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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 27 avril 2014 14 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileÉconomie & entreprisesSécurité

Marine Le Pen à Douai pour débattre de l'Europe

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 25 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:52OuverteÉludée

    Est-ce que c'est votre priorité de sortir de l'euro ?

  • 9:42RelanceRéponse partielle

    L'Europe est une passe-mère.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55Invité politiqueFait
    « ça n'est ni le programme de l'UMP ni le programme du PS, c'est juste le programme de la Commission européenne »
  • 10:56Invité politiqueChiffre
    « 48% d'augmentation des clandestins dans l'Union européenne l'année dernière »
  • 11:05Invité politiqueChiffre
    « la police italienne, la marine italienne a sauvé 2 000 clandestins en une matinée »
  • 11:33Invité politiqueChiffre
    « le Premier ministre italien a dit qu'il y a 300 à 600 000 clandestins qui attendent de passer la frontière européenne »
  • 13:12Invité politiqueChiffre
    « Il y a 5 millions de chômeurs en France. Il y a 9 millions de pauvres en France »
  • 14:09Invité politiqueFait
    « Le chômage, l'insécurité, l'immigration, la précarité »

Temps de parole

  • Marine Le Pen90 %
  • Invité5 %
  • Invité 23 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:12
Présentateur

Je remercie les candidats députés aux élections européennes d'avoir fait le déplacement pour venir débattre avec vous.

0:20
Invité

C'est face à ce contexte mondial, mondial, que l'Europe est utile, que l'Europe est notre bouclier, que l'Europe est notre rempart, qu'elle est notre bien commun.

0:29
Marine Le Pen

Une Europe du partage, une Europe plus démocratique, et oui, une Europe fédérale. Je le sais, lors des élections précédentes, de Français qui disent « mais moi je suis contre l'Union européenne, donc je ne vais pas l'élever ». C'est la pire des erreurs à commettre, car quand on est contre l'Union européenne, on vote contre l'Union européenne. Et on vote pour les mouvements, et il n'y en a qu'un seul dans cette élection européenne, qui s'opposent tout à fait fermement à l'Union européenne pour mille raisons.

D'abord parce que beaucoup, quasiment l'intégralité ici, des mouvements politiques français sont dans une vision post-nationale, c'est-à-dire qu'ils considèrent que la nation est un concept dépassé, et leur Europe a commencé comme un joli rêve, et se termine comme un épouvantable cauchemar.

Elle se termine avec des frontières qu'on ne maîtrise plus, une immigration qu'on ne maîtrise plus par définition, avec une directive d'étachement des travailleurs qui a organisé la concurrence déloyale des travailleurs à Bakou sur le territoire national, directrice des travailleurs qui a suivi la multiplication des délocalisations, et ici on sait bien entendu de quoi je parle, elle a entraîné une politique d'austérité, car la politique d'austérité menée aujourd'hui n'est pas tellement celle du Parti Socialiste.

Avant le Parti Socialiste, c'était le gouvernement Nicolas Sarkozy qui l'avait commencé à l'imposer, parce que ça n'est ni le programme de l'UMP ni le programme du PS, c'est juste le programme de la Commission européenne. Moi je suis attachée à la démocratie, je considère que seul le peuple est souverain, seul le peuple doit décider de la politique qu'il veut se voir mener, et je voudrais terminer ces trois minutes en vous donnant lecture d'une déclaration de M. Tomaso Padoa-Tiopas. Il est le président du Cintac Notre-Rand, dont Jacques Delors, mon cher M.

Parniaud, président fondateur, et Pascal Lamy, un autre socialiste président d'honneur, il dit que la construction européenne est une révolution, même si les révolutionnaires ne sont pas des conspirateurs blêmes et maigres, mais des employés, des fonctionnaires, des banquiers et des professeurs. L'Europe ne procède pas d'un mouvement démocratique, elle s'est faite en suivant une méthode que l'on pourrait définir du terme de despotisme éclairé. Eh bien moi je n'aime pas le despotisme, même quand il est éclairé.

