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interviewSénat (sur YouTube)· 17 avril 2026 61 min

Audition de Romain Delaume, président de Dartagnans

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Oui, on s'est déjà vu. Ça y est, je vous reconnais. Euh, mes chers collègues, monsieur le président, madame la rapporteur, le Sénat a décidé de la constitution d'une commission d'enquête dont l'objet est de travailler sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droits privés et les risques en matière d'influence, d'absence de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie.

Le champ d'action de ces financeurs privés est large. Les sphères associatives, éducatives et culturelles semblent avoir leur faveur. Le travail de notre commission d'enquête sera d'analyser les règles encadrant les interventions des organismes sociétés ou fondations de droits privés dans les politiques publiques précitées et d'évaluer les risques en matière d'influence de cette possible non transparence financière.

Ce type de formation, commission d'enquête entraîne un certain formalisme juridique. Avant de vous donner la parole, je dois vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal. Et je vous invite donc à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant "Je le jure et je vous remercie par de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt." Monsieur De l'ôme, je le jure et je n'ai pas de lien d'intérêt.

Je vous remercie. Nos trava nos travaux se concentrent se concentrent donc prioritairement sur les secteurs de l'éducation nationale, de la culture, du patrimoine et de la vie associative. Votre audition s'inscrit dans une nouvelle phase de nos travaux au cours de laquelle nous allons recevoir des acteurs évoluants dans le secteur de la culture et du patrimoine.

Ces auditions doivent nous permettre d'analyser les mécanismes à l'œuvre, de mieux comprendre les enjeux réglementaires, de saisir les évolutions et mutations que le secteur de la culture et du patrimoine ont pu connaître au cours de ces dernières années. D'évaluer leur empleur et d'imaginer des moyens de protection quand cela s'avèra nécessaire sans pour autant bloquer le système. C'est important.

Le maître mot de nos travaux, vous l'avez compris, est transparence. Monsieur Deume, nous allons vous donner la parole pour une courte introduction. Je vous demande de pas dépasser les 10 minutes avant que la rapporteur et les membres de la commission d'enquête vous pose des questions.

Et avant cela, je laisse la parole à notre collègue rapporteur Colombe Brossel pour qu'elle vous présente les axes de travail de notre commission d'enquête. Merci beaucoup madame la présidente. Bonjour chers collègues.

Bonjour à vous. Merci de votre présence. Vous l'aurez compris, nous entamons une nouvelle séquence dans le cadre de nos travaux en lien avec les questions culturelles et patrimonial.

Et de ce point de vue-là, évidemment euh nous sommes très intéressés euh à l'idée de pouvoir vous entendre et échanger avec vous car euh vous avez cofondé d'Artagnan en 2014-215, vous nous le préciserez, euh avec une entreprise donc spécialisée dans la préservation et la valorisation du patrimoine culturel. Nous sommes bien au cœur des champs sur lesquels nous avons décidé de de travailler avec un une part intéressante de financement participatif euh et un un projet qui a pu être qualifié, j'ai lu ça dans la presse, de Mcenna 2.0, Mcenat participatif 2.0 combinant numérique, tourisme et patrimoine.

Et vous avez fait le choix d'avoir plusieurs structures. la l'entreprise euh mais par ailleurs un fond de dotation du financement participatif. Euh vous avez été amené à avoir un certain nombre de contrôles qui ont emmené une décision de suspension par la préfecture de d'Île-de-Fance du du fond de dotation pour 3 années et je crois que sa levée de suspension a été annoncée en en décembre 2025.

Et du coup, vous voyez bien pourquoi nous pensions euh plus qu'utile de pouvoir vous auditionner aujourd'hui au-delà du champ d'intervention qui est euh le vôtre, mais également pour euh mieux comprendre en tirant ce fil rouge de la transparence financière justement ces mécanismes de financement par plusieurs types d'objets économiques, par plusieurs canaux et la façon dont vous avez pu organiser cela euh Et évidemment le pendant c'est de savoir comment se sont construites vos interactions avec les services instructeur services qui observent regarde et contrôle et en l'espèce la la préfecture de la région de France pour ce qui concerne le fond de dotation. Monsieur Delong, vous avez la parole. Bien madame la présidente, madame le rapporteur, monsieur le sénateur, je suis déjà ravi et honoré d'être ici, de partager avec vous ma passion, mon expérience, mon expertise et de répondre à vos questions.

Voilà, je suis Romain de l'aume, je suis entrepreneur, je viens juste d'avoir 40 ans. Je suis marié à une magnifique femme qui s'appelle Claire. Je suis l'heureux papa de deux charmantes petites filles.

Ella 4 ans et Léo 1 mois. Je suis le fils de Philippe de l'ôum, entrepreneur et retraité depuis. Je suis aussi le fils de Jasmine de l'aume, attaché par le menteur et retraité depuis.

Et je suis également l'arrière petitfils d'Étienne Clémentel, maire de Rayon pendant 32 ans, député pendant 19 ans, sénateur pendant 16 ans et ministre à quatre reprises. Il est aussi le fondateur d'un des plus beaux musées de France, le musée Rodin à Paris. Si je vous donne cet héritage, c'est pour vous dire que j'ai l'entrepreneuriat, le goût de la culture, de l'histoire et du bien commun dans le sang.

L'entrepreneuriat au service du patrimoine était finalement une destinée. Voilà, ça fait 11 ans que je suis entrepreneur et 11 ans au service du patrimoine et du tourisme. Je suis un autodidacte.

