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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 16 octobre 2025 65 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSanté

SOS associations en détresse ! | Chaque voix compte - 16/10/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 42 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:03OuverteRéponse directe

    Quels sont les principaux défis financiers des associations aujourd'hui ?

  • 2:43OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la baisse des financements des associations ?

  • 4:42OuverteRéponse directe

    Quels exemples concrets de baisses de subventions en France ?

  • 6:46OuverteRéponse directe

    Quelles actions du Sidaction seraient menacées par ces baisses ?

  • 9:27OuverteRéponse partielle

    Votre mobilisation a-t-elle eu un impact depuis samedi ?

  • 10:50OuverteRéponse directe

    Quels chiffres du PLF 2026 vous inquiètent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:42Chiffre
    « Les associations ont près de 50 % d'entre elles ont vu leur financement diminuer »
  • 5:26Chiffre
    « On parle de potentiellement d'une coupe de plus de 60 % entre 2024 et 2026 de l'aide publique au développement »
  • 7:27Florence TuneFait
    « Un mélange entre une baisse budgétaire sur le fait que le VIH ne serait plus prioritaire »
  • 14:29Chiffre
    « Les dotations du département et de l'agglomération ont baissé de 38000 € »
  • 46:36Daniel ObonauFait
    « Nous sommes des parlementaires. Nous faisons notre travail de manière consciencieuse, de manière construite »
  • 48:02Daniel ObonauFait
    « Le premier ministre a dit il faudra le compenser, il faudra le financer »
  • 51:23non_speechFait
    « On a fait cette réforme des retraites, je vais pas la défaire un an plus tard. »
  • 52:37non_speechFait
    « Il y aura alors une commission mixte paritaire au sein de laquelle le RN et LFI ne valideront pas les autres mesures du texte. »
  • 53:22non_speechFait
    « Non mais là vous vous me demandez de sortir la boule de cristal. »
  • 59:21non_speechFait
    « Un an et demi de macronisme et d'austérité. »
  • 1:01:59non_speechFait
    « La censure, c'était la politique du pire avec pour résultat l'impossibilité que le pays se dote d'un budget avant le 31 décembre. »

Temps de parole

  • ?98 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Non speech

[Musique]

0:23
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP Canal 8. On est ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir la sémiologue Mariette Darig Grand. Bonsoir Mariette. Bonsoir Adeline. Et Laurent Guigier. Bonsoir Laurent. Bonsoir Adeline. Vous allez bien tous les deux ? Très très bien, c'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir le gouvernement Lecornu qui échappe à la censure mais ça s'est joué à quelques voies 18 pour être précise pour la motion de la France insoumise.

On décryptera ce vote notamment à 20h30 avec Marco Pomier dans Bourbon Express qui aura aussi d'ailleurs ce soir un invité surprise, un ministre qui a appris sa nomination en regardant la télévision dimanche soir. Je ne vous en dis pas plus. Avant cela, les Asso à nous donnons la parole ce soir aux associations qui se mobilisent pour alerter sur leur situation d'urgence financière. Ça ne tient plus, disent-elles, alors que leurs financements sont en baisse continue et que la bataille du budget va donc commencer au Parlement. Et bien, nous en parlons ce soir avec Florence Tun, la directrice générale de Sidaction.

Bonsoir et merci d'être là au côté de Johann Penel, porte-parole du mouvement associatif. Vous revendiquez 700000 associations. Bonsoir et merci d'être là. Et Sabrina Sébai, députée écologiste des Haut de SC. Je suis sûr que les deux autres invités ont beaucoup de questions à vous poser sur ce que pourra contenir le budget en faveur des associations. Mariette, quel est votre mot du jour ? Évidemment, le mot censure, Adeline, il est au cœur de l'actualité mais on va le regarder au contraire dans son histoire longue, dans son origine. H à suivre ensuite à 20h. Quelle histoire avec Laurent Guimier ? Je vous raconte le tube du moment chez les LR.

Si j'étais député de la République, je chante en plus. Non, ne chantez pas. Dans la deuxième partie de chaque voix compte, la question qui fâche. La réforme des retraites sera-t-elle vraiment suspendue ? Le doute s'imise chez les députés et nous en débattrons avec Nicolas Medzdorf, député ensemble pour la République de Nouvelle-Calédonie, Sandrine Runel, député socialiste du Rône et Daniel Obonau, député insoumise de Paris. Nous attendons bien sûr vos questions ou vos réflexions en flashant le QR code qui s'affiche ici. Voilà pour le menu du soir. Installez-vous confortablement, chaque voix compte. C'est parti.

2:35
Non speech

[Musique]

2:43
Locuteur

Chaque voix compte et ce soir, nous voulions donc d'abord vous faire entendre la voix de quelques 20 millions de bénévoles et 2 millions de salariés aujourd'hui engagés dans des associations. Ça ne tient plus, disent en cœur ces associations. Ça ne tient plus parce qu'elles font face à un cocktail explosif, davantage de besoins, plus de charges en raison de l'inflation et moins de subvention. Alors avant de vous entendre tous les trois, état des lieux ce soir avec Hélène Bonduel.

3:11
Non speech

[Musique]

3:16
Locuteur

Ça ne tient plus, les assauts coulent. Samedi dernier, Ralbol et inquiétude se lisait sur les pancartes de ces acteurs de l'associatif qui lançaient un cri d'alarme. Les associations ont près de 50 % d'entre elles ont vu leur financement diminuer et donc bah quand vous êtes dans cette situation, vous devez arbitrer entre des activités, des publics, des salariés parfois et c'est absolument insoutenable de devoir faire face à à ce type de de d'arbitrage. En fait, un/ers des associations déclare même n'avoir plus que 3 mois de trésorerie devant elle.

En cause les baisses drastiques de subvention publique avec un projet de loi de finance 2025 adopté très tardivement et des coûts budgétaires pour les collectivités locales. Or, ce sont ces collectivités qui financent pour près d'un tiers les associations, des associations pourtant essentielles. Aujourd'hui, en France, les associations tiennent le pays. C'est-à-dire que il y a 1,4 million d'associations, c'est 20 millions de bénévoles et 2 millions de salariés. Sans les associations, le pays tomberait, le pays chuterait, il faut absolument les soutenir aujourd'hui. Le secteur associatif se tisse aussi bien dans l'alimentaire, le social, le sport que la santé.

Faute de financement, le planning familial craint par exemple de voir son numéro vert disparaître. Le planning a toujours été menacé quand on porte les sujets d'avortement, d'éducation à la sexualité et féministe. Bien évidemment qu'il y a des attaques mais aujourd'hui c'est des attaques concrète. On est passé de la menace à des choses actées, à des baisses de financement dans plusieurs départements et dans plusieurs villes. Alors que la crise économique ne fait qu'augmenter les besoins, les acteurs du milieu associatif appellent les pouvoirs publics à préserver leur budget et demandent à être reçu par le gouvernement.

Florence Tune, vous dirige Sidction qui a été créé, on le rappelle, en 1994 et hier vous avez choisi carrément de changer de logo. Je ne sais pas si on va pouvoir voir ce ce changement à l'antenne. Vous êtes passé de sidaction à sidération. Mariette, vous qui êtes sémiologue, sidération, c'est un mot hyper fort. Hyper fort et qu'il contient une racine le si en atteint, c'est l'astre qui éblouit tout et qui nous aveugle. Les par exemple quand c'est intersidéral, ça vient aussi de sidération. C'est ça. Là, ce sont des chocs d'étoiles. En tout cas, on voit pas bien. On est on est complètement abassourdi, on est complètement. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui vous sidère Florence Tune ?

Alors, de de nombreux sujets, on est c'est une année de de sidération et et qui là à l'heure où on va discuter du budget pour l'année prochaine, on est particulièrement marqué par la baisse drastique sur l'aide publique au développement. Euh on a euh fait partie des des voix qui ont beaucoup euh euh parlé en début d'année des baisses immenses de l'aide américaine euh et et leur répercussion euh sur la solidarité internationale et voilà maintenant que beaucoup de pays européens et dont la France suivent le même chemin. Avec quel impact sur les actions concrètes du S d'action ?

Alors euh en ce qui nous concerne, on est en partie euh financé effectivement par euh par euh cette aide publique au développement euh et elle a un impact direct sur les actions qu'on mène par exemple en en Afrique hein, dans plusieurs pays d'Afrique où on mène euh euh entre autres des programmes de formation euh des professionnels de santé euh sur différents aspects notamment liés à la lutte contre le sidam et pas que dans le domaine de la santé de manière générale. Je donne un exemple he on accompagne des professionnels de santé au Burundi pour aider à la à la détection de lésions précancéreuse du cancer du col de l'utérus.

Donc ce sont des des des actions très concrètes qui pourraient être directement menacées. On attend des réponses sur nos sur nos financements à venir et là je me fais aussi le porte-parole de de l'ensemble des des ONG et des associations qui subissent d'énormes coupes. On parle de potentiellement d'une coupe de plus de 60 % entre 2024 et 2026 de l'aide publique au développement. Vous pouvez nous donner d'autres exemples précis en France notamment des actions du site d'action qui seraient directement touché voire supprimé par cette baisse de moyens.

