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interviewPublic Sénat· 2 octobre 2025 44 min

Monsieur Lecornu, il est temps de sortir de l'ambiguïté

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, votre rendez-vous quotidien de débat chronique et reportage. Vous connaissez la promesse de l'émission donner du sens à l'actualité.

Vous proposez des clés de compréhension des mutations de notre société et voici le sommaire de ce 2 octobre. Sébastien le Cornu est en train de battre un double record, celui du Premier ministre sans gouvernement mais pas sans manifestation. Déjà la 3è mobilisation depuis qu'il est à Matignon.

Tiendra-t-il compte de cette pression ? À quel point son gouvernement va ressembler à celui de François Baïou ? Est-ce du côté du Rassemblement national qu'il va peut-être finalement obtenir un répi ?

On répond à toutes ces questions dans une minute. Et puis dans la seconde partie de ce sens public, l'histoire d'un géant du 20e siècle, Robert Banater. Vous êtes là aujourd'hui parmi nous.

Les lois de la vie et de la mort comme suspendu. Alors s'ouvre le temps de la reconnaissance de la nation. Aussi votre nom devra s'inscrire au côté de ceux qui ont tant fait pour le progrès humain et pour la France et vous attendent au Panthéon.

Emmanuel Macron a décidé de faire rentrer l'ancien garde des saut de François Mitteran au Panthéon. Dans tris quart d'heure, on vous raconte ces combats contre la peine de mort pour la dignité et la réinsertion des détenus, mais aussi la force de ces mots, de ces convictions ici au Sénat ou au Conseil constitutionnel. Pour réagir à l'entrée de Robert Baninter au Panthéon, mais aussi à l'actualité politique et sociale.

Vous pouvez, vous le savez, flasher ce QR code. L'un des constats de cette journée, c'est que l'inter syndical a eu plus de mal à mobiliser Jean Barèert Marion Lompageux. Une manifestation moindre mais une colère intacte.

À travers la France, près de 240 cortèges se sont élancés avec à Paris quelques dizaines de milliers de personnes parties depuis la place d'Italie. Difficile, explique les manifestants, de s' mobiliser trois fois en quelques semaines, mais le sentiment de ne pas être entendu est intact. C'est sûr que les gens peuvent pas sans arrêt se mettre en grève.

On a déjà assez de mal avec à avoir une vie correcte quand on a des bassaires quoi. On a rien de clair. Le budget de toute façon on sait toujours pas ce qui va en être.

Mais malgré tout ils font se mobiliser contre le fond c'est-à-dire stop la politique de Macron. L'Union intersyndicale qui avait appelé à cette mobilisation veut avancer en ren serré et voit dans cette nouvelle journée un succès avant tout dans la durée face à un premier ministre déconnecté. pas de personne.

Chapeau l'artiste, il n'a même pas nommé son gouvernement, il n'a même pas présenté son budget. Il est là depuis moins d'un mois et il a trois journées de manifestation et de grève dans le pays. On voit que la colère sociale est énorme, qu'elle n'est pas prête de se calmer et que c'est pas des discours de langue de bois ou des mesurettes qui permettront d'y répondre.

Alors, les manifestants passent des messages, des revendications pour le futur budget. revient la volonté de taxer les Français au plus haut revenus toute génération confondue. Les personnes riches deviennent de plus en plus riches, l'écart se creusent et euh c'est de plus en plus dur pour les autres de pouvoir subsister.

Ma retraite, elle sera de 3200 ou 3300 € quelque chose comme ça. Et oui, on peut me taxer, je sais pas de combien mais c'est pour le principe quoi que le que l'effort est soit partagé entre les gens qui sont très au-dessus du niveau moyen de du niveau de vie moyen de la de la population. Le Premier ministre a tenté de lâcher du l'est en annonçant quelques mesures avant la manifestation, mais elle convainque peu à gauche.

La stratégie générale est loin de marquer une rupture avec ses prédécesseurs. C'est sûr que là, le cornus, c'est la stratégie du chloroforme, donc il essaie d'endormir tout le monde, il ne fait rien, il ne dit rien et on est quand même énervé. C'est quand même une belle performance et et par ailleurs, il est très ambigu mais à chaque fois qu'il sortte de l'ambiguité, ça va pas dans la bonne direction.

Donc en fait, c'est mieux quand il dit rien. Finalement, les écologistes rencontreront demain après-midi le Premier ministre et promettent des échanges durs. Le PS et le RN seront eux aussi reçus.

Les syndicats eux, attendront la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu avant de décider au nom d'une nouvelle journée de mobilisation. Et on a choisi comme titre dans notre titre de s'adresser au premier ministre. Monsieur le cornu, il est temps de sortir de l'ambiguité.

On est en débat avec Valérie Locap. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes éditorialiste politique pour le site le journal.info.

Bronoz, bonsoir et bienvenue. Chercheur CNRS au Sévip, enseignant à Sciencepo et auteur avec Anne Muxell de ce livre, le vote sans issu chroniques électorales 2024 aux presses universitaires de Grenoble. Lor Salvain, bonsoir et bienvenue.

Vous êtes directrice générale de Verrian. Jonathan Bouchet Pétersen, bonsoir et bienvenue Jonathan, éditoriste politique à Libération. Et pour sens public, n'oubliez pas que vous pouvez participer à l'émission, poser réagir, poser vos questions à à nos invités, à nos experts.

Je serai un peu votre porte-parole dans dans cette émission. Petite journée de mobilisation syndicale Valérie Locap. Comment vous l'expliquez ?

Tr trois manifes en un mois. Exactement. Comme vous l'avez dit dans votre sujet, c'est trois manifes en un mois.

Au passage, c'est 3 jours sans être payé quand même. Donc où il faut quitter son travail, aller dans la rue. Je suis allé faire un tour comme ça par curiosité, c'était très bon enfant.

Beaucoup de revendications sur taxer les riches. Ça reste vraiment le mot d'ordre, c'est-à-dire c'est vraiment ce qui ce qui rassemble absolument tout le monde. La CGT plus présente que les autres, quand même des gros bataillons de la CCHT, le reste un peu plus dispersé.

C'est un peu compliqué de manifester quand il y a pas de gouvernement, quand on sait pas quel va être le budget, quand il y a pas de revendication précise et quand on connaît aucune des mesures ni à quelle chose vous allez être mangé. Donc voilà le résultat en fait. Ouais.

Bruno Côesse, il y a peut-être un peu aussi ce sentiment que ça ne sert pas à grand-chose de faire la grève ou de manifester parce qu'il y a pas de répondant en face. Comment vous l'analysez ça ? Oui, sans doute ça doit jouer un rôle hein le fait que on sait pas qui est exactement en face.

