé au début de notre entretien. Le gouvernement, évidemment, en parle à plusieurs reprises. Le ministre de l'Intérieur a déclaré notamment notre mission était d'éviter les pillages et de mettre un terme aux exactions de la mouvance d'extrême-gauche. Il parle aussi d'ultra-gauche beaucoup dans ses discours. On a parlé de cette mouvance d'ultra-gauche. Mais dans le cas ici, encore une fois, de ces groupes fascistes, il n

1:02:25
Locuteur

'y a

1:02:25
Présentateur

pas eu de déclaration du ministère de l'Intérieur visant à les... Je crois qu'il y

1:02:28
Locuteur

en

1:02:28
Présentateur

a eu une cet après-midi, justement. C'est peut-être pendant qu'on enregistre.

1:02:31
Locuteur

Oui, oui.

1:02:32
Emmanuel Macron

Parce que j'ai tenu ce matin, donc ça s'est passé samedi,

1:02:41
Locuteur

de

1:02:41
Emmanuel Macron

défense et de sécurité nationale. La question a été évoquée.

1:02:43
Locuteur

On

1:02:44
Emmanuel Macron

a été extrêmement clair sur, évidemment, la position qui est celle de la République et ce qui doit être celle des forces. Et donc, le ministre a dit exactement ça. Donc, il a été très clair cet après-midi. Et moi, je le suis aussi avec vous. Il n'y a aucune... La mission de la police, c'est l'ordre public.

1:03:01
Locuteur

Et

1:03:01
Emmanuel Macron

donc, c'est que la rue soit

1:03:02
Locuteur

sécure

1:03:03
Emmanuel Macron

pour tout le monde,

1:03:04
Locuteur

que

1:03:05
Emmanuel Macron

les gens puissent manifester s'ils le veulent et porter leurs revendications, que d'autres gens aussi puissent se promener. Ça peut exister. Que d'autres gens aillent faire les courses, ce serait formidable parce qu'on a des commerces de centre-ville qui souffrent. Et c'est beaucoup de familles aussi, vous savez, qui sont en train de tomber dans le grand désarroi à cause de tout ce qui est en train de se passer. On n'en parle pas du tout.

1:03:21
Locuteur

Et

1:03:21
Emmanuel Macron

je ne voudrais pas que ce soit les absents... On a parlé sur la chaîne...

1:03:24
Locuteur

On

1:03:24
Emmanuel Macron

parle après des difficultés. C'est l'État qui doit toujours donner de l'argent pour compenser. Mais les commerçants,

1:03:28
Locuteur

ils

1:03:28
Emmanuel Macron

ne veulent pas de l'argent de l'État. Les commerçants, ils veulent pouvoir ouvrir leur commerce, qu

1:03:32
Locuteur

'ils

1:03:32
Emmanuel Macron

ne soient pas pillés, qu

1:03:33
Locuteur

'ils

1:03:33
Emmanuel Macron

ne soient pas dégradés et que les gens aient confiance et reviennent dans les centres-villes. Donc c'est ça ce que je veux. Avec 2500 commerces qui ont été touchés. Et donc vraiment, ce qui est important, c'est que les forces publiques soient forces de sécurité intérieure mobilisées pour ça. C'est leur mission et rien que leur mission. Et je les en remercie parce que vous savez,

1:03:48
Locuteur

je

1:03:48
Emmanuel Macron

ne connais aucun policier, aucun gendarme qui s'engage pour subir les violences qu'ils ont subies, en particulier le 17.

1:03:53
Locuteur

Concernant

1:03:54
Présentateur

la situation la semaine dernière et ce qu'il s'est passé, vendredi 23 octobre, attrape Pengo Bossio Gangui, 26 ans,

1:04:01
Locuteur

a

1:04:01
Présentateur

été tué dans un attentat terroriste raciste. Vous vous êtes rapidement rendu sur place.

1:04:07
Locuteur

Vous

1:04:07
Présentateur

avez déclaré sur place, suite à cette attaque, qu'un racisme s'est installé

1:04:12
Locuteur

dans

1:04:13
Présentateur

le discours public.

1:04:15
Locuteur

Qui

1:04:15
Présentateur

a installé ce discours, selon vous

1:04:17
Locuteur

? Je

1:04:21
Emmanuel Macron

crois qu'il y a des mouvements politiques qui ont laissé s'installer cela à l'extrême. droite. Lesquelles ?

1:04:28
Locuteur

On

1:04:29
Emmanuel Macron

connaît

1:04:29
Locuteur

le

1:04:30
Emmanuel Macron

Rassemblement national, ceux qui leur sont proches,

1:04:32
Locuteur

et

1:04:32
Emmanuel Macron

qui a une forme de désinhibition des propos.

1:04:35
Locuteur

Il y a

1:04:36
Emmanuel Macron

un racisme d'atmosphère.

1:04:38
Locuteur

Et

1:04:38
Emmanuel Macron

on voit sur les plateaux,

1:04:41
Locuteur

dans

1:04:42
Emmanuel Macron

les propos, des choses qui faisaient réagir avant beaucoup plus.

1:04:46
Locuteur

Et

1:04:47
Emmanuel Macron

donc, je trouve qu'il y

1:04:48
Locuteur

a

1:04:48
Emmanuel Macron

une désinhibition des violences.