Alors pour ce qui concerne le public développement effectivement ce sont plutôt des actions à l'international mais on subit effectivement parce qu'on on finance aussi nous une soixantaine d'associations en France qui pour certaines ont déjà disparu à fin fin décembre. On a une association sur Bordeaux qui a fermé ses portes alors qu'elle accompagnait un grand nombre de personnes vivants avec le VIH. Les subventions se sont arrêtées et on voit à quel point aujourd'hui les ces ces associations sont vraiment très fragilisées. Mais dans l'exemple que vous citez à Bordeaux, qu'est-ce qui a justifié l'arrêt des subventions ?

Alors, un mélange entre une baisse budgétaire sur le fait que le VIH ne serait plus prioritaire. Donc évidemment dans ces moments-là plein de raisons sont données, mais on voit à quel point aujourd'hui euh parmi les associations Confinance, elles sont extrêmement fragile euh sur le plan financier. On parlait tout à l'heure de de trésorerie, hein. Euh certaines associations voient euh doivent attendre des mois la fin de l'année pour avoir des réponses sur leur sur leur financement en cours. Euh nous, on arrive à financer dès le début de l'année he pour les aider à à à tenir, mais on voit à quel point elles sont fragilisées.

Un un autre exemple très concret qui nous préoccupe déjà depuis l'année dernière, c'est par exemple la primeure, la primeure qui était au départ pour le personnel hospitalier qui a été étendu pour aux oubliers du Séure et ce qui en soit une une très bonne chose. Mais ces associations, elles n'ont pas de compensation par rapport à cette primeure et on a fait une petite enquête auprès des des 30 associations d'une trentaine d'associations. Et la et la la ressource supplémentaire dont elles auraient besoin, c'est plus d'on 300000 € pour payer ces primes et aujourd'hui la plupart n'ont pas cet argent et donc elles doivent ou licencier ou fermer des activités de prévention ou ou de dépistage.

S d'action fonctionne aussi avec des dons. Oui. Vous avezvous aussi été impacté par la baisse des dons en général en France à cause de l'inflation ? On sent que alors année après année, c'est plus compliqué de de les Français restent très très généreux mais on sent que la générosité se se transforme et la générosité, elle peut pas effectivement tout compenser même si elle reste extrêmement importante. Et c'est pour ça que de notre côté on peut encore engager nous nos financements sur les deux années à venir pour les associations, mais on voit à quel point celles qu'on soutient ont été très impacté que ce soit en Afrique ou ou en France.

Johann Pénel, vous êtes donc le porte-parole du mouvement associatif qui regroupe plus de 700000 associations dans toute la France. Vous manifestiez, on l'a vu dans le sujet, vous manifestiez samedi dernier dans tout le pays. Est-ce que depuis 5 jours les choses ont un peu bougé ? Est-ce que votre appel, votre cri d'alerte a été entendu ? Alors la différence entre le avant et le après c'était une manifestation qui était inédite parce que le parce que les associations, on ne les entend pas.

on ne les entend pas et c'est la problématique, c'est qu'on est invisible dans la France alors que chacun des 68 millions de Français sont à un moment de leur vie d'une manière ou d'une autre en contact avec une l'association, mais elle ne le revendique pas. On se dit pas je suis acteur associatif, ne m'oubliez pas.

H et donc c'est une problématique et et là concrètement on a vu depuis samedi, depuis ces milliers de bénévoles et de professionnels des associations qui qui se sont rendus dans la rue et pour certains pour la première fois de leur vie euh on a vu des médias qui se sont emparés du sujet et on a eu un retentissement médiatique qui était remarquable et on tient à les remercier aujourd'hui parce que il nous donne cette visibilité qui nous manque.

Par contre, évidemment, la douche froide, c'est quand on lit les chiffres de ce tableau du PLF 2026, le projet de loi de finance de le projet de loi de finance où clairement je crois que les ceux qui ont conçu ce ce projet de départ, on est qu'au départ, on sait pas où on va arriver et tout l'enjeu c'est de pouvoir influencer sur le point d'arrivée. Et bien clairement, ces gens n'ont pas entendu. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui concrètement dans le projet de budget vous inquiète aujourd'hui ? Profitez-en. Il y a une députée à côté de vous. Ce sont les députés qui vont amender le texte. Donc allez-y, c'est ce soir.

Alors, je pense que la députée qui est à côté de moi euh connaît nos revendications parce que pour les députés, c'est un tableau avec des chiffres. Pour beaucoup de Français, c'est une question d'humain, c'est une question de peur du lendemain. Donc, il faut bien comprendre que ces chiffres, ça va bien au-delà de juste voter un tableau. Donc nous, nos revendications, elles sont claires. Là, on a le programme 163 jeunesse et et vie associative qui perd 26 %. On a de budget, on a le le programme économie sociale et solidaire dont on fait partie qui perd 40 % de son financement.

Donc on voit bien que le message qui est renvoyé puisque après tout un budget ça n'est que la traduction d'un projet de société, c'est le chemin vers la construction du du de la société de demain. Donc là le message qui est envoyé c'est que bah c'est simple, vous ne comptez pas parce que il faut faire des choix. Donc chaque choix est politique et là on a l'impression bah qu'on a coupé un peu partout donc c'est illisible et le message qui le partage de l'effort le sentez particulièrement chez vous en fait. Ah bah on on le sent chez nous et et ça a déjà commencé parce que certains diront bah si l'État ne finance plus, les collectivités euh territorial paliront ce désengagement.

Mais elles ne peuvent pas puisque elles-mêmes sont impactées euh par le même type de coupe. Donc à un moment qui est impacté réellement par ces baisses ? Oui, évidemment, c'est les associations en tant que personne morale, mais c'est les bénéficiaires qui sont impactés parce que ça a été dit pour le S d'action, mais c'est vrai pour toutes les associations. Soit on licencie, soit on ne fait plus d'action, soit on augmente le prix de nos cotisations dans le cas où les bénéficiaires sont les adhérents. Dans le champ du sport que je représente au sein du mouvement associatif, bah c'est simple.

Ça veut dire que demain entre la coupe du passeport qui n'est qui ne concerne plus les 6 13 ans et les baisses de subvention, bah ça veut dire qu'on va être obligé d'augmenter les prix de nos cotisations et donc au lieu d'avoir un sport pour tous, ben on aura un sport pour les plus aisés. Et donc la crainte derrière parce que le but ultime, c'est pas de dire "On a tant d'adhérents dans nos associations, le but c'est l'épanouissement des Français. Et donc si ces Français-là ils ne viennent plus demain dans nos associations, c'est quoi l'implication directe ? C'est le repli sur soi. On ne se connaît plus et quand on ne se connaît plus, on a peur de l'autre.

Donc c'est c'est un cercle vicieux qui est en train de de se mettre en place, qui nous conduit demain vers une société où on est tous les uns à côté des autres. On ne se connaît plus, on ne partage plus, on ne crée plus d'émotions ensemble. Et on le sait, le sport parmi ses bienfaits potentiels, c'est de créer des émotions collectives et on l'a vécu l'été dernier euh sur les sur les Jeux Olympiques et Paralympiques. Les associations tiennent le pays, disait le patron des Restos du Cœur tout à l'heure dans le reportage. Les associations, elles continuent quand même de tourner avec des bouts de ficelles bien souvent mais ça tourne.

Reportage sur le terrain à Mot en scène et Marne avec Anthony Ferry, Émeline l'escuyer et Pierrive Deonc au jardin de cocagne. C'est la pleine saison des salades. Il faut bien qu'il y ait 4 ans là. Ceux-là, je pense qu'ils ont un peu déporté. Comme clair, ils étaient cinq à encadrer les 17 personnes en voie de réinsertion dont s'occupe le jardin. Mais cette année, face à une réduction drastique des subventions publiques, ils ne sont plus que quatre. qu'on sent aujourd'hui au jardin une augmentation de la responsabilité des encadrants. Donc beaucoup plus de temps passer dans le bureau à se concentrer sur la production et comment augmenter notre chiffre d'affaires.

Alors que l'essentiel de nos travail devrait être de passer du temps avec les équipes et de les former au métier à ce beau métier et le maréchage. Accompagner les demandeurs d'emploi vers un retour au travail, l'ADN du jardin de Cocagne. Une tâche aujourd'hui menacée. Les dotations du département et de l'agglomération ont baissé de 38000 €. Et moi personnellement, je me sens asphyxier. C'est que au quotidien, je me dis comment demain on va pouvoir équilibrer un budget. Ce qu'on commence à faire maintenant, c'est d'aller rencontrer les entreprises, de développer du mur entreprise pour avoir des soutiens privés. Ce qui représente à peine 7,5 % des besoins financiers de l'association.

