Aller au contenu
Tous les transcripts
Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 12 mars 2018 78 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEurope & internationalSécurité

Alstom : Audition de Bruno Le Maire, ministre de l'économie - Les matins du Sénat (12/03/2018)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 71 %Attaque 18 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:21OuverteRéponse directe

    Quelle a été la position de l'état français dans le rapprochement Alstom-Siemens ?

  • 6:04OuverteRéponse directe

    Comment l'état est-il intervenu en tant qu'actionnaire ou puissance régalienne ?

  • 6:45RelanceRéponse partielle

    Pouvez-vous nous donner l'accord conclu pour rassurer sur la préservation des intérêts français ?

  • 7:28OuverteRéponse directe

    Les garanties juridiques et capitalistiques garantissent-elles la préservation des intérêts français à long terme ?

  • 8:13OuverteRéponse directe

    Les accords conclus prévoient-ils des droits de veto sur les décisions stratégiques ?

  • 9:40OuverteRéponse directe

    Comment les effets du rapprochement ont-ils été pris en considération pour les sites et sous-traitants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 29:13Bruno Le MaireFait
    « L'enjeu de l'innovation de rupture c'est la souveraineté technologique. »
  • 46:01Bruno Le MaireChiffre
    « L'état disposait d'une option d'achat à 35 euros pour 20% du capital soit 1,5 milliard d'euros jusqu'au 6 octobre 2017. »
  • 1:03:55Fait
    « il faut se dépêcher parce que si on attend la mise en place notamment les temps anciens de l'éducation nationale je connais la lourdeur de »
  • 1:04:38Fait
    « on nous a parlé d'une prise de contrôle c'est le mot par le groupe siemens du groupe alstom »
  • 1:06:04Fait
    « concernant je crois que vous avez fait une erreur entre la fiscalité du capital et les impôts de production »
  • 1:06:46Chiffre
    « nous avons lancé le travail d'examen de tous les impôts de production qui pèse sur les entreprises notamment industrielles en france »
  • 1:08:14Promesse
    « nous tiendrons une première réunion du comité de haut niveau de suivi des accords siemens alstom le 22 mars »
  • 1:08:56Promesse
    « je présiderai moi même comme je m'y étais engagé je tiens toujours mes engagements »
  • 1:09:40Fait
    « siemens n'a pas un seul site de production en france dans le secteur du ferroviaire »
  • 1:10:23Chiffre
    « les décisions prises par l'administration américaine sur les tarifs de l'acier de l'aluminium auront un impact direct sur nos activités en france et en europe augmenté de 25% taille de l'acier de 10% de taille de l'aluminium »
  • 1:11:50Promesse
    « la république effectuera un déplacement à washington les 23 et 24 avril prochains »
  • 1:13:20Promesse
    « nous demanderons prochainement les autorisations législatives nécessaires pour faire un certain nombre de cessions d'actifs de l'état »
  • 1:14:04Promesse
    « nous les ferons avec un objectif principal qui est le financement de l'innovation de rupture »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Non speech

[Musique]

