Accord de paix, IA, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Gabriel Attal. Bonjour Agathe Lambret. Bonjour Paul.
Bonjour à tous. Bonjour Paul Larrouturou. Merci d'être avec nous Gabriel Attal sur France Info.
On va parler retraite et salaire notamment. Que proposez-vous maintenant que vous êtes candidat à la ? On parlera aussi de la campagne de ce remake d'un fauteuil pour deux entre Edouard Philippe et vous.
Mais d'abord le bilan du G7. Donald Trump est resté jusqu'au bout et a choisi le château de Versailles pour signer en plein dîner hier soir l'accueil l'accord avec l'Iran. On l'écoute.
Ah c'est signé, c'est signé à Versailles se félicite Donald Trump galvanisé. En réalité Gabriel Attal, est-ce que le président américain a perdu cette guerre et est-ce que c'était une guerre pour ? D'abord ce que montre cet accord et cette situation, c'est que une guerre sans plan et sans objectif clair ne mène à rien.
Au moment du déclenchement de cette guerre, j'avais dit qu'une guerre pouvait se justifier que s'il y avait un plan clair avec des objectifs clairs et notamment évidemment la libération du peuple iranien et le désarmement du régime des mollahs. On voit la situation aujourd'hui avec cet accord. Je pense qu'il faut être d'abord pragmatique.
Vous savez moi la la la première chose que je regarde sur les questions internationales, c'est où sont les intérêts de la ? Et évidemment le fait qu'il y ait un accord, le fait que le détroit d'Ormuz puisse être libéré, que la circulation puisse reprendre, c'est évidemment dans les intérêts de la France et notamment dans son intérêt économique. Ensuite, il faut être lucide parce que plus on en apprend sur cet accord, plus il est mystérieux.
Hmm. Il y a des négociations sur le nucléaire qui sont renvoyées à plus tard. Dans 60 jours.
A des mois de négociations et donc évidemment on qui était déjà ouvert avant la guerre, on ne sait pas à quelles conditions il pourra rouvrir. Le peuple iranien qui est oublié. Est-ce que c'est un ?
En tout cas, il faut que la France soit l'initiative d'abord évidemment avec les partenaires européens pour qu'on soit associé aux discussions qui auront lieu sur le nucléaire iranien notamment, on ne peut pas laisser les discussions se faire sans nous, on ne peut pas se retrouver dans une situation où il y a un risque non pas seulement de revenir à la situation antérieure mais peut-être de revenir à une situation pire que la situation antérieure. Ensuite, on doit être à l'initiative pour garantir la souveraineté de nos alliés dans la région et je pense évidemment au Liban, on a vu que l'aide budgétaire américaine est réduite en soutien au régime libanais, il faut évidemment que la France aide le régime libanais à garantir sa souveraineté et sa sécurité. Et vous ce matin, votre lecture c'est qu'une capitulation américaine pour reprendre l'expression d'un expert Je viens de vous Je viens de vous dire que pour l'instant on ne sait pas tout de cet accord.
Il reste très mystérieux et surtout on voit qu'une grande partie des éléments de cet accord sont en réalité encore à négocier. Donc c'est ça qu'il va falloir suivre. Maintenant pour le dire de manière encore plus claire évidemment que le fait qu'il puisse y avoir un accord, que la circulation puisse reprendre dans le détroit d'Ormuz, c'est une forme de soulagement.
Mais encore une fois, soyons lucides. D'abord, on a vu la forme d'imprévisibilité qui pouvait exister avec les décisions américaines et on voit ensuite que cet accord aujourd'hui ne ne contient aucun des éléments essentiels pour rassurer et garantir une forme de stabilité. Vous parlez de lucidité et vous rappeliez que quand cette guerre a été déclenchée début mars, on vous avait demandé si vous souteniez cette intervention américaine et vous aviez répondu que si sa finalité était de faire tomber le régime des mollahs, alors oui bien sûr vous la souteniez.
