Renforcer la sécurité des étrangers jugés dangereux
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Midih 14h Sud Radio, [musique] la France dans tous ces états. Périco Legas, Motfler. Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat.
Tels sont les objectifs de la proposition de loi du député Charles Rodel qui devrait être adopté aujourd'hui. Un texte qui trouve ses origines dans le meurtre de la jeune Philippine dont le corps avait été retrouvé dans le bois de Boulogne en 2024. L'auteur du meurtre était un marocain en situation irrégulière, sous obligation de quitter le territoire.
Il avait déjà été condamné pour viol, mais après sa libération, il avait été placé en centre de rétention administrative en attendant d'être expulsé et avait finalement été relâché quelques semaines avant le meurtre de Philippines. On en parle avec l'auteur de cette proposition de loi, le député Charles Rodwell. Bonjour.
Bonjour. Merci pour votre invitation. Bonjour Charles Rodwell.
Merci d'être en direct et en studio ici sur Sud Radio alors que cet après-midi aura lieu le débat de portant sur votre proposition de loi. Proposition que vous portez. Pourquoi il est urgent d'allonger la durée de rétention des étrangers jugés dangereux ?
On se souvient qu'il y avait une première tentative portée par le ministre de l'intérieur de l'époque qui était monsieur Bruno Retaillot. Euh le Conseil constitutionnel s'était prévalu de quelques arguments juridiques pour se dire que c'était pas conforme à la Constitution. Je suppose que vous avez réétudié ce texte de façon à ce qu'il soit conforme à la Constitution et il semblerait qu'il y ait un assez large consensus des députés à l'Assemblée nationale pour voter ce projet.
à l'heure qu'il est vous avez vous êtes plutôt optimiste. Je vais commencer par dire que je touche du bois parce que les débats à l'assemblée ont été extrêmement virulent comme vous l'imaginez. Pourquoi ?
Parce que vous avez désormais aujourd'hui la gauche, toute la gauche qui considère, si je cite le député Antoine Léomand, qu'il est qu'il serait l'honneur de la France de régulariser des personnes terroristes au EQTF plutôt que de les enfermer. Je vous imaginez bien que je ne partage pas cet avis. [grognement] On est dans une situation où aujourd'hui l'Assemblée nationale a la possibilité d'allonger la durée de rétention administrative pour des délinquents, des criminels, des terroristes extrêmement dangereux.
Les maintenir en rétention, les enfermer avant de les expulser. C'est une décision, une mesure parmi d'autres dans ce texte, mais c'est la mesure phare de ce texte. Et aujourd'hui, l'Assemblée nationale va pouvoir se prononcer dessus et je suis très fier, très heureux, très honoré de pouvoir porter ce texte dans cette institution.
C'est un enjeu majeur, c'est un enjeu républicain, c'est un enjeu citoyen, c'est la sécurité de des Françaises et des Français, c'est l'image de la France. La France restera toujours une terre d'accueil. Euh l'immigration zéro et peut-être je disais tout à l'heure dans mon dans dans mon éditorien, les l'immigration zéro euh est un l'heure et l'immigration sans contrôle est une est une est néfaste est une catastrophe.
Euh pour autant ceux qui sont en France et qui ne respectent pas la loi, effectivement que j'allais dire la fermeté doit s'appliquer sans aucune concession pour des gens qui peuvent commettre des délites voir des crimes. On a quand même payé assez cher le fait d'avoir chez nous des des étrangers qui auraient dû qui qui n'avaient pas vocation à rester sur le territoire national et qui ont fait des choses graves. Vous avez tout dit Pico Collegas.
Une famille en tout cas de ma de ma circonscription l'a payé de de son sang généralement. Absolument. Absolument. puisqu'une jeune femme de ma circonscription philippine a été euh violée et assassinée dans le bois de Boulogne par un migrant sous occut qui n'aurait jamais dû être sur le territoire français et qui aurait dû être expulsé.
Et cette famille, bah l'histoire, la terreur qui est arrivée à cette famille fait écho à celle qui est arrivée à la famille de Lola, [grognement] de Moran, de Laura, des victimes de l'attaque du Birakheim, de Mulous et la France, je crois a désormais suffisamment payé pour ce type d'acte par son sang. Et c'est la raison pour laquelle nous prenons aussi ces mesures très concrètes où on trouve un juste équilibre entre la protection de nos libertés publiques mais en même temps une extrême fermeté pour renforcer la sécurité des Français. Et ça on le fait sur trois volets.
Un, on accompagne les personnes qui sont atteints de troubles psychiatriques très graves et qui sont dangereuses pour la société. 2, on renforce notre arsenal de mesures antiterroristes et 3, on assume d'enfermer plus longtemps en rétention des gens extrêmement dangereux qui n'ont rien à faire sur le territoire français. Le bilan est quand même terrifié de terrifiant de ces destins fauchés, de ces personnes qui devraient être encore en vie et qui ont perdu la vie parce que l'État, la République n'ont pas su appliquer la loi.
C'est quand même des gens qui n'avaient pas vocation à être là et le laxisme des pouvoirs publics a fait que ces gens ont pu tuer. C'est quand même quelque chose dans une démocratie, dans une République telle que la la République française. C'est tout simplement inconcevable.
Et je comprends que ça indigne beaucoup beaucoup de nos compatriotes. Pour autant, j'avais rappelé tout à l'heure que le Conseil constitutionnel avait entre guillemets retoqué la première version de proposition de loi présentée par Bruno Retaillot. Quels sont aujourd'hui les écueils qui étaient à l'époque invoqués par le conseil conn pour le refusé que vous avez réussi à résoudre ou éviter ?