0:15
Locuteur

bonjour à tous ravis de vous retrouver sur public sénat poursuivre dans un instant l'audition de bruno le maire le ministre de l'économie qui s'est exprimée la semaine dernière devant les sénateurs de la mission d'information sur la fusion alstom siemens une mission d'information qui est présidé par le sénateur les républicains alain chatillon et dont le rapporteur est le sénateur socialiste martial bourquin alors de nombreux élus au sénat s'inquiète des effets de cette fusion même si le pdg d'alstom henri poupart-lafarge lors de son audition devant des sénateurs a tenté d'être rassurantes il a bien indiqué que les allemands actionnaire majoritaire aurait à prendre la direction stratégique de l'entreprise mais que les français continuerait à gérer le quotidien pas sûr que cela soit rassurant néanmoins il est à noter que la semaine dernière bruno le maire également et bien se dit très favorable à cette fusion un siemens alstom et plus largement le ministre de l'économie a parlé de l'industrie française de la question du contrôle des investissements étrangers la question du financement des entreprises le ministre a également parlé des mesures protectionnistes sur l'acier de donald trump il a jugé que ces mesures auront un impact sur l'activité en france tout de suite donc il ya un retour à l'audition de bruno le maire on est heureux de vous accueillir ici c'est vrai qu'en ce moment le le planning est très chargé au sénat mais nous avons un sujet majeur que nous essayons traiter avec la commission et avec bien sûr martial bourquin qui a des deux rapporteurs sujet sur l'économie nous avions fait ce même rapport voici six ans en 2007 en maintenant 2011 on s'est aperçu qu'un certain nombre de problèmes pas été réglés mais on comptait s'entretenir avec vous vous faire part d'un certain nombre de message et notamment vous dire combien nous étions inquiets non pas sur le fait que aujourd'hui les chiffres semblent bien s'orienter dans l'ensemble mais sur le plan économique industriel tout particulièrement il faut savoir qu'on avait pas loin de 5 millions 400 mille emplois au début des années 80 et qu'on est tombé 2 millions 400 mille emplois aujourd'hui après 35 ans 38 ans de l'activité on est inquiet parce que toutes les réformes qu'il ya eu depuis quelques années doublement des régions suppression de certains certain nombre des doutes a complètement des chambres de commerce risque de suppression des aides aux pôles de compétitivité qui ont un rôle majeur aujourd'hui au sein de notre économie au sein de nos territoires dans une égalité de traitement et territoires entre le rural et l'urbain tout cela nous inquiète et nous voulions attirer votre attention elles vous feront passer notre rapport une fois finie mais entre temps c'est vrai le premier ministre fait quelques propositions il y a quelques jours et donc vous pourrez peut-être nous en dire un petit mot mais ce que nous souhaitons c'est une quand on y reste une meilleure orientation sur l'accompagnement de ces entreprises qui sont elles mêmes dans des problèmes importants à régler qui sont ceux des mutations la digitalisation internet la robotisation tout élément qui contribue à des modifications importantes si je reviens sur alstom c'est les décisions qui sont prises c'est le risque pour l'emploi c'est en même temps dans le cadre d'une activité que vous connaissez bien nous étions avant-hier que chez airbus avec quelques soucis légitime l'annnonce de certain nombre de suppressions d'emplois depuis ce matin bref ceci étant dit c'est à la fois le rôle de l'état dans l'accompagnement des grandes entreprises mais c'est aussi le rôle de l'état dans l' équilibre au niveau des territoires entre les pouvoirs donnés aux régions sur le plan économique le pouvoir que se sont attribués les métropoles et puis le rural le rural profond pour l'accompagnement notre geek de nos agriculteurs et dieu sait si vous savez de quoi nous allons parler au niveau de l'agriculture pour avoir été un ministre compétente dans le domaine voilà donc je vais maintenant baisser la parole peut être aux rapporteurs et ensuite vous laisser vous exprimer on vous remercier encore une fois vers le côté aujourd'hui monsieur le ministre chers collègues comme l'a indiqué notre président alain chatillon notre mission porte sur deux objets distinctes premier cas concrets alstom 2e deuxième problématique la dimension plus prospective et globale sur l'industrie j'aimerais d'abord vous interroger sur le dossier alstom nous sommes nombreux pour ne pas dire tous d'accord sur un sujet la taille est crucial dans la mondialisation aujourd'hui pour nos industries et dans la concurrence européenne et mondiale et cela explique pour l'essentiel le rapprochement avec un autre acteur du marché mondial mais l'accession à une taille critique ne peut se faire à n'importe quel prix et notamment au prix de prise de contrôle de certains fleurons industriels par des groupes ou capitaux étrangers c'est ce qui malheureusement est en train de se passer avec alstom dans ce rapprochement quelle a été la position de l'état français qui bénéficiait d'un prêt d'actions de la part de bouygues lui permettant d'exercer des prérogatives de premier actionnaire d'alstom comment l'état est-il comme actionnaire ou puissance régalienne intervenu dans ce dossier et quelle considération l'ont poussé à accepter le principe d'un nouveau groupe à domination et j'ai ministre une question est ce que nous pourrions avoir l'accord qui a été conclu les syndicats ne l'ont pas la représentation nationale ne l'a pas j'ai vu que des personnes l'avaient et ça nous pose un vrai problème si vous nous dites la question du secret est posée nous sommes capables de garder des secrets nous sommes tous dans des dents des organisations élus ou mais nous voudrions avoir cet accord soit pour rassurer mais parce qu'on sait que tout n'est pas terminé pour ce que l'europe doit prendre position il y a aussi la levée du décret montebourg qui doit se faire dans les jours et semaines qui viennent comme tout n'est pas terminé nous pourrions apporter à cet accord peut être quelques propositions pour justement faire en sorte que les intérêts français soient préservés 12 sites de production industrielle français sont concernés tous sites de production industriel français certains dans des grandes agglomérations d'autres dans des endroits plus ruraux et nous avions une réunion ce matin où nous disions faisons attention il ya certes les métropoles mais il ya aussi l'ensemble des territoires qui sont irriguées souvent essentiellement avec l'agriculture et avec cette industrie alors il est à craindre que le risque des décisions futures en termes d'investissement et d'emploi ou de localisation des centres de décision et recherche ne soit guère favorable aux intérêts français est-ce que vous pouvez nous rassurer sur cette question et surtout le mieux serait de nous donner l'accord pour que nous puissions constater comme vous que les intérêts français ont été préservés les modalités juridiques et capitalistiques du rapprochement entre alstom et siemens garantissent telle la préservation des intérêts français non pas sur quatre ans mais sur le long terme et vous êtes venus ici vous avez été interrogé par interviewé par les sénateurs ou une sénatrice qui vous ont dit leur crainte sur cette question et vous avez répondu que l'état actionnaire n'avait aucun intérêt à détenir seulement un strapontin dans le capital mais un pouvoir de contrôle et de propriété du capital ne sont pas systématiquement corrélées sont vos mots je pense un on peut être influençant est majoritaire on part est en droit de vote les accords conclus avec siemens ne rend-il pas pu prévoir sous la forme des droits de gouvernance spécifique des droits de veto permettant un autre pays d'avoir droit au chapitre sur les décisions stratégiques de la future entité alstom siemens par exemple sur les décisions de sites de fusion de scission ou d'apport partiel d'actifs ou encore celle qui prévoirait le transfert du siège social ou des centres de décision voilà une première série de questions monsieur le ministre comment les effets du rapprochement et xi maison et été pris en considération à la fois pour les sites alstom et pour les sous traitants je vous ai parlé de 12 sites industriels ce sont des centaines de sous-traitants ont dit 1 à 3 1 à 4 emplois qui sont concernés par le travail effectué dans les sites alstom on se souvient des conditions qui avaient été posées lors de la cession de la branche énergie alstom general electric on peut juger limités dans leur objet et que parfois ils ne sont pas remplies si on avait parlé d'une prime par chaque emploi qui ne serait pas créé où en est on dans cette amende excusez-moi peut pas une prime dans cette amende payer lorsque les emplois ne sont pas créés d'abord d'ailleurs la presse s'est récemment fait l'écho du développement de la sous-traitance industrielle italienne dans la coentreprise j hydro de grenoble avec le transfert semble-t-il nuitamment et sans les autorisations nécessaires de certains éléments produits vers des sites transalpin du groupe au terme de quatre ans de garantie de maintien des sites de l'emploi qui figure dans l'accord siemens rien je dis bien rien n'assure l'absence de démantèlement des sites de production en france par ailleurs les organismes radical au niveau national se sont prononcés contre l'opération tandis qu'au niveau européen leur position a été de s'abstenir ou de voter contre cette position est elle de nature à infléchir la teneur de l'accord négocié entre alstom et siemens et l'état peut-il le cas échéant y contribuer il semble que des négociations ont lieu entre l'état allemand simone ehivet métal lorsque nous étions lorsque nous étions à munich ils nous ont le patronat allemand nous a dit clairement qu'il savait des négociations avec leurs syndicats sur ces questions avec la participation des lander et de l'état fédéral pourquoi de telles négociations n'ont elles pas