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Podcast / conversationLegend (sur YouTube)· 21 juillet 2026 109 minComplaisantMixteSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & international

MONTÉE DE L’EXTRÊME DROITE, LFI… MATTHIEU PIGASSE ALERTE SUR L’AVENIR DE LA FRANCE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 56 %Attaque 26 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous raconter ton parcours atypique ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Tu as plus la crête ?

  • 4:22OuverteRéponse directe

    Quel est ton projet aujourd'hui ?

  • 5:06OuverteRéponse directe

    Tu buzzes toujours beaucoup à 58 ans ?

  • 5:41OuverteRéponse directe

    Pourquoi t'es-tu mis dans les festivals ?

  • 6:21OuverteRéponse directe

    Pourquoi évoquer une possible présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 46:56non_speechFait
    « Victor Hugo Parker, c'est un truc, ça m'a marqué profondément. »
  • 51:39non_speechFait
    « Il y a jamais eu la moindre polémique ou le moindre bruit sur une quelconque intervention des actionnaires dans le journal. »
  • 52:59non_speechFait
    « La maladie infantile de la gauche aujourd'hui pour moi c'est ses divisions. »
  • 1:02:07non_speechFait
    « Jordan Bardella explose en notoriété sur TikTok uniquement parce qu'il mange des Haribo et des fraises Tagada. »
  • 1:05:40non_speechFait
    « Il y a 50 nuances de gauche des socialistes, aux communistes, aux écologistes, aux radicaux, aux insoumis et beaucoup d'autres. »
  • 1:37:14non_speechFait
    « Je ne déménagerai pas. Je ne partirai pas, je me battrai. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Notre invité aujourd'hui c'est Mathieu Pigas qui est l'homme d'affaires, l'entrepreneur français qui a racheté à l'époque le monde avec Xavier Niel. Ça y est. Donc on a installé l'échelle donc gauche droite. Je vais te [musique] donner des petits magnettes et si tu peux nous les situer d'après toi. Le président de la République Emmanuel Macron. Ça c'est facile, je le mets là. C'est très très à droite là. Ah oui, c'est très à droite. Ouais. Alors quotidien le problème de quotidien c'est que ils font un peu comme [musique] ça en fait. Ils sont là puis de temps en temps, ils parlent de la clime. Ah ça va par là et les filles ça va par là. légende ça, il y a des débats. C'est un bourbier ce jeu.

Je je Ouais, c'est un bourbier complet.

0:32
Non speech

[musique]

0:34
Locuteur

Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Notre invité aujourd'hui, c'est Mathieu Pigas. Mathieu Pigas qui est l'homme d'affaires, l'entrepreneur français qui a racheté à l'époque le monde avec Xavier Niel, une partie de Mediawan aussi un groupe audiovisuel et qui a aujourd'hui aussi les rock ou Radio Nova, vous connaissez peut-être avec plein d'émissions. Il a même racheté des festivals comme Rocken au Will of Green. Il va nous raconter son parcours, comment est-ce qu'il s'est créé tout seul. Il était punk à l'époque, il avait même la crête sur la tête.

comment est-ce qu'il s'est retrouvé quasiment du jour au lendemain après des courtes études qu'il a fait à Ber au ministère de l'économie à gérer la dette française donc parcours assez improbable incroyable vous allez voir. Et ensuite il s'est retrouvé à la tête de médias français puis de festival. Pourquoi est-ce qu'il fait ça ? Il a fait un groupe qui s'appelle combat pour lutter contre l'extrême droite et va nous expliquer son parcours, ses choix. En tout cas, juste avant de commencer, abonnez-vous les amis à notre chaîne YouTube en 2 secondes et vous pouvez nous suivre aussi en podcast audio.

Vraiment, ça nous aide quand vous mettez 5 étoiles sur les plateformes de podcast audio sur Spotify, Apple Podcast et Amazon Podcast. Et puis sachez qu'on a sorti un livre, je sais que vous êtes nombreux à nous demander euh pourquoi à plein de choses, à plein de questions qu'on nous pose souvent. Pourquoi est-ce qu'on a créé les gens ? Quel est notre objectif ? Comment on réagit parfois aux attaques extérieures ? Qu'est-ce qui nous est déjà arrivé qu'on a pas pu raconter à l'antenne ? Et ben si vous avez des amis qui sont fans de légende, si vous avez si vous vous voulez vraiment connaître l'histoire, c'est la première fois qu'on raconte tout.

On le fait pas à l'antenne par pudeur parce que c'est pas le l'endroit pour le faire. Mais sachez que c'est aux éditions hors cadre. Il y a plein de photos aussi de tous les tournages, toutes les galères, tous les trucs improbables qui nous sont arrivés euh parfois en tournage et saisis de drogue de la douane quand on est parti à Beyou qu'on s'est fait arrêter par l'armée. Il nous est arrivé plein de choses. Je vous mets le lien dans la description si vous voulez prendre le livre et pour vous ou pour le frère à quelqu'un, il est dans la description de l'épisode en podcast audio ou sur YouTube.

Avant de continuer l'émission, sachez qu'à partir du 7 octobre, les gens part en tourné partout en France. 18 dates dans les plus grandes salles, les zénites avec six invités qui ont marqué l'histoire de la chaîne pour un show exceptionnel en scène centrale. À chaque ville, il y aura des surprises avec des invités incroyables et puis ce que vous allez entendre, vous allez être les seuls à pouvoir le vivre puisqu'on pourra pas filmer à l'intérieur des salles. Vous verrez, les dernières places sont dispo sur le site légende-t-our.fr. Allez les prendre rapidement. Et puis c'est parti maintenant avec Mathieu Pigas sur légende. On y va. Bonjour, Mathieu Pigas chez légende.

On est parti pour 1h30 2h d'interview. Plus c'est long, plus c'est bon. Et moi, c'est c'est mieux à la fin qu'au début. Donc il faut regarder jusqu'à la fin. Bonjour Guillaume.

3:06
Non speech

[musique]

3:09
Locuteur

Bienvenue Mathieu. Content de t'avoir. Merci de venir. Tout pareil. Je suis très heureux d'être là. Tu parce que tu tu fais des interviews mais tu rentres rarement dans le perso, dans ton parcours. Si tu veux bien, on va refaire le parcours. C'est vrai. Ouais. Les questions sont toujours un peu les mêmes. C'est toujours euh le même euh le Bor gauche, on voit toujours les mêmes titres. Toujours pareil euh Boloré de gauche, le banquier et cetera et je trouve ça bien de et c'est pour ça que je suis là d'ailleurs, mais tu as un parcours de changer un peu. Tu as un parcours qui est très riche, c'est que qui est qui est très différent. Divers, je voudrais préciser pour ceux qui nous regardent.

Ouais. Tu as été tu as été bug. On va en parler. Mais tu as changé. Je le suis toujours. Tu l'es toujours ? Ouais. Ouais. Ouis. Tu as plus la crête ? Non, j'ai plus la crête. Elle est elle est là. Elle est à l'intérieur. Elle restera jamais. Mais je l'ai eu. C'est c'est aujourd'hui, je sais que tu as euh racheté des médias, on entend beaucoup parler toi avec Radio Nova, avec les AROC, tu es encore je crois au bord du monde. Enfin, tu es un peu voilà. Euh quel est ton projet aujourd'hui ? Je sais que j'entends parler de présidentiel, je vois des extraits passer. Euh de quoi on va parler aujourd'hui ? Bah, il y a mon projet personnel qui est heureux.

Euh, ça c'est déjà peut-être le premier projet et qui est le plus important. et le projet et le projet professionnel enfin le projet de vie qui est d'essayer justement à l'âge que j'ai avec le parcours que j'ai de rendre euh ce que j'ai eu euh et d'essayer de bah de changer la vie des gens en fait de contribuer à ça de de de give back c'est donné quand tu as pu gagner Ouais moi j'ai j'ai eu beaucoup de chance et cette chance c'est à la fois des rencontres un parcours mais beaucoup de chance Et et j'estime qu'aujourd'hui Ouais, il faut il faut rendre beaucoup de chance mais du boulot aussi. Ouais, beaucoup de travail. Travailler quand même. Ouais, beaucoup.

[rires] Il y a pas que de la chance dans Ouais. Non non, il y a pas que de la chance. Moi, je considère que la chance est très importante. Et la chance, c'est d'ailleurs la chance de la naissance, la chance de l'origine des parents ethnique, géographique, professionnel et cetera. Que le rôle de la société d'ailleurs, c'est de corriger ça pour ceux qui n'ont pas eu de chance. Mais c'est aussi Ouais. beaucoup de travail évidemment et de la volonté. La volonté, c'est ce qui compte le plus, c'est la détermination. Tu buzzes toujours beaucoup à 58 ans ? Ouais, toujours c'est pas une question d'âge de travailler. C'est ça me fait marrer comme question.

Non, mais tu aurais pu prendre de la hauteur en tant que président de tu sais moins être dans l'opérationnel. Non non non, moi je reste Ouais, je suis dans le dans le détail en fait toujours. Tu as racheté des festivals aussi, j'ai vu Will of Green en scène, des grands festivals qui n'ont rien à voir avec des médias traditionnels. Pourquoi tu t'es mis dans les festivals aussi ? Ben non, mais je suis en désaccord. Moi, je considère que un festival, c'est presque comme un média ou en tout cas, c'est un acte politique comme peut l'être un média. C'est-à-dire qu'un festival, c'est un positionnement et ligne éditoriale. Ça dit quelque chose. Ça dit quelque chose par la programmation.

Et nous, on a fait jouer des groupes très politiques que ce soit Ranen, à Willen qui parfois d'ailleurs ont été critiqués. Euh et ça dit quelque chose, enfin c'est aussi un lieu et c'est ça que je trouve magnifique moi dans les dans les festivals et c'est pour ça que on investit et on va continuer à investir. C'est un lieu assez unique où se rencontre toutes les origines euh toutes les catégories sociales, toutes les génération dans c'est Ah ouais, c'est un c'est un comme une bulle en dehors de la société. Moi, moi j'aimerais que la société devienne comme cette bulle, c'est-à-dire un lieu de diversité, de mixité, de métissage d'une certaine façon et de rencontre.

Et ça, je trouve ça rare et magnifique. Et pourquoi tu évoques la la une possible présidentielle ? C'est qu'est-ce qui t'anime ? C'est c'est Alors, d'abord, j'évoque une possible présidentielle, cher Guillaume, parce que il y a une élection présidentielle. [rires] Il faut il faut que je te le dise en fait. Non, dans un an maintenant au printemps 2027, il y a [rires] Non, moi j'en parle pas pour moi, mais en revanche euh si parfois tu sous-entends [rires] des truc Non, mais c'est c'est intéressant de comprendre la flamme de chaque invité. Ouais. Non, non, je suis je suis La flamme d'abord, c'est c'est l'idée que il faut changer la vie.

Ça ça c'est un truc fondamental, on va sûrement y revenir depuis toujours. Où aider les gens à pouvoir changer leur vie, à agir sur leur vie, à agir et plus subir. C'est on revient sur ce qu'on disait tout à l'heure sur la chance. Maintenant, cette présidentielle 2027, elle est très particulière. D'abord pour le moment, parce que le moment, moi, tel que je le vois, c'est un moment de bascule. Il y a la guerre dans le monde, il y a le changement climatique dont on vient de voir le conséquences avec une une canicule sans précédent. Il y a on y reviendra sûrement un système capitaliste qui est à bout de souffle.

Il y a une démocratie qui est épuisée et tout ça fait que il y a le risque en tout cas vu par moi de l'extrême droite et du rassemblement national au pouvoir. Tout ça fait que je trouve ça légitime le fait que il faut s'engager. En tout cas c'est comme ça que moi je le vois. C'est un moment de bascule surtout personnellement. C'est c'est chacun d'entre nous et moi. Ouais, je considère qu'il faut s'engager. Je pense que c'est une question de je dirais de devoir, de responsabilité que de dire je je ne veux pas laisser le Rassemblement national venir au pouvoir. Cet engagement, il n'est pas que négatif.

Je viens de le formuler de manière négative, mais non, c'est pas que de la lutte contre, c'est ça. Mais c'est aussi exactement contribuer à à Ouais. à permettre à chacun de de retrouver la liberté, de pouvoir agir sur sa vie. Voilà. Et moi par ailleurs, je n'ai pas posé la question mais je vais faire comme ça les questions répons répond ça me détend. [rires] Non mais non mais moi je suis arrivé à un stade euh où je considère que c'est ce que tu disais sur Giveback où je considère que le parcours que le mien l'expérience je peux la mettre je peux l'émettre au service de cette cause. Et donc c'est c'est la rencontre entre tout ça qui fait que bah ouais j'ai envie de m'engager et je m'engage.

Tu dis qu'on a plus de liberté. Qu'est-ce qu'on peut plus faire aujourd'hui d'après toi que tu aimerais voir retrouver déjà ? Il il y a plein de choses qu'on peut plus dire. Euh je prends un exemple euh qui sont le les humoristes et par exemple Radio Nova. On voit bien qu'il y a certaines blagues qu'on ne peut plus faire. Ça c'est c'est euh c'est c'est une première chose. Et donc on voit bien que la société a changé avant. Tu veux dire par rapport avant ? Ouais. Je donne je donne un exemple. Pierre Emmanuel Barré fait une blague qu'on peut trouver drôle, pas drôle mais c'est le propre de l'humour sur Sopia Haram et elle provoque un espèce de tlé.

Mais je regardais pardon j'ai alors c'est pour ceux qui l'ont pas vu. Qu'est-ce que c'était cette blague ?

Il il a expliqué que parce que vous êtes nombreux à nous écouter de l'étranger et comme ça c'est [rires] Sopia Aram est supposé être humoriste sur France interre et il y a un petit conflit entre France interumoristes de France interre les humoristes de Radio Nova et Pierre Manuel Barret qui est un humoriste de Radio Nova a fait une blague en disant "Ce serait pas mal qu'elle soit daltonienne qu'elle traverse au feu vert qu'une voiture passe hop fasse de rou roule dessus puis fasse machaï bon on peut trouver ça drôle pas drôle on peut être choqué pas choqué je respecte infiniment C'est le propre de l'humour. Ce que j'observe juste là pour être factuel, c'est cette blague.

Elle a provoqué chez certains des réactions assez violente et comme une forme de scandale. Et ce que ce que je trouve très intéressant, c'est que des proches, pour ceux qui te regardent et qui ne sont pas en France, qui est un humoriste d'il y a quelques décennies, avait fait à peu près la même blague à l'époque sur un dochine et un camion en disant "Ce serait pas mal qu'il y a un camion et cetera". Cette blague à l'époque, elle était passée presque inaperçu. Il avait pas provoqué de réaction. Là où la blague sur Sophie Ram a provoqué cette réaction.

Donc je dis juste la société a changé mais pour revenir sur ta question sur la liberté, on voit bien qu'il y a de plus en plus de privation de liberté. Je dis pas qu'on vit dans une société répressive, c'est ça serait toujours pire. C'est sûr que ça bien sûr, il y a toujours pire. On est quand même dans une démocratie et on ne peut que s'en réjouir. Faut la défendre d'ailleurs.

Mais le but c'est de mettre de la nuance dans cette émission et c'est pour ça que c'est bien d'avoir le temps, tu vois, d'expliquer parce que sinon sur les réseaux vont dire "Oui, mais là il y a tel pays, c'est quand même pire que évidemment." Mais mais tu vois, je prends un autre exemple, un autre exemple que je trouve intéressant sur les libertés et j'en tire pas de conclusion, mais au moment de la canicule euh pour désengorger les hôpitaux, ce que je comprends et ce que je respecte, mais on prend une mesure répressive qui consiste à interdire non seulement la consommation d'alcool, mais la vente d'alcool il y a quelques jours.

Euh et je je comprends l'objectif qui est poursuivi, désengorger les hôpitaux, permettre au système d'urgence. Ouais, exactement. Mais ensuite, il y a une question de liberté et de responsabilité individuelle. Et je dis juste, on voit bien que les libertés qui sont les nôtres, elles sont en permanence menacées. Et ça, tu penses pouvoir revenir en arrière ? On peut revenir en arrière ? Moi, je pense qu'il faut jamais revenir en arrière. Faut toujours aller de l'avant réellement, y compris sur les libertés. Et donc ouais, il faut toujours se battre pour redéfinir les libertés qui sont les nôtres et en tout cas se se battre pour elles.

Est-ce que je je sais que tout le monde te pose les questions. L'axe principal des interviews pour toi, c'est est-ce qu'on peut être millionnaire ? Millionnaire en centaines ou peu importe. Et de gauche. Ouais. Euh et toi ton en fait ce que tu expliques là, je comprends mieux maintenant que tu es là, c'est de dire "J'ai gagné ma vie et maintenant j'ai envie de partager, j'ai envie de de donner aux autres." J'ai envie de rendre exactement comme tu l'as dit tout à l'heure. Et si la question c'est euh est-ce qu'on peut avoir gagné de l'argent, avoir réussi des choses et être de gauche ? La réponse pour moi et à l'évidence oui.

