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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 15 septembre 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsEurope & internationalRetraites

Bonjour chez vous ! du 15 septembre

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 32 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:07OuverteRéponse directe

    Où trouver 30 milliards d'économies nécessaires pour réduire le déficit ?

  • 7:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez les appels à la mobilisation face à cette hausse des prix du carburant ?

  • 8:50RelanceÉludée

    Est-ce que les blocages des pêcheurs sont des moyens d'action que vous comprenez ou défendez ?

  • 10:25OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos remontées de terrain ces derniers jours ?

  • 12:26OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous en tant que maire face à la colère sociale ?

  • 14:24OuverteRéponse directe

    Est-ce que tout ça complique la tâche de Sébastien Lecornu pour le budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:55Invité politiqueFait
    « Le carburant, pour un grand nombre de Français, c'est le moyen d'aller travailler, c'est le moyen d'accéder à des rendez-vous médicaux. »
  • 8:37Invité politiqueFait
    « On commence par mettre de l'essence, du gazole dans son tracteur. Et en plus, quand on vient utiliser son tracteur pour commencer à labourer, à récolter, on se rend compte qu'il ne reste rien parce que la sécheresse est venue complètement anéantir les espoirs de récolter. »
  • 14:44Invité politiqueChiffre
    « On a dépensé entre 50 et 60 milliards pour soutenir les consommateurs, quels qu'ils soient, un professionnel particulier. »
  • 16:16Invité politiqueChiffre
    « On atteint vraiment des niveaux stratosphériques. Certains pensent même qu'on pourrait d'ici la fin de l'année dépasser les 5%. »
  • 16:47Invité politiqueFait
    « La France emprunte en gros 0,9 point de plus que l'Allemagne. La France, aujourd'hui, emprunte plus cher que la Grèce. »
  • 19:35Invité politiqueFait
    « Dans les années 1960, on avait en gros quatre actifs qui finançaient la retraite d'un pensionné. Aujourd'hui, le ratio n'est plus que de deux pour un. »
  • 33:09Invité politiqueChiffre
    « La dette, elle n'est pas à mille, elle est à plus de 1300 milliards. Il y a eu 300 milliards d'euros de dettes supplémentaires depuis que je suis parti. »
  • 33:23Invité politiqueChiffre
    « Quand j'étais ministre des Finances, les taux d'intérêt moyen étaient à 1%. Ils vont dépasser les 5% dans les semaines qui viennent. »
  • 33:28Invité politiqueChiffre
    « Vous avez vu un taux de chômage à 7,6%. Il approche les 9% aujourd'hui. »
  • 33:33Invité politiqueChiffre
    « L'écart de taux entre l'Allemagne était de 30 points. Il va dépasser les 100 points aujourd'hui. »
  • 33:44Invité politiqueChiffre
    « La croissance a approché les 2%. »
  • 35:39Invité politiquePromesse
    « Je propose la désindexation d'un point de toutes les pensions de retraite, sauf le minimum de vieillesse. »
  • 35:39Invité politiquePromesse
    « Sur les retraites, je propose la désindexation d'un point de toutes les pensions de retraite, sauf le minimum de vieillesse. »
  • 35:43Invité politiquePromesse
    « Je propose de supprimer également l'abattement de 10%. »
  • 35:46Invité politiquePromesse
    « Je propose de geler l'avancement des fonctionnaires. »
  • 35:52Invité politiquePromesse
    « Je propose de geler le point d'indice des fonctionnaires. »
  • 35:54Invité politiquePromesse
    « Je propose de désindexer toutes les aides sociales. »
  • 36:31Invité politiquePromesse
    « Moi j'aurais maintenu la surtaxe à l'impôt sur les sociétés. »
  • 37:17Invité politiquePromesse
    « La première, c'est que nous demandions un rabais sur la contribution de la France à l'Union européenne. »
  • 38:29Invité politiqueFait
    « Et la deuxième, c'est le courage pour tenir tirer les conséquences du constat que l'on peut faire. »
  • 39:04Invité politiqueFait
    « La Grèce l'a fait, le Portugal l'a fait, l'Espagne l'a fait derrière la situation du Portugal. »
  • 40:31Invité politiqueFait
    « La bataille pour réduire les déficits, pour réduire la dépense, depuis 2021, où j'ai dit nous devons sortir du quoi qu'il en coûte, c'était une bataille de tous les instants. »
  • 41:04Invité politiqueFait
    « On abandonne la réforme des retraites, on abandonne la politique de soutien aux entreprises, on augmente les impôts, et on se retrouve dans la situation où nous sommes aujourd'hui. »
  • 43:58Invité politiquePromesse
    « Il faut évidemment une réforme des retraites et dire très clairement qu'il est indispensable de garder un âge légal de départ à la retraite. J'ai proposé 65 ans. »
  • 44:07Invité politiquePromesse
    « Il est urgent de mettre en place la capitalisation que j'avais commencé à mettre en place avec le produit d'épargne retraite. »
  • 44:30Invité politiquePromesse
    « On voyait tout à l'heure affiché 70 jours pour l'examen du budget. Je propose 30 jours maximum. »
  • 58:42PrésentateurChiffre
    « pratiquement 44% des agriculteurs vont partir à la retraite d'ici 2033 »
  • 59:44PrésentateurFait
    « L'IGPN a été saisie de cette affaire qui remonte au 21 juin dernier »
  • 59:58PrésentateurFait
    « Mes parents veulent que cette vidéo serve d'exemple pour que les violences policières s'arrêtent »
  • 1:00:09PrésentateurFait
    « des policiers municipaux de Carcassonne tenir des propos racistes, homophobes et sexistes »
  • 1:00:40PrésentateurChiffre
    « le Sénat est renouvelé de près de moitié, un 178 sièges sur 348 »

Temps de parole

  • Présentateur48 %
  • Bruno Le Maire21 %
  • Locuteur 816 %
  • ?4 %
  • Christine Lavarde4 %
  • Locuteur 53 %
  • Locuteur 23 %

≈ 23,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 8

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:08
Locuteur

Public

0:08
Locuteur 8

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.

0:15
Présentateur

Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver. Comme tous les jours, on va faire le tour des sujets qui font votre quotidien et de

0:21
Locuteur

l

0:21
Présentateur

'actualité. Dans nos régions, on regarde le programme de ce mardi 15 septembre. Les prix à

0:25
Locuteur

la

0:25
Présentateur

pompe toujours au plus haut et l'inquiétude et la colère des Français. Le gouvernement peut-il rester uniquement sur des aides ciblées ou faut-il réactiver le couet qui l'encoude dans une demi-heure ? Nous recevons l'ancien ministre des Finances, Bruno Le Maire. Et puis on en parlera également avec vous, Christine Lavarde. Bonjour. Bonjour. Merci d'être notre invitée, sénatrice Allaire. La question des aides au carburant se pose dans un contexte budgétaire compliqué. Où trouver les 30 milliards d'économies que le gouvernement doit faire ? Où les chercher ? Faut-il taxer, par exemple, les retraités ? Vous nous direz ce que vous en pensez dans quelques instants.

Et puis à sept mois de la présidentielle, qui héritera des électeurs d'Emmanuel Macron

1:00
Locuteur

?

1:00
Présentateur

Se tourneront-ils vers l'un de ses anciens premiers ministres ? Vers Bruno Retailleau ? Ou le candidat social-démocrate ? Vont-ils peser dans la balance face au duel Marine Le Pen-Jean-Luc Mélenchon ? Ce sera le débat de nos éditorialistes dans une heure. Françoise de Gois, Yves Tréard et le politologue Riz Socol. Et puis à la une de nos régions, c

1:16
Locuteur

'est

1:16
Présentateur

l'ouverture aujourd'hui à Rennes du SPACE, le salon international de l'élevage. Dans un contexte de crise pour nos agriculteurs, durement frappés par la sécheresse et la canicule, nous irons à Rennes avec Stéphane Beignet, le directeur de l'information de TVR. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.

1:43
Locuteur

Et

1:43
Présentateur

d'abord le journal avec Stéphane Duguay. Bonjour Stéphane. Bonjour Auriane, bonjour à tous. Et à la une de ce mardi 15 septembre. D'abord cette question, jusqu'à quand les prix à la pompe vont-ils grimper alors que la situation ne s'améliore pas au Moyen-Orient ? Oui, avec les frappes des outils pro-iraniens sur l'Arabie saoudite. Riyad qui promet en réponse de riposter avec fermeté. On fait le point avec Céline Schmitt.

2:06
Locuteur

Il

2:07
Locuteur 5

semble inarrêtable.

2:09
Locuteur

Les

2:09
Locuteur 5

outils soutenus par l'Iran ont revendiqué hier une nouvelle attaque de grande envergure. Au moyen de dizaines de missiles balistiques et de drones, ils ont visé une base aérienne située dans le sud du royaume saoudien, ainsi que plusieurs infrastructures pétrolières.

2:22
Locuteur

Les

2:23
Locuteur 6

forces armées poursuivront leurs opérations militaires qualitatives au cœur de l'Arabie saoudite tant qu'elle continuera son agression injuste contre notre peuple. Toute nouvelle agression sera confrontée à des opérations plus vastes et plus sévères.

2:35
Locuteur 5

Désormais, les outils contrôlent tout le littoral occidental yéménite, les villes stratégiques de Mokha, Doubab, ainsi que les îles Anish et Périm. De quoi paralyser le passage des navires pétroliers saoudiens. L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole brut, se retrouve pris en étau. A l'est, le détroit d'Hormuz est déjà verrouillé par Téhéran, et l'Oéoduc Est-Ouest, chargé de transporter le pétrole vers la mer Rouge, est fermé temporairement. Conséquence, les navires saoudiens pourraient à l'avenir avoir à contourner l'Afrique par le sud, un itinéraire beaucoup plus coûteux et long.

Selon le média américain Axios Acculé, l'Arabie saoudite aurait demandé par deux fois l'aide des Etats-Unis. Deux fins de non-recevoirs de Donald Trump, qui devant les médias se veut moins catégorique.

3:20
Locuteur

Nous

3:20
Présentateur

avons eu des discussions, les outils nous ont appelés, et ils ne veulent pas se battre contre nous.

3:26
Locuteur

Ils

3:27
Présentateur

laissent passer la plupart des navires, il n'y a qu'un seul pays qui leur pose problème, et nous allons régler cela.

3:33
Locuteur

Le

3:34
Locuteur 5

baril de Brent est passé hier à 107 dollars le baril. C'est 60% de plus qu'il y a un an.

3:40
Présentateur

Et cette augmentation des prix du carburant nourrit de plus en plus la colère. Les pêcheurs français de la Méditerranée ont entamé un mouvement illimité. Depuis trois heures cette nuit, ils bloquent les camions-citernes à la sortie du terminal pétrolier de Foss-sur-Mer, près de Marseille.

3:55
Locuteur

Face

3:55
Présentateur

à la menace russe, l'initiative française de dissuasion nucléaire avancée convend de plus en plus. Oui, une menace palpable après une frappe russe, près de la frontière polonaise sur un train ukrainien. C'était dimanche. Cette nuit, un drone a été abattu dans le ciel lituanien. Il provenait de Biélorussie, selon la radio nationale lituanienne, et il se dirigeait vers l'ouest. Alors forcément, ça fait réfléchir les pays de la région, comme la Finlande, qui partage une frontière avec la Russie. Et depuis hier, les Finlandais sont les dixièmes à se joindre à l'initiative de dissuasion nucléaire avancée proposée par Emmanuel Macron.

Écoutez la réaction du ministre français des Affaires étrangères et de son homologue finlandaise.

4:31
Locuteur

Aujourd

4:32
Présentateur

'hui, et c'est une étape majeure pour la sécurité européenne, la Finlande a confirmé qu'elle acceptait la proposition qui a été faite par le président de la République de participer à la dissuasion avancée, c'est-à-dire d'engager un dialogue stratégique sur la dimension européenne de notre dissuasion. C

4:51
Locuteur 5

'est une initiative fantastique de la France qui, je pense, ouvrira de nombreuses possibilités dans les années à venir et à long terme pour renforcer davantage l'Europe et construire notre dissuasion et notre défense commune.

5:05
Locuteur

Anne

5:06
Présentateur

Hidalgo, convoquée aujourd'hui devant le Sénat sur le périscolaire. Oui, l'heure pour l'ancienne maire de Paris de s'expliquer sur ce scandale qui secoue la capitale. Depuis le début de l'année, 52 animateurs périscolaires ont été suspendus pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes à Paris. Plus de 200 enquêtes pénales sont aussi en cours dans les écoles primaires et les crèches de la capitale. La commission d'enquête auditionnera également

5:27
Locuteur

demain

5:28
Présentateur

matin l'actuel maire de Paris, Emmanuel Grégoire. Hier, c'était l'ancien ministre de l'Éducation nationale, Vincent Payon, qui s'exprimait devant les sénateurs. Pour lui, ce scandale du périscolaire s'explique par la formation insuffisante des animateurs chargés à des enfants hors du temps scolaire écouté.