J'ai pas de parents châtelin, j'ai pas donc le curé qui aurait pu m'ouvrir les portes des cathédrales. Je n'ai pas fait l'école du Louvre, mais l'école de commerce. Voilà, j'ai le goût des autres, j'ai le sens du public et mon métier à moi, c'est de rendre les gens heureux.

Mon métier, c'est de créer des expériences, de développer le tourisme et de faire un groupe solide économiquement, c'est-à-dire d'essayer d'être rentable à la fin de l'année pour pouvoir réinvestir dans les châteaux que nous gérons et les événements que nous organisons. Voilà, j'ai donc créé d'Artagnan il y a 11 ans. Pendant nos premières années d'activité, nous gérions une plateforme de financement participatif en dons et en investissement, c'est important de le dire, immatriculé auprès de l'Orias et contrôlé par l'AMF, l'autorité des marchés financiers.

Cette plateforme permettait à des propriétaires gestionnaires de monuments privés, publics ou associatif de collecter des fonds pour des projets de restauration, d'entretien et développement de leur monuments. Nous mettions donc en relation des propriétaires gestionnaires de monuments avec le public. Et en fait, cette idée de plateforme de financement participatif que nous avons fermé depuis a été lancée autour de l'économie collaborative parce que nous trouvions génial en fait de donner la parole aux gens et de voir des projets naître sans influence politique ou sans exigence de résultats financiers.

Le plébiscite était alors donné par les contributeurs et ça c'est magnifique, c'est démocratique et c'est vraiment intéressant de pouvoir permettre ce type de projet. Et on a entre autres soutenu Notre Dame de Paris après l'incendie, le château de Chambor, le château de Volvicomte, le centre européen de musique, le musée des tissus de Lyon, l'abite de Sénank, Notre-Dame de Lorec, de Laorette pardon, la cathédrale d'Allep en Syrie, le musée de la marine, les compagnons du Devoir, l'église Saint-Thomas d'Aquin, le musée de la vie romantique, le théâtre Mogador, le festival de Roamadour, le musée des beauxards de Lyon, l'aboyaumont, le moulin d'Aragon, l'abontevre, le bois des mouters, la cathédrale de Chartre, la synagogue de Lille ou encore la statue de Dart. Arttagan à Loupiac.

Et en 2017, alors que nous n'étions que trois chez D'Artagnan, on a eu une idée folle à force d'aider finalement des propriétaire à monter des projets, on avait envie d'avoir notre propre château à nous à sauver de A à Z. Sauf qu'à l'époque, on avait ni le cash ni les bilans pour pouvoir emprunter. Alors, on a lancé un concept unique qui s'appelle l'achat collectif de château.

Et avant ce projet-là, la plus grande collecte historique sur la plateforme d'Arstagan était de 30000 € environ pour la restauration. de la grande horloge du château de Volvicte. Et lorsqu'on lancé ce concept, en quelques semaines, on collecte plus de 1,5 million d'euros auprès de 15000 personnes originaires du monde entier.

Et là, on a fait la une de tous les médias, de Paris au Japon, du Brésil à l'Allemagne. Enfin, c'était complètement fou. Moi, je dormais sur place, j'ai passé de semaines à ne répondre qu'à des interviews, des médias du monde entier.

Donc voilà, ça aussi été une expérience très enrichissante pour moi. Euh et très rapidement après le succès de la mode chandonier, ben chezan, on est passé de 3 à 40 et c'est là que le syndrome de la start-up qui grossit trop vite a failli faire couler le groupe. Voilà, on se sentait invincible, on pensait qu'on allait pouvoir acheter, gérer, restaurer des dizaines de châteaux.

Du coup, on a lancé coup sur coup deux nouvelles campagnes d'achat collectif dont une en plein Covid. Euh on a ensuite embauché une armée de développeurs informatiques pour lancer notre billetterie 100 % culture. Euh on a ensuite créé une entreprise d'assistance la maîtrise d'ouvrage pour les châteaux.

On a co-créé euh un fond de dotation euh voilà à la suite d'un conseil juridique. Euh on a même été impoli à l'époque avec la fondation du patrimoine parce qu'on voulait coorganiser avec eux le loto alors qu'on avait rien à y faire et voilà. Donc je profite aussi pour pour m'en excuser.

Voilà, on a voulu faire tout un tas de choses et euh on allait partout et c'était beaucoup trop et cela nous a volu des reproches euh publ parfois de manière injuste. Euh ça nous a causé un retard administratif énorme notamment dans la tenue de nos publications et de nos assemblées générales et cela nous a conduit à être accusé d'un certain manque de transparence alors que le manque de transparence était en réalité un manque de temps. Tous nos chiffres d'ailleurs sont quasiment publics, même si on est une société privée, car nous les partageons avec des dizaines de milliers d'actionnaires.

Et comme vous l'avez rappelé, ces retards ont entraîné des contrôles au pluriel en tout genre comme vous pouvez l'imaginer. Aujourd'hui, c'est derrière moi et il m'aura fallu 3 ans pour tout remettre à plat. Euh et on y reviendra peut-être.