1:04:50
Locuteur

Je

1:04:50
Emmanuel Macron

trouve qu'on a eu, j'ai eu plusieurs fois l'occasion d'en parler, on a eu une désinhibition d'un antisémitisme chez certains et une désinhibition du racisme chez les autres. Et en vérité, le combat de la République, c'est un combat universaliste. Il n

1:05:02
Locuteur

'y

1:05:02
Emmanuel Macron

a deux places pour

1:05:03
Locuteur

aucune

1:05:04
Emmanuel Macron

de ces haines.

1:05:06
Locuteur

Et

1:05:06
Emmanuel Macron

donc, je pense que ce qui s'est passé à Trappes, c'est pour ça que j'y suis allé, que j'ai eu ces mots,

1:05:10
Locuteur

c

1:05:10
Emmanuel Macron

'est très grave.

1:05:11
Locuteur

C

1:05:12
Emmanuel Macron

'est très grave parce qu'un de nos compatriotes est mort, parce qu'il

1:05:14
Locuteur

y a

1:05:14
Emmanuel Macron

une petite fille, il y a eu six victimes. Donc, il

1:05:17
Locuteur

y a

1:05:17
Emmanuel Macron

cinq personnes qui sont encore très gravement blessées pour certaines, dont une petite fille qui a eu huit

1:05:21
Locuteur

balles.

1:05:24
Emmanuel Macron

Et

1:05:24
Locuteur

il

1:05:25
Emmanuel Macron

a été clairement établi, ce n

1:05:26
Locuteur

'est

1:05:26
Emmanuel Macron

pas une qualification politique que j'ai faite, c'est le procureur national antiterroriste qui était sur les lieux, qui m'a décrit ce qui s'est passé, qui s'est saisi, sa décision,

1:05:36
Locuteur

avec

1:05:37
Emmanuel Macron

ses services,

1:05:38
Locuteur

et

1:05:38
Emmanuel Macron

qui m'a dit, c'est un acte terroriste, raciste.

1:05:42
Locuteur

Et

1:05:42
Emmanuel Macron

donc, c'est extrêmement important que là-dessus,

1:05:46
Locuteur

on

1:05:47
Emmanuel Macron

ait tous ce sursaut. Et moi, ce qui m'a frappé, je vais vous dire, d'abord,

1:05:52
Locuteur

c

1:05:52
Emmanuel Macron

'est la gravité de ça, d'entendre ça,

1:05:54
Locuteur

mais

1:05:54
Emmanuel Macron

c'est aussi de voir

1:05:56
Locuteur

le

1:05:57
Emmanuel Macron

manque de compassion.

1:06:00
Locuteur

Le

1:06:00
Emmanuel Macron

manque de compassion.

1:06:01
Locuteur

C

1:06:01
Emmanuel Macron

'est-à-dire qu

1:06:02
Locuteur

'on

1:06:02
Emmanuel Macron

est quand même pour beaucoup passé à autre chose,

1:06:05
Locuteur

pour

1:06:05
Emmanuel Macron

beaucoup, il y

1:06:05
Locuteur

a

1:06:05
Emmanuel Macron

des polémiques secondaires. Or, la clé, c'était ça. Quand on a un de nos enfants qui tombe sur

1:06:10
Locuteur

un

1:06:11
Emmanuel Macron

acte terroriste,

1:06:13
Locuteur

qu

1:06:13
Emmanuel Macron

'il soit antisémite,

1:06:14
Locuteur

qu

1:06:14
Emmanuel Macron

'il soit antichrétien, qu'il soit raciste, la vérité, c'est qu'on doit d'abord être aux côtés des familles, le dire, les réconforter, dire la nation est là et on fait bloc. Et donc, c'est vital.

1:06:24
Présentateur

Et sur ce point et sur cet attentat raciste, vous l'avez évoqué,

1:06:28
Locuteur

il

1:06:29
Présentateur

y a eu d'autres attentats racistes dans le passé, d'autres crimes commis pour antisémitisme, pour racisme dans le passé et en France. On a évidemment parlé beaucoup sur la chaîne.

1:06:41
Locuteur

Vous

1:06:41
Présentateur

avez parlé à l'instant de la question des plateaux, ce qui peut être dit aussi sur des plateaux. Beaucoup, et on l'a vu après l'annonce de cette terrible nouvelle la semaine dernière, pointent du doigt aussi la responsabilité de certains médias.

1:06:52
Locuteur

Est

1:06:52
Présentateur

-ce que vous les rejoignez ?

1:06:54
Locuteur

De

1:06:54
Emmanuel Macron

là où je suis, je ne

1:06:55
Locuteur

suis

1:06:55
Emmanuel Macron

pas pour pointer des responsabilités. Je dis juste, il y a une parole qui s'est désinhibée. Elle est aussi sur les réseaux sociaux. Quand les gens s'expriment, disent des choses qui sont... C'est pour ça que je suis très attaché à ce qui est interdit par la loi. Parce que les propos racistes, antisémites, entre autres, sont interdits par la loi. Il y

1:07:12
Locuteur

a

1:07:12
Emmanuel Macron

une responsabilité. Vous ne pouvez pas écrire dans un journal n'importe quoi là-dessus.