5:45
Locuteur

Quand

5:46
Présentateur

vous voyez les fractures d'une société comme la

5:48
Locuteur

nôtre,

5:48
Présentateur

ne garder les enfants à l'école que 144 jours par an, alors là, vraiment, c'est une irresponsabilité. Quel pays ne garde ses enfants que 144 jours par an

5:59
Locuteur

?

5:59
Présentateur

Aucun.

6:01
Locuteur

La

6:01
Présentateur

moyenne, c'est 190.

6:04
Locuteur

C

6:04
Présentateur

'est 50 jours accompagnés par des adultes qualifiés, sortis de son milieu quand il est déliquescent.

6:11
Locuteur

Dans

6:12
Présentateur

le Rhône, deux conquêtes LFI aux municipales pourraient être mises en jeu. Eh oui, les élections municipales dans les villes de Vaud-en-Velin et Vénitieux, en banlieue lyonnaise, pourraient être annulées. C'est ce que demande la rapporteure publique du tribunal administratif. La faute à des irrégularités commises par des listes concurrentes, l'une centriste, l'autre rassemblement national. Elles auraient pu avoir des influences sur les résultats très serrés dans ces deux communes, dit la rapporteure. Dans les deux cas sont en cause la mauvaise surveillance préfectorale et des actes des listes battues, a écrit le candidat de la France insoumise à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon sur X.

Il dénonce une situation où l'incompétence vient servir des manipulations politiques. Merci Stéphane. On se retrouve dans quelques instants.

6:51
Locuteur

On

6:51
Présentateur

va revenir sur le casse-tête du budget. Christine Lavard, vous êtes sénatrice LR des Hauts-de

7:04
Locuteur

-Seine

7:04
Présentateur

et vous suivez de près les questions budgétaires ici au Sénat. Le gouvernement et le Parlement face au casse-tête du budget. Où trouver 30 milliards d'économies nécessaires pour réduire le déficit ? Tout le monde devra contribuer aux efforts dans la justice, déclare Roland Lescure, le ministre de l'Économie. Mais qui sera concerné ? On va en parler dans cette demi-heure. D'abord le contexte.

7:23
Locuteur

C

7:23
Présentateur

'est un budget qui arrive, et on l'a vu, dans un contexte politique et social éruptif. Vous comprenez la colère des Français. On la voit, les prix à la pompe, à la hausse. Il faut les 3 euros dans certaines stations-service. On le rappelle, c'était 1,50 euros en moyenne au moment du déclenchement des gilets jaunes. Est-ce que vous comprenez les appels à la mobilisation face à cette hausse des prix du carburant

7:43
Locuteur

?

7:45
Locuteur 8

Le sujet, c'est que le carburant, pour un

7:47
Locuteur

grand

7:48
Locuteur 8

nombre de Français, c'est le moyen d'aller travailler, c'est le moyen d'accéder à des rendez-vous médicaux. En fait, c'est la seule mobilité, parce qu'aujourd'hui, notre réseau de transport collectif ne couvre pas l'ensemble du territoire, ne couvre pas l'ensemble des points origines-destinations. Donc, effectivement, quand on ne peut plus avoir accès au carburant parce qu'il est trop cher, on se trouve contraint de rester chez soi. Donc, c'est finalement un enfermement forcé. Donc, on peut comprendre cette colère. On peut comprendre aussi la colère de tous les professionnels pour qui le carburant, en fait, est un outil de production. Tout à l'heure, vous citiez les marins pêcheurs.

On peut penser aux agriculteurs pour lesquels, en fait, on commence par mettre de l'essence, du gazole dans son tracteur.

8:37
Locuteur

Et

8:37
Locuteur 8

en plus, quand on vient utiliser son tracteur pour commencer à labourer, à récolter, on se rend compte qu'il ne reste rien parce que la sécheresse est venue complètement anéantir les espoirs

8:47
Locuteur

de récolter. Mais les

8:47
Présentateur

pêcheurs qui bloquent, par exemple, le dépôt de pétroliers depuis cette nuit à Fosse, ils empêchent les camions-citernes de sortir. Est-ce que ça, c'est des moyens d'action que vous comprenez que vous défendez

8:55
Locuteur

? C

8:57
Locuteur 8

'est une colère. Donc,

8:58
Locuteur

en

8:58
Locuteur 8

fait, aujourd'hui, comment est-ce qu'ils ont les moyens de matérialiser leur colère ? Je ne peux pas dire que je soutiens un mouvement qui va venir freiner d'autres points de l'économie. Vous ne l'avez pas cité, mais il y a aussi l'ensemble des agents des régimes électriques et gaziers qui envisagent aussi d'entreprendre des actions pour maintenir le bénéfice du tarif agent qui, en fait, leur donne le droit de bénéficier de

9:21
Locuteur

l

9:22
Locuteur 8

'électricité et du gaz à un tarif beaucoup moins onéreux que le reste des Français et qui disent qu'on va peut-être venir diminuer la production des centrales nucléaires. Et ce faisant, on obligera EDF, notre entreprise, à aller acheter à l'extérieur. En fait, c'est mauvais parce que si on oblige EDF à aller acheter, on augmente le prix de l'électricité. Donc, en fait, on vient pénaliser l'ensemble de l'économie pour exprimer sa propre colère. Aujourd'hui, il faudrait que chacun aussi pèse les conséquences de ses actes. Je pense que personne n'est indifférent aux difficultés économiques. Elles sont multiples. Elles touchent les uns et les autres à des degrés divers, sur des objets divers.

Mais je ne suis pas certaine que ce soit la bonne solution de bloquer le pays puisque c'est nous enfermer un peu plus dans une spirale qui, aujourd'hui, nous emmène plutôt vers l'enfer que vers le paradis.

10:15
Présentateur

– Et on va voir comment ça se passe sur le terrain.

10:17
Locuteur

On

10:17
Présentateur

va aller dans l'Essonne. Bonjour Alexandre Touzé. Merci d'être avec nous ce matin, maire de Saint-Yon, vice-présidente du conseil départemental de l'Essonne. Alexandre Touzé, quelles sont vos remontées de terrain que vous avez ces derniers jours, ces dernières heures ? Sans faire, madame Irma, évidemment, est-ce que vous sentez monter les ferments d'une colère type gilet jaune ?

10:37
Christine Lavarde

– Ce que je viens de dire, madame la séatrice, c'est très vrai, c'est ce qu'on ressent sur le terrain, c'est-à-dire à l'Essonne et Café, à la fois dans les collectivités, mais les entreprises qu'on visite, on n'entend parler que de ça, parce que ça vient suite à une inflation sur les produits alimentaires qui n'a pas été totalement rattrapée par les salaires. Ça se relie aussi à une insatisfaction, j'allais dire par rapport à l'État, par rapport aux services publics de l'État. On a vu le classement de PISA concernant les écoles, on voit bien la durée d'attente dans

11:11
Locuteur

l

11:12
Christine Lavarde

'hôpitaux. Donc il y a forcément une extrême frustration, parce qu'à la fois il y a un niveau levé d'impôts et nos concitoyens n

11:19
Locuteur

'ont

11:19
Christine Lavarde

pas le sentiment en face d'avoir le service public qui est dû. On sort à peine d'une crise inflationniste sur les produits alimentaires, et on a ce nouveau choc inflationniste sur les carburants qui touche à la fois le temps de travail, mais aussi pour aller faire les courses au quotidien. Je faisais le tour la semaine dernière, j'ai fait une dizaine de forums des associations, on voit bien qu'aussi amener son enfant au sport, une activité culturelle, aujourd'hui faire 4-5 kilomètres en voiture, ça commence à être un luxe. Donc c'est vrai qu'il y a une interprétation de toutes sortes de colères, de frustrations. En même temps, on voit bien qu'il n

12:02
Locuteur

'y

12:02
Christine Lavarde

a aucune solution, qui est très simple. Et aujourd'hui, si on en croit le sondage qui est sorti, qui a été effectué auprès de 13 000 Français hier, les jours précédents, on voit bien qu'il

12:16
Locuteur

y a

12:16
Christine Lavarde

une forme de découragement, qu'il y a une forme de méchéance vis-à

12:21
Locuteur

-vis

12:21
Christine Lavarde

de l'avenir. Donc il y

12:23
Locuteur

a

12:23
Christine Lavarde

toutes les composantes pour une colère forte, oui.

12:26
Présentateur

Comment vous, on sait, quand il y a des colères, quand il y a des crises, les élus locaux sont souvent en première ligne. Comment vous réagissez, vous, en tant que maire, et quels sont vos leviers d'action, finalement

12:36
Locuteur

? – Ils

12:38
Christine Lavarde

sont relativement faibles, parce que, de toute manière, nous aussi, nous sommes touchés par la hausse des carburants, pour des choses très concrètes de la vie quotidienne. Moi, mon école primaire, une fois par semaine, à la piscine, il y a une dizaine de kilomètres, les buissons le bon bien, mais

12:57
Locuteur

on

12:58
Christine Lavarde

voit bien que ça touche les sorties scolaires aussi, des enfants dans les collèges, je sais, je n'enseigne pas les conseils d'administration de collège, les sorties scolaires en bus, ça devient un luxe. Donc les collectivités, comme l'État, et comme les particuliers, sont touchées.

13:11
Locuteur

C

13:11
Christine Lavarde

'est pour ça qu

13:11
Locuteur

'il

13:11
Christine Lavarde

n

13:11
Locuteur

'y a

13:11
Christine Lavarde

pas de solution miracle. Et je pense que nous, notre travail, c'est bien sûr de reconnaître la souffrance,

13:18
Locuteur

il

13:19
Christine Lavarde

ne faut pas… elle est évidente, mais aussi ne pas tomber dans la démagogie et de dire qu'il

13:25
Locuteur

y a

13:25
Christine Lavarde

des solutions faciles, parce que les solutions, en fait, elles sont souvent du moyen ou

13:30
Locuteur

du

13:31
Christine Lavarde

long terme, même s'il y

13:32
Locuteur

a

13:32
Christine Lavarde

des solutions aujourd'hui, comme des chèques énergés, etc. On voit bien que les solutions vraiment pérennes, c'est du moyen et du long terme. Donc je pense que nous, notre rôle, il est à la fois de reconnaître la souffrance et essayer de l'accompagner, maintenant, nos subventions aux associations pour qu'elles n'augmentent pas leurs tarifs, essayer d'accompagner les familles dans le cadre des dépenses scolaires, essayer à travers nos centres communaux d'action sociale d'accompagner les familles les plus en difficulté.

14:02
Locuteur

Nous,

14:03
Christine Lavarde

on n'est pas là pour mettre de l'essence, si je veux dire, sur le feu.

14:06
Locuteur

Ce

14:06
Christine Lavarde

n

14:06
Locuteur

'est

14:06
Christine Lavarde

pas notre rôle.

14:07
Locuteur

Au

14:07
Christine Lavarde

contraire, on doit apaiser et dire que les solutions, malheureusement, c'est des solutions de moyen terme.

14:12
Présentateur

Vous entendez, Alexandre Touzé, et évidemment, vous entendez aussi vous administrer dans votre département, Christine Lavarde. Est-ce que tout ça, ça complique la tâche de Sébastien Lecornu et du Parlement au moment de la construction du budget ? Est-ce qu'on peut ne pas tenir compte de ce qui se passe sur le terrain ? Ce

14:27
Locuteur 8

qu'a dit l'interlocuteur précédent est très juste et c'est ça. C'est aujourd'hui, les vraies solutions, ce sont des solutions de moyen et de long terme. Et je ne

14:37
Locuteur

vais

14:37
Locuteur 8

vous redonner qu'un exemple. Au moment de la dernière hausse brutale des prix de l'énergie post-Covid, on a pratiqué la politique du quoi qu'il en coûte, on a dépensé entre 50 et 60 milliards pour soutenir les consommateurs, quels qu'ils soient, un professionnel particulier. Finalement, si c'est 50 et 60 milliards, on les avait mis vers l'amélioration de la performance thermique des bâtiments. si on les avait mis pour accompagner massivement la décarbonation du parc automobile, aujourd'hui, alors les effets seraient plus longs, ce n

15:13
Locuteur

'est

15:13
Locuteur 8

pas parce qu'il faut le temps, mais aujourd'hui, notre économie serait moins vulnérable à cette augmentation du gaz, à cette augmentation du pétrole. Donc le problème est qu'on est toujours confrontés à devoir apporter une réponse de très court terme. La colère, elle s'exprime aujourd'hui, mais finalement, les vraies solutions qui permettraient de rendre notre pays indépendant, de nous rendre beaucoup moins vulnérables à tous ces chocs extérieurs, ça nécessite beaucoup d'argent public

15:40
Locuteur

pour

15:41
Locuteur 8

accompagner, parce qu'il y en a certains qui sont capables. Mais

15:45
Présentateur

donc là, est-ce qu'à court terme, face à cette hausse des prix à la pompe, il faut ressortir le carnet tchèque ? Est-ce que l'État, le gouvernement, doit ressortir le carnet tchèque et aider les Français

15:54
Locuteur

? Et là, ce n'est plus

15:55
Présentateur

possible.