Alors de fait sociologiquement, j'observe qu'un certain nombre de gens qui ont changé qui ont gagné de l'argent ont pu changer au politiquement au cours de leur vie. Moi, j'ai jamais changé et je compromettrai jamais. J'ai toujours placé les valeurs qui sont les miennes au-dessus de mes intérêts financiers. toujours précisément au nom de cette idée que les inégalités, je vais être un tout petit peu euh long euh mais non pas long mais je moi je considère que les libertés les inégalités pardon, c'est c'est pas un phénomène naturel, c'est un phénomène social. Ce qui ce qui crée les inégalités, c'est la société.

selon de là, selon là où tu n euh ce que je disais tout à l'heure, selon les origines euh de tes parents professionnels, ethniques et cetera, les chances entre les les les citoyens et les citoyennes ne sont pas les mêmes. Et donc le rôle de la politique pour moi, c'est de corriger ces inégalités en fait. Après, c'est c'est il y a des exceptions toujours dans elle confirme la règle d'ailleurs les exceptions. Non, non, mais il y en a qui peuvent arriver de n'importe où et aller n'importe où. Oui, bien sûr.

La majorité quand tuas pas un terro familial construit ou de certains quartiers comme tu dis et cetera, une certaine éducation, c'est plus dur de c'est Saintxupéré qui disait "Dans beaucoup d'enfants, il y a un Mozart assassiné parce que il ou Nel, l'enfant n'a pas eu la chance de pouvoir exprimer le talent qu'el sient." Et c'est exactement ce que tu viens de dire. Je pense que le rôle de la politique, c'est de permettre à chacun de d'avoir une chance et de et de pouvoir agir sur sa vie à nouveau.

Mais est-ce que tu as pas l'impression pour parler et terminer sur la politique là, mais qu'on met tout tout le temps les les uns contre les autres, on essaie de tu vois parce que toi tu as été à la fois salarié, à la fois patron, entrepreneur, tu vois bien que c'est on est tous les mêmes en réalité. Ouais, bien sûr. Bien sûr. En fait, pour pas que les salariés détestent les patrons, que les patrons détestent. Tu vois ce que je veux dire ? Aujour' tu as l'impression qu'il faut être soit de l'un côté soit de l'autre.

Non, mais justement, je pense qu'il faut arriver, on on vit dans une société très polarisée aujourd'hui, où les gens s'opposent les uns aux autres pour différentes raisons d'ailleurs. Et moi, je pense qu'il faut qu'on arrive à recréer du liant et du lien. Enfin, à nouveau, c'est ça le sens de l'engagement qui est le mien. C'est j'ai j'ai le le le dernier chapitre pour ceux qui l'ont lu de mon dernier livre s'appelait vivre ensemble. C'est précisément, je pense, un des objectifs, c'est arriver à nouveau à vivre ensemble et à recréer du lien. Tu vois, la France, elle n'est jamais plus grande que quand elle se retrouve ensemble.

Euh, évidemment euh on est en pleine actualité, Coupe du monde de football 98, les Jeux Olympiques, c'est un moment ensemble extraordinaire, vraiment une, j'allais dire, une parenthèse heureuse euh lorsque le Parissain-Germain gagne les Ligue des Champions. C'est des moments, d'ailleurs, c'est intéressant sportif là en l'occurrence où on se retrouve ensemble et on n'est jamais plus grand que quand on est ensemble et qu'on construit ensemble. Et à l'inverse, je dis ça pour certains et certaines, on fait jamais rien de grand dans la peur, on fait jamais rien de grand dans le repli sur soi. On fait jamais rien de grand dans la nostalgie.

Et donc moi là encore, tout le le sens de ce que j'essaie de faire, c'est de dire allez on avance ensemble vers quelque chose de beau et de grand. [grognement] Et on s'écoute moins qu'avant aussi. C'est qu'on écoute que des gens avec qui on est complètement d'accord. Ou alors le contraire, l'algorithme des réseaux nous propose des des mecs qui nous énervent ou des des mecs qui vont sortir des punchlines et cetera, mais il faut peut-être rétablir le dialogue entre tout le monde. Mais de l'importance du temps long.

D'ailleurs, si c'est pour ça que moi je j'apprécie ce type de dialogue dans la durée, de l'importance de pas faire des formats courts qui forcément vont vers le clash et la punchline, 30 secondes parfois moins d'ailleurs, c'est une phrase et cetera avec aucun sens de la nuance et de l'échange et de de l'importance de reprendre le temps long. Et c'est pour ça que j'apprécie beaucoup ce type d'émission ou ce type de format dans la presse, les formats longs qui permettent d'échanger, de discuter puis de de se découvrir en fait. Exactement. Et de se rencontrer. Tu tu tu parlais d'un de la police de proximité. Tu aimerais remettre ça pour terminer sur le côté présidentiel.

Après on va parler du parcours de de la genèse. Mais c'était intéressant la police de proximité. C'est quelque chose qu'on a perdu avec des des agents qui restent longtemps quelque part. tu disais, "Ouais, en fait, moi je considère une chose, c'est que la sécurité c'est un sujet fondamental et j'imagine que la question est politique, donc je vais répondre de manière politique." Je Non, c'est c'était dans dans le dans quand tu parlais de présidentielle, tu disais que tu souhaitais ça dans une interview ça intéressant. Ouais, ouais, bien sûr.

Ah non, mais je je vais répondre, mais je je remets en perspective, c'est-à-dire que moi, je considère que le rôle premier de la que je vais le dire autrement, que le principe moteur du capitalisme et du libéralisme, c'est l'insécurité économique, sociale et des personnes. C'est c'est comme ça que ça fonctionne. On crée de l'insécurité, la peur, à juste titre sur certains sujets, hein, on a le droit d'avoir peur, Oui. B, on a le droit d'avoir peur. Mais tout revenir, j'espère sur la retraite. Mais le rôle de la gauche précisément, c'est de protéger les plus vulnérables. C'est de protéger ceux qui n'ont que la République pour les protéger.

C'est c'est la sécurité pour cette raison, c'est une valeur fondamentalement de gauche et c'est la sécurité économique, d'où les lois qui protègent les salariés. C'est la sécurité sociale, d'où la sécurité sociale et la protection contre le chômage, mais c'est aussi la sécurité des personnes. Et j'y viens. Moi, je considère qu'il y a pas de raison d'être plus en sécurité au cœur de Paris que à Aubervilier ou dans les quartiers nord de Marseille. Que la condition première de l'égalité et de la liberté, c'est d'être en sécurité de la même façon partout.

Et une des façons de rétablir cette sécurité, c'est en effet, je fais ce long dégagement pour revenir sur la police de proximité et je pense c'est très important. Des pays qui sont très sûrs comme le Japon par exemple pour pour le citer lui ont une police de proximité très importante quartier par quartier. Et donc les policiers connaissent les habitants du quartier et arrivrient à voir lorsqu'il y a des choses qui ne qui ne sont pas normales pour la vie du quartier. Donc tu tu mettrais les mêmes agents. Ça serait ça la suite.

C'est intéressant de parler de solution parce que on fait jamais avancer Schmilblick dans les petites discussions et là il y a tu vois on peut avoir des germes d'idées déjà. Tout à fait. Tout à fait. Je je je pense qu'il faut une police enracinée dans chaque quartier et quartier au sens ville bien sûr, mais pas seulement dans dans les dans les dans les bourgs ou les ou les villages. C'est-à-dire en fait une police qui est enracinée, qui est implantée, qui connaît les habitants de ce quartier et qui et qui qui voit lorsqu'il y a quelque chose qui effectivement sort de l'ordinaire et qui qui permet de corriger tout de suite. Un peu comme la police municipale dans certains villages.

Male qui était là toute ma jeunesse c'était les mêmes. Exactement. Ouais. Ouais. Exactement. La police municipale peut jouer son rôle. Absolument. Et ça ça pourrait suffire pour lutter contre l'insécurité. C'est c'est je sais que c'est une vraie peur. Après on va parler des retraites. Ça c'est une vraie peur aussi. On en parle beaucoup des retraites en ce moment. Il y a plein de de gens qui sont au milieu de leur carrière qui ont peur de cotiser pour rien. Euh c'est ou mais tu vois, ça c'est l'autre sujet que moi je trouve passionnant et c'est aussi pour ça que je m'engage, c'est euh l'utilisation d'un certain nombre de situations ou de sujets et de termes pour faire peur.

Et par exemple, on parle de bombe des retraites, [musique] on parle de mur de la dette et évidemment ce faisant en fait on utilise ces mots à des fins politiques. faire peur et imposer des décisions et des choix politiques sur les retraites par exemple. J'ai pas compris moi où était la bombe des retraites. Le déficit du régime de retraite, c'est aujourd'hui 0,1 % du PIB. Juste pour donner une idée, en 2030, ça va être 03 à 04 % du PIB. OK ? C'est 02 à 03 de plus. En 2070, c'est 1,4 % du PIB. Est-ce qu'on est capable en France d'absorber 1 % de la richesse qu'on crée chaque année en déficit ? La réponse est oui. Ce que j'essaie de dire, il y a pas de bombe des retraites.

Il y a un déficit tendantiel, c'est vrai, mais il se règle assez facilement. Mais il faut le régler de manière juste. Et la réforme telle qu'elle a été poussée par Emmanuel Macron était une réforme injuste démocratiquement, 493 passage en force, mais surtout injuste socialement parce qu'elle ne prenait pas en compte la pénibilité. Mais je je je crois que sur les retraites, on en a parlé il y a pas longtemps, en fait, les chiffres qui sont annoncés ne sont pas les vrais chiffres. Et en réalité, il y a plein de ministères qui donnent une grosse partie de leur budget pour réponger les retraites pour qu'il y ait un chiffre moins haut.

Ouais, mais parce que tu parles des retraites du public, c'est-à-dire des fonctionnaires qui sont dans qui sont dans le le budget ou pas, il y a toute une question du traitement comptable et budgétaire. Mais mais je propose de pas rentrer dans ta sinon 8h. [rires] Non, c'est surtout là pour le coup, ce serait trop long. C'est du temps long, trop long. Mais mais bon, le truc à retenir quand même, c'est tous ces sujets sont des sujets politiques évidemment et il y a deux façons de les voir.

On peut faire peur, bombe des retraites, mur de la dette ou à l'inverse, on peut dire "Non, tout est possible, on peut tout régler et tout absorber." Et et moi je suis dans le "Tout est possible" parce que la dette française comme elle augmente, on a peur de laisser une dette de plus en plus grosse à nos enfants. C'est ça le sujet. Ouais. Mais mais tu vois, il y a même pour tous les gauches droite là, c'est peu importe, c'est les mêmes dettes, tu vois. Et donc on nous a dit euh la France est en faillite, il y a un risque de faillite et cetera comme la Grèce.

Comme la la Grèce que j'ai que il y en a peut-être que j'ai connu mais avec Lazar, il y a il y a deux Ouais, il y a il y a deux façons de regarder le sujet, tu vois. Tu peux dire euh et j'espère pas être trop pénible, mais tu peux dire sur la dette, c'est 115 % du PIB, c'est très important. Alors déjà, ça parle pas très bien aux gens, mais moi je vais le dire autrement. Quand on parle de la dette de cette manière-là, on rapporte un stock de la dette à un flux, c'est-à-dire la richesse qui est créée par le pays chaque année. Euh mais c'est pas comme ça qu'il faut regarder le sujet. Il faut rapporter le stock de dette à notre stock d'actif de patrimoine.

D'ailleurs, lorsqu'un ménage, pour le dire autrement et simplement, lorsqu'un ménage achète une maison ou un appartement, le banquier va comparer la dette qui est prise à la valeur de la maison, patrimoine patrimoine. Si on fait stock sur stock, la valeur de la dette, c'est de l'ordre de 15 à 20 % du patrimoine national français. Là encore, c'est tout à fait gérable, absorbable et cetera. Donc on peut faire peur mais la réalité c'est qu'il y a aucun risque, je voudrais te rassurer, de liquidité, aucun risque de solvabilité et aucun risque de faillite sur la dette française. Aucun.

Et d'ailleurs, moi j'en conclus qu'il y a des marges de manœuvre possibles et euh puisque tu on peut redresser la barre encore quoi. Bah bien sûr. Non, c'est pas qu'on peut redresser la barre. Il y a il y a je pense en fait on peut changer la vie et mettre en place un nouveau modèle de société. Et moi c'est ma conviction profonde sur la Je te prends un exemple, un seul exemple, le le Covid, on a une crise qui est d'une ampleur incroyable et cetera et on arrive à la à la à la régler en injectant 250 milliards d'euros d'argent frais euh dans l'économie française alors que ça paraissait impossible.

Tout le monde disait il y a pas de marge de manœuvre et hop tout d'un coup comme par magie on trouve 250 milliards. Bon tant mieux. Et en fait, ces 250 milliards, c'est de la dette émise par l'État qui a été achetée par la banque centrale. C'est donc en fait de la création monétaire. C'est à la fois simple et compliqué, mais il y a une seule chose à retenir. On a réussi à le faire. On a bien trouvé 250 milliards en 2 ans qu'on a injecté dans l'économie. Qu'est-ce qui empêcherait de le faire aujourd'hui pour financer le service public en France ? La santé, l'école, la justice ?

Qu'est-ce qui empêcherait de trouver cet argent, de le mettre en place pour financer des grands programmes d'infrastructure ? Je te le dis rien, c'est une question de volonté politique. Toi, tu voudrais mettre le SMIC, tu parlais d'une hausse du SMIC de 20 % environ et mettre des taxes sur les plus hauts revenus. En fait, des taxes plus élevées sur les plus hauts revenus. Comment tu vois le le truc ? Bah ça ça fait partie J'ai l'impression de faire une émission pour 2027 là. C'est Non mais c'est intéressant d'avoir tes visions de laamélioration. Mais mais sans être technique, ce que ce que je dis c'est tout est possible. Euh et par exemple redonner du pouvoir de vivre.

Euh et prenons le SMIG. Le SMIG, je considère qu'il est trop bas, c'est un sujet d'injustice et que ceux qui sont payés au SMIC ont de très grandes difficultés à vivre objectivement. Euh et je pense qu'il est possible, je sais qu'il est possible de l'augmenter de 20 % au moins. Les libéraux, les économistes libéraux, les conservateurs vont te dire "Ah, c'est pas possible, c'est compliqué parce qu'il y a des problèmes de productivité, de compétiti, de compétitivité et d'inflation." Je dis tout est faux. Productivité, il y a pas de problème de productivité. Le la productivité suit le salaire. Je je dis ça au chef d'entreprise que tu es. En général, j'adresse un message à tes salariés.

Plus les salaires augmentent, plus la productivité augmente parce que plus l'engagement et la motivation sont grands. C'est faux de dire, c'est compte. La compétitivité 2è sujet, on lui dit "Ouais, mais alors on va réduire notre compétitivité mais en fait nous on se bat pas contre des pays à très bas coût salariu. En tout cas, c'est pas là-dessus que ça se joue. C'est pas parce que tu vas monter ou pas le SMIC que tu vas être plus compétitif face à la Chine ou au Vietnam. Nos concurrents, c'est l'Allemagne. Mais je vais te dire une chose. L'Allemagne, elle a un SMIC supérieur au nôtre. La Belgique a un SMIC supérieur au nôtre. Les pays nordiques ont un SMIC. Super.

Donc donc c'est possible et l'inflation c'est une vieille idée. Il y a pas de il y a pas de lien. Donc regarde ce que je dis c'est Ouais c'est possible. Et si tu augmentes le SMIC de 20 %, tu augmentes tous les salaires par ce qu'on appelle une échelle mobile de 20 %. Et je vais aller plus loin si tu m'autorises. Les politiques qui sont menées depuis 10 ans économiques sont des politiques dites de l'offre. Ce qu'on appelle le ruissellement. Je vais distribuer de l'argent au plus riche là en haut du mur, tu vois, et puis ça va ruisseler le long du mur comme des gouttes de pluie le long d'un mur pour bénéficier à l'ensemble de la population.

Et donc ce que je fais, c'est ça la politique de l'offre, il faut comprendre, c'est des cadeaux fiscaux au plus riches pour que tout le monde en bénéficie. C'est quoi le résultat ? Je vais je vais te dire, ils prennent des salariés, c'est ça tu veux dire. Ouais. Ouais. C'està-dire qu'en fait ces gens qui sont riches, ils vont redistribuer sous la forme de consommation, d'investissement. Ils vont acheter, ça va bénéficier à toute l'économie. D'accord. OK. Ça c'est c'est ce qu'ils ont cru. Le résultat de cette politique, c'est quoi ? C'est 500 milliards sur 10 ans 10 ans de présidence d'Emmanuel Macron. 500 milliards d'euros de dette en plus. D'accord ?

Parce qu'il a bien fallu financer les cadeaux fiscaux. Suppression d'impôt sur les grandes fortunes, réduction l'impôt sur les sociétés et cetera. 500 milliards de dettes en plus. Alors, tu vas me dire "Ouais, mais il y a de la croissance en plus." Non, à zéro croissance sur 10. Rien. Ouais, mais ça a peut-être bénéficier au plus pauvres. Ah non, 1 million de pauvres en plus. 1 million de pauvres en plus. La pauvreté c'est 1200 € par mois en France pour une personne seule. Je rappelle 100 millions de personnes sont pauvres selon cette définition en France. Et donc, on voit un échec total.

