Écrits antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart: son avocat dénonce des "calomnies"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Ces accusations portées par Mediapart contre Jordan Bardella, que dit-il ?
- 1:24FerméeRéponse directe
Ces messages existent-ils selon vous ?
- 2:13RelanceRéponse partielle
Vous en êtes avisé quand, Maître ?
- 3:36FerméeRéponse directe
Vous n'avez pas vu ces messages ?
- 3:55RelanceRéponse directe
Il y a un point essentiel, c'est la date.
- 4:34FerméeRéponse directe
Jordan Bardella est allé vérifier dans ses messages ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43PrésentateurFait
« L'actuel président du RN dénonce le fait que toutes les banques sont détenues par des juifs. »
- 0:48PrésentateurFait
« Il déplore toujours d'après Mediapart que le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler. »
- 0:53PrésentateurFait
« Un sioniste est forcément juif et en profondeur. En France, deux bels exemples sont BHL ou Attali. »
- 0:59PrésentateurFait
« Et c'est ce qu'ils veulent, un nouvel ordre mondial dominé par Israël, avec bien sûr Jérusalem comme capitale. »
- 1:05PrésentateurFait
« Il ciblerait alors des personnalités comme Pierre Moscovici, François Hollande, notamment qui voudrait, je cite, sauver les entreprises pour venger Moïse. »
- 1:47?Fait
« C'est d'une vilainie absolument sans limite et sans mesure. »
- 2:01?Fait
« C'est absolument épouvantable et l'intensité de la réaction judiciaire Jordan Bardella sera à la hauteur et à la mesure de la rudesse, je dirais, du coup bas et de la vilainie de l'accusation. »
- 2:27PrésentateurFait
« Le diffamateur, aujourd'hui, c'est Mediapart. »
- 3:30PrésentateurFait
« C'est le principe du contradictoire. »
- 3:45PrésentateurFait
« Ces messages sont diffusés au fil de l'eau, de manière parfaitement de calomnie, sous l'air de la calomnie, sans qu'à aucun moment on ait vu ces messages. »
- 4:39PrésentateurFait
« On a retrouvé par exemple une chose qui est intéressante. »
- 5:26PrésentateurFait
« va alimenter de propos aussi radicaux, aussi radicaux, qui sont vraiment extraits des fanges, je dirais presque des... »
- 6:41?Fait
« Un article, j'attaque la publication de l'article. »
- 6:46?Fait
« J'ai dans cet article des imputations qui sont très graves, très diffamatoires, envers Jordan Bardella. »
Temps de parole
- Présentateur57 %
- Présentateur 221 %
- Invité18 %
- ?4 %
≈ 18,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et c'est donc l'autre grand titre à l'année de ce soir, ces accusations portées par Mediapart contre Jordan Bardella. Le Média publie des extraits de messages clairement antisémites qu'il attribue donc au président du Rassemblement National, des messages qui dateraient d'il y a 13 ans. Jordan Bardella dément, on va l'entendre dans une seconde. Bonsoir, maître David Dassal-Ledès.
Merci d'être avec nous. Bonsoir,
cher Maxime Switek.
Merci
de votre invitation. Vous êtes l'avocat du Rassemblement National. Pour que tout le monde comprenne ce soir de quoi on parle, je vais lire ce que Mediapart dit ce soir à propos de ces messages. Message privé donc. On est à l'été 2013. Jordan Bardella est à 17 ans, bientôt 18. Il vient d'adhérer au Rassemblement National. Et voici ce qu'il aurait écrit selon Mediapart. L'actuel président du RN dénonce le fait que toutes les banques sont détenues par des juifs.
Il
déplore toujours d'après Mediapart que le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler. Un sioniste est forcément juif et en profondeur. En France, deux bels exemples sont BHL ou Attali. Et c'est ce qu'ils veulent, un nouvel ordre mondial dominé par Israël, avec bien sûr Jérusalem comme capitale. D'après Mediapart, toujours Jordan Bardella aurait déploré dans ses messages que les ministères les plus importants reviennent toujours à des personnes pour qui Israël et l'intérêt bancaire priment sur les intérêts français. Il ciblerait alors des personnalités comme Pierre Moscovici, François Hollande, notamment qui voudrait, je cite, sauver les entreprises pour venger Moïse.