Est-ce qu'aujourd'hui vous dites j'ai été un peu ? tout puisque vous l'avez dit, j'ai donné des conditions très claires. Moi j'ai toujours dit de manière très claire qu'une opération pouvait se justifier que si sa finalité était de faire tomber le régime des mollahs, de libérer le peuple iranien et de désarmer on a pu comprendre que vous souteniez cette ambition Vous pouvez reprendre Vous pouvez reprendre toutes mes déclarations sur le sujet, j'ai toujours été très prudent sur cette question-là. au droit international ou même si on sait que les précédents n'ont pas montré de grands succès.
J'ai rappelé à quel point le régime des mollahs et je le dis toujours est contraire au droit international en ce qui menace la stabilité et la sécurité dans la région, l'existence d'un état libre et souverain et en ce qu'il tyrannise sa population. Vous appelez toujours à une coalition, vous vous demandiez aussi la mise en place d'une coalition entre la France et l'Europe pour faire tomber ce régime et préparer l'après. Est-ce que c'est toujours ?
Je crois bien sûr qu'on doit maintenir des sanctions sur le régime iranien, peut-être même les renforcer puisque la finalité, l'objectif, c'est évidemment que le peuple iranien puisse vivre libre. Moi évidemment qu'aujourd'hui faire tomber le régime. Moi aujourd'hui, j'ai évidemment une pensée pour le peuple iranien qui est martyrisé, tyrannisé, réprimé dans le sang.
Il y a eu des dizaines de milliers de morts il y a quelques mois, des jeunes qui manifestaient pour leur liberté et c'est évidemment à eux que je pense aujourd'hui. Donald Trump a été reçu en grande pompe au château de Versailles donc à l'issue de de ce sommet, dîner de gala, visite de la Galerie des Glaces. La gauche fustige la flatterie, l'obséquiosité citée du président.
Est-ce qu'Emmanuel Macron a fait la cour à Donald Trump et est-ce qu'il a raison au vu des résultats de ce G7 ? Moi je crois que le président a raison parce que on doit parler à tout le monde. On doit le faire évidemment en étant lucide même quand on a des désaccords mais évidemment que la France sa responsabilité c'est de pouvoir parler avec tout le monde et donc oui de recevoir le président américain y compris à à Versailles.
Maintenant il faut le faire de manière très pragmatique et lucide. On a des désaccords. Vous avez vu notamment la dernière décision américaine qui restreint l'accès au dernier modèle d'Entropique aux non-Américains.
Évidemment que c'est important de le dire qu'on a des désaccords mais surtout c'est important d'en tirer des conséquences en s'organisant pour renforcer notre puissance en Europe. On parle de ce projet qui n'est pas fini de d'accord de paix signé sur la table à Versailles ce qui fait cette image fait le tour du monde mais il faut j'aimerais également vous poser une question sur une signature commune sur l'Ukraine. Les Européens ont accepté que le communiqué du G7 cite Donald Trump trois fois et salue sa je cite conduite ferme sur l'Iran.
Quand on lit ça, qui influence qui ? Est-ce que c'est Donald Trump ou est-ce que c'est les ? Vous savez ce G7, c'était un peu pour moi le G7 de la dernière chance.
Est-ce que ça a encore du sens de réunir les pays du G7 alors qu'on a des différences de vues majeures sur un certain nombre de ? Je me réjouis que dans cette déclaration commune et à l'issue de ce G7, il y a une position commune avec les Américains sur la question ukrainienne et sur le soutien à l'Ukraine. Donc oui, ça a encore du sens pour vous.
Et sur le renforcement des sanctions à l'encontre du régime du Kremlin et notamment des sanctions sur le pétrole russe. Donc on voit bien que ça a du sens. Par ailleurs, évidemment que dans tous les formats dans lesquels la France est présente, je les soutiens.
