[Intégral] Eric Ciotti sur France Inter : "Osons la retraite par capitalisation !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Pourquoi vos députés ont-ils tous voté contre la loi sur la fin de vie ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
François Bayrou annonce un plan de redressement des finances publiques. Vous saluez cette initiative ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Votre modèle économique s'inspire-t-il de Javier Milei en Argentine ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Comment financer 600 milliards d'économies en 5 ans sans toucher à l'éducation ou à la santé ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Votre allié Marine Le Pen veut revenir à 60 ans pour la retraite. Vous êtes d'accord ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Vous critiquez Bruno Retailleau. Quels sont vos désaccords avec lui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Éric CiottiFait
« Ce texte introduit une rupture anthropologique. »
- 6:00Éric CiottiChiffre
« On est le pays d'Europe où on dépense le plus d'argent public. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Avec Léa Salamé, nous recevons ce matin le député des Alpes Maritimes, président du groupe Union des droites pour la République à l'Assemblée nationale, l'UDR qui est un parti allié du Rassemblement national. Il publie dans 10 jours, le 4 juin prochain chez Fillard. Je ne regrette rien.
L'heure est venue de dire pourquoi et vous pourrez dialoguer avec lui dans quelques instants au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Éric Siotti, bonjour. Bonjour.
Bonjour. Bienvenue. Bienvenue.
Oui. Sur d'être chez vous. Ah bah c'est sympa.
Bienvenue d'être à ce micro. beaucoup de sujets à aborder avec vous ce matin. La situation budgétaire du pays, vos propositions présentées hier sur une retraite par capitalisation, votre regard sur la situation politique avec le rebond de votre ex-parti qui a désormais un nouveau chef.
Mais un mot pour commencer sur la fin de vie. Après 3 ans de discussion, de débat après une convention citoyenne, l'Assemblée nationale a voté hier la proposition de loi sur la fin de vie créant un droit à l'aide à mourir. Catherine Votrein, actuel ministre de la santé, défend cette proposition de loi qui ouvre selon elle la voie à un modèle français d'aide à mourir strict et encadré. vos députés et vous-même avez voté contre ce texte.
Pour quelle raison ? Absolum parce que ce texte introduit une rupture anthropologique. Euh, j'ai voté le texte sur les soins palliatifs qui a été voté à l'unanimité parce que c'est là le problème.
J'entends la demande légitime de personnes en grande souffrance, en fin de vie qui veulent disposer de leur vie. C'est légitime et c'est une vraie question mais ce qu'ils veulent que leur souffrance soit atténuée et pour répondre à cette légitime demande il faut que partout il y ait des soins des services de soins palliatifs. La moitié des départements français en sont privés et les personnes qui rentrent dans ces services qui sont extraordinaires, j'ai eu l'occasion d' d'en visiter euh apporte une une humanité et un soulagement extrêmement important. mais sur le le l'aide active à mourir.
C'est vrai que vous êtes le seul groupe de toute l'Assemblée nationale à avoir voté unanimement contre. C'est-à-dire que le le RN était divisé euh en majorité, ils ont voté contre mais il y a eu des voix qui ont voté pour et et des abstentions. Les LR aussi c'était divisé et vous les vos 16 députés ont tous voté contre.
Il n'y avait pas de discipline de groupe hein sur un sujet comme cela. Chacun vote comme il le souhaite. Euh au départ, plusieurs députés de mon groupe souhaitaient s'abstenir.
Personnellement, j'ai nourri une réflexion qui est qui a qui a évolué. J'ai pu être concerné à titre personnel par des sujets très très graves. Euh donc j'ai j'ai réfléchi, j'ai pas de position dogmatique.
Mais ce qui nous ce qui a fait basculer ce qui hésitait, c'est l'introduction de de ce délit d'entrave. Euh et là, on rentre dans une logique extraordinairement différente parce que une société, elle doit protéger la vie de toutes nos lois euh toutes les sociétés développées, c'est protéger la vie. euh éviter qu'on note la vie.