Maître d'Assa le Deste, ces messages existent-ils ?
Je
crois que Jordan Bardella, j'ai répondu, il a contesté avec la plus grande fermeté et sur un ton très péremptoire, avoir jamais tenu, publié, diffusé, transféré, accrédité ces messages qui font froid dans le dos. Enfin, c'est concernant. C'est d'une vilainie absolument sans limite et sans mesure. Et bien évidemment que l'intéressé a démenti avec la plus grande fermeté avoir tenu ses propos. C'est absolument épouvantable et l'intensité de la réaction judiciaire Jordan Bardella sera à la hauteur et à la mesure de la rudesse, je dirais, du coup bas et de la vilainie de l'accusation.
Vous en êtes avisé quand, Maître, si on fait le film un peu à l'envers ?
Parce
que Mediapart, vous voyez, ils ont envoyé des questions, neuf questions, qui sont sur leur site extrêmement précises.
Il y a un agenda, bien évidemment, qui est parfaitement tenu par le diffamateur. Le diffamateur, aujourd'hui, c'est Mediapart. Selon toute vraisemblance, cet article arrive en quelque sorte au terme d'une longue enquête de Mediapart qui a pu collationner, compiler, agréger un certain nombre de documents en les attribuant ensuite à Jordan Bardella. Mais qu'à cela ne tienne, c'est dimanche soir, à une heure tardive, que...
Mediapart
dit que le 26 samedi, Jordan Bardella est avisé qu'une enquête est en cours, et qui lui adresse des questions autour de 14 heures dimanche.
Peut-être, mais
à J-1, un week-end où l'actualité politique est dense, ça laisse à peine le temps aux intéressés de se retourner. Et surtout, il y a quand même une difficulté. C'est que Mediapart, en juin, il n
'y a
pas d'autre mot à Jordan Bardella de s'expliquer... C'est le principe du contradictoire. Bien sûr, mais précisément, le contradictoire,
c
'est pouvoir avoir un droit de regard sur des pièces. Et surtout quand ces pièces sont aussi épouvantables et accablantes que celles que l'on veut bien dire. Donc moi, j'aurais été très intéressé de voir ces éléments.
Vous n'avez pas vu ces messages ?
Mais bien sûr que non. Ces messages sont diffusés au fil de l'eau, de manière parfaitement de calomnie, sous l'air de la calomnie, sans qu'à aucun moment on ait vu ces messages. J'aurais été très intéressé de voir qui avait effectivement rédigé ces messages, sur quel support ils pouvaient être publiés, à quelle époque ils étaient publiés. Il y
a
un point qui est essentiel, c'est la date. La date. Vous l'avez rappelé
?
Étais 2013. Étais 2013. Jordan Bardella, à quel âge en était 2013 ? 17 ans.
Il
vient tout juste d'avoir son bac, il n
'a
pas encore 18 ans. Il l
'a
d'ailleurs écrit. Il avait demandé à sa maman, l'autorisation écrite, de pouvoir adhérer au Front National de l'époque. Donc dans la fédération de la Seine-Saint-Denis, puisqu'il vivait en Seine-Saint-Denis à l'époque. Il a fallu faire presque dans l'urgence, pour le coup dans l'urgence, n'ayant pas les pièces, un peu d'archéologie dans les messages,
dans
les mails. Moi-même, je n'ai pas les archives des mails que j'ai pu envoyer en 2013. En 2013, rendez-vous compte. Donc il y a 13 ans.
Donc Jordan Bardella est
allé vérifier dans
ses messages ? Il a
regardé ce qu'on pouvait avoir, peu ou prou, encore d'accessible. On a retrouvé par exemple une chose qui est intéressante. À la rentrée de 2013, rentrée universitaire, à la fin du mois d'août, il n'a pas encore 18 ans. Il a adhéré par Internet au Front National.