Donc ça vise aussi pas mal Emmanuel Macron hein les les revendications puisque Sébastien le cornu pour le moment il est assez faiblement identifié globalement dans dans l'opinion il est tout seul il y a pas de gouvernement donc effectivement voilà il parle par une interview ne parle fondamentalement qu'au qu'au partis politiques et au syndicat donc c'est pas vraiment parler au français en direct donc effectivement ça ça génère ce sentiment qu'on sait pas bien où on va dans ces dans ces discussions. Puis il y a peut-être aussi un phénomène de de lassitude hein dans l'opinion de cette situation, cette espèce de de truc qui s'effiloche depuis maintenant pratiquement la réélection d'Emmanuel Macron en 2022, la dissolution, on a enchaîné tellement de gouvernements, personne ne mémorise les noms des membres des gouvernements et donc peut-être aussi quelque part un petit un petit sentiment de de perte de repère. Ouais. avec alors il y a toujours un effet loupe dans des manifestations leur salvin mais est-ce que ceux qu'on entend là vous me disiez plus de bataillons CGT que d'autres syndicats.

Est-ce que celles et ceux qu'on entend dans une journée comme celle-là, il parlent au nom quand même d'une majorité de Français qui sont en colère et qui attendent malgré tout des mesures de justice sociale et fiscale plus importantes ? Effectivement, il y a une partie de l'opinion, une grande partie de l'opinion qui est qui est en colère, qui exprime cette colère, notamment à l'égard des plus riches. Ça, on l'entend effectivement dans les enquêtes d'opinion.

Mais Bruno a raison, il y a également un sentiment de lassitude aussi. lassitude face à l'incapacité finalement des gouvernements actuels à trouver des compromis pour pouvoir travailler entre eux, trou pouvoir trouver des projets effectivement qui permettent d'améliorer les la situation de la France et puis une certaine résignation aussi quelque part. Les Français, ils ont le sentiment finalement que jusqu'en 2027, ça va être compliqué de trouver une voie de une voie de sortie à cette situation politique qui semble vraiment gouvernement après gouvernement complexe et bloqué surtout.

Hm. Effectivement avec donc des chiffres. Alors là, je vais vous donner ceux de la CGT parce que c'est alors évidemment ceux de de la préfecture du ministère de l'intérieur sont beaucoup plus bas mais même ceux de la CGT qui nous disaient plus d'un million le 18 septembre là ils annoncent 600000 personnes.

Donc il y a eu une mobilisation très nettement plus faible. Mais Sophie Binet elle ne s'ét la secrétaire générale de la CGT elle s'étend pas là-dessus. Elle préfère s'attaquer à Sébastien Lecnu.

Écoutons-la. Monsieur le Cornu nous l'a dit lui-même, il est un des premiers ministres les plus faibles de la 5e République. Nous savons que nous sommes en position de force.

La preuve euh le grand patronat n'a jamais été aussi seul et euh isolé et totalement fébrile et euh monsieur le Cornu ne sait pas quel sera son avenir très proche. S'il ne répond pas aux exigences sociales, s'il ne répond pas à ses mobilisations, de fait, il ira remplir le cimetière des Premiers ministres qui est déjà en train de déborder. Donc, il y a pas d'alternative en fait pour monsieur le Cornu.

Pour qu'il puisse y avoir de la stabilité gouvernementale, il faut qu'il y ait une réponse aux exigences sociales à commencer par l'abrogation de la réforme des retraites. J'accueille Alexandre Poussard. Bonsoir, bienvenue.

Pourtant, le Premier ministre s'adresse au syndicat, aux partenaires sociaux, à l'intersyndical. Il a il a fait dans une lettre des annonces qui étaient plus ou moins destinées à les rassurer. Effectivement, avec une annonce à retenir dans cette lettre de Sébastien Lecnu, il y aura une hausse des pensions de retraite des maires de famille dans le prochain budget de la sécurité sociale 2026.

On le rappelle, les maires de famille sont souvent pénalisés par leur carrière hachée dans le calcul de leur pension de retraite. Et donc ces pensions pourraient augmenter mécaniquement l'an prochain en prenant en compte les 24 meilleures années de salaire et pas les 25 meilleures années ou alors ces maires de famille pourraient bénéficier de départ anticipés. Alors cette mesure annoncée par Sébastien Lecnu, en réalité, elle n'est pas nouvelle.

Elle a fait l'objet d'un accord entre syndicat et patronat lors du conclave sur les retraites au printemps dernier. Et d'ailleurs, d'autres points d'accord de ce conclave pourront être repris dans le prochain budget promet le premier ministre. Et quant au point de blocage de ce conclave sur les retraites, point de blocage qui persistait à savoir la prise en compte de la pénibilité du travail dans le calcul de la retraite, et ben Sébastien Lecnu souhaite que la négociation se poursuive.

Oui. Un premier ministre qui dit vouloir renforcer le dialogue social. Ah oui, dans cette lettre, il aur je cite, "Vou redonner aux partenaires sociaux la capacité de faire de la négociation collective un véritable levier de transformation de la société au service de la souveraineté économique, de l'emploi, de la compétitivité et du bien-être au travail.

Le Premier ministre promet que les accords conclus en 2024 par les syndicats et le patronat seront définitivement adoptés par le Parlement dès le mois d'octobre. Alors ces accords, on le rappelle, il portaiit sur l'emploi des seniors, l'amélioration du dialogue social et les reconversions professionnelles. Mais en réalité là encore, rien de nouveau.

Les parlementaires ont déjà validité validé ces ces accords interprofessionnels et il restait juste une adoption définitive de l'Assemblée nationale. Donc le Premier ministre n'annonce pas de révolution. D'ailleurs, pour certains syndicats, cette lettre de Sébastien Lecnu, ce ne sont que des mots.

Même s'il nous a écrit en nous disant "J'ouvre des portes, je vais penser à la démocratie sociale et à la négociation collective, bah ça peut pas être juste des mots. Quand est-ce qu'il arrête la politique de l'offre qui fait plus de de précarité, plus de pauvreté en France ?" Et le le prémise demande aussi au aux partenaires sociaux de travailler sur un certain nombre de thèmes.

Oui, il leur dit "Allez-y, hein, mettez-vous au travail." le plancher sur thèmes dans les semaines, dans les mois à venir. Parmi ces thèmes, il y a le financement de la protection sociale, la souveraineté industriel, l'amélioration des conditions de travail ou alors le renforcement du paritarisme, c'està-dire la gestion de certains sujets par les partenaires sociaux et enfin le marché du travail.