1:07:16
Locuteur

Dans

1:07:16
Emmanuel Macron

les réseaux, oui. Parce qu'on ne

1:07:17
Locuteur

va

1:07:17
Emmanuel Macron

pas chercher leur responsabilité au titre du DSA. Et après, ils viennent sur certains plateaux. Là,

1:07:22
Locuteur

on

1:07:22
Emmanuel Macron

a, vous savez, c'est une bonne chose. On a une approche dans notre pays qui est attachée au pluralisme.

1:07:29
Locuteur

Et

1:07:29
Emmanuel Macron

surtout, quand on est président de la République, on n'est pas le juge des élégances.

1:07:33
Locuteur

On

1:07:33
Emmanuel Macron

n'est pas en charge de cet ordre public, si je puis dire.

1:07:35
Présentateur

Il y a l'ARCOM qui le fait. Il y

1:07:37
Locuteur

a

1:07:37
Présentateur

la question de l'élégance, il y a aussi la question du racisme. Non, mais voilà.

1:07:40
Emmanuel Macron

Je suis dans mon rôle quand je vous dis ce que j'ai dit sur le racisme et sur la concorde nationale. Je ne serais pas dans mon rôle si je pointais du doigt tel ou tel média.

1:07:47
Locuteur

Ce n'est

1:07:47
Emmanuel Macron

pas le rôle du président de la République ou de

1:07:48
Locuteur

l

1:07:48
Emmanuel Macron

'exécutif.

1:07:49
Locuteur

C

1:07:49
Emmanuel Macron

'est pour ça que la loi

1:07:51
Locuteur

a

1:07:51
Emmanuel Macron

prévu une autorité indépendante qui peut justement rappeler à l'ordre des chaînes si elle ne le respecte pas ses cahiers des charges ou si elle dérive. Vous vous

1:08:00
Locuteur

estimer

1:08:00
Emmanuel Macron

que certains ne l'ont pas respecté ? Et ce n

1:08:02
Locuteur

'est

1:08:02
Emmanuel Macron

pas à moi, je vous le dis.

1:08:03
Locuteur

Non, mais

1:08:03
Présentateur

sans citer deux chaînes, mais est-ce que vous estimez

1:08:05
Locuteur

que certains des

1:08:05
Emmanuel Macron

médias ne

1:08:06
Locuteur

seraient

1:08:06
Emmanuel Macron

pas

1:08:06
Locuteur

à l

1:08:06
Emmanuel Macron

'ordre de le faire sous le contrôle du juge d'ailleurs parce qu'il

1:08:08
Locuteur

y a

1:08:08
Emmanuel Macron

un recours. Quand l'ARCOM prend une décision, on fait appel au juge. C'est ça l'état de droit.

1:08:12
Locuteur

Et

1:08:13
Emmanuel Macron

vous savez, au moment où tout se confond, surtout dans le discours des uns et des autres,

1:08:17
Locuteur

la

1:08:18
Emmanuel Macron

République, ce n

1:08:18
Locuteur

'est

1:08:18
Emmanuel Macron

pas moi. L'état de droit, ce n

1:08:19
Locuteur

'est

1:08:19
Emmanuel Macron

pas moi.

1:08:20
Locuteur

C

1:08:20
Emmanuel Macron

'est un système dont je suis le garant. Et c'est bien comme ça. Et donc, je pense que mon rôle, c'est de dire les choses, c'est de tout faire pour

1:08:27
Locuteur

rappeler

1:08:28
Emmanuel Macron

à l'unité de la nation, pour évidemment être intraitable sur le racisme, mais quand il s'agit

1:08:34
Locuteur

ou

1:08:35
Emmanuel Macron

de partis ou de chaînes, eh bien, la loi doit être respectée et la Constitution aussi. Ce n

1:08:40
Locuteur

'est

1:08:40
Emmanuel Macron

pas le président de la République qui doit se mettre à dire ceci est interdit, ceci est autorisé.

1:08:45
Présentateur

On l'a dit, on est à quelques mois d'une élection présidentielle.

1:08:49
Locuteur

Le

1:08:50
Présentateur

soir de votre réélection en 2022, vous avez reconnu que beaucoup avaient voté pour vous, je cite, pour faire barrage, selon l'expression, faire barrage à l'extrême droite. Et vous avez dit à l'époque, je cite,

1:09:01
Locuteur

«

1:09:01
Présentateur

Ce vote m'oblige pour les années à venir. Quatre années plus tard, le Rassemblement national est en tête de tous les sondages. » Je mets beaucoup de précautions sur la question des sondages. Nous-mêmes, sur notre média, on a eu le choix de quasiment jamais, voire jamais communiquer sur la question des sondages. Mais le fait est que le Rassemblement national semble aujourd'hui aux portes du pouvoir. Qu'est-ce que vous avez fait de ce vote, de ce vote utile de beaucoup de personnes

1:09:23
Locuteur

? D

1:09:23
Emmanuel Macron

'abord, j'ai considéré cette montée des... Je

1:09:26
Présentateur

précise, vote utile, qui était le terme qui était aussi beaucoup utilisé.

1:09:32
Emmanuel Macron

Cette montée des extrêmes, elle est partout en Europe.