Mais
il n
'a
encore aucune activité militante. Et que vient-il demander dans ce mail ?
Que
j'ai, bien évidemment, presque poliment, en levant le doigt.
Moi,
je suis Jordan Bardella. Je suis un nouvel adhérent. J'ai adhéré à la section du Front National de la Seine-Saint-Denis. Je sais que j'ai vu sur le site qu'il y avait un verre amical des adhérents pour la rentrée. Est-ce que je peux venir ? Donc vous n'imaginez... Mais en quoi est
-ce
que c'est un élément d
'échange
? Mais parce que vous pensez vraiment que quelqu'un qui est aussi vierge politiquement, qui ne sait même pas ce que c'est qu'une opération de tractage, qu'un collage, qu'il n
'a
encore jamais eu de prise de contact, de prise de parole avec les cadres de sa fédération, va alimenter de propos aussi radicaux, aussi radicaux, qui sont vraiment extraits des fanges, je dirais presque des...
Non
pas des franges, mais des fanges les plus radicales et les plus confidentielles de l'extrême droite la plus rance et la plus pathologiquement antisémite, parce qu'on peut bien identifier certains de ces messages, vous croyez vraiment que quelqu'un qui est vierge politiquement va alimenter, va abreuver, va inonder le cadre d'une fédération de tels messages ? Ça n'a aucun sens. Ça n'a absolument aucun sens. Et c'est le sens, justement, de la réaction très vive et je dirais très péremptoire, mais très saine de Jordan Bardella, qui se défend avec vigueur là-dessus. Il y a plein de choses dans ce que dit Jordan Bardella.
On
va essayer de reprendre les éléments les uns après les autres, avec Laurent Valdiguier. D'abord, la plainte, elle
n
'est pas encore déposée. Techniquement, il faut qu'elle soit rédigée. L'article est sorti cet après-midi. Il faut aussi le lire avec un peu de recul, de manière analytique. Je parle devant Laurent
Valdiguier.
Une plainte pourquoi, alors ?
Diffamation
publique envers particuliers.
Ça,
déjà, c'est évident. Et puis après, au fil de l'eau, nous verrons bien si tout cela est un petit peu... Maître, je ne suis pas spécialiste de droit, mais je me suis fait la réflexion la même que Laurent Valdiguier, avant que vous n'entriez sur le plateau tout à l'heure. Pourquoi diffamation ? Pourquoi pas faux ? Si tout est
faux, si tout est misant... Moi,
pour l'instant, j
'ai
un article. Un article, j'attaque la publication de l'article. J'ai dans cet article des imputations qui sont très graves, très diffamatoires, envers Jordan Bardella. Je dépose plainte, donc, sur la base de cet article, du chef de diffamation publique. Si,
dans le cadre... Il y a un
débat entre Mediapart et Jordan Bardella. Mais nous verrons...
La diffamation,
elle n
'est
pas faite pour ça, au contraire.
Il
viendra bien un moment où il faudra que le diffamateur vienne s'expliquer, peut-être devant le juge, en exhibant les éléments supposément à charge et accablants imputés à Jordan Bardella. Et nous verrons bien, à ce moment-là, la qualité de ces pièces, en termes de gérés. Mais ça,
c
'est le débat judiciaire.
À
la seconde où ces pièces seraient exhibées, et je le mets au conditionnel, parce que pour l'instant, nous n'avons que l'article et pas les pièces, je déposerai plainte pour faux, par définition. Dans ce que dit Jordan Bardella ce soir, il
y
a un mot aussi qui retient l'attention, il dit que c'est organisé. C'est-à-dire ? Par qui ? Pourquoi
?
Nul ne le sait, je peux le supposer. Il y a quand même des choses qui sont assez troublantes dans cet article. On a le sentiment que... Comment vous dire ?
C
'est presque l'arroseur arrosé. On a le sentiment que Mediapart aurait presque pu se faire manipuler ou intoxiquer par des sources qui auraient abusé, en quelque sorte, un petit peu, et viendraient entamer durablement, je dirais, la réputation et le crédit de ce journal, entre guillemets, d'investigation, qui parfois a plutôt les apparences... Pourquoi,
entre guillemets,
d'investigation ? Ils ont
sorti, Mediapart, un certain nombre
d'affaires qui ont abouti... Notamment l'affaire Cahuzac.