15:56
Locuteur 8

C'est bien ça le problème, parce que vous faites ce matin un focus sur l'augmentation des prix de l'essence, mais il

16:02
Locuteur

y a

16:02
Locuteur 8

quelque chose aussi qui a extrêmement rapidement augmenté ces derniers temps, c'est le taux auquel l'État emprunte. On est arrivé au niveau les plus hauts de 2008, donc pour vous donner une échelle de temps, on atteint vraiment des niveaux stratosphériques. Certains pensent même qu'on pourrait d'ici la fin de l'année dépasser les 5% si on ne fait rien. On est à 4-4. Voilà, dit autrement,

16:26
Locuteur

c

16:26
Locuteur 8

'est qu'aujourd'hui, les prêteurs n'ont plus vraiment confiance dans la capacité

16:31
Locuteur

collective

16:33
Locuteur 8

à remettre l'économie française et surtout la construction budgétaire sur de bons rails. Donc la France devient un pays risqué. On le voit parce qu'en fait, le taux auquel la France emprunte par rapport à d'autres pays s'écarte. Aujourd'hui, la France emprunte en gros 0,9 point de plus que l'Allemagne. La France, aujourd'hui, emprunte plus cher que la Grèce. Je pense qu'il faut qu

16:56
Locuteur

'on

16:56
Locuteur 8

s'en rende compte collectivement,

16:58
Locuteur

ce

16:58
Locuteur 8

qui fait qu'aujourd'hui, des réponses

17:00
Locuteur

qui

17:00
Locuteur 8

étaient peut

17:01
Locuteur

-être...

17:01
Locuteur 8

Donc il ne

17:01
Locuteur

peut

17:01
Locuteur 8

pas y avoir de réponse massive. Mais en fait, on n'a plus d'argent. Mais il

17:04
Locuteur

faut garder les

17:04
Locuteur 8

aides ciblées. Il faut garder les aides ciblées. Aujourd'hui, si on pense au secteur agricole, quand on pense l'agriculture, déjà le niveau des récoltes est extrêmement faible dû aux conditions climatiques du printemps et de l'été.

17:21
Locuteur

Mais

17:21
Locuteur 8

quand on ne récolte plus,

17:23
Locuteur

il

17:24
Locuteur 8

y

17:24
Locuteur

a

17:24
Locuteur 8

une chaîne directe vers l'ensemble de l'industrie agroalimentaire qui est quand même très présente sur notre territoire. Donc il va y avoir un effet induit, un choc très important sur cette filière. Il faut la soutenir. Sinon, on va avoir des conséquences en termes d'emploi, en termes de souveraineté alimentaire, d'inflation ensuite pour nos concitoyens. Puisque aujourd'hui, il faut quand même le dire, l'inflation en France est moins élevée que dans la moyenne des pays de l'Union européenne. Notamment parce que tant qu'on a de

17:53
Locuteur

l

17:53
Locuteur 8

'électricité, on la produit moins cher. Donc voilà, c'est pourquoi la décarbonation de notre économie est quelque chose d'important.

17:59
Présentateur

Et on le disait, 30 milliards à trouver dans le budget 2027. Pas de hausse d'impôt, dit le gouvernement. Est-ce que c'est tenable dans le contexte budgétaire

18:09
Locuteur

? Alors, il

18:11
Locuteur 8

a dit effectivement, pas de hausse d'impôt. Il n'a pas dit pas d'annulation des impôts nouveaux qui ont été mis en place ces dernières années. Il n'a pas dit, j'ai cru comprendre que la surtaxe d'IS pourrait baisser un petit peu.

18:27
Locuteur

L'impôt

18:27
Locuteur 8

de change de société. Voilà, parce que là aussi, il faut envoyer aussi un signal aux acteurs économiques. Mais la pression fiscale...

18:34
Locuteur

C'est bien que

18:35
Locuteur 8

cette contribution exceptionnelle baisse. C'est bien, mais alors après, je ne connais pas dans quel pourcentage, donc ça sera certainement un tout petit peu. Il faut quand même, pareil, là aussi, regarder les chiffres. Le taux de prélèvement obligatoire, donc globalement, la pression fiscale qui s'exerce sur les particuliers et les entreprises, n'a été que croissant ces dernières années. Ce qui n'était pas, il me semble, le discours sur lequel le président de la République avait fait sa campagne. Donc finalement, les faits ne donnent pas raison aux paroles qu'il avait pu mettre en avant.

Ce qui aussi l'a induit de la méfiance, en fait, à l'aune du début d'une nouvelle campagne présidentielle.

19:13
Locuteur

Et

19:14
Présentateur

il y en a qui vont devoir contribuer à l'effort. Est-ce que les retraités doivent participer à l'effort et doivent y contribuer de manière forte

19:22
Locuteur

? Alors,

19:23
Locuteur 8

je l'ai toujours dit, aujourd'hui, l'effort, il doit être partagé par tout le monde. C'est-à-dire qu'on ne doit pas mettre de côté une partie de la population concernant spécifiquement la question des retraités. Aujourd'hui, on a un véritable problème de financement et de soutenabilité de ce modèle. Dans les années 1960, on avait en gros quatre actifs qui finançaient la retraite d'un pensionné. Aujourd'hui, le ratio n'est plus que de deux pour un.

19:50
Locuteur

Mais

19:50
Locuteur 8

il va y avoir un problème de lisibilité, quand même, pour l'ensemble des Français. Comment, l'année dernière, le gouvernement peut proposer de suspendre la réforme des retraites qui, justement, devait commencer à apporter un petit peu d'oxygène pour la soutenabilité du modèle et, un an plus tard, venir expliquer qu'il faut mettre les retraités à contribution ?

20:10
Locuteur

–

20:11
Présentateur

Mais est-ce que là,

20:12
Locuteur

il

20:12
Présentateur

faut… Est-ce que vous seriez favorable à une désindexation des pensions des retraités en excluant les retraités modestes ?

20:18
Locuteur

–

20:18
Locuteur 8

Je ne vais pas dédire ce que j'ai pu porter comme amendement l'année dernière dans cet hémicycle. Moi, j'avais proposé de travailler sur la question de l'abattement forfaitaire de 10 %, notamment parce

20:30
Locuteur

qu'en fait,

20:31
Locuteur 8

ça vient toucher les retraités les plus aisés, puisque ce sont eux qui payent de l'impôt. Si on désindexe les pensions en se concentrant sur les retraités, pareil, en excluant ménages modestes, on arrive globalement à toucher la même population. Ensuite, il faut regarder le rendement de la mesure. J'ai compris que le gouvernement est-ce qu

20:54
Locuteur

'on

20:54
Locuteur 8

t'ait trouvé 6 milliards sur cette question des retraités ? –

21:00
Locuteur

C

21:00
Locuteur 8

'est

21:00
Présentateur

faisable pour vous

21:01
Locuteur

? –

21:02
Locuteur 8

Mais vous

21:03
Locuteur

allez

21:03
Présentateur

travailler avec

21:04
Locuteur

Sébastien

21:04
Locuteur 8

Lecornu dans ce sens ? – Comme je vous le dis, c'est faisable. Si l'effort est porté,

21:09
Locuteur

si

21:09
Locuteur 8

chaque Français se sent concerné par cet effort de redressement de nos comptes publics qui est indispensable, sinon on va continuer à payer de plus en plus une charge d'intérêt de la dette.

21:20
Locuteur

Et

21:21
Locuteur 8

quand on paye une charge d'intérêt de la dette, ce sont des dépenses qu'on ne peut plus faire dans des secteurs très utiles.

21:26
Locuteur

Et

21:26
Locuteur 8

tout à l'heure,

21:27
Locuteur

c

21:27
Locuteur 8

'est pareil. Le maire parlait des résultats de l'enquête PISA. Alors là,

21:30
Locuteur

c

21:30
Locuteur 8

'est pareil, il faudrait nuancer parce qu'en fait, tout n'est pas si noir quand on va regarder dans le détail les résultats de cette enquête. Il parlait de l'accueil à l'hôpital. Enfin voilà, c'est des choses qu'on ne pourra plus faire parce qu'on sera juste contraints de toujours rembourser notre dette.

21:46
Locuteur

Et

21:46
Locuteur 8

il ne faut pas non plus croire ce que portent certains candidats à l'élection présidentielle. On n'effacera pas notre dette d'un coup de baguette magique où si on le fait, en fait, plus personne ne viendra jamais prêter à notre pays et les investisseurs ne viendront plus. Et regardons ce qui se passe dans les pays qui font référence pour ce candidat. Je ne suis pas sûre que les Français aient envie de devenir les Vénézuéliens d'aujourd'hui.

22:08
Présentateur

Et vous allez entrer de plein pied dans le marathon budgétaire. Et cette déclaration, c'était samedi de Marine Le Pen qui a déclaré préférer un budget imparfait mais opérationnel plutôt qu'une loi spéciale. Un budget dont Stéphane, on ne connaît pas encore les contours précis qui sera dévoilé d'ici quelques jours. Mais le Premier ministre devra présenter cela. Oui, parce que le compte à rebours est lancé pour Sébastien Lecornu. Il sait que son budget 2027 doit être présenté en Conseil des ministres à la fin du mois.

Alors ce sera soit début septembre, fin septembre pardon, soit début octobre pour être ensuite transmis à l'Assemblée nationale le premier mardi du mois d'octobre qui sera donc le mardi 6 octobre. Parce que plus qu'un autre texte, le budget, c

22:49
Locuteur

'est

22:49
Présentateur

une loi qui est très encadrée dans le temps. Tout à fait. Le Parlement, Assemblée nationale et Sénat disposent d'un délai qui est contraint. Ils doivent se prononcer sur le budget de l'État en maximum 70 jours après son dépôt. Pour le budget de la Sécurité sociale, ce délai est ramené à 50 jours. Alors qu'est-ce qui se passe si les députés et les sénateurs n'ont pas voté sur ces textes dans le temps imparti avant le 31 décembre ? Eh bien le gouvernement peut décider d'imposer son budget via des ordonnances ou mettre en place une rustine avec la loi spéciale. Loi spéciale que Sébastien Lecornu avait déjà dû faire adopter l'année dernière pour le budget de 2026.

Oui, c'était la troisième fois sous la Ve République, un mois sous loi spéciale avant l'adoption d'un budget en bonnet du forme. Parce que la loi spéciale, ça ne remplace pas un budget. Ce texte, il permet seulement de reconduire les crédits de l'année précédente à l'identique. Et surtout, il autorise l'État à continuer de prélever les impôts, à emprunter, à payer les fonctionnaires. Et si en plus, admettons, on fait un peu de politique fiction, vous aviez une censure du gouvernement sur le budget cet automne ou cet hiver, eh bien la loi spéciale s'appliquerait probablement jusqu'à l'élection présidentielle. Alors en quoi c

23:52
Locuteur

'est

23:52
Présentateur

un problème pour les candidats à l'édition ? Eh bien ça leur ferait perdre beaucoup de temps dans l'application de leur programme, probablement plusieurs mois, pour une raison très simple, il n'y a aucun cadre budgétaire lorsqu'ils arriveraient au pouvoir, puisque nous serions sous loi spéciale. Il faudrait alors élaborer un budget dans son intégralité et ça prend plus de temps que de modifier un budget qui existe déjà. Et c'est pour ça que Sébastien Lecornu parle d'un budget réversible,

24:15
Locuteur

pour convaincre les partis

24:16
Présentateur

politiques de ne pas le censurer.

24:18
Locuteur

Exactement, c'est ce qu

24:18
Présentateur

'il a dit aux parlementaires dans une lettre qu'il leur a transmise fin août. Et le message a été visiblement reçu par le Rassemblement national avec cette porte ouverte par Marine Le Pen à un budget qu'elle appelle un budget imparfait. Elle fixe quand même quelques conditions de non-censure à satisfaire pas d'hauses d'impôts, des économies.

24:34
Locuteur

À

24:34
Présentateur

gauche, en revanche, les positions sont plutôt déjà arrêtées. Le PS, les écologistes et la France insoumise devraient censurer sans hésiter, si l'on en croit les propos de leurs dirigeants. Au centre et à droite, pas de risque de censure, mais ça ne veut pas dire que le budget sera simple à faire voter. Non, et on l'a vu lors des débats budgétaires précédents. Le manque de mobilisation des députés, par exemple, peut conduire à un budget incohérent et invotable. C'était le cas l'an dernier. Et il y a une difficulté supplémentaire. On est en période de campagne, pas sûr de voir renaissance le parti de Gabriel Attal.