Aller affaiblir des formats, des réunions dans laquelle la France a une place, je pense que ça serait pas rendre service à la France. On voit en l'occurrence que sur l'Ukraine, il y a eu cette déclaration convaincre le président américain de signer une déclaration dans laquelle il appelle au soutien de l'Ukraine et à des sanctions contre la Russie, c'est évidemment une bonne nouvelle pour l'Ukraine. Maintenant, est-ce que ce G7 règle les grands problèmes du ?
Évidemment que non. Évidemment que succès, dit Emmanuel Macron, ce G7 est objectivement un succès. Est-ce que ce succès vous le vous le partagez, vous le constatez ?
Est-ce que c'est à mettre au crédit du président pour qui c'était le dernier ? D'abord, je viens de le dire, notamment sur la question ukrainienne, c'est un succès que de permettre un accord, en tout cas une signature qui engage les États-Unis dans le soutien à l'Ukraine puisqu'on a vu les va-et-vient du président Trump et des États-Unis sur la question du soutien à l'Ukraine. J'étais quatre fois en Ukraine depuis un an et demi, j'ai rencontré le président Zelensky, des responsables militaires, diplomatiques, économiques, humanitaires.
Je peux vous dire qu'ils ont besoin de soutien. On a vu par ailleurs que depuis deux mois maintenant, ils arrivent à faire reculer la Russie, ce qui est quand même inédit et historique depuis le début de ce conflit. Donc on On continuer et amplifier notre notre soutien.
Vous évoquiez Anthropic bloqué par les Américains pour les étrangers. L'intelligence artificielle, la souveraineté technologique était censée être au cœur de ce G7. Sur France Info ce matin, Pascal Gauthier, le PDG de Ledger spécialisé dans les cryptomonnaies, a mis en garde contre les dangers de l'IA.
On l'écoute. L'IA a vraiment accéléré en terme de utiliser l'IA pour attaquer les gens, pour leur voler des choses. Si vous voulez, l'accélération était tellement forte que l'attaque est plus rapide que la défense qui doit maintenant se mettre en place.
L'attaque est plus rapide que la défense. Est-ce qu'il faut Est-ce que l'urgence c'est de se protéger de l'IA, Gabriel Attal, et ? Quoi qu'on fasse, l'IA sera là.
Les outils sont disponibles, ils sont aujourd'hui essentiellement à la main des Américains et des Chinois. Donc, l'urgence c'est ? C'est de la maîtriser l'IA.
Et pour ça, évidemment qu'on doit être à l'initiative en France et en Europe. Et c'est possible. On a des talents, on a des atouts, on a des forces en Europe et notamment en France.
Pas perdu face aux Américains ou aux Chinois. perdu. Le leader européen en matière d'IA, c'est un Français, c'est Mistral.
On a par ailleurs des pépites, des start-up. Moi, vous le savez, j'ai lancé ma campagne pour l'élection présidentielle il y a maintenant un mois. J'ai fixé quatre chantiers capitaux pour la : école, salaire, frontière, IA.
J'ai mis l'IA dans mes quatre grandes priorités. ? Et vous voulez faire de la France la première puissance européenne en 10 ans.
Mais oui, mais ? Mais comment on ? Parce que la puissance technologique, elle précède la puissance militaire et la puissance économique.
La France et l'Europe n'ont pas réussi la révolution du numérique au début des années 2000. Les États-Unis ont réussi la révolution du numérique au début des années 2000. Qu'est-ce qui s'est passé depuis 25 ?
La productivité aux États-Unis a explosé. Si en France, on avait eu la même croissance de productivité qu'aux États-Unis, le salaire médian français ne serait pas de 2200 euros nets par mois, il serait de 3300 euros nets par mois, 50 % de plus. Donc, on doit réussir la révolution de l'IA.
C'est aussi un enjeu pour les salaires des Français, les emplois des Français, la prospérité des Français. Anthropic lève 30 milliards comme Mistral en lève 1 milliard 7. Voilà.