Un chiffre bien trop faible pour équilibrer le budget. Une des solutions envisagées pour palier la baisse de subvention, c'est l'augmentation de 5 à 10 % du prix des 30 tonnes de légumes cultivés et vendu ici chaque année. Moi, je ferai un effort de mon côté pour soutenir l'association du mieux que je peux. Donc je continuerai à venir ici maintenant que je comprends que pour certaines personnes ça peut rendre les choses beaucoup plus compliquées. Une piste qui comme toutes les autres demeure aujourd'hui insuffisante. Jean-Luc 59 ans, a passé 2 années ici à se former au maréchage. Alors accueillir moins de bénéficiaires faute de moyens semble pour lui un vraisemblable.

pas faire d'économie là-dessus parce que non, c'est au contraire, ça aide beaucoup de personnes. Il faudrait Ouais. financer davantage ce ce genre de de structure. Faute de subvention à l'échelle nationale en 2026 toute association confondu c'est 60000 bénéficiaires qui nous pourront être réinsérés vers l'emploi. Sabrina Sébe et vous qui êtes député député écologiste des Hauts on a l'impression aujourd'hui que les associations sont comme dans un angle mort pour les responsables politiques. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui accusent le pouvoir de manquer de considération pour les assauts ? bah qu'ils ont raison. Je vois pas ce que je peux dire d'autre.

Moi, je rappelle toujours le rôle essentiel des associations dans les villes et dans les quartiers ou qu'elle soit parce que ça a été dit, elle couvre un champ d'action qui est extrêmement important. On parle de l'alimentation, on va parler du sport, on va parler de la santé, on va parler de énormément de choses. Par exemple, l'accompagnement des femmes victimes de violence. Quand les fonds vont baisser pour ces associations et ses structures, qui va pouvoir prendre en charge, par exemple ces femmes qui sont victimes de violence, les accompagner, les aider y compris dans leur démarche administrative.

On voit bien aussi euh que ça peut même aller jusqu'à des dangers pour la vie des personnes qui ont besoin de ces structures associatives. Donc euh c'est extrêmement désespéré. Là vous allez entamer les discussions sur le budget à l'Assemblée nationale dès la semaine prochaine. Ce sera en séance publique à partir de de vendredi. Euh cette bataille du budget, à quel moment vous vous pensez qu'il va y avoir de l'espace pour préserver les associations des coupes budgétagires à venir ?

Bien, on va déposer des amendements bien évidemment parce que ça a été dit, il y a une baisse par exemple sur le crédit jeunesse et vie associative 26 % dans la feuille de route le corn c'était 17 % déjà dans la feuille de route de Beirou. Donc déjà on est encore un peu plus en terme de coupe, c'est à peu près un peu plus de 200 millions d'euros. faut vraiment en terme de chiffres, c'est énorme sur les volumes que ça représente.

Donc bien évidemment qu'on va déposer des amendements pour aller réhausser ce financement parce que les économies en tout cas l'effort pour aller combler, vous savez ces fameux 17 milliards qu'on essaie de trouver dans le budget, il doit pas reposer sur les associations, il doit pas reposer sur les plus précaires ou la classe du milieu. Il faut aller chercher l'argent ailleurs. Et c'est toute la distinction que peut-être nous avons avec nos collègues macronistes et de la droite qui pensent qu'on peut aller encore aller affaiblir encore ce tissu associatif. Moi je vais vous donner deux exemples à Nanterre.

Il y a deux associations que je connais bien, c'est le Secours populaire et une autre association qui s'appelle l'authenticité. Ces deux associations jouent un rôle fondamental, que ce soit dans l'accompagnement par exemple scolaire pour les élèves, dans l'accompagnement administratif, le secours populaire, c'est tout ce qui est alimentaire. Et bien, ils ont de plus en plus de personnes qui s'inscrivent et les fils d'attente, elles ne font que grossir, sauf que les moyens eux, ils ne font que baisser. Et quand on dit "Mais pourquoi est-ce qu'il y a moins de moyens Mais c'est parce que c'est exactement ça.

C'est-à-dire que l'enveloppe, elle rétrécit alors que le nombre de de besoins et d'associations qui vont taper à la porte pour aller obtenir des subvention sont de plus en plus importants. Donc ça peut pas fonctionner en réalité. Laurent, moi je voudrais comprendre en fait juste dans les grandes masses, euh le financement des associations, c'est les cotisations, c'est les subventions mais c'est aussi les dons privés, les entreprises. Et ça veut dire que il y a pas de relais possible. Ça veut ça veut dire quoi vous lancez ce cri d'alarme ?

On a on a effectivement des structures économiques très différentes en terme de part de fonds public ou de ou de mais on voit bien à quel point selon les associations on a à la fois des des dons privés. On va aussi effectivement chercher du du ménat mais on sent bien qu'aujourd'hui les fondations d'entreprise le messen est extrêmement sollicité parce que effectivement les associations elles font ce qu'elles peuvent. On se souvient que Bernard Arnaud avait fait un chèque au resto du cœur il y a 2 ans quand ils étaient au bord de la faillite leur avit fait un chèque de 11 millions d'euros.

Là, on voit dans le reportage une association qui se tourne aussi vers le messenat d'entreprise, mais ça peut pas être la solution ça. En tout cas, c'est pour nous c'est une des solutions parce que chaque association essaie de diversifier en fait ses ses ressources tout au long de l'année. C'est un combat soutient des des associations qui ont parfois 40 financeurs différents parce que justement ils vont aller chercher 1000 € ici, 10000 € là et cetera. Donc déjà, c'est un travail au quotidien pour l'ensemble de ces associations qu'elles interviennent à l'international d'ailleurs ou sur la France pour aller euh équilibrer leur leur leur budget.

et et on sent qu'aujourd'hui euh on est tous à l'affu en fait de de solutions alternatives. Mais quand on parle par exemple sur la solidarité internationale d'une baisse de 2,3 milliards en 1 an, comment est-ce que la générosité du grand public ou euh ou les les alors peut-être il y a quand même il y a quand même une toute petite bonne nouvelle dans le projet de budget qu'on a examiné. L'article 9 de ce projet de loi porte à 2000 € le plafond de donant de bénéficier d'une réduction d'impôt de 75 %. ce qu'on appelait ce qu'on avait appelé la loi coluche à l'époque. Avant c'était 1000 € et vous aviez 75 jusqu'à 1000 € vous aviez 75 % d'abattement. Là on va passer à 2000.

Euh ça va changer quelque chose ? Ça peut être une bouffée d'oxygène. Alors tout ce qui peut inciter à la générosité des Français euh c'est effectivement important. Alors on sait que toutes les associations ne sont pas éligibles à ces 75. Alors on vient de le voir, je sais pas si on peut revoir notre notre infographie. Euh il y a euh la fourniture de repas, il y a fourniture de so et l'aide aux victimes de violence domestique.

Donc oui, c'est de toute façon tout ce qui est pris, tout c'est on prend toutes les toutes les bonnes nouvelles effectivement et puis surtout qu'on a eu cette année, on n'est pas à l'abri, il a un petit peu peur de tout ce qui relevait des soit-disant niche fiscal en tout cas sur la générosité et ça c'est important de de continuer à à encourager les Français et les Françaises à à donner queles que soient les causes he se rappeler que ce soit on voit bien à quel point là je trouve c'est vraiment frappant que les budgets qui sont les plus touchés que ce soit en pourcentage ou en euros, ce sont des budgets liés à la solidarité qu'ils soit en France soit à l'international et et ça c'est vraiment extrêmement inquiétant pour effectivement la société qu'on est en train de de construire.

Johan Penel, on a une question téléspectateur, c'est Karine dans le Loiret qui demande "Est-ce qu'on peut faire un don à toutes les associations ?" Bien sûr. Oui. Euh tout à fait. Après, il y a la question de euh du reçu fiscal. Euh les associations qui sont d'intérêt général peuvent émettre euh des reçus fiscaux. Euh et après, il y a une une réduction qui est de 66 % ou 75 % euh selon la typologie de de l'activité de de l'entreprise. Donc de toute façon, évidemment, toutes les associations sont éligibles. Euh mais pour répondre à votre question, euh on n'est pas là pour dire il faut toujours plus d'argent public pour nous, mais il y a aucune raison qu'on en est moins.

C'est-à-dire que c'est pas sur nous qu'il faut taper en premier parce que alors sans doute que le gouvernement vous répondrait il y a une bonne raison qui est que la France est endettée. Oui, mais mais ça on en a bien conscience. Mais donc après, c'est des choix politiques. Ah oui, il y a des budgets qui sont préservés et il y en a d'autres qui ne le sont pas. Donc ce budget est une vision politique mais qui est pas assumée. C'est-à-dire que c'est les plus précaires qui trinquent. Et à un moment, il faut juste le dire euh que ça soit sur les bénéficiaires des actions de solidarité ou ceux qui veulent pratiquer une activité culturelle et sportive et qui ne pourront plus le payer demain.

Et donc pourquoi est-ce que c'est pas sur nous qu'il faut taper ? Si on revient à la définition de l'économie sociale et solidaire de la loi de 2014. Alors, je sais que les textes de loi, c'est pas les trucs les plus sexis de la terre, mais cette loi, elle définit ce qu'est l'utilité sociale. Et donc nous, on réclame pas de l'argent pour le plaisir, on nenrichit personne. Nous, on veut être utile à la société. Et donc l'utilité sociale, elle repose sur quatre points euh qui vont de l'aide à l'éducation, la citoyenneté, le développement durable, la cohésion territoriale. Donc en fait à un moment, il faut juste être cohérent avec le rôle qu'on essaie de jouer.