Horizon, celui d'Edouard Philippe ou les Républicains, celui de Bruno Rotaillot, ne pas défendre leurs marqueurs politiques, ce qui pourrait aussi paralyser les débats. Christine Lavard, dites-nous sincèrement, est-ce qu'à quelques mois de l'élection présidentielle, on peut vraiment voir un budget de compromis, voter même un budget améliorable ?

25:21
Locuteur

Non, mais je pense que

25:22
Locuteur 8

votre chronique a très bien résumé la situation. C'est-à-dire que là, on se trouve à commencer à envisager de débats dans un budget dont, en fait, personne ne veut.

25:31
Locuteur

Tout

25:31
Locuteur 8

le monde veut pouvoir le modifier à la sortie. Donc, ce qui, finalement, est peut-être la seule garantie qu'à la fin, on ait un texte. Alors, on aura peut-être le texte des ordonnances, ce qui permettra à personne de l'avoir

25:41
Locuteur

voté. Vous demandez

25:41
Présentateur

au Premier ministre de passer par ordonnance en disant, écoutez, simplifions le débat et passons par ordonnance ?

25:45
Locuteur 8

Je ne vais quand même pas demander au Premier ministre quelque chose. Alors, même qu'on ne connaît même pas la copie, on la connaîtra le 30 septembre ou le 6 octobre au plus tard. Mais, en tout cas, il faudra que le débat parlementaire ait lieu. Et on l'a vu l'année dernière, même alors que la discussion a été quand même un peu mouvementée. Ça permet aux uns et aux autres, effectivement, d'exprimer leur position, d'envoyer aussi des signaux, de mettre des sujets sur la table. Voilà.

Par exemple, si on pense à la question des retraités ou à d'autres, c'est intéressant de voir que des sujets qui ont été évoqués il y a un an, deux ans, dans les lois de finances successives, permettent, en fait, de faire évoluer la réflexion pour ensuite devenir des objets politiques sur lesquels on débat sereinement. Ce qui sera intéressant aussi, c'est que ces objets, ils feront désormais l'objet d'une étude d'impact, puisque tout article initial du PLF est passé devant le Conseil d'État, bénéficie d'une étude d'impact.

Donc, c'est bien aussi d'avoir ce moment de discussion pour commencer à évoquer des sujets qui, ensuite, peuvent cheminer dans la pensée collective pour avoir un débat plus serein et plus documenté les années suivantes.

26:54
Présentateur

Est-ce que vous appelez Bruno Rotaillot, qui siège avec vous, ici, au Sénat, dans le groupe Les Républicains, à trouver coûte que coûte un compromis avec le gouvernement

27:01
Locuteur

? Aujourd

27:03
Locuteur 8

'hui, je pense qu'il a été très clair, samedi, à la rentrée des Jeunes Républicains, nous n'appartenons pas à ce qu'il fait aujourd'hui, enfin, même pas la majorité, mais au bloc central. Nous ne sommes pas Renaissance, nous ne sommes pas Horizon. Après, nous serons responsables, mais la responsabilité est jusqu'où ? Voilà, en tout cas, on ne veut pas être comptable de la politique qui a été menée. Comme je vous le disais tout à l'heure, moi, j

27:33
Locuteur

'ai

27:33
Locuteur 8

l'impression que l'année dernière, le gouvernement actuel, en quelques semaines, est venu effacer huit ans de politique économique du premier quinquennat et du début du second quinquennat du président de la République. Donc voilà, nous ne sommes pas comptables de ces choix. On aurait pu faire d'autres choses. Je ne

27:53
Locuteur

vais

27:53
Locuteur 8

pas revenir ici sur la suppression de la taxe d'habitation, sur plusieurs sujets sur lesquels nous sommes opposés dès le départ. Donc, nous saurons faire des choix responsables pour ne pas envoyer notre pays dans le mur. Mais aujourd'hui, on ne connaît pas la copie. Donc voilà, je ne suis pas Madame Irma, si vous l'avez dit tout

28:07
Locuteur

à l'heure. Encore deux

28:08
Locuteur 8

semaines.

28:09
Présentateur

Et vous connaîtrez la copie. On en reparlera, bien évidemment, les débats budgétaires qui vont occuper l'automne au Parlement. Pour terminer, comme tous les jours, on finit par trois unes de la presse régionale. On les regarde ensemble. La une du Courrier de l'Ouest. Sécheresse, chaleur, alerte sur les semences. Alors que l'été, on le disait, a été marqué par des conditions climatiques difficiles pour les agriculteurs. Des semenciers travaillent avec eux sur de nouvelles variétés de semences capables de résister au manque d'eau, maladie, aux températures extrêmes. La deuxième une, c'est celle du Parisien. Emploi, c'est salariés menacés par l'intelligence artificielle.

Les formations à l'IA qui se multiplient dans les entreprises, souvent tentées de remplacer leurs employés par cette nouvelle technologie. Et puis, la dernière une, c'est celle de Sud-Ouest. À vous, qui venez souvent à vélo, Christine Lavarde. Casque à vélo, faut-il l'imposer ? C'est une question. Alors, le journal dit, ça tient chaud, ça décoiffe, il faut le trimballer partout. Les objections au port du casque sont nombreuses, mais les chiffres sont implacables. 235 morts à vélo en France en 2025. Ça fait 11% de plus en un an. Est-ce qu'il faut aller jusqu'à l'obligation ? Les avis sont partagés. De quelle ligne avez-vous envie de nous parler

29:11
Locuteur

?

29:12
Locuteur 8

En fait, ça va vous étonner, mais j'aurais envie de vous parler des trois. Vous savez que j'ai beaucoup travaillé sur l'intelligence artificielle avec la délégation à la prospective. La question de sécheresse, de la chaleur, m'intéresse, je vous en ai parlé tout à l'heure. Mais allez, je vais parler sur le casque à vélo puisque vous m'avez tendu la perche. Et alors, vous donnez un chiffre de morts.

29:28
Locuteur

Ce

29:28
Locuteur 8

qui serait intéressant, c'est de savoir est-ce que les morts sont dues au fait de l'absence de port du casque ou est-ce que de toute façon, même avec un casque, les cyclistes seraient quand même décédés parce qu'il y a eu des fautes importantes au code de la route. Mais au-delà du port du casque à vélo, aujourd'hui, dans la petite couronne parisienne, c'est vrai dans les Hauts

29:45
Locuteur

-de

29:45
Locuteur 8

-Seine, c'est vrai à Paris, il me semble, dans le Val-de-Marne. Le port du casque est aussi devenu obligatoire pour les trottinettes électriques parce que là, je pense que l'ensemble des chirurgiens orthopédistes, vous direz qu'aujourd'hui, l'accidentologie et la traumatologie est très importante, justement, sur ces nouveaux modes de mobilité. Alors, c'est des chutes qui ne sont pas mortelles, mais engendrent quand même des fractures, des traumatismes. Finalement, on a bien, en son temps, imposé la ceinture de sécurité en voiture.

30:19
Locuteur

Donc, oui au casque.

30:20
Locuteur 8

Voilà, moi, je n

30:20
Locuteur

'ai

30:20
Locuteur 8

pas de problème. Oui au casque. Et ce n

30:23
Locuteur

'est

30:23
Locuteur 8

pas si contraignant que ça. Alors, c'est plus compliqué quand vous n'avez pas votre propre vélo et que vous prenez un vélo en libre-service parce que ça veut dire qu'effectivement, il faut que vous vous trimballiez votre casque toute la journée.

30:32
Locuteur

On

30:32
Présentateur

a entendu le message. Merci Christine Lavarde. Merci beaucoup d'avoir été notre invitée. Stéphane, nous on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse de nos régions. Et on parlera à nouveau de la colère liée à l'augmentation des prix des carburants, mais aussi l'augmentation des tarifs des auto-écoles. Et oui, c'est une des conséquences de cette augmentation des prix à la pompe. Et on va en parler. On va parler budget encore. Avec notre invité,

30:51
Locuteur

c

30:51
Présentateur

'est Bruno Le Maire qui nous rejoint.

30:52
Locuteur

L

31:03
Présentateur

'inquiétude et la colère des Français face à une hausse des prix du carburant qui dure et les demandes relayées par les oppositions de baisser les prix. Le gouvernement doit-il céder et relancer une forme de quoi qu'il en coûte ? On va en parler avec notre invité. Bonjour Bruno Le Maire. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation à l'ancien ministre de l'Économie et des Finances.

31:23
Locuteur

C

31:23
Présentateur

'était entre 2017 et 2024 une interview en partenariat avec la presse régionale, comme tous les jours, représentée ce matin par Fabrice Lesser-Redon du groupe Ébras, les journaux de la façade Est de la France. Bonjour Fabrice. Bonjour Auréane. Bonjour Bruno Le Maire.

31:37
Locuteur

Bonjour.

31:37
Présentateur

Bruno Le Maire, vous êtes de retour. De retour sur la scène médiatique, de retour sur le fond, sur les idées. Vous avez publié un manifeste pour une autre France. Que préparez-vous

31:46
Locuteur

? Je

31:47
Bruno Le Maire

défends une vision de la France à un moment où on le voit bien, il y

31:50
Locuteur

a

31:50
Bruno Le Maire

des inquiétudes qui sont très profondes. Je vous passe un message très simple, c'est que le pays en a connu d'autres

31:56
Locuteur

dans

31:57
Bruno Le Maire

sa très très longue histoire

31:58
Locuteur

et

31:59
Bruno Le Maire

que si nous prenons vite les bonnes décisions, nous avons tout pour être un pays qui est réussi au XXIe siècle. Simplement, des réformes ne suffiront pas. Ce que je dis dans mon manifeste, une autre France, qui est disponible sur mon site internet, uneautrefrance.fr, c'est que maintenant,

32:14
Locuteur

il

32:14
Bruno Le Maire

faut changer de modèle. Le modèle est complètement à bout de souffle. C'est un modèle qui redistribue des richesses avant d'en produire. C'est un modèle où il n'y a plus d'autorité de l'État parce que tout le monde se mêle de tout et plus personne n'est responsable de rien. C'est un modèle dans lequel les États européens sont divisés alors qu'ils devraient se rassembler. J'ai proposé que six États se rassemblent dans une fédération d'États-nations. Donc nous sommes arrivés au bout de 40, 50 années d'histoire. Il faut refonder le modèle comme le général de Gaulle avait su le faire en 1958. La situation était aussi dramatique qu'en 1958.

32:46
Locuteur

La

32:46
Bruno Le Maire

refondation doit être aussi profonde qu'en 1958.

32:49
Présentateur

On va revenir sur les propositions. Est-ce qu'avec tout ça,

32:52
Locuteur

il

32:52
Présentateur

n

32:52
Locuteur

'y a

32:52
Présentateur

pas aussi une volonté de faire oublier les critiques, de faire oublier que vous êtes l'homme aux mille milliards de dettes ? C'est comme ça que vous ont surnommé à un moment vos adversaires

33:01
Locuteur

? Oui,

33:02
Bruno Le Maire

c'est pour ça que je veux remettre aussi les points sur les i. Aujourd'hui, la dette, elle n'est pas à mille, elle est à plus de 1300 milliards. Il y a

33:10
Locuteur

eu

33:10
Bruno Le Maire

300 milliards d'euros de dettes supplémentaires depuis que je suis parti.

33:13
Locuteur

Donc

33:13
Bruno Le Maire

on voit bien que ce n

33:14
Locuteur

'est

33:14
Bruno Le Maire

pas un problème de personne, c'est un problème de système. Vous avez donné les chiffres tout à l'heure. Je veux aussi rétablir un certain nombre de vérités et remettre les points sur les i. Quand j'étais ministre des Finances, les taux d'intérêt moyen étaient à 1%. Ils vont dépasser les 5% dans les semaines qui viennent. Vous avez vu un taux de chômage à 7,6%. Il approche les 9% aujourd'hui. L'écart de taux entre l'Allemagne était de 30 points. Il va dépasser les 100 points aujourd'hui. Et la dernière année où j'étais ministre de l'Économie et des Finances sur une année pleine, 2023,

33:44
Locuteur

la

33:44
Bruno Le Maire

croissance a approché les 2%.

33:47
Locuteur

Vous

33:47
Bruno Le Maire

m'entendez ? Les 2%.

33:49
Locuteur

Aujourd

33:49
Bruno Le Maire

'hui, on est quasiment en récession avec 0,4% de croissance. Donc je reviens aussi pour remettre les points sur les i, sur ce que nous avons fait en matière économique, sur la manière dont je me suis battu pour réduire la dépense publique en me retrouvant face à des oppositions qui ne voulaient rien entendre, rien accepter comme réduction de dépense. Et au moment où je proposais un plan de redressement complet de nos finances publiques, le président de la République a fait le choix de la dissolution. Donc après 2 ans de silence, à un moment où la situation financière est aussi grave, j'appelle chacun à prendre ses responsabilités. Je prends les miennes, que chacun prenne les.