Affaire Cahuzac.
Notamment l'enquête libyenne, qui a donné déjà lieu à
deux procès. Mais bien sûr... C'est vrai que
Nicolas Sarkozy a déposé plein de pourfous aux usages de faux. L'enquête n'a jamais tranché ce point. Parce que c
'est très difficile.
Mais là, on apprend avec vous que Jordan Bardella a gardé sa messagerie Gmail.
Non, il a accès... Et qu'il a
retrouvé des mails. Il
a accès comme tout un
chacun à des pièces qui peuvent permettre de démontrer que ce qui est dit est un tissu de mensonge, est un tissu de calomnie dans cet article. Et je pense que, précisément, le fait qu'au moment près où on lui prête ses propos, il n'a aucune expérience politique. Il ne connaît personne au sein de cette fédération. Il se renseigne pour savoir qui il faut rencontrer et quelles sont les activités militantes. Sauf que Mediapart décrit un jeune homme à l'époque qui est déjà sous influence politique
d
'un certain nombre de figures. Et on pense notamment à Alain Soral, dont l'antisémitisme a été condamné. Et Mediapart raconte, explique que Jordan Bardella baigne là-dedans à ce moment-là. Lui,
il
le conteste. Et le moment venu, lorsque les pièces seront présentées ou exhibées, nous pourrons éventuellement les contester. Voilà. De manière très ferme, Jordan Bardella est venu dire qu'il n'a jamais baigné dans ce milieu-là et qu'il n'a jamais tenu les propos épouvantables que vous avez rappelés tout à l'heure. Jordan Bardella dit deux choses ce soir. Parce que vous disiez, on peut, je crois que votre mot s'était supposé, effectivement, un certain nombre d'actions d'autres personnes qui voudraient lui nuire. Jordan Bardella dit il y
a
deux choses. Soit c'est Mediapart.
C
'est ce qu'il dit ce soir. Soit c'est Mediapart qui a tout inventé. Soit c'est Mediapart qui publie des messages inventés par d'autres. Instrumentalisés. Effectivement, et instrumentalisés. Est-ce que vous, vous avez une préférence entre ces deux hypothèses ? Je
n
'ai aucune préférence. Je jugerai en fonction des faits. Ce que je sais, c'est qu'en général, les journalistes ne sortent pas ex nihilo des éléments. Ils sont toujours un petit peu documentés ou alimentés par des personnes qui seront entre guillemets leur source.
Oui, parce que dans l'article de Mediapart, il y a beaucoup de prénoms et de noms. Enfin, de prénoms en tout cas, avec des initiales. On voit bien que Jordan Bardella, d'après leur enquête, c'est une enquête qui est très longue. C'est un très long papier. Ce
n'est pas
juste trois phrases. Maxime a cité des phrases épouvantables, maître. Je pense qu'en tant qu'avocat du RN, n'importe quel candidat à une élection qui serait en situation d'avoir écrit ça, même jeune majeur, serait évidemment exclu dans la seconde. L'article de Mediapart cite un biotope dans cette fédération de Saint-Saint-Denis dont Jordan Bardella va prendre la tête quelques mois plus tard, très jeune. D'ailleurs, il le revendique. Il a fait une biographie dans laquelle il raconte cette prise de pouvoir locale qui est tout à son honneur d'ailleurs puisque c'est un militant politique qui va vite. Ce biotope, est-ce que vous le connaissiez ?
Est-ce qu'en lisant l'article, ça vous a un peu interpellé de voir que dans son entourage, il y a des gens qui, à la lecture de Mediapart, revendiquent cet antisémitisme presque pathologique ?
Je pense que vous mettez le doigt sur le point le plus sensible, à savoir que ces gens-là ne sont plus depuis bien longtemps au Front National et encore moins au Rassemblement National.