lieu en france entre les acteurs français et l'état je vous avais demandé la dernière fois si vous rencontriez si vous aviez l'intention de rencontrer des syndicats français m'aviez dit oui et à ce jour ils ne sont toujours pas rencontré est-ce que vous avez l'intention de les rencontrer rapidement voilà l'achèvement de cette opération est soumis à validation par la commission européenne dans ce rôle de gardienne d'une concurrence libre et non faussée pour reprendre les termes du traité n'y at il pas un certain paradoxe monsieur le ministre c'est une question qui dépasse de loin alstom à vouloir créer des champions européens comme celle objectifs affirmés par l'opération siemens alstom et en même temps d'être soumis à des règles de concurrence européennes très strictes dont on ne peut craindre qu'elle conduise à des cessions de sites industriels qui peuvent limiter la capacité d'action de champions européens le droit actuel de la concurrence au niveau européen n'est-il pas dans une certaine mesure un obstacle à une politique industrielle européenne offensive le gouvernement français entend t-il agir auprès des institutions sur ce point autre point sur le volet plus générale de la stratégie industrielle plus nous avançons dans nos travaux aucune doutons de l'existence même d'une politique industrielle articulée au niveau national on peut se contenter de traiter des seuls aspects macroéconomiques la politique industrielle implique avant toute chose une vision micro économique cette vision semble aujourd'hui devenu défaillante du moins sans aucune portée concrète et nous voulons vous appeler monsieur le ministre à réagir dans plusieurs endroits où nous avons fait ces visites et on nous a signalé tant sur les pôles de compétitivité tant sur des entreprises de dimension nationale des défaillances et qu'il savait besoin ces chefs d'entreprise d'avoir un signal clair lisible concernant la politique industrielle c'est notamment à toulouse où nous avons rencontré airbus il y a une vraie inquiétude sur l'avenir français d'airbus dans lesquels des intérêts allemands semblent de plus en plus favorisés il y a même désormais une stratégie publique de l'état allemand de favoriser l'essor de son industrie aéronautique et aérospatiale pour maîtriser l'ensemble de la chaîne de fabrication et les équilibres à l'heure aujourd'hui à airbus risque d'en faire les frais j'en veux pour preuve que les sites français d'airbus ne serait semble-t-il pas forcément privilégié pour l'établissement des chaînes de fabrication ou de montage des future gamme d'avions c'est ce que nous a dit la direction d'airbus je souhaiterais aussi que vous évoquez spécifiquement la question des outils défensif visant à assurer un contrôle sur les investissements étrangers directs et des moyens de verrouiller la position de certains actionnaires au sein d'entreprises stratégiques les outils dont dispose la france dans ce domaine sont clairement en retrait à ceux adoptés non seulement à l'extérieur de la commune de la de l'union européenne je pense évidemment aux états unis bon mais également à l'intérieur de l'allemagne où lorsque nous sommes allés en bavière ils nous ont dit très clairement qu'ils renforçaient considérablement leur arsenal pour justement faire face à des prises de c'est surtout après le rachat de cuca par des investisseurs chinois qui a durci le dispositif allemand des annonces ont été faites récemment dans ce domaine par le premier ministre pourriez-vous préciser monsieur le ministre les intentions que vous avez pour élargir le décret montebourg et savoir quels secteurs et quelle filière serait intéressé ensuite la participation de l'état au capital d'entreprises industrielles peut être un moyen d'exercer un pouvoir d'orientation sur les décisions stratégiques des entreprises mais il semble que la stratégie adoptée par l'état actionnaire le permettent elle vraiment comment faire des participations de l'état à bras armé pour l'essor de notre industrie on le dit souvent je sais que c'est également votre proposition qu'il ya un problème de croissance des entreprises industrielles en france trop de pme pas assez de tei il ressort des auditions que des financements sont disponibles mais qu l'un des obstacles de la croissance et la réticence des pme ou des deux pays notamment familiales à ouvrir leur capital l'eau chaude there qui est venu à une audition remarquable par ailleurs nous a dit que c'était une solution pour je mens pour justement faire pousser nos pme sans perdre pour autant leur contrôle de la société le gouvernement envisage-t-il d'intervenir pour favoriser cette ouverture enfin le conseiller national de l'industrie s'est réuni récemment et a décidé un certain nombre d'actions la première d'entre elles est la réduction du nombre de filières qu'attendez-vous de cette modification et qu'elle doit être selon vous le rôle et l'apport d'une filière voilà celui ce toute une série de questions en quoi les nouveaux contrats de filières se distingueront il des engagements des engagements pris par le passé au sein des filières enfin il ya la question de l'information professionnelle et des personnels qualifiés savons que le gouvernement travaille sur cette question et nous avons besoin d'une nouvelle attractivité des métiers de l'industrie qui aujourd'hui ont beaucoup d'emplois non pourvus qualifiés non quelle orientation nouvelle le gouvernement ont-ils donné à la formation des métiers de l'industrie merci monsieur le rapporteur merci monsieur le président pour votre invitation et merci mesdames et messieurs les sénateurs pour cette audition sur la stratégie industrielle de la france je crois entendre les propos liminaires qu'il était plus que temps que je vienne expliquer la stratégie industrielle du gouvernement et du président de la république nous avons une stratégie industrielle nous avons une stratégie industrielle volontariste nous avons une stratégie industrielle nouvelle qui assument des choix de rupture par rapport à ce qui a été fait pendant trop longtemps et qui a conduit notre industrie à perdre depuis des décennies des emplois et des compétences et je venu vous exposer ici un certain nombre de choix qui vont du rapprochement avec des groupes européens jusqu'à la cession d'actifs jusqu à l'investissement dans l'innovation de rupture tous ces choix jusque là n'avait jamais été fait et ça explique sans doute pourquoi nous avons perdu tant d'emplois je pourrais vous dire que l'état va rester le moteur de l'industrie france seize que nous allons nationaliser que nous allons piloter notre industrie mais ça c'est la garantie de l'effondrement de l'industrie nationale française l'industrie nationale française elle reposera d'abord sur des investissements sûrs de l'innovation sur des compétences sur de la formation sur la compétitivité sur de la réduction des coûts et sur la capacité nous rassembler avec les autres acteurs européens pour être puissants cette stratégie industrielle elle commence déjà donné des résultats quand on regarde la manière dont l'emploi évolué dans le secteur industriel en france je ne vous dis pas que les choses se redresse rapidement je vous dis que nous sommes dans la bonne direction et je suis surtout vous teniez vous dire que je crois à l'avenir industriel de la france de la même façon que j'ai eu l'occasion dans cette salle de vous dire que je croyais à l'avenir agricole de la france et que j'ai toujours considéré que l'agriculture était un des atouts de la france je vous dis que l'industrie est un des atouts stratégiques majeures de la france et que toute mon action visera à défendre et à développer cet atout stratégique national mais nous n'y arriverons je le redis que si nous inventons une voie nouvelle différente et que nous assumons certains choix courageux devant nos concitoyens le premier des choix c'est celui qui a pour le coup a été décidé depuis plusieurs années et je ne vous dis pas que la lumière est né tout d'un coup depuis quelques mois je vous dis qu'il ya certains choix qui ont été faits qui ont été bons les choix qui sont bons ils ont vocation à être maintenue le choix consistant à réduire les coûts dans notre industrie et améliorer la compétitivité coût de notre industrie et d'autres économies de manière générale ce choix-là sera maintenu et sera même renforcé en transformant le cic eux en allègements de charges et rennes et définitif eh bien nous garantirons la compétitivité coût de notre industrie en maintenant le crédit impôt recherche dont le premier ministre a annoncé qu'il serait sanctuarisée nous préservons la capacité d'innovation notre industrie quand un choix est bon il doit être maintenu et je crois à la stabilité de certains choix économiques qui permettent à notre industrie et nos acteurs économiques de se projeter dans l'avenir en revanche il faut aller plus loin et c'est ce que nous avons fait en adoptant un certain nombre de mesures fiscales qui je le rappelle sont décisifs pour le pays l'allègement la fiscalité sur le capital pour l'industrie qui est consommatrice de capital c'est absolument indispensable moi je vois certains qui poussent des hauts cris en disant il faut surtout pas alléger la fiscalité sur le capital il faut défendre le travail avant de défendre le capital mais l'un ne va pas sans l'autre alléger la fiscalité sur le capital comme nous l'avons fait c'est soutenir l'industrie qui est fortement consommatrices de capitaux et toutes les autres décisions fiscales que nous avons prises je pense en particulier à la baisse de l'impôt sur les sociétés c'est un choix stratégique pour notre industrie nous avons ramené le taux d'impôt ces sociétés de 33,3 à 25% d'ici 2022 c'est à mes yeux une des conditions indispensables du développement d'autres industries avec un taux d'impôt chez société qui pénalise les bénéfices à 33 3% vous n'êtes pas compétitif fiscalement par rapport à nos grands concurrents industriel avec un taux à 25 % vous êtes compétitifs par rapport à nos grands partenaires et de grands concurrents