Bien sûr. Mais donc ça veut dire ? Bah ça veut dire qu'on doit être plus intégré au niveau européen.
Ça veut dire qu'on doit soutenir l'économie de l'IA. Comment on ? Avec évidemment un plan de soutien public, avec des fonds publics pour accompagner nos entreprises.
Vous savez, Mistral, qui est aujourd'hui déjà un quasi géant du numérique et de l'IA, a été soutenu par 100 millions d'euros investis par la BPI, donc par la France. C'est très faible par rapport aux autres géants, aux autres géants de l'IA. Donc il faut faire de la commande publique, il faut y arriver.
Et ensuite, il faut évidemment le soutenir avec des financements privés. Faciliter le la possibilité pour les entreprises de diffuser l'IA et d'adopter l'IA dans leur entreprise, développer la capitalisation pour notre système de retraite, pour que des capitaux soient disponibles en plus grand nombre pour accompagner nos start-ups. Aujourd'hui, l'IA, c'est ?
C'est des géants américains essentiellement qui ont des puces américaines avec l'entreprise Nvidia font flamber le prix des puces d'ailleurs. qui sont produites par un géant taïwanais TSMC, dont les machines sont faites par un géant néerlandais ASML. Il faut que sur un ou plusieurs éléments de cette chaîne, la France soit souveraine.
C'est ça qui nous permettra d'avoir un rapport de force. On peut être souverain sur plusieurs de ces éléments, sur les géants avec Mistral, et on en a d'autres qui vont émerger en France. Et on peut être souverain sur la question des puces avec des start-ups, je pense à SiPearl et d'autres, qui peuvent dans les années qui viennent, si on les soutient, concurrencer Nvidia sur ce sujet.
Sur ce sujet, deux députés ont remis hier un rapport passionnant qui montre que plus de 85 % des députés et leurs collaborateurs parlementaires utilisent désormais l'intelligence artificielle et un sur deux le fait tous les jours. Vous-même, combien de fois vous utilisez ChatGPT et Mistral par jour et pourquoi ? Ah j'utilise plusieurs fois par jour.
Pourquoi ? J'utilise Vibe de Mistral, j'utilise ChatGPT de OpenAI, j'utilise Claude d'Anthropic. Un pour faire de la comparaison internationale.
C'est-à-dire quand je travaille ou que je réfléchis sur un projet, par exemple se dire on veut réorganiser l'hôpital en France pour que ça fonctionne mieux. Bah vous demandez à l'un de ces outils comment est-ce que les autres pays font en Europe, vous demandez une comparaison. Là où ça vous prendrait ou ça prendrait à vos collaborateurs des heures de recherche sur internet, vous avez en quelques minutes une première comparaison et vous pouvez creuser ensuite.
Deux, j'utilise pour faire de la synthèse de réunion. Quand vous avez des réunions vous discutez d'un certain nombre de choses, vous prenez des notes, vous prenez des décisions. En fait, vous envoyez ça sur Vibe ou sur Claude mais justement la synthèse de la réunion.
Justement ce qui est intéressant dans ce rapport, c'est aussi que c'est qu'il y a un risque de fuite de données sensibles. Comment vous jaugez ? Est-ce que vous n'avez pas peur de mettre des données ?
Est-ce que c'est pas un vrai problème par exemple pour votre groupe à ? C'est là où il faut privilégier un acteur français, on a de la chance, on en a un avec Mistral, mais c'est ça montre l'enjeu et la nécessité qu'on a en France d'être souverain. C'est aussi La question de souveraineté c'est une question économique, c'est une question de sécurité pour nos données et c'est aussi une question d'emploi pour les Français.