C'est le sens de la loi commune. Et là, on rentrait dans une logique inverse. Non seulement on autorise à donner la mort dans des conditions encadrées, mais on va condamner ceux qui veulent que la vie subsiste. et ce délit d'entrave qui qui est encadré par la loi, qui est encadré mais qui préoccupe au plus haut point les soignants notamment parce que demain il risquerait d'être victime s'il ne s'il refuse d'accomplir ce geste.
C'est cette porte ouverte qui a fait basculer certains dans le contre mais c'est un vote individuel. C'est mais c'est une rupture anthropologique à laquelle on a assisté donne au Sénat s'il garde notamment ce délit d'entre ou pas. On verra.
J'espère qu'il sera rejeté. Passons à l'économie et aux questions budgétaires. Hier, François Baou a annoncé qu'il présenterait un plan pluriannuel de redressement des finances publiques qui va demander un effort à tous les Français.
C'est un plan qui vise un de retour à l'équilibre sur 3 ou 4 années. Il a pas donné les mesures, il va les annoncer en juillet. On rappelle que le gouvernement cherche 40 milliards d'euros d'économie pour le budget 2026.
Euh est-ce que vous déjà vous saluez le fait que François Baou mette sur la table malgré son absence de majorité le fait qu'il va falloir tenir ses finances publiques ? On est dans un discours et que dans un discours, il avait déjà dit dans sa déclaration de politique générale, pour l'instant on a rien vu venir. Moi, ce qui ce qui me perturbe, c'est que on demande des efforts aux Français, mais ce que les Français demandent au gouvernement, c'est que le gouvernement fasse des efforts lui-même, qu'il diminue les dépenses publiques.
On est le pays d'Europe où on dépense le plus d'argent public et les Français mesurent que les services publics apportent des réponses de plus en plus imparfaites à l'hôpital, dans la justice, dans l'éducation nationale. Donc il y a ce paradoxe, plus on dépense d'argent public et plus il y a d'impôts pour les financer et les Français sont écrasés d'impôts. que demander des efforts aux Français sans que l'État lui-même, sans qu'ussi les collectivités quelquefois sans que on touche à notre modèle bureaucratique les votre modèle votre modèle vous vous avez voulu Éricotti à l'UDR mettre sur la table un plan simple copier en France qui a été fait ailleurs par Elon Musk aux États-Unis ou Javier Miley en Argentine en janvier vous frappiez les esprits en posant comme le président argentin avec une tronçonneuse siglée UDR pour élaguer dans la dépense publique appelant à la libéralisation de notre économie.
C'est Miley votre modèle ? Bah Miley il réussit ce qu'il a fait en Argentine est extraordinaire. il a réduit les déficits de façon considérable parce qu'il a réduit les dépenses, ce qui a nourri une croissance beaucoup plus forte pour l'Argentine.
Donc il à quel prix ? Ça fait un an et demi. Ce que vous dites est juste, c'està-dire qu'il il a réduit les déficits.
Mais à quel prix ? Baisse drastique des dépenses dans l'éducation et la santé, hausse des prix de l'électricité, des tquers de métro et explosion de la pauvreté. Un argentin sur deux vit désormais sous le seuil de la pauvreté.
C'est ça que vous voulez faire en France ? C'était déjà dans un seuil de pauvreté élevé au fait exploser. Alors là, je peux vous donner les chiffres.
Le taux de pauvreté a bondi en Argentine. La croissance bondit et la croissance elle va générer une hausse des salaires de la de la production et donc des salaires. Et quelque part ce modèle pour moi c'est les pays sont naturellement différents.
On n'est pas l'Argentine, on n'est pas les États-Unis. Mais comment on peut vivre en France avec 1200 agences qui dépensent 80 milliards d'euros avec une accumulation de normes, avec des échelons de collectivité euh locale dont plus personne ne comprend rien. On a proposé dans ce premier forum des libertés hier soir on était au 3e sur la capitalisation pour les retraites.
On a proposé de supprimer un/ tiers des agences, de supprimer 400000 normes. On a proposé la fusion des départements des régions des métropoles, qu'il n'y ait plus que 10 grands ministères, qu'on réforme l'État, qu'on le rend en efficace. Vous espérez trouver 600 milliards d'euros en 5 ans.