industriels ce qui doit être maintenue sera maintenue ce qui doit être amélioré et transformés a été déjà amélioré a été déjà transformé je pense en particulier au choix qui ont été faits sur la fiscalité lauda de ça on le sait l'obstacle principal c'est la capacité à faire monter en gamme notre outil productif ce qu'on appelle parfois d'amour un peu barbare la compétitive était hors coûts compétitivité hors coup ça cache quelque chose de très simple qui est d'avoir des produits attractifs qui plaisent aux consommateurs performant avec des technologies embarquées qui puisse être convaincante avec un design qui puisse être séduisant avec une marque avec un savoir faire c'est ce qu'on sait faire la viticulture c'est ce qu'on sait faire dans l'automobile c'est ce qu'on sait faire dans le décolletage c'est ce qu'on sait faire dans la chimie c'est ce que nous savons faire dans le médicament c'est ce que nous savons faire dans le luxe enfin n'ayons pas à rougir nous avons une industrie exceptionnel mais arrêtons de lui mettre des bâtons dans les roues c'est comme ça que nous l'aiderons à se développer pour favoriser cette montée en gamme nous allons dans la prochaine loi sur la croissance et la transformation des entreprises prendre toutes sortes de décisions qui vont permettre à nos entreprises de grandir et de montée en gamme parce que pour monter en gamme il faut innover pour innover il faut avoir une taille critique nous allons simplifier des seuils nous allons alléger les seuils sociaux et fiscaux nous allons faciliter la transmission d'entreprise pour favoriser le capitalisme familial nous allons améliorer les capacités de financement des entreprises en modifiant certaines règles l'assurance vie et certaines règles de l'épargne-retraite nous mettrons de nouveaux moyens de financement à disposition de nos entreprises et de notre appareil productif touche là permettra à notre industrie de grandir d'innover d'investir sur l'innovation je sais qu'il est de bon ton de dire que nous sommes les champions de l'innovation en france je considère que nous pouvons faire beaucoup mieux et que le crédit impôt recherche d'un socle et que ce socle désormais ne suffit pas il faut aller plus loin pour innover d'abord lever un certain nombre de blocages réglementaire et législatif ils ont été identifiés dans la mission est à innovation quai des conduites par messieurs lewiner distinguin stéphane et dubertret qui ont insisté sur la nécessité de lever ces blocages réglementaire législatif nous le font enfin nous avons une faiblesse c'est l'innovation de rupture et s'il ya bien un changement que notre majorité va porter c'est de mettre sur le devant de la scène la question clé de l'innovation de rupture les transformations technologiques ont vite très vite très très vite et si nous n'acceptons pas de financer des innovations y compris avec des moyens publics car je pense que cette justement aux pouvoirs publics de financer cette innovation qui n'est pas rentable tout de suite et bien nous perdrons la bataille de l'innovation et ne seront plus dans la course mondiale nous avons vocation nous la france et nous les européens à rester dans la course mondiale de l'innovation je donne juste un exemple il ya quelques années beaucoup de notes sont sortis de personnalités reconnues ou de responsables administratifs nous expliquant que le lanceur renouvelables en matière spatiale n'avait aucune chance d'aboutir que c'était pour reprendre les termes d'une note que j'ai lu une lubie de milliardaires la lubie de milliardaire aujourd'hui elle marche elle a été aidée par l'état américain aidés par les installations américaines de la nasa financée par les pouvoirs publics américains qui acceptent de payer plus cher les lancements institutionnels que les lancements commerciaux et c'est devenu à rival redoutable pour ariane 6 soit intelligence artificielle nous voulons la même chose shaw stockage des énergies renouvelables nous voulons la même chose sur le véhicule autonome nous voulons la même chose il est temps de financer l'innovation de rupture c'est à dire d'avoir des moyens d'investir dans des technologies dont nous ne savons pas si le marchand dont nous ne pourrons pas garantir aux français qu elles marcheront mais nous pourrons garantir que au moins dans cinq six dix innovations sur lesquels nous avons investi publiquement y en a une qui marchera et qui garantira aux générations qui viennent que la france et l'europe restent dans la course de l'innovation c'est le sens du fonds pôle innovation de rupture 10 milliards d'euros qui sera financée par des cessions de participations de l'état dans le secteur concurrentiel j'y reviendrai parce que c'est le sens de ces cessions d'actifs nous ne cédons pas des actifs pour nous faire plaisir nous le faisons pour innover investir dans l'innovation de rupture et se fondent on me dit parfois mais il est trop petit c'est un point de départ j'espère que demain le fond peu novation de rupture qui a été créée par le président de la république avec 10 milliards d'euros dessus et 250 à 300 millions d'euros de revenus chaque année deviendra un fonds franco allemand pour l'innovation de rupture et que ce fonds franco allemand population de rupture deviendra après demain un fonds européen pour l'innovation de rupture doté de 2 milliards d'euros ce qui serait l'équivalent la darpa américaine et qui nous permettrait de rester dans la course technologique entre la chine et les états unis l'enjeu est historique si nous ne prenons pas les moyens financiers nécessaires pour alimenter l'innovation de rupture est resté dans la course technologique c'est pas simplement nous affaiblirons notre industrie ce qui déjà en soi serait grave c'est que nous perdrons notre souveraineté technologique l'enjeu de l'innovation de rupture c'est la souveraineté technologique sans quoi demain vous serez dans des voitures dont le guidage sera assurée par et technologie étrangère vous serez dans des avions dont les systèmes seront commandé par des technologies étrangères est ce que c'est ce que nous voulons non non pas vocation à bâtir des champs éoliens au chaud pour nous réalisons les pales et l'ema mais dans le système de stockage sera américains ou chinois nous avons vocation à maîtriser les technologies les plus pointues et être devant technologiquement et pas faire la course derrière pardon d'avoir été un peu long sur ce sujet mais vous savez qu il me tient très à coeur et qui demande une mobilisation nationale qui dépasse je crois de loin tous les clivages politiques pour monter en gamme un autre aspect est absolument essentiel il n'est pas dans mon coeur de responsabilité mais je le crois tout à fait stratégique c'est la formation tout ce qui a été annoncé par muriel pénicaud en matière de formation et le développement de l'apprentissage est tout simplement décisif pour garantir l'avenir de l'industrie ça va des ingénieurs qu'on n'arrive pas à trouver jusqu'au chaudronnier soudeur peintre mécaniciens qui aujourd'hui ne sont pas disponibles prenez la mécanique agricole pour ceux qui sont allés aux sons l'agriculture récemment il y a des centaines voire des milliers d'emplois à pourvoir que ce secteur n'arrive pas pour voir parce qu'il n'ya pas la formation en face il est urgent d'avoir en matière de formation industrielle les compétences nécessaires et au delà des décisions qui ont été prises par mayall pénicaud j'estime que c'est une véritable révolution culturelle qu'il faut opérer pour transformer la vision que les générations nouvelles on de l'industrie l'industrie c'est du savoir-faire ses technologies ce de l'avenir de la mutation c'est de la robotique c'est la digitalisation tout cela nous devons l'expliquer aux générations qui viennent pour que l'industrie redevienne un secteur porteur et attractif pour les générations qui cherchent un emploi le troisième volet de cette stratégie baisser les coûts améliorer la qualité de nos produits grâce à l'innovation c'est la restructuration des filières industrielles oui il faut que nous apprenions avoir des filières qui soit structuré c'est ce que j'ai annoncé lors du dernier conseil national de l'industrie avec une liste de dix comités stratégiques de filières qui doivent permettre aux industriels de mieux identifier les projets structurants de mieux organiser les projets de recherche et de développement de mieux partager les données qui sont clés à l'intérieur d'une filière et de répondre aux besoins de formation de chacune de ces filières n'ayant pas une vision de l'industrie d'hier ayons la vision de l'industrie de demain avec elle la formation sera clé l'innovation sera clé et où l'industrie est autant un service qu'une production manufacturière la distinction qu'on continue à faire industrie d'un côté service de l'autre est dépassé elle est stupide elle ne correspond pas à la réalité de ce qu'est le secteur industriel aujourd'hui quand michelin vend un pneu et devant un service avec le pneu et ne vendra son pneu que s'il ya le service de fourniture d'amélioration de suivi d'après vente qui va avec s'il ne recueillent pas les données qui vont avec le pneu en termes de roulage de risques d'accidents dus jure il ne fait pas son travail d'industriels si michelin réussit aussi bien aujourd'hui c'est que c'est une des entreprises industrielles françaises qui a le mieux compris que la frontière entre services et industrie n'existe plus elle a été abolie et bien l'organisation des filières que nous avons commencé à reprendre doit permettre justement de veut lier davantage production manufacturière et services j'ai déjà réuni une fois ce comité national à la suite la réunion organisée autour du premier ministre et nous aurons début avril un rendez vous très important avec la réunion de la filière stratégique automobile j'insiste là dessus parce que je crois à l'avenir de cette filière que les résultats que nous avons obtenus avec les grands groupes français sont tout simplement exceptionnels ils sont la preuve patente que