1:09:35
Locuteur

En particulier

1:09:36
Emmanuel Macron

de

1:09:36
Locuteur

l

1:09:36
Emmanuel Macron

'extrême droite, elle est partout en Europe. Donc,

1:09:37
Locuteur

il

1:09:37
Emmanuel Macron

faut qu

1:09:37
Locuteur

'on

1:09:37
Emmanuel Macron

soit humble

1:09:38
Locuteur

face

1:09:39
Emmanuel Macron

à ce mouvement qui

1:09:39
Locuteur

n

1:09:40
Emmanuel Macron

'est pas français uniquement.

1:09:42
Locuteur

Moi,

1:09:43
Emmanuel Macron

je n'ai eu de cesse depuis ma réélection en 2022 d'essayer de bâtir des passerelles

1:09:49
Locuteur

et

1:09:49
Emmanuel Macron

de rénover notre manière de faire de la démocratie. C'est comme ça que j'ai tiré les leçons de

1:09:54
Locuteur

ce

1:09:54
Emmanuel Macron

vote. Et donc, dès 2022 et l'été, j'ai reçu les formations politiques, y compris celles qui s'étaient opposées à moi fortement après les législatives pour leur proposer de faire une grande coalition, ce qu

1:10:03
Locuteur

'on

1:10:03
Emmanuel Macron

n'avait jamais fait. Je n

1:10:05
Locuteur

'ai

1:10:05
Emmanuel Macron

pas réussi.

1:10:08
Locuteur

Je

1:10:08
Emmanuel Macron

crois que c

1:10:08
Locuteur

'est

1:10:08
Emmanuel Macron

le 21 juin 2022, plusieurs sortent en disant « Non, on n'ira pas

1:10:11
Locuteur

». Elles

1:10:12
Emmanuel Macron

n

1:10:12
Locuteur

'ont

1:10:12
Emmanuel Macron

pas voulu. Bon.

1:10:15
Locuteur

Peut

1:10:15
Emmanuel Macron

-être ma part de responsabilité, j'ai essayé.

1:10:17
Locuteur

Ça

1:10:17
Emmanuel Macron

ne s'était jamais fait.

1:10:18
Locuteur

Mais

1:10:19
Emmanuel Macron

beaucoup voulaient réécrire l'histoire en disant « Ce n

1:10:21
Locuteur

'est

1:10:21
Emmanuel Macron

pas vrai, il

1:10:21
Locuteur

n'a

1:10:21
Emmanuel Macron

pas fait de temps ». J'ai reçu à l'Élysée. Ils ont dit « Non, non, on ne fera pas parce qu

1:10:24
Locuteur

'on

1:10:24
Emmanuel Macron

s'est opposé à lui. » Non, pas voulu. Ensuite, j'ai essayé de

1:10:27
Locuteur

faire

1:10:28
Emmanuel Macron

des choses inédites,

1:10:30
Locuteur

ce

1:10:30
Emmanuel Macron

qu'on a appelé les rencontres de Saint-Denis, c'est-à

1:10:31
Locuteur

-dire

1:10:31
Emmanuel Macron

de voir toutes les formations politiques pour les ramener dans le commun, sans relâche, sur les questions intérieures, extérieures, pour bâtir du compromis, du consensus.

1:10:38
Locuteur

C'est parce

1:10:39
Emmanuel Macron

que j'étais conscient de ça. J'ai lancé des exercices inédits comme la Convention citoyenne,

1:10:45
Locuteur

ce

1:10:45
Emmanuel Macron

qu'on a fait, qui a abouti à la loi votée puis promulguée sur la fin de vie à la fin de l'été. Je crois que c

1:10:53
Locuteur

'est

1:10:53
Emmanuel Macron

un sujet grave. Il y a des accords, il y

1:10:56
Locuteur

a

1:10:56
Emmanuel Macron

du dissensus toujours.

1:10:57
Locuteur

Il y a

1:10:57
Emmanuel Macron

des gens qui ne sont pas d'accord avec cette loi, qui ont été blessés, mais on l

1:11:00
Locuteur

'a

1:11:00
Emmanuel Macron

fait avec respect en prenant le temps.

1:11:05
Locuteur

Voilà

1:11:06
Emmanuel Macron

ce que j'ai fait avec toutes les formations politiques.

1:11:08
Locuteur

Et

1:11:08
Emmanuel Macron

quand je prends la décision de dissoudre en 2024, c'est la même chose. Je dis que

1:11:11
Locuteur

je

1:11:11
Emmanuel Macron

suis à mi-mandat.

1:11:13
Locuteur

Je

1:11:13
Emmanuel Macron

dis que

1:11:13
Locuteur

je

1:11:13
Emmanuel Macron

suis avec une majorité relative qui est beaucoup trop fragile maintenant.

1:11:18
Locuteur

On

1:11:18
Emmanuel Macron

a été passés à deux doigts de reprise d'une motion de censure.

1:11:22
Locuteur

Les

1:11:22
Emmanuel Macron

forces politiques, y compris dans le champ républicain, exprimées partout on va le censurer son gouvernement en septembre, ils vont tomber.