Et ce rôle-là, c'est juste d'aider chaque citoyen à affronter la vie de tous les jours. Est-ce qu'il y a quand même aujourd'hui des associations qui arrivent à s'en sortir ? Alors, c'est dans dans le lot euh il y a il y a 1,4 million d'associations et on l'a vu euh dans le reportage. Oui, elles tiennent. Alors, il y en a beaucoup qui n'ont pas de salariés donc ont un impact moins important euh de de ces couples-là. Mais ceux qu'on des salariés, on le voit, on tire sur l'élastique.

Donc aujourd'hui, on est un nombre record de défaillance d'association, mais c'est contenu parce que il y a des bénévoles qui sont prêts à crever pour sauver leurs associations, sauf qu'à un moment, bah il y aura plus personne pour tenir la baraque. Donc là, c'est juste que nous ce qu'on anticipe, c'est que si on continue sur ce cheminlà, c'est des centaines de milliers d'associations qui vont mettre la clé sous la porte. et derrière c'est des millions de bénéficiaires qui n'auront plus accès à rien. Juste sur la question de de ce que de ce que font les associations aujourd'hui et pourquoi est-ce que c'est important que ce financement se maintienne ?

Parce que d'abord elles viennent compenser un recul aussi des services publics dans plein d'endroits. On est dans octobre rose, vous avez plein d'associations aujourd'hui qui travaillent sur le dépistage du cancer du sang. Si elle n'était plus là, vous auriez énormément de femmes qui n'ér pas se faire dépister. Par exemple, quand on parle de l'aide internationale, effectivement la l'aide publique au défon là, on est même dans des associations qui palient des carences en fait. Oui, mais c'est des carences totales. Absolument.

Donc vous savez sur l'aide alimentaire, s'il y avait pas ces associations, il y a des familles entières qui ne pourraient plus se nourrir aujourd'hui, ni leurs enfants, ni rien du tout. Donc ça c'est absolument essentiel. Je crois que c'est pas du surplus ou un surcoup de dire qu'il faut que les gens puissent se nourrir correctement. Sur l'aide internationale, moi je je pense qu'il faut vraiment que tout le monde ait en tête le la dangerosité de ce qui est en train de se passer. Vous avez les États-Unis qui ont supprimé l'US, vous avez des pays européens qui sont en train de baisser drastiquement la public au développement.

C'est pas de la charité, c'est pas de l'argent qu'on déverse derrière. Ça veut dire de la vaccination par exemple, ça veut dire du dépistage, ça veut dire des traitements sur des maladies où on peut avoir des pandémies. Et donc on est en train d'hypothéquer y compris notre santé en baissant drastiquement ses fonds. Et donc là vraiment moi je vous le dis attention parce que derrière les conséquences elles vont être dramatiques. Vous le dites très bien Florence Tune, vous dites renoncer aujourd'hui c'est condamné demain. Est-ce que vous allez jusqu'à craindre une reprise de l'épidémie de Sida ? Mais bien sûr c'est déjà le cas.

De fait, on est depuis le début de l'année sur des associations ou sur des structures de santé en Afrique mais partout dans le monde qui ont licencié des personnes qui ont fermé des programmes de prévention d'accès au dépistage. Donc ça veut dire qu'aujourd'hui des personnes ne peuvent plus aller se faire dépister sur le sur la question du VIH. et on va cumuler cette première baisse immense qui a été faite au niveau de l'aide internationale de la part des des États-Unis avec d'autres baisses aujourd'hui des des pays européens et et on on l'a vu dans l'histoire et y compris dans les dans les plus les années les plus récentes. On voit à quel point l'épidémie elle peut reprendre.

On voit à quel point une une épidémie peut devenir effectivement internationale et et on sait qu'aujourd'hui tous les progrès qui ont été faits qui avaient été faits en tout cas dans la dans la lutte contre le VIH sont en train de s'écrouler. C'est c'est on voit des militants qui sont sur le terrain depuis les années 80 90 ont vu le pire des années sida où les gens mouraient. On a on a bataillé le le fond mondial qui permet notamment de financer l'accès au au traitement a permis de sauver 70 millions de vies de l'aide publique au développement. C'est ça, c'est concrètement c'est sauver des vies.

Et bien aujourd'hui, on ne sait pas ce que va être par exemple la contribution de la France au fond mondial puisqueon on doit reconstituer ce fond en fin d'année. L'Allemagne a annoncé dimanche dernier que ils allaient baisser leur leur contribution. On est très en attente de notamment du président Macron pour savoir quelle est la contribution de la France au fond mondial. Si vous aviez Sébastien Lecnu face à vous ce soir, vous lui diriez quoi ? Et ben je je lui dirais que que aujourd'hui effectivement on est en train de de taper sur tout ce qui relève de la solidarité, qu'on est aussi en train de taper sur les sur les personnes les plus précaires.

On entend parler des franchises médicales, enfin tout ce qui va impacter aujourd'hui des des personnes qui sont en grande situation de précarité et et je et je pense à titre personnel que euh une partie des Français qui bénéficie d'une grande richesse pourrait être aussi plus investi qu'on pourrait avoir une grande une plus grande justice fiscale et et sociale aujourd'hui en France. Johann Pénel, on trouve personne en France qui dit "J'aime pas les associations". Pour autant, est-ce que le grand public a conscience de cette crise que vous que vous traversez ? Non. Et et pour une raison très simple que j'évoqué en introduction, c'est la question de notre invisibilisation.

Est-ce que vous avez en devenir des parleurs et moins des faiseurs ? Non, mais même au-delà de ça, qu'est-ce au plan local les les les médias locaux relèvent beaucoup l'action associative ? Oui. Mais pas toujours en disant que c'est une association. Donc on le sait pas toujours. Oui, bien souvent on fait du badminton à l'école, on sait pas que c'est à travers une association. Exactement. Mais encore une fois, si on revient sur ce qui crée un imaginaire collectif aujourd'hui, est-ce que vous avez en tête des romans, des séries, des films qui parlent des associations ? C'est ça qui nous manque.

C'est raconter ce récit où on se rend compte que ce qui fait le lien entre les Français SOS amitié avec le Père Noël est une ordure. Peut-être dans l'inconscient collectif. On va appel au scénariste. Alors ça date de quelques années. Ce que je voulais dire c'est qu'il faut que ça infuse aussi dans tous les pans de la société. Tout à fait.

et on a besoin des créateurs, on a besoin des influenceurs, on a besoin des scénaristes de de séries et de films et on a besoin évidemment des médias pour montrer que ce projet de budget, c'est des chiffres à court terme, c'est des économies à court terme qui vont induire demain des dépenses qui seront beaucoup plus élevées parce que on nous dit toujours, vous les associations, vous êtes juste des gens qui avaient rien compris à l'économie. vous êtes non lucratif, vraiment vous n'avez rien compris. La réalité c'est que ça fait des années qu'on travaille avec les chercheurs pour montrer quel est l'impact social et économique de l'activité des associations.

Et donc aujourd'hui et typiquement dans le sport, ça a été réalisé en janvier dernier. Si demain, scénario plus si improbable que ça, il y a plus 1 € d'argent public dans l'activité sportive. Ça va coûter chaque année entre 200 et 300 milliards d'euros entre la santé, la justice, la cohésion sociale et cetera. Et c'est pareil pour là, on on l'a vu aussi dans le reportage sur l'insertion par l'activité économique qui se prend 500 millions de baisses. Euh ça veut dire que demain en fait on croit faire des économies mais ça va nous coûter beaucoup plus cher. Donc à un moment c'est le court terme face au long terme.

Et donc on en on en revient à quel projet de société le gouvernement, les députés et les sénateurs vont porter à travers ce budget. Ne censurons pas les associations finalement parce que vous allez écouter le mot du jour de de Mariette d'Argan. Mariette a choisi de nous parler de la censure ce soir. C'est vrai que ça a fait beaucoup l'actualité politique de la journée mais vous vous vouliez l'aborder sous un angle différent, moins politique et davantage relié à l'origine étymologique du mot censure Mariette. Absolument. Vous allez voir Adeline et cette origine en fait elle reprend des choses que vous avez dites parce qu'elle est indissociable de la question de l'argent.

Alors, on a perdu ce sens-l censurer, ça veut pas dire ça aujourd'hui. Mais en fait, quand on reprend l'origine, et là, vous l'avez dit à propos de vos subventions qui baissent, et bien oui, la censure, elle a un rapport avec l'argent. Ça a un rapport avec l'argent, mais ça a un rapport avec en donner ou en prendre. Je dirais plutôt Adeline, que c'est choisir à qui en prendre. En fait, c'est ça. Alors, pour comprendre ça, il faut faire un un cap sur le forum romain. Ah, on remonte toujours très loin dans le temps avec Mariette. Attention la toge. La toge. Voilà. Et là, on a un personnage précisément qui s'appelle le senseur. Alors, quel est son rôle ?