Alors, que disent les syndicats de ces chantiers de plus long terme qui sont lancés par le Premier ministre ? Et bien, écoutez, la secrétaire générale de la CFDT. Je lui dis qu'il est optimiste parce qu' ça veut dire qu'il se projette. au-delà de d'une semaine ou 15 jours et nous euh c'est des sujets sur lesquels on est prêt à travailler.

Oui, on est prêt à travailler parce que parce que je pense que ce qui ce qui mine aussi aujourd'hui les citoyens et les citoyennes, c'est qu'il voit pas de perspective. Tout le monde parle d'une semaine à l'autre de l'échéance à venir à quelques jours et qu'on a besoin. Je l'accompagne pas, je suis prête à discuter.

Alors, ouvrir des discussions entre les partenaires sociaux pendant plusieurs mois, c'est une méthode finalement qui a déjà été utilisée par son prédécesseur François Baou. avec des résultats mitigés. On peut dire ça comme ça.

Effectivement, merci beaucoup Alexandre Valérie Locable. Effectivement, ce qui a pas marché euh pour François Baou, ils ont pas sauvé le le Premier ministre, les partenaires sociaux. Pourquoi son successeur à Matignon compte sur eux ou travaille toujours avec eux ?

Parce que c'est encore plus bloqué au Parlement ou en tout cas à l'Assemblée nationale et donc il se dit il y a peut-être là un espace pour pour réformer le pays ou faire bouger les lignes. Comment vous l'analysez ça parce qu'il sait qu'il peut pas faire sans les syndicats. S'il veut récupérer au moins en partie la gauche, il faut qu'il prenne en compte ce que pensent les partenaires sociaux.

Alors, par ailleurs aujourd'hui, il a annoncé un certain nombre de décisions concernant le pouvoir d'achat des Français. Alors, je sais pas si vous voulez qu'on en parle un petit peu plus tard, mais ça fait effectivement partie aussi des revendications que ce soit sur la prime Macron, que ce soit sur baisser les impôts. Alors, un peu plus au-dessus du SMIC parce qu'il s'est un peu trompé. il a SMIC mais il paye déjà pas d'impôt donc ça va être un petit peu au-dessus que ce soit sur les heures supplémentaires et cetera et du coup on voit bien que ce chantier du pouvoir d'achat pour moi il est à double destination ce chantier il est d'un côté à destination de la gauche des syndicats et du parti socialiste et il est aussi à destination du Rassemblement national qui réclame toujours qu'on prenne en compte le pouvoir d'achat.

Donc on voit bien qu'il est dans une espèce d'habileté où effectivement comme vous disiez tout à l'heure, il ne se montre jamais, il se il se planque. C'est un peu on parlait tout à l'heure, c'est un peu le serpent, vous savez dans le livre de la jingle avec ses yeux là qui est en train Oui, exactement. Personnage fourbe.

Ben oui, c'est pas sympa comme comparaison. beaucoup plus positif dans le livre de la dictoniser les uns et les autres pour les amener en fait à là où il voudrai aller, c'est-à-dire rester. Il est dans une stratégie des tout petits pas.

Il fait un petit pas après l'autre. Moi la grande question que je me pose, c'est qu'est-ce qu'il va dire demain au parti politique qui reçoit ? C'est-à-dire est-ce que oui ou non il a gardé une marge de manœuvre pour pouvoir augmenter ?

Il a dit les impôts vont rester égaux mais il y en a qui vont payer moins et d'autres qui vont payer plus. Alors ceux qui vont payer moins, il les a annoncé aujourd'hui. C'est essentiellement les bas salaires pour le faire rapide et ceux qui vont payer plus.

Il a toujours pas dit ni qui c'était ni de combien. Donc en fait on voit bien qu'il est là en train de garder ses deux fer au feu et là il garde les syndicats au chaud en disant à Marie Lise Léon est formidable cette Marie-Lise Léon elle est prête à repartir discuter. Elle a discuté sur le conclave des retraites pendant des mois et des mois elle a rien obtenu aussi juste l'histoire des femmes.

Même pas la pénibilité. il faut continuer à négocier alors qu'elle avait dit non je négocier je trouve que ces deux ces deux filles là Binet et Léon elles sont là assez solide parce qu'elle lâche pas le morceau. Ouais et d'ailleurs même si le MDEF s'en s'en défend dans ce conclave c'est c'est quand même semble-t-il le MDF qui a fait échouer la signature.

Alors que si on se projette il y aurait eu un conclave sera pas bah non on sera pas là François Baou aurait aurait sans doute obtenu plus de longévité à Maton. Bref, et surtout ça aurait coûté beaucoup moins cher au pays. et sans doute peut-être plus tard la pénibilité, on aurait réussi à passer l'obstacle et la pénibilité aurait coûté beaucoup moins cher que ce qu'on ce que un mot peut-être de la stratégie du MEDF, c'est une branche du patronat, c'est pas tous les patrons aujourd'hui Bruno Côz parce qu'ils annoncent une grande journée de mobilisation là le 13 hein, c'est ça 13 octobre c'est ils sont dans la posture des lignes rouges aussi euh ou on voit d'ailleurs on a eu des réactions venant notamment des syndicats de petites entreprises qui visiblement étaient pas très contents d'avoir mis été mis devant le fait accompli par le MEDF qui ont eu le sentiment qu'on qu'on leur forçait un petit peu la main et qui eux disent tout en étant très critique sur les propositions venant de la gauche hein mais qui disent c'est pas comme ça qu'il faut s'y prendre.

Nous on veut plutôt dialoguer dans les entreprises et cetera. Donc effectivement qui sont pas sur l'idée de se joindre à un patronat qui se transformerait presque en force d'opposition politique vis-à-vis des propositions de la gauche. Donc ça c'est vraiment c'est vraiment intéressant.

C'est d'autant plus intéressant qu'on sait que la valeur entreprise, elle est plutôt à la hausse dans la société française dont le mesure dans nos dans nos dans nos enquêtes et notamment l'entreprise de proximité, l'artisanat, la PME, TPE, on voit que c'est plutôt des sources de de confiance. Ils sont à des niveaux de confiance bien plus importants que le le monde de la politique. Et donc on voit qu'effectivement ils sentent que peut-être ils tiennent quelque chose d'un dans de de renouer le lien, le dialogue, l'image entre les Français et et l'entreprise.