1:11:30
Locuteur

Et

1:11:31
Emmanuel Macron

on expliquait, les sondages, les mêmes disaient 70% faux dissous. C'est la question de

1:11:35
Locuteur

l

1:11:35
Emmanuel Macron

'extrême droite. Mais c

1:11:36
Locuteur

'est

1:11:36
Emmanuel Macron

la question de

1:11:36
Locuteur

l

1:11:36
Emmanuel Macron

'extrême droite, tout ça. Parce que ce qui m'oblige, c'était que tous les gens

1:11:40
Locuteur

qui

1:11:40
Emmanuel Macron

sont venus voter pour moi soient respectés, même s'ils n'adhéraient pas à toutes mes idées. Ce qui d'ailleurs, par parenthèse,

1:11:46
Locuteur

a

1:11:47
Emmanuel Macron

toujours été le cas pour un deuxième tour. Vous choisissez au premier tour, j'ai 28% des votants qui choisissent de me soutenir au premier tour.

1:11:53
Locuteur

Et

1:11:54
Emmanuel Macron

après, au deuxième tour, vous avez des gens qui viennent vous soutenir et puis il

1:11:56
Locuteur

y a

1:11:56
Emmanuel Macron

des gens qui viennent voter pour vous pour pas que ce soit l'autre.

1:11:59
Locuteur

Et

1:11:59
Emmanuel Macron

ça a été vrai de tous les présidents élus de la Ve République. On a voulu créer ça. Et ce sera pareil la prochaine fois. Et donc, ce que j'ai voulu dire, ce que je veux vous dire là, c'est que durant ces quatre années et demie qui viennent de s'écouler,

1:12:11
Locuteur

nous

1:12:11
Emmanuel Macron

avons eu des décisions, des gestes

1:12:14
Locuteur

et

1:12:15
Emmanuel Macron

des innovations démocratiques inédites pour essayer de rassembler les forces politiques du champ républicain pour éviter les extrêmes.

1:12:21
Présentateur

Et sur cette question-là précise, sur la question de la montée de l'extrême droite, quel regard est-ce que vous portez aussi sur l'influence potentielle de votre discours ou du discours du gouvernement sur la montée de l'extrême droite ? Gérald Darmanin, quand il était ministre de l'Intérieur, parlait d'ensauvagement d'une certaine partie de la société en 2020 en Figaro. Le 9 septembre dernier, Aurore Berger, qui est actuellement ministre déléguée, notamment en charge des discriminations. La ministre chargée de la lutte contre les discriminations refuse de qualifier de raciste la théorie du grand remplacement

1:12:50
Locuteur

avant,

1:12:51
Présentateur

un peu plus tard, de la qualifier de fausse. François Bayrou, à l'époque, quand il était Premier ministre, utilisait le terme début 2025 de sentiment de submersion migratoire sur LCI. De nombreux chercheurs qui travaillent sur la question du discours de l'extrême droite estiment que vos gouvernements successifs ont contribué à banaliser certains aspects de ce discours. Est-ce qu'ils ont tort ?

1:13:13
Locuteur

Je

1:13:13
Emmanuel Macron

ne

1:13:13
Locuteur

suis

1:13:13
Emmanuel Macron

pas là pour dire si un chercheur a raison ou a tort.

1:13:16
Locuteur

Je

1:13:16
Emmanuel Macron

suis là puisque vous avez cité trois responsables politiques, membres, anciens membres du gouvernement pour dire que les connaissons tous les trois, il n'y

1:13:23
Locuteur

a

1:13:23
Emmanuel Macron

aucune ambiguïté chez eux sur ce

1:13:24
Locuteur

sujet. C'est

1:13:25
Présentateur

la question du choix des mots.

1:13:26
Emmanuel Macron

Non, mais il n

1:13:27
Locuteur

'y

1:13:27
Emmanuel Macron

a aucune ambiguïté chez eux sur ce sujet.

1:13:28
Locuteur

Et

1:13:29
Emmanuel Macron

donc, on a envie de faire d'enfermer les gens dans des cases et de leur mettre une étiquette. François Bayrou

1:13:33
Locuteur

a

1:13:34
Emmanuel Macron

passé sa vie

1:13:35
Locuteur

à

1:13:35
Emmanuel Macron

combattre les extrêmes et à se battre pour la dignité humaine. Sa vie.

1:13:38
Locuteur

La

1:13:38
Présentateur

question peut se poser à ce moment-là de la façon de le combattre. La

1:13:40
Locuteur

question peut

1:13:40
Présentateur

se

1:13:40
Locuteur

poser et moi, j'ai le

1:13:41
Emmanuel Macron

droit de défendre les gens aussi parce que sinon,

1:13:43
Locuteur

on

1:13:43
Emmanuel Macron

va tous les mettre au pilori. François Bayrou, il a passé sa vie

1:13:46
Locuteur

à

1:13:46
Emmanuel Macron

défendre l'unité d'une inspiration de valeur philosophique. Gérald Darmanin, il est élu d'une commune populaire extrême et

1:13:54
Locuteur

il

1:13:55
Emmanuel Macron

s'est battu

1:13:56
Locuteur

dans

1:13:57
Emmanuel Macron

ses fonctions successives

1:13:58
Locuteur

pour

1:13:59
Emmanuel Macron

que la République soit plus forte. Et Mme Berger, elle se bat contre les discriminations, contre toutes les formes d'intolérance sans relâche. Voilà pour répondre de chacune de leurs interviews.