2:52
Invité

Est-ce que c'est votre priorité de sortir de l'euro ?

2:57
Marine Le Pen

Non mais si vous voulez, la priorité c'est l'actualité que vous avez donné, la priorité, là aujourd'hui, nous avons chance absolue, dès que nous aurons eu le Parlement en place, de se poser un accord pour traiter libre-échange avec les Etats-Unis, parce qu'on vient aujourd'hui nous parler, on s'entend beaucoup, il y a beaucoup de promesses, il y a beaucoup de promesses, une autre Europe, l'Europe autrement, une nouvelle Europe, etc. J'ai l'impression d'entendre ça depuis que j'ai 15 ans. Je pense que beaucoup dans la salle ont beaucoup entendu ça aussi, sauf que cette nouvelle Europe, cette autre Europe, on ne l'a strictement jamais vue.

On parle aujourd'hui de l'aide et le clé, mais écoutez, on est en train, de manière secrète, il y a un mandat de négociation qui a été donné, sans même que les Français en aient été informés, sans même que les députés français aient pu donner leur avis, qui ne peut être, d'ailleurs, on ne peut prendre connaissance, que dans les ambassades américaines, qu'on ne peut même pas photocopier, qu'on ne peut même pas photographier, que l'on ne peut que consulter, et qui vise, non pas à créer un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Union européenne, mais créer en réalité un vaste marché, totalement libre entre les Etats-Unis et l'Union européenne.

Ceci va tuer notre agriculture, va tuer nos industries, on en parlera tout à l'heure, va tuer nos industries.

Là où on le trouve, la sécurité alimentaire des Français ne sera plus protégée, puisque c'est évidemment les normes américaines qui seront appliquées, et non pas les normes européennes, c'est-à-dire le coup d'Aleau de Javel, et toutes ces saloperies qui vont arriver massivement sur notre marché français, parce que moi je pense à notre marché français, bien entendu, sans compter, vous l'avez dit tout à l'heure, que les grandes multinationales américaines pourront poursuivre les Etats devant des tribunaux privés, c'est-à-dire devant des tribunaux d'arbitrage, arbitrage c'est l'affaire tapis, vous en avez déjà entendu parler, et Monsanto pourra ainsi faire condamner, par exemple, l'Etat français, parce que l'Etat français aura voulu mettre en place une norme pour empêcher les OGM, ou autre importation d'animaux clonés, parce que ça aussi, ça ne peut pas ennerre.

Alors ça, c'est une urgence absolue, parce que ces négociations avancent, parce que François Hollande a dit qu'il fallait absolument que cet accord de libre-échange soit signé en 2015, alors il est très, très, très urgent, évidemment, de s'y imposer de la manière la plus formule. Et donc la vraie question, c'est pourquoi multiplier les accords de libre-échange alors que nous avons dû, l'Union européenne et le marché unique européen, en nous disant, on pense aux Etats-Unis, c'est ça qu'on nous avait vendu il y a 20 ou 30 ans de dollars.

Et on s'aperçoit là qu'on est en train de mettre en place les conditions pour arrimer définitivement l'Union européenne aux Etats-Unis, la soumettre sur le plan économique et éventuellement, et accessoirement même, évidemment, la soumettre sur le plan politique. Et ça, ça pose un vrai problème sur la fiabilité de ce qui nous a été vendu au moment où l'Union européenne a été vendue.

6:09
Invité

Et c'est pour ça que nous allons être candidats le 25 mai, c'est pour être députés européens et ne pas être comme ça dans une sorte de sphère, une sorte de satellite, là on ne sait pas trop où ça se passe. Non, vous n'êtes pas ici, dans l'actualité politique française, sur un plateau de télévision, vous êtes là pour débattre avec des candidats aux élections européennes. Ah oui, mais le problème, il est quand même réel, car Mme Le Pen, c'est triple zéro. C'est quand même ça la réalité que vous ayez en tête. Moi, j'ai...

