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Discours / meetingClémentine Autain· 6 mai 2021 10 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

RSA aux - de 25 ans | "Quelle folie de leur refuser le droit à ne pas être misérable !"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59Invité politiqueChiffre
    « en 2020 seuls 5 % 55 pardon pour cent des diplômés sont parvenus à trouver un emploi depuis un an »
  • 2:00Invité politiqueChiffre
    « 36 % des étudiants salariés ont perdu le leur aujourd'hui »
  • 2:00Invité politiqueChiffre
    « un million de jeunes vivent sous le seuil de pauvreté »
  • 4:46Invité politiqueFait
    « ne pas être misérable contrairement à la france tous les pays de l' ocde ont ouvert leurs minimas sociaux aux jeunes dès 18 ans »

Temps de parole

  • Clémentine Autain100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Clémentine Autain

président mes chers collègues avec cette proposition de loi nous remettons à l'ordre du jour de notre assemblée la pauvreté qui est en train de submerger la jeunesse de notre pays je le sais c'est un sujet que vous aviez déjà tenté de remiser au placard par un précédent vote le 18 février dernier mais comprenez bien alors que la grande pauvreté étant partout ses ramifications propulsé par un carnage social absolument inédit il est incompréhensible que notre regard se tourne ailleurs se porte ailleurs que sur les souffrances qu'elle engendre aujourd'hui il est indécent que notre assemblée se refuse à les endiguer quand elle se montre si promptes si ardente pour assister les plus riches nous le savons l'épidémie les confinements et les couvre feux ont eu un effet d'accélérateur sur les vagues de pauvreté qui s'abat sur les plus jeunes confrontés en mars à la misère et à l'isolement-- depuis 15 ans la progression de la pauvreté est la plus forte chez les jeunes conséquence d'une religion néolibérale dont on ne sait plus désormais ceux qui la guide si ce n'est l'injonction à faire toujours moins pour ceux qui ont moins et toujours plus pour ceux qui ont plus conséquence aussi du no man's land en fait juridique dans lequel se trouve depuis bien longtemps les 18 25 ans ils n'ont pas de statut et d'allocation pour les étudiants qui leur permettrait de vivre dignement difficulté pour les jeunes qui travaillent de cumuler suffisamment d'heures pour accéder au chômage et c'est certainement pas avec la contre réforme de l'assurance chômage qui arrivent là que les choses risquent de s'améliorer impossibilité aussi de toucher donc ce minimum vital qu'est le rsa moralité résultat la pauvreté chez les jeunes s'installent à force d'incapacité politique et sous les coups de l'épidémie elle est en train de se massifier en 2020 seuls 5 % 55 pardon pour cent des diplômés sont parvenus à trouver un emploi depuis un an 36 % des étudiants salariés ont perdu le leur aujourd'hui mes chers collègues un milieu un million de jeunes vivent sous le seuil de pauvreté derrière le poids des chiffres ce sont sans doute les images qui nous ont le plus heurté qui nous ont sonné un public jeune un public étudiant faisant la queue devant les banques alimentaires les associations de maraude totalement débordés les associations qui tiennent les épiceries solidaires à la peine devant l'afflux de nouveaux publics et notamment des jeunes et ce qui se répand c'est une économie de la misère et du manque avec un jeune sur deux qui a réduit ses dépenses alimentaires ou sauter un repas au cours des six derniers mois ce n'est pas en refusant de voir ses malheurs que vous allez que nous allons les circonscrire bien au contraire il est plus que temps de légiférer sur l'essentiel parce que ce dont on parle ici c'est d'un minimum vital ce dont on débat c'est d'un petit matelas pour les dizaines de milliers de jeunes qui sans perspective d'emploi ni dettes familiales bascule les uns après les autres dans des trappes à pauvreté ceux qui ont faim ont droit disait victor hugo mais de quel droit parle-t-on exactement aujourd'hui parce que depuis le début de la crise dans la stricte lignée de sa politique antisociale bâti notamment sur le rétrécissement de des apl et sur la fin de l' isf le gouvernement s'en faire dans un néolibéralisme et une austérité budgétaire qui abat toutes les protections les garde-fous les conquêtes sociales quelles sont les aides octroyées aux jeunes en détresse si ce n'est des caches misères et non des remparts à la misère où est le droit au respect lorsqu'un secrétaire d'état leur temps la solution du service civique autant dire un travail à mi-temps sous rémunérés qui se révèle bien souvent être du salariat déguisé lorsqu'un responsable de la majorité proposent aux jeunes de s'endetter au non franchement mais quelle honte de l'émancipation lorsqu un porte parole pour s'adresser aux étudiants échange avec un des influenceurs plus habitué à faire des blogs à dubai qu'à suivre des cours sur zoom lorsqu'une présidente de région comme tant d'autres avant elle à droite estiment que le rsta ancrerait