On
ne peut pas exclure, mais je le dis avec tout le conditionnel qui s'impose à l'heure où l'on parle actuellement, on ne peut pas exclure que tout cela soit le fruit d'une volonté vengeresse de telle ou telle, de pouvoir, entre guillemets, se venger de Jordan Bardella après avoir évincé de la Fédération les éléments les plus sulfureux et les plus radicaux. C'est une hypothèse, c'est une hypothèse ce soir. Juste une précision là-dessus, Laurent Valdiguier. Dans l'article de Mediapart, à qui sont attribués, comment dire, les échanges à Jordan Bardella ?
OK, mais avec qui
?
Avec, c'est Laurent G qui est un membre de la Fédération qui lui-même envoie d'autres messages tout aussi épouvantables les uns que les autres, toute une tasse de littérature.
C
'est au-delà des messages antisémites. C'est des gens qui ont l'air d'être persuadés qu'Hitler est toujours vivant et que, évidemment, les attentats du 11 septembre ont été l'oeuvre du Mossad. C'est tout un... Ça,
ça
fait partie des messages qui sont attribués aussi à Jordan Bardella par Mediapart. C'est tout un univers dans cette petite fédération. En 2013, Alain Soral, dont parlait Maxime, il est condamné en 2009. C'est-à-dire 5 ans avant tout ça. C'est tout un univers, tout un biotope que Mediapart révèle avec des sources. Parce que Mediapart a des sources qu'ils ont recoupées, sur lesquelles ils ont travaillé, sur lesquelles ils ont enquêté. On est dans un cas de figure assez classique, maintenant, où Mediapart avance des choses après une longue enquête, ensuite attend les réactions et ensuite va plus loin.
Déstabiliser la campagne, pour vous, l'agenda
ne
trompe pas ?
C'est évident.
C'est évident. Le Rassemblement national a plus que le vent dans le dos, politiquement. Je ne
vais
pas vous détailler les sondages que vous connaissez mieux que moi. le résultat des sénatoriales hier.
Et
bien évidemment, l'occasion était trop belle pour se priver de lancer cette première petite
bombe
atomique dans la campagne. Voilà. Mais nous allons désamorcer tout simplement tout cela. Il y
a
une chose qui est importante. Jordan Barnella vient de dire que s'il y a bien un sujet sur lequel il est irréprochable, c'est bien le sujet de la lutte contre l'antisémitisme et de son intransigeance à l'égard de toutes ces déviances. Précisément, vous disiez, cher Laurent Valdiguet, qu'il y avait une sorte de biotope, d'écosystème au sein de cette fédération. Mais Barnella a assaini tout cela. Il a évincé toutes les personnes qui étaient ces radicaux, ces antisémites pathologiques. Et de ce point de vue, on peut peut-être avoir des supplications
sur la volonté
dangereuse. Sauf
que Maître, on
a effectivement déjà entendu Jordan Barnella dire qu'il mettait de côté les brebis galeuses, etc., qu'il les excluait du parti. On sait très bien ce qui s'est passé encore lors des dernières élections législatives, lors des dernières élections municipales. Ces fameuses brebis galeuses, systématiquement, elles reviennent. Je me mets à la place des téléspectateurs qui nous regardent ce soir et qui peuvent se dire encore, quand on parle du biotope qu'il pouvait y avoir à cette époque-là dans cette fédération, certains peuvent se dire encore Maître. Mais peut-être. Mais là, on impute à Jordan Barnella d'avoir lui-même tenu ses propos. Ça, c'est très différent.
Que des gens, des dingues, vous envoient des messages vous disant qu'Hitler était le sauveur de
l
'humanité, vous n'y pouvez rien si on vous les envoie. Vous évincez après coup ces gens-là. Mais là, en l'occurrence, on lui prête en quelque sorte la responsabilité d'avoir tenu, d'avoir tenu, d'avoir publié ces propos-là.