Moi je vois beaucoup d'inquiétude, évidemment je discute avec des Français, avec des parents qui me disent mon fils, ma fille est au lycée, étudiant en école de commerce, est-ce que finalement l'IA va pas nous mettre dans une situation où ils pourront pas trouver d'emploi. Le premier risque aujourd'hui, c'est pas d'être remplacé par une IA dans son travail, c'est d'être remplacé par quelqu'un qui maîtrise l'IA. Et donc la question de la formation de tous les Français à l'usage de l'IA c'est pour moi une priorité dans mes propositions en matière d'IA.
Je propose que d'ici 2030 on organise un plan de formation pour 20 millions de salariés en France, que ça soit au cœur de ce qu'on apprend à l'école parce que évidemment maintenant les savoirs fondamentaux c'est lire, écrire, compter, prompter. Priorité à l'IA, si on vous écoute bien le plan du gouvernement 655 millions d'euros annoncé pour l'intelligence artificielle, c'est pas à la hauteur des enjeux. Tout ce qui est annoncé pour l'IA va dans la bonne direction, mais moi je crois qu'on a surtout besoin d'un cap.
Mon cap il est clair, je veux que dans 10 ans la France soit affirmée de manière incontestable comme la première puissance européenne en matière d'IA, en capacité de rivaliser avec les États-Unis et la Chine. C'est possible. clair [raclement de gorge] et vous nous direz dans un instant Gabriel Attal si vous utilisez l'intelligence artificielle pour peaufiner votre programme à la présidentielle notamment sur les retraites, mais pour l'instant c'est le fil info, il est 8h47 et c'est Marie Martirossian.
Le retour de la canicule en France, 26 départements sont en vigilance orange aujourd'hui avec des températures qui pourront monter jusqu'à 36° à Paris, 37 à Châteauroux ou encore 39 à Angoulême. 71 trains Intercités sont supprimés jusqu'à lundi pour éviter [musique] les potentielles pannes de climatisation dans les rames, indique la SNCF. L'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran signé finalement hier et à distance pour les présidents américains et iraniens, Washington s'engage à lever les sanctions américaines contre l'Iran en échange de l'Iran confirme ne pas s'équiper [musique] de l'arme nucléaire.
à cette signature, les prix du pétrole chutent de plus de 3 % ce matin. C'est une étape majeure dans la lutte contre la fast fashion, [musique] députés et sénateurs se sont mis d'accord hier en commission sur une version commune de cette proposition de loi qui prévoit de nombreux outils pour limiter [musique] l'expansion de l'ultra fast fashion, cet accord ouvre la voie à l'adoption définitive du texte. Et puis les hommages du monde du football à Eric Roy, entraîneur de Brest, décédé [musique] des suites d'un cancer du pancréas, le foot français perd un technicien très compétent et une personnalité très attachante, a réagi le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps.
France Info. Le 8h30 France Info Agathe Lambret, Paul Larrouturou. Avec Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance, vous êtes aussi candidat à la présidentielle et dans un instant, on va parler un peu de votre programme, mais d'abord un mot sur la chaleur.
Bah oui, la météo, la France a très très très très très très chaud hier, à votre place il y avait le ministre de l'Éducation qui expliquait qu'il allait devoir suspendre certains examens tellement il faisait chaud dans de très nombreuses classes de France. Vous avez été 10 ans au pouvoir. Est-ce que vous faites ce matin sur France Info votre autocritique en disant "On a peut-être pas assez préparé le pays à ce niveau de ?" Aujourd'hui, les émissions de CO2 baissent plus qu'auparavant.
Il y a des choses qui ont été faites pour réduire les émissions dans l'industrie, dans le secteur des mobilités. Et sur la question de l'adaptation, effectivement, on n'a pas été assez loin, assez vite. Quand j'étais ministre de l'Éducation nationale en 2023, j'ai lancé un plan d'adaptation pour nos établissements scolaires pour isoler thermiquement des écoles, des collèges et des lycées qui sont aujourd'hui des passoires thermiques.