Donc ils sont pas sur l'idée, ils sont pas tous sur l'idée de monter au créneau tout de suite. Ouais. Jonathan BC, est-ce qu'il y a une une sorte de radicalisation ou je sais pas de droitisation du du MDEF ?

Ouais, je pense que c'est en plus il se je pense qu'ils se trompent complètement diagnostique. C'est-à-dire ce qu'on disait, c'est que le leur maître mot, c'est on a besoin de stabilité, on a besoin de visibilité et en même temps cette façon de s'argouter sur toujours un peu les mêmes positions de façon très dure comme un parti politique euh c'estàd qui qui pourrait pas sortir de son idéologie, je pense qu'ils en sont les les premiers euh enf ils sont ils en sont ils en sont les premiers responsables aujourd'hui le conclave il s'est clairement ça a été un moment où on s'est rendu compte que le MEDF était pas là pour négocier. vraiment ce que tous les observateurs ont reconnu et je pense que c'est ils s'en défendent encore une fois mais ou ils s'en défendent chacun son rôle mais je crois que même à la main qui est pas le plus dur avec les patrons explique parfois le médef a besoin d'un d'un gros coup de bambou parce qu'ils sont pas capables de prendre en compte ce qu'est la situation politique.

Et je pense que ce qui est minore et on le voit sur les études sur la taxe du Zucman par exemple quand on voit les entrepreneurs d'une manière générale, c'est à des années lumières de ce qui est le discours sur le MEDF, le discours du MDF parce que le MDF tient pas compte du fait qu'il y a une dualité très forte entre le tissu de PME, le tissu de TPE, les indépendants, tous ces gens qui ont l'impression quand même d'être en première ligne et de payer, qui se sentent pas du tout concernés par les grandes sorties de Bernard Arnaud ou même par les sorties de Patrick Martin. Donc je pense qu'il il y a une rupture et une fracture qui est en train de se faire au sein du patronat parce que effectivement quand on dit les entreprises heureusement d'une certaine manière ça revit des réalités très différentes mais ça revet des fiscalités très différentes aussi. Effectivement avec c'est effectivement je veux bien qu'on détaille un peu leur salvin sur dans les niveaux de confiance envers les institutions.

Où se place alors les politiques, j'allais mettre là non ? Où se placent les politiques ? On peut mettre les médias assez bas aussi hein, il faut il faut savoir balayer devant sa porte.

Mais où se placent les politiques ? partenaires sociaux comment justement moi je trouve en tout cas alors dans l'opinion ça se sent pas encore complètement mais dans les dans les médias on dirait que c'est un peu la revanche quand même des partenaires sociaux c'est-à-dire qu'on a jamais autant parlé des syndicats y compris du MEDF et chacun essaie de faire entendre sa voix et là effectivement on le voit avec deux femmes fortes Sophie Binet et et Maril Léon donc c'est c'est c'est c'est assez impressionnant pour le moment dans l'opinion les syndicats ne ne progressent pas vraiment il reste quand même assez bas en terme de confiance. Le problème principal des syndicats selon les Français, c'est qu'effectivement ils sont argbouté sur leur position et ont du mal effectivement à dépasser les blocages ou en tout cas à à trouver des compromis.

Mais en tout cas, on les a beaucoup mis en avant ces derniers ces derniers temps. Et peut-être juste une remarque aussi sur la façon dont on appréhende toutes ces différents réformes. Alors, par exemple, les retraites, mais ça peut être aussi sur le pouvoir d'achat et cetera.

C'est souvent des réformes très paramétriques, c'est-à-dire qu'on va regarder différents paramètres, discuter, essayer de trouver des compromis sur les paramètres. Mais je pense que ce que vous souhaiterez les Français aussi, c'est peut-être un dézoom euh et euh une vision un petit peu plus large et à plus long terme que justement effectivement juste euh qu'est-ce qui va se passer dans une semaine ? Est-ce que euh finalement si dans 3 semaines on décide ça, est-ce que dans 4 semaines on on ne votera pas la motion de censure ?

Enfin voilà, il y a aussi cette appréhension du long qui qui manque dans le discours à la fois d'ailleurs des des des syndicats et et des politiques et ça rejoint d'ailleurs cette réaction de de d'un de nos téléspectateurs Pierre de Toulon qui nous dit la perspective du censure d'une instabilité gouvernementale semble inévitable. Voilà qui s'affiche la question comme sous le mandat de François Bairou. Sommes-nous condamnés à revivre le même scénario politique ? cette c'est cette idée cette attitude dont vous parlez tout à l'heure.

Voilà, cette idée, elle est à la fois source de beaucoup d'inquiétude parce que pas avoir d'horizon euh sur des paramètres fondamentaux de la vie, par exemple l'âge de départ en retraite n'est quand même pas très optimal pour une démocratie d'un grand pays riche. Euh on parlait par exemple de suspend de la réforme des des retraites et c'est vrai que ça ça ça c'est c'est une chose de le dire. Euh par contre pour les gens qui sont sur le seuil de prendre leur retraite, de dire dans 1 an, dans 2 ans, on sait pas, on ne sait pas.

Et donc et donc voilà, je pense que ça c'est un des éléments de la tragédie française qui se passe sous nos yeux, c'est-à-dire je parle de tragédie parce qu'on voit que dans l'opinion le niveau de de manque de confiance, de colère, de lassitude est très élevé est très élevé et on voit des des élites politiques qui sont incapables de de définir effectivement un horizon lisible, de nous dire par exemple aussi de nous dire bah les déficits publics. Si on taxe des gens pour completer les déficits publics, voilà les outils qu'on veut mettre en œuvre pour faire que ça se reproduise pas. C'est une donnée quand même assez importante pour qu'on accepte de faire qu'on accepte de faire des efforts qu'on dis comment faire en sorte que ça se reprodu pas parler que de ça en fait au bout parce que c'est vra que l'exclusive question budgétaire certes elle est importante parce qu'elle détermine beaucoup de choses quand on est à la tête du pays.

Il y a tellement d'autres enjeux, tellement d'angoisse, tellement d'inquiétude, tellement de questionnements qui traversent les gens sur le devenir du pays, sur des projets de long terme, sur la façon de se projeter dans un monde qui est instable. Donc c'est vrai qu'il y a un décalage entre cette espèce de gestion à la petite semaine qui passionne pas les gens, qui même nous parfois nous nous lassent assez sérieusement et la lucidité des Français parce qu'ils sont confrontés, parce qu'ils discutent avec leurs enfants, leurs parents et voilà, je trouve qu'il y a c'est un espèce d'écart qui se creuse avec des politiques qui bossent pas tant que ça en fait parce que le certes il y a la nécessité fait loi, il faut un gouvernement, faut un budget mais ça c'est les affaires courantes au des français, c'est le minimum la capacité à projeter, je pense qu'on paye le fait qu'il y a pas eu de débat digne de ce nom lors de la dernière présidentielle c'est ce qui la séquence qui s'est ouverte lors de la dernière présidentielle. Rien n'a été tranché, rien n'a été arbitré, pas grand-chose n'a été formulé et depuis il y a une sorte de voilà.