34:24
Présentateur

– Mais c'est aussi un peu votre égo qui parle. Ça vous a blessé, toutes ces critiques dont

34:29
Locuteur

vous avez fait l'objet ? – C'est une question

34:30
Bruno Le Maire

d'égo, c'est une question d'intérêt supérieur

34:32
Locuteur

de la nation française. je veux

34:33
Présentateur

rétablir la vérité.

34:34
Locuteur

– Parce qu'on ne bâtit… – C'est que

34:35
Présentateur

quelque part, la personne que vous êtes a été touchée.

34:38
Bruno Le Maire

– Mais vous êtes toujours touchée par les critiques, c'est normal. Et ce n

34:41
Locuteur

'est

34:41
Bruno Le Maire

pas le sujet.

34:42
Locuteur

Le

34:42
Bruno Le Maire

sujet, c'est que la situation de la France aujourd'hui est dramatique. Nous nous approchons à grands pas d'un accident financier majeur,

34:50
Locuteur

où

34:51
Bruno Le Maire

ce n'est plus le peuple français et son gouvernement qui décidera librement de ce qu'il faut faire pour redresser les comptes de la nation, mais ce sera la Banque Centrale Européenne. Et donc, non seulement je rétablis un certain nombre de vérités, parce que je pense qu'au bout de deux ans, c'est bien de le faire, mais surtout, j'explique, avec l'expérience qui est la mienne, ce qui est nécessaire de faire pour reprendre le contrôle de nos finances publiques. Vous

35:13
Locuteur

voyez,

35:13
Bruno Le Maire

on a un débat là aujourd'hui sur faut-il désindexer ou non les pensions de retraite. Mais je le dis avec beaucoup de clarté, non seulement il le faut,

35:21
Locuteur

mais

35:22
Bruno Le Maire

c'est totalement insuffisant.

35:23
Locuteur

Si

35:24
Bruno Le Maire

nous voulons vraiment reprendre la maîtrise de nos comptes publics, il faut que, dès ce budget 2027, il y ait des décisions bien plus radicales, bien plus profondes, pour nous assurer notre liberté financière.

35:36
Présentateur

Lesquelles ? Sur les retraites, particulièrement

35:38
Bruno Le Maire

? Sur les retraites, je propose la désindexation d'un point de toutes les pensions de retraite, sauf le minimum de vieillesse. Je propose de supprimer également l'abattement de 10%. Je propose de geler l'avancement des fonctionnaires. Je propose de geler

35:51
Locuteur

le

35:52
Bruno Le Maire

point d'indice des fonctionnaires.

35:53
Locuteur

Je

35:54
Bruno Le Maire

propose de désindexer toutes les aides sociales. C

35:57
Locuteur

'est la rigueur. C'est une politique

36:00
Bruno Le Maire

de rigueur. Non. C'est une politique de lucidité

36:03
Locuteur

et

36:04
Bruno Le Maire

de reprise en main de nos comptes publics. Je propose

36:06
Présentateur

également...

36:09
Locuteur

Le gouvernement

36:10
Présentateur

était contraint de suspendre la réforme des retraites.

36:12
Locuteur

Vous pensez que vos mesures qui sont

36:13
Présentateur

encore plus dures vont passer ?

36:14
Bruno Le Maire

Je dis simplement ce qu'il est nécessaire de faire si on veut dire la vérité aux Français sur la reprise en main de nos comptes publics et en prêt pouvoir réinventer réellement notre futur. Mais j'ajoute à ça, au-delà de ces mesures de désindexation qui permettent effectivement de trouver vraiment des sommes qui sont significatives, moi j'aurais maintenu la surtaxe à l'impôt sur les sociétés.

36:34
Locuteur

Parce

36:35
Bruno Le Maire

que ça me paraît très difficile d'expliquer aux Français, aux retraités, aux fonctionnaires que oui, une désindexation est nécessaire mais que dans le même temps on va revenir sur l'effort qui est demandé aux entreprises. La justice, vous m'entendez

36:49
Locuteur

? La

36:50
Bruno Le Maire

justice, c'est la clé de mesures qui puissent être acceptables par les

36:55
Locuteur

gens. Donc

36:55
Présentateur

la lettre aux entrepreneurs de Sébastien Lecornu, c'est une erreur politique ?

36:57
Bruno Le Maire

Mais les entrepreneurs qu'on soutienne les PME,

36:59
Locuteur

qu

36:59
Bruno Le Maire

'on soutienne les TPE, oui, mais quelle est la meilleure manière de les soutenir

37:02
Locuteur

?

37:03
Bruno Le Maire

C'est d'avoir des taux d'intérêt qui baissent

37:04
Locuteur

pour

37:05
Bruno Le Maire

qu'ils puissent emprunter innover, investir et pour ça, il faut reprendre le contrôle de nos finances publiques. J'ajoute deux propositions qui me paraissent importantes. La première, c'est que nous demandions un rabais sur la contribution de la France à l'Union européenne.

37:22
Locuteur

Tout

37:22
Bruno Le Maire

simplement parce qu'aujourd'hui, on a un niveau de vie moyen en France qui est hélas inférieur au niveau de vie moyen des autres Européens. Donc je ne

37:29
Locuteur

vois

37:29
Bruno Le Maire

pas pourquoi nous ne demanderions pas comme d'autres pays, comme l'Allemagne, comme le Danemark, comme l'Autriche,

37:35
Locuteur

un rabais son contribution. C'est un peu

37:36
Présentateur

étonnant de la part d'un Européen convaincu comme vous de demander un rabais. Ce qu'il demande, pour le moment, c'est le Rassemblement national.

37:41
Bruno Le Maire

Mais on peut être un Européen convaincu, faire des propositions très fortes comme la Fédération d'États-Nations et en même temps se dire qu'il faut qu'on arrête de financer avec l'argent des Français la construction d'autoroutes dans le sud de l'Espagne ou dans l'est de la Pologne. Tout simplement parce que c'était justifié

38:03
Présentateur

auprès de nos voisins européens.

38:06
Locuteur

Pourquoi nos voisins

38:07
Présentateur

européens qui ont une économie en meilleure santé financeraient pour nos

38:10
Locuteur

autoroutes

38:11
Bruno Le Maire

?

38:11
Locuteur

Ils peuvent

38:11
Bruno Le Maire

comprendre. Je pense que la situation financière de la France est préoccupante pour toute la zone euro. Elle fragilise toute la zone euro. Et faire en sorte que la France puisse être soulagée de 5 milliards d'euros par an, c'est l'intérêt collectif aussi. Il faut être lucide. La première qualité aujourd'hui d'un rapport politique français, c'est la lucidité. Et la deuxième, c'est le courage pour tenir tirer les conséquences du constat

38:35
Locuteur

que l'on peut faire. Pourquoi nos

38:35
Présentateur

voisins qui ont fait les réformes pour établir leurs finances publiques devraient payer pour nous et nous, on devrait

38:41
Locuteur

baisser la contribution à l'Union européenne

38:44
Bruno Le Maire

?

38:45
Locuteur

moins

38:45
Bruno Le Maire

le temps que nous rétablissions nos finances publiques et que la France sorte de l'ornière financière dans laquelle elle est. Quel est l'intérêt des autres pays européens, notamment de la zone euro ? Est-ce qu'il y a un accident financier en France ?

38:56
Locuteur

De votre

38:58
Locuteur 2

point de vue, Bruno Le

38:58
Locuteur

Maire,

38:59
Présentateur

il y a des pays qui ont réussi à redresser vraiment, réellement

39:02
Locuteur

en Europe

39:03
Bruno Le Maire

? La Grèce l'a fait, le Portugal l'a fait, l'Espagne l'a fait derrière la situation du Portugal. Simplement, ces pays l'ont fait contraints et forcés. Ils l'ont fait parce que le FMI, dans le cas de la Grèce, est intervenu et a obligé et que les autres Européens ont obligé la Grèce à prendre des mesures très dures. C'est justement, par amour profond de mon pays, ce que je veux éviter à la France. La situation où nous ne sommes plus libres de notre destin et où c'est la Banque Centrale Européenne qui va nous dire ce qu'il faut faire. Vous voyez, quand je vois qu'on a retiré la réforme des retraites, qu

39:36
Locuteur

'on

39:36
Bruno Le Maire

a eu tellement de mal à faire passer, mais aujourd'hui, elle rapporterait plusieurs milliards d'euros. Quelle inconséquence ! Vous voyez bien que sur les

39:43
Locuteur

dépenses de l

39:44
Présentateur

'État... Est-ce qu'il y avait d'autres choix ? C'est-à-dire, vous, à la place du Premier

39:46
Locuteur

ministre, vous n'auriez pas

39:47
Présentateur

suspendu la réforme ?

39:48
Bruno Le Maire

Personnellement, j'ai fait un autre choix, je suis parti. En 2024, il y

39:52
Locuteur

a

39:52
Bruno Le Maire

eu la dissolution et le choix qui a été fait par le président de

39:54
Locuteur

la

39:54
Bruno Le Maire

République, c'est entre le rétablissement des comptes que je proposais

39:58
Locuteur

et

39:58
Bruno Le Maire

le chaos politique,

40:00
Locuteur

le

40:00
Bruno Le Maire

choix de la dissolution du chaos politique. Ce que vous nous dites, Je

40:03
Locuteur

suis

40:03
Bruno Le Maire

parti et je dis haut et fort qu'abandonner la réforme des retraites, augmenter les impôts et renoncer, comme l'a très bien dit Christine Ladard tout à l'heure, à tout ce qui avait fait la politique économique depuis 2017 jusqu'à 2024,

40:19
Locuteur

eh

40:19
Bruno Le Maire

bien, c'est profondément regrettable.

40:20
Présentateur

Vous nous dites que pendant les 7 ans

40:22
Locuteur

que

40:23
Présentateur

vous avez été dans le gouvernement, les gouvernements Macron,

40:26
Locuteur

vous

40:26
Présentateur

avez été freiné

40:27
Locuteur

dans

40:27
Présentateur

ce que vous vouliez faire pour la France ?

40:29
Bruno Le Maire

C'est un secret de polichinelle. La bataille pour réduire les déficits, pour réduire la dépense, depuis 2021, où j'ai dit nous devons sortir du quoi qu'il en coûte, c'était une bataille de tous les instants,

40:41
Locuteur

avec

40:41
Bruno Le Maire

des victoires, avec des économies qui ont été faites. Et puis des défaites. Et au bout du compte, une sanction qui a été celle de la dissolution, qui a mis le pays dans un état de confusion et de désordre politique complet. Et quand il y

40:57
Locuteur

a

40:57
Bruno Le Maire

de la confusion et du désordre, on perd le fil de sa politique économique,

41:00
Locuteur

on

41:00
Bruno Le Maire

abandonne la réforme des retraites, on abandonne la politique de soutien aux entreprises, on augmente les impôts, et on se retrouve dans la situation où nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire une situation périlleuse pour le pays. Il faut en sortir. Et pour en sortir, il n'y a qu'une seule façon de faire, c'est prendre des décisions puissantes et les prendre maintenant.

41:18
Locuteur

Est-ce que les

41:19
Présentateur

circonstances sont réunies ? Est-ce que les conditions sont réunies ? Vous évoquiez De Gaulle tout à l'heure.

41:24
Locuteur

Qu'est

41:25
Présentateur

-ce qu'il faudrait pour qu'il y ait cet électrochoc que les Français demandent

41:29
Locuteur

? Alors,

41:30
Bruno Le Maire

c'est la grande question.

41:32
Locuteur

Est

41:32
Bruno Le Maire

-ce que les responsables politiques

41:33
Locuteur

que

41:34
Bruno Le Maire

vous êtes, nous tous, dont je fais partie, sont suffisamment lucides pour dire que la situation est grave

41:39
Locuteur

? Nous

41:40
Bruno Le Maire

mettons de côté nos intérêts politiciens,

41:42
Locuteur

nos

41:42
Bruno Le Maire

intérêts du moment, nous nous hissons à la hauteur de la situation

41:46
Locuteur

et

41:46
Bruno Le Maire

à la hauteur des attentes des Français

41:48
Locuteur

et

41:49
Bruno Le Maire

nous prenons maintenant les décisions que les circonstances exigent.

41:53
Locuteur

C

41:53
Bruno Le Maire

'est ce que je propose

41:54
Locuteur

et

41:55
Bruno Le Maire

je le fais en mettant, comme aucun autre responsable politique,

41:58
Locuteur

carte

41:59
Bruno Le Maire

sur table.