C'est pas du tout de dire aux gens voilà comment il faut penser, voilà comment il faut écrire. Non, son rôle est très matériel en fait. C'est quelqu'un et c'est la même famille de mots qui fait un recensement et il classe les citoyens. Il les classe en riche et en pauvre he plbéens les patriciens. Et il fait cela non pas par morale ou par éthique par politique, il fait cela Adeline pour préparer le travail d'un autre personnage qui est le questeur hein, c'est celui qui va prendre l'impôt. Et donc le senseur il fait ce qu'on appelle la la chasse au sensous, c'est-à-dire le sens cens comme on disait en ancien français. Et ça c'est le premier impôt.

Voilà, notre premier impôt s'appelle la censure si on veut. Vous voulez dire que certaines associations aujourd'hui ne sont pas sur les bonnes listes du senseur en fait. Exactement. Il vous a pas mis dans les bonnes cases pour cette fois. Euh alors bon, ça n'empêche pas de parler. On vous entend bien. Ça ça n'est pas quelque chose qui régule votre parole. En revanche, ça peut diminuer en fait en fait évidemment les moyens. Je prends euh Adeline le l'exemple euh de la du la dernière palme d'or, hein, le le voilà, là on a les deux, on a l'ordre moral et l'ordre matériel. La dernière palme d'or est allé à un réalisateur iranien qui est censuré dans son pays, hein, Jafar Panaï.

Et euh en fait, son film a été en partie euh permis par les fonds européens. Donc, on lui a permis de lever cette censure morale et en même temps de faire des choses. Voilà les deux dimensions matérielles et éthiques en fait. qui sont à l'origine de la censure. Bon alors les listes, on en a eu hein dans les censures. Par exemple, le macartisme, les gens ont été blacklistés. Dans le trumpisme, on n'est pas loin de ça par moment hein. La liste de certaines universités qui ne reçoivent plus comme vous des subventions fédérales. Nous on en est pas encore tout à fait là quand même. Non, heureusement on en est pas là.

Mais petite ruse de notre histoire culturelle, c'est quand même très intéressant de voir le sens originel et financier revenir et le sens je dirais quantitatif parce que il est clair que pour ne pas être censuré bah le gouvernement a fait des comptes des comptes extrêmement précis. Les listes ont été scrutées à la loupe hein. On sait je crois c'est 18 personnes, 18 députés hein, 7 + 1 qui n'ont pas voté comme il était prévu. Donc c'est ça finalement être senseur. Notre premier ministre est un moine soldat. il nous l'a dit et là je crois qu'il a été le senseur romain et c'est intéressant pour la suite parce qu'il va les comptages vont continuer.

Alors pour finir Adeline pour m'amuser un peu parce que quand le langage comme ça nous fait des petites rues, c'est tout à fait intéressant. Certes, l'ascensure n'a pas eu lieu aujourd'hui dans l'hémicycle mais je crois qu'elle a eu lieu ailleurs. C'est comme si le mot nous rappelait un peu son histoire. Et j'oserais dire que le sens s ns nous a rappelé le sens c. Merci Mariette. Merci à tous les trois et bon courage au monde associatif, aux bénévoles et aux salariés qui travaillent et qui et qui tiennent le pays. Merci à tous les trois. On aura forcément l'occasion de reparler donc de l'avenir des associations. Dans un instant, un autre sujet, même si en fait on en est pas très loin.

On va parler de la suspension de la réforme des retraites et de la motion et des motions de censure qui ont été rejetées ce matin avec nos trois prochains invités. Avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier.

35:07
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35:14
Locuteur

Ah ce soir Laurent c'est pas quelle histoire c'est quelle chanson parce que Laurent a identifié le tube à la mode qu'on chante depuis quelques jours chez les républicains. Oui. Vous connaissez Adeline la chanson de Gérard Lenormand si j'étais président de la République. Voilà c'est quel duo he c'est formidable. Alors cette chanson date de 1980 ça nous rajunit pas juste avant la présidentielle où le chanteur égrraine son gouvernement.

imaginaire pour que je cite jamais plus un enfant n'est de penser triste penser triste avec on arrête avec bien sûr Micke premier ministre et Pixou ministre de l'économie messieur voilà regardez c'est c'est notre confrère de l'opinion Antoine Obdorf qui lui aussi parle du tube du moment chez les LR et bien la version 2025 remasterisée si je puis dire de si j'étais président s'intitule si j'étais député ce refrain de très nombreux LR l'ontonné pour répondre à une question toute simple ces derniers jours sans sûr ou pas censure de le corn. Regardez moi si j'étais député sincèrement je vois pas très bien d'autres solutions que censurer a priori.

Moi si j'étais député demain et que j'entendais dans le discours de politique générale le premier ministre dire "Je suspends la réforme des retraites" et moi je serais très tenté de voter la censure. Je je viens vous dire cela ce soir de manière extrêmement claire. Voilà. Et au-delà de ces deux LR très tentés hein, le secrétaire général adjoint du parti monsieur Dumont et le vice-président monsieur Larrivé qui sont d'ancien députés. C'était aussi le cas de l'élu régional de l'Île-de-France, également vice-présidente du parti Florence Portelli sur RTL ce matin. C'est compliqué pour moi qui ne suis pas député de dire ça. Moi je vous dis si j'étais député, je l'aurais voté. Vous l'auriez voté ?

Bien sûr, je l'aurais voté parce que je considère aujourd'hui qu'on nous présente un budget socialiste et je ne suis pas socialiste et nos partisans, nos électeurs attendent qu'on ait des valeurs et qu'on assume nos convictions. Alors non, jeet plus hein. D'autres très nombreux dirigeants nationaux et locaux du parti, ils sont également allés de leur si j'étais député. Regardez notamment François Xavier Bami qui est le chef de fil des élus républicains au Parlement européen. Alors, j'ai deux questions Laurent. D'abord, à quoi ça sert de se mettre à la place d'un député quand on en est pas soi-même un ? Et puis tous ces élus répondaient-ils en fait à une consigne du parti ?

Est-ce qu'il y avait des éléments de langage ? Alors, je vais tenter de remettre les choses dans leur contexte et je réponds à votre première question. À quoi ça sert ? H d'abord aucune de ces personnalités LR n'était élue au député élu au palais Bourbon, on l'a dit, mais ce sont des plutôt des figures du parti. Deuxièmement, ce sont des soutiens de Bruno Retaillot. Troisièmement, ce jeu du si j'étais député, il a permis au fond de mettre un peu la pression sur les 50 députés LR en poste et apparenté qui eux s'étaient prononcés contre la censure dans le sillage de leur président Laurent Voquier.

Mais quatrièmement, ça permet au partis au fond, permettez-moi l'expression, de taper sur les députés tout en respectant les conventions. Ces prises de position sont vraiment présentées à titre purement personnel. Euh ça c'est le pourquoi, c'est mais ça ressemble quand même à une attaque un peu coordonnée. Il y avait une consigne du parti ou pas ? Écoutez, sur le caractère spontané ou non de l'utilisation du même élément de langage par euh toutes ces personnes pas de trace de consigne d'en haut. Je crois que c'est une épidémie médiatique euh au vrai sens du terme. La punchline a été jugée bonne. Les uns ont repris les autres.

Bon alors on y voit plus clair mais ce soir ce qu'on peut constater c'est que cette offensive du si j'étais député elle a fait pchit. Oui, en tout c'est vrai que si c'était si ça avait vocation à à retourner entre guillemets les députés, c'est raté. Et pour creuser un peu le sujet, je pense que jouer à ce petit jeu du CGT et finalement plus risqué qu'il n'y paraît pour un politique. Euh ce qui a marché, c'est que ces prises de parole individuelles euh ont euh permis de se rapprocher des militants et l'air plus chauffés à blanc, plus proche du oui à la censure. De ce côté-là, c'est sûr.

Mais pour le reste, c'est-à-dire pour l'écrasante majorité des gens qui regardent ces interviews, euh euh c'est c'est ravageur de jouer au CGT. Regardez, il y a beaucoup de réactions plutôt négatives. D'abord, on vous dit vous avez perdu. Euh la censure n'est pas adoptée, hein. Euh il y a puisqueaujourd'hui il y a une seule députée LR proche de David Lissnard qui l'a voté. Donc malheur au vaincu, ça c'est pas trop grave. Ensuite, il y a un soupçon d'argument facile, gratuit, presque hors sujet. Vous pouvez dire ce que vous voulez, vous n'êtes pas député. Et ça, on l'a lu des dizaines, des centaines de fois après la prise de parole notamment de madame Portellie.

Mais enfin, et c'est sans doute pire pour ceux de cette tête d'affiche qui sont d'anciens députés battus, là dans les commentaires, on passe au soupçon du du mauvais joueur hein, c'est le cas de Messieur Laré Dumont dont on parlait tout à l'heure qui eux sont des députés qui ont été battus. Je précise quand même que monsieur Larrivé ce soir a trouvé un moyen d'exprimer sa rupture. Il a démissionné cet après-midi de sa présidence de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Donc c'est pour lui une façon de rompre. Mais en résumé avec des s on le sait hein, on mettrait Paris en bouteille.

Mais prudence, je pense qu'avec des si j'étais député, on doit consommer tout ça avec beaucoup de modération. Merci Laurent. On a ce soir en plateau trois personnes qui font partie des 577 qui sont les seuls à ne pas pouvoir dire si j'étais député parce qu'ils le sont. C'est la question qui fâche et c'est tout de suite.

