Canicule : Hervé Prononce, le président de Clermont Auvergne Métropole annonce une réunion extraordinaire ce vendredi
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
Est-ce que c'était des aménagements nécessaires et même vitaux ?
- 1:30RelanceRéponse directe
Est-ce qu'on peut déduire que Inspire a été, vous parliez de modélisation, c'est vrai. Dans la pratique, ça a été peut-être mal pensé par Andro ?
- 1:45RelanceRéponse directe
Est-ce que ça, ça n'aurait pas pu être anticipé ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Vous en êtes où ? Vous les avez, ces mesures ?
- 4:59RelanceRéponse directe
l'année dernière, avant même le mois de juillet, il y eu des aménagements, je crois, pendant la canicule, notamment sur la piscine à Clermont-Ferrand. Cette année, ça n'aurait pas pu se faire, par exemple, sur la canicule, les 15 jours qu'on a connus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40Locuteur non identifiéChiffre
« dès le départ, il y a eu un déport jusqu'à 250 voitures par heure dans certaines petites rues du centre-bourg. »
- 2:49Locuteur non identifiéChiffre
« On a 700 voyageurs par jour qui rentrent et qui sortent de la gare du Cendre. »
- 3:34Locuteur non identifiéPromesse
« les piscines, l'ouverture des piscines à 2 euros à partir d'aujourd'hui, tout le mois de juillet, tout le mois d'août. »
- 3:50Locuteur non identifiéFait
« un plan arbre, j'en étais favorable en 2020. Ça n'avait pas eu d'écho particulier. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Présentateur 224 %
≈ 6,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Pays d'Auvergne, premier sur l'actu local en Auvergne. Ici Matin.
L'évolution du réseau Inspire ou encore la gestion de la crise, on reçoit ce matin le président de Clermont-Auvergne-Métropole.
Hervé Prononce, bonjour. Bonjour. Après Clermont, c'est Cournon qui rouvre plusieurs axes aux voitures. Certains pourraient pointer du doigt un détricotage du réseau Inspire qui a à peine six mois. Est-ce que c'était des aménagements nécessaires et même vitaux ? Oui, bien sûr, ce n
'est
pas du tout un détricotage, c'est une adaptation. Quels que soient les élus qui auraient pu être en place aujourd'hui...
Ça aurait
lieu ? Bien sûr, mais bien sûr, parce que tout système est une modélisation en réalité du trafic et puis dans la réalité, on voit bien qu'il y a des adaptations. Et moi, j'étais très heureux d'être hier avec le maire de Cournon. D'ailleurs, ça ne s'est pas fait comme ça. Le maire de Cournon, aussitôt élu, a demandé une étude par le SMTC pour faire en sorte de fluidifier la circulation et voir s'il y a des possibilités d'ouvrir. Et donc, c'est pour ça que nous étions hier avec le maire de Cournon et le président du SMTC.
C
'est compliqué à faire évoluer. Vous le disiez, il faut qu'on réunisse d'un côté la SMTC, d'un côté les élus, qu'on recalcule tout, c'est quand même une grosse machine. Oui, c'est compliqué parce qu'en réalité, il y a une efficacité du réseau. Réouvrir, c'est peut-être ralentir aussi des bus qui sont sur des voies dédiées. Donc, il faut trouver le juste milieu pour faire la place à la voiture. Et puis, bien évidemment, avoir une efficacité du réseau pour ne pas perdre trop de temps parce que des minutes sont importantes. Et si vous ouvrez toutes les rues, forcément que les bus vont coincer et que l'efficacité du réseau soit moindre.
Est-ce qu'on peut déduire que Inspire a été, vous parliez de modélisation, c'est vrai.
C
'est de la théorique. Dans la pratique, ça a été peut-être mal pensé par Andro. On pense à Cournon où le maire nous explique que quand même, dès le départ, il y
a
eu un déport jusqu'à 250 voitures par heure dans certaines petites rues du centre-bourg. Est-ce que ça, ça n'aurait pas pu être anticipé ? Oui, alors il y
a
deux choses qui, à mon avis, n'ont pas été très bien modélisées. C'est le déport sur tout le vieux Cournon.