les jeunes dans l'assistanat on connaît le refrain on connaît le refrain mais quelle folie mais quelle folie mes chers collègues conviennent qu'on en vienne à tout faire à tout dire pour refuser aux moins de 25 ans l'extension d'un droit à ne pas être misérable c'est de cela dont nous parlons aujourd'hui ne pas être misérable contrairement à la france tous les pays de l' ocde ont ouvert leurs minimas sociaux aux jeunes dès 18 ans nous sommes une exception une triste exception parmi les pays de l' ocde en période de crise la meilleure façon de lutter contre la pauvreté et de soutenir les revenus par les prestations sociales cette idée a fait l'objet d'un fini travaux il ya toute une littérature sur le sujet convergentes qui a valu à esther duflo son prix nobel qui trouvent un large consensus chez les économistes qui s'est donc par exemple le sociologue denis colombie vous apprendrez que donner de l'argent aux pauvres pour les sortir de la pauvreté scoop ça marche certes cela ne va pas dans le sens de la théorie du ruissellement qui rique votre politique à défaut d'irriguer notre économie et de bénéficier au premier de corvée parce que vous vous restez sourds mais absolument sourd aux tribunes des économistes refuser de voir la misère qui s'étend vous refuser d'entendre que la majorité de la population plaide pour cette ouverture du rsa aux moins de 25 ans et je ne comprends pas je ne comprends pas comment la pertinence d'une telle mesure peut ne pas raisonner dans cet hémicycle quant au temps là crie à l'extérieur comment pouvez-vous vous ranger derrière les caricatures du medef qui estime que cette proposition revient à je cite instauré le fait qu est pauvre c'est un métier à plein temps l'outrance donne la mesure du carcan idéologique non il ne suffit pas de traverser la rue pour trouver un emploi avec le vote de cette proposition de loi aujourd'hui c'est un million de jeunes que vous pour que nous pourrions tirer hors de l'extrême pauvreté en leur offrant un sursaut toujours un sursis parfois la survie sans doute c'est un million de concitoyennes et de concitoyens qui entre dans la vie vers la porte par la porte qui est la plus petite une porte que nous pourrions leur ouvrir davantage le refus défendre le détendre pardon le rsa aux moins de 25 ans est une décision qui m'apparaît vraiment violente illogique et elle révèle au fond un peu l'absurdité dans laquelle vous pousse l'obsession de la compétitivité et de la concurrence de tous contre tous une députée de la majorité justifiait l'autre jour ce refus par le souci de justice figurez-vous incroyable il y aurait une injustice à l'égard des familles qui serait avantagé les familles aisées puisque on donnerait à leurs enfants le rsa alors que le gouvernement choisit dans le moment justement de faciliter les transmissions de patrimoine entre riches si ça c'est pas favorisé les jeunes riches moi je sais pas de quoi on parle et quand on en vient donc à tordre ainsi la réalité c'est que le mépris le mépris le plus crasse comme d'habitude et malheureusement aux commandes la fermeture du rsa aux plus jeunes revient à refuser la majorité sociale à 18 ans c'est sain au fond vous n'acceptez pas l'idée qu'il y a une autonomie de la jeunesse a dès lors que nous atteignons cette majorité de 18 ans et c'est considérer les jeunes comme des enfants dont vous auriez la maîtrise comme des enfants à qui y compris on donne de l'argent de poche et que vous souhaiter maintenir dans l'indépendance des aînés c'est entériné l'image d'une france entièrement tourné vers les winners les winners et une france qui se construit sur l'idée effrayante que la pauvreté au fond forge le caractère et fait émerger les talents la réalité que pointe ce refus c'est la méfiance tout azimut des pauvres qui vient s'ajouter à celle des jeunes c'est le caractère antisocial d'une politique économique tournée vers les plus riches et qui écrase les plus précaires en détruisant statut et protection en supprimant la fiscalité sur le capital vous fait le lit d'un ruissellement qui coule toujours plus vers le haut un phénomène qui n'a rien à voir avec la physique mais tous avec votre politique entre 2009 et 2020 je le rappelle est le chiffre est effrayant le patrimoine des milliardaires français été multiplié par cinq par cinq parfums que mes chers collègues est ici l'urgence c'est toujours d'aider les plus riches de trouver des nouvelles niches fiscales de distribuer des aides aux grands groupes sans contreparties sociales et environnementales cessa l'obsession de cet hémicycle et là nous vous demandons tout simplement d'ouvrir votre coeur et votre raison pour permettre à des jeunes entre 18 et 25 ans de ne pas basculer dans l'extrême pauvreté c'est uniquement de ça dont nous parlons et je crois que je crois qu'il serait vraiment temps que cet hémicycle se réveille sur ce sujet mais quand on choisi de commémorer le fossoyeur de la république et napoléon on n'est sans doute pas les mieux placés à faire vivre et grandir les principes de notre république m