Les plus riches sont de plus en plus riches, pas de croissance et les plus pauvres sont de plus en plus pauvres. Échec total. Et donc pour revenir à ta question, je dis qu'il faut l'inverser. Et en fait, il faut s'adresser au plus modeste d'entre nous et donc augmenter les salaires et notamment le SMIC pour relancer la machine par de la demande. Il faut inverser totalement les politiques qui ont été menées depuis 10 ans pour relancer la consommation par pour Exactement. Mon côté kénésien comme comment on [raclement de gorge][grognement] appelle ça ? Ouais, mais j'y crois beaucoup.

C'est relancer en fait augmenter les salaires pour augmenter la consommation, la demande et donc relancer l'économie. Et qu'est-ce que tu penses de l'Europe ? [musique] Ah ben moi, je suis un européen euh convaincu. Je pense de Ah ouais, bien sûr. Ouais, mais bonne question parce que une expérience euh internationale, si je puis dire, je je je penseir sur Lazar, tu as trait dans une banque, une grande banque et ou et je pense deux choses. Je pense que euh dans le monde actuel qui s'est fracturé, où il y a des grands blocs, les États-Unis, la Chine, ce qu'on appelle le sud global et la Russie, on ne pourra peser nous qu'ensemble.

Croire que la France avec ses 70 millions d'habitants peut peser tout seul et cetera, c'est une illusion. On ne pourra peser que si on se regroupe et qu'on se consolide nous européens. D'autant plus qu'on est lié par une histoire commune et des valeurs communes. Mais faut pas le faire dans n'importe quelle condition. Il faut plus d'Europe et mieux d'Europe, notamment d'un point de vue démocratique et social, des meilleures conditions sociales. Mais notre avenir à nous, il faut le comprendre. il ne passera que par l'Europe. D'ailleurs, regarde les Anglais, ils sont sortis de l'Europe, ils en payent encore aujourd'hui le prix économique, social et cetera.

Ah oui, c'était pas une bonne idée pour c'était une très mauvaise idée. Tous ceux qui ont expliqué il y a 10 ans que ça allait être brillant, qu'ils allaient reprendre leur destin en main, ça allait repartir, bah l'expérience a montré qu'ils se sont complètement trompés. Est-ce que le problème c'est que l'Europe prend le contrôle un peu du pays même au niveau agriculteur ? Tu vois, on a eu beaucoup d'agriculteurs qui nous racontaient que c'était compliqué quand même la la pâque politique agricole commune où il enfin ça a déréglé quand même beaucoup de choses en quelques années. L'Europe, il y a plein d'avantages et il y a plein d'inconvénients.

Il y a plein d'avantages et il y a il y a plein d'inconvénients, mais il faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain si si je puis dire. C'est-à-dire que c'est indispensable, c'est nécessaire l'Europe mais en revanche, il faut l'améliorer. C'est ce que je disais sur les plans socials ou démocratiques. Faut faire en sorte que ça marche mieux. Et la politique agricole commune, c'est un bon exemple hein. Il faut il faut arriver à trouver le bon réglage de la politique. Toi, toi qui est de gauche, qui a été punk, qui a aujourd'hui réussi dans la vie, est-ce que tu as gardé des réflexes d'anciens pauvres ou de nouveaux riches ?

Chacun le dit différemment ou tu fais toujours attention à des choses comme si tu en avais peu. Euh je je vais te le dire autrement, j'ai rien changé dans ma vie, jamais. Je je circule à pied en métro ou à vélo. Je vais faire mes courses moi-même dans le nord de Paris. Je j'ai j'ai rien changé à mon mode de vie. Jamais. Je t'ai pas acheté une plus grande maison un truc. Non non non, j'ai pas de voiture. Je non, j'ai rien changé et c'est ma je dire c'est c'est ma fierté à moi. Moi, j'ai pas changé. Tu aurais pu te faire plaisir. C'est pas c'est pas une honte de se faire plaisir. Non non non, c'est pas une honte de se faire plaisir. C'est vrai. Mais en fait, bon, je me fais toujours plaisir.

C'est achet acheter. Tu vois, mon plaisir coupable, c'est de manger des Haribos ou des fraises Tagada par moment et d'acheter des festivals. C'est Non, non, mais c'est c'est c'est ce moment de tu vois de contribuer à ces moments-là. Tu vois, voir un groupe que j'aime sur scène et me dire "J'ai contribué à ça, c'est c'est un truc qui m'émeut profondément." Mais pour le reste, j'ai rien changé. J'ai j'ai pas trouvé ta fortune sur internet. Alors je je te la demande pas. Je sais pas si tu l'as je sais pas si elle était officielle, si tu l'avais donné dans une interview, mais en tout cas par jamais. Ouais, c'est volontaire. Ouais. Oui, c'est volontaire.

On juge pas les gens par leur fortune ou leur patrimoine. Non, non, on juge par On les juge par l'usage qu'ils en font, par la vie qu'ils mènent. C'est ça qui compte à la fin. Moi, je dis pas salud de riche, je dis-moi ce que tu fais de ton argent. et je te dirai qui tu es et si ça me plaît ou pas. Moi, j'ai jamais communiqué là-dessus. En revanche, tout l'argent que j'ai, je l'ai investi par exemple dans les médias ou les festivals. Est-ce que tu as fait quelque chose associatif dont on a jamais parlé où tu t'es dit tiens là, je vais être utile en finançant un truc mais tu n'as jamais sû Bien sûr, bien sûr.

je je je fais euh mais je pense qu'il y a pas besoin de de montrer et j'ai toujours trouvé étrange de faire et et de dire sur ces sujets, j'entends comme comme si c'était le espèce de justification ou de cache sexe pour ne pas faire plus ou autre chose. Mais ouais, bien sûr, bien sûr. Tu es ton père était journaliste noté, il était à la Manche Libre, c'est je crois que c'était vers Cherbourg, non ? C'est c'est alors là tu parles à un expert de la Manche Libre, c'est donc le jour le journal du département de la Manche. Je fais ça parce que c'est une bande de terrein. Le Cotentin. Exactement. Euh non, c'est un journal dont le siège est à Saint-Lot, euh préfecture de de la Manche.

Et et nous, on vivait tout près de Coutance. Ouais, je suis Porbaille, moi donc je suis pas très loin. Je un plein gens. Ton grand oncle Albert Pigas, j'ai noté un peu la la famille, a créé la la collection de romans policiers Le masque qui a notamment publié les Agatha Christi à l'époque. Ton frère a cofondé le magazine public. Vous vous êtes un peu une famille de médias quand même de base. Totalement, totalement. Moi je suis d'une famille de journalistes, père, mère, frère, sœur, oncle, cousin et j'ai coutume de dire je suis celui qui a échoué quoi. Même oncle et cousin était Ouais, ouais, bien sûr, bien sûr. Ouais, ouais. Je suis celui qui a échoué, qui n'a pas réussi à être journaliste.

Pourquoi ? La Léa statistique. Il y a toujours ce que tu appelais l'exception tout à l'heure, celui qui rate. Non, pourquoi ? Je sais pas. Moi, je pense que j'avais cette volonté d'engagement qui s'est traduit par des études et l'entrée dans la fonction publique après. Mais j'ai essayé de rattraper le fait de ne pas avoir été journaliste en en en développant ou en achetant des médias. Mais tu as essayé de de passer des diplômes ou pas du tout à l'époque de journaliste ? Non. Non, tu as pas essayé parce que tu disais tu tu dis souvent que tu étais punk mais c'est en fait non, j'ai dit je le suis toujours. Oui oui oui oui. Non mais je crois que tu avais la crête à l'époque.

Ouais ouais tout à fait. Tu as eu la vraie crête. Ouais ouais. Absolument. Ouais. Alors les punks ça existe plus trop aujourd'hui hein. Dans la rue je parle les punks comme on connaissait avec les piqus les colliers à clous et tout. Ouais mais si enf moi j'en vois plus. Je vais je vais Non non mais c'est non je vais te dire le pour moi un des un des héros du punk si je puis dire c'était Joe Strummer. Joe Strummer était le chanteur de clash, type incroyable qui est mort aujourd'hui mais qui était vraiment un des un des un des leaders de ce mouvement avec les sex pistoles et cetera.

Il disait "Le punk, c'est pas l'apparence, c'est ce que tu as dans la tête." Et ce que tu as dans la tête c'est l'idée que c'est give back toujours et surtout euh fait par toi-même. Il y a pas besoin d'apprendre, il y a pas besoin de de s'appuyer sur telle ou telle expertise, savoir faire et cetera. Fais tout par toi-même quoi. Voilà. Tu avais un groupe de musique, tu sais, tu étais vraiment un punk punk. Ah ouais ouais, j'avais un groupe qui s'appelait J'ai essayé de détruire toutes les bandes pour être sûr que personne ne les retrouve jamais. [rires] C'est vrai en sorte qu'il pas sur la tête, il y a plus rien. Et ça s'appelait le groupe s'appelait les mercenaires du dés.

Non, c'est truc que tuassumes pas de jeunesse un peu, tu sais. On a tous assume totalement. Ce que j'assume moi, c'est c'est là. Non mais je vais te raconter dans le groupe s'appelait les mercenaires du désespoir. Donc déjà tout est dans le nom du groupe bien sûr à l'époque aussi dans la coupe de cheveux cré tout tu vois un peu la mèche rebelle et le tu vois la chanson phare je dis ça pour nos amis poètes s'appelaient Splin sans idéal qui était une référence un peu explicite à Baudler et et à Splin et idéal et on s'entraînait avec mon mon voisin de de village et de temps en temps on jouait ensemble on était deux dans le groupe.

C'est un groupe très nombreux et très très [grognement] développé. Et de temps en temps, la boulangère dont la boulangerie était 1,m5 venait nous voir en demandant vous pouvez vous arrêter ? Ouais. Donc c'est trop de bruit. Ce qui te montre le caractère très harmonieux de ce groupe. [rires] Il vient quoi ton co chanteur ? Mon mon co non c'est c'était pas le co-chanteur. C'est d'ailleurs c'est lui qui chantait mais il est resté là-bas lui et c'est c'est un truc qui me passionne toujours. Il vit à Coutans à côté d'un village à côté de Coutans il vit toujours là-bas.

Et j'ai écrit ça dans un de mes livres qui était il est resté là et moi je suis parti je suis allé à Paris et j'ai fait ce que j'ai fait et la question que je me pose toujours, c'est pourquoi lui est-il resté là-bas alors qu'il était meilleur que moi en tout et et moi j'ai j'ai pu partir quelle vie tu aurais eu si tu étais resté là-bas vie aurais et inversement exactement et je dis une chose très important c'est que et que je pense fondamentalement ça veut pas dire que je suis plus heureux que lui aujourd'hui ou qu'il est moins heureux que moi. Et d'ailleurs, je pense que si on lui posait la question et je l'ai fait, il me dirait non mais toi, j'ai pas envie de vivre.

Moi, je suis heureux comme je suis. Il pêche le bar à la ligne mais j'essaie de comprendre la différence de trajectoire et tu vois ça revient sur ce qu'on disait tout à l'heure, les la chance et les rencontres. Moi, j'ai eu la chance des de la rencontre avec la littérature par exemple qui a changé ma vie. Tuas tu as fait des des des conneries à l'époque quand tu étais punk ? Est-ce que tu étais prê avec la police ? Est-ce que tu étais tu sais, parfois il y a des rebelles un peu ? Oui. Alors euh l'acte le plus euh je dirais euh euh anarchique que j'ai fait, c'était de voler des mobylettes. Donc j'en ai volé pas mal. J'étais devenu un expert du vol de mobylette.

Mais pas pas pour des mauvaises raisons. C'est-à-dire que je sais pas s'il y a des bonnes raisons pour euh voler des mobilettes. [rires] J'ai une bonne raison. J'ai une bonne raison. J'ai une bonne raison. Non parce que après le connaît le gendarmerie dire Et en fait non, ça m'arrivait donc j'étais un expert pour les faire démarrer sans le sans la clé mais pour aller d'un lieu à un autre parce que quand on est à la campagne tout ça c'était compliqué. Donc ouais, ça m'est arrivé m'est arrivé de faire des trucs de gosse mal élevés dans les campings et tout. C'est euh Et tu vas me dire "Ouais mais tu as rien fait de plus crade sûrement. Mais on en reparlera.

Ce sera l'occasion d'une deuxième émission. Et alors c'est ce que j'ai trouvé sur toi sur internet, c'est que d'un coup ça bascule. Un coup ça bascule. Ah tu as géré la dette de la France. le succès, le succès, la musique non pardon, c'était pas Non, mais il m'a manqué un morceau entre le le côté punk et tu travailles à Ber donc c'est voilà, ça s'appelle Ber. Comment est-ce que tu te retrouves à bosser à Ber après le côté punk ? J'ai pas j'ai pas le moment, j'ai pas la porte parce qu' s Ouais ouais. Non, c'est c'est une bonne question que tu poses. Il y a un sas entre les deux euh qui s'appelle Science Po et l'École nationale d'administration et je me fais aspirer et au fond Ouais.

Et au fond, je dirais, il y a il y a un lien entre si je cherche de manière rationnelle entre le punk et le ministère des finances, pas facile à trouver. Non. Euh ouais, je te laisse quelques tu vas tu vas Mais euh je dirais Non, mais pour être sérieux, je dirais que c'est la littérature, c'est-à-dire que j'écoutais la musique punk et euh je lisais euh les grands la poésie révoltée du 19e siècle, Verlen, Baudler, Rimbau ou du 20e et j'en ai retenu une forme toujours de à la fois de une forme de rage et d'engagement.

Et il y avait chez moi cette volonté d'engagement et la littérature fait que à un moment euh on a dit "Non mais toi euh tu lis machin, tu sais écrire à peu près et cetera, va à Paris." Donc je suis parti à Paris et là je me suis retrouvé dans un espèce de sas sciences Pena et hop ministère des finances à gérer la dette. Mais tu faisais quoi ? Je crois que tu bossais, j'ai vu avec Dominique Stroscan à l'époque dans le cabinet de Ouais ouais.

Non, j'ai j'ai d'abord géré la dette de l'État pendant quelques années à la ce qu'on appelle la direction du trésor, donc au sein des services du ministère des finance et ensuite euh et ensuite je suis rentré au cabinet de Dominique Roscan comme jeune conseiller technique. En fait, elle était de combien la dette à l'époque ? Maintenant, elle est de 3100 et quelques milliards. J'aurais pas dire de bêtises mais je je pense qu'elle était à moins de 1000 milliards quoi. C'était c'était c'était bien moins. À qui on doit l'argent de la dette ? D'ailleurs toi tu connais un peu la Ouais ouais ouais. Bah, il faut il faut il faut comprendre hein. C'est Ouais. Ouais.

C'est c'est c'est quoi la dette de l'État ? L'État c'est que c'est sur ce point comme ménage, c'est-à-dire qu'il va avoir des besoins financier. Donc il va se tourner vers des banques et il va dire "Il faut que vous me prêtz de l'argent." C'est pas les banques en fait qui prêtent l'argent. Les banques sont juste un intermédiaire. Derrière, ce sont ce qu'on appelle des investisseurs financiers, souvent des fonds de pension américains ou pas américains, euh des compagnies d'assurance qui vont prêter à l'État sur telle ou telle durée et que l'État devra rembourser dans 2 ans, 5 ans, 10 ans. On sera obligé de la rembourser. Toi, toi qui connais un peu le système, ça demande.

Il faut il faut jamais dire qu'on remboursera pas parce que sinon plus personne ne te prêtera jamais. Tu vois, c'est comme si tu disais à ta banque créole, bon ces gars là, je veux pas vous rembourser, ils te prêteront plus jamais. Donc quoi que tu penses, ne dis jamais que tu que tu ne rembourseras pas. Donc euh ouais, on la on va la rembourser cette dette, mais en revanche, on peut la ce qu'on appelle la rouler. C'est-à-dire que quand elle vient à expiration, hop, on la redécale. On la décale. Alors, tu vas devenir donc le conseiller technique après de Dominique Stroskan et de Laurent Fabius. Ça veut dire quoi conseiller technique ? Ouais.

Alors, conseiller technique c'est euh c'est un peu comme toi, tu vois. J'ai des fiches et euh je je le dis de manière très sympathique hein. [rires] Non, moi j'ai fich parce que ta vie elle il y a plein de trucs donc j'ai de noter et c'est aider le ministre sur tel ou tel aspect parce qu'il peut pas être omniscient et savoir tout surtout à tout moment et donc sur certains sujets venir en appui du ministre pour lui dire ouais voilà telle personne ou tel sujet voilà comment il faut l'apprécier ou l'appréhender. C'est ça. Tiens, mais un métier où tu étais dispo 24/ 24, c'était Ouais. Alors moi je je te raconter un truc qui m'a toujours fait rire et à la fois à l'époque souffrir.