6:38
Marine Le Pen

Je suis quand même très étonnée de voir qu'ils n'ont aucun argument pour défendre l'Europe, en fait. Ils se sont attaqués au Front National, y compris d'ailleurs avec des attaques qui sont personnelles, avec des grands a priori, des grandes peurs sur lesquelles ils essayent de surfer, mais la réalité, c'est qu'ils n'ont aucun argument pour dire qu'il faut continuer dans cette Union européenne.

Et c'est vrai que je suis la seule à émettre une opinion radicalement différente, à exprimer des critiques qui sont très virulentes, parce que l'Union européenne mérite ces critiques très virulentes sur le fonctionnement de l'Union européenne, sur l'euro, sur le dumping social, sur l'ouverture totale des frontières, sur les traités de libre-échange, sur l'effondrement de notre industrie et de notre agriculture. Et je n'ai rien entendu en face, rien entendu, sauf, oh là là, attention, c'est pas où on va, si jamais on revient dans le cadre de la nation, ça va être un drame. Dans le cadre de la nation, on y a vécu pendant 1500 ans et on s'en portait très bien, voilà.

C'est depuis qu'on abandonne le cadre national que les choses se passent très mal. J'en ai donc conclu, et je le répète ici, que l'Union européenne détruit et la nation protège. Qui est souverain dans un pays si ce n'est le peuple ? Comment peut-on admettre l'idée que des pays européens puissent imposer à un pays qui ne le veulent pas un certain nombre de règles, puissent décider pour lui du choix de société ? Parce qu'il y a un certain nombre de domaines qui relèvent véritablement du choix de société. C'est absolument inadmissible. Alors je sais que c'est traditionnel en France. En 2005, on a demandé en français leur avis sur la constitution européenne. Ils ont dit non à 55%.

L'UMP, le PS, le Modem, l'EFR et tutti quanti ont voté au Congrès et ont imposé aux Français une constitution européenne que les Français avaient rejetée par référendum. Donc il est de tradition aujourd'hui de considérer que le peuple est gênant et que d'ailleurs on ne peut plus voter parce que s'ils votent, ils risquent de dire non. Moi je trouve cela absolument scandaleux. Est-ce que vous imaginez quand même que depuis 2005 où les Français ont dit non à la constitution ?

Ils étaient bien sages les Français d'ailleurs car beaucoup des conséquences de l'Union européenne que nous subissons aujourd'hui en termes de chômage, en termes d'ouverture totale, de non-maîtrise des frontières, de perte de souveraineté budgétaire, c'est la conséquence du traité qu'ils vous ont imposé. Depuis, on n'a pas demandé aux Français leur avis sur l'Union européenne. Moi ce que je voudrais, c'est qu'on organise un référendum oui ou non à l'Union européenne. Et là on aura un vrai débat. Et là le peuple pourra s'exprimer. Est-ce qu'il est d'accord avec les résultats de l'Union européenne oui ou non ? Est-ce qu'il trouve qu'en matière d'emploi c'est positif ?

Est-ce qu'il trouve qu'en matière de protection sociale c'est positif ? Est-ce qu'il trouve qu'en matière d'immigration c'est positif ? Est-ce qu'il trouve qu'en matière de maîtrise des délinquants c'est positif ? Etc. Mais aujourd'hui, le seul moyen pour les Français de s'exprimer, c'est l'élection européenne.

9:42
Invité

L'Europe est une passe-mère. Non, les États européens sont des passe-mères. Parce qu'ils ne gardent pas leurs frontières.