Ce qui semble là déjà pour trouver 40 milliards l'an prochain, c'est extrêmement difficile. Mais mais comment vous voulez faire pour trouver ces 600 milliards ? Je veux dire, comment vous vous prenez la tronçonneuse ?
Donc on a compris sur les agences de l'État, mais les agences de l'État, ça vous fait pas 600 milliards du tout. Donc vous allez devoir aller taper, si j'ose dire dans l'éducation, dans la santé, dans la justice, ben bien sûr dans la culture. Vous ne pouvez pas les trouver sinon les 600 milliard.
On va on va taper d'abord dans les dépenses euh liées au modèle migratoire aussi. Elles sont très importantes. Je j'assume de et nous sommes quasiment les les seuls euh de dire il ne faut plus qu'il y ait de prestation sociale pour les étrangers qui arrivent dès le premier jour.
Si on met ses prestations sociales, les allocations familiales, les APL au bout de 5 ans et c'est ce qui se fait dans la plupart des pays, on économise 7 milliards d'euros par an. Donc il y a le coût du modèle migratoire, il y a le coût de la bureaucratie. Je rappelais, c'est 80 milliards d'agences.
Il y a notre réforme territoriale qui se conjugue à une réforme de l'État. Je veux supprimer toutes les directions régionales, les rectorats, les ARS, tout cela génère des coûts et tout cela nourrit de la réglementation qui empêche de la production. Ça veut dire réduire la masse salariale dans la fonction publique de manière drastique.
Ça veut dire mettre au chômage beaucoup de de fonctionnaire. On met on ne met pas au chômage un fonctionnaire puisqu'il est il bénéficie d'un statut protecteur à vie. États-Unis les étatsunis, c'est pas notre modèle.
On peut adapter la fonction publique. Il y a des services où il manque du personnel, la police, la justice, les fonctions régalienne. Aujourd'hui, l'État est devenu très impuissant dans ses missions essentielles, celle de la sécurité, de la justice, de la défense, de la diplomatie.
Euh et on pourrait euh et en revanche, l'État est devenu euh impement obèse de dans sa dépense sociale qui est improductif parce que euh c'est pas euh est-ce que vous pouvez reconnaître aujourd'hui que notre système éducatif, malgré les moyens qu'il a, n'a plus les résultats escomptés que l'hôpital c'est une vraie héritable problématique ? Je suis élu local aussi. Je vois les Nissois m'appellent de plus en plus parce qu'ils ont des difficultés pour accéder au soin parce que les prises en charge à l'hôpital sont difficiles parce que quand on va aux urgences après il y a plus de lit pour être soigné et pourtant on dépense on dépense de plus en plus.
Donc ça veut dire que le système il fonctionne pas. Il y a un chiffre qui est sorti ce matin. Si on ne fait rien, le service de la dette, c'est-à-dire la somme pour rembourser la dette sera de 108 milliards d'euros par an. 108 milliards d'euros par an.
Vous parliez de 200 milliards. Donc ça veut dire 108 milliards d'euros brûlé un peu comme les billets de Ginsbourg chaque année. C'est l'équivalent du budget de la défense et du budget de l'éducation.
On peut plus continuer comme ça. Donc il faut faire cette révolution de l'État et ce n'est pas des mesures contre les Français. Au contraire, ils auront la possibilité parce qu'on va produire plus de gagner plus dans ces mesures.
Je je termine là-dessus, mais on proposer aussi une hausse des salaires de 10 %. De 10 % parce que on a en France des salaires qui sont trop faibles et parce que les charges sociales sont trop élevées et elles pèsent sur le pouvoir d'achat pour les salariés. en par rapport aux 200 milliards d'économique que j'évoqué tout à l'heure qu'on a documenté hein, c'est très précis, c'est très sérieux.
On supprime la CSG sur la part salariale ce qui aboutit à un 13e mois pour tous les français. Donc on fait pas des économies pour redistribuer à ceux qui déjà nos rétros. On fait des économies pour redonner du pouvoir d'achat aux français. sur les retraites, vous appelez à développer une dose de capitalisation dans notre système de retraite par répartition.