C'est des écoles, des collèges, des lycées où il fait très chaud l'été, très froid l'hiver. C'est terrible pour les enseignants, pour leurs conditions de travail et pour les élèves, pour leurs capacités à apprendre. Mais dans les faits, il a expliqué hier que ça appartient aux communes, aux départements et à la région.
Et donc, il n'a pas le pouvoir de le faire. Et ben, il y a un plan que j'avais lancé en tant que ministre de l'Éducation nationale, justement pour accompagner, avec la Banque des Territoires, avec la mobilisation de beaucoup d'acteurs, accompagner les collectivités locales dans cette transformation et dans cette isolation thermique, ce qui est absolument essentiel, encore une fois, aussi pour la qualité des apprentissages. On ne peut pas se dire qu'on veut élever le niveau à l'école si pendant une partie de l'année les élèves et les profs ont très froid et pendant une autre partie de l'année, ils ont très chaud et que ils arrivent pas à apprendre dans de bonnes conditions.
Donc, évidemment que ça reste une priorité. Il y a deux choses en matière climatique, l'adaptation. On doit s'adapter parce que les températures vont continuer à monter.
Et ensuite, il y a tout ce qu'on doit faire pour limiter nos émissions de CO2 pour éviter que la planète surchauffe. Gabriel Attal, vous êtes candidat à la présidentielle et vous avez un slogan le droit au brut. Concrètement, vous voulez réduire l'écart entre le salaire brut et le salaire net.
Patrick Martin, le patron du MEDEF, était à votre place lundi. Et lui, il a une idée pour augmenter les salaires, faire en sorte que la protection sociale cesse de peser de peser sur ces salaires. Et pour cela, il propose de baisser donc les cotisations sociales salariales, patronales et en contrepartie, une hausse de la TVA, c'est ce qu'on appelle la TVA sociale, on l'écoute.
En définitive, ça générerait des augmentations de salaire, que ça générerait de la croissance, que ça générerait 260000 emplois. On a un petit peu besoin de créer des emplois. On me dit "TVA sociale, c'est antisocial, il y a déjà 50 milliards d'euros de la protection sociale qui sont financés par la TVA." Est-ce que c'est ça la solution pour votre droit au brut, Gabriel Attal, pour trouver l'argent qui manque et augmenter les salaires, augmenter la ?
D'abord, moi je veux que les salaires augmentent, je vous ai dit tout à l'heure mes priorités école, salaire, frontière, IA. Je vous ai dit à quel point l'investissement dans l'IA, dans l'innovation est ce qui va permettre sur le long terme aux salaires d'augmenter. Mais est-ce que est-ce que c'est une piste augmenter la TVA pour Vivien, ensuite, pourquoi est-ce que aujourd'hui les Français qui travaillent euh vivent une situation où on leur demande toujours plus d'efforts à eux euh et pas aux ?
Et pourquoi est-ce que leurs salaires n'augmentent pas ? Parce que notre modèle de protection sociale, il est payé par ceux qui travaillent et il finance de plus en plus ceux qui ne travaillent pas. Parce qu'on vit plus longtemps et donc on doit protéger plus longtemps les personnes âgées, parce qu'il y a des personnes qui ne travaillent pas, qui sont au chômage et donc bah ceux qui financent, c'est ceux qui travaillent et donc ça leur coûte de plus en plus cher et leurs salaires n'augmentent pas.
Donc moi mon objectif, c'est de rapprocher le net du brut, le fameux droit au brut. Et est-ce que l'augmentation de la TVA est une piste juste ou ? Je vais vous dire oui ou non.
Avant de se demander quelle taxe il faut augmenter, d'abord regardons quelles économies on peut faire pour alléger la facture, pour pouvoir baisser les Vous répondez vous répondez plutôt non à cette question. Je je dis que pas à la question que je Je je vous réponds mais je peux faire peut-être plus qu'une phrase pour vous répondre. Moi je dis que d'abord la priorité, c'est de faire des économies pour alléger la facture du modèle social, pour baisser les charges sur ceux qui travaillent, pour augmenter leur net et le rapprocher du brut.