1:14:10
Locuteur

Mais

1:14:10
Emmanuel Macron

je dis ne les mettez pas sur un poisson. Pardon, si vous avez un problème avec les idées d'extrême droite,

1:14:16
Locuteur

moi

1:14:16
Emmanuel Macron

j'en ai un aussi, ne venez pas aller chercher dans le gouvernement. Allez les chercher, ils sont suffisamment forts à l'extrême droite. Je veux dire, vous ne pouvez pas, soyez,

1:14:24
Locuteur

si

1:14:24
Emmanuel Macron

vous voulez gagner, si vous voulez gagner, mais allez combattre démocratiquement, respectueusement,

1:14:32
Locuteur

mais

1:14:32
Emmanuel Macron

allez porter des messages, allez pas pointer du doigt des gens de manière complètement loufoque en vous appuyant sur tel ou tel chercheur pour dire celui-là en est, celui-là en est, celui-là en est. Parce qu'à ce moment-là, je vous explique la

1:14:43
Locuteur

fin de l

1:14:43
Emmanuel Macron

'histoire. Mais moi, ça fait dix ans que j'entends des gens expliquer que je suis un fasciste. Donc après... Ce n

1:14:50
Locuteur

'est

1:14:50
Emmanuel Macron

pas la question que je vous ai posée. Mais c'est la même chose dans l'autre sens. Je déteste ça. Je n

1:14:54
Locuteur

'ai

1:14:54
Emmanuel Macron

jamais mis d'étiquette

1:14:56
Locuteur

sur

1:14:56
Emmanuel Macron

les gens en fonction d'une phrase. Je combats des idées. Ce qui m'intéresse, c'est de combats des idées et de changer de réel. Précisément là-dessus. Ce qui est précisément là-dessus, ce que je dis, c'est qu'il

1:15:05
Locuteur

y a

1:15:05
Emmanuel Macron

des

1:15:06
Locuteur

idées. Il y a des

1:15:06
Emmanuel Macron

idées.

1:15:07
Locuteur

Il

1:15:07
Emmanuel Macron

y

1:15:07
Locuteur

a des idées. Il

1:15:07
Emmanuel Macron

y

1:15:07
Locuteur

a des

1:15:07
Emmanuel Macron

inhibitions. Mais je peux vous dire que je ne visais pas ces trois responsables politiques qui n'ont jamais eu un discours désinhibition.

1:15:12
Présentateur

Mais précisément là-dessus, les chercheurs dont on parle ici, on mettra des liens en description, ne disent pas que telle ou telle personnalité est d'extraînement. Ce n'est pas ce qu'ils disent. Ce qu'ils disent et leur inquiétude qu'ils formulent ici, c'est le fait que certains éléments de langage, certains vocabulaires se retrouvent repris alors qu'ils n'avaient pas été repris avant.

1:15:28
Locuteur

Ce n'est pas

1:15:28
Emmanuel Macron

les contextes dans lesquels ils les reprennent, ce qui est aussi souvent, parce que je me méfie beaucoup pour avoir...

1:15:33
Locuteur

C'est la

1:15:33
Emmanuel Macron

fenêtre d'Overton, etc.

1:15:34
Locuteur

Non,

1:15:34
Emmanuel Macron

mais c'est la décontextualisation. Après, il n'y

1:15:38
Locuteur

a

1:15:38
Emmanuel Macron

pas besoin de ça quand on parle de la fenêtre d'Overton. Aller chercher plutôt sur les réseaux sociaux, aller chercher sur des plateaux des gens qui ne sont même pas des responsables politiques,

1:15:45
Locuteur

mais

1:15:45
Emmanuel Macron

qui sont des gens qui, de manière désinhibée, toutes les heures du jour et de la nuit, disent

1:15:49
Locuteur

des

1:15:50
Emmanuel Macron

horreurs.

1:15:52
Locuteur

Dissent

1:15:53
Emmanuel Macron

des horreurs.

1:15:53
Locuteur

C

1:15:54
Emmanuel Macron

'est tout.

1:15:54
Locuteur

On parlait

1:15:55
Présentateur

de

1:15:55
Emmanuel Macron

la question des plateformes tout à

1:15:56
Locuteur

l

1:15:56
Emmanuel Macron

'heure. C'est plutôt ça qu'il faut

1:15:58
Locuteur

aller

1:15:59
Emmanuel Macron

combattre pour ramener tout le monde à la décence.

1:16:01
Présentateur

Une question peut-être pour terminer.

1:16:03
Locuteur

On

1:16:03
Présentateur

l'a dit, les manifestations se poursuivent. En tout cas, il

1:16:06
Locuteur

y

1:16:06
Présentateur

a un appel à manifester samedi. On verra l'ampleur de la mobilisation et à quoi tout ça ressemblera. Question très simple pour terminer cet échange.

1:16:14
Locuteur

Si

1:16:14
Présentateur

vous aviez 17 ans aujourd'hui, est-ce que vous seriez dans la rue

1:16:18
Locuteur

? C

1:16:19
Emmanuel Macron

'est très dur à dire.