Mais surtout oui, je pense qu'il faut rajouter à ça la situation internationale qui inquiète beaucoup les Français. C'est-à-dire un jour il y a la reconnaissance par le président de la République de l'État de Palestine mais la guerre continue quand même. Euh hier, écoutez, c'était absolument surréaliste ce truc, ce bateau russe qui était au large de Saint-Nazer.

Saint-Nazer, c'est entre la Baule et moi je vais en vacances à Normoutier, mais je le vois Saint-Nazer de chez moi. Enfin, c'est le bateau quasiment de la côte. et on apprend alors donc on nous explique qu'il y a une flotte de bateaux fantômes qui se trimbalent absolument partout pour aller se ravitailler en pétrole alors que c'est interdit et que les militaires français sont sur le bateau.

Vous vous rendez compte ? Non. Je pense sincèrement que entre ça la situation internationale qui est quand même extrêmement anxiogène pour les uns pour les autres parce que ils ont le sentiment que les choses se rapprochent.

Ils savent pas très bien quoi mais il y a un truc qui se rapproche et cette espèce de non avenir de non vision, on va dire ça, il y a ça manque de vision. Allez, je vais être celui qui met la touche optimiste quand même parce que il y a pas si longtemps, on a réussi des Jeux Olympiques que tout le monde justement Ben non, c'est il y a pas si longtemps. Ça fait un an, un an et quelqu et on a on a réussi à reconstruire notre D.

Oui, mais c'est aussi notre capacité à toujours nous autoflager, trouver que tout va mal. Enfin, il y a le bénéfice de ces deux succès français, ils ont fait pit. Et oui, c'est c'est c'est dommage parce qu'effectivement les les J ont été vécus par les Français comme une véritable parenthèse enchantée avec une triple surprise, la surprise que un tout s'est bien passé, il y a pas eu d'attentat, les transports ont fonctionné, tout a bien marché.

Deux, la France a eu plein de médailles, donc en fait on n'est pas si mauvais que ça et euh et trois que finalement quand on se met ensemble euh et ben on arrive à faire des choses en commun. Et ça, moi c'est ce que j'ai j'ai retenu des enquêtes d'opinion qu'on a fait juste après les JO, c'est ce sentiment effectivement que bah finalement peut-être qu'on a encore un un avenir commun, peut-être que on a encore du collectif à à faire voil pour justement réussir. Je crois qu'il y avait un gouvernement démissionnaire si je me souviens bien à ce momentlà.

Oui. Bah oui, c'est ça. Oui, c'est justement mais c'est justement parce qu'on a vécu ça.

Je je ne crois pas simplement à la parenthèse. Je pense que il y a un leg. Je pense qu' qu'il y a un en tout cas pour les gens qui ont vécu la période des Jeux Olympiques.

Je pense qu'il y a un Alex effectivement ça marque cette idée de dire ah c'est le contraste vous vo et sans le politique mais on y arrive très bien. Moi j'ai discuté avec beaucoup de gens qui qui disaient au moment des des gos ça fait tellement du bien on parle plus de politique. Ouais, c'est vrai que les gens et donc c'est just mais pas nos téléspectateurs qui sont politiquement.

Après on vous annonce que le budget des sports n'est pas du tout en augmentation comme prévu. Tous les budgets ont baissé. Donc voilà celui des sports aussi.

Moi je suis celui qui positive là maintenant. J'ai décidé, j'ai décidé ça pendant quelques minutes. Jonathan, vous vouliez revenir quand même parce que il y a un record tiens, puisqu'on parle de sport, il y a un record dont on veut parler.

C'est longue semaine depuis la nomination de de Sébastien le cornu. Oui, je pense qu'elles nous paraissent même encore plus longues que ce qu'elles ont vraiment été. Mais 23 jours que la France a pas de gouvernement, on l'a dit, record sous la 5e République, il y a des records plus ou moins glorieux. 23 jours que Sébastien Lecnu consulte he parti syndicat, ça on peut pas lui reprocher pour espérer ne pas être censuré d'entrée dès le début de la discussion parlementaire. 23 jours, on a surtout le sentiment que le premier ministre cherchait à gagner du temps.

C'est quand même beaucoup ce qu'on entend chez ces interlocuteurs. On se souvient qu'à son arrivée, il y avait eu des mot forts. Il a marqué les esprits en revendiquant un changement de méthode, promis des ruptures sur le fond, sur la forme.

Vous allez voir ce que vous allez voir. Bon franchement, on voit pas trop ce qui a décanté en en 3 semaines. C'est aussi ça qui suscite la déprime.

Peut-être sur la forme quand même. Oui, sur la forme, on a pu constater que Sébastien Lecnu est effectivement un titre une qualité dans les premiers temps. Ça finit par être plutôt une source de de d'ambiguïté dans l'esprit des gens.

Donc ça c'est effectivement une rupture assez nette avec la logoré Bairou surtout dans la dernière ligne droite. Mais pour ce qui est des qualités de négociateur, on nous louait hein le le vraiment l'élérain la capacité à négocier de Sébastien le Cornu, moi je trouve et je sûrement sévère mais qu'elle reste largement à démontrer et en fait à force de rien dire, il finit par donner le sentiment de cacher son jeu, d'être dans une forme d'ambiguïté et de pas emmener grand monde, de pas convaincre grand monde et à la fin de s'inscrire dans une continuité qui a pas grandchose à voir avec la rupture promise. Alors, c'est d'abord avec le Parti socialiste que Sébastien lecornu espérait négocier une non censure.

C'est ce en tout cas, c'est ce qu'on avait compris. Bon, d'une certaine manière, il a fermé la porte ce dimanche définitivement avec cette interview dans le Parisien. Pas beaucoup de prises de parole, mais surtout des prises de paroles pour dire non dans le Parisien.

Donc, c'est non Pelmel à la taxe duman, c'est non à l'ISF, c'est non à toute suspension de la réforme des retraites. Donc après, on peut être d'accord, pas d'accord, mais il se trouve que c'était les principales demandes des gens avec qui discutaient les socialistes. Donc ça a douché quand même toute capacité à trouver un accord.