Première chose. Ensuite, il y a d'autres pistes qui sont évoquées et notamment la piste du MEDEF, c'est intéressant, il faut tout regarder. Donc moi avec mes équipes, avec ceux qui qui mes équipes de campagne, on est en train d'analyser toutes les propositions qui sont faites.
J'aurai l'occasion de présenter mon programme détaillé d'ici à l'automne. Qui t'a proposé une mesure clivante comme l'augmentation de la ? Parce que Patrick Martin disait "Les candidats sont pas très courageux.
Ils osent pas dire la vérité aux Français, notamment sur les retraites." Vous proposez de supprimer la référence à l'âge légal qui crispe tout le monde. Et sur cette histoire Bah c'est assez courageux parce que tout le monde le propose pas.
Changer le système de retraite en supprimant l'âge légal de départ. ça plaît aussi aux Français. En gardant que la durée de cotisation, je veux dire, il y a plein de gens qui critiquent, qui disent "Bah non, il faut pas, il faut passer la retraite à 67 ans." Moi je propose qu'on garde que la durée de cotisation.
Je proposerai ce que je considère être nécessaire et juste pour le pays. Même si parfois je me dis sur certains points je me dis "Bah c'est pas très populaire." L'important c'est de dire la vérité dans une campagne et c'est ce que je vais faire.
Pardon, quand je propose la réforme de l'assurance chômage pour réduire la durée d'indemnisation pour inciter davantage au travail, c'est pas particulièrement populaire, pourtant je le fais. Gabriel Attal, vous avez mis le feu aux poudres en proposant il y a quelques jours une primaire pour départager les candidats du bloc central. Pourquoi avoir proposé une primaire alors que vous savez qu'Édouard Philippe n'en veut pas, que le comité de liaison que vous avez vous-même mis en place n'en veut ?
Est-ce que c'était juste pour embêter Édouard ? Moi je suis constant, j'ai toujours dit la même chose. D'abord, je veux éviter à mon pays la France un deuxième tour entre la France insoumise et le Rassemblement national.
Enfin pardon, ça serait terrible pour la France et je le dis vraiment du plus profond de mes tripes de se retrouver avec un deuxième tour entre LFI et le RN. Pour ça, il y a pas il y a il y a d'abord les questions de projet et de programme. Parce que c'est bien les castors qui font barrage, mais il vaut mieux les bâtisseurs qui proposent des idées, qui arrivent à convaincre les Français de venir voter pour eux.
Si on passe notre temps à faire de l'arithmétique, à se demander comment est-ce qu'on a on on on met celui-là avec celui-là et on ajoute les scores des uns et des autres. pour embêter Édouard ? Et est-ce que ça signifie que le pacte que vous avez noué avec l'ancien Premier ministre est caduc parce que vous aviez un pacte Vous savez, moi je suis celui Je suis celui qui a pris l'initiative pour rassembler.
J'ai proposé, vous l'avez rappelé, un comité de liaison. C'est moi qui ai fait cette proposition. Donc nos partis se parlent, il y a des représentants du parti d'Édouard Philippe, des représentants de mon parti qui se réunissent régulièrement pour regarder comment est-ce qu'on peut se se se rassembler.
Pour l'instant c'est mal parti entre vous par personne interposée ou vos entourages qui tapent dur l'un sur Je dirais pas ça du tout puisqu'il y a une convergence sur le fait que s'il y a un risque de deuxième tour LFI-RN, il faut qu'il y ait un rassemblement. Donc déjà c'est bien qu'on se retrouve sur cet objectif là. Il y a une convergence sur le calendrier qui est plutôt au début de l'année 2027 pour estimer la réalité de ce risque et estimer les conditions du rassemblement.