J'étais le directeur de cabinet de Laurent Fabius qui était ministre de l'économie, des finances et de l'industrie qui qui avait une vie un peu différente de la mienne. C'est-à-dire que moi je je je me couche tard et je je me couche tard et je me lève tard. Donc lui il devait se coucher tôt et je pense se lever tôt. Et donc il m'appelait systématiquement à 7h du matin tous les jours. Je m'étais couché quelques heures avant avec cette question quoi de neuf ? [grognement] Alors la première fois ça m'a un peu surpris, je dormais [rires] et après ce que je faisais c'est que je préparais les quad neuf la veille, tu vois.

Donc [rires] il m'appelait il m'appelit quoi de neuf et en fait je lisais à moitié endormi une liste de quad neuf que j'avais préparé pour lui dire voilà ce qui voilà ce qu'il y a de neuf. Mais ouais ça veut dire en fait hein c'est une vie de d'engagement et de être à disposition quasiment 24/ 24. Ouais. En 2002 tu avais tu as 34 ans 2002 et c'est c'est oui mais j'en sais rien. Je te laisse faire le calcul. Ou mais c'est la gauche per l'élection présidentielle. Il y a Jacques Chirac qui va passer au second tour et Jean-Marie Le Pen en face. Et donc on te demande de quitter le ministère. Vous allez partir à ce moment-là. Tu vas partir dans une passé comme ça.

Attends, je je vais te faire marrer. C'est c'est plus pervers que ça. Bon, d'abord d'abord la gauche paire, personne s'y attend. De leçon c'est une surprise. On a oublié, tu l'as peut-être vécu mais d'abord de leçon hein. Quand la gauche est divisée, c'est ce qui s'est passé elle perd euh enfin pour moi c'est ça la leçon de 2002.

Mais bon donc nous moi des manifestations dans la rue parce que personne on entend des beruri la jeunesse emmerde le Front national je le dis parce que ber noir attends ça fait longtemps que j'avais entendu bah les beruri noir c'est un des plus grands groupen que français d'ailleurs je je lance un appel j'aimerais beaucoup qu'il revienne et groupe fantastique et et tu vois je je dire un truc qui m'a frappé j'étais au festival de musique Will of Green il y a une semaine il y a 15 jours. Tu vas tu vas dans des festivals même que tu bien sûr je vais dans les festivals. Je vais dans la foule je c'est c'est c'est ma vie. Non mais [rires] qu'est-ce que tu crois ?

Et le truc qui m'a frappé, c'est que à un moment cette foule jeune, le public jeune, c'est un public jeune, Will of Green a chanté ce chant des berruriers noirs. Ah ouais, j'étais sidéré. La jeunesse emmerde le Rassemblement national, pardon, le Front National, je l'ai actualisé en disant le Rassemblement national. Je me suis mis à chanter, j'ai enlevé mon t-shirt, j'ai dit moi je suis avec vous et cetera. Mais euh [rires] non, le t-shirt, je l'ai gardé, je me suis dit c'est là. Mais bon, non, tout ça pour te dire effectivement la gauche perd et là euh je reviens dans ce qu'on appelle mon corps d'origine, c'est-à-dire service du ministère des finances, direction du trésor.

Mais j'étais un peu marqué politiquement, j' directeur de cabinet d'un ministre jeune et cetera. Donc au début, ils m'ont donné un bureau à peu près de la taille de ce studio magnifique, très grand et cetera. Chaque semaine qui passait, il me prenait de l'espace, tu vois, le mur se rapprochait. à la fin, je pense que mon bureau faisait cette taille et je devais rentrer comme les Égyptiens de profil, tu vois. C'est [rires] tu avais de moins en moins de place et là j'avais plus de place et là je me suis dit je crois qu'il est temps de partir en fait et c'était leur façon de me mettre de au placard petit à petit. Ouais, c'est ça.

Bah j'ai terminé littéralement dans un placard et c'est là où je me suis dit "OK, j'ai compris al" alors que j'aurais voulu servir d'ailleurs mais c'est là où je me suis dit "OK, j'ai compris, il faut que je parte". Et là, tu vas partir dans une banque qui est très prestigieuse qui s'appelle la banque Lazar. Alors, c'est une banque d'affaires. Qu'est-ce que Est-ce que tu peux expliquer pour vraiment si on n'y connaît rien du tout là-dedans ? Alors ouais ouais ouais c'est parce que aucun des deux termes n'est vrai. Ni banque ni affaires.

En fait une banque d'affaires, c'est ça n'a rien à voir avec une banque type de crédit, tu as pas de voilà ex non mais exactement tel qu'on peut les connaître. Ça n'a rien à voir avec les banques BNP général et cetera. Il y a pas de coffre fort, il y a pas de crédit il y a pas d'opération financière, aucune transaction financière. Une banque d'affaires, ça ne fait pas des transactions financières. Ça donne des conseils à des conseils financiers, c'està-dire des opérations financières, mais c'est juste du conseil soit à deux types de clients, soit des entreprises qui peuvent acheter ou vendre d'autres entreprises ou fusionner ou à des gouvernements.

Moi, je faisais les deux d'ailleurs, des conseils aux entreprises et des conseils [musique] au gouvernement. Ça n'a rien à voir avec les cabinets comme on entend parfois Mckinz, des trucs comme ça. Non, ça c'est des consultants euh qui vont venir se gratter la tête pour savoir si ton studio a la bonne taille, si la lumière est bonne et cetera. Mais c'est un autre métier, ils vont me détester mais c'est pas grave. Tu as fait quoi chez Lazar concrètement ? Je crois que tu as beaucoup voyagé. J'ai vu que tu avais géré la dette de la Grèce. Non, j'ai pas géré la dette de la Grèce. J'ai j'ai j'ai Ouais, c'est ça en fait. Euh j'ai je m'occupais notamment de l'activité de conseil au gouvernement.

Euh et cette activité, elle consiste à venir en aide à des États, à des pays, à des gouvernements qui sont en situation de détresse financière. Et dans le cas de la Grèce, euh c'est un souvenir qui est resté très fort chez moi parce que euh c'est moi qui ai appris au premier ministre grec, je sais plus quelle année c'était, 2011 je pense, que son pays était en état de faillite. C'était George Papa Andreou. Et j'ai trouvé ce moment incroyable parce que on était assis comme ça et je lui dis "Mais en fait vous êtes en faillite ?" et il était dans un état de sidération telle qu' il ne comprenait pas ce que je lui disais. C'est ça a duré un quart d'heure. Il dit que voulez-vous dire ?

Il par il parlait très bien français. Je dis non vous êtes en en faillite c'estàdire en défaut. Et ça ça a duré dit je ne comprends pas que voulez-vous dire. Je dis mais le problème c'est que vous ne pouvez plus payer vos fonctionnaires en fait. Ah je ne comprends pas que voulez-vous dire et ça a duré et ça a été Non mais c'est c'était très émouvant parce que dire à un premier ministre d'un pays comme la Grèce membre de l'Europe, un pays magnifique avec une histoire extraordinaire que il est littéralement en situation de faillite et qu'il ne peut plus payer ses fonctionnaires, les services publics. Ça a été Ouais. Ça a été un moment très fort par exemple de ma vie.

Et donc là, tout le travail a consisté ensuite à à ce que à ce qu'on à ce qu'on arrive à gérer, si je puis dire, cette situation et à remettre ou à aider à remettre la Grèce sur le sur le droit chemin. Je crois c à l'époque, c'était toute l'Europe qui avait donné un peu, non ? Il y avait pas un truc comme ça ? Ouais, ouais, tout à fait. En fait, en fait, il y a il y a eu un espèce de de d'abord, on a effacé une partie de la dette en accompagnement de cet effacement de la dette, il y a eu effectivement des nouveaux financements apportés par le Fond Monétaire international et l'Europe.

Et pour te faire sourire, la France a fait partie des pays qu'on prêté à la Grèce de l'argent à cette époque-là pour l'aider à se sauver. Et la Grèce a renvoyé [musique] avec, j'allais dire avec beaucoup d'humour, je sais pas si le terme est le bon, mais il y a un an, a remboursé par anticipation ce qu'elle devait à la France en en disant "Vous en avez peut-être besoin." C'est vrai. Ouais. [rires] 14 ans après. Tiens, est-ce que tu t'jà retrouvé face à des des présidents un peu dangereux, des dictateurs, des trucs ? Est-ce qu'il y a des moments avec Lazar sont à voyager dans des situations, tu sais, improbables où des mafieux, des oligarques ? Est-ce que tu as déjà eu des truc comme ça ?

Des mafieux, des oligarques ? Non. Mais mais des anecdotes, ouais, j'en ai vécu plein. Je je me souviens d'Hugo Chavez au Venezuela. Ah, tu as vu ? Ouais, j'ai rencontré en qui s'est fait enlever. Non, ça c'est Maduro qui s'est fait enlever. Ouais, ouais, ouais. Maduro étant le successeur de Chavez d'ailleurs, mais moi j'ai rencontré Chavez avant qui était une personne incroyable, personnalité incroyable, charismatique. Chavez, la première fois que je l'ai rencontré, il m'a récité du Victor Hugo les Misérables en français dans le texte.

Il il parlait françis, non seulement enfin, il parlait pas français d'ailleurs, mais il avait appris en prison parce qu'il avait fait un coup d'état manqué, Victor Hugo Parker. C'est un truc, ça m'a marqué profondément. Mais je te donne un autre exemple. Le le Evo Morales qui était le président de Bolivie, j'étais euh j'étais je je pour lui je j'aiidéis à nationaliser les sociétés de pétrole et de gaz. Et un jour, il me fait venir pareil comme ça, il me dit "Ça se passe bien ?" Je dis "Oui, ça se passe bien.

Il y a juste un petit problème avec une société qui s'appelle Petrebrass qui est le total brésilien pour faire simple." Il me dit "Ah, je le vois sortir un petit carnet, tu vois, un peu comme ta fille, il note et cetera." Puis je retourne, il se trouve que mes bureaux étaient chez Pétrobras et tout d'un coup, je vois un char d'assaut qui s'approche pour les pour les intimider. Il avait envoyé un char juste en face d'eux parce que voilà. Mais ouais, des anecdotes comme ça, j'en ai vécu plein. Ouais. Tu as pas fait le Congo aussi ? Non, je sais plus si le Congo. Ouais. Congo, Mauritanie.

En Mauritanie, je me souviens un jour, je sortais de du palais présidentiel avec le président mauritanien puis on entend des rafales de Kalashnikov. Enfin, j'étais pas très bien, j'étais pas très sûr de ce que c'était espèce de pétar et cetera. Donc je sais pas si c'était des pétards ou autre chose. Donc je lui dis bah ça ça c'est quoi ? Il me dit non ça c'est rien. C'est une attaque terroriste. [rires] Je dis bon bah ça va alors ça t'a plu ces années chez Lazar ?

Ouais, enfin ce qui m'a plu, c'est c'est ces expériences-là, c'est-à-dire de conseil au gouvernement, des rencontres avec des chefs d'état, enfin ouais, j'ai trouvé ça exceptionnel la tu vois, la rencontre avec Loua, président du Brésil, c'est j'oublierai jamais. C'est euh une histoire, enfin pour moi le plus grand politique vivant. Donc c'est des c'est des moments euh quand tu les rencontres, quand tu as la chance de pouvoir parler, échanger, discuter. Ouais. C'est d'une richesse. Qu'est-ce qu'il t'ont appris les présidents ? Tiens, est-ce que tu as appris un jour il y a quelqu'un qui t'a dit une phrase où tu t'es dit tiens ça c'est je vais vous la piquer quoi ? Ouais.

Bon, il y a une phrase plein de choses mais tu vois un truc qui m'a marqué c'est Nestor Kerschner qui était président de l'Argentine à un moment très difficile là aussi où l'Argentine était quasiment en situation de faillite le le le la population était très il y avait beaucoup d'actes de violence. Sort de du palais présidentiel. J'étais avec lui et et le chef de de l'étatmajor argentin lui dit "Monsieur le président, vous pouvez pas sortir tout seul, il faut une protection." Il dit "Le peuple est ma protection." Je me suis dit tiens ça c'est fort. [rires] J'aimerais dire ça un jour mais euh je sais pas si ça marcherait dans tous les pays ça. Ouais.

Marcherait pas dans tous les pays et avec tout le monde. Je je pense pas. Mais ouais. Non. Loua, tu vois ce que m'a appris Loua moi par exemple, c'est c'est l'indépendance ne jamais s'aligner et être toujours indépendant et libre. Ça c'est la résistance quoi. Et alors, j'ai vu que alors je vais me dire si c'est si c'est juste et juste tu rachètes le journal de le monde en 2010. Je trouvais ça comme info avec Xavier Niel et Pierre Berger à l'époque, c'est deux autres associés. C'est c'est le monde c'est un choix, c'était une opportunité que tu as eu. Pourquoi tu rachètes ce journal là à ce moment-là ? C'est les deux à la fois.

une opportunité parce que le journal était quasiment en situation de faillite et il fallait là encore euh le redresser et euh donc ils avait lancé enfin il réfléchissaient, je parle du monde à comment est-ce qu'on peut se sauver de cette situation financière difficile et euh et le choix c'était de dire tu vois on revient au sujet familial presse et cetera. Il y avait chez moi une volonté de venir dans la presse. Il y avait la volonté d'un engagement démocratique au sens le la défense du pluralisme et il y avait la ligne politique de ce journal évidemment que j'aimais.

Et donc je suis allé voir Pierre Berger, c'est comme ça que ça s'est passé d'abord euh qui était quelqu'un d'incroyable qui était le mari d'Ive Saint-Laurent pour ceux qui n'ont pas connu qui était vraiment le binôme d'IF Saint-Laurent, type fantastique. Euh et je lui ai dit Pierre, il y a un truc incroyable je voudrais vous proposer, enfin incroyable au sens, je suis pas sûr d'y arriver, c'est ça. Il m'a dit "Oui dans la seconde et on a commencé à à partir ensemble à la conquête du monde.

Je me souviens parce que la première réunion qu'on a fait ensemble, c'était avec le un petit groupe de journalistes du monde choisis et chacun se présentait et puis Gill Ventôte qui était à l'époque le président du pôle d'indépendance qui se présente et qui dit "Je suis le chef du service planète et Pierre Berger se tourne vers moi disant "Mais je comprends pas comment le monde fait de l'astrologie." Alors je dis "Non non, le service planète du monde c'est l'environnement, c'est pas de l'astrologie." Bon et ensuite on a été rejoint en fait quelques semaines plus tard par Xavier Niel euh qui m'a appelé et qui m'a dit "Écoute, j'aimerais faire partie de l'aventure et la réponse a été immédiatement oui" pour plein de raisons.

C'était lui, c'était nous, je le connaissais évidemment. Ouais. Ouais, bien sûr, bien sûr. Et on s'est dit il y a là quelque chose de de de fort ensemble parce qu'on est très complémentaire au fond et et ça a bien marché. C'est quoi la ligne édito si vous nous suivez de loin, c'est quoi la ligne édito du du journal Le Monde ? Parce que tu dis "J'ai adoré la ligne, qu'est-ce que Ouais, ouais." Pour moi, le monde c'est un journal de référence. C'est si si s'il y a un journal de référence institutionnel un peu au-dessus des autres et tous les autres vont me détester, mais c'est pas grave. C'est le monde.

C'est c'est un journal et c'est ce que j'aime dans ce dans ce journal qui qui pour moi est au-dessus, je dirais pas en surplomb mais au-dessus et qui est le journal de référence. et on a veillé à faire en sorte qu'il soit et qu'il reste journal de référence en lui donnant un corps de règle d'indépendance comme il y en a nulle part ailleurs dans la presse en France. Et donc il y a il y a on a construit des règles qui assurent une étanchéité totale entre les actionnaires et la rédaction. Et de fait comme tu l'as dit hein, on est on a acquis le contrôle du monde en 2010. Il y a jamais eu la moindre polémique ou le moindre bruit sur une quelconque intervention des actionnaires dans le journal.

C'est juste pas possible. Il y a des coupbas dans ce milieu sans donner le nom, mais euh dans le milieu de la presse, quand on a des gros journaux institutionnels comme toi, Radio Nova, c'est une radio donc c'est encore différent, même si maintenant c'est beaucoup sur internet. Euh est-ce qu'il y a des coupas ? Est-ce que il y a il y a il y a il y a il y a des coupas forcément parce que dans ce milieu comme dans tous les milieux, il y a des jalousies, des rivalités, de la concurrence. Moi, j'essaie dans la position qui est la mienne de ne pas rentrer là-dedans, mais j'observe que d'autres le font contre nous. On vient de parler de libération.

Mais j'ai cité un autre exemple qui moi m'avait frappé. Le journal Society qui fait partie de la même famille a priori avait fait une une sur Radio Nova qui s'appelait Anatomie d'une chute. Bon alors pas de chance pour eux parce que depuis qu'ils ont fait cette une on a fait plus 1000 % en audience. [grognement] [rires] Mais ouais parce que c'est tes amis c'est ça society tu les connais Oui enfin ça fait bien sûr que je les connais. C'est c'est le même milieu, si je puis dire j'ai toujours du mal à comprendre euh c'est ces ces attaques et ses coupbas en réalité. Moi je je persiste à penser qu'on doit se serrer les coudes quoi. Euh [grognement] entre gens de gauche en gros.