Certes, les socialistes, on peut aussi considérer qu'ils avaient placé la barre très haut. On peut se demander s'ils avaient vraiment envie d'aboutir, voilà, et d'être ceux qui allaient sauver le soldat le cornu. Donc après, il faut dire voilà, il y a après il y a une équation qui dépasse un peu la personne de Sébastien Lecornu.

C'est que c'est très difficile quand on s'appuie sur LR qui pose des lignes rouges à longueur de semaine et qu'on veut toper avec les socialistes qui ont des exigences à forceurie quand il y a des mobilisations sociales et quand le terro est un peu favorable. Donc c'est pas le premier à se casser les dents sur cette équation. Ce sera peut-être pas le dernier, ça on le verra.

Donc ça devrait pas changer grand-chose ce round de discussion demain. A priori les alors il voit qui demain déjà ? Il voit les socialistes, les écologistes, les communistes et le R.

Rassemblement national et le RN. Alors justement, on va on va discuter du Rassemblement national parce que le le ton a un peu évolué quand même au fil des semaines. Oui, parce qu'on en gros, on a beaucoup entendu Marine Le Pen clamer, réclamer, exhorter en disant que c'était inéluctable.

C'était une question de de semaine ou de jour, une dissolution parce qu'on a bien compris que c'était ceux qui avaient le plus à y gagner. Euh et en même temps quand on entend Jean-Philippe Tanguille, un certain nombre de responsables qui prennent la parole en ce moment, on sent que la censure est pas du tout quelque chose d'acquis comme un prérequis de cette rentrée, quoi. Donc on sent qu'il y a une temporisation.

Je pense ça s'explique aussi parce que le lead médiatique et politique a été pris par les socialistes, a été pris par le mouvement social, que les revendications sont pas exactement les mêmes, que la droitisation du RN l'amène à pas spécialement être dans la roue des syndicats, ça c'est pas une nouveauté. Mais voilà, on sent que le parti d'extrême droite temporise et que aujourd'hui c'est peut-être ça qui pourrait une fois de plus offrir du temps au gouvernement minoritaire qui est à la tête du pays. C'était déjà vrai sous Michel Barnier, ça a fini par être vrai sous François Baou.

Bah les mêmes causes produisent les mêmes effets. Moi je pense qu'on l'état la gauche censure et le et le RN donne du temps à à Sébastien le cornu. Alors on va parler tiens justement d'abord de la stratégie du RN si vous voulez bien et ensuite on parlera de la gauche.

Votre avis ? Alors pour que pour parler euh d'IRM, l'impression qu'on a de ce qui est en train de se passer, al il y a il y a deux pistes. Il y en a une, à mon avis, qui est une impasse, c'est-à-dire pour aller vite euh le débat sur exécution provisoire en raison de l'incarcération euh de Nicolas Sorkozi pourrait mener d'une façon ou d'une autre un jour pas si lointain que ça à une remise en cause de l'exécution provisoire. pas d'une façon générale parce que c'est 85 % des délits mais associé à l'inéligibilité de façon automatique sauf discussion c'est-à-dire ce qui a été rajouté dans la loi Sapin 2.

On s'en Donc ça ça pourrait rentrer dans une espèce de négociation qui ne dit pas son nom avec le le RN. Exactement, tu se passer, tu vas gagner du temps au lieu d'aller faire une dissolution, de te faire pas de la belle politique, on va on va se débrouiller ensemble pour cette histoire là. Je pense que dans le débat, les esprits des Français ont évolué.

Simplement la difficulté c'est que comme elle est assez lourdement condamnée quand même, le temps judiciaire même si cela advenait, ne lui permettrait pas en fait, elle serait condamnée par la Cour de Gassation avant même l'élection présidentielle. Et du coup, une fois que c'est définitif, exécution provisoire ou pas, il faut ça serait automne 2026 d'après les calculs. Donc cette piste là qui a été pas mal explorée n'est pas tout à fait évidente.

Donc il y en a une autre qui est un petit peu plus tordue, je vais essayer d'être claire et rapide. Donc ça veut dire quoi ? Vous prenez Louis Alot à Perpignan, il est inéligible.

OK. Ou aux élections municipales, il décide de se présenter quand même. Le préfet va le voir, lui dit "Bah non, tu peux pas te présenter, tu es inéligible.

Et il dit mais pas du tout. Moi je vais faire je vais devant le conseil d'état. Oui.

Le conseil d'État dit je sais pas quoi et lui il fait une QPC question prioritaire deité en disant il n'y a aucune raison que je ne puisse pas me représenter puisque je suis maire. OK. Donc vous dites que la stratégie du du RN en fait elle elle ne porte que sur l'avenir l'avenir judiciaire et politique ce que je veux dire c'est que peut-être peut-être que l'explication de ce que vient de dire Jonathan qui est tout à fait exacte et qu'ils étaient extrêmement énervés au début et qu'ils le sont moins aujourd'hui pourrai s'expliquer par le fait qu'ils sont en train d'essayer de trouver un passage qui exclut la dissolution qui leur ferait perdre du temps et qui ne leur en ferait pas gagner dans une solution quelconque pour Marine Le Pen.

Je prends beaucoup de gants. Non, mais je pense qu'il y a aussi cette cement qui a au des deux lignes. C'està-dire que comment est-ce qu'il continue à apparaître comme un parti antisystème qui est quand même le fond de sauce de Marine Le Pen historiquement et en même temps on voit que la ligne Bardella c'est quand même d'aller du côté des patrons, du côté de l'électorat de droite, essayer de faire casser un peu ce plafond de verre et c'est vrai que dans la situation être dans la route Sophie Binet ou de la tête Zucman, c'est pas le meilleur moyen d'attirer de l'électorat de droite qui est censé se considérer qu'il y a pas d'avenir avec Bruno Rutillot et que c'est Jordan Bardella leur nouveau champion.

Donc je pense qu'il y a évidemment l'intérêt personnel et cette négo un peu bas de gamme qui il faut pas faut pas écarter mais je pense qu'il y a aussi une équation politique tout à fait raison et la vérité c'est qu'il y a de plus en plus deux lignes c'est-à-dire d'un côté Jordan Bardella est quand même une bonne partie du RN qui dit de toute façon Marine Le Pen elle va pas s'en sortir on y va avec Bardella qui est cette ligne que vous venez de décrire et il y a la ligne Marine Le Pen qui n'est peut-être plus majoritaire où elle essaie encore de trouver une issue. Et puis alors, il y a quand même euh des leaders du Rassemblement national quand quand ils sont invités euh notamment dans les matines à la radio, en l'occurrence c'était Sébastien Chenu ce matin euh sur euh RTL qui euh liste ce qui pourrait inciter le parti le péniste à ne pas censurer. Écoutez, exactement rupture forte sur la politique migratoire, c'est-à-dire par exemple la fin de l'aide médicale d'État pour en faire une aide médicale d'urgence. une inflexion très forte de notre contribution à l'Union européenne.

