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Discours / meetingAntoine Léaument· 28 mai 2026 2 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & famille

C'est un jour historique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Ce code créé par Colbert visait à chosifier une partie de l'humanité sur près de 600 pages en raison de la couleur de peau. »
  • 0:00Invité politiqueFait
    « Ce code est celui qui permettait par exemple que lorsque une personne placée en esclavage s'enfuyait, on lui coupe l'oreille puis qu'on lui coupe un jaret. c'était écrit comme ça et qu'enfin on le tue à la troisème fuite. »
  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « L'esclavage c'est un crime contre l'humanité. Ce sont des viols, des violences, des meurtres perpétrés pendant plus de 400 ans contre 12 à 15 millions de personnes. »
  • 0:00Invité politiqueFait
    « Ce crime contre l'humanité, il exige des réparations. »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « Ce que nous avons fait aujourd'hui, c'est un premier pas. Un premier pas symbolique, un premier pas nécessaire, un premier pas qui fait suite aux travaux de Christian Tobira. »

Temps de parole

  • Antoine Léaument100 %

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Antoine Léaument

Je sors de l'Assemblée nationale et je suis très ému car nous venons de vivre un jour historique. Aujourd'hui, avec mes collègues, nous avons voté à l'unanimité l'abrogation du code noir. Ce code créé par Colbert visait à chosifier une partie de l'humanité sur près de 600 pages en raison de la couleur de peau. Ce code est celui qui permettait par exemple que lorsque une personne placée en esclavage s'enfuyait, on lui coupe l'oreille puis qu'on lui coupe un jaret. c'était écrit comme ça et qu'enfin on le tue à la troisème fuite. L'esclavage c'est un crime contre l'humanité. Ce sont des viols, des violences, des meurtres perpétrés pendant plus de 400 ans contre 12 à 15 millions de personnes.

Ce crime contre l'humanité, il exige des réparations. Ce que nous avons fait aujourd'hui, c'est un premier pas. Un premier pas symbolique, un premier pas nécessaire, un premier pas qui fait suite aux travaux de Christian Tobira. qui avait fait entrer la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité dans la loi française. Voilà ce que nous avons fait aujourd'hui et je dois vous dire cette émotion en vous disant aussi de peut-être vous informer beaucoup sur cette question de l'esclavage et de son abrogation car elle est le fait des luttes de celles et ceux qui étaient placés en esclavage. Et je vous invite à regarder un film. Ce film c'est ni chaîne ni maître.

Il montre à quel point l'esclavage était une brutalité sans nom, une déshumanisation sans nom. et dont on retrouve aujourd'hui encore dans notre société contemporaine beaucoup de signaux quand une partie des gens en raison de leur couleur de peau, de leur religion, de leur apparence physique, de leur orientation sexuelle aussi sont méprisés, insultés et sont placés sous la domination de ceux qui s'estiment meilleur queux. Voilà tout ce que nous avons à faire dans une société qui au front de ses écoles et de ses mairies place trois mots : liberté, égalité, fraternité. Il faut savoir en être à la hauteur.