40:14
Non speech

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40:21
Locuteur

Et j'accueille Nicolas Metzdorf. Bonsoir députés ensemble pour la République de Nouvelle-Calédonie. Daniel Obonau député la France insoumise de Paris, bonsoir, merci d'être là. Et Sandrine Runel député socialiste du Rô qui est par écran interposé avec nous. Bonsoir et merci d'être là. Il a donc franchi le premier col mais l'ascension de l'Himalaya ne fait que commencer. Le gouvernement le Cornu a survécu aux deux motions de censure de LFI et du RN qui ont été rejeté ce matin. Le travail parlementaire commence. La bataille budgétaire aussi.

Mais mais il y a comme un doute chez les socialistes, un doute autour de l'amendement au projet de loi de finance de la SQ puisque c'est par ce biais un amendement que sera voté la suspension de la réforme des retraites. La manœuvre est périlleuse et c'est Stéphanie Despierre qui pose ce soir la question qui fâche. Dans la question qui fâche ce soir, la suspension de la réforme des retraites est un détail qui a toute son importance. Comment l'inscrire dans le droit ? Il y aura-t-il une loi spécifique ou bien un amendement dans le budget ? Mardi, en annonçant cette suspension, le Premier ministre reste fou. Hier, lors de ses premières questions gouvernement, il s'est fait plus précis.

Si on veut aller le plus vite possible avec des délais qui sont tenus et un débat de qualité et loyale, je pense qu'il faut que le gouvernement dépose un amendement au projet de loi de finance pour la sécurité sociale dès le mois de novembre. La France insoumise n'a évidemment aucune confiance dans ce processus proposé par Sébastien Lecnou. La suspension annoncé n'est qu'un l'heure, une tromperie, un subterfuge au mieux un très bref report glissé par un amendement budgétaire dont rien ne garantit la présence dans le texte final. Des doutes partagés par Marine Le Pen qui estime que les socialistes d'Itelle vont se faire rouler dans la FAR.

Rien ne nous dit que cet amendement suspendant la réforme borne survive à un rejet du PLFSS, à une réécriture par le Sénat, au passage au CMP, à une possible censure du Conseil constitutionnel en tant que cavalier budgétaire, voire à sa disparition en cas de budget par ordonnance. Malgré l'immense concession faite par Sébastien le Cornu, le PS le met en garde. La censure n'est pas pour aujourd'hui, mais elle peut-être pour demain. Il n'y aura pas d'entoureloupe ou de russe procédurale. Vous êtes le garant qu'à la fin du processus la suspension devienne une réalité juridique.

La pérénité même de votre gouvernement est désormais liée à cet engagement pris à cette tribune devant des millions de Français. Alors la question qui fâche ce soir, la voici. Est-ce qu'il y a un piège dans la suspension de la réforme des retraits ? On va d'abord poser la question à la députée socialiste qui est avec nous, Sandrine Runel. Vous aussi, vous avez des doutes ce soir ? Alors, on a un engagement du Premier ministre devant la représentation nationale. Il a effectivement précisé que ce serait un amendement qui serait déposé par le gouvernement dans le cas du PLFS.

Et donc maintenant, c'est au gouvernement de faire atterrir l'engagement qu'ils ont pris à la fois devant la représentation nationale mais devant l'ensemble des Français de suspendre la réforme des retraites. Mais est-ce que depuis hier après-midi entre députés socialistes, vous vous dites, vous entendez forcément les autres députés des autres groupes qui vous disent entre autres que vous allez vous faire rouler dans la farine, que c'est une entourele. Vous reconnaissez à tout le moins que c'est un chemin qui est semé d'embûche ce soir ? Alors, on n'a pas entendu euh attendu les commentaires des autres groupes politiques.

Euh nous sommes des parlementaires, donc nous connaissons les mécanismes. Nous avons déjà évidemment vécu des PLF, des PLFS. Donc euh nous connaissons effectivement les difficultés à faire atterrir euh un amendement euh qu'il soit du gouvernement ou d'un groupe politique dans le cadre du budget de la sécurité sociale. Pour autant, désormais, nous allons pouvoir rentrer dans ce débat budgétaire et c'est à partir de là que nous allons du coup débattre de cette de cette suspension. Mais moi ce que je dis aujourd'hui c'est que il y a un engagement du premier ministre sur cette suspension. C'est une première victoire pour les 3 millions et demi de français qui vont pouvoir partir plus tôt.

Et puis par la suite, c'est l'engagement de chacun désormais de pouvoir aussi faire en sorte que cet amendement soit à la fois adopté et infiné présent dans le texte. Donc maintenant, c'est au députés euh de prendre la responsabilité et de faire en sorte que cela soit rendu possible. Les Français nous regarderont. Oui, un amendement au projet de loi de finance de la sécurité sociale, c'est la garantie que ça arrivera vite. C'est pour ça que Sébastien Lecornu a fait ce choix. C'est comme ça qu'il l'a justifié hier. Sauf que ça veut dire que c'est inclus dans tout un tas de mesures avec lesquelles les socialistes et d'autres ne seront pas forcément d'accord.

À quelle concession êtes-vous prêt en échange de la suspension de la réforme des retraites ? Alors, il y a aucune concession sur lesquelles nous ferons évidemment de de compromis là-dessus. Bien au contraire, il y a évidemment un certain nombre d'horreur voire intégralement puisque c'est quand même le projet qui a été déposé, c'est celui de Beou moins les de jours fériers. Et donc notamment concernant l'année blanche, euh nous savons déjà que de toute manière euh tout le monde s'accordera pour pour la faire sauter. Donc il y a maintenant le débat qui va s'ouvrir. Nous déposerons des amendements.

Nous évidemment combattrons les mesures d'austérité, les mesures sur le doublement des franchises médicales qui sont dans le projet de la sécurité sociale. Nous déposerons des amendements sur la taxe du cadre du budget de l'État et donc il n'y a pas de compromis. En fait, il y a des choses que nous allons améliorer. Ensuite, encore une fois, personne n'est majoritaire dans cette dans cette assemblée. Donc, nous irons chercher des majorités pour faire adopter des mesures les plus justes possibles pour les Françaises et les Français.

Daniel Obodon, maintenant que votre motion de censure a été rejetée, quelle position adopte désormais les insoumis et notamment par rapport à ce dont vient de parler Sandrine Runel. Nous, nous continuons à avoir la même position que nous avons depuis le début, depuis, j'allais dire l'année dernière. Nous sommes des parlementaires. Nous faisons notre travail de manière consciencieuse, de manière construite. Nous avons même réussi à faire voter en première lecture l'année dernière un budget en matière de recette qui a été euh balayé par le vote contre de la droite et de l'extrême droite et ensuite vous avez eu le les 493. Donc notre positionnement, il a toujours été le même.

Nous disons la vérité, la réalité des prix qui consiste à rappeler qu'en définitive, c'est Emmanuel Macron qui décide et il a décidé qu'il veut faire des coupes budgétaires, qu'il veut continuer ses politiques néolibérales et monsieur le cornu un ou deux ou trois va s'y s'y s'y s'y appliquer.

C'est pour cela que nous disons depuis le début que cette concession supposée concession, cette suspension qui en réalité comme l'expliquait Michael Zemour est en fait un décalage qui va en vérité toucher peu de monde, une génération ça fait ça fait des des centaines de milliers de français mais sur l'ensemble des personnes qui vont aller à la retraite et des générations successives, en réalité c'est un décalage de quelques mois. Donc euh non seulement cela, mais en plus on le sait, quand il y a un flou, c'est qu'il y a un loup.

Et euh en réalité depuis cette annonce, on se rend compte au fur et à mesure quand on va pointer du doigt comme l'a fait en premier madame euh la vice-présidente de l'Assemblée nationale Nadjumongoli qui demandait sous quelle forme arriverait cette mesure. On a eu un flottement quand même parce que la la porte-parole du gouvernement a dit on va en décider. Et puis finalement euh les quelques minutes qui suivent puisque ça revenait quand même, c'était assez énorme finalement. Oui. Oui, c'est bien un un un amendement mais ce que vous n'avez pas rappelé là, c'est que le premier ministre a dit il faudra le compenser, il faudra le financer.

Donc de toute façon, il y a des contos, il faudra une colonne plus. Voilà. Et on le sait, ça d'ailleurs été dit par notre collègue socialiste, le plan le cornu c'est le plan Beou en vérité. Euh et ça veut dire pour en réalité il y a pas de plan. C'est-à-dire qu'à partir du moment où partir du moment où le texte est au débat à l'Assemblée nationale, on a fait les comptes et vous le savez l'année blanche, ce qu'on appelle l'année blanche, ça signifie euh pas de revaloralisation sur les retraites.

Donc c'est des millions de retraités qui vont subir et à et et à qui le premier ministre le cornu et monsieur Macron veulent faire subir et veulent faire payer le décalage de la réforme des donc de toute façon ça va coûter avec en plus enrobé dans l'ensemble d'un projet de de financement de la sécurité sociale dont il a dit qu'il ferait des coupes partout. Donc en vérité oui, c'est une arnaque. Laurent va pouvoir poser une question. C'est une toute petite remarque parce que je je capte un peu mais pendant que votre euh vos collègues parlent, vous avez lever les yeux au ciel souvent et parfois notamment quand elle évoquait l'horreur budgétaire à la fin.