41:59
Locuteur

Donc,

42:00
Bruno Le Maire

je dis effectivement désindexation, baisse des gels des traitements des fonctionnaires, tout ce que je vous ai indiqué précédemment, baisse de la contribution de la France à l'Union européenne et puis j'ajoute aussi des

42:12
Locuteur

décisions... Mais vous ne répondez pas à ma question. Mais comment vous

42:13
Présentateur

faites passer ça au Parlement par

42:15
Locuteur

jour ? Oui, c'est une autre

42:16
Bruno Le Maire

option. J'ajoute à ça des décisions qui doivent être faites. Il ne

42:19
Locuteur

faut

42:19
Bruno Le Maire

pas baisser le traitement des ministres.

42:21
Locuteur

Il

42:22
Bruno Le Maire

faut réduire le nombre de ministres dans le gouvernement et passer à 10 ministres par un de plus. Il faut réduire les tailles des cabinets, pas 15 mais 5 mois. Ça, c'est des décisions qui sont fortes et puissantes. Soit vous faites cela et vous faites le choix de vous hisser à la hauteur des circonstances. Soit vous attendez la crise.

42:37
Locuteur

Mais

42:37
Bruno Le Maire

elle est inévitable. Et dans le fond, quand vous discutez derrière les caméras, derrière ces plateaux de télévision, avec les responsables poétiques qui se cachent, qui se planquent, qui ne disent pas la vérité, qui se tortillent, qui hésitent entre une position et une autre, qui se gondolent, qui ne tiennent pas une position claire, ferme, comme les circonstances l'exigent, ils vous disent vous-mêmes mais on va attendre la crise. Elle va arriver. Alors pourquoi est

42:59
Locuteur

-ce

42:59
Bruno Le Maire

qu'on prendrait le risque de s'exposer face aux Français à annoncer des mesures impopulaires ? Moi, j'appelle chacun à s'élever à la hauteur de la gravité des circonstances, à se rassembler, à oublier les querelles politiciennes et à comprendre que personne n'a rien à y gagner, ni la France, ni les Français, ni eux-mêmes. Parce que gagner demain une élection présidentielle,

43:20
Locuteur

si

43:21
Bruno Le Maire

c'est pour la gagner en pleine crise financière,

43:23
Locuteur

le

43:24
Bruno Le Maire

prochain président de

43:25
Locuteur

la

43:25
Bruno Le Maire

République sera impuissant. Donc, pour l'intérêt de l'avenir de notre pays, c'est maintenant qu

43:30
Locuteur

'il faut régler notre problème financier

43:32
Bruno Le Maire

pour être libre demain et avoir une élection présidentielle utile.

43:35
Présentateur

Le gouvernement, les candidats à la présidentielle sont conscients de la situation, mais ils n'agissent pas par manque de courage politique. C'est ça le constat que vous faites ? Ils en

43:42
Bruno Le Maire

sont parfaitement conscients. Je l'espère. Mais qui, aujourd'hui, a présenté

43:47
Locuteur

une

43:48
Bruno Le Maire

série de mesures et un véritable plan complet de redressement des finances publiques comme ce que je fais ? J'ajoute qu'au-delà des mesures immédiates que j'ai proposées, il faut évidemment une réforme des retraites et dire très clairement qu'il est indispensable de garder un âge légal de départ à la retraite. J'ai proposé 65 ans.

44:06
Locuteur

Qu

44:06
Bruno Le Maire

'il est urgent de mettre en place la capitalisation que j'avais commencé à mettre en place avec le produit d'épargne retraite. Qu'il faut une grande transformation de l'État pour savoir ce que fait l'État encore, pour moi, éducation, santé, sécurité et ce qu'il ne fait plus. Et j'ajoute un troisième volet dans ce plan global qui n

44:24
Locuteur

'est

44:24
Bruno Le Maire

pas un plan de rétablissement des finances publiques. C'est un plan de rétablissement de la souveraineté nationale. Le troisième volet,

44:30
Locuteur

c

44:30
Bruno Le Maire

'est revoir complètement la procédure budgétaire. On voyait tout à l'heure affiché 70 jours pour l'examen du budget. Je propose 30 jours maximum. Le ministre des Finances, il doit avoir un droit de veto sur les propositions de dépenses des ministres. Le Parlement, on doit limiter son pouvoir d'amendement pour qu

44:47
Locuteur

'on évite des dépenses supplémentaires.

44:48
Bruno Le Maire

puisqu

44:49
Présentateur

'on est sur PXN, limiter le droit d'amendement, c'est un droit des parlementaires, c'est un droit constitutionnel,

44:53
Locuteur

le droit d'amendement. Pardon.

44:54
Présentateur

Est-ce que ce n

44:55
Locuteur

'est

44:55
Présentateur

pas un peu anti-démocratique de dire aux parlementaires vous êtes gentil, mais le budget, vous l'approuvez, vous n

44:59
Locuteur

'êtes pas content, c'est pareil ? Je comprends que

45:00
Bruno Le Maire

vous posiez la question surtout sur cette chaîne, mais je le dis avec cette année d'expérience que j'ai fait passer cette budget, si on continue à répéter sans cesse les mêmes choses à chaque fois qu'on veut véritablement rétabler les finances publiques,

45:10
Locuteur

on

45:10
Bruno Le Maire

n'y arrivera pas. Vous faites tout ça ? Non mais, dès que vous arrivez avec des économies, on vous dit austérité. Dès que vous dites réduction du pouvoir d'amendement des parlementaires,

45:18
Locuteur

on

45:18
Bruno Le Maire

vous dit c'est contre la démocratie. Moi, je vous dis simplement que les économies, tous les autres pays l'ont fait en Europe et on n'a pas parlé d'austérité. Et je vous dis que la limitation du droit d'amendement des parlementaires, ça existe en Grande-Bretagne où c'est le gouvernement qui décide de ce sur quoi le Parlement pourra s'exprimer et il ne me semble pas que le

45:37
Locuteur

gouvernement

45:37
Bruno Le Maire

britannique ce soit un gouvernement autoritaire. C'est une des très grandes démocraties de la planète. Ce que je veux dire,

45:44
Locuteur

c

45:44
Bruno Le Maire

'est que si nous ne sommes pas

45:45
Locuteur

arrivés depuis 40 ans à rétablir...

45:48
Bruno Le Maire

Vous dites aux

45:48
Locuteur

parlementaires, vous allez

45:48
Bruno Le Maire

vous prononcer là-dessus ou là-dessus mais moi j'ai fait 7 budgets et à 7 budgets, j'ai eu droit entre 70 et 100 milliards d'euros de dépenses supplémentaires. Donc j'en tire la conclusion pour l'avenir de mon pays qui depuis 40 ans n'a pas eu 50 ans que dis-je n'a pas eu un budget à l'équilibre,

46:04
Locuteur

c

46:05
Bruno Le Maire

'est que notre pétonne n'est pas la bonne. Et vous voyez, je ne peux pas demander aux retraités

46:09
Locuteur

à

46:10
Bruno Le Maire

tous ceux qui aujourd'hui touchent leur retraite et à qui on dit on va désindexer vos pensions. Je ne

46:15
Locuteur

peux

46:15
Bruno Le Maire

pas leur demander un effort. Si je ne garantis pas

46:17
Locuteur

que

46:18
Bruno Le Maire

c'est une fois pour toutes et si on veut que ce soit une fois pour toutes, il faut non seulement les mesures d'urgence, non seulement des réformes de structure comme celle que je propose sur l'État ou sur les retraites,

46:30
Locuteur

mais

46:31
Bruno Le Maire

il faut également transformer complètement la méthode d'examen du budget pour éviter cette multiplication de dépenses supplémentaires à chaque budget.

46:41
Présentateur

Vous faites tout ça avec la même constitution

46:42
Locuteur

?

46:42
Présentateur

Avec des parlementaires qui ne peuvent pas

46:43
Locuteur

aggraver la charge de la dette. Vous êtes

46:45
Bruno Le Maire

obligés de faire des modifications de la constitution. Moi, j'appelle

46:47
Locuteur

une nouvelle cinquième

46:49
Bruno Le Maire

république dans laquelle vous aurez dix ministres qui seront définis dans la constitution, dans laquelle vous supprimez le 49.3, mais en échange, vous ne pouvez plus renverser le gouvernement et le censurer si vous n'avez pas une majorité alternative. C'est ce qui existe en Allemagne et c'est ce qui garantit la stabilité. Une constitution dans laquelle vous limitez le pouvoir de nomination du président de la République pour que les ministres aient un vrai pouvoir de domination et que vous rétablissiez l'autorité de décision dans les ministères. Nous sommes, je l'ai dit, un moment de refondation.

C'est la seule manière de nous sortir des difficultés et de la gravité de la situation dans laquelle nous sommes.

47:27
Présentateur

C'est pour ça que vous dites qu

47:28
Locuteur

'on

47:28
Présentateur

est en 58. Pour vous, il faut aussi remettre à plat la constitution.

47:30
Bruno Le Maire

Bien sûr, j'appelle les nouvelles cinquièmes républiques pour qu'on redéfinisse clairement.

47:34
Locuteur

Ce

47:34
Bruno Le Maire

n

47:34
Locuteur

'est pas une

47:34
Présentateur

sixième république.

47:35
Bruno Le Maire

Non, une nouvelle cinquième république.

47:37
Locuteur

C

47:37
Bruno Le Maire

'est-à-dire que vous avez besoin de transformation très profonde. Regardez la colère populaire.

47:41
Locuteur

Comment

47:42
Bruno Le Maire

vous l'apaiser ?

47:43
Locuteur

En

47:43
Bruno Le Maire

tapant sur les gens

47:44
Locuteur

ou

47:45
Bruno Le Maire

leur donnant la parole

47:45
Locuteur

?

47:46
Bruno Le Maire

Moi, ma proposition, c'est que dans cette nouvelle cinquième république, vous fassiez droit à ce qui est une grande demande du peuple français, le référendum d'initiative citoyenne.

47:54
Présentateur

Sur la colère, vous sentez quelque chose ou pas ?

47:56
Bruno Le Maire

Bien sûr, je continue

47:57
Locuteur

à me déplacer. Vous sentez quelque chose

47:58
Bruno Le Maire

? Jeudi dans les Ardennes, chez mon ami Miguel Leroy, je serai samedi à Briançon, chez le maire de Briançon qui est aussi un grand ami, Arnaud Murgia.

48:10
Locuteur

Qu

48:10
Bruno Le Maire

'est-ce que je sens ? Une inquiétude très profonde. Et je pense qu'en démocratie, vous trouvez les solutions, pas contre le peuple, avec le peuple.

48:19
Locuteur

Donc

48:20
Bruno Le Maire

dans cette nouvelle constitution, oui, je souhaite que le référendum d'initiative citoyenne devienne un droit. Je souhaite qu'on puisse se prononcer par référendum sur beaucoup plus de sujets, y compris des sujets d'inquiétude majeure comme l'immigration.

48:32
Présentateur

Mais vous, vous étiez à Bercy au moment des Gilets jaunes, au moment du Covid. Vous l'avez pratiqué, vous, ce quoi qu'il en coûte. Est-ce que ce n

48:39
Locuteur

'est

48:39
Présentateur

pas un peu facile de dire, quand vous étiez à Bercy, hop, vous avez sorti le carnet de tchèque et là, vous dites, ce n

48:44
Locuteur

'est

48:44
Présentateur

pas très courageux de sortir de carnet de tchèque et il faut le limiter. Mais est-ce que le quoi qu'il en coûte, finalement, vous n'avez pas un peu biberonné les Français au quoi qu'il en coûte

48:51
Locuteur

?

48:51
Bruno Le Maire

Le quoi qu'il en coûte ?

48:53
Locuteur

Ce

48:53
Bruno Le Maire

n

48:53
Locuteur

'est

48:53
Bruno Le Maire

pas vous. Ce n

48:54
Locuteur

'est

48:54
Bruno Le Maire

pas vous déjà le quoi qu'il en

48:56
Présentateur

coûte.

48:56
Bruno Le Maire

C'est la forme du président de la République. Pour le coup, je l'assume totalement.

48:59
Locuteur

Vous le

48:59
Bruno Le Maire

défendiez ? Bien sûr, je l'ai défendu.

49:01
Locuteur

En

49:01
Bruno Le Maire

revanche, nous n'avons pas été d'accord sur la date de sortie du quoi qu'il en coûte. Dès 2021, j'ai appelé à en sortir.

49:06
Locuteur

Là,

49:06
Bruno Le Maire

c'était plus difficile. Mais quand on l'a mis en place, oui, je pense que c'était la bonne décision. Et j'assume ce que j'ai décidé, ce qui me paraissait utile. Pourquoi ? On compare des choses qui ne sont pas comparables. Le Covid, c'est l'effondrement de l'économie mondiale comme ça ne s'est pas produit depuis 1929. Donc, au grand mot, les grands remèdes.