Donc depuis 2023, j'ai recentré l'activité de D'Artagnan et j'ai repensé le modèle. Aujourd'hui, D'Artnan gère et développe le château de la Michadenier pour lequel nous avons obtenu une étoile verte au guine Michelin dès 2022, ainsi que le château de Boulogne la Grce depuis 2024. La gestion de château, c'est 8 millions d'euros levés et 10 millions d'euros investis en fonds propres, soit 2 millions d'euros de plus.

Sur ces 10 millions d'euros investis en fond propre, le montant du messena reçu et des subventions publiques représente exactement 90510,40 centimes, soit moins de 1 %. C'est donc non significatif. Parallèlement à ça, D'Artagise également deux événements européens : la nuit des châteaux lancés en 2019 et la nuit des monuments lancé en 2025.

Et la 2è édition d'ailleurs, c'est ce weekend. Ces événements fédèrent des centaines de châteaux et ont rassemblé 180000 visiteurs avec 2 millions d'euros de retombé direct pour les monuments participants et 10 millions d'euros de retombées indirectes grâce à la création de ces événements. Et enfin d'Artagnan, on anime une communauté intergénérationnelle de plus de 50000 cochâtelins au runire de 183 pays.

Et donc cette réorganisation euh elle m'a permis euh de d'avancer dans ma conviction initiale à savoir que un château euh peut avoir un problème de travaux cohérent, pérenne et autofinancé sans subvention, sans mes Sénat sur les 20 années à venir s'il se développe intelligemment. Aujourd'hui, pour prendre l'exemple de la mode chandonier, en 2025, on fait notre premier exercice à l'équilibre financier et en 2026, on fera notre première année bénéficiaire et nos bénéfices seront réinvestis dans nos travaux et le développement du site. À la mode, nous sommes passés 3000 visiteurs en 2018 à plus de 30000 en 2025.

On n jamais eu de subvention, on n' jamais mis de reçus fiscaux au grand public qui nous a soutenu dès le début. Tout a été autofinancé et j'en suis très fier. Nos châteaux et nos événements européens s'adressent donc au public et à tous les publics.

Aujourd'hui, d'Artagnan fait partie d'un écosystème qui fait venir des dizaines de millions de touristes chaque année et qui fait de la France la première destination touristique au monde. Voilà, vous l'aurez compris mais est passionnante, elle est aussi erintante. Voilà, j'ai un métier très particulier, c'est un métier d'acrobate, c'est un stress permanent, il faut être en forme tout le temps et puis réussir sa vie de famille avec sa vie professionnel quand on travaille plus de 80 heures par semaine, c'est compliqué.

Et d'ailleurs, je milite, même c'est pas l'objet d'ici, pour la création d'un statut d'entrepreneur, voilà, pas du patron, mais de l'entrepreneur, celui qui prend tous les risques, celui qui embauche, celui qui crée de la richesse. Mais voilà, ça sera peut-être l'occasion d'autres travaux dans une autre commission, dans un autre moment. Voilà.

Donc aujourd'hui voilà, j'ai en tout cas la tête haute et la fierté de voir à quel point d'Artagnan a su apporter en partant de rien sa patte au secteur des châteaux et du patrimoine. Voilà, on est loin d'être les meilleurs mais on a su apporter notre petite touche et intéresser un nouveau public à la préservation du patrimoine sans mettre en avant le messena ou les reçus fiscaux mais en créant des véritables expériences humaines. Vo le titre de CChatelin aujourd'hui euh ça remplace les barons et les duchesses du 19e siècle, ça remplace la carotte de la défiscalisation et ça rend les gens heureux.

Et ça marche. Voilà. Et pour terminer, je voudrais évidemment remercier mon équipe sans qu'il rien ne serait possible.

Que ce soit à Paris, à la Mé ou à Boulogne de la Grâce, ils font tous un travail formidable et aucun chef d'entreprise ne peut avancer sans une équipe superbe. Je vous remercie. rapporteur des questions complémentaires.

Merci beaucoup madame la présidente. Merci pour ce cette introduction et ce ces premiers propos. Je vais me permettre de revenir sur quelques éléments en essayant de rester dans le cœur de nos travaux pour voir comment nous pouvons améliorer ce qui peut ou doit l'être.

Euh vous avez dit et la phrase était certainement tout à fait volontaire, euh on m'a incité à créer un fond de dotation et j'aimerais bien que vous puissiez revenir librement euh sur euh les conseils qui vous ont été donnés, les raisons qui vous ont amené à créer ce fond de dotation qui de fait à partir du moment où il y a un fond de dotation, il y a une participation des la part des finances publiques même indirectes et ce qui vous amène aujourd'hui après une période de suspension à conserver si j'ai bien compris le fond de dotation ou pas. D'ailleurs, vous nous le direz. Euh voilà, j'aimerais bien comprendre un peu plus en détail cette étape de votre aventure entrepreneuriale.

Alors, le le fond de dotation pour nous a jamais été un moyen de collecter des fonds pour développer nos projets puisque euh la mode chandonier a été euh faite 2 ans avant la création d'une fond de notation. Elle est en 105 que l'on a réussi à collecter, le fondation n'existait pas. Château de l'bopinet pareil.

Et en fait, on cherchait une structure d'intérêt général pour organiser des chantiers de bénévoles. Et en gros, l'objectif pour nous, c'est de pouvoir permettre à notre communauté des cochettelins du monde entier qui ont pas spécialement de de qualification particulière de se retrouver autour d'un projet collectif et collaboratif. Donc on a cherché des conseils, moi je suis pas juriste, je ne suis pas avocat et on nous a dit bah plutôt de créer une association, faites un fond de dotation parce que peut-être que dans le futur vous pourriez recevoir du messena de la de la part d'entreprise privée.