Euh, dites-nous quel système vous prenez exactement. Il s'agirait de faire basculer entièrement notre système sur le modèle américain, suédois ou hollandais où les travailleurs financent leurs propres retraites grâce aux cotisations qui sont placées en bourse. C'est quoi cette part de capitalisation dont tout le monde parle par ailleurs hein ?
C'est un système mixte qui a fait ses preuves. Vous évoquiez la Suède, c'est des résultats remarquables. Ils ont un fond de capitalisation qui est l'équivalent de toute leur richesse nationale.
Ils ont des retraites qui sont beaucoup plus élevées que les nôtres. Ils ont des taux de rendement de retraite extrêmement élevés. Ce que nous proposons c'est que d'abord ce système s'applique à ceux qui seront à la retraite dans 20 ans, hein.
Donc on prendrait aujourd'hui à peu près la moitié des des cotisants. Qu'il y ait un taux de capitalisation de 3 % de 3 % sur aujourd'hui l'ensemble des cotisations. Il y a 28 % il y a 28 points de taux de cotisation pour les patrons et pour les salariés consacrés aux retraites sur la masse salariale.
Sur ces 28 %, nous proposons à terme qu'il y en ait un/ers à l'horizon d'une quinzaine d'années qui aillent sur la capitalisation et le socle de base resterait la répartition. C'est le seul moyen pour sauver notre système. Aujourd'hui, il est devenu intenable.
On pourra plus continuer en augmentant l'âge de départ. Vous savez, l'espérance de vie et c'est heureux va être de 4 à 90 ans à l'horizon 2070. C'est un énorme progrès pour la société d à la science.
Comment on va pas pouvoir augmenter à vie l'âge de départ ? On vous entend ce matin euh modèle Ravier Miley euh 600 milliards d'économie trouvé sur 5 ans, la retraite par capitalisation. Elle en pense quoi votre allié Marine Le Pen ?
Elle qui a promis d'abroger la réforme à 64 ans pour revenir à la retraite à 60 ou 62 ans. On a toujours pas bien compris mais enfin en gros elle veut plus des 64 ans. Nous nous en discutons librement mais d'abord moi je je suis à la tête du d'une formation politique et indépendante qui a ses convictions, qui a rallé le Rassemblement national avec qui vous deviez être pardon mais c'était c'était présenté comme ça il y a encore moins d'un an au moment de la dissolution.
Jordan Bardella, premier ministre si on est en tête. Euh Éric Sioti, ministre de l'intérieur. Je j'enlèverai à votre démonstration un R à rallié.
Je suis allié et et je l'assume et j'en suis fier et c'est ce que j'expliquerai dans mon livre euh qui sort mercredi prochain que je signerai ce dimanche au festival du livre de Nice. Et je suis fière de cette alliance parce qu'elle a cassé là aussi euh des codes, elle a cassé ce mur, cet isolement qui a privé la droite de mettre ses idées au pouvoir depuis des décennies. Quelle droite erti quelle droite la droite de je ne sais pas si vous estimez que Marine Le Pen est de droite mais quand on lui demande en janvier dernier quand Darius Rochbin sur LCI lui demande est-ce qu'il faut tout vous avez entendu je le dis pour les auditeurs il faut-il réduire la masse salariale dans la fonction publique ?
Non non ça c'est des trucs de droite mais c'est c'est une boutade la la démarche. Non c'est pas une boutade c'est que c'est elle a c'est ses convictions en économie vous êtes très très éloignés. La démarche de Marine Le Pen qui est candidate à l'élection présidentielle, c'est de rassembler tous les Français.
Mais pour moi, être de droite, c'est mettre la nation au-dessus de tout. C'est avoir un regard sur notre ce qui fait la force de notre civilisation, de notre nation. C'est faire confiance à l'entreprise.
On discute beaucoup avec je suis pas rallié, je suis un petit point d'accord l'entreprise dire l'entreprise il y a des désaccords mais il y a des points de rapprochement. Sur toutes les questions économiques, vous êtes en désaccord sur quel sur quel point vous êtes d'accord économiquement le le RN notamment a porté lors de la discussion budgétaire la diminution des dépenses publiques. C'est un point essentiel.