nous pouvons y arriver tout est possible pour l'industrie française tout est possible pour l'industrie française peugeot dont vous disait il ya quelques années est-ce que son avenir existe encore renault dont on disait il y a quelques années qu'elle était sur le déclin sont aujourd'hui des entreprises ultra performante qui enregistrent d'excellents résultats et dont l'un est devenu le premier constructeur mondial vous voyez que tout est à portée de main pourvu qu'on sache s'organise et se structure et avoir un cap et avoir une vision je n'oublie pas dans cette filière le secteur du diesel qui est pour moi un sujet de préoccupation majeur chacun voit l'effondrement des ventes de véhicules en diesel il faut accompagner les sous traitants il faut trouver les solutions de remplacement et d'accompagnement de chaque entreprise sous traitante qui fait soit des injecteurs soit des éléments de moteur diesel parce qu'il nous faut laisser tomber personne et que la technologie les mutations technologiques doivent nous amener aussi à mieux accompagner les filières industrielles qui sont les plus fragilisés cette restructuration des filières industrielles elle doit se faire sous jules marque la marque c'est la french fab il y à la french tech est bien valorisé la french fable lune et rouge l'autre et bleu n'ont plus que le blanc et on a le drapeau tricolore qui portent l'avenir de l'économie française mais la french fab elle est l'illustration même notre capacité à nous rassembler derrière une seule bannière les querelles de clochers n'ont pas leur place dans une stratégie industrielle comme celle que nous défendre alors bien entendu c'était très bien dit par martial bourquin pour que cette réussite industrielle fonctionne avec cette stratégie reposant sur innovation baisse des coûts formation et structuration des filières il faut l'intégrer dans une dimension européenne et tous ceux qui font une croix sur la dimension européenne font une croix sur notre industrie tous ceux qui défendent le protectionnisme font aussi une croix centre industries cale entre industrie ne pourra se développer que si elle exporte et nous ne pourrons exporter que dans le cadre d'un libre échange des sur des règles de réciprocité je le dis dans un temps où on le voit bien que des guerres commerciales se prépare ne prêtent axiaux nice ne mènera nulle part et les guerres commerciales ne feront que des perdre personne ne gagnera à long terme une guerre commerciale elle fera des perdants dans les entreprises elle fera des perdants dans les usines elle fera des perdants parmi les salariés parce qu'elle renchérira à long terme les coûts de production parce qu'elle empêchera cette compétition cette émulation qui permettent aux produits de s'améliorer pour faire mieux que le voisin le libre échange d'un autre côté ne veut pas dire qu'on ouvre tout grand nos portes et aux fenêtres le libre échange doit être fondé sur des règles de réciprocité à marche est ouvert en france il doit être ouvert chez nos concurrents étrangers nous demandons des règles environnementales à nos producteurs industriels elles doivent s'appliquer aussi aux producteurs industriels dont nous importons les produits sauf à mettre des règles tarifaires qui compensent ces règles environnementales c'est ça le libre échange auquel je crois un libre-échange fondée sur de strictes règles de réciprocité ce qui se pose évidemment que l'europe soit capable de mieux se défendre nous proposons un projet de directive qui permettra de contrôler les investissements étrangers en europe pascal bourquin ya fait allusion la sphère kucka aurait dû marquer le réveil de l'europe en matière de défense de ses intérêts industriels kucka le leader du robotique mondiale racheté par un investisseur chinois financés par des aides d'état alors que ces aides d'état ne sont pas autorisés ni en allemagne ni en france ni en europe eh bien je souhaite que le projet de directive sur lequel l'union européenne aujourd'hui travail inclut la possibilité de dire non un investissement qui seraient financés par des aides d'état qui ne sont pas autorisés en europe ça s'appelle la réciprocité et c'est à cette réciprocité là que je crois au niveau national le premier ministre l'a annoncé je vous confirme que dans le cadre de la loi sur la croissance la transformation des entreprises le pacte nous renforcerons le régime de contrôle des investissements étrangers en france nous élargirons le champ du contrôle de nouveaux domaines comme l'espace le stockage de données l'intelligence artificielle les semi conducteurs dans les entreprises qui sont stratégiques pour la nation française nous créerons la possibilité d'actions spécifiques des actions qui permettent à l'état d'intervenir si besoin est pour protéger nos intérêts stratégiques nous améliorons la stabilité du capital des entreprises cotées notamment en prévoyant des mesures pour développer l'actionnariat salarié est une des meilleures réponses aux risques qui peuvent peser sur une entreprise cotée un actionnariat salarié puissant c'est sans doute la meilleure protection pour une entreprise stratégique nous améliorons le fonctionnement opérationnel d'autres dispositifs de veille et de détection des menaces qui peuvent peser sur nos entreprises stratégiques nous le ferons au niveau du ministre de l'économie et des finances mais nous le ferons aussi au plus haut niveau avec la tenue régulière de conseil de défense et de sécurité nationale sur des questions économiques autour du président de la république enfin nous renforcerons les dispositifs d'injonction et de sanction avec des sanctions complété pour mieux répondre aux défauts de demande d'autorisation et de non respect des conditions fixées lors d'une autorisation donc vous voyez que c'est tout un arsenal dont nous nous dotons au niveau national pour pouvoir protéger nos intérêts stratégiques je dis à tous ceux qui s'inquiètent parfois de ce renforcement notamment aux acteurs de la french tech qui n'ont pas d'inquiétude à avoir ce ne sont pas des barrières que nous mettons ces des capacités de contrôle plus on est ouverts plus il faut être en mesure de se protéger c'est parce que la france est attractive qu'elle veut avoir le maximum d'investisseurs qu'elle doit être en mesure de protéger ses entreprises stratégiques il n'y a pas d'opposition mais de la complémentarité entre l'ouverture à la mondialisation aux investisseurs étrangers d'un côté et la protection réelle effective efficace de nos intérêts stratégiques au plus haut niveau c'est la politique que nous voulons mener avec le premier ministre et avec le président de la république toujours au niveau européen il me semble indispensable de mettre sur pied ces champions industriels dont on parle souvent jusqu'au moment où il faut prendre les décisions et là y'a plus personne les champions industriels européens à chaque fois on en parle mais le sentiment que j'emprunte friel c'est forcément des champions français qui aurait grandi ça ne peut pas être que ça champions industriels c'est des champions qui rassemble les meilleures compétences de chaque pays européen et qu'il les mette ensemble c'est ce que nous avons fait avec stx et fincantieri c'est ce que nous faisons avec siemens et alstom je comprends bien les interrogations et elles sont toutes parfaitement légitime sur la fusion entre alstom et siemens et je voudrais répondre précisément aux questions qui ont été posées trajectoire financière d'alstom elle demeure aujourd'hui un satisfaisante avec une rentabilité qui est trop faible il y a eu des progrès et bons résultats qui ont été obtenues mais alstom continue à avoir une situation qui est trop fragile pour envisager avec sérénité un avenir à 10 ans 15 ans ou 20 ans seul et je pense qu'il aurait été irresponsable de la part de l'état de laisser alstom seul et immobile dans un monde tous les acteurs du ferroviaire se regroupent et se transforme à une vitesse spectaculaire si on donne les chiffres je rappelle que la marge opérationnelle d'alstom est en retrait en retrait de plusieurs points par rapport à siemens caf l'acteur espagnol ou sérère c'est le principal acteur chinois je voudrais rappeler que même si alstom a réussi à augmenter son chiffre d'affaires de 40 % en cinq ans et je rends hommage aux salariés aux ouvriers et la direction d'alstom pour atteindre 7 milliards d'euros en 2017 crc son chiffre d'affaires ses 28 milliards d'euros et 7 milliards c'est très précisément les commandes à l'exportation qu'obtenu crc l'année dernière le chiffre d'affaires d'alstom est équivalent aux 7 milliards de commandes à l'exportation qu'a remporté le géant chinois crc l'année dernière c'est simplement pour vous donner l'état de la concurrence actuelle la nécessité qu'il y a par conséquent à consolider alstom et le choix que nous avons fait ne vise qu'une chose consolidé alstom améliorer ses performances renforcées les sites de production renforcer les salariés qu'elle était d autres choix me dit vous auriez pu vous marier avec thales très bien sûr que ce n'était pas le souhait de thales et que par ailleurs thales et est performant en particulier dans la signalisation est pas dans le ferroviaire même bombardier mais bombardier pour le coup regarder la carte des implantations là vous aviez des doublons et donc des fermetures certaine je suis pas sûr que ce soit l'intérêt de alstom n'oublions pas non plus que bombardier et siemens était en discussion et que nous courions le risque que l'accord entre bombardier et siemens aboutissent laissant de côté alstom quatrième acteur mondial distancé par un nouveau géant face auxquelles nous n'aurions pas fait le poids il fallait donc décidé décider sereinement avec une vision stratégique qu'est la création d'un champion du ferroviaire de niveau mondial franco allemand alstom et siemens cet accord est entourée de garanties je tiens à redire les garanties qui ont été données en termes d'emploi en terme de préservation des sites ou en terme de direction de l'entreprise vous voulez