Euh vous êtes pas totalement sur la même ligne. Ah mais si mais ça va dans le sens de ce que je disais. Oui, c'est c'est un projet de loi de financement de l'État et de financement de la sécurité sociale qui est plein de coupe. La question du coup, c'est le piège dans lequel se sont laissés enfermer les collègues socialistes qui ont échangé leur soutien au gouvernement ne votant pas la censure contre rien du tout parce que effectivement il n'y a aucune perspective garantie que cet amendement dont on ne connaît pas la formulation par ailleurs hein parce que le diable est dans les détails et tout le monde le sait en matière de travail budgétaire et parlementaire.

On ne connaît pas sa formulation, on ne sait pas comment va euh le financer le le gouvernement, euh qu'est-ce qu'il va demander en échange entre guillemets comme coupe ? Et on n'est même pas sûr que ça aille au-delà du vote euh de de la CMT voir euh d'Ordonan. Je voudrais qu'on entende Nicolas Meddorf. Nicolas Mzdorf, donc député Renaissance d'abord sur la suspension de la réforme des retraites. Est-ce que vous faites partie de ceux qui est que la concession était nécessaire pour sortir de la crise ou de ceux qui la jugent trop élevé pour la voter ? Non, moi je suis contre la suspension de la réforme de retraite.

Euh on l'a on l'a dit, je l'ai dit euh parce que je trouve que déjà j'avais hésité à la voter l'année dernière parce que je trouvais qu'elle n'allait pas assez loin. Euh quand même système de retraite va dans le mur hein. Il y a il y a 150 milliards de de déficit. Euh il y a un moment donné, il y a il y a moins de cotisant que de retraiter. Donc la pyramide des âges étant ce qu'elle est en France, il faut arrêter de mentir aux Français. notre système par répartition va droit dans le mur et donc cette suspension des de la réforme des retraites euh clairement euh augmente l'urgence à faire une réforme de fond sur notre système. Donc je suis fondamentalement opposé à ça.

C'est une décision du premier ministre parce qu'il faut bien faire des compromis lorsqu'on a une assemblée nationale où il n'y a pas de majorité absolue. C'est sa volonté. Je dote pas d'ailleurs qu'il y ait une majorité pour voter cet amendement puisque en Mais vous vous vous ne voterez pas cet amendement. Non mais moi je suis cohérent avec moi-même. Je On a fait cette réforme des retraites, je vais pas la défaire un an plus tard. Tous ceux qui étaient euh contre cette réforme des retraites plus être cohérent aussi avec euh le bloc central avec Renaissance. Il se trouve qu'il y a quelques instants, Emmanuel Macron a réuni à l'Élysée des cadres de Renaissance.

Peut-être avez-vous eu des échos de cette réunion. Mais je crois que mes collègues ont dit la même chose que moi. Euh c'est ce qui ressort en tout cas puisque euh on a on est cohérent nous dans le groupe. Mais que vous aiez Emmanuel Macron ce soir ? Mais moi j'étais pas avec Emmanuel Macron. Oui mais vous parlez vous il y a des boucles pour s'échanger des messages sur ce que dit le président. Non non mais il nous encourage il est content. Non mais il vous encourage à quoi ? Il vous encourage à quoi ? À ne pas voter la suspension de la réforme des retraites. Non Emmanuel Macron il a été très clair. Il dit que c'est le prix à payer pour trouver un compromis et de la stabilité.

On vous a dit que c'était douloureux pour nous tous. Oui, bien sûr. Il y a des députés du bloc central qui ont soutenu la réforme des retraites qui ont été agressés chez eux dans les permanence ont été saccagé, brûlé, les familles menacées. Pardon, c'est au-delà simplement de l'arithmétique de la pyramide des âges. La réforme des retraites, c'était un engagement humain politique des députés du bloc central. Donc c'est vrai que c'est douloureux pour nous. Donc mais ce que je veux vous dire, c'est que il faut que tout le monde soit cohérent. Nous, on était contre la suspension de la réforme la réforme des retraites.

Donc moi, par exemple, je vais pas voter l'amendement, mais tous ceux qui étaient pour la suspension de la réforme des retraites devront voter l'amendement qui est proposé par le gouvernement parce que sinon la retraite sera pas suspendue. Voilà. Alors, les délais imparti courts. Imaginons que l'amendement qui suspend la réforme soit adopté à l'Assemblée. Il sera retoqué ensuite au Sénat. Il y aura alors une commission mixte paritaire au sein de laquelle le RN et LFI ne valideront pas les autres mesures du texte. Donc cette commission mixte paritaire ne sera pas conclusive.

Ah si elle peut ah bah si le RN et LFI ne vote pas les autres mesure du paquet sécurité sociale'estce qui se passera les LR qui seront majoritairont vous n'allez pas réclamer d'être dans la CMP. Je je suis pas sûr que notre on je crois qu'on a on a deux nous avons une personne en CMP. C'est pas ça qui va faire la différence. On l'a vu malheureusement sur le texte d'extrême droite sur l'immigration, ils ont réussi à mettre d'accord sur le dos. Nicolas, il se passera quoi si les 50 jours d'examen n'aboutissent pas à un vote ? Non mais là vous vous me demandez de sortir la boule de cristal. Enfin, on a même pas commencé Non, il y a pas 36000 solutions en réalité.

Attendez, on a même pas commencé l'étude du PLFS. Est-ce que vous êtes déjà la CMP conclusive ou pas ?

Mais franchement moi je veux bien faire moi je veux bien faire de la politique fiction mais Sébastien lecornu on le connaît bien est un homme de parole il va proposer son amendement moi je partage d'ailleurs ce que dit madame Auonau faudra voir la rédaction de l'amendement qu'est-ce que qu'est-ce qu'il y aura dedans il y aura un débat à l'Assemblée nationale puis il y aura un débat au Sénat puis il y aura une commission peut-être mixe paritaire et on verra ce qui ressort mais pardon mais c'est c'est le parlement c'est le parlement qui pardon mais qui travaille on va pas reprocher pour une fois au parlement de la 5e République de travailler et de trouver des équipes.

Mais permettez-nous d'avoir des doutes sur votre capacité à vous entendre quand je vous entends ce soir dire bah non, nous on votera pas l'amendement sur la suspension de la réforme des retraites. Quand j'entends à la fois votre voisine insoumise et les socialistes dire bah nous on fera pas des concessions sur l'année blanche. On se dit mais comment vont-ils réussir à s'entendre ? Est-ce que à un moment chacun réussira à faire un pas vers l'autre ? Non mais attendez attendez pas vers l'autre pardon mais Sébastien le Cornu il vient de dire il va suspendre la réforme des retraites et je rappelle qu'il y a une majorité pour suspendre la réforme des retraite à l'Assemblée nationale.

Non, il y a une majorité pour l'abroger c'est pas la même chose. Vous avez pas voté l'amendement qui suspend. Alors il y a une majorité pour abroger. Donc du coup vous allez laisser passer la réforme des retraites. Non la réforme de retraite est en cours. Je vous le rappelle. Non non non je rappelle que nous nous demande l'abrogation et nous avons fait en sorte d'ailleurs que ce soit un sujet dans notre niche parlementaire. Du coup, vous préférez qu'elle que la réforme des retraites continue plutôt qu'elle soit suspendue ? Non, nous verrons quelle est la formulation de cet amendement. Pour le coup, nous faisons pas de la politique fiction et à quoi il est lié.

Alors si est lié s'il est lié à euh la le vote sur les franchises médicales ou sur l'année blanche ou sur je ne sais quelle horreur, nous n'entérinerons d'abord premièrement nous n'entérinerons jamais la retraite à 64 ans et certainement pas euh au prix parce que vous parliez là de la dimension humaine parce que j'ai été interpellé là-dessus. Vous parliez de la dimension humaine.

Euh c'est pour des millions de gens que la question de 2 ans de vie volée euh est une question euh de vie ou de mort y compris dans le système voudrais qu'on passe je voudrais s'il vous plaît qu' qu'on je voudrais je voudrais qu'on donne la parole un petit peu s'il vous plaît à Sandrine Runel parce qu'en l'occurrence euh dans la déclaration de politique générale on surveillait les mots magiques de Sébastien Lecnu. Là ça veut dire que vous allez surveiller les mots magiques de l'amendement. À quoi est-ce que vous allez être particulièrement attentive ? Quel mot il faudra dans cet amendement ? Alors l'amendement, il est très simple. Moi, j'entendais les les débats.

En fait, on est sur l'idée d'une suspension, c'est-à-dire plus précisément en fait, c'est un blocage et donc c'est un blocage à 62 ans et 9 mois et 170 trimestres. Alors, bien évidemment que nous sommes euh nombreux à être favorables à l'abrogation de la réforme des retraites, mais je ne vois pas comment la France insoumise et le Rassemblement national qui crie haut effort fort et qui l'ont encore redit ce matin que nous ne voulons pas de cette réforme des retraites ne votereit pas un amendement qui bloquerait à 62 ans et 9 mois et qui permettrait, contrairement à ce qu'a dit ma collègue, non pas à une mais à quatre générations d'ici 2028 et qui vont du coup permettre de partir plus tôt.