C'est ça que tu veux dire quand il se ser les coudes. C'est ça. C'est la famille. Quand tu parles de famille politique exactement entre Oui, tout à fait. Entre médiat de gauche. Toi, ça te paraît clair mais c'est pour Non mais tout à fait entre médias de gauche. Ouais. C'est c'est qui sont tes amis aujourd'hui ? Alors tu veux que je te donne les noms dans les journaux ? Non non [rires] pardon. Non mais je te donne un exemple. Regarde de famille. Ouais, ouais. Mais tu vois euh ça aussi enfin parlons de la gauche une seconde. Euh mais pour venir là-dessus, la maladie infantile de la gauche aujourd'hui pour moi c'est ses divisions.

C'est vrai en matière politique, j'y reviens pas, tu vois, entre les partis, les chefs de parti et cetera, mais c'est vrai dans les médias, il y a un espèce d'éparpillement des médias de gauche et je trouve ça dommageable. Et donc ils ont parfois tendance à se taper les uns sur les autres, à pas à pas à pas s'unir là où à pas se coordonner, là où les médias de la droite radicale sont extrêmement efficaces dans la coordination.

Euh ça part de compte Twitter ou Instagram et ensuite ça va partir en entre ces news europe le JDD donc télé, radio et cetera, il croise euh les euh frontières euh les Égéries de du Figaro de Frontière vont se retrouver sur enfin c'est c'est d'une extrême efficacité dans la coordination là où la gauche est en réalité très éparpillée. Et donc fort de ce constat, on s'est dit notamment avec le journal de l'humanité voilà mes amis, on devrait faire un truc ensemble.

Et donc, on a lancé ensemble un journal qui s'appelle Combat qui est un journal qu'on a appelé contre l'extrême droite qui est le produit de la coopération de cinq rédaction l'humanité Blast Street Press, les Inreuptibles et Radio Nova, avec l'idée de dire "On se met ensemble pour faire un journal". Ça a été un journal un journal papier, ouais, pardon. On a tiré la première fois à 13000 exemplaires, on en a tiré 13000 exemplaires, ce qui est déjà beaucoup aujourd'hui pour du papier. On en a vendu quasiment 100000 exemplaires donc c'est un succès énorme. Mais mais voilà les rédactions amis par exemple et les rédactions ennemies donc c'est ce que tu disais avant.

Non mais parce que c'est c'est assez polaris d'or le mord d'or c'est ce ce territoire [rires] tu sais où tu as l'œil de rond qui tourne et la terre est brûlée et il y a les orques qui passent. Ouais c'est ça. C'est frontières ça fait peur. Enfin je veux dire ils font peur à tous égards d'ailleurs. Au milieu est-ce qu'il y en a au milieu ? On parle de tu vois. Bah oui ouais. Il y a bah la terre du milieu, ça existe. Je continue l'analogie. Le le monde en fait partie très probablement. Puis après, tu as la communauté de l'anneau quoi. C'est c'est nous. On va on va tout faire pour faire écrouler la la tour du Mordor, tu vois. Et l'œil et l'œil de son. Non, mais c'est c'est c'est intéressant.

Et est-ce qu'il y a des aides de l'État ? Est-ce que l'État aide ? Je sais queils aident un peu les Ouais, l'État aide. L'État aide un certain nombre de journaux. Nous nous n'avons zéro aide de l'État et zéro aide publique. Je très clair. Non, je parle du groupe combat, pardon. strict sensus. Le monde aujourd'hui appartient à un fond de dotation, c'est-à-dire en fait une fondation et je pense qu'il y a des aides de l'État mais mais je n'en suis plus l'actionnaire direct. C'est un fond de dotation qui en est le propriétaire à l'actionnaire. Mais le groupe combat qui regroupe les médias qui sont les miens ne bénéficie d'aucune aide publique. D'ailleurs, on perd même des aides publiques.

Les dernières aides que nous avions, c'était des subventions de la région Île-de-France. Sur les AROC, il y a pas d'aide non plus. Non. Zé. Tu as racheté les AR. C'est c'est un journal français. On est écouté par des Canadiens des Mais mais oui beaucoup podcast recul, c'est un magazine culturel mensuel assez remarquable euh qui euh qui vient de faire par exemple un numéro sur Cure que j'invite à regarder que je trouve extrêmement bien fait. Voilà. Et et en fait vous vous êtes nombreux, il y en a beaucoup qui nous écoutent même des expats, tu vois. On a par exemple entre 30 et 40000 personnes qui nous écoutent tous les jours de Thaïlande par exemple d'Australie.

Nous sommes pas encore en Thaïlande ni en Australie. Je je [rires] Ah j'avais noté que tu voulais lancer une chaîne on faire une full moon party. Tu es déjà allé en Thaïlande ? Non non, je plaisantais. Ouais, je suis passé à Bangkok mais juste Tu as pas fait de full moon ou de Black ? J'ai pas fait la Full Moon party. Je vois que toi. Oui. Par contre moi je l'ai fait quand j'avais Ououi. J'avais un an je suis parti. [rires] Mais raconte-nous. Ah bah c'est génial. C'est c'est des soirées toutes les semaines sur la plage des sac. Ah bah tu connais vachement pour un mec qui jamais. Oh mais je me renseigne, [rires] tu vois. Ah je suis curieux moi. Voilà. Tu as été fait tard.

Tu as eu une période faitard dans ta vie ? Ouais bah j'ai j'espère Non franchement j'ai j'espère ne pas perdre ça. C'est-à-dire tu vois moi je considère que la joie, la fête c'est je dis c'est une force politique mais au sens noble c'est c'est ce qui doit nous guider. Donc ouais ouais, je je enfin après je sais pas très bien ce que tu appelles féard mais non mais c'est les black moon les trucs comme ça ou les je sais pas en Allemagne amis qui nous regardent en Thaïlande tu peux nous expliquer ce que c'est qu'une Black Moon ? Bah en Thaïlande, il connaissent hein. Non mais [rires] je sais. Tu es déjà allé au en Allemagne par exemple, il y a des grandes boîtes.

Est-ce que tu as tu as fait tout ça ? Non, j'ai pas fait euh j'ai même pas fait Octoberfest, c'est pour te dire. Je suis pas je suis pas je suis plutôt openanglais que que technoallemande en fait. Tu vois l'idée ? Ouais. [rires] Tuux j'aime bien. Tu tu veux lancer une chaîne d'info en continu ? Tu disais aussi ? Ouais. Non, je je Ouais, c'est pas tout à fait une chaîne d'info. Je considère qu'il y a assez de chaînes d'info. C'est pas non plus une chaîne d'opinion. considère que c'est pas nécessaire.

En revanche, l'idée de lancer une chaîne engagée, en fait une forme de nouveau Canal Plus si tu veux, c'est-à-dire mélangeant ouais un peu d'infos de toute façon, de la musique, de l'humour, reproduire aujourd'hui dans une télé qui pourrait être Télé Nova, Nova [musique] TV, l'esprit canal de l'époque avant qu'il ait été tué par Vincent Boloré. Et alors, j'ai il y a récemment avant le tournage, tu as été auditionné par le Sénat dans le casadre d'une enquête sur la transparence du financement des médias. Il y a plein de patrons qui ont été convoqués là-dedans. On reproche quoi au médias concrètement aujourd'hui ? C'est en quel but ?

Ouais, enfin juste pour te préciser, je t'ai convoqué en effet au Sénat dans cette commission. J'ai toujours pas compris pourquoi j'avais été convoqué d'ailleurs, mais mais tu fais référence à une autre commission qui est celle de l'Assemblée nationale mais peu importe avec le rapporteur à l'oncle où effectivement on s'est retrouvé convoqué, auditionné, mise en cause, question d'être c'est stressant d'être Non, d'abord moi la première chose et je l'ai dit tout de suite et vraiment je je le pense, je trouve ça sain d'avoir ces exercices euh devant l'Assemblée nationale d'échange même sous la forme d'une commission d'enquête.

Ouais, je trouve ça bien et je trouve ça bien de qu'il y ait des questions, des réponses qui soient apportées. Après dans le casre de cette commission, j'y reviens pas. Ce que j'ai trouvé incroyable, c'était les mises en cause personnelles, les mensonges, la désinformation qui était qui était faite. Mais en l'occurrence, pour revenir sur ta question, ce que ce qu'essayait, je pense de montrer Charles enfin ce qu'essayait de faire Charles à l'oncle, c'était le rapporteur Charlescle, pardon. Là aussi pour nos amis thaïlandais et australiens [rires] expatriés canadiens également et et du Congo. Euh le rapporteur Charles Henry à l'oncle était le rapporteur de cette commission.

Euh il faisait partie des orques dans la terre de de que non j'essaie de le situer politiquement, je veux dire c'est ce qui fait partie de de la droite radicale. Et euh et donc qui ça charloncle ? Ouais. Oui. Oui. Bah tu as l'air de de Non, il il fait partie de l'UD c'est moi j'ai moi j'ai vu des extraits mais j'ai jamais vu les bandes entières. En fait, tu voyais des extraits qui popaient sur X donc de [rires] Xavier Niel de de Vincent [raclement de gorge] Bollor je crois. Xavier il était resté très calme. On voit des extraits. Oui. Non, c'était de l'humour. Euh [rires] parce qu'il s'est un peu énervé. Ouais. Ouais.

[souffle coupé] Mais non, ce que j'essaie de dire c'est que Charles à l'oncle il c'est intéressant parce qu'en fait cette commission et lui menaent un des une des batailles de ce que j'appelle la bataille culturelle. Et la bataille culturelle, c'est le fait pour des médias de la droite radical de chercher à imposer des thèmes, des images, des expressions.

Mais un des champ de bataille, c'était parce que ça c'est sur les médias privés, mais un autre champ c'était attaquer l'audiovisuel public pour exercer une pression sur lui et faire en sorte que on le neutralise, il le neutralise et c'était tout l'objet de cette commission en fait en fait, c'était d'exercer une pression sur le visuel public. Tu tu tu penses toi tu es également cfondateur de Media One qui est une grande société de production française qui produit et d'ailleurs pas que française, ils produisent même des films aux États-Unis. Je crois qu'il y a la boîte de Brad Pitt qui a été Ouais, absolument qui a été Bradpit est un associé de Mediawane.

Et et et c'est là où tu as déclaré vouloir mener une bataille culturelle contre la droite radicale. Tu as expliqué dans les médias. Est-ce que un média peut faire basculer vraiment une présidentielle ? Est-ce que tu penses que un seul média peut faire basculer ? Non, un seul euh est-ce que est-ce qu'un seul média peut faire basculer ? Non, euh ça ça je ne le pense pas. Euh est-ce que les médias peuvent participer à influencer ou influer Oui. Euh les médias comme les réseaux sociaux et on voit bien le rôle aujourd'hui des réseaux sociaux euh en matière en matière politique euh et le poids qu'ils ont pris. Je je trouve de manière parfois très dommageable.

Jordan Bardella explose en notoriété sur TikTok uniquement parce qu'il mange des Haribo et des fraises Tagada. C'est c'est littéralement ce qui s'est passé et il fait un million de vues parce qu'il mange des fraises Tagada. Mais il fait pas Ouais. Oh bah alors non mais je sais je sais mais je suis connecté un grand moment de télévision tu vois. il saisit une fraise d'aribo, il dit "Oh, c'est bon un million de vues." Euh le reste sur le programme le font rien. Et ça et ça c'est c'est c'est pour moi le problème.

Mais mais je fais confiance quand même moi, toujours à la responsabilité, le le l'intelligence de chacun et et je pense que infé les gens arrivent à distinguer ce qui est juste, pas juste au sens vrai, pas vrai, sincère, pas sincère, ce qui est monté, fake et cetera. Donc ouais, il y a beaucoup d'images, beaucoup de sons et cetera, mais à la fin, je pense que la raison prévaut quoi. Enfin, on verra, je l'espère. Tu tu parles de la montée de l'extrême droite en France, c'est vraiment un sujet. Pourquoi est-ce que ça monte d'après toi ? Comment tu l'expliques ? Parce que le tout, c'est pas de mettre juste le doigt dessus, c'est de comprendre pourquoi dans un sens ou dans l'autre.

Quel est le problème, pourquoi est-ce que c'est finance, la peur ? Tu disais, les médias. Quelle est ton opinion à toi là-dessus ? La la première raison pour moi, c'est euh l'état de la société, la colère de la société française qui est la nôtre, le sentiment de d'épuisement de de ralbol qui est lié à euh l'explosion des inégalités, la difficulté à vivre dignement et décemment, le sentiment de déclassement, le recul des services publics. Ça ça c'est le terro. Et sur ce terreau, l'extrême droite vient dire attention, c'est la faute des autres. Et donc ils exploitent cette colère en désignant des bouqu émissaires.

Et les bouqu émissaires, c'est l'immigrer, faut qu'il rentre chez lui ou l'assister. Euh c'est pas bien. C'est toujours c'est ce qu'il ce qu'il construit, c'est une société de bouqu émissaire. Il y a toujours un coupable, le coupable, c'est toujours l'autre. Et donc ce qui ce qui pour moi explique cette montée, c'est c'est c'est ces deux phénomènes. La colère, une société épuisée et je je le comprends donc il faut l'entendre d'ailleurs politiquement et puis cette désignation facile de c'est la faute de l'autre quoi. Et ça pour moi, tu parles de l'immigration enfin ou des Ouais. La faute de l'autre c'est euh pour le Rassemblement national. L'autre c'est tout c'est c'est Ouais.

soit l'immigré soit l'assister. C'est ça que je veux dire. Il y a toujours un coupable en fait. C'est pas nous. C'est c'est et d'ailleurs il continue en disant tu vois le problème c'est que et c'est moi ça me gêne beaucoup ça c'est il ils expliquent donc la la faute c'est l'autre c'est pour ça qu'on n'est pas bien mais en plus le gâteau il il va pas grandir de taille il va même se rétrécir donc il faut que les autres partent alors l'immigré il faut qu'il rentre chez lui il se réjouisse quand le Parlement européen tu as peut-être vu ou tu as pas vu.

Bah si tu as raté les Haribo de de Bardella, tu as dû rater le le le Has de Sarah Knafo qui se réjouit quand quand le Parlement européen vote une motion pour renvoyer les immigrés en dehors de illégaux bien sûr, enfin je dis bien sûr euh chez eux parce qu' ce qui t'explique c'est bah le gâteau, il a une taille, il va pas bouger, il va même se réduire donc il va falloir le il faut que les autres partent pour que tu prennes une part juste. Bon, moi je dis juste que c'est ça qui explique leur monté et que tout est faux dans ce qu'ils disent. Ce qui est pas faux, c'est le constat de la colère. Ça ce que fait par exemple une partie de la gauche, enfin ce constat.

En revanche, tout le reste est faux. C'est pas la faute des autres, c'est notre faute à tous. Et la solution, c'est pas d'envoyer les gens chez eux, c'est d'arriver à trouver euh améliorer la société. Et moi, je pense que c'est possible, tu vois. Je pense qu'un autre monde est possible. [grognement] Alors, c'est c'est c'est quoi la gauche pour toi ? Parce que la droite c'est un peu éclaté au centre un peu la gauche aussi. Il y a l'extrême gauche qui est puissante, l'extrême droite qui est puissante. C'est c'est tu tu te situes où toi ? C'est c'est qu'est-ce que tu aimerais pour la gauche ? Tu tu as un doute sur là où je me situe ou Non mais c'est très très honnête. Oui oui.

Non, je doute pas. Non non mais c'est vraiment je te pos Non je je vais te dire le Il y a 50 nuances de gauche. Il y a 50 nuances de de droite aussi. Oui, oui, oui, mais parce que ta question est sur la gauche, je je dirais qu'il y a 50 nuances de gauche des socialistes, aux communistes, aux écologistes, aux radicaux, aux insoumis et beaucoup d'autres. Mais la façon de répondre à ta question, c'est de dire "Ouais, il y a 50 nuances mais il y a quand même un socle de valeurs et de principes qui nous réunit." Et ce qu'on a à défendre ensemble, je parle au peuple de gauche, est beaucoup plus fort que ce qui nous divise. D'accord ?

Est-ce qu'on a à défendre ensemble la justice sociale, le partage des richesses, la lutte contre toutes les formes de discrimination et d'oppression ? Et je je peux continuer la transition écologique. Et ça, queles que soient nos différences, on doit se réunir. Et si tu me demandais mais ça veut dire quoi être de gauche aujourd'hui, moi je vais te dire c'est c'est je je peux je pourrais tenir l'émission mais je vais le faire en deux phrases. [musique] C'est considérer que rien n'est jamais acquis. C'est-à-dire considérer que il faut se battre contre les phénomènes de privilège et de rente et qu'on doit redonner à chacun la possibilité d'agir sur sa vie.

Ce que je disais tout à l'heure, d'être libre. Mais on n'est pas libre quand on n pas de logement. On n pas on n'est pas libre quand on peut pas soigner. On n'est pas libre quand on peut pas se nourrir convenablement. Et donc le rôle de la gauche, c'est celui-ci. C'est donner à chacun à nouveau la chance de pouvoir agir sur sa vie et d'être libre. C'est quoi le système de Je sens que je t'ai convaincu d'ailleurs ? J'ai j'ai pas compris le système de rente. Le systèm ce que j'appelle Ouais, bien sûr. Ce que j'appelle la rente, c'est toutes les situations acquises, euh les privilège et en l'occurrence par exemple l'héritage, tu vois. Prenons juste cet exemple, l'héritage.