avoir accès à cet accord et bien cet accord je le rendrai disponible pour les parlementaires qui le souhaitent au ministère de l'économie des finances pour garantir le secret des affaires mais les parlementaires qui le souhaitent pourront venir consulter cet accord au ministère de l'économie et des finances un mot enfin sur la question qu'on pose très souvent de l'option d'achat et je vais rentrer un tout petit peu dans la technique pour que chacun voit bien de quoi il s'agissait l'état ne pouvait pas exercer son option d'achat pour réaliser un gain certain j'entends des bruits sur ce sujet là qui sont totalement inexacte l'état disposait d'une option d'achat à 35 euros pour 20 % du capital soit 1.5 milliard d'euros jusqu'au 6 octobre 2017 avant l'annoncé de l'opération de rapprochement le 20 septembre 2010 est entre alstom et siemens le cours de l'action alstom n'a jamais dépassé les 32 euros donc on pouvait exercer leur option d'achat à 32 euros avant que l'annoncent de l'opération soit faite nous aurions perdu 3 euros par action soit environ 150 millions d'euros moi je veux bien qu'on dilapide l'argent du contribuable ne paraît pas être la fonction du ministre des finances après l'annonce on est à 35 8 euros cours de l'action augmenté en raison de l' annonce de la fusion avec siemens mais si à ce moment là l'état français avait exercé son option d'achat nous aurions fait échouer l'opération un rapprochement entre siemens et alstom qui avait valorisé l'action est donc l'action se serait effondré le lendemain donc c'était irresponsable industriellement puisque nous condamnions le rapprochement entre siemens et alstom et c'était stupide financièrement puisque nous aurions perdu au bout du compte beaucoup d'argent exercer cette option d'achat après l'annnonce du rapprochement c'était faire rater l'opération et faire chuter le cours l'état se serait retrouvée alors avec 20% du capital acheté à plus de 35 euros avec un cours qui serait sans doute retombé en dessous des 30 euros n'aurait donc dilapidé l'argent des français je rappelle d'ailleurs que au 7 mars cours est retombé à 33 euros à la date d'hier très précisément donc il me semble que tous ceux qui parfois d'ailleurs sur des bancs sur lesquels on ne s'attendrait pas entendre ce genre de critique nous reproche de ne pas avoir exercé mon option d'achat sur les titres prêté par bouygues bien tous ces gens là sont du côté des spéculateurs je suis parfois surpris de voir des spéculateurs sur des bancs sur lesquels on ne s'attendrait pas à les trouver moi je ne suis pas un spéculateur je suis comptable de l'argent des français est responsable d'une stratégie industrielle je ne me livre pas aux opérations de spéculation auxquelles certains voudraient m'inviter voilà les éléments que je voulais vous donner pour répondre précisément toutes les questions qui ont été posées je serais très heureux de répondre à toutes les questions complémentaires j'aurais juste insisté sur le message clé de mon intervention je crois à l'avenir de l'industrie française et je suis convaincu que nous avons devant nous de magnifiques perspectives je pense que cette industrie française reposera d'abord sur des compétences et sur de l'innovation et que tout ce que nous faisons sur la formation et l'apprentissage et clé tout ce que nous faisons soit innovation innovation de rupture est absolument décisif je ne crois pas à cette idée un peu saugrenue qu'il y aurait une industrie de demain qui serait en opposition totale à l'industrie d'hier je pense que l'industrie de demain c'est tout simplement l'industrie d'hier il se transforme radicalement mais ne jetons pas aux orties des outils industriels des sites des compétences qui doivent surtout se transformer prenez des exemples concrets plutôt que des références théoriques quand vous allez dans la vallée de l'aar et que vous regardez les usine de décolletage elles ont plus d'un siècle d'existence elles sont à la pointe des technologies elle intègre la numérisation la robotisation la plus développée l'intelligence artificielle haut niveau le plus pointu mais elle était là il ya 150 ans on n'a pas mis la clé sous la porte du décolletage pour inventer quelque chose de neuf on a radicalement modernisé le décolletage pour en faire un site industriel est un segment industriel extraordinairement performant regardez la cosmetic valley c'est la même chose ce sont des industries qui ont des décennies voire des siècles d'existence mais qui se poursuivent regardez l'automobile c'est une tradition qui elle aussi a plus d'un siècle en france mais c'est parce qu'on prend cet outil industriel qu'on le digitalise que le modernise qu'on le technologie que nous gardons à savoir faire industriel absolument exceptionnel et ça n'interdit pas de rajouter après d'autres industries technologiques de pointe s'interdit pas de considérer la finance elle-même comme l'industrie la recherche en matière technologique sur un blog shane comme une industrie nouvelle plein de compétences plein de savoir faire pour demain c'est en pensant large en pensant grand en pensant neuf qu'on construira l'avenir de notre industrie monsieur le ministre merci pour cet exposé bien concentré et qui apporte un certain nombre de réponses aux questions que nous posons je vais passer la parole à quatre personnes qui l'on demandait je le rappelle que ces deux minutes maximum parce que nous avons les questions d'actualité monsieur le ministre il est je pense également invités je voudrais simplement lui rappeler une chose on a parlé d'industrie j'ajouterai n'oublions pas l'industrie agroalimentaire parce que ce sont vos territoires qui sont à question c'est la valorisation des produits et dieu sait si nous avons une expérience et il le sait aussi bien que moi dans le domaine et sachez que les pôles de compétitivité notamment c'est pôle agroalimentaire son talent attentes puisque je crois que c'est le 15 avril que s'arrêtent les six années au cours desquelles ils ont reçu 115 euros par an et par paul je veux simplement un exemple le premier pôle de compétitivité à vocation mondiale que j'ai pu créer ou ainsi treize ans maintenant 12 ans à 470 entreprises s'y ajoutent 80 pôle de recherche sur des deux régions grande aquitaine et midi-pyrénées + languedoc-roussillon l'occident il pense que si thani je pense que n'oubliez pas donc cette réponse au pôle qui ma part est importante voilà ceci étant dit je vais donc passer la parole à madame artigas qu'il a demandé premier oui monsieur le président merci monsieur le ministre en octobre 2016 le gouvernement de l'époque avait annoncé plusieurs mesures dans la commande de 15 rames tgv pour éviter aussi talent d'alstom à belfort la restructuration à laquelle il paraissait promis avec 45 400 emplois menacés sur 480 néanmoins vous aviez alors abondamment critiqué ces mesures les qualifiant notamment de solutions irresponsable et vous aviez ajouté ceci lors d'une interview avec france 24 et rfi le 4 octobre 2016 je vous cite je considère que depuis le début l'état actionnaire autres aient dû libérer les capacités de production industriel d'alstom alléger les charges qui pèsent sur l'industrie simplifier davantage les règles du droit du travail simplifié les normes pour permettre à alstom de se développer et de maintenir son site à belfort vous ajoutiez l'état n'a pas joué son rôle d' état actionnaire ça nous a amené à cette situation j'aimerais que demain l'état actionnaire soit un tout petit peu plus prévoyants pour ne pas nous sortir des solutions irresponsable j'aurai deux questions à vous soumettre monsieur le ministre pour moi il ne faut pas confondre une politique qui libère les capacités de production et le rôle d'un état actionnaire même minoritaire garant de la stabilité des entreprises sur nos territoires tout dépend je crois du sens que l'on donne à l'expression état actionnaire alors quel est exactement votre conception de l'état actionnaire ma deuxième question vous estimez donc l'état n'a pas joué alors son rôle d'états actionnaires maintenant que vous êtes ministre de l'économie et des finances qu'elle doit être selon vous la stratégie qu'il doit adopter dans les entreprises actionnaires indique prudemment de la politique de libéralisme et râles de production des entreprises merci le dérivé part merci monsieur le président monsieur le ministre merci d'avoir pris le temps de nous présenter de façon développer extrêmement intéressante et on ne peut que partager et l'ambition et le souffle que vous souhaitez donner à l'industrie du futur sur notre territoire national il est évident qu'il faut que chacun soit au rendez-vous pour accompagner la transition économique de notre territoire d'être dans la course qui est celle qui nous est imposée par cette nouvelle donne économique et et cette nécessité de repenser notre industrie vous avez expliqué comment vous voyez les choses mais vous êtes l'état stratège mais vous savez aussi que l'état stratège il doit travailler avec d'autres niveaux institutionnels que sont les régions et les intercommunalités qui ont une partie des compétences en matière de développement économique soit en termes de stratégies régionales comment fait-on comment nous engage tous dans ces domaines que ce soit au niveau des territoires qui sont opérateurs économiques de proximité l'aménagement économique du territoire est porté par ses responsables ces responsables politiques si je me permets de dire ça monsieur le ministre vous savez pourquoi parce que d'abord il y a des métropoles ça a été dit il faut que ce soit de fer de lance qui ce qu'elle soit visible à l'échelle du monde et que nous ayons des locomotives dans notre pays milliers aussi des territoires infra régionaux des territoires extra métropolitain qui ont de vraies potentialités dans lesquelles il ya de la valeur ajoutée il ya de l'expertisé yann capacité à développer nous savons vous en avez conscience monsieur le ministre mais ce que je veux dire c'est que aujourd'hui certains de ces territoires sont à la croisée