Euh c'est-à-dire on arrête d'augmenter chaque année notre contribution à l'Union européenne et puis probablement euh sur euh euh les dépenses toxiques de l'État euh l'engagement d'une réforme euh peut-être sur le 1000 feuille. Euh on se penche sur la question euh des du doublon ou du doublonnement que peuvent représenter les régions et les départements en frère des économies d'échelle. On a vu quand même comment Michel Barnier avait été baladé par le Rassemblement national.

Enfin, Sébastien Lecnut peut pas être naïf quoi. Il doit bien savoir que le même destin risque de de l'attendre quoi. Risqueir d'autant que s'il va dans ses dans ses directions, c'est autant de difficultés qu'il attendent du côté gauche.

Évidemment, puisque euh j'imagine bien que du côté des socialistes, on n' pas seulement en tête d'obtenir des choses positives pour le pouvoir d'achat ou lutter contre l'injustice fiscale, mais on a aussi quand même en tête l'image du parti dans la perspective des prochaines présidentielles et c'est vrai que le PS a déjà aidé François Baou à adopter le budget 2025. Euh s'il l'aidé pour le budget 2026 et qu'en même temps euh Sébastien Lecornus soit obligé de lâcher du laisse sur des demandes très droit du Rassemblement national, ça commence à faire beaucoup pour se présenter vers les électeurs de gauche en 2026-2027 en disant c'est nous la gauche. Ouais, parce que c'est intéressant, on va s'appuyer sur le le baromètre politique que vous publiez pour le Figaro Magazine.

Alors, je vais moi donner la ceux qui sont celles et ceux qui sont en tête des côtes d'avenir. On trouve beaucoup de personnalités de droite ou d'extrême droite, Jordan Bardella Marine Le Pen en tête. Ensuite Édouard Philippe, Bruno Rotaillot avec un écart quand même assez important, Gérald Darmanain, Marion Maréchal, Gabriel Atal et Raphaël Guxman qui arrive en 1 2 3 4 5 6 7 8e position finalement de ce de ces codes d'avenir.

Et alors on a regardé ensuite et c'est parce que vous nous l'avez conseillé euh ceux qui baissent, celles et ceux qui baissent le plus de deux points de baisse par rapport au baromètre précédent. Alors Jordan Bardella en fait partie mais il y a quand même pas mal de personnalités de gauche, pas mal de personnalités de gauche que ce soit d'ailleurs du côté de François Hollande, Bernard Casneu qui perd aussi de points, Annie d'Algot mais aussi plus à l'extrême gauche avec Jean-Luc Mélenchon qui atteint son record historique historiquement bas puisqu'il est à 10 % de côte d'avenir. Il vous imaginez cette personnalité politique avoir un avenir ?

C'est ça exactement. Est-ce que vous souhaitez souhaitez est-ce que vous souhaitez qu'il ait un avenir qui joue un rôle à l'avenir en France et aujourd'hui il est à 10 % effectivement ce qu'il n'avait jamais atteint jusqu'à présent. Euh Manuel Bonpard aussi euh baisse Mathilde Panot.

Donc effectivement on sent un un essoufflement et quand on demande aux Français qui représente le plus l'opposition euh aujourd'hui effectivement alors la première réponse c'est personne, il y a pas d'opposition et euh les Français considèrent qu'il n'y a pas d'opposition parce que surtout il n'y a pas de projet alternatif et en 2è position c'est le RN qui arrive. 3e position LFI et puis et puis puis enfin le Parti socialiste. Donc on voit bien que le la gauche n'est pas forcément en position euh en tout cas de supériorité côté euh côté opinion et que ceux qui incarnent plus l'opposition aujourd'hui euh ce sont le RN.

Et c'est pour ça aussi d'ailleurs que que les Français sont comment dire sont très sceptiques parce qu'ils veulent du changement et en même temps ils ne savent pas à qui confier les clés de ce changement parce que personne ne leur paraît si crédible que ça. Donc effectivement on remarque que Jordan Bardella et Marine Le Pen sont en tête du classement mais à 40 % et 39 % de côte de côte d'avenir. Il y a encore 10 15 ans, les codes d'avenir dépassé les 50 %.

H là, on est quand même à des niveaux très faibles. Oui. Donc, il y a un un désaveux général, on peut dire, pour le personnalité de politique.

Alors, Valérie Lucab, il y a une petite musique Raphaël Luxman depuis depuis quelques jours parce qu'il y a eu un ou deux sondages favorables. Est-ce qu'elle est pas un peu trop tenitruante dans le dans le milieu médiatique ? Est-ce qu'on donne pas trop d'importance à ces sondages qu'il placent devant Jean-Luc Mélenchon ?

Je voudrais juste dire un mot sur Marine Le Pen. 40 % avec ce qu'on a décrit, c'est-à-dire quand même une très forte possibilité qu'elle ne puisse pas probabilité qu'elle ne puisse pas se présenter, ça reste élevé. Les gens se rendent pas encore compte de la réalité de la situation judiciaire, je pense.

Et ça c'est une parenthèse. L'enjeu de la présidentielle, c'est quoi ? Le RN sera au second tour.

Les gens sont tout, j'ai jamais entendu quelqu'un dire que le RN ne sera pas à second tour, quel que soit le candidat d'ailleurs. C'est assez étonnant. Il y a pas de différence entre Mar et Jordan.

C'est pas du tout la même politique. Oui, moi je je j'allais dire la même chose. C'est dans longtemps et une campagne électorale vous savez beaucoup mieux que moi.

C'est quand même très rude. Donc est-ce que Jordan Bard si c'est lui là il y a un socle électoral qui semble très solide. Mais ce qui est intéressant c'est que aujourd'hui il n'y a pas de différenciation dans chez les électeurs entre les deux.

Voilà le reste on verra. C'est ce que je voulais dire. Je suis d'accord avec vous qu'une campagne serait long et que il a pas forcément les armes à son âge pour tenir une campagne aussi euh difficile.

Mais donc le sujet c'est qui va être face à Jordan Bardella au second tour ou à Marine Le Pen pardon. Donc euh c'est ça le sujet aujourd'hui. C'est ça le sujet.