La France, c'est devenue une société d'héritier. C'est une société dans lequelle écoute bien 60 % du patrimoine des Français est hérité. C'était deux fois moins il y a 10 ans. Je je dis juste est-ce est-ce que est-ce que c'est normal que si tu es né dans une famille qui a un patrimoine, de l'argent et cetera, bah ta vie est assurée, elle sera heureuse ou ou pas. Mais enfin en tout cas conditions matérielles satisfaisante. Non non mais tout à fait conditions matérielles satisfaisantes et que si tu es né dans une famille où il y a pas et cetera. Moi je dis non. Toi tu es pas pour l'héritage du tout.

Ah non, moi je suis contre l'héritage et je considère que il faut taxer euh très fortement les successions. Mais je vais te dire, tu vas me dire "Ouais, mais c'est pas juste euh les questions, les réponses et les réponses question les réponses." Ouais. [rires] et les parenthèses dans les questions parce que j'allais penser ça. Non mais je je vais te dire une chose quand même. Non mais c'est le père de Bill Gates le père de Bill Gates avait fait il y a il y a quelques années une campagne aux États-Unis très forte pour l'impôt sur les successions.

Je crois qu'il avait il avait rien donné à ses enfants et alors tout le monde venait le voir disant mais comment c'est possible c'est avec tout ce que vous avez créé entrepris et cetera. il avait eu cette réponse que je trouve géniale. Il avait dit "Non, non, les les gens pensent que mon fils et moi c'était c'est on est devenu on a gagné des centaines de milliards parce qu'on a inventé internet mais mais pas du tout.

On a utilisé internet et en fait ce qu'on a fait c'est utiliser une infrastructure publique qui avait été financée par l'État et donc il est normal tu vois on retrouve toujours là qu'on rende à la société ce qu'elle nous a donné et en fait ce qu'il voulait dire et ce que je pense fondamentalement d'une part c'est qu'un selfmadman ça n'existe pas un self mademmad côté de côte un entrepreneur avec tout le talent et qui peuvent être les leur j'en disconviens pas mais ça s'appuie sur une infrastructure un effort de recherche des écoles et donc en en fait la société et donc ils ont une dette ces gens-là à l'égard de la société.

La deuxième chose que je veux dire, non mais pardon, j'y tiens parce que je je trouve que l'héritage c'est la première des inégalités à nouveau et que une des façons de lutter contre euh les inégalités, c'est c'est de c'est de mettre à bas l'héritage. Je je voudrais tout de suite rassurer euh ceux qui nous écoutent mais je le dis très sérieusement là, c'est que je pense qu'il faut taxer très fort les très grandes successions, par exemple au-delà d'un million d'euros et en revanche et en revanche exonérer totalement zéro impôt déjà payé des gens travaillant ça pour les travaux.

Et donc je dis mais regarde je dis exonérer totalement d'impôt les successions à moins d'un million d'euros et ça ça signifie que 90 % des successions pour rassurer serait alors exonéré d'impôts. En revanche les très grandes on les frappe. Pardon de cette expression qui te fait réagir je m'attendais pas à C'est mon côté c'est mon côté c'est mon côté ouais punk. Non non mais c'est ve dire que parce que ceux qui ont travaillé toute leur vie pour se payer un pavillon et cetera machin, ils ont déjà été taxés. Mais regarde, c'est que tu dis. Non non mais c'est arrêtons-nous une seconde. Moi je dis pas qu'il faut leur prendre leur pavillon leur maison.

Je respecte le travail, ce que j'appelle le risque. Ils ont travaillé, ils ont travaillé. C'est un droit et c'est un due. Je trouve ça même formidable. En revanche, en revanche euh ce que ce que ce que je veux toucher, c'est la transmission de très grandes successions, c'est-à-dire de très grand patrimoine, de famille en famille. Voilà. Ex euh c'est toujours difficile aujourd'hui. Je te propose qu'on fasse un truc avant de terminer l'émission, mais qu'on mette une échelle ici, si tu veux bien. Tu veux dire que je monte ? Je vais je vais te mettre une échelle magnétique. Tu vas mettre des aimants dessus qui représentent des choses.

Chacun a son échelle différente en fonction de sa vie, en fonction de ce qu'il a vécu, des des traumatises, des joies, des succès. Est-ce que c'est plutôt à gauche ? Est-ce que c'est plutôt à droite d'après toi aujourd'hui ? C'est pas une échelle piège. C'est pas une échelle, tu vois. Et c'est intéressant, c'est d'avoir la tienne sur ce qui ce qui aurait été intéressant, c'est de le faire tous les deux et de comparer. Mais mais je vais le faire moi. Non mais mais si tu veux, on peut Non, mais on peut dire Ouais. Je veux bien. Non mais je veux bien commencer et puis tu me diras toi. Allez, vas-y. D'accord. D'accord. Ça y est. Donc on a installer l'échelle donc gauche droite.

Je vais te donner des petits magnettes. OK. On a fait imprimer des des situations, des choses, des émissions, des journaux, des politiques et si tu peux nous les situer d'après toi. Je rappelle que c'est personnel, donc c'est chacun. Ça permet de remettre un peu de nuance dans le débat, de voir qu'on peut penser que personnes, certaines personnes sont là alors qu'elles sont là, chacun et cetera. Tu es d'accord ? Je suis d'accord mais je je vais commencer par me placer moi-même. [rires] Vas-y. Non, je je te Mais non, mais j'étais j'étais du mauvais côté. [rires] Vas-y. Donc je Oui. Ah non, je veux pas te dire qu'il faut que tu te mettes là-bas, mais je me mets par là moi. Vas-y.

Donc, je vais te donner le premier. Je vais te donner le premier. Vas-y. Euh, que je je ne connais pas. Donc, on est d'accord. C'est plus pour la blague pour commencer à pour comprendre le le concept. Le pull sur les épaules. Est-ce qu'un pull ? sur les épaules que je montre à la caméra, je peux le placer immédiatement, sans l'ombre d'une hésitation, euh quelle que soit sa couleur et je le mets naturellement ici. Voilà. Tiens, c'est bien. C'est c'est comme ça, on voit un peu où est tout à fait où est le pull sur les épaules. Il est d'ailleurs souvent à Biarit. C'est très très à droite là. Ah oui, c'est très à droite. Ouais, vas-y. La cigarette roulée. La cigarette roulée, je connais bien.

Je la mets là. J'entends que ça fait rire en régimeou [rires] très à gauche. Allez, c'est très à gauche. C'est là quoi alors plus difficile après j'ai plus vas-y. Le président de la République Emmanuel Macron est-ce que tu mettrais sur ton équile. Je le mets là et dans une espèce d' je je dis pour les caméras dans une espèce de dérive comme ça par là. Je gu Non non. Alors c'est c'est ton échelle personnelle en non j'explique. Je je pense que il a Non mais expliquons une seconde, je vais faire un peu Bonjour. Euh il est il s'est présenté comme la négation du clivage droite gauche de droite ni de gauche qui est d'ailleurs un typique de l'extrême droite.

Et le en même temps, le en même temps pour moi c'est la négation de la démocratie et ce que j'observe c'est effectivement un espèce de lang glissement vers la droite et avec une banalisation des discours. Plus drôle la côte de bœuf il y a eu des débats ou la côte de bœuf.

Alors effectivement, je vais mettre je vais mettre un peu de nuance parce que moi je pense que c'est très de droite quand même mais ça peut aussi être de gauche non mais la viande le rapport à la viande et cetera donc c'était Rousseau qui avait dit ça c'est pour ça regarde je la place au centre et je pense à Fabien Rousell et au barbecue qui est un élément important du programme du parti communiste et donc il y a quand même un peu de gauche là-dedans. Le golf ? Bon, le golf, ça c'est facile en général. Je je je ne suis là que pour passer. Je vais repasser de l'autre côté, mais je trouve que ça va quand même avec le pull sur les épaules. Radio France tiens. Ah, Radio France.

[soupir] Allez, Radio France. Non, je je je plusieurs réponses possibles, mais je vais faire la réponse. C'est ta réponse honnête et c'est comment toi tu vois la France ? Bien sûr, mais bien sûr. Allez, je les mets là. Quand même assez neutre, mais un petit peu du côté mais ouais. Ouais parce que les valeurs progressistes. Est-ce que coucher le premier soir ces auteurs ils sont amusés ? C'est pour ça que j'ai regardé ma fleiche, je comprenais pas à quoi ça ressemblait. Et la vérité, je dis ça pour les fans de Guillaume, il savaiit pas exactement à ça à quoi ça correspondait. [raclement de gorge] Il a fallu que je lui explique à la fois la pêche et l'aubergine.

Euh et je vois que ça ne fait rire personne dans le studio, mais je dirais que c'est quand même plutôt de gauche de coucher premier soir. C'est vrai. Ouais. Ouais, c'est plutôt de gauche. Mais ce qui compte, c'est l'amour. Bon, le barbecue c'est un peu la même chose que la côte de bœuf. Le barbecue c'est comme Mais mais je voudrais te dire Guillaume que il peut y avoir des barbecu euh euh avec du végan. Les barbecue végan. Alors c'est exactement ce que j'ai voulu dire. Sens large. Mais là c'est barbecue au sens large. Je le mets avec la [raclement de gorge] côte de bœuf quand même. C'estàd ça veut dire quoi ? On mange pas de Si on mange du poisson. Pas de viande. Pas de viande. Ouais.

Alors ça ouais c'est ça. Pas de viande et ouais pas de poisson. La Marseillaise tiens ça il y a des débats et je trouve ça intéressant d'avoir ton avis. Il y a des il y a des débats dans la dans les matchs de foot, dans des sifflements et cetera machin qui j'ai deux réponses possibles. Non non non, tu veux dire que je suis pas honnête ou pas j'ai deux j'ai deux réponses. D'abord, je pense qu'elle appartient à tous et qu'elle est à tous les Français réellement. Ensuite, je vais je vais quand même la placer quelque part parce que pour moi, c'est un champ révolutionnaire, champ de l'armée du rein.

Euh et euh mais non, allez, je vais être ça m'ennuie de la placer près de près de près de la l'entrecôte là ou de la côte de bof. Mais pour moi, elle appartient, tu sais quoi ? Un peu tous les français aussi. Ouais, je la mets là et je l'assume. C'est c'est elle appartient à tous. Est-ce que avoir des bébés ? Ah, c'est ça ça. Je ne savais pas ce que c'était en fait. C'est comme l'aubergine, tu t'es dit "Mais qu'est-ce que c'est que ça C'est mais c'est un bébé Guillaume. Euh non mais un bébé c'est pareil. Là tu me poses des questions. Euh c'est pour ça que c'est drôle. C'est pour ça que c'est intéressant aussi. Non mais je pense à Emmanuel Macron et au et au réarmement démographique.

Euh écoute, je vais je vais quand même je vais faire un truc je quand même le mettre par là quoi, tu vois. Voilà. Un peu sur la droite. Un peu sur la droite mais bon voilà. Près de la côte de bœuf. Euh tiens des émissions, on en parlait tout à l'heure. Alors quotidien le le problème de quotidien c'est que ils font un peu comme ça en fait c'est un mouvement t reçu quotidien d'ailleurs. Oui oui ils m'ont reçu plusieurs fois les embrasse quotidien là. On les embrasse et on sait plus très bien où ils sont parce que de temps en temps ils sont là puis de temps en temps ils parlent de la clime. Ah ça va par là et les filles ah ça va par là et mais moi je les aime bien quand même. Je les mets là.

On les [grognement] embrasse ? Évidemment qu'on les embrasse drapeau français. Drapeau français. Il a toujours aussi ce truc de on a l'impression qu'on peut plus sortir à part un match de foot. Qu'est-ce que tu en penses toi ? Bah d'abord, j'aime ce drapeau puisque je rappelle que le bleu et le rouge sont les couleurs de Paris et le blanc la couleur du roi. Et l'idée c'est le roi, on l'a ramené de Versailles à Paris et il est pris par la République. Pour ça, c'est un drapeau que j'aime et je le mets avec la Marseillaise ici au-dessus. Il appartient à tous et personne ne doit le prendre. Légende. Salut Guillaume. Bonjour. Ça va ?

[rires] Écoute, je suis invité chez toi, je suis heureux d'être là et ce que j'aime vraiment, c'est le temps et la nuance. Et le temps et la nuance, voilà, je te mets là. Il y a un petit embouteillage au milieu, mais c'est c'est pas grave. Très bien. Ça te va comme ? Ah ben moi, c'est tout me va. J'ai c'est vraiment ton opinion à toi qui m'intéresse. Ou après tu feras la même chose. Vas-y. Et alors la chasse ? Alors la chasse, j'imagine que ça c'est la chasse. J'essaie de comprendre les par découvre aussi. Question difficile la chasse parce que euh pour moi euh c'est évidemment un acquis révolutionnaire.

Je rappelle un peu comme enfin c'est pas un acquis la Marseillaise mais c'est un acquis de la révolution. L'abolition des privilèges, ça a permis à tous de chasser. Le problème c'est que la question se pose aujourd'hui. Alors je respecte les chasseurs et cetera, mais pour moi quand même tu vois chasse je la mets là. Il y a beaucoup de chasseurs de gauche. Non je sais pas. Moi je ne chasse pas. Je respecte la vie et je n'aime pas l'idée de tuer pour rien. Et puisque tu m'as posé la question, je réperez le continuum entre la chasse, le pull sur l'épaule et le golf et Emmanuel Macron d'une certaine façon des Birk and stock. Joyeux [rires] mais c'est marrant, ils ont bien trouvé.

Birkensock, c'est LVMH. Non euh je te pose une col je suis je sais pas. Le problème d'HBENstock, c'est qu'on sait plus si c'est de droite ou de gauche. Tout le monde aenstock. Tout le monde, moi j'en ai pas. Euh mais euh écoute, je suis embêté parce que à certains égards, je trouve ça de gauche, à d'autres de droite. Si je le mets au milieu, tu vas dire qu' ou là je tu Ouais, ça dép c'est ça dépend qui Ça dépend ça dépasse. Tu connais cette référence ? Non. Père Noël est une ordure. Zz épous X. Mais allez, je vais mettre ça là. Je pense que ça dépend qui les porte.

et et bah tu vois elle est tombée mais voilà Thbo Inchpur qui fait plein de vidéos mais avec tout le monde lui aussi voilà qu'on embrasse aussi plein de vidéos avec tout le monde mais un peu orienté politiquement non ou c'est c'est un ami à toi non je pense non moi je l'ai croisé quelque fois mais je écoute moi je le connais pas personnellement mais si tu me demandais où je le mets spontanément tu vois je dirais par là quoi. Il va m'en vouloir à mort je le connais pas. Alors lui il essaie vraiment de de pareil de de Tu veux que je change ? Non non pas c'est non c'est ton opinion personnelle. Ouais une bière tu es pas en train de négocier avec lui.

Je sais qu'il fait beaucoup de vidéos avec le président. Il a fait des ah voilà. Ben je l'ai bien placé tu vois. Et non tu vois il est il est il est il est je l'ai placé à côté du président. C'est un bourbier ce je je Ouais c'est un bourbier complet. Surtout qu'on apprend beaucoup sur toi en fait. et une petite mousse, moi je dis que je la place là, tu vois c'est dos droite aussi mais bon ça me fait plaisir d' une petite mousse tu vois chez nous chez nous chez nous chez Nova où c'est ça il dit ah une petite mousse un truc de gauche bah le camping c'est forcément ici tu vois ça va avec voilà ça va avec la cigarette qu'on roule on sait pas ce qu'on met dedans d'ailleurs.

Ça j'ai regardé ce que c'était je comprenais pas les cheveux longons pour les hommes. Bah les cheveux longons pour les hommes c'est ici aussi c'est espèce de continuum euh la cravate. Bon la cravate.

1:20:58
Non speech

[musique]

1:21:00
Locuteur

Donc je sais pas si la cravate est de droite et de gauche. Tu dis facile, j'en sais rien. Ah tiens ça fait rire. Ça me fait rire. Ce [raclement de gorge] qui arrive me fait rire. Ce qui suit te fait rire. Non la cravate écoute, je la mets là. Voilà. Non quand même c'est un truc de colle blanc ça va là quoi. Regarde avec Tibo Inchp et ma regarde on va faire hop. [rires] Regarde. Hop hop. Il y avait France télé tiance avec Radio France. Ouais bah oui c'est facile ça. France travaille. France Ah France travaille. Ben non. France travail. Ah oui, c'est compliqué compliqué. Mais mais non, France travaille euh il font un travail quand même très remarquable. Moi je les mets là. Allez, voilà.