Et ensuite la question c'est que la méthode est comment on fait. Et moi j'ai toujours été constant. J'ai toujours dit qu'il y avait plusieurs méthodes possibles et que parmi ces méthodes, il y avait une primaire.
Vous l'avez rappelé, c'est pas le souhait de tout le monde, mais en tout cas moi je considère que ma responsabilité c'est de proposer tout ce qui peut l'être pour garantir à la fin un rassemblement. Euh Gabriel Attal, pour l'instant c'est le RN qui est en tête dans les sondages. Vous disiez il y a un risque.
Jordan Bardella a été critiqué pour avoir été aperçu au Grand Prix de Monaco avec Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles le jour de la marche blanche pour Liana. Est-ce que c'est le candidat des ? Vous savez moi je je suis pas là pour faire la leçon aux uns et aux autres.
Euh moi ce qui m'a vous savez ce qui m'a euh je pense le plus interpellé et heurté dans tout ça, c'est plutôt la réaction quand la question lui a été posée euh et qu'il a répondu euh "Non mais des marches blanches il y en a tous les jours." Je veux dire comme si c'était quelque chose de banal ce qui s'est passé avec Liana qui a été tuée euh par un agresseur qui aurait pu être mis hors d'état de nuire si la justice avait fonctionné. Je trouve qu'il y avait une forme de désinvolture sur ce sujet-là C'est ça que ça dit, c'est peut-être la désinvolture de Jordan Bardella. pas encore une fois de où est-ce qu'il passe son dimanche, je veux dire ça c'est pas mon c'est pas mon sujet. bling-bling, mais sur le côté désinvolte.
Moi c'est plus dans la réaction quand la question lui a été posée de dire "Bah des marches blanches il y en a tous les jours." Pardon, je veux dire c'est dramatique ce qui s'est passé dans le pays, c'est dramatique ce qui se passe dans le pays avec un système judiciaire qui manifestement dysfonctionne, des agressions sur des enfants, on parle de 160000 enfants par an, ça mérite quand même un peu plus de sérieux quand on en parle. Gabriel Attal, la question qui shoot Sébastien Le Cornu veut traquer la drogue jusque dans les ministères et les administrations.
Les ministres et leurs entourages seront désormais soumis à des tests salivaires aléatoires, le Premier ministre compris, il a donné l'exemple. Vous avez été Premier ministre, est-ce que vous auriez fait la même chose ou est-ce que vous dites c'est un peu démagogue tout ? Je pense que l'important c'est l'exemplarité et si le Premier ministre considère que ça passe par cette initiative auprès des cabinets ministériels et de ses ministres, très bien.
Je veux dire mais c'est vrai qu'il y a un devoir d'exemplarité quand on est d'une manière générale engagé en politique et quand on est dans l'exécutif évidemment aussi. Et là pareil pour vous pour les députés sénateurs, ce serait une bonne idée ou ? Écoutez, moi je pense que voilà, chacun est responsable et quand le Premier ministre est interrogé par France Info parle de vulnérabilité et de collaborateurs qui sont habilités secret défense, vous êtes présenciable, vous l'espérez en tout cas, vous êtes président d'un groupe, est-ce que vous pensez que vos députés et vos collaborateurs doivent soumis à ? suspicion sur mes collaborateurs ou sur les députés de mon groupe.
Maintenant encore une fois, chacun est responsable. être exemplaires. Chacun est responsable de ses décisions, chacun fait comme il le souhaite.
Le Premier ministre prend cette initiative, c'est très bien, moi j'ai absolument rien à redire sur ce choix-là, c'est son gouvernement, ce sont ses collaborateurs. Il y a un devoir d'exemplarité auquel on doit tous s'astreindre. Merci beaucoup d'avoir répondu aux questions de France Info.
Merci Paul, restez avec nous pour toutes les infos.
Gabriel Attal