des chemins sont en train d'emprunter des voies sur lesquelles elles vont investir dans l'aménagement elles vont investir sur des choix par rapport à des villes filières économiques présentes sur leur territoire je lui ai donné l'exemple vous parliez d'exemples concrets j'en ai deux sur mon territoire alstom celui qui nous concerne aujourd'hui sur lequel nous avons besoin de comprendre au delà du rôle de l'état actionnaire comment monsieur le ministre vous voyez sur ces sites qui sont présents la façon dont à moyen long terme nous devons envisager des choses faut-il accompagner les aménagements les investissements en matière d'innovation de ses filières ferroviaire par exemple et nous avons vallourec est là aussi ce n'est pas une critique que je fais au gouvernement mais juste comment nous abordons comment nous approchons les enjeux qui sont face à cet autre filière qu'est la filière acier dans notre pays la situation de vallourec plus largement celle de la filière acier comment devons-nous nous poser en tant que territoire ont tant qu'élu responsable territorialement et nationalement si demain ce n'est pas quelque chose qu'il faut soutenir la même manière comment travaillons nous ensemble à l'évolution à la mutation à la diversification comment accompagner les salariés comment travailler en transparence et en vérité et comment attendre aussi des partenaires industriels qui sont ceux là et bien qu'ils nous disent aussi la vérité sur leurs intentions nous comptons sur vous monsieur le ministre pour être aux côtés des territoires ce l'état celui qu'il va construire les éléments de la transparence et d'engagement collectif pour accompagner ces mutations de filières mais on a besoin de travailler en confiance tous ensemble et d'avoir des industriels qu'ils nous disent les choses quatre intervenants je leur demande vraiment une minute parce que sinon nous ne serons pas aux questions d'actualité le ministre soit très gêné pour vous répondre dans le temps qui restera donc monsieur guay merci monsieur le président monsieur le rapporteur monsieur le ministre moi aussi je suis très heureux de vous rencontrer parce que je vous interpelle régulièrement sur un certain nombre de questions industrielles on n'a pas eu encore le temps de les changer mais je vous le dis publiquement je suis disponible pour échanger des coups et on peut moi je pense que vous avez une vision stratégique industrielle on n'a pas la même mais c'est aussi ça le débat bon comme j'ai une minute je me consacre cul sur une question sur alstom on a rencontré beaucoup de monde gt1 monsieur le rapporteur et mon collègue claude à munich on aura vu plusieurs fois monsieur poupart-lafarge deux fois tout le monde nous a bien expliqué le schéma le montage financier de cette opération on nous a d'abord parlé de mariage entre égaux puis on est revenu fusion absorption certains disent donation bon moi je voudrais savoir quel rôle clé à jouer l'état la direction de siemens nous a dit nous le gouvernement allemand au plus haut niveau nous a donné le feu vert nous l'a dit comme ça nous a pas dit qui est exactement mais on a eu le feu vert donc je voudrais savoir si globalement l'état français aussi a joué un rôle majeur dans cette opération j'ai bien entendu coup mettez à disposition l'accord est notre crainte pourquoi il ya une crainte du genre et j'en finis c'est parce qu'on a du mal à voir la stratégie industrielle derrière est-ce qu'on va privilégier le tgv où il ya eu une vraie question au bout de quatre ans que deviennent les emplois et les sites industriels qui se rendent ou blanc dans nos territoires lesquels vont être privilégiés il ya une vraie question autour la signalisation qui va être basé à berlin c'est de la vienne aux interrogations et notre envie de comprendre moi j'ai envie de comprendre la stratégie industrielle le montage financier gelé compris je ne partage pas tout le monde le sait tout est dans la presse mais je veux maintenant comprend le stratégie industrielle et là pour le coup on n'a jamais de réponse jeu j'en finis bon ensuite monsieur laurent bagnell oui monsieur le ministre je vais être très court parce qu'il ya beaucoup de choses qui ont été évoqués mais je voulais simplement rajouté par rapport à ce qui a été dit et vous le constatez vous l'avez dit que nous sommes dans une société en totale mutation une mutation qui se fait très rapidement donc il faut que nous jouions très réactif dans le cadre de la stratégie industrielle dont vous nous avez parlé vous avez dit innovation stabilité compétitivité moi je suis issu d'un milieu rural vous connaissez bien le milieu rural vous avez été ministre la culture longtemps et donc tout à l'heure le président parlait des pôles de compétitivité et aujourd'hui on se rend compte que les pôles de compétitivité dans nos milieux ruraux jouent un rôle déterminant donc ce qu'a dit tout à l'heure notre président est important mais ce qui est aussi important ces deux pas de l'elysée aujourd'hui on avait une stratégie de laisser les métropoles aspirer l'industrialisation et bien je crois que demain il faut prendre conscience que nos territoires ruraux qui vont avoir bien qu'ils vont avoir le très haut débit qui vont avoir la numérisation qui vont pouvoir accueillir des entreprises ou conforter des entreprises qui vont pouvoir loger des gens mieux qu'il se rend dans les grandes villes eh bien je crois que cette stratégie que nous avions cette politique que nous avions il va falloir l'inversé prendre conscience de ça et faire de telle sorte que dans cette société en mutation on tienne compte de notre de nos territoires ruraux merci monsieur quinté plus - julien oui merci monsieur le ministre de votre exposé une question très simple on nous a dit pas plus tard que ce matin d'ailleurs que la france au niveau mondial était le 14ème pays en matière d'investissements étrangers donc ça nous a un petit peu chagriné pour tout vous dire donc quel objectif quelles stratégies pour remonter cette pente mais comment attirer les investissements étrangers sans se faire phagocyter et je pense par exemple aux chinois qu'ils rachètent des vignes qui rachète et c'est un beau matin et qui là je reviens d'afrique avec le président larcher les chinois sont un petit peu partout j'ai bien peur qu'à matin on se réveille et brutalement se disant des touches chinois voilà comment lutter contre ça merci merci monsieur le président donc c'est un jour de la femme donc le jeu l'ex non c'est une blague entre nous mais je vais être très succinct puisque les questions d'alstom ont été abordés j'ai pas les aborder j'ai également un site sur mon territoire à reichshoffen jeu plutôt parler d'innovation qui m'a beaucoup plu c'est la première fois que j'entends un ministre de l'économie des finances me dire que qui ne fallait pas distinguer l'industrie des services je me souviens d'un de vos prédécesseurs qui disait justement linverse qu'en france on n'avait plus besoin d'industrie qu'il fallait développer les services je lui avais donné ma version 2 2 de cette citation en tout cas l'innovation lusine 4.0 la visite et on a vu on en a j'en ai sur mon territoire j'ai une usine 4.0 ce qui manque aujourd'hui c'est la formation et vous l'avez dit au niveau de l'apprentissage mais il faut se dépêcher parce que si on attend la mise en place notamment les temps anciens de l'éducation nationale je connais la lourdeur de je ne citerai pas ceci met ma collègue mais il faut se dépêcher on a passé un camp devant nous pour réagir donc au niveau de l'apprentissage formation emploi la vision des métiers que dont vous avez parlé il faut faire très très vite parce que l'industrie n'attend plus l'industrie se développe et ensuite il ya un autre phénomène dont on ne parle pas assez je pense au niveau de la formation c'est l'entrepreneuriat nous devons inculquer cette manière de vivre aujourd'hui cette manière de travailler cet entreprenariat et la prise de risques ça aussi nous sommes très frileux en france la prise de risque et donc j'aimerais qu'on développe ça au moment de du projet de loi formation ministre vraiment quelques remarques merci d'avoir mis à notre disposition l'accord il aurait fallu commencer par là ça aurait été beaucoup plus simple je pense que vous devez rencontrer les syndicats il le demande avec beaucoup d'empressement c'est important il faut que sachez que sur la volonté de créer un champion européen il n'a pas de problèmes entre nous c'est les conditions dans lesquelles se fait ce rapprochement ce matin on nous a parlé d'une prise de contrôle c'est le mot par le groupe siemens du groupe alstom et lorsqu'on va relire le le comment l'accord on regardera très précisément s'il y a justement des défenses s'il y a des possibilités au cas où il y aurait des menaces sur un site de pouvoir intervenir dernière chose ce qu'on a ressenti à toulouse il ya vous avez développé une conception de de l'industrie qui qui est intéressante mais en même temps il ya besoin de réponses concrètes s'il n'ya pas de réponse concrète par exemple voyez sur airbus le fait de fabriquer entièrement un aéronef en en allemagne ça change beaucoup de choses pour la production en france et sur les pôles de compétivité tout cela il faut des réponses concrètes à dire que le maquereau soit avec le micro avec les territoires sache un moment donné où il met les pieds s'ils ont la possibilité de se développer ou pas dernière chose mais alors vraiment c c concernant je crois que vous avez fait une erreur entre la fiscalité du capital et les impôts de production je pense que les impôts de production quand on les supprime ed a vraiment développer la production et la valeur ajoutée l'impôt sur le capital je pense qu'une bonne partie badens et panama peppers 1 je pense merci monsieur le président monsieur le rapportage de commencer tout de suite par vos questions sur le fisc était son capital mais je maintiens qu'il est indispensable de l'abaisser si on veut des investissements dans des entreprises hautement capitalistique mais