C'est un truc l'insertion. Tintin au Congo. Tintin au Congo. Écoute, je suis embêté parce que je vais être honnête, j'ai lu Tintin. Bah, on a tous lu Tintin. Tintinre livre, non ? Et je l'ai lu parfois de manière naïve quand j'étais enfant. Puis j'ai relu celui-ci particulièrement. Et si tu me demandes Tintin au Congo, tu vois, je le mets un peu avec aussi la chasse. Bah d'ailleurs, il doit chasser, je pense. Il m'a mes souvenirs sont bons. Je suis sûr qu'il y a de la chasse. Tu as pas l'air de Tu t'en souviens pas ? Plus là, ça fait longtemps. Je le mets là. Euh, tu as un temps. Pourquoi j'explique pour nos ceux qui n'ont pas lu. Non.

Et puis ceux qui sont en Thaïlande et en Australie, c'est très important pour eux. C'est quand même un livre une BD raciste ou un Rand raciste Tintin Congo au Congo. Pas les autres. Tu parles de Il y en a Ouais, il y en a quelquesuns. Ça fait tellement longtemps. J'ai pas relu depuis que je suis g. Ah non, il faut lire. Tintin ou Tibé alors Tintin ou [rires] très bonne van. Ouais. Alors je je salue je je crois que ça c'était si mes souvenirs sont bon, il y a Lieté dedans, n'est-ce pas ? Tu t'en souviens même pas. Alors lui lui il me demande tu me demandes de placer des trucs dont tu sais même pas exactement à ça à quoi ça correspond.

Il y a deux mecs qui font des vidéos sur Insta qui sont très drôles et à chaque fois ils disent c'est de gauche, c'est de droite et je crois que c'est une vanne qu'ils avaient. On les embrasse. Je mettrai le lien si on le retrouve. Ouais.

Et alors Tintin au Tibet non je suis en train de m'interroger sur le mettre parce que j'essaie de me souvenir fait longtemps que je l'ai pas relu je me souviens qu'il y a Lieti et Lieti c'est quand même je vais te dire pourquoi je vais classer à gauche de mémoire parce que Lieti c'est un animal qui ressemble à rien qui est un peu tout seul dans la montagne isolé et celé ça me rappelle éléphantman et on veut l'aider c'est la solidarité ces deux gauches les ils peuvent être des deux côtés ouais ben c'est vrai c'est ça et pour finir il ému Jésus qui donne qui donne et qui partage. [rires] [souffle coupé] Alors déjà rien que ça c'est orienté Jésus qui donne et qui partage.

Moi j'ai été élevé chez les protestants, on en a pas parlé mais euh euh et donc euh écoute, je vais je vais choquer personne parce que je on est sur des sujets sensibles. D'ailleurs, je vois que toi-même tu t'inquiètes sur qu'est-ce qu'est-ce qu'il va faire et je vais dire c'est ni de droite ni de gauche. Regarde, il est ici et il partage le monde. Il coupe à gauche et à droite. Coupe. Il coupe ou il essaie de les réunir. Il essaie de les réunir.

Merci beaucoup pour ce après Guillaume, tu vas me détester mais on pourrait discuter des heures de ce que l'Église catholique a fait pendant des siècles de détournement du message originel de l'église et des pères de l'église et de la beauté de ce message. Mais je propose qu'on s'arrête là et qu'on se revoit sur une autre émission parce que si on refire un autre épisode pour refaire un autre épisode. Et c'était à la fois, je vous dis la vérité, c'était aussi pour la blague de voir que chacun a des a des des sensibilités personnelles différentes et c'était plus pour se marrer un peu et et j'ai voulu découvrir avec eux. Donc j'ai vraiment découvert des trucs quoi.

Mais alors dis-moi toi, est-ce que tu non mais une question, une phrase, est-ce que tu partages à peu près ce classement sans C'est pas une question piège ou est-ce qu'il y a des choses que tu aurais fait différemment ? Non, il y a des trucs que j'aurais fait différemment moi. Alors non, mais arrêtons-nous une seconde. Je dis ça pour les Non mais si. Bon, ça je crois qu'on est d'accord en fait. Non mais attends attends non mais je je commence pas. Non non non [rires] non non non c'est c'est moi il y a celui-là vraiment moi je suis pas d'accord. J'invite on vient de faire un spécial sexe des Ouais. à la caravane.

Ouais moi j'ai le camping je trouve que c'est vraiment un moyen de passer des vacances exceptionnelles et il y a tout type de français dans les camping. Moi j'ai la question c'est Guillaume a-t-il déjà passé des vacances en caravane ? J'ai grand [rires] Ah c'est vrai OK. OK. Mon oncle avait le camping municipal. Il a racheté de de Por Barneville Carter à côté. Ah ou j'adore j'adore. Et donc tu placé par là. Ouais je je prends le point. Le camping c'est un endroit où j'ai vu tout type de gens. Tu as raison. Tu as raison. Et où j'ai il y avait pas de Tu vois j'admets la correction. Sinon tu es à peu près d'accord. Non. Et la côte la Ouais ouais si si. Ouais. Bon allez on va finir.

[rires] Merci. Non je voulais juste remercier tiens Julien Maou de Man de magnet de création voilà qui nous a fait le tableau et les et les magnets très rapidement. peut reprendre certains magnets d'ailleurs tout de suite dont celui-ci et celui-ci il est où ? Non, c'est pour rire par [rires] limite Allez, on continue l'émission. Voilà. Merci de ton honnêteté en tout cas et de vraiment zéro langue de bois sur le Non, zéro langue de bois, c'est pas facile hein parce que par exemple coucher le premier soir, tu vois, j'aurais pu le mettre plutôt à droite et considérer que l'amour c'était c'est c'est de gauche. Mais bon, voilà, on peut toujours discuter à l'infini.

Mais merci, j'ai trouvé ça passionnant. Je vois que tu t'es pas mouillé mais c'est pas grave. [rires] une autre fois. Non, tu sais pourquoi ? Parce que j'essaie aussi de de pas prendre la lumière sur les trucs sur et c'est vraiment recevoir l'invité et honnêtement, je sais que ça va être un truc. Après, tu tu moindre choix et et non mais la Ouais, j'aurais changé deux trois trucs, je te l'ai dit d'ailleurs tout à l'heure. Juste pour terminer sur le festival Rock en scène, we love Green que dans dans c'est une société en fait que tu que tu rachètes. Comment ça se passe un festival ? C'est quoi ? C'est une boîte qui organise ? Comment ça marche ? Ouais. Ouais.

Alors soit nous on a lancé des nouveaux festivals, exemple Golden Coast par exemple qui est un festival de rap qui se tient à Dijon et donc ça s'est lancé soit on rachète des sociétés qui organisent les festivals et c'est le cas déjà existant et c'est le cas de Rock en scène et de Will of Green. Et moi je je te l'ai dit les festivals pour moi c'est des lieux de rencontrre exceptionnels quoi. Des c'est c'est un monde à part en fait. Tu sais que c'était un acte politique d'ailleurs tout à fait. Ouais. Est-ce que quand il y a des C'est quoi ton plaisir au quotidien quand festival ? Est-ce que tu tu choisis des artistes ?

Est-ce que parfois tu dis "Ah, j'aimerais bien qu'on ait ce mec là, j'aime beaucoup." Bah ouais, ouais, ouais, ouais. Je vais te donner un exemple euh d'un groupe. Non, je réfléchissais, je me dis on doit être h à le connaître mais tu vois, il y a un groupe, il y a j'ai vécu en Argentine et un groupe argentin que j'ai adoré, que j'adore et que j'ai produit qui s'appelle Attaque 77.

attaquer cette intaciété pour ce pour les pour qui est un groupe de punk argentin un jour je me suis dit j'aimerais bien les faire jouer à rock en scène c'est des stars en argentine ils ont joué à Coachella aux États-Unis donc je les appelle et je leur dis écoutez ça me ferait super plaisir et cetera alors ça a été très compliqué parce que le bassiste ne prend pas l'avion donc il m'a dit il faudrait que je vienne dans un bateau genre un bananier qui part de Buenozer pour arriver au Havre c'est un peu ce qu'on a fait donc il a mis 2 mois arrivé à Paris et ils ont joué à Rockansen et tu vois ça alors Ransen n'a pas pris de risque majeur ils les ont fait jouer à l'ouverture à 15h donc On était trois.

Allez, regardez. [rires] J'exagère, je les adore. Mais c'est c'est pour te montrer, tu vois. C'est ça le c'est ça le plaisir. Par exemple, c'est pas tant de les voir sur scène, je les avais eu mais partager, il y a plein de plaisirs que je prends. Partager des groupes que j'ai rencontré, que je connais et que j'aime. Exemple celui-ci. Être dans la foule et voir la foule réagir à un groupe. J'ai plein d'exemples que je peux te donner mais je vais en donner deux. J'ai vu le concert de Nick Varoken il y a 2 ans. Il vient jouer encore cette année. C'était un moment d'émotion partagé mais exceptionnel. Et là, je ressens à la fois le plaisir et une forme de fierté.

Euh j'allais citer à auen de Bfort où j'ai vu le public qui qui bon c'était c'était assez incroyable quoi. Et le dernier plaisir quand même, je vais te dire un plaisir égoïste et ça arrive, tu me l'as dit tout à l'heure, le savoir prendre du plaisir parfois. Donc je vais Non mais le plaisir égoïste c'est de pouvoir rencontrer des gens que j'ai admiré et que j'admire encore quand j'étais jeune qui pour moi était des exemples. Et je te donne deux exemples, deux noms j'ai eu la chance de rencontrer parce que je fais ça Mick Jones. Tu vas me dire que tu ne sais pas qui est Mick Jones mais c'est le guitariste de Clash pour moi le plus grand groupe de Punkrock et cetera.

Et tu vois lui il est venu jouer avec Gorias un jour avec Demon Albarn. Je suis allé le voir et je lui dis "Écoutez vous avez changé ma vie." Il me dit "Ouais, je comprends pas. C'est [rires] non mais j'essayé de lui expliquer pourquoi il avait changé ma vie." C'est d'ailleurs c'était extraordinaire comme rencontre parce que il ne comprenait pas comment il avait pu agir sur ma vie. C'est Non mais c'est un truc je dis "Non mais toi Mick Jones tu as changé ma vie parce que la première chanson que je te le dis là parce que la première chanson que j'ai écouté dans ma vie c'était le la première chanson du premier de The Clash, Jenny Jones.

Il me dit "Ouais et alors enfin très gentil hein." Mais j'ai dit "Bah quand j'ai mis à l'époque le vinyle et j'ai entendu cette intensité, cet rage, je me suis dit tout est possible quoi. C'est un truc qui m'a pris et qui jamais qui m'a jamais lâché." Mais ce que j'ai trouvé incroyable, c'est je lui ai dit redit, il comprenait pas lui, il me dit "Non, je comprends pas." Bon mais tu vois Robert Smith de Cour pareil, j'ai j'ai eu la chance de le rencontrer qui pour moi est un héros et c'est voilà, tu vois, c'est ça les plaisirs quoi. Et ça te cause des problèmes parfois avec certains invités quand il y a des des bad buzz truc et et oui il y en a eu quelquesuns.

Il y en a eu il y en a eu c'est Frecore Léon en en c'était en 2025 au fort et il y avait un bad buzz là-dessus. C'est c'est un truc qui t'amène plus de soucis que les médias les festivals en terme de quités. Non, la la réalité enfin pour moi c'est comme un média un festival donc les les bad buzz ou les coup de buz c'est pareil.

Effectivement, tu cites Friscore Leon, moi je l'ai dit euh à l'époque, je suis en désaccord complet euh enfin tu sais les paroles de Fris Corleon, c'est un peu comme des codes wifi, c'est-àdire que pour les comprendre, faut tu vois mais les codes wifi euh non non non amélioré, tu vois, c'est espèce de bruit, on comprend pas très bien ce qu'il dit, mais moi, j'ai toujours dit, je suis en désaccord complet avec ce qu'il peut dire ou écrire, mais en revanche, la liberté, tant qu'il n'est pas condamné, c'est de le laisser jouer.

Mais je vais donner un autre exemple de de buzz qu'il a fallu gérer, c'est le groupe Nicap qui est un groupe de rap rock nord-irlandais que je trouve absolument fantastique. On les a fait jouer à Rock en scène et ça a provoqué tout un tout un truc avec la région Île-de-France qui comprenait pas ce qu'était ce groupe et son positionnement pour la Palestine en confondant plein de choses. Mais moi, je l'assume, tu vois, et j'ai jamais lâché. J'ai dit "Tu sais quoi ? Je préfère perdre ton argent à toi la région Île-France, garde-le mais nous, on va assumer la liberté qu'elle est la nôtre." et on les fait jouer. Et j'allais dire un gros mot.

Tu parles de de tes passions là, tu me parlais de voyage avant. On parle des choses aussi, on peut se faire plaisir. C'est pasou la musique, non ? Mais les concerts, la musique, les voyages. Ouais. Voyages et les jeux vidéos, j'ai vu. Alors pareil, il y a tellement de trucs sur toi, je sais jamais si c'est vrai ou pas. Euh comment ça tu sais pas si c'est vrai ? Alors moi tu joues vraiment au jeu. Ouais ouais vraiment. Ouais encore aujourd'hui ? Ouais bien sûr. Ouais. Ouais c'est c'est pour moi. Tu as l'air de douter mais [rires] mais c'est surtout quel jeu à quel jeu tu joues ? Ah non mais moi je peux te dire je joue à deux trois types de jeux.

Donc d'abord des jeux assez simples type Mario et notamment Mario Party mais surtout Mario Kart. Et Mario Kart soit on joue à deux avec ma femme, soit tout seul, soit en ligne. Et je préfère le garder pour moi parce que en ligne tu joues contre des petits Chinois qui sont âgés de 8 9 ans et qui vont te mettre une raclé. C'est-à-dire sur trois tours de Mario 4, tu perds un tour quoi. Donc moi en général je fais Mathieu 6 ans la France histoire [rires] histoire de pas C'est vrai qu'il [grognement] m'arrive d'être ridicule quoi. Mais mais non. Donc ça c'est le premier type de jeu. Le deuxième c'est tout ce qui est J'ai une fascination pour Assassin's Creed, c'est comme ça.

L'univers, je je trouve c'est j'adore, c'est c'est inexplicable mais j'en ai fait plein. Ce que dit le jeu d'ailleurs, la beauté du jeu et le et le jeu le plus beau, je pense c'est enfin pour moi aujourd'hui c'est Elden Ring par exemple qui qui l'univers le la la cinématique de ce jeu. Je vois que je parle de choses que tu connais pas Guillaume. Non je connais pas. Ouais ouais. Et ben il faut regarder Elden Ring, c'est un jeu incroyable avec un univers incroyable. Et je voudrais juste dire une chose sur le jeu vidéo euh parce que c'est souvent critiqué et cetera.

Moi moi je pense c'est à la fois une école de de réflexe, d'apprentissage, de coordination sur des jeux type Mario ou autres, mais aussi de réflexion et les jeux et et ils disent des choses, tu vois. Je je vais pas faire une analyse politique parce que tu vas me dire "Ouais, non mais c'est pas le lieu." Euh fais ça avec Tibo Inshap. Mais euh Assassin's Creed par exemple, c'est c'est tu vois, il y a il y a un conflit entre la liberté euh portée par euh les assassins et euh l'ordre porté par les Templiers, tu vois, gauche, droite, les assassins à gauche euh je dis l'ordre des assassins à gauche et les Templiers à droite. Je sacrifie de la liberté pour l'ordre. Je trouve ça moins passionnant.

Tu tu GTA 5, non, pas du tout. Jeécoute GTA 5, GTA 6ô. Non, alors j'ai jamais été il y a il y a les les jeux de sport, j'ai joué à GTA mais j'ai jamais été. Ouais. Ouais. Non, mais par exemple FIFA. Oui ou enfin si c'est une forme de euh Non mais je sais pas GTA c'est enfin c'est quand même une connais pas GTA si les voitures. Ouais ouais non mais je connais bien ouis bah je sais je sais il faut il faut à la fois tu fais tuas une vie de voyou quoi tu as une vie voy tu fais n'importe quoi. Grand test auto. J'ai non j'ai jamais Non mais bien sûr je connais j'ai joué mais j'ai jamais été fan de ça. J'ai je peux pas te dire pourquoi.

Jamais été fan de FIFA jamais été fan des jeux de voiture jamais joué à FIFA par exemple. Je sais pas t'expliquer. C'est comme ça hein. Je il y a des choses dans la vie. Oui bah tout à fait. Ça se voit pas. Tu as l'air quand même fit [rires] pour Ouais ouais. Non si si si je suis sport mais en jeu vidéo. Je suis sport. Tu aimes pas trop parler de toi ? Non c'est vrai. C'est vrai. C'est vrai. Tu es assez pudique dès qu'on réellement qu'on gratte un peu. Ouais c'est vrai. C'est vrai. Et tu as une autre question ? [rires] Non non mais c'est c'est je je je respecte. Et et c'est c'est quoi ? C'est de la pudeur. Bah ouais. Ouais.

C'est c'est une forme de pudeur et de et de c'est c'est pas moi qui suis intéressant. C'est non mais réellement c'est c'est pas une affection. Enfin au sens c'est pas je prétends pas c'est c'est les sujets qu'on trait qui sont intéressants. Euh si si si je peux te parler et te poser une question honnête il était temps tout à l'heure après 1h30 d'émission de me poser une question honnête. Euh tu on parlait de la gauche qui était un peu éclaté en tu disais en plein plein de petits morceaux. Aujourd'hui le leader de de l'fil c'est Jean-Luc Mélenchon. Qu'est-ce que toi tu en penses ? ton opinion personnelle aussi, est-ce que tu te mettras derrière en en 27 ?