Et moi je pense en fait aux femmes, aux carrières longues, aux pénibilité aussi dont on parle suffisamment peu et qui vont pouvoir partir plus tôt. Donc en effet, il y a une majorité pour se faire. Ça ne veut pas dire que le débat sur l'abrogation ne se fera pas dans le cadre de la présidentielle en 2027. Bien évidemment qu'il s'invitera dans ce débat politique, mais nous avons évidemment une formulation qui est très simple en fait et l'amendement, il ne sera pas très compliqué à écrire. héz rapid puisque le débat à l'assemblée commence la semaine prochaine. Pourquoi vous riez Daniel Obon ?

Non mais j'imagine que Olivier Fort va envoyer un texto à Sébastien Lecnu puisqu'ils ont des échanges très fréquents avec les termes exacts mais je note que dans les termes exacts on passe là de suspension. Non non mais c'était une petite remarque en passant parce que de fait en fait vous devriez écrire euh directement l'amendement et le soumettre à monsieur le cornu parce que on est passé quand même dans le début de la discussion à une suspension suspension d'ailleurs dont un des meilleurs spécialistes du sujet monsieur Michael Zemour dit qu'en vérité c'est un décalage. Les mots ont un sens dans un texte parlementaire et budgétaire.

La mettre suspension, décalage ou blocage, ça c'est le nouveau terme qu'a exprimé notre notre collègue. Ce n'est absolument pas la même chose. Vous le savez pertinemment. parce que ça n'a pas ça n'emporte pas les mêmes conséquences, parce que ça n'emporte pas les mêmes euh chiffres chiffrage budgétaires. Vous le savez pertinemment, entre une génération concernée et plusieurs comme l'affirme notre collègue. C'est un débat actuellement. C'est un débat actuellement et tout le monde n'est pas d'accord. Ça n'emporte pas les mêmes conséquences. Donc vous voyez ce ne sera pas si simple. Et nous nous croyons et nous disons depuis le départ toute cette histoire.

Depuis déjà, monsieur Beirou, euh les collègues socialistes sont fait enfariner et continuent et continuent à se faire enfariner malheureusement euh au dépend non seulement du travail parlementaire mais de millions de français. Euh non, mais on oublie la moitié de l'histoire dans cette affaire. C'est-à-dire que quand on parle de suspension, c'est jusqu'à l'élection présidentielle parce que c'est les Français à travers un programme présidentiel qui choisiront si finalement on la on abroche définitivement la réforme des retraites ou si on continue de on fait pas jusqu'en 2027.

En fait, on on dit au français, on suspend la réforme jusqu'à que vous choisissiez un président de la République et une nouvelle assemblée nationale qui prendra de nouvelles dispositions. Il y a pas plus démocratique que ce choix de la part de Sébastien Lecnu et je suis le premier à le regretter. Tout le monde devrait se féliciter que je regrette que Sébastien le CNU fasse ça quand même. Et plus tôt l'élection présidentielle arrivera, mieux ce sera et donc autant avoir une élection présidentielle anticipé. On mettra pas d'accord. Écoutez pour les Français un an et demi de macronisme et d'austérité. Je vous assure que merci à tous les trois le travail parlementaire commence.

Merci à tous les trois d'avoir été ce soir sur le plateau de de chaque voie compte. Restez avec nous. Tiens tout de suite on va accueillir Marco Pomier. C'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale. On avait envie ce soir Marco, de revivre cette journée de cette journée d'émotion en un seul mot. Non, des motions de censure. Bien sûr. Le gouvernement est donc ce soir toujours en place. Oui, il n'est pas tombé ce gouvernement. Les deux motions de censure de LFI et du RN examiné aujourd'hui à l'Assemblée ont été rejetés. Ce matin, un coup d'œil dans l'hémicycle suffisait à deviner la fin du match mis à part Marine Le Pen.

Pas de poids lourd politique à la tribune, pas de Gabriel Atal, de Laurent Veo Vaquier ou de Mathilde Panot pour prendre la parole. Et pourtant, la motion des insoumis s'est jouée à quelques voies près. Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure soit la majorité absolue des membres composant l'assemblée 289 pour l'adoption 271. Bon, vous y étiez he Nicolas Metzdorf ?

est député de 3e rang apparemment mérite pas vous n'êtes pas encore président de groupe trouvé était président de la des commissions des affaires mais elle n'est pas encore présidente de groupe c'est parce que il parlait des présidents de groupe il ne voulait pas vous faire insulte en tout cas cette motion elle s'est jouée à 18 voix près. Alors Sébastien Lecornu peut dire merci aux socialistes notamment qui n'ont pas baissé le pouce grâce à la suspension annoncée de la réforme des retraites. Mais ça n'est qu'un surcis Marco. Oui, parce que j'ai bien regardé sep socialistes l'ont quand même voté cette censure dont quatre députés dit d'outre. Pourquoi ? Parce que ça coince sur le budget.

Ce dont nous sommes rendus compte, nous les 10 ultramarins, c'est que près de 1,2 milliards étaient supprimés au bénéfice de nos territoire. Bon, pour nous, c'est plus qu'une ligne rouge, c'est un mur infranchissable. Alors, il y a ceux qui ne devaient pas voter la censure et qui l'ont fait. Et puis, il y a les députés qui devaient voter la censure mais qui ne l'ont pas fait. Vous suivez ? Je suis complètement. C'est le cas de de trois députés écologistes dont Delphine Bateau, l'ancienne ministre de François Hollande que j'ai rencontré aux quatre colonnes ce midi.

La censure, c'était la politique du pire avec pour résultat l'impossibilité que le pays se dote d'un budget avant le 31 décembre et donc avec des conséquences lourdes pour notre économie, pour nos acquis sociaux. Tout le monde sait que je je suis libre. J'ai jamais obéi aux consignes des appareils partisans et donc c'est pas maintenant que ça va commencer. Et Delphine Bateau précise quand même qu'elle reste opposé au budget de Sébastien Lecnu. Elle va prendre part au travail parlementaire pour le modifier ce budget. Et puis une motion de censure Marco, c'est toujours aussi l'occasion de régler quelques comptes.

Éricti l'a bien compris avec un tacle à ses anciens camarades des républicains qu'il a trouvé un peu absent aujourd'hui dans l'hémicycle. Rappelons que le groupe des républicains à l'Assemblée n'appelait pas la censure. Je m'adresse en particulier, je le dis même si leurs bancs sont quasi intégralement cher Pierre Cordier vides. Voilà ce que représente aujourd'hui la famille politique. La famille politique que j'ai eu l'honneur de présider, celle qui quelque part a été l'héritière du général de Gaul. Elle est absente. Elle est absente au rendez-vous des Français. Elle est vide. Ambiance ambiance Adeline et c'est pas mieux entre socialiste et insoumis ce matin.

Mais c'est pas mieux entre insoumis et et socialiste ce matin. Attendez, attendez Daniel attendez la variété qui fâche. Ce matin, l'insoumise Aurélie trouvé quand elle est quand elle a pris la parole dans l'hémicycle, il n'y avait quasiment aucun socialiste à l'horizon. Et quand un collègue socialiste monte à la tribune, Aurélie trouvé s'éclipse dans la salle des quatre colonnes pour parler au journalistes. Elle s'est arrêtée de parler pile poil quand Laurent Baumel, l'orateur du PS, avait fini son discours. C'est ce qui s'appelle avoir le sens du tal. Mais non, mais non, c'est une simple coïncidence. Vous voyez mal partout Marco. Après tout ça, Sébastien le cornu c'est s'est mis en marche.

Oui, littéralement hein. Il a quitté l'assemblée à pied direction Matignon, 1,2 km entouré de micros, de caméras, deux perches. Très compliqué de le faire parler le premier ministre, il nous a quand même dit un petit mot. Quel est votre état d'esprit ? Un mot. Au travail mais plus sereinement qu'hier au travail. Voilà Sébastien le Cor qui est au travail et qui a fait ainsi ses 7000 pas recommandés par jour mais pas sûr qu'il renouvelle l'expérience. On vous a pas dissué de rentrer à pied la prochaine fois j'espère. Si si. Bon bien on ne refera plus le chemin de l'Assemblée nationale à Matignon. 7000 pas on est sûr 7000 pas. Oui c'est c'est la recommandation officielle maintenant.

C'est pas 10000 mais 7000 pas par jour. Sourire. Merci en tout cas à vous d'avoir été avec nous ce soir dans dans chaque voix compte. Nous revenons demain à 19h30. Demain c'est vendredi, demain c'est l'émission en public. Tout à fait cher Marco, cette émission est rediffusée à 23h30 en replay sur le site lcp.fr FR et en podcast sur toutes les plateformes. Dans un instant, vous avez évidemment rendez-vous avec Débadoc et Jean-Pierre Grcien. souhaite une excellente soirée et on vous dit à demain.

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