9:48
Locuteur

Donnons à l'Europe une compétence sur ces politiques-là

9:52
Invité

et donnons-lui des moyens. Parce qu'évidemment, ici elle n'a absolument aucun moyen. Il y a 200 personnes qui s'occupent des problèmes de connexion à l'Europe sur le sujet. Bon, ça veut dire que c'est plus facile effectivement d'accuser l'Europe qu'État pour qu'Émissaire que de demander des comptes aux États-mères. C'est pas un problème

10:14
Marine Le Pen

d'accuser l'Europe. Personne n'accuse l'Europe. On accuse les dirigeants français d'avoir cru à un moment donné que ça pouvait être viable ce système-là. C'est tout. Tout à fait. Évidemment, il n'y a que nous qui pouvons contrôler nos propres frontières. On ne va pas aller vérifier que les Italiens surveillent leurs frontières dont ils se moquent un peu puisque de toute façon ils savent pertinemment que les clandestins qui rentrent en Italie ne restent pas justement. Ils viennent en Ammane, ils viennent en France. Donc ils ne sont là qu'en transit. On voit bien que ça n'est pas viable, que c'est une erreur, ça a été une erreur absolue cette libre circulation.

Alors, il y a deux problèmes majeurs. Il y a le problème de l'immigration extra-européenne où on voit bien que 48% d'augmentation des clandestins dans l'Union européenne l'année dernière. 48% d'augmentation. Ce matin, la police italienne, la marine italienne a sauvé 2 000 clandestins en une matinée. Ils en ont sauvé 25 000 l'année dernière. C'est-à-dire qu'ils sont venus pour arraisonner des bateaux. Il y en aura le double, le triple, le quadruple les années suivantes avec le danger, le danger de mort pour eux. Parce qu'à partir du moment où on incite les gens à venir, eh bien, par définition, d'autres vont tenter de le faire. Et c'est le Premier ministre italien qui l'a dit.

Le Premier ministre italien a dit qu'il y a 300 à 600 000 clandestins qui attendent de passer la frontière européenne. Je sais que ça vous dérange la réalité, mais ce n'est pas en criant comme vous le faites, cette réalité. Voilà. Ça, c'est la première chose. Deuxièmement, il y a le problème de l'immigration intra-européenne. Et le problème de l'immigration intra-européenne, on l'a vu de manière extrêmement précise, notamment par l'intermédiaire du problème des Roms. On voit bien que la Bulgarie et la Roumanie sont ancrées dans l'Union européenne. Il n'y a pas de frontière au sein de l'Union européenne.

Eh bien, les Roms viennent et s'installent dans des conditions qui sont insupportables pour nous. S'installent en France. Or, que fait l'Union européenne ? Et là, ça n'est pas vrai, M. Riquet, vous montez. L'Union européenne a une influence tout à fait directe parce qu'elle nous oblige à créer les conditions d'une incitation à l'immigration clandestine.

La Cour de justice vient de prendre une décision qui non seulement oblige les États à prendre en charge et à loger dans du logement social les clandestins qui arrivent sur le territoire tel que les Roms, mais la Cour de justice vient de décider la Cour de justice vient de décider si, si, parce qu'il y a un certain nombre de critères, c'est vous-même qui le dites. La Cour de justice vient de décider qu'il fallait même leur accorder le financement pour pouvoir les loger dans des logements privés si on ne pouvait pas les loger dans du logement public. Eh bien, moi, je considère que nous avons un devoir à l'égard de nos pauvres. Il y a 5 millions de chômeurs en France.

Il y a 9 millions de pauvres en France. C'est à eux, je crois, que d'abord la solidarité nationale doit servir. Les premières délocalisations des industries qui partaient dans des pays à Bakou. Ils sont les premiers à avoir vu arriver les travailleurs détachés à Bakou dans le cadre de la directive et du dumping social organisé. Donc, je veux dire, ils sont les premiers à avoir vu les conséquences d'une immigration qui n'est pas maîtrisée avec des frontières totalement ouvertes et il suffit d'aller à Calais pour s'en rendre compte.

Donc, je veux dire, c'est pour ça aussi qu'ils ont été ultra majoritaires à voter contre la Constitution européenne en 2005 et c'est pour ça aussi que presque 10 ans plus tard, on voit que les choses n'ont eu de cesse que de s'aggraver. Le chômage, l'insécurité, l'immigration, la précarité et qu'à mon avis, ils vont porter le Front National ici dans cette circonscription. en tête lors des futures élections européennes.

14:22
Locuteur

Merci. Merci.