On ça a été la principale critique de la gauche dans l'hémicycle qui considère elle que on peut instrumentaliser l'état de droit pour désarmer la police, cautionner l'immigration de masse et plonger des millions de français dans la sécurité. Ce n'est même pas ma vision de l'état de droit. Je suis convaincu que le respect de l'état de droit ne doit nous jamais nous condamner à l'impuissance, notamment l'impuissance sécuritaire et l'impuissance migratoire.
Et c'est tout l'enjeu de cette proposition de loi. Le Conseil d'État a fait des recommandations objectivement assez concrètes sur l'encadrement de certaines de ces mesures. Et honnêtement, je préfère vous le dire assez franchement, la plupart de ces recommandations étaient assez légitimes par rapport à l'écriture initiale du texte sur des précautions juridiques.
Exactement. Et donc on les a adopté d'abord en commission, on les a aussi adopté dans l'hémicycle malgré un tir de barrage de la France insoumise notamment ou de toute la gauche parce qu'au Parti socialiste, je sais qu'il y a des gens qui conviennent qu'il faut prendre des mesures urgentes et efficaces. Alors moi, j'aimerais les rencontrer, chers p collègues, ces gens-là parce que le Parti socialiste de Manuel Vals et de Bernard Cazu, il est loin ce parti socialiste loi.
Moi, je respecte Manuel Vals et Bernard Cazu qui à l'époque, j'ai plein de désaccords avec eux, mais à l'époque lorsque la France a été frappée par les attentats terroristes, ils ont créé le parquet national antiterroriste. Ils ont mis en mis en œuvre des mesures pour protéger massivement les Français des vagues terroristes qu'on avait. Et aujourd'hui leurs successeurs socialistes, tous ont voté main dans la main toutes les amendements de la France insoumise.
Aujourd'hui, ce que je constate et j'en suis triste, c'est de voir un grand parti de gouvernement de gauche historique de notre pays, le Parti socialiste, totalement soumis à la France, insoumis. Ils sont coupables et je vous le cache pas que j'en parle avec émotion parce que je suis un républicain, je suis un modéré et de voir de tels collègues se voter dans des compromissions absolument lamentables, ça monavre. Mais ce que je veux dire à vos auditeurs, c'est qu'il y a d'autres républicains, d'autres modérés qui se battent pour assurer leur sécurité.
J'en fais partie. Et c'est la raison pour laquelle je suis ému de porter ce texte aujourd'hui à l'Assemblée nationale. C'est un texte profondément républicain.
C'est un texte profondément démocratique porté par un démocrate et qui ne pourra que consolider et la République et la démocratie. Ça c'est moi qui l'affirme. J'ai lu ce texte.
Merci beaucoup. Je il ne peut choquer que les gens qui ont un problème avec l'ordre public, avec une certaine idée qu'on peut se faire de la République et je pense à des ministres de l'intérieur, vous avez cité CASV et Vals, mais Jean-Pierre Chavemand et et Jox Pierre Jox n'aurait jamais hésité à vous soutenir dans cette initiative. Qu'est-ce qu'avait qu'est-ce qu'avait retoqué le Conseil constitutionnel la dernière fois sur la sur la loi sur l'immigration ?
C'était quel point que vous avez aujourd'hui évité ? En fait, le principal motif de rejet par le Conseil constitutionnel la dernière fois concernait les le type de personnes qui était concerné par cet allongement très long. Moi, j'assume de dire que ce texte ne concerne que quelques dizaines de personnes par an.
Pourquoi ? Parce que nous avons des places limitées en CRA. Je suis rapporteur du budget de l'immigration à l'Assemblée nationale et je me bats chaque année [rires] pour qu'on ajoute toujours plus d'investissements dans la construction de centre de rétention.
Et nous ce qu'on mise dans ce texte après on pourra élargir les critères dans d'autres propositions de loi. Ce que nous misons dans ce texte c'est de cibler les personnes les plus dangereuses. Des personnes coupables d'actes terroristes graves, coupables d'actes de torture, actifiables. tous identifiés par les services et tout le monde, même les juges demandent que nous prenions ces mesures afin d'éviter qu'il se retrouve dans une situation impossible de devoir relâcher des gens qui ne devraient jamais être relâchés parce que nos lois étaient mal faites et que ces gens-là ensuite passent à l'acte.
Nous prenons des mesures concrètes où nous permettons d'enfermer plus longtemps à travers la rétention sûreté et la rétention administrative des gens condamné pour des faits de terrorisme, de torture, de viol, d'attaquarmé, d'atteinte à personne particulièrement grav afin que celle-ci soit enfermée avant d'être expulsée. J'en dédu que vous voulez d'abord essentiellement sauver des vies. Je suppose que les gens qui votent contre cette proposition de loi auraient un cas de conscience s'il devait y avoir encore des morts en France provoqué par des gens qui n'ont pas vocation à rester, des OQTF dont on n pas appliqué le fait de devoir sortir du pays.
Merci Charles Rodin d'avoir été sur sur Sud Radio. Vous reviendrez nous. Le vote est à quelle heure cet après-midi ?
Il est en milieu il est en il est autour de 17h. Bon arithmétiquement vous êtes assez optimiste [musique] sur l'issue de du scrutin. Mais tout à fait non seulement je touche du bois mais je peux vous dire que je suis au combat. et que je remercie tous mes collègues de Air de manière transpartisane d'être mobilisé pour cette adoption.
Nous ne décevrons pas les personnes qui nous écoutent parce qu'il y a urgence à prendre cette mesure. Je vous demanderai de revenir nous voir sur Sud Radio pour nous expliquer comment ce vote s'est passé et ensuite la suite à donner évidemment à cette cette importante disposition législative. Merci Char d' sur
Charles Rodwell