Il
l'a dit. Il a été laserisé de tous les côtés, Jordan Barnella, parce qu'il y avait éventuellement l'échéance du 7 juillet où peut-être il allait porter les couleurs du Rassemblement national. Complément d'enquête a mis quand même des centaines de milliers d'euros pour faire des enquêtes sur l'intéressé. A-t-on trouvé quelque chose de ce côté-là ? Rien. Et croyez bien que si on avait trouvé un levier pour déstabiliser le candidat à ce moment-là, on ne s
'en
serait pas privé. Il n'y
avait
rien qu'il faut attendre aujourd'hui pour que, comme par magie, sorte cette accusation qui est quand même d'une particulière famille. Politiquement, c'est une arme de destruction massive, politiquement. Et ils le savent très bien.
Est-ce que vous avez prévenu Marine Le Pen hier soir quand il vous a alerté, Jordan Barnella ?
Elle a été certainement prévenue.
Parce
que ce n
'est
pas l'impression qu'elle donne aujourd'hui. Elle donne l'impression
de
découvrir tout ça.
Vous lui poserez la question parce que, voilà, moi je suis l'avocat de Jordan Barnella du Rassemblement National. Justement.
Oui.
Je n
'ai pas à prévenir. Est-ce que hier soir, vous
vous êtes dit en découvrant les questions de Mediapart parce qu'il y a tout dans les questions, maître. Vous voyez bien tous les propos répétés par Maxime, ils sont dans les questions. Est-ce que quand vous avez lu ces neuf questions hier soir vers 18h, vous dites, est-ce que vous vous êtes dit à un moment donné il faut prévenir Marine Le Pen pour qu'éventuellement dans l'heure où on va se préparer de cet article, il y
ait
une réaction commune ? Parce que là, ce n
'est
pas du tout l'impression qu'elle donne.
D'aucuns l'ont peut-être fait, je ne sais pas. Il faut lui poser la question.
Voilà.
Encore deux questions, maître. Jordan Bardella, ce soir, dit, attention, Mediapart va feuilletonner.
Il
y aura d'autres éléments demain. Vous êtes au courant, et il le dit comme ça ce soir, vous êtes au courant de la sortie de nouveaux éléments demain. Vous vous attendez, vous redoutez peut-être la sortie de nouveaux éléments ? Très sereins et très calmes devant peut-être ce feuilletonnage. Si Mediapart veut se livrer à ce supplice chinois de distiller au fil de l'eau
effectivement
des éléments un peu accablants, présentés comme tels,
du
moins, précisément, nous aurons peut-être l'occasion de déposer plainte pour défaut s'il s'agit effectivement d'éléments qui sont de cette qualification-là, pardon, sur le plan pénal. Mais ça montrera en quelque sorte aussi un petit peu les arrières-pensées politiques, je dirais, en la matière pour démontrer que tout cela en fait est une entreprise de déstabilisation préméditée, préparée en quelque sorte du candidat et du Rassemblement national.
Quand on regarde les réactions ce soir, ce sera ma dernière question, maître, venu d'opposants au Rassemblement national, notamment Marine Tondelier qui réclame sa démission ce soir, il doit démissionner de toutes ses fonctions, c'est ce que dit Marine Tondelier. Est-ce que Jordan Bardella a envisagé de se mettre en retrait
?
Ce n'est
absolument
pas envisagé. Je pense que les adversaires politiques de Jordan Bardella devraient se rappeler leurs déclarations un petit peu imprudentes dans le passé, notamment Mme Tondelier sur le 7 octobre. Et je pense que d'une part, l'intéressé n'a aucune leçon à recevoir de l'intéressé de ce côté-là et que, bien évidemment, il n'envisage pas de se mettre en retrait de ses responsabilités au sein du Rassemblement National.
Imaginez un mail sur sa messagerie Gmail authentifiée de 2013 quand il avait 17 ans et 11 mois rapportant un de ses propos. Qu'est-ce qui se passerait, maître ? J
'attends
de voir ce mail.
J'attends de voir ce
mail.
Avec sérénité.
Vous
nous dites que
ce
mail n'existe pas
? Ce
mail n'existe pas. Jordan Bardella vous le dira d'autant plus. Merci, maître. Je vous en prie. Merci d'avoir été avec nous ce soir et d'avoir accepté notre invitation ce soir en direct sur BFN TV.