Euh voilà, c'était pour ça qu'on l'a créé. Euh voilà, avec le recul effectivement, je pense qu'on aurait peut-être dû faire tout de suite une association non éible au Messenat et ça m'aurait peut-être évité voilà des suspensions, des contrôles et puis peut-être de perdre quelque part un peu du temps dans mon développement. Mais à aucun moment, il avait un objectif de euh de chercher du financement et de faire appel euh à des financements publics parce que comme je l'ai rappeler hein euh on a reçu nous historiquement euh sur le fond de dotation 50000 € de messen soit 100 millions d'euros investis euh global au niveau du groupe, c'est pas énorme.

Euh donc voilà, donc on a jamais cherché finalement à faire ça et donc c'était vraiment l'objectif pour nous de réunir des gens autour d'un projet collectif avec une structure associative. C'était juste pas la bonne forme juridique et je pense que si on avait fait la même chose avec une forme juridique différente, on aurait pas eu des petits ennuis que on a connu et qui sont passés. Et sans trahir de de secret professionnel, est-ce que vous pouvez nous dire qui est et pourquoi ? euh enfin je sais pas le qui le nom, c'est quel écosystème vous a euh conseiller euh de créer un fond de de dotation euh dont l'objet n'était pas de collecter, c'est ce que vous nous en dites, des ressources importantes euh parce que pour organiser des chantiers bénévoles, en effet, le lien avec un fond de dotation est en tout pas évident non parce que alors déjà les fonds de dotation à l'époque étaient étaient un peu à la mode he ça venait quasiment de sortir je crois c'était en 2017 que ça été créé avec la loi la loi PAC donc ça faisait aussi un peu partie des premières structures un peu plus fortes qu'une association et un peu moins puissante qu'une fondation et nos conseils de l'époque voilà le nom évidemment je je garde pour moi dit voilà si dans le futur il y a des grandes entreprises qui veulent vous aider à resserrer vos monuments et faire du messen ça pourrait être un outil potentiellement intéressant pour en recevoir.

Voilà. Bon, forcé de constater que un, on n'est pas allé chercher de Messenat et de effectivement comme vous l'avez rappelé, une structure beaucoup plus simple pour organiser des chantiers aurait largement suffi à notre bonheur puisque finalement le fond de dotation n'a servi qu'à ça quasiment depuis sa création. Et du coup, j'ai compris que vous dans vos propos, vous n'étiez pas forcément déterminé, mais vous envisagez dans le futur de conserver ce fond de dotation ou pas nécessairement ?

Bah, je vais être cohérent avec ce que je viens de dire. Je suis en train de repenser également la structure associative du groupement. Euh je suis en train de travailler à la création de ce que j'aurais dû faire dès le début d'une association non éible au Messenat qui va payer des impôts également pour vraiment bien distinguer en fait si vous voulez nous ce qui ce qui ce qui a été un peu reproché au début à DAGAN c'est une confusion mais encore une fois elle est beaucoup plus administrative et sur des feuilles que réelles euh entre sociétés privées dont l'objectif est de sauver des monuments, d'être rentable et de faire des bénéfices avec une partie d'intérêt général.

L'intérêt général, elle est plus dans le temps qu'on consacre à nos monuments. Euh moi quand je passe des heures sur des chantiers à nourrir 80 personnes, je le fais bien sûr bénévolement. Donc voilà, donc en fait c'est ça qui a posé souis.

Donc du coup effectivement pour m'enlever garder quand même cette partie associative et cette partie humaine parce que les cochlins aujourd'hui personne n'a fait ça pour se dire voilà je vais être millionnaire dans x temps parce que le château aura pris beaucoup de valeur même s'il en a pris. C'est vraiment pour le plaisir du geste. Voilà, aujourd'hui le titre de Cocatelin, c'est ça que les gens viennent chercher.

Comme voilà, investir par exle dans un cheval de cours, c'est vraiment c'est du plaisir pur. Et le fait de se retrouver lors d'un chantier de bénévole avec des gens de tous les bords politiques, de toutes les religions, de tous les âges, c'est ça que les gens cherchent. Donc voilà, je suis en train de faire ça pour semb être cohérent avec le robot que je viens de vous donner et donc ça sera live dans dans quelques temps pour continuer justement à aller dans cette dans cette direction là.

C'està-dire on reste un groupe privé, on crée une association non éible au Messenat et qui payera des impôts sur les petites recettes qu'elle fera et ça sera très bien comme ça. Il y aura plein de mélange des genre. Voilà.

OK. Et dernière question à ce stade pour moi. Euh vous vous l'avez dit, vous avez connu une phase de croissance que vous vous avez vous-même qualifié d'excessive et qui a failli couler le groupe.

Euh qu''est-il advenue des deux autres châteaux ? puisque aujourd'hui je comprends que d'Artagnan est gestionnaire des de deux châteaux mais dans les dans les époques un peu folle il y en avait quatre. Qu'est-il elle venue de ces projets ?

Que ce soit en terme de projet que ce soit en terme de restauration et en terme de flux financier ? Euh donc sur les quatre châteaux que nous avons, il y en a donc un qui est aujourd'hui rentable, château de la mode chandonier, l'autre qui a l'équilibre qui est château de boulin de la grâce et deux qui n'ont jamais trouvé leur point d'équilibre à savoir le château de les bopinet. euh sur lequel on a organisé euh peut-être une quarantaine d'événements.