Nous sommes d'accord. Tout le monde est d'accord. qui nous gouverne aujourd'hui augmentent les dépenses publiques.
Les socialistes veulent augmenter les dépenses publiques. Donc là, il y a un point de différence majeur avec ceux qui sont pas d'accord avec notre alliance et y compris les LR. Le RN veut la diminution des impôts de production, veut qu'on produise plus comme moi, parce que on ne s'en sortira pas si la France ne relocalise pas des productions, si on arrête par exemple de mettre fin à la destruction de l'industrie automobile.
Tout cela ce patriotisme, nous nous le nourrissons, nous le chérissons ensemble. Donc les points d'accord, ils sont beaucoup plus importants. C'est vrai que sur les retraites, sur les retraites, vous êtes pas d'accord.
Mais sur la réduction de la masse salariale dans la fonction publique, vous n'êtes pas d'accord. Pardon ? Il y a a y a il y a beaucoup beaucoup de questions majeures économiquement où vous n'êtes pas d'accord.
Et en revanche, c'est vrai qu'on vous entend ce matin, c'est vrai qu'on a lu programmes et vos propositions puisque vous vous l'z publié depuis janvier dernier et on se dit "Mais qu'a-t-il fait de quitter LR Parce que quand on voit Bruno Retaillot qui est arrivé là, je vous vois sourire mais c'est il y a pas une feuille de papier de cigarette entre ce que vous proposez et ce que propose Bruno Rotaillot sur tous les points, l'orégalien, l'économie, la défense sur tout. Ça c'est le alors là on relit votre le titre de votre livre je ne regrette rien et là on se dit bah si tu peut-être regretter un peu. C'est le problème de LR et c'est pour ça que ce parti euh qui est l'héritier du général de Gaul et pour moi aujourd'hui le parti qui est l'héritier du général de Gaul, j'ai pris d'ailleurs le nom du parti du général de Gaul, c'est c'est l'UDR.
Euh ce parti s'il a perdu la confiance des Français sur les six dernières grandes élections, ElR a fait moins de 10 %. Et j'ai échoué euh personnellement aussi, mais c'est pour ça que je vous dis, j'ai échoué à le faire remonter. J'ai pris le parti, il était en ruine après euh l'élection de présidentielle où madame PCES a fait 4,7 %.
C'était pas une défaite, c'était une humiliation. Euh j'ai tout fait pour le remonter euh jusqu'aux élections européennes où on a amélioré les choses euh avec François Xavier Béami mais on n'a pas retrouvé cette confiance. Pourquoi ?
Parce que les Français voient un écart entre ce que nous disions et ce que dit aujourd'hui Bruno Rotaillot et les actes qui sont faits. La faiblesse de la démonstration de Bruno Rotaillot, c'est qu'il est dans un gouvernement macroniste, qu'il se fait rabrouer au conseil des ministres la semaine dernière par monsieur Macron parce qu'il a sorti le rapport sur l'entrise des frères musulmans parce qu'il s'est fait parce qu'il s'est fait désavouer sur l'Algérie. que les Français voi bien, ils sont pas stupides.
Enfin, les Français voient bien, mais les militants LR qui ont été qui ont été assez massifs à voter 90000 euh on parle, on parle on parle le PS, c'est 23000 qui ont voté hier. C'est il y avait c'était pas mal 90000 aujourd'hui pour les partis politiques. DR a plus d'adhérents que le PS donc c'est satisfaisant quand mais il faut plus arrêter de parler.
Moi, j'ai je dis j'ai cassé ce cordon sanitaire, j'ai brisé ce mur. Je veux que les idées nationales, les idées droites gouverne le pays. On aurait pu on aurait pu le faire l'année dernière si ceux qui ne m'ont pas suivi, beaucoup m'ont suivi, mais Bruno Rotaillot, Laurent Voquier ont fait partie de ceux qui ont refusé cette alliance.