1:16:21
Locuteur

Parce

1:16:21
Emmanuel Macron

que vous savez, c'est des choses très intimes. Est-ce que votre copain y va ? C'est des tas de choses.

1:16:27
Locuteur

Qu

1:16:27
Emmanuel Macron

'est-ce qui vous a fait réagir ?

1:16:28
Présentateur

C'est des revendications aussi, oui.

1:16:30
Emmanuel Macron

Non, mais on a tous 17 ans.

1:16:34
Présentateur

Il y

1:16:35
Locuteur

a

1:16:35
Présentateur

des

1:16:35
Locuteur

revendications d'ailleurs. Ce n'est pas

1:16:36
Présentateur

uniquement

1:16:36
Locuteur

parce

1:16:36
Emmanuel Macron

que les amis y vont.

1:16:37
Locuteur

Ce

1:16:38
Emmanuel Macron

n

1:16:38
Locuteur

'est

1:16:38
Emmanuel Macron

pas ce que j'ai dit. Pardon, ne me caricaturez pas.

1:16:41
Locuteur

Ce n'est

1:16:41
Emmanuel Macron

pas ce que j'ai dit. On parle depuis tout à l'heure des revendications. Mais le choix que vous faites, vous pouvez être en désaccord sans aller dans la rue. Mais je pense que cette génération-là,

1:16:51
Locuteur

qui

1:16:51
Emmanuel Macron

est au lycée aujourd'hui, elle est à accompagner avec beaucoup de

1:17:00
Locuteur

respect, d

1:17:03
Emmanuel Macron

'ambition

1:17:05
Locuteur

et

1:17:05
Emmanuel Macron

de bienveillance.

1:17:07
Locuteur

D

1:17:07
Emmanuel Macron

'abord parce que, pour ma part, ça fait presque dix ans

1:17:10
Locuteur

que

1:17:11
Emmanuel Macron

je

1:17:11
Locuteur

l

1:17:12
Emmanuel Macron

'accompagne

1:17:14
Locuteur

et

1:17:14
Emmanuel Macron

donc je me sens responsable. Ensuite, elle a vécu, je l'ai rappelé l'autre jour, mais je pense que

1:17:18
Locuteur

c

1:17:18
Emmanuel Macron

'est important de se le dire. C'est une génération qui a vécu les attentats terroristes

1:17:23
Locuteur

quand

1:17:24
Emmanuel Macron

elle était à l'école maternelle ou au début du primaire. Donc, elle a vécu ce choc. On a tous quand même le Bataclan,

1:17:31
Locuteur

mais

1:17:31
Emmanuel Macron

tous les attentats terroristes. Donc, elle a vécu une France qui était quand même blessée

1:17:36
Locuteur

de

1:17:37
Emmanuel Macron

meurtries dans sa chair, qui avait peur.

1:17:39
Locuteur

c

1:17:40
Emmanuel Macron

'est ensuite ce sont des lycéens qui, à la fin du primaire, au début du collège,

1:17:45
Locuteur

ont

1:17:46
Emmanuel Macron

eu le Covid. Donc, on leur a dit, il faut faire tous les sacrifices pour protéger les plus fragiles et les plus âgés.

1:17:50
Locuteur

Et

1:17:50
Emmanuel Macron

ils ont connu la fin des copains, les contraintes, là aussi, un monde que leurs parents ne comprenaient pas, le stress de tout le monde.

1:17:57
Locuteur

On

1:17:57
Emmanuel Macron

se souvient.

1:17:58
Locuteur

Ils

1:17:58
Emmanuel Macron

ont ensuite connu le retour de la guerre

1:18:00
Locuteur

en

1:18:01
Emmanuel Macron

Europe, ce que nos générations n'avaient pas connu à cet âge-là. Mais juste en sortant de Covid, un an après, boum, l'Ukraine, avec la peur, la peur parfois, parce qu'il y avait des bêtises qui étaient écrites, de dire, on va être envoyé à la guerre et de voir ces scènes aussi très dures. Ils ont vécu Gaza.

1:18:15
Locuteur

Ils

1:18:15
Emmanuel Macron

ont vécu le 7 octobre 2023, l'attaque du Hamas,

1:18:18
Locuteur

la

1:18:19
Emmanuel Macron

peur, cette scène sidérante, terrible. Et puis derrière, ces mois et ces mois

1:18:25
Locuteur

de

1:18:25
Emmanuel Macron

guerre terrible, et là aussi, c'est s'il vient de toucher à Gaza. Donc, des scènes de guerre qu'ils ont vues dans leur portable dans l'intimité.

1:18:32
Locuteur

Et

1:18:33
Emmanuel Macron

puis là, il y

1:18:33
Locuteur

a

1:18:33
Emmanuel Macron

la peur technologique. Il y a la peur climatique, l'angoisse climatique

1:18:37
Locuteur

et

1:18:37
Emmanuel Macron

la peur technologique qui, quand même, s'est beaucoup accélérée ces derniers mois et qui frappe cette génération. Moi, ça m'a beaucoup marqué dans des reportages que vous avez vous-même fait, qu'on voit dans les médias, qu'on lit, qu'ils ont pu me dire ou que me disent certains.