sur les impôts de production je reste convaincu qu'il pénalise la compétitivité de notre industrie donc nous avons lancé le travail d'examen de tous les impôts de production qui pèse sur les entreprises notamment industrielles en france c'est la première fois que cet examen la effet et nous en tirerons les conclusions je pense que c'est indispensable désormais de regarder les plâtres et impôts de production de voir quelle réponse nous pouvons y apporter ils sont trop lourds et ils nuisent la compétitivité de notre industrie s'agissant des pôles de compétitivité et de la ruralité cher alain charlot daniel laurent à laquelle vous savez je suis très attaché moi je rappelle sans vouloir rappeler des souvenirs d'ancien combattant que nous avons créé avec dominique de villepin quand je serai avec lui des pôles de compétitivité dont je suis particulièrement attaché à ces pôles de compétitivité pour moi il n'est pas question de les affaiblir au contraire je pense qu'il faut les renforcer les rassembler faire en sorte que les trois les plus opérationnel possible et plus efficace possible mais je crois à cette politique des pôles de compétitivité je rassemblais ensuite un peu de lait question pour vous permettre et me permettre d'être à l'heure aux questions d'actualité mais certaines questions enfin tout d'ailleurs sont particulièrement importante et stratégique d'abord sur alstom réponses très concrètes je vous redis que vous pourrez consulter l'accord au ministère de l'économie pour les parlementaires qui le souhaitent nous tiendrons une première réunion du comité de haut niveau de suivi des accords siemens alstom le 22 mars et je présiderai moi même comme je m'y étais engagé je tiens toujours mes engagements ce premier comité à haut niveau j'aurai donc l'occasion de rencontrer à nouveau la direction henri poupart lafarge et joe kaiser le président de siemens et des syndicats mais je ne fuis jamais mes responsabilités je crois à cet accord entre siemens et alstom je présiderai le comité de suivi à haut niveau et je veillerai au respect des engagements qui ont été pris sur l'activité sur l'absence de départs contraints sur le niveau d'emploi global soit le niveau d'investissement en recherche et développement en prend france tous ses engagements là devant être tenu et je veillerai personnellement à ce qu'ils soient respectés je précise d'ailleurs sur les questions qui ont été posées notamment par le succès sur le risque de doublon non prenez le temps pour en discuter si vous le souhaitez de comparer les technologies et dany cee et technologies d'un tgv ce ne sont pas les mêmes ce sont des technologies est très différente avec notamment le placement des moteurs qui n'est pas la même façon sur les rames donc on peut en parler très longuement mais ce n'est pas les mêmes technologies il n'y a pas de doublon et je rappelle accessoirement que contrairement à bombardier enfin me demande et les propos qu'on creuse et parfaitement raison siemens n'a pas un seul site de production en france dans le secteur du ferroviaire donc là il n'y a pas de doublon s'il y avait eu un accord avec bombardier ça aurait été très différent donc voilà regardons les choses là aussi de manière très pragmatique je pense que ça aide aussi à la décision mais je présiderai ce comité de suivi au niveau je rencontrerai les syndicats vous aurez accès à d'accord et je veillerai au respect des garanties qui ont été prises il ya un troisième question qui m'a été posée notamment par valérie létard qui est très importante c'est sur la filière acier pour pas se cacher l état du paa dû partir mais que les décisions prises par l'administration américaine sur les tarifs de l'acier de l'aluminium auront un impact direct sur nos activités en france et en europe augmenté de 25% taille de l'acier de 10% de taille de l'aluminium ça va conduire les surcapacités qui ne pourront pas aller vers les états unis qui iront vers l'europe qui feront baisser les cours et qui auront donc un impact sur notre outil de production j'ai donc décidé de réunir tous les acteurs du secteur sidérurgique en france que ce soir ce lors que ce soit vallourec digitec toutes les entreprises concernées pour examiner directement avec elle dès la semaine prochaine les conséquences des décisions prises par l'administration américaine sur notre nos sites de production en matière d'acier et d'aluminium ça nous permettra aussi d'engager une discussion avec la commission européenne chiffres à l'appui sur les mesures de réponse qui sont nécessaires et je rappelle que le présent la république effectuera un déplacement à washington les 23 et 24 avril prochains inutile de vous dire que cela risque d'être à l'ordre du jour des discussions s'agissant de l'état actionnaire c'est une question très importante qui m'a été posée tout à l'heure nous devons redéfinir la place de l'état dans l'économie le rôle de l'état actionnaire c'est d'abord celui des services publics je crois profondément aux services publics je pense que la sncf est un magnifique service public et quant au cross service public eh bien on prend des décisions nécessaires pour les transformer leur permettre de réussir face à l'ouverture de la concurrence et surtout de rendre un meilleur service aux clients parce que les usagers de la sncf sont des clients qui ont le droit à un service de qualité donc je crois aux services publics et c'est justement parce que je croise avis public que je juge nécessaire de transformer ses services publics ça vaut pour la sncf ça vaut aussi pour edf qui est en train de transformer ses activités en développant massivement les énergies renouvelables je pense que c'est une bonne direction en deuxième lieu l'état actionnaire peut être présent dans des secteurs stratégiques où notre souveraineté est en jeu je pense par exemple au secteur de l'énergie nucléaire chapin coteaux comprendre que dans ces secteurs stratégiques l'état a une place à occuper enfin je pense que le rôle de l'état actionnaire c'est aussi de garder une capacité d'intervention lorsque des déséquilibres sont manifestes et qu' il doit réagir face à adé décision du secteur privé qui serait injuste ou inique je pense que ça fait partie aussi du rôle de l'état actionnaire mais pour le reste ce n'est pas le rôle de l'état que de recueillir régulièrement des dividendes au lieu d'investir dans l'avenir des français je vois que cela occupe aujourd'hui le devant des médias je veux dire très clairement que oui nous demanderons prochainement les autorisations législatives nécessaires pour faire un certain nombre de cessions d'actifs de l'état ces sessions nous les ferons avec le premier ministre et avec le président de la république quand nous souhaiterons au moment que nous jugerons pertinent et à notre rythme nous les ferons en fonction de la qualité des projets industriels qui nous seront proposés et nous les ferons avec un objectif principal qui est le financement de l'innovation de rupture c'est à dire la préparation de l'avenir des français voilà la doctrine de l'état actionnaire je voulais vous présenter mais voilà aussi la doctrine des cessions d'actifs que je voulais vous présenter nous demanderons des autorisations législatives nécessaires pour faire les cessions d'actifs mais nous le ferons avec auprès ministre et opposant à public à notre rythme en fonction de ce que nous ouvrons utile et nécessaire en veillant au respect des intérêts patrimoniaux de l'état et en fonction des projets industriels qui nous seront proposés pour financer l'innovation de rupture une toute dernière remarque sur et on sera à l'heure sur l' usine 4.0 et qui rejoint une stratégie d'investissement vis à vis de la chine si on veut résister à la chine il faut être capable effectivement de dire non à certains investissements et oui à d'autres êtres capables d'avoir une vraie doctrine nous y travaillons avec jean yves le drian à la demande du président de la république en veillant à ce que tout cela soit fondée sur un principe de stricte réciprocité quant à l' usine 4.0 devrait parler ça prouve que une usine quel point zéro elle est peut-être 4.0 mais ça reste une usine et tous ceux qui rêvaient d'une industrie sans usines on vend du vent aux français l'industrie ce sont des usines et il y a de la beauté dans les usines il ya de la grandeur du savoir-faire de la technologie dans les usines qui ont visité l'usiné de l'oréal elle et robotisés elle est exceptionnellement moderne elle intègre toutes les hautes technologies elle intègre en direct les données qui sont clés parce que lorsqu à shanghai ou encore et on lance un nouveau rouge à lèvres qui s'appelle pink lady et que ça fait fureur il faut que les données sur les centaines de milliers de clients qui se précipitent ce nouveau produit soit immédiatement transmise à l' usine pour que l'usiné puisse adapter son rythme de production il n'empêche qu'au delà de ces données de cette technologie l'intelligence artificielle qui est derrière du traitement 2 millions de données qui fait la force de cette usine et qui abolit une fois encore la rupture la frontière entre industrie et services il ya aussi des femmes et des hommes qui teste la qualité des produits qui font la maintenance des robots et qui juge au nez de la qualité des parfums qui sont vendus l'humain garde toute sa place dans une usine que le ministre voilà pour l'audition de bruno le maire le ministre de l'économie qui s'est donc exprimé pendant environ une heure et quart devant les sénateurs de la mission d'information sur la fusion alstom siemens une mission d'information qui s'interroge aussi plus globalement sur l'industrie française qui a pour rapporteur le sénateur socialiste martial bourquin dont le président et les sénateurs et l'ère alain chatillon tous deux avaient d'ailleurs déjà travaillé sur la question de la désindustrialisation de la france vous pouvez toujours voir et revoir toutes les auditions sur notre site publicsenat.fr très bonne journée sur la chaîne parlementaire

1:17:26
Non speech

[Musique]