Aurore Bergé : «On estime qu'en France, 1 jeune sur 20 pense que la Shoah est une invention»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
On a un antisémitisme qui s'est aggravé dans notre pays depuis les attentats terroristes, depuis le 7 octobre 2023. Et donc il y a une nécessité d'adapter notre droit. D'adapter notre droit parce que, c'est ce que je vous expliquais, il y a des faits qui aujourd'hui ne sont pas qualifiés. Il y a des faits qui ne sont pas aggravés. Il y a des faits où aujourd'hui le mobile antisémite ne peut pas être retenu alors qu'il n'y a pas de doute quant à son existence. Donc ça je pense que c'est nécessaire. Là-dessus c'est nécessaire. Et puis il y a un enjeu d'exemplarité. Il y a un enjeu d'exemplarité. Pourquoi ?
Parce qu'aujourd'hui, on estime qu'il y a un jeune sur 20 dans notre pays qui pense que la Shoah est une invention ou est un mensonge. Donc ça veut dire qu'on ne peut pas jouer avec la vérité des faits, avec la vérité historique. Donc si un élu de la République prend la parole et dit à votre antenne par exemple justement que la Shoah n'a pas existé, eh bien ça n'est pas n'importe qui qui le dit et ça n'a pas n'importe quelle conséquence. Et donc se dire qu'un élu de la République a un devoir supplémentaire d'exactitude des faits notamment, je pense que c'est essentiel.
Donc un élu qui viendrait contester un crime contre l'humanité, eh bien oui, pourrait avoir une peine complémentaire d'inéligibilité. Et je crois que c'est sain dans une République où aujourd'hui, trop souvent, on a encore une fois la mémoire qui flange, où on ne se souvient plus suffisamment des faits. Eh bien les faits, ce n'est pas une opinion comme les autres. Et je pense que c'est nécessaire que ça puisse être le cas. Et c'est d'ailleurs dans des cas très limités qu'on viendrait l'organiser.
Aurore Bergé