Rendez-vous compte, ils ont préféré être alliés au premier tour avec Emmanuel Macron et pire et c'est pour moi une forme d'abomination au second tour avec le Nouveau Front Populaire, s'il m'avait suivi dans cette alliance, nous serions aujourd'hui dans un vrai gouvernement qui pourrait mettre en place vous ne regrettez rien même pas la la fin recambolise vous êtes enfermé dans le bureau devant les chaînes d'info en gardant les clés tout ça il y a pas de regré la caricature que vous quelquesuns ont nourri j'ai jamais été enfermé Tout a toujours été transparent, ouvert. Moi ce que je souhaite et je suis persuadé que l'avenir nous donnera raison, la droite ne peut pas gagner sans une alliance avec le Rassemblement national. Le reste, c'est une fable.
Le reste, c'est tromper les électeurs de droite. Le reste, c'est continuer. C'est se raller demain à monsieur Philippe ou à un autre.
C'est poursuivre les lignes du dé. Vous dites à Bruno Rotaillot qui vous fait un peu de l'œil là ces derniers temps. Non, je me trompe à je sais pas.
J'ai dit à Bruno, j'ai dit à Bruno J'ai dit à Bruno Rotaillot de me rejoindre J'ai dit à Bruno Rotaillot de me rejoindre de me rejoindre dans cette union. On a on a eu l'occasion de nous parler bien sûr, il faut qu'il rompe cette alliance avec les macronistes et il ne peut pas aller aux élections au second tour avec le soutien de LFI. Ça c'est pas possible.
Combien de députés LR ont été élus grâce au désistement de de LFI ? Euh c'est pas possible au milieu. Donc vous dites à Bruno Rota pour qu'on comprenne bien rejoins-moi dans la grande alliance avec Marine Le Pen et Jordan Bardella.
C'est ça. Bien sûr, mais l'avenir il est plus dans le macronisme. Il y a des ministres qui ont dit le macronisme c'est fini mais naturellement ils ont raison.
Mais alors pourquoi il reste dans un gouvernement dont monsieur Macron tire les ficelles ? C'est ça qui est contradictoire. La vie politique elle doit être simple.
La vie politique, elle doit être simple. On peut pas tenir un discours et faire l'inverse. Parfois, c'est pas simple.
Quand il y a pas une majorité à l'Assemblée nationale. C'est pas simple. Sauz, on aurait eu une majorité à l'Assemblée nationale si certains LR n'auraient pas n'avaient pas eu cette position d'incohérence totale.
Et si Marine Le Pen était empêchée par ses ennuis judiciaires, empêché en 2027, Jordan Bardella serait-il un bon candidat pour vous ? Bon, moi je je tire pas des plans sur la comète. Euh je vais pas préjuger d'une décision judiciaire.
Ouis, mais enfin, il y a quand même une chance qu'elle ne soit qu'elle soit empêché. Moi, je je travaille avec Marine Le Pen à l'Assemblée nationale. Nous avons des relations euh et une alliance solide et c'est quelqu'un de bien au plan humain qui respecte sa parole.
Ça me changer avec LR, je le dis hein parce que là aussi le l'écart entre les discours et les actes dire humainement Marine Le Pen est est meilleur que que Laurent Voquier votre ancien champion. Je crois qu'on peut le dire. Euh je crois qu'on peut le dire.
En tout cas, elle respecte sa parole et ça ça m'a changé et je peux dire aussi que je travaille de façon très étroite avec Jordan Bardella. C'est quelqu'un qui qui a une stature qui a une pas trop jeune bah on peut faire tous les procès qu'on veut. Moi c'est pas un procè fait il a il aura 31 ans 2027 il en a 29.
Pour moi c'est pas un handicap. Ce qui compte, c'est ce qu'on veut faire et ce qu'on va faire parce que je suis sûr que cette alliance, elle va gagner parce que c'est le moment de changer. Tous ceux qui nous gouvernent depuis 40 ans sont au pouvoir.
On a vu quel que soit leur camp où ils ont amené le pays. Et vous candidat ? Non, c'est pas mon idée.
Merci. Merci Éric Siotti qui ne regrette rien. L'heure est venue de dire pourquoi.
Le titre de votre livre aux éditions Fillard qui sera donc en librairie le 4 juin prochain. Merci d'avoir été au micro d'Interre ce matin.
Éric Ciotti