On a fait une étude sanitaire et architecturale complète euh pour laquelle on a reçu. Donc ça fait partie du subvention subvention de la draque puisque château est classé au titre des monuments historiques depuis 1892 si je dis pas de bêtises et en fait on a jamais réussi à trouver notre point d'équilibre au château et donc pour nous il était absolument vital et important de passer la main un porteur de projet plus costaud que nous donc on a trouvé un couple d'acheteurs formidables qui venait de Sman qui s'est installé là-bas voilà et le château de Vibrac qui se trouve en Char donc lui on l'a acheté en entre le confinement 2 et 3, on n jamais été capable finalement de faire ce qu'on voulait faire là-bas et d'attirer du public. Donc même constat qu'à les bopinets, on peut pas réussir tous les projets.

Donc là actuellement, il est en passe d'être vendu. Voilà. Et ça fait aussi partie de mon métier.

C'est qu'aujourd'hui, moi je suis un passeur d'histoire aussi et il faut pas s'entêter à garder des châteaux si on n pas les moyens. On voit un nombre de châteaux en France qui sont à l'abandon, qui se meurent plus chaque jour parce que les propriétaires ne font rien parce que et et le ministère de la culture a beaucoup de mal aussi à les exproprier. C'est je crois que c'est jamais arrivé dans l'histoire des châteaux et du patrimoine en France.

Alors qu'en fait quand on a un monument historique, même si on est attaché au bien mais qu'on a pas les moyens de l'entretenir, il faut passer la main à quelqu'un qui a les moyens de le développer l'entretenir. Sinon, c'est sûr qu'ils vont disparaître. Et donc moi euh j'ai énormément appris euh à passer ces monuments parce que c'était la meilleure décision qu'il soit pour moi et pour eux.

Et voilà, donc j'ai aucun aucun mal à dire. Voilà, on réussit des projets, on en échou d'autres. C'est le rôle de l'entrepreneur.

Je dis que l'entrepreneur prend tous les risques. C'est mon métier. J'aurai de des voilà de nouveaux échecs certainement et j'espère plus de réussite que d'échecs.

Et du coup, pardon juste c'est la question à laquelle vous n'avez pas répondu. Les cochchatâtelins de ces deux châteaux que vous avez vendus ou que vous êtes en en passe de vendre, euh ils ont eu un mot à dire, que deviennent-ils exactement. Alors les cochettelins restent cochelin toute leur vie et on leur dit que même s'ils ont pas investi au capital des sociétés de lesbopiné ou de Vibrac, ils restaient bienvenu gratuitement toute leur vie dans les autres châteaux que nous gérons.

En fait le rôle de le CCHEL en fait c'est un titre honorifique et après le vrai titre c'est un titre d'actionnaire. Donc quand on investit malheureusement ça arrive bah d'investir et de perdre tout au parti de son investissement. Donc nous plutôt que de dire et ben voilà, c'était pas sur ce château-là qu'il fallait investir mais plutôt sur la mode chandonier, on a dit voilà on vous considère comme faisant partie de la famille et donc venez gratuitement toute votre vie dans les autres châteaux.

Voilà. Alors c'est un investissement de 50 € un peu près en moyenne par personne. Voilà le le la perte elle est pas la perte elle est plus émotionnelle que que financière mais ça faisait aussi partie de ce qu'on avait mis en avant.

Voilà c'est de l'investissement. Ça peut comporter cette part de risque. Voilà.

Oui, merci. Merci madame la présidente, madame le rapporteur. Excusez-moi mais j'ai dû m'entender quelqu alors peut-être j'ai pas entendu toutes toutes vos réponses mais est-ce que vous pourriez nous éclaircer ?

Quel est lorsque vous étiez en plein exercice dynamique tout plein ? Quel était le budget de votre structure si on peut le savoir ? Je sais pas si si madame le rapporteur vous avez posé cette question à donc à mon fin h j'ai bien compris quand vous avez peu de financement on va dire public puisque je m retenu c'est 50000 € c'est c'est mais je en gros c'est c'est très peu moins de 1 % alors quel type de donateur parce que quand même faire fonctionner j'allais dire avec des activités que vous avez bon il y a il y a la part de on va dire de de recettes d'entrée des châteaux mais je suis pas un spécialiste dans ce là mais enfin comme c'est à mon avis c'est pas la part prépondérante.

Est-ce que vous avez des donateurs privés ? Quel type quel est quel est alors sans connaître le nom, ça m'intéresse pas mais votre principal donateur, quel montant il a pu vous honorer en étant donateur privé sans connaître le nom, ça m'intéresse pas mais parce que je pense que quand même que vous avez aussi des donateurs privés parce que pour faire fonctionner alors vous sent très dynamique et cetera. Voilà, je vous encourage à transparien mais et et puis quel goût comment est devenu le goût pour occuper des châteaux parce qu'on vous sent vous sent d'entreprise mais vous aurez pu peut-être vous occuper d'autres choses que des châteaux comment est venu ce ce cette passion des des châteaux.

Merci monsieur le sénateur. Voilà. Mais oui oui monsieur de voilà alors déjà je suis plus dynamique encore maintenant que je l'étais auparavant.