49:23
Locuteur

Et

49:24
Bruno Le Maire

je pense que les remèdes qu'on a apportés à ce moment-là, ça nous a évité une crise économique, ça nous a évité une crise sociale, ça a évité l'effondrement

49:29
Locuteur

complet. Mais vous avez aussi

49:30
Présentateur

répondu

49:30
Locuteur

aux

49:31
Présentateur

Gilets jaunes. On le disait, quand les Gilets jaunes ont commencé, la moyenne des prix à la pompe, c

49:35
Locuteur

'était 1,50 euro. Là, c'est deux fois plus élevé. Et vous

49:38
Présentateur

dites, là, il

49:39
Locuteur

ne

49:39
Présentateur

faut pas

49:39
Locuteur

les aider ?

49:39
Bruno Le Maire

Le

49:39
Locuteur

Covid,

49:40
Bruno Le Maire

crise majeure, nous avons apporté une réponse majeure. Et je pense que tous ceux qui sont commerçants, qui travaillent dans l'hôtellerie, dans la restauration, dans l'industrie, savent parfaitement ce qu'ils doivent aux décisions que nous avons prises à ce moment. C'est ce qui a permis, en 2023, d'avoir ces près de 2% de croissance dont je parlais. On a pu se redresser ensuite et retrouver de la croissance et de la création d'emplois. Sur les Gilets jaunes, on a apporté une aide. Aujourd'hui, il faut aussi apporter une aide

50:05
Locuteur

à

50:05
Bruno Le Maire

tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. Soit les aides-soignantes en zone rurale,

50:11
Locuteur

que

50:11
Bruno Le Maire

ce soit les salariés qui travaillent dans des zones où les prix du logement sont très chers. Donc, ils sont obligés d'habiter à 50, 40, 80 kilomètres de leur lieu de travail. Mais ces personnes-là, il faut les aider. Il n

50:23
Locuteur

'y a

50:23
Bruno Le Maire

absolument aucun doute. Et regardons aussi ce que ça représente comme somme. Mettre en place des aides ciblées sur ceux qui travaillent, qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture, ça va coûter quoi ? 100, 120, 150 millions. Les économies qu'il faut trouver, c'est des économies systémiques entre 30 et 40 milliards d'euros. Donc, si nous faisons toutes les économies nécessaires que j'ai proposées, nous gardons la possibilité qui me paraît une question de justice, une question de stabilité sociale, d'aider ceux qui en ont vraiment besoin quand le prix du carburant tape les 2,30

50:56
Locuteur

euros,

50:56
Bruno Le Maire

2,40 euros, peut-être demain 2,50

50:58
Locuteur

euros.

50:58
Présentateur

Bruno Le Maire, votre manifeste pour une autre France a tout d'un programme présidentiel. Vous ne voulez pas dire si vous êtes candidat à la présidentielle ou non. Qu'est-ce qui vous déciderez ? Qu'est-ce que vous attendez

51:07
Locuteur

? J

51:08
Bruno Le Maire

'attends de voir quelle est la réaction des Français aux propositions que je peux faire. Être candidat, ça ne se décide pas comme ça. Le matin, dans un café,

51:16
Locuteur

Là, ça semble très réfléchi. Il y a beaucoup de choses Il y

51:18
Bruno Le Maire

a

51:19
Locuteur

déjà une

51:19
Bruno Le Maire

quarantaine de candidats. L'impression que chacun s'est levé un matin, s'est dit, tiens, je vais être candidat à la présence de la République. Enfin, la situation est grave.

51:25
Locuteur

Donc, vous ne serez pas un de plus.

51:27
Bruno Le Maire

une des plus

51:27
Locuteur

grandes nations.

51:29
Présentateur

Est-ce que c'est une primaire de la droite et du centre ?

51:31
Locuteur

Là,

51:31
Présentateur

vous serez candidat.

51:32
Bruno Le Maire

Je ne sais même pas s'il y aura de primaire. Vous savez... Mais si,

51:35
Locuteur

il

51:35
Bruno Le Maire

y

51:35
Locuteur

en

51:35
Bruno Le Maire

a une. Si, il y en a une. Mais

51:36
Locuteur

avec

51:37
Bruno Le Maire

des si, on mettrait Paris en bouteille et l'Utès dans une amphore. Vous

51:41
Locuteur

ne voulez pas répondre

51:42
Bruno Le Maire

à

51:42
Locuteur

cette

51:42
Bruno Le Maire

question

51:42
Locuteur

? Non, pourquoi je ne veux

51:43
Bruno Le Maire

pas répondre ?

51:43
Locuteur

Il y a déjà trop de candidats, c'est ça ? J

51:45
Bruno Le Maire

'ai 30 années d'expérience politique. J'ai été ministre de l'Agriculture, ministre des Affaires européennes. Pendant 7 ans, ministre des Économies et des Finances. Il

51:52
Locuteur

y a

51:52
Bruno Le Maire

des choses que j'ai réussies, d'autres sur lesquelles j'ai échoué. J'ai une conscience aiguë

51:57
Locuteur

de

51:58
Bruno Le Maire

la gravité de la situation

51:59
Locuteur

dans laquelle nous sommes. On ne met pas autant de

52:00
Présentateur

propositions sur la table à 7 mois d'une présidentielle sans dévélité

52:04
Locuteur

derrière. Mais

52:04
Bruno Le Maire

soit vos propositions, elles sont écoutées et ce n

52:06
Locuteur

'est

52:06
Bruno Le Maire

pas des propositions, c'est une vision du pays. Est-ce que cette vision du pays qui repose sur la prospérité par le travail et la production, le rétablissement de l'autorité de l'État et

52:16
Présentateur

la

52:16
Locuteur

fédération d'État

52:17
Bruno Le Maire

-nation pour l'Europe, c'est-à

52:18
Locuteur

-dire

52:18
Bruno Le Maire

trois orientations très claires et très simples. Est-ce que cette vision-là, elle recueille le soutien des Français ? Oui ou non ? Vous

52:25
Locuteur

vous déplacez, vous écoutez.

52:28
Présentateur

Vous en

52:29
Bruno Le Maire

avez discuté de cela avec Gabriel Attal que je dois voir très prochainement. Je peux en discuter avec d'autres personnes à tout moment.

52:36
Locuteur

Et Gabriel

52:36
Présentateur

Attal, il serait prêt à reprendre vos propositions ? Mais on

52:39
Bruno Le Maire

verra ce que chacun fera. Nous

52:40
Locuteur

avons encore du temps. Et vous soutiendrez celui qui

52:42
Présentateur

reprend vos propositions ?

52:43
Bruno Le Maire

Ce n'est pas une question de soutenir un candidat ou un autre,

52:46
Locuteur

c

52:46
Bruno Le Maire

'est défendre une vision de son pays. Je n

52:48
Locuteur

'ai

52:48
Bruno Le Maire

pas 30 années de vie politique derrière moi pour me dire, tiens, je vais me mettre en soutien de l'un ou de l'autre. Je défends ma vision. Elle recueille ou

52:55
Présentateur

non

52:56
Bruno Le Maire

l'enthousiasme et le soutien des Français et à partir de là, vous prenez une

53:00
Locuteur

décision.

53:02
Présentateur

Est-ce que vous en avez parlé avec Dominique Devine-Pin que vous connaissez bien et qui

53:05
Bruno Le Maire

vous avez travaillé ? Non,

53:06
Locuteur

mais je

53:06
Bruno Le Maire

n'ai sans doute l'occasion de lui en parler.

53:07
Locuteur

Je

53:07
Bruno Le Maire

reste

53:08
Locuteur

ami avec Dominique Devine-Pin. C

53:10
Bruno Le Maire

'est un bon candidat ?

53:11
Locuteur

Je ne suis

53:11
Bruno Le Maire

pas là pour distribuer les bons et les mauvais points.

53:12
Locuteur

Je

53:12
Bruno Le Maire

suis là pour défendre mes visions. Regardez, je me suis exprimé sur l'éducation il n'y

53:18
Locuteur

a

53:18
Bruno Le Maire

pas très longtemps en disant qu'il est indispensable d'établir une continuité entre l'enfance, la petite enfance et l'école. C'est la seule manière véritablement de retrouver des meilleurs résultats.

53:29
Locuteur

Vous avez déchaîné les

53:30
Christine Lavarde

passions.

53:30
Bruno Le Maire

Oui, justement. Mais tant mieux parce qu'au moins, sans doute que j'ai été mal compris donc je rétablis les choses. J'hésite certainement pas de faire de nos bébés et de nos enfants des écoliers. Il s'agit de garantir à toutes les familles de France une modalité de garde en crèche ou avec des assistantes maternelles qui permettent aux enfants de s'éveiller dans les meilleures conditions possibles. C'est une faculté, ce n'est pas une obligation. Mais au moins, j'ouvre un débat sur la refondation d'un modèle qui ne donne pas les résultats qui sont attendus.

53:57
Présentateur

Merci beaucoup.

53:58
Locuteur

Merci à vous. Vous êtes

53:58
Présentateur

venu nous parler de votre vision, de votre manifeste pour une autre France. La une du journal de Saône-et-Loire. Fabrice Moisson, une année compliquée.

54:06
Locuteur

Tout

54:06
Bruno Le Maire

projecteur sur nos paysans.

54:08
Locuteur

Et on va en parler. C'est

54:08
Bruno Le Maire

bien. C'est un

54:09
Locuteur

dossier

54:09
Bruno Le Maire

qui me tient très à cœur.

54:11
Présentateur

On

54:11
Locuteur

va

54:11
Présentateur

en parler tout de suite. On va aller à Rennes où s'ouvre le SPAS que vous connaissez bien, le Salon de l'élevage. Et Stéphane, on va faire le tour de nos quotidiens régionaux. La colère des Français sur le carburant qui ne faiblit pas. Oui, elle s'affiche encore en une des quotidiens régionaux ce matin. Le Berry républicain titre le carburant de la colère. Et comme hier, on peut y lire des témoignages d'automobilistes désespérés au moment de faire leur plein d'essence. Et ils ne sont pas les seuls. Les patrons d'auto-école s'arrachent aussi les cheveux comme le raconte ce matin la charente libre.

Fabrice Ponce qui gère l'école de conduite de Croin à Cognac et il explique qu'il fait 400 km par jour. Forcément, sa chiffre et son comptable l'a alerté. Résultat, il a augmenté le tarif de ses leçons de 5 euros. Et encore, ça ne compense pas tout, dit-il. Ils sont plusieurs à avoir augmenté le prix des leçons mais les conséquences ne sont pas que financières. Un autre patron d'auto-école qui est interrogé par la charente libre raconte par exemple qu'il ne peut plus être arrangeant avec les élèves en allant les chercher devant chez eux ou devant leur établissement scolaire. Cette colère s'exprime aussi sur terre pour les automobilistes mais aussi en mer avec les pêcheurs.

Oui, regardez ce titre de midi libre à 7, les pêcheurs en détresse. Le prix du carburant ça fait partie de leur doléance et malgré une réunion avec la préfète de l'Hérault hier, ils déplorent l'absence de réponse et à se demander si à Paris ils savent qu'il y

55:41
Locuteur

a

55:41
Présentateur

de la pêche souffle Bernard Pérez, le président du comité régional des pêches. Et puis on en parlait un peu plus tôt mais les pêcheurs qui bloquent également le dépôt pétrolier de fosses sur mer près de Marseille justement pour exprimer leur colère. Dans les champs maintenant, les agriculteurs qui sont surtout inquiets des conséquences de la sécheresse. Oui, la une du Télégramme c'est coup de chaud dans les fermes, la une du journal de Saône-et-Loire, moisson, une année très compliquée, la canicule et la sécheresse rendent ces récoltes très compliquées effectivement.

Dans le Chalonnais, c'est ce qui est raconté dans ses pages, que ce soit le maïs, le soja ou le tournesol, les niveaux de récolte sont historiquement bas. Jérôme Louriot,

56:17
Locuteur

il

56:17
Présentateur

est agriculteur et il dit même à nos confrères que la récolte cette année est bien pire que celle après la canicule de 2003. Et on continue de parler agriculture, on va aller à Rennes. Bonjour Stéphane Bénier, merci beaucoup d'être avec nous directeur

56:29
Locuteur

de l'information de

56:31
Présentateur

TVR. Stéphane, aujourd'hui, s'ouvre à Rennes le SPAS, c'est le salon international de l'élevage, grand salon, dans quel état d'esprit va se dérouler cette 40ème édition après un été, on a vu, on en a parlé, marqué par les aléas climatiques.

56:46
Locuteur

Alors

56:46
Locuteur 2

vous avez bien brossé un peu le constat, il y a énormément d'inquiétudes, une inquiétude très forte cette année pour cette 40ème édition du SPAS, qui est un peu le baromètre en région Bretagne et pour l'ouest de la France sur vraiment la situation. Il y a eu, vous le savez, cinq vagues caniculaires, le département de l'île-et-Vilaine est toujours placé en crise sécheresse, il n'y a quasiment plus d'eau, nous avons eu une surmortalité vraiment très très importante des animaux, dans les fermes il a fallu essayer de trouver des solutions.