Est-ce que si tu te présentes, tu seras en face ? Comment tu vois le truc toi ? Non non, je je vais te dire d'abord d'abord d'abord sur Jean-Luc Mélenchon, il y a il y a une chose qu'il faut reconnaître, c'est le talent et l'efficacité dans la création de LFI. LFI, c'est un parti créé de rien il y a il y a 10 ans qui aujourd'hui est une des forces politiques majeures de la France. Donc rien que ça, il faut saluer quand même ce qu'il a fait. La deuxième chose, c'est l'efficacité de LFI. on la voit aujourd'hui, l'efficacité politique, l'efficacité dans l'organisation, les réseaux, dans la capacité à mobiliser les réseaux sociaux et cetera.

Donc là-dessus, moi je dis euh franchement chapeau efficacité, talent, une une volonté très grande. Après, je l'ai dit tout à l'heure, il y a 50 nuances de gauche euh et euh elles sont toutes respectables. Euh moi, j'ai plein de différences par exemple avec Jean-Luc Mélenchon, euh l'Europe, on en a parlé tout à l'heure, plutôt pour moi je suis très proéen très proeuréen. Je pense qu'il y aura pas de salut hors l'Europe, une autre Europe, mais mais l'énergie, le rapport au nucléaire, enfin il y a plein de différences entre nous, mais je pense qu'à un moment, il faudra se retrouver mais mais que le meilleur l'emporte, si je puis dire. Ça veut dire quoi ?

En le disant, je me suis demandé est-ce que [rires] tout le monde tiens imaginons, je vais te lire ce que je veux dire. Imaginons que et je je le souhaite qu'il y ait plusieurs sensibilités de gauche représenté au premier tour de l'élection présidentielle et je pense qu'il faut une sensibilité autre que celle de LFI au côté de LFI et bien que le meilleur l'emporte pour passer au second tour. Est-ce que je souhaite, je vais être très clair, que le meilleur l'emporte LFI ou une gauche emportée par le Parti socialiste l'après les écologistes et ensuite que celui qui passe celui ou celle la force de gauche qui passe au second tour soit soutenue par l'ensemble des autres forces de gauche.

Exactement ça qui est pas d'engueulade et il faut à nouveau que le meilleur l'emporte que plusieurs sensibilités soient soit soit représenté pas trop mais mais voilà s'il y a Lille RN c'est les sondages donnent en gros aujourd'hui aujourd'hui tournage ça va peut-être changer parce que les sondages c'est fait pour évoluer très vite. On est à un an. Non mais je le dis Guillaume, c'est très important an de la présidentielle. Ouais. Ouais. Mais moi je pense que rien n'est joué ni dans un sens ni dans un autre.

Et des sondages à 1 an donc alors que personne ne sait qui est vraiment candidat en dehors d'ailleurs du seul candidat déclaré, je réfléchis en le disant mais à ce stade Jean-Luc Mélenchon ? Non je crois que c'est Bruno. Il y a Bruno Raillot quand même si Bruno Raillot c'est un c'est un pseudop de l'extrême droite. Donc si je dis pas de bêtis quand mme plus que ça m a peut-être plus. Ouais. Bon, mais je parlais des des candidats crédibles et avec un projet, une vision intéressante pour la France. Euh bon, on est à un an. Voilà, c'est juste ça que je veux te dire. C'est c'est en personne ne sait ce qui va se passer. C'est trop tôt. Ouais, trop tôt.

S'il y a toi qui est de gauche, et ce serait une bonne question à poser à quelqu'un de droite aussi. Si les filles passent, qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que vraiment est-ce qu'il y en a qui disent je vais déménager, je machin toi si le RN passe ? Non, mais je vais je vais te répondre. Je moi je ne déménagerai pas. Je ne partirai pas, je me battrai. C'est certain.

Euh je résisterai et toutes les atteintes à la liberté, toutes les atteintes à la démocratie, toutes les atteintes au système économique tel qu'on disait tout à l'heure parce que moi je pense que le RN est l'inverse de ce qu'il dit, le Rassemblement national, il nous explique ouais non mais nous on est un parti antisystème et on veut défendre les petits contre les gros. La réalité c'est l'inverse. C'est devenu le parti du système soutenu par le système qui d le soir dans des restaurants chic de la capitale avec le système qui se rapproche du système et dont le seul objectif c'est une société figée dans lesquelles les pauvres restent pauvres surtout et les riches sont plus.

Tu vois dire ça et démasquer ça, moi ça sera le combat qui est le mien. Donc toi tu appelles à une union de la gauche en haut pour 2027. C'est pas en gros, c'est en gros après le premier tour Ouais. Moi, je pense à nouveau, je me répète, je pense qu'il y a plusieurs sensibilités à gauche, je les respecte, mais je dis juste à un moment, il faut tous se retrouver tous se retrouver pour battre le l'extrême droite et la droite radicale. Ouais. Et j'ai lu un dernier truc sur toi si tu veux bien. J'ai lu tu dormais 4 heures par nuit, que tu dors vraiment extrêmement peu, que tu travailles tout le temps. Est-ce que ça c'est aussi Non, je travaille Est-ce que je travaille tout le temps ?

C'est pas vrai. Euh je fais des jeux vidéos. [rires] Non mais mais c'est la réalité. Je regarde sur YouTube le soir entre 1h et à 2h de musique et de concerts par jour, par nuit. Tu regardes les concerts sur YouTube ? Ah ouais, je regarde les concerts sur YouTube. Moi, je hier soir, je regardais un concert de Cure en Espagne il y a il y a quelques mois. J'ai regardé enfin qui s'est passé il y a quelques Ouais, je je regarde en permanence les concerts. C'est c'est moi, c'est c'est ma vie la musique he littéralement. Il y a un lien avec la politique he c'est Victor Hugo qui disait la musique c'est du bruit qui pense.

Et moi la musique non juste pour te dire parce que tu m'as pas demandé quelle était ma drogue. Bah tu me l'as dit depuis tout à l'heure c'est la musique. Tu parles beaucoup de musique. Je rend compte parce que non mais moi moi j'ai une thèse sur la musique qui est elle agit sur le cerveau et donc non mais et donc elle agit sur l'humeur ou elle peut faire bouger ton humeur. Et moi j'ai un besoin physique de musique plusieurs heures par jour pour me pour me pousser. C'est c'est ma dose dessus. Ouais. Galvaniser et cetera, me porter et je suis obligé, mais c'est un besoin physique voire mental d'écouter de la musique.

Et selon l'état dans lequel je suis, je peux écouter du punk rock ou du punk violent. Euh alors jamais de variété française, je v tout de suite te dire, mais du rap parfois, enfin différents types de musique, de la cold wave, de la new wave, ça ça dépend de l'humour jamais de variété française. Ouais, tu as raison. Pourquoi je dis ça, je ne sais pas. Non, il m'est arrivé d'en écouter en plusour et tout. Attends, il y a des il y a des chansons de ouf, non ? Ouais, ouais, ouais. Non, j'écoute pas trop. Ah, tuécoutes pas ? Non, je vais te dire mais mes plaisirs coupables et puis on coupera au montage. Non, c une [rires] blague. C'est une blague.

Non, non, mais tu vois, tu vois Daniel Balawan est quelqu'un que j'ai pu mais je n'irai l'avoir dit. Enfin, on n'est pas enregistré, n'est-ce pas ? C'est fini là. Ouais, l'émission est terminée. Daniel Balan, j'ai pu écouter Jean Ferra. Euh, tu sais pas qui est Jeanferra, je vois. On est perdu.

sur mais non tu vois c'est des choses que j'ai pu écouter mais mais aujourd'hui non moi j'écoute ce qui enfin ce qui ce qui fait sens pour moi voilà et je respecte tout hein je que tu as le droit d'écouter Julie Piéri ou tu te dis merde qui est Julie Piétéri'quiè pas non je sais je te chari non moi c'est c'est moi je suis un gros fannavour on a quand même eu des chanteurs en France qui étaient incroyable oui bien sûr non mais je dis pas le contraire je dis pas le contraire toi tu es plus rap tu dis et et R plus r Moi moi j'écoute du punk parce que je suis né avec ça et c'est ce qu'on disait tout à l'heure sur la fidélité, je bougerai jamais.

Tu sais, il y a toute une thèse qui a été faite sur la musique qui montre qu'en fait ce que tu as écouté à 17 ans enfin vers 16 17 ans, il y a des il y a des études super sérieuses ne te quittent jamais.

C'est-à-dire qu'en fait à la fois les chansons que tu as pu parce parce qu'elles t'ont marqué et imprégné à un moment important de ta vie et moi tu vois j'écoute la même chose que quand j'avais 17 ans plus d'autres choses mais mais donc le punkrock d'abord et avant tout espèce de musique et d'intensité de rage de violence pour changer le monde mais ouais je peux écouter du rap juste c'est intéressant de terminer aussi parfois par un échec un échec professionnel est-ce que tu as déjà raté un truc et je t'ai pas demandé tout à l'heure mais où quelle est ta plus grosse réussite profession où est-ce que tu as fait ta fortune comment est-ce que tu as D'abord [rires] d'abord est-ce que Ouais ouais ouais.

Non mais je je vais te dire je vais je vais je je vais je vais te dire ce que j'ai probablement jamais dit. D'abord les échecs, j'en ai connu plein mais mais c'est pas une formule de style. Ouais c'est la réalité. Plein et je le dis sans humour là de de l'échec en matière musicale. J'aurais rêvé de réussir avec mon groupe. Non mais c'est mais c'est vrai euh à des à des échecs professionnels très souvent. Moi, je persiste à penser que et c'est important ça fait partie de la vie l'échec. C'està-dire que aussi c'est une banalité mais ça ne l'est pas. C'est on apprend de l'échec et il grandit l'échec.

Et je pense que des gens, je dis ça pour des politiques notamment qui n'ont pas l'expérience de la vie ou qui n'ont pas connu d'échec ou de blessures, c'est des gens à qui il manque quel qu'il soit, mais où qu'il soit sur les chiquers politiques, c'est des gens à qui il manque une profondeur. C'est c'est ma conviction profonde et c'est c'est fail harder comme disait l'autre. C'est échoue encore plus parce parce que tu vas apprendre de l'échec. Et euh je pense que chaque jour, j'enregistre des échecs.

Après le le plus grand succès, tu disais, je vais te dire, c'est c'est pas là où j'ai gagné plus d'argent, mais le truc dont je suis le plus fier au fond, je je pense il y en a il y en a plusieurs mais je pense que c'est le le monde ce qu'on a fait pour le monde en 2010 et infiné je je vais te dire ce que ce que j'ai avec Xavier Niel après le décès de Pierre Berger au total on a dû mettre 140 160 200 millions d'euros je ne sais plus dans ce groupe. Moi, je l'ai fait avec zéro. C'estàd que quand j'ai commencé, j'avais zéro capital. C'est je n'ai fait que je n'ai mis que de la dette sur moi-même pour pouvoir faire ça. Ouais, j'ai emprunté pardon la totalité de ce que j'ai mis.

C'est jusqu'à 100 millions avec zéro dans c'est là. Non non mais je parle pas de Non parce que j'ai pas gagné d'argent mais ce que je veux dire je suis fier du risque que j'ai pris qui était total et absolu total et absolu. J'ai mis tout dedans. Donc c'est pour ça quand j'entends des gens qui viennent me donner des leçons sur le risque et cetera, ça me fait sourire. Moi j'ai tout mis dedans parce que j'y croyais et je suis fier de l'avoir fait. Je suis fier du travail qu'on a fait sur le redressement du groupe avec Xavier et sur les garanties d'indépendance. Et ma petite fierté quelque part, c'est de me dire j'ai tout risqué. pour ceux en quoi je croyais avec rien au départ quoi.

Et donc j'en retire une chose, c'est la prise de risque, l'audace. Ouais, c'est fondamental. C'est comme ça qu'on avance. Comment on peut acheter faire un crédit à 100 millions quand on a rien ? C'est une vraie question. Je pense que Non, non, tu as raison, c'est une très bonne question [rires] parce que déjà c'est dur d'emprunter pour une maison 1 million par exemple et c'est déjà énorme. Comment est-ce qu'on emprunte 100 millions pour un journal ? Comment est-ce que est-ce que tu as fait en arrivant de rien à créer ça ? Ouais, c'est la je c'est c'est une très bonne question évidemment. Je pense que c'est c'est la confiance. C'est c'est la c'est la confiance que tu inspires au banquiers.

C'est aussi la confiance de ton partenaire. Il faut être clair. Je l'ai fait aussi parce que je me mets là parce que Xavier était là. Xavier Niel. C'est la confiance dans l'histoire que l'on construit pour le groupe. C'est aussi la valeur du groupe d'une certaine façon. C'est un mélange de choses qui fait que les banquiers sont prêts à venir. Mais l'autre truc que j'ai appris Guillaume qui est très important, c'est qu'en fait l'argent va à l'argent. C'est-à-dire que et je dis pas ça pour moi, je dis ça dans pour décrire une forme d'injustice du monde. Enfin, c'est pas une forme, une injustice du monde. Plus tu es riche, plus on te prête.

Ce qui fait qu'à la fin, quand tu es très riche, tu peux emprunter tout ce que tu veux. Les banquiers sont là et cetera. Et moins tu es riche ou plus tu es pauvre, moins on te prête. Ça ça injustice que je trouve profonde que j'ai découvert à cette occasion. Et à mon avis, enfin c'est pas à mon avis, c'est il faut corriger. Ça fait partie des choses qu'il faut corriger. Il faut permettre à chacun et à chacune de pouvoir entreprendre, investir, risquer. Et pour ça, il faut pousser les banques notamment à être moins frileuses et moins timide. Et tu peux terminer par Je parle à l'entrepreneur que tu es. Non mais sérieusement, moi je j'ai tu parles de courage, il faut y aller.

Ben exactement et tu vois toi-même, je je vais le dire parce que tu vas pas le dire mais tu décrivais ton studio, les débuts, la façon dont ça s'est fait avec des bouts de ficelles. Bah ouais, je trouve ça courageux et remarquable. Voilà. Ben merci beaucoup. le risque est-ce que tu auras un conseil à donner à ceux qui nous regardent qui ont je sais pas juste après leurs études qui ont envie de se lancer dans l'entrepreneuriat ou de créer quelque chose parce que l'entrepreneuriat ça doit pas être de gauche ou de droite. Je pense que tout le monde crée des emplois et en fa est-ce que tu auras un conseil pour ceux qui veulent se lancer. Ouais.

Oser ce se dit moi j'ai longtemps dans ma vie je vais parler de moi, [soupir] été freiné par mes propres peurs, angoisse doute sur moi-même la capacité. et est-ce que je suis capable de le faire et cetera. Et je réalise aujourd'hui qu'il y a plein de choses que j'aurais voulu faire, que j'aurais pu faire et que j'ai pas fait parce que j'ai pas osé parce que je me suis interdit de le faire. J'ai eu peur. Et en fait, il faut pas avoir peur. Et le seul conseil que j'ai à donner, c'est oser. Il y a la vie passe tellement vite comme ça, ça passe très vite que Ouais. que il faut il faut y aller, il faut oser. Il il y a rien à perdre, tout a gagné. Et donc il faut il faut Ouais.

oser foncer comme disait l'autre de l'audace encore de l'audace toujours de l'audace et qu'est-ce qu'on peut souhaiter à toi pour terminer [rires] bah le bonheur déjà non mais au fond c'est ça une vie réussie tous après ça une vie pardon ouais tous après ça après ça et puis euh et puis non j'ai j'hésitais à faire une espèce de pirhouette sur la politique et la présidentielle de 2027 [rires] mais on verra merci en tout cas d'être venu non merci c un plaisir de t'avoir partagé Euh si on peut te suivre sur les réseaux. Toi, tu étais euh non, tu Ouais. Twitter, Instagram, toi c'est Ouais. X Insta, pardon X Insta. Absolument.

Je vous mets les liens de Mathieu Pigas si vous voulez le suivre directement [raclement de gorge] dans la description de la la vidéo YouTube et en podcast audio aussi sur Spotify, dieser Apple Podcast, Amazon Podcast. Vous aurez le lien dans la description si vous voulez suivre Mathieu ou je mettrai les autres liens que tu voudras si tu veux rajouter pour pour tes médias aussi. Merci en tout cas à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission avec moi les amis. On se retrouve de toute façon trois fois par semaine, le mercredi, le vendredi et le dimanche. C'est environ 150000 200000 à vous abonner chaque mois sur notre chaîne YouTube.

Merci d'être si nombreux et en podcast audio, merci d'être d'être environ 5 % de plus par semaine en ce moment. Donc voilà, on vient de faire notre meilleure semaine au jour du tournage. Donc merci d'être si nombreux. Je vous embrasse fort et puis on se retrouve de toute façon très vite pour une prochaine vidéo sur des gens. Ciao tout le monde.

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