Donc ça voilà, je vous rassure sur ce pointl on n pas de donateur. Nous on a des investisseurs et on a nos visiteurs. Voilà, c'est comme ça qu'on gagne par investisseur.

Investisseur, c'est quelqu'un qui investit, qui rentre au capital de la société, qui peut acheter une part ou plusieurs parts. Euh c'est l'investissement dans des sociétés privées. Donc il y a pas cette notion de don, il y a pas cette notion de je défiscalise mon don à hauteur de 66 % pour un particulier, 60 % pour une entreprise, il rentre au capital d'une société.

Voilà, c'est comme si demain vous alliez sur Boursorama et vous décidez d'acheter une action à LVMH. C'est le même concept. Donc ça c'est la partie investisseur et les investisseurs nous permettent d'investir dans des projets que nous aurons pas pu faire sans eux.

Donc ça c'est la partie développement. C'estàd qu'on on a grâce à eux, on a pu lancer euh plus d' 1,2 million de travaux sur le château. On a créé grâce aux investisseurs quatre écoles dans le parc chaseau de la MO Chandonier.

On a créé un espace événementiel de 500 m² dans le parc du CH qui est le plus grand euh salle événementiel du nord du département de la Vienne. Et grâce à ces investissement, la société génère du chiffre d'affaires, notamment 30000 visiteurs à l'année. En privatisation grâce à la salle événementielle aujourd'hui 2026, on va faire plus de 300000 € de chiffre d'affaires juste en privatisation et la partie hébergement.

Donc aujourd'hui, vous parlez de fonctionnement. Un château comme la Mode Chamdenier, c'est vraiment ça que j'essaie de de développer. Pourquoi les châteaux ?

Parce que les châteaux effectivement quand on est jeun d'entrepreneur, on dit ça être un gouffre, c'est impossible, on va jamais pouvoir gagner notre vie. Et ben la moche, on y est aujourd'hui dans les estimations que je fais 400000 € à peu près de budget de fonctionnement et 600000 € de chiffre d'affaires, ce qui fait à la fin de l'histoire 200000 € de bénéfices potentiel. Donc 200000 € que je vais pouvoir réinvestir sans aide extérieure dans le château, dans les travaux.

Voilà, c'est un peu près sur ça. Et et en fait ce que j'explique, c'est qu'on me dit "Oui, mais les châteaux ça coûte très cher et cetera." En fait, ça coûte pas forcément plus cher, tu que c'est plus grand.

Un château qui fait 2000 m² par rapport à une maison qui fait 200 m², bah ça coûte oui 10 fois plus cher parce que c'est 10 fois plus grand. Mais quand on quand on le rationalise, voilà, les châteaux aujourd'hui c'est les mètres carrés les moins chers de France. Voilà, si on est fer immobilier, il faut acheter des châteaux, faire des bureaux dans des châteaux, les développer parce que aujourd'hui un château, c'est 900 € en moyenne de le mètre carré et c'est plus agréable qu'un petit studio à Paris.

Voilà. H est-ce que d'abord vous avez un un comment dire euh un modèle de fonctionnement différent d'un château à l'autre où vous reproduisez un espèce de business plan un peu voilà qui qui reste le même ? Ça c'est ma première question.

La deuxième question, c'est est-ce qu'on peut avoir une idée de euh du montant minimum pour l'entrée en en capital et actuellement de du montant maximum qui vous a été proposé pour entrer en capital par une seule structure donc ou une société ou une personne physique. Voilà. Alors euh alors nous bien sûr qu'on duplique les modèles de château en château, c'est ça que j'ai aussi appris. euh et de dupliquer les mêmes événements.

Typiquement, on essaie d'avoir les mêmes dates, ils sont pas à côté euh et de faire ce qu'on sait déjà faire. Et quand on fait un événement, pareil plutôt avant, on le faisait sur un samedi et on mettait une énergie folle à développer un événement. Et maintenant, j'essaie de dire à mes équipes plutôt que de le faire sur un weekend, faisons sur deux ou trois de suite ou sur une semaine complète parce que l'énergie est la même et il me disent oui, mais on va lasser les gens.

Je non parce qu'on n pas atteint un plafond de verre à Paris au théâtre, il y a plein de pièces qui sont jouées 300 fois de suite et c'est pas pour autant que la salle est vide. Donc on essaie vraiment de dupliquer nos modèles. Euh la nuit des monuments typiquement qui est aussi un autre exemple qu'on fait là au printemps euh c'est un copiercollé si je puis dire de la nuit des châteaux euh l'automne.

Voilà, on fait ce qu'on sait faire. Euh et c'est important aussi de se dire qu'il faut créer de l'expérience pour les gens mais que si elle est répétitive euh c'est pas forcément gênant parce que l'investissement qu'on a mis en scénographie en communication bah quelque part elle est déjà là. Donc c'est pour moi un peu idiot de faire que ça que sur une petite journée.

Et ensuite donc actuellement nous on ne permet pas à une nouvelle personne de rentrer au capital de nos sociétés. C'est uniquement réservé aux actionnaires actuels. Euh voilà, donc si un actionnaire actuel euh veut réinvestir, il peut mais onouvre pas de nouvelles personnes pour le moment.

Voilà, c'est que réservé au cochelin. Et donc pour la mochonnée, c'est 102,55 € et pour le château de Bouloign, c'est 99 €. Voilà.