1:18:50
Locuteur

C

1:18:50
Emmanuel Macron

'est de se dire, au fond, même quand on se travaille bien, on a l'impression que

1:18:52
Locuteur

vous

1:18:53
Emmanuel Macron

n'allez pas nous former à d'après John parce qu

1:18:55
Locuteur

'on

1:18:55
Emmanuel Macron

va être remplacés.

1:18:55
Locuteur

On

1:18:55
Présentateur

aurait pu parler longuement de ce sujet-là. Et

1:18:57
Emmanuel Macron

donc, je pense que tout ça, ça crée en tout cas une grande inquiétude.

1:19:03
Locuteur

Et

1:19:03
Emmanuel Macron

donc, notre responsabilité, c'est que cette grande inquiétude ne soit pas le grand désordre permanent parce que ce n

1:19:07
Locuteur

'est

1:19:07
Emmanuel Macron

pas comme ça qu'on la réglera. Ou le grand ressentiment

1:19:10
Locuteur

ou

1:19:11
Emmanuel Macron

le grand chaos.

1:19:12
Locuteur

C

1:19:12
Emmanuel Macron

'est que ce soit d'abord le respect, le travail et le

1:19:15
Locuteur

réparer

1:19:17
Emmanuel Macron

ce qu

1:19:17
Locuteur

'on

1:19:17
Emmanuel Macron

doit réparer là à court terme.

1:19:19
Locuteur

C

1:19:19
Emmanuel Macron

'est de pouvoir reprendre justement les cours dans le calme pour préparer cet avenir. Et nous, c

1:19:23
Locuteur

'est

1:19:23
Emmanuel Macron

d'apporter les bonnes réponses. Et pour moi, d'ailleurs, dans cette campagne qui est devant nous présidentielle et ce débat qui est très important et qui est un débat démocratique extrêmement important pour le printemps 2027,

1:19:35
Locuteur

c

1:19:35
Emmanuel Macron

'est de se dire comment on va apporter des réponses à cela. Et il y en a.

1:19:38
Locuteur

Et

1:19:38
Emmanuel Macron

moi, je voudrais peut-être terminer du coup mon propos par ça.

1:19:42
Locuteur

Le

1:19:42
Emmanuel Macron

pays doit continuer de se préparer à l'avenir.

1:19:44
Locuteur

Mais

1:19:45
Emmanuel Macron

on n'est pas en train de le décliner. Enfin, n'écoutez pas ce qu

1:19:47
Locuteur

'on

1:19:47
Emmanuel Macron

vous dit là-dessus.

1:19:49
Locuteur

On

1:19:49
Emmanuel Macron

a une armée beaucoup plus forte qu'il

1:19:51
Locuteur

y a

1:19:51
Emmanuel Macron

dix ans aujourd'hui. Beaucoup plus forte. Plus indépendante. Avec une vraie dissuasion plus forte en Europe. Il y a dix ans, on ne produisait pas de véhicules électriques dans notre pays. On en produit. On produit des gigafactories de véhicules électriques. On vendait 5% de véhicules électriques il

1:20:05
Locuteur

y a

1:20:05
Emmanuel Macron

dix ans. On en vend 40%. Et on en produit.

1:20:08
Locuteur

On

1:20:08
Emmanuel Macron

a investi sur notre avenir, sur les biotechnologies. Et l'IA, c'est aussi ça. Et donc, l'IA ne le voyait pas que comme une source d'angoisse. Parce que la France, elle est armée pour ça. Contrairement à beaucoup d'autres pays. On a de

1:20:19
Locuteur

l

1:20:19
Emmanuel Macron

'énergie pas chère parce qu'on a réinvesti dans le nucléaire.

1:20:21
Locuteur

Et

1:20:21
Emmanuel Macron

on surproduit de l'énergie. Donc, on peut faire des data centers chez nous. On forme des talents à l'IA. On a Mistral.

1:20:27
Locuteur

Il y a

1:20:27
Présentateur

une inquiétude effectivement sur l'IA. On va parler d'un sujet mais c

1:20:29
Locuteur

'est

1:20:29
Présentateur

la question de...

1:20:29
Locuteur

Non mais ce

1:20:29
Présentateur

que je

1:20:29
Locuteur

veux

1:20:30
Présentateur

dire

1:20:30
Emmanuel Macron

par là, c'est qu'on a plein de domaines quand on regarde nos armées, quand on regarde notre technologie, quand on regarde la réindustrialisation, quand on regarde les véhicules électriques, quand on regarde l'IA. La France a un formidable avenir. C'est à nous d'être bons, d'investir, d'y croire, de nous mobiliser, de nous serrer les coudes.

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Locuteur

Mais

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Emmanuel Macron

je veux que notre jeunesse, elle se dise

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Locuteur

je

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Emmanuel Macron

vais réussir à saisir ce cap. Et nous, on va l'aider, on doit l'aider.

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Locuteur

On

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Présentateur

suivra l'évolution de la situation, que ce soit avec les manifestations et l'élection présidentielle dans quelques mois. Merci beaucoup, Monsieur le Président.

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Emmanuel Macron

Merci beaucoup. Merci d

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Locuteur

'avoir

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Locuteur non identifié

accueilli.

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Locuteur

Merci.