Donc c'est vrai que quand vous voyez alors ça c'est une chose les codes de confiance. Moi je me réfère au sondage de notre ami Frédéric Dab qui est sorti il y a quelques jours et on on voit quoi ? On voit un Édouard Philippe extrêmement sanctionné par les très grosses difficultés du bloc central.

C'est-à-dire que il était à il était à 25 %, il descend à 16 %. Ça fait presque 10 points d'écart. Depuis le mois de mai, c'est beaucoup.

Donc une grosse difficulté à pr la fourchette haute d'un côté et basse de l'autre. Mais non, je prends celle d'aujourd'hui. Celle c'est celle d'aujourd'hui mais effectivement la baisse elle est forte.

C'est celle c'est celle d'aujourd'hui. Donc on voit bien qu'il a beaucoup de de difficultés à se différencier de ce ce banental auquel il est associé chez les gens. Et la deuxième leçon de ça un c'est que on disait toujours c'est Mélenchon qui est devant, c'est Mélenchon qui est devant, c'est Mélancon qui est devant et vous confirmez et bien non ça ne serait pas Mélenchon qui serait devant.

Alors dans chez Dabi, il est plus haut, il est à 12 13 plutôt que 10 et donc Gluxman est passé devant. Donc après Retaillot reste assez bas en intention de vote, il est de mémoire it je crois si vous voulez le bloc central vous prenez Retaillot est à 9, Darmanin est à 7 Atal est à combien ? 10 qui sont là.

Mélenchon est à 10. Voilà. Et et Philippe est sur une dynamique qui qui recule.

Donc c'est nous passionne mais c'est n'oublions jamais que sauf cataclysme c'est dans c'est dans un an et demi ou c'est dans 3 mois. Oui enfin ça moi j'y crois pas trop. Tiens, il y a une question de Fabien de Nice.

Euh, je vais vous la poser Bruno Cotess. La la la montée des personnalités de droite dans le dans les baromètres flè-elle un basculement idéologique durable de la société française ? C'est une question euh plus difficile à répondre qu'il n'y paraît.

Euh les chercheurs euh proposent des réponses différencier. Euh il y a effectivement bien des éléments qui vont dans le sens d'une société française qui sur certains aspects, pas tous, sur certains aspects a une demande incarnée par la droite, ordre public, lutte contre l'immigration illégale, voilà, la loi et l'ordre comme on dit. Et là, c'est clair.

Toutes les enquêtes de pignon, toutes les enquêtes que nous réalisons montrent que sur ces dimensions régaliennes, il y a un sujet, il y a un sujet de préoccupation et une demande de, on va dire, d'autorité dans la société. Mais ça ne couvre qu'une partie. En même temps, il y a une très forte demande comme nous le voyons aujourd'hui, très forte demande de justice sociale qu'elle est plus incarnée par à la fois le Rassemblement national et la gauche différemment mais qui incarne tous les deux ça beaucoup plus aux yeux des électeurs que la droite et donc c'est en ça que la réponse est des délicate.

Et par ailleurs, il y a aussi une dimension de l'échelle du temps que l'on prend compte sur une très longue durée de temps. la société française par rapport aux années 1950 60, elle est devenue plus plus tolérante plus tolérante. Par contre de sur une courte période depuis ces 15 dernières années avec tous les bouleversements qu'on a eu, les grandes crises économiques et cetera, c'est vrai que ça a un peu inversé la vapeur ou ça a un peu modéré cette tendance de très longue durée.

Mais c'est vrai qu'il y a aujourd'hui quand on regarde les classements des personnalités préférées, sur les 10 15 personnalités préférées, il y en a quand même beaucoup de droite ou d'extrême droite. Oui. Là, un mot puis ensuite on a une dernière question.

Je suis pas sûr qu'on va pouvoir vous répondre Loui mais on on va poser la question. Alors euh bah pour aller dans le sens de Pono effectivement quand on regarde sur une période de 20 ans le positionnement sur une échelle politique gauche- droite des français en fait en 20 ans ça n'a pas bougé c'est-à-dire vous avez de très légères évolutions. Mais finalement vous avez encore des gens qui se disent à gauche, encore des gens qui se disent à droite sans forcément se dire proche d'un parti politique d'ailleurs ce qui est intéressant.

Donc donc la réponse est pas si évidente effectivement, on sent quand même que la valeur parce que ce que disait Bruno sur le côté la loi et l'ordre comme étant le terro classique de la droite, ça c'est un peu inimuable et que dans le débat public dans la et on voit d'ailleurs que c'est presque c'est très transpartisan sur la question de la justice fiscale l'exigence de justice après 8 ans de Quinquena Macron qui a été vécu comme cert un paris pro business que auquel certaines personnes ont ont adhéré au début mais qu'elle arrivé il y a pas eu de russellement il y a une hausse de la précarité les salaires ont pas augmenté enfin ce bilan il commence à être quand même intégré et ça ça ouvre quand même plus un questionnement de gauche qu'un questionnement rotaillant. Bon, je pose quand même cette question. Quand est-ce qu'on va avoir un gouvernement ce weekend ?

Bah, on dit ce weekend ou lundi parce que ils ont l'air de prendre quand même un petit peu de temps. C'est toujours un petit peu plus long que ce qu'on Est-ce qu'on est vraiment impatient ? Ça c'est une autre question.

Notre notre téléspectateur dit "C'est ça que les Français veulent savoir." Je pense qu'il y a un peu d'ironie quand même dans cette faut attendre le retour d'Emmanuel Macron de tous ses voyages déjà. Donc je sais pas, ça va être ce weekend au lundi.

Dans l'ensemble, il va y avoir pas mal de reconductions du gouvernement. précédent. Il va y avoir quelques entrées quand même.

On attend de voir qui sera finalement aerci. Est-ce que c'est l'ancien ministre de Est-ce que c'est Roland l'Escure ou pas ? Voilà, il y a une question là-dessus.

On attend de savoir la défense et les affaires sociales. Enfin, il y aura quelques points d'interrogation mais allez, on termine là-dessus. Merci beaucoup.

Merci d'avoir répondu à mes questions et aux questions de nos téléspectatrices et téléspectateurs. Merci à vous de participer. Je rappelle le titre de votre livre coécrit avec Anne Muxell.

Bruno euh le vote sans issu c'est au presse universitaire de Grenoble. Votre baromètre l'oralin à lire dans le Figero magazine et vos articles Valérie sur le site le journal.info.

Info à très bientôt sur Public Sénat.