Euh et donc les plus gros investisseurs qu'on a eu historiquement, si je vous dis pas de bêtises, je crois que ça devait être 50000 € une fois c'est arrivé. et ensuite des personnes qui ont dû mettre euh entre 5 et 10000 € ça doit être je vous dirai une bêtise peut-être mais peut-être une centaine de personnes sur 34000 plus de 34000 actionnaires. Donc le l'actionnaire moyen chez nous il a investi 200 € en moyenne.

Voilà. OK. Et et le profil de vos actionnaires ?

Alors ça c'est hyper intéressant. On avait lancé une étude avec une étudiante de la de la Sorbon en 2018 pour savoir d'où ils venaient, qui ils étaient. Euh c'est vraiment monsieur madame tout le monde.

Il y a pas de profil particulier. Euh la moyenne d'âge à l'époque, alors il y a un peu plus d'hommes que de femmes. Je crois que c'était 52 % d'hommes, 48 % de femmes.

Euh les origines sont très diverses. Voilà, on a on sait qu'on a un grand patron qui est chez nous, on a des étudiantes qui sont à Marseille et il y a beaucoup de gens sur qui ne s'intéressaient pas aux questions du patrimoine et des châteaux avant l'achat collectif. C'était pas quelque chose qui était dans leur dans leur préoccupation.

Donc ça c'est intéressant aussi. C'est qu'en fait avec cette expérience humaine qui est l'achat collectif de château, on a réussi à rendre des personnes qui étaient pas concernées par la présentation du patrimoine à s'intéresser à cette cause là. Voilà, aujourd'hui quand on est sur les réseaux sociaux, on voit toutes les causes en même temps.

Donc il faut bien en choisir une. On se bat contre tout. Avant c'est le Covid, après c'est la lutte contre l'humanité.

Il y a plein de causes. Et donc pour intéresser les gens à une cause puisqu'à une autre, et ben il faut être un petit peu inventif. Voilà.

Je dis pas qu'il faut faire que du patrimoine, il y a plein d'autres causes à défendre. Donc voilà. Donc la nos actionnaires aujourd'hui, voilà, il y en a plein qui visité quasiment chau pour la première fois lorsqu'ilson sont venus à la mode chie et ça c'est ça c'est quand même assez génial en terme d'impact et d'expérience humaine.

Et le recrutement, comment les a recrutés ? Parce que je comprends bien qu'il peut y avoir un grand patron et des étudiants à Marseille. Encore faut-il qu'ils aient entendu la proposition ou qu'ils en aient entendu parler et euh et très honnêtement je suis pas sûre que tout le monde ait entendu parler de Darton. pour être très franche.

Alors euh on les a recruté de deux manières. Déjà, on avait une petite communauté euh avant de lancer euh la mode Chamdenier lorsqu'on a pu euh travailler avec Volvicond, Chambor et cetera puisqu'on avait aussi cette communauté qui était existante aussi euh sur euh nos réseaux sociaux hein. Euh il y avait que Facebook à l'époque je crois qu'Instagram n'existait pas encore.

Et puis ensuite, il y a aussi la magie de la presse. Quand on a lancé l'idée d'acheter la mode chandonier et qu'on a atteint les 500000 € qui était le montant qu'on avait fixé avec le vendeur pour acheter le château, on a une dépêche à FP et là c'était la folie furieuse, c'estàd qu'on a eu on a fait deux 20h de TF1 en une semaine, 20h de France 2. Moi comme je dis, je dormais sur place, on a le des des journalistes de la NHK au Japon qui ont fait le voyage juste pour venir me voir, télévision brésilienne.

Et donc là au bout d'un moment, on contrôle plus rien et c'est aussi la magie des réseaux sociaux et enfin alors là pour le coup de la presse traditionnelle et puis après les réseaux sociaux qui font que et ben en fait quelqu'un acheté une part c'est génial regarde je suis cochâtelin d'un monument en France en plus chou il est beau il partage il partage et c'est comme ça que ça se c'est comme ça que ça se fait c'est ce qu'on appelle le buzz médiatique. C'est aussi simple que ça. D'autres questions ?

Peut-être de deux en ce qui me concerne. Du coup je comprends que vous avez des actionnaires étrangers. Oui.

Oui. Vous êtes arrivé à à dépasser les frontières. Euh et donc je je reviens sur les aspects économique.

Euh il y avait des filiales de D'Artagnan. Vous aviez créé des filiales d'Artagnan développement, d'Artagnan Crowfunding. Voilà.

Elles gérait quel type d'activité ? Euh elles sont encore existantes ? Elles n'existent plus ?

Alors euh donc on a créé deux filiales. Une d'Art crowfunding, c'était pour éviter les conflits d'intérêts demandés par l'autorité des marchés financiers à l'époque lorsqu'on proposait des projets porté par d'Artagnan et par des personnes extérieures. Donc on a fait on a déposé un dossier long.

C'est on a eu 2 ans d'échange avec eux pour justement séparer ces histoires de conflit d'intérêt parce qu'en fait on é un peu jugé parti. Voilà donc ça ça a été une structuration qui nous a été demandée. Donc on c'est ce que nous avons fait euh et puis d'art crowfunding et d' développement.

Donc c'est la société d'assistance à maîtrise d'ouvrage qu'on a donc créé par la suite. OK. Euh qu'est-ce qui s'est passé ?