Et
je le vois bien, les gens du vieux Cournon sont exaspérés par le fait que des voitures avec Waze, vous savez, sans faire de publicité, mais avec toutes les applications, détournent par le vieux Cournon. Et puis moi, moi, je suis le maire du Cendre. Et donc, sur l'avenue de l'Allier et puis la rue des Hortensiens, on a un déport de voitures qui viennent du pont de Cournon qui avant traversaient par la place, qui ne pouvaient plus se faire. Et donc, aujourd'hui, nous en subissons, nous, les conséquences. Et donc, moi, j'avais écrit à l'ancien maire de Cournon, qui ne
m'a
d'ailleurs jamais répondu. Il ne
me
répondra d'ailleurs jamais, puisqu'il n'est plus maire de Cournon. Et donc, c'est la raison pour laquelle, maintenant, avec le nouveau maire de Cournon, nous sommes en discussion et nous avons réouvert un axe, l'axe de la rue de la Liberté, qui permet d'avoir une traversante pour essayer de soulager le vieux Cournon et soulager la commune du Cendre. Et j'en suis très heureux. Le Cendre aussi va procéder à d'autres évolutions, peut-être
? Non,
parce qu'en réalité, nous avons en matière de bus une seule ligne dédiée qui fait Cournon-le-Cendre. Et puis, nous, nous avons la chance d'avoir la gare en centre-ville. Donc, c'est la gare qui est hyper importante pour nous. On a 700 voyageurs par jour qui rentrent et qui sortent de la gare du Cendre. Des gens du Cendre, bien sûr, mais des gens de Cournon qui viennent prendre le train au Cendre, de Dorsay, de la Roche Blanche. Et c'est très bien. Un autre sujet ce matin, sujet national. La canicule, elle s'est achevée. Il y
a
une nouvelle vague de chaleur qu'on annonce. Au Conseil métropolitain, la semaine dernière, vous aviez dit que vous réfléchissiez à des mesures. Vous en êtes où ? Vous les avez, ces mesures ?
Alors,
on fera des propositions demain au bureau. Parce que moi, je veux vraiment le concerter, je l'ai dit. Je suis le président à la fois du rassemblement et le président de la proximité. Donc, demain, j'organise un bureau extraordinaire avec tous les maires de la métropole.
Dont
l'objectif est de dire qu'est-ce qu'on a fait et qu'est-ce qu'il faudrait faire dans les prochains mois et dans les prochaines années. Nous travaillons actuellement avec des mesures concrètes. Par exemple, les piscines, l'ouverture des piscines à 2 euros à partir d'aujourd'hui, tout le mois de juillet, tout le mois d'août. Nous travaillons avec des espaces de fraîcheur dans les bibliothèques, par exemple, pour accueillir les gens des communes et des personnes en difficulté. Nous travaillons avec un plan aussi pour pouvoir végétaliser encore plus notre métropole. Et peut-être un plan arbre, j'en étais favorable en 2020. Ça n'avait pas eu d'écho particulier.
Mais je trouve qu'aujourd'hui, il faut que nous réfléchissions à ça. À végétaliser d'autant plus. Bien sûr, encore plus. Là,
la
climatisation est une chose, c'est une alternative, mais pas partout. Climatiser tous les bâtiments et autres, est-ce que c'est la bonne solution ? Je n'en suis pas sûr. Néanmoins, climatiser certaines pièces ou certains équipements publics, bien évidemment. On est obligé, par exemple, actuellement, de fermer la bibliothèque de Blanzat. Elle a été imaginée par un architecte qui venait du nord de l'Europe. Et résultat, quand il fait chaud, on la ferme. Donc, c'est pour ça qu'il faut absolument qu'on travaille à des mesures d'adaptation. Mais surtout, la meilleure déclimatisation, c'est la végétalisation. Donc, un plan arbre sera, je pense, une des propositions.
Il faut faire très attention aussi à ça, parce que nous faisons souvent des travaux de voirie et on a toujours le dilemme entre les personnes qui calculent la voirie et tous les ingénieurs et autres qui nous disent, attention, on a des réseaux, on ne peut pas planter. Oui, mais aujourd'hui, les réseaux, c'est bien. Il faut les respecter, mais il faut aussi avoir dans les rues des arbres. Et on le voit bien, quand on a des arbres, c'est un climatiseur naturel. Je reviens sur les piscines. C'est 2 euros à partir d'aujourd'hui, c'est ça ? Oui, le plan piscine, 2 euros pendant 2 mois, jusqu'à fin août. Je me permets de vous relancer, mais l'année dernière, avant même le mois de juillet,
il
y
avait
eu des aménagements, je crois, pendant la canicule, notamment sur la piscine à Clermont-Ferrand. Cette année, Julien Bonnier a dit, ah, ce n
'est
pas à ma main, c'est la main de la métropole. Il vous remet un petit peu le bébé entre les mains. Est-ce que ça n'aurait pas pu se faire, par exemple, sur la canicule, les 15 jours qu'on a connus ? Oui, alors c'est une décision aussi qu'il faut valider en conseil métropolitain. Ce n
'est
pas une décision personnelle, donc il faut que je fasse valider en conseil métropolitain.
Il
aurait fallu réunir l'ensemble des élus durant ces 15 jours de canicule en urgence.
Voilà,
donc on travaille sur un mode souple qui me donnerait la possibilité, moi, en tant que président de la métropole, de prendre ce genre de décision hyper rapidement. Et donc ça va être pris lors du prochain conseil métropolitain. Donc l'année prochaine, et même dans ces prochains temps, je pourrai prendre la décision, lorsqu'il y
a
une canicule qui arrive, de faire une piscine à 2 euros. Merci beaucoup, Hervé Prononce, président de la métropole de Clermont-Ferrand. Merci d'avoir été avec nous ce
matin.
Merci beaucoup pour votre invitation. Je vous souhaite une belle journée. Belle journée à tous. Et vous réécoutez cet entretien sur ICI.fr.