On a souvert de deux choses qui sont, on va dire, un petit peu communes aux deux. Euh déjà, il y a eu le Covid euh qui a fait que les dons sur la partie crowfunding n'allaient plus vers le patrimoine et la culture, mais allit plutôt vers la recherche. Donc donc, on a eu un nombre de projets qui n'étaient plus audible du tout pendant euh quasiment 2 ans.

Euh euh et sur la partie euh d'argent de développement, donc la société AO, donc à maîtrise d'ouvrage, les monuments étant fermés, n'ayant pas de ressources, ils allaient pas engager dès 2022 ou 2023 des travaux de restauration. Donc en fait et nous et nous compris he bien sûr parce que pas de moyens et donc du coup et puis la guerre en Ukraine aussi a fait que le les les coûts des matériaux a fortement augmenté. Donc les deux sociétés c'est la loi du marché euh et ben n'avait pas les ressources nécessaires pour faire face à leurs obligations.

Et ben donc dans ce genre de cas qu'est-ce qu'on fait ? On on écrit au tribunal de commerce et on dit qu'on on a plus les moyens et ce sont des paiements et le tribunal fait quand même un audit pour voir qu'il y ait pas de voilà de de loup choses comme ça et que c'est pas volontaire parce que voilà on sait qu'il y a des cas qui voilà on a été audité voilà et on a été liquidé voilà c'est comme ça c'est la vidéo mais ça fait partie de trop de choses en fait c'est c'est toujours pareil en fait ce qu'on aurait même dû faire pour tout vous dire lorsqu'on a fait la mode chandonier on a dû se rendre compte tout de suite qu'on était plus fait pour faire participatif mais qu'on était fait pour gérer des châteaux et on aurait dû s'arrêter là et se concentrer sur Oui. Et bon voilà.

OK. Donc le principe du financement participatif euh pardon c'est plus c'est plus votre modèle. Si vous aviez à recréer un projet, vous ne passeriez pas par les mêmes étapes en sachant que vous avez un nombre d'actionnaires euh limités puisque vous dites que vous n'étendez pas euh leur nombre et donc porter du nouveau projet, c'est juste la société telle qu'en l'état euh qui porterait les projets derrière.

Alors, j'ai pas dit que je je n'ouvrirai plus à de nouveaux actionnaires, ça je pourrais tout à fait le faire, mais le financement participatif, je le ferai pour moi, je le ferai plus pour les autres. Voilà, il y a aussi une région qui a conduit euh ça me fait penser à la fermeture de Crotfond. Il y a aussi une nouvelle réglementation européenne que les plateformes de financement participatif étaient audité contrôlé par l'autorité des marchés financiers matriculé à l'orias et il y a une directive européenne qui est passée qui rendait beaucoup plus cher notamment les Kawi donc les no customers il fallait investir énormément aussi parce que nous tous nos actionnaires ont été Kawici par une plateforme tierce c'est obligatoire enfin c'est obligatoire et en fait la la norme européenne avait dit qu'il fallait avant le 15 novembre 2023 alors j'ai pas de date exacte mais c'est se mettre en règle avec de l'investissement en développement informatique et en Kawici beaucoup plus lourd financièrement.

Et donc nous c'était ça nous coûter plus cher que ce qu'on gagnait annuellement. Donc il y a ça aussi. Et donc du coup financement participatif euh euh moi je ferai plus moi c'est plutôt de l'investissement participatif en tout cas je je ne ferai plus jamais de de dons euh parce que déjà euh un on nous nous ce qu'on veut on vend c'est l'investissement et puis aussi notre on est connu pour ça et ce que ce qu'aime bien notre communauté c'est le fait d'être actionnaire c'est inaliénable membre d'une association un don on peut se faire renvoyer euh on peut se faire bannir là c'est inallable c'est transmissible aussi ça c'est hyper intéressant c'estàdire que nous on gère aussi ça au quotidien euh voilà des des transmissions avec des quand il y a des essais choses comme ça.

Donc voilà. Donc non, on on en refera. Je suis pas sûr de racheter un nouveau château.

Enfin, je suis même quasiment sûr que non, mais on refera de l'investissement forcément parce qu'en fait l'investissement c'est un tremplin formidable pour accélérer. C'estàd quand je vous parlais de de cette salle événementielle qu'on a fait grâce aux campagnes d'investissement aujourd'hui, elle elle génère euh elle est déjà rentable. C'est qu'en 3 ans, elle nous a coûté 500000 € et rien que cette année, on va faire 360000 € chiff d'affaires avec ça.

Donc en fait l'investissement, mais c'est vrai dans tous les secteurs, permet aux startup et aux gens entreprises d'accélérer. Donc on en refera quand je ne sais pas mais on en refera. Très bien.

C'est bon pour Ben Merci beaucoup. Merci. Euh donc vous avez reçu un questionnaire écrit et donc voilà, on attend vos réponses écrites plus les éléments que vous jugerez utile.

On est assez demandeur hein, c'est assez atypique. Voilà et donc c'est ça fait partie aussi euh voilà c'est pour ça qu'on souhaitait vous vous auditionner parce que c'est c'est un autre modèle que celui de la philanthropie. Euh et donc euh euh parmi les éléments peut-être un peu une explicitation de la typologie de vos actionnaires euh enfin voilà avoir ces éléments-là quand même pour qu'on identifie un peu le le la façon dont ça fonctionne.

Voilà. Merci beaucoup. Merci.

Merci madame présente. Merci madameur. Merci. кі