Exemple vraiment aussi à date, certaines exploitations ont même mis des coussins d'eau fraîches en circuit fermé pour permettre aux vaches, car l'île-et-Vilaine est le premier département laitier de France de continuer à produire. Donc c'est une situation qui est vraiment très grave, très chaud, manque d'eau. Alors pendant trois jours, on va discuter de cet impact climatique, l'eau sera le thème central de cette édition qui accueille 1200 exposants, plus de 100 000 visiteurs, et puis c'est un salon international, il faut quand même signaler, 14 000 visiteurs venus de 125 pays. Donc vraiment, l'heure est à l'inquiétude.

58:05
Locuteur

Alors

58:06
Présentateur

il y a évidemment les questions et elles sont prégnantes, vous nous l'avez dit, des aléas climatiques. Stéphane, est-ce qu'il y a d'autres sujets qui vont être abordés durant ces trois jours d'espace

58:16
Locuteur

? Oui,

58:18
Locuteur 2

il y a la mutation de l'élevage. Comment demain répondre un peu aux attentes et aux besoins ? Il y a un mot qui est vraiment très très fort, c'est cette fameuse souveraineté alimentaire. On va énormément en parler en termes d'agriculture et d'agroalimentaire. Et puis, il y a quelque chose aussi de capital pour l'agriculture. C'est le renouvellement des générations. On dit que pratiquement 44% des agriculteurs vont partir à la retraite d'ici 2033. Autant vous dire que c'est une question centrale. Comment séduire ? Comment faire venir de nouveaux agriculteurs, des jeunes, dans cette profession ?

Ce sera vraiment aussi l'enjeu de ce space qui accueillera la ministre de l'agriculture ce matin et plusieurs candidats à l'élection présidentielle sont annoncés ici dans la capitale bretonne dans les trois jours à venir.

59:15
Présentateur

Et on suivra ça avec vous. Merci beaucoup Stéphane. Et on voit l'affiche de cette 40e édition du space, vous nous l'avez dit, s'ouvre aujourd'hui à Rennes et ce pendant trois jours. Merci beaucoup Stéphane Beignet d'avoir été avec nous. Stéphane, on poursuit les une de nos quotidiens régionaux. On va dans le sud à Carcassonne où une enquête a été ouverte après la diffusion d'une vidéo d'un homme jeté au sol par un policier. Oui, sur cette vidéo on y voit un policier se saisir d'un homme qui est sans domicile fixe avant de le jeter violemment au sol. L'IGPN a été saisie de cette affaire qui remonte au 21 juin dernier lors de la fête de la musique.

Depuis, l'homme jeté au sol sur la vidéo est décédé mais sans lien avec cette intervention policière selon l'autopsie. Le frère de la victime s'exprime dans l'indépendant. Mes parents veulent que cette vidéo serve d'exemple pour que les violences policières s'arrêtent. La diffusion de cette vidéo ces dernières heures fait d'autant plus réagir qu'elle intervient quelques jours après la diffusion d'une autre vidéo où l'on entend des policiers municipaux de Carcassonne tenir des propos racistes, homophobes et sexistes depuis suspendus. Allez,

1:00:16
Locuteur

c

1:00:16
Présentateur

'est l'heure d'ouvrir notre page consacrée aux élections sénatoriales. Comme chaque jour jusqu'au 27 septembre, date du scrutin,

1:00:23
Locuteur

on

1:00:23
Présentateur

vous fait vivre cette élection. On va commencer en regardant le mode d'emploi de ces sénatoriales, c'est-à-dire ce matin dans l'Ardennet, comment fonctionne le scrutin. Exactement, vous le voyez avec cette belle infographie dans les pages de l'Ardennet, vous retrouvez toutes les informations à avoir en tête. D'abord que le Sénat est renouvelé de près de moitié, un 178 sièges sur 348, une élection des sénatoriales au suffrage universel indirect. Ce n

1:00:48
Locuteur

'est

1:00:48
Présentateur

pas vous qui allez voter, ce sont les grands électeurs dont 95% sont des élus municipaux et les délégués qui ont été désignés par ces mêmes élus municipaux. Chose à savoir, ce scrutin, il est obligatoire. S'ils ne vont pas voter, les grands électeurs risquent une amende de 100 euros et particularité des élections sénatoriales, il n'y a pas un mais deux modes de scrutin. Un scrutin majoritaire à deux tours si on élit un ou deux sénateurs dans la circonscription et un scrutin proportionnel si l'on élit trois sénateurs au plus vous retrouvez aussi tous ces détails sur notre site publicsénat.fr rubrique sénatoriale 2026.

1:01:21
Locuteur

Merci

1:01:22
Présentateur

Stéphane, on se retrouve demain

1:01:23
Locuteur

?

1:01:23
Présentateur

Avec plaisir. Et on poursuit notre page sénatoriale puisque comme tous les jours jusqu'au scrutin,

1:01:28
Locuteur

on

1:01:28
Présentateur

vous emmène au cœur de la campagne dans les départements. Aujourd'hui, direction le Finistère. Quatre sièges à pouvoir, dix listes et une donne électorale qui a changé. Au dernier municipal, Brest, bastion de gauche a basculé à droite. A ton regard de ce reportage de Cécile Cixou.

1:01:43
Locuteur

Vous

1:01:44
Présentateur

seriez l'héritière de M. Fiché ? C'est ça. D'accord.

1:01:47
Locuteur 5

Pour succéder à Jean-Luc Fiché, sénateur socialiste sortant, l'EPS a choisi Foro Datka, une femme d'expérience, vice-présidente de la région Bretagne.

1:01:57
Locuteur

Mais

1:01:58
Locuteur 5

le maintien du seul siège socialiste s'annonce plus compliqué que prévu car depuis les dernières sénatoriales, le corps électoral a changé. Brest, notamment, fief de gauche, a été raflé par la droite en mars dernier.

1:02:10
Locuteur 7

Cette fois-ci, les élections municipales n'ont pas été hyper encourageantes et donc, du coup, fatalement, il y a moins de grands électeurs pour nous.

1:02:21
Locuteur 5

Et ce n'est pas tout pour la candidate. Elle part avec un handicap supplémentaire. Ici, la gauche n'a pas réussi à s'unir.

1:02:28
Locuteur 7

Malgré tout ce qu'on a essayé, on n'a pas réussi à avoir le rassemblement large de la gauche.

1:02:33
Locuteur

Je

1:02:33
Locuteur 7

le regrette. La division dessert ceux qui sont numériquement moins forts. C'est pour ça que je trouve

1:02:41
Locuteur

qu

1:02:42
Locuteur 7

'on a joué à un jeu dangereux dans cette division.

1:02:46
Locuteur 5

Outre des listes LFI écologistes et régionalistes, Fouraudatka va devoir faire face à la liste d'hiver gauche très proche de la sienne de Michel Loussouarme, maire de Ross-Porden.

1:02:56
Locuteur 6

Ce sont les grands électeurs qui votent, donc essentiellement les délégués des conseils municipaux. Ce n

1:03:01
Locuteur

'est

1:03:01
Locuteur 6

pas les citoyens ordinaires.

1:03:03
Locuteur

Pour

1:03:03
Locuteur 5

lui, les changements du corps électoral après les municipales ne sont pas nécessairement défavorables à la gauche.

1:03:09
Christine Lavarde

La différence par rapport à des élections passées, c'est qu'on n'a pas une science exacte

1:03:13
Locuteur

de

1:03:14
Christine Lavarde

qui sont les grands électeurs. Ce n

1:03:15
Locuteur

'est

1:03:15
Christine Lavarde

plus comme dans le passé où vous avez une sensibilité très affirmée. Aujourd'hui, on ne sait pas, à part pour quelques communes évidemment, il y

1:03:22
Locuteur

a

1:03:22
Christine Lavarde

d'autres endroits où on ne sait pas qu'est-ce que votent les gens. Ils ne votent pas toujours comme leur maire. Ils sont relativement libres.

1:03:28
Locuteur 5

Des dissensions qui font en tout cas les affaires du sénateur à l'air sortant Philippe Paul qui règle ce jour-là les derniers préparatifs de sa campagne.

1:03:39
Présentateur

Parfait. Et voilà.

1:03:41
Locuteur 5

Le sénateur est très optimiste sur sa réélection.

1:03:44
Locuteur 1

Il y

1:03:45
Locuteur

a

1:03:45
Locuteur 1

la ville de Brest qui a bougé. Donc là, c

1:03:48
Locuteur

'est

1:03:48
Locuteur 1

quand même un stock très important de grands électeurs. Je suis un peu serein quand même, quelque part. Heureusement d'ailleurs. Non, non, c

1:03:54
Locuteur

'est

1:03:54
Locuteur 1

pas mal. Les échos sont

1:03:55
Christine Lavarde

sympathiques. Donc

1:03:56
Locuteur

ça

1:03:57
Locuteur 2

va.

1:03:57
Locuteur

Il

1:03:58
Locuteur 2

faut continuer jusqu'au bout, de toute façon.

1:03:59
Locuteur 5

Jusqu'au bout car à droite, une nouvelle liste joue les troubles faites. Celle de Patrick Leclerc, le maire de Landerneau, jamais élu au Sénat, il aimerait profiter du plus grand nombre d'électeurs à droite pour tenter sa chance.

1:04:12
Présentateur

Oui,

1:04:13
Locuteur

il

1:04:13
Présentateur

y a des fenêtres de tir qui font que cette candidature elle est crédible. On a besoin aussi de renouveau. Donc à un moment, avoir de nouvelles candidatures, ça ne peut que oxygéner les propositions de l'offre entre guillemets pour les grands électeurs.

1:04:31
Locuteur

Patrick

1:04:31
Locuteur 5

Leclerc vient surtout concurrencer Michel Canevette, sénateur sortant d'hiver droite.

1:04:36
Locuteur 1

Avec Nadej, on a constitué une liste

1:04:39
Locuteur

de

1:04:39
Locuteur 1

six candidats où on a essayé de coller le plus possible au terrain.

1:04:44
Présentateur

Car ce

1:04:45
Locuteur 5

n'est pas un, mais deux sièges qu'il aimerait obtenir lors de ses élections comme il y a six ans où

1:04:50
Présentateur

il avait été élu avec Nadej Avey.

1:04:52
Locuteur 1

Effectivement, l'évolution qui est intervenue au municipal dans le Finistère suscite

1:04:56
Locuteur

sans

1:04:57
Locuteur 1

doute quelques convoitises et il y a un peu plus de concurrence cette fois-ci qu'en 2020. Nous, nous sommes connus et reconnus et donc nous pensons que cela va jouer considérablement auprès des grands électeurs.

1:05:09
Locuteur

Avec

1:05:09
Présentateur

une liste RN et reconquête, le Finistère compte au total dix listes,

1:05:14
Locuteur

une

1:05:15
Présentateur

dispersion qui risque de rendre encore plus compliquée la bataille à droite et le maintien de la gauche dans la circonscription.

1:05:21
Locuteur

Et

1:05:22
Présentateur

on suivra cette campagne avec tous les jours un reportage dans notre département. Place au débat nos éditorialistes présidentielles où vont passer les électeurs de Macron.

1:05:40
Locuteur

Et

1:05:40
Présentateur

à sept mois de la présidentielle, la difficile équation du bloc central et de ses électeurs sans candidat clairement lancés à droite et chez les sociodémocrates avec un président de la République qui ne se représente pas, vers qui vont se tourner les électeurs qui ont voté Macron en 2017 et 2022

1:05:55
Locuteur

?

1:05:55
Présentateur

Pour en parler, nous sommes avec Françoise Degoy. Bonjour Françoise. Bonjour. Merci

1:05:59
Locuteur

d'être là. Qu

1:06:04
Présentateur

'est-ce qu'un électeur d'Emmanuel Macron ? Yves Tréhard, on est ravis de vous retrouver pour cette saison Yves. Merci,

1:06:09
Locuteur

bonjour.

1:06:09
Présentateur

Directeur adjoint de la rédaction du Figaro et Brice Socol, politologue et essayiste. Françoise, elle brûle d'impatience de savoir. Brice, on commence avec vous.

1:06:18
Locuteur

Les électeurs d

1:06:19
Présentateur

'Emmanuel Macron. C'est moi qui ai la patate chotte ce matin.

1:06:21
Locuteur

C'est vous qui avez

1:06:21
Présentateur

la patate chotte. Les électeurs d'Emmanuel Macron, donc ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron en 2017 et en 2022, qui se retrouvent donc sans candidat puisqu'Emmanuel Macron ne peut pas se représenter. Est-ce qu'ils sont un ensemble homogène, clairement identifiable ? Qu'est-ce qu'on met derrière le terme électeur de Macron ? Vous vous souvenez lorsque Emmanuel Macron a lancé sa campagne,

1:06:39
Locuteur

c

1:06:39
Présentateur

'était et de droite et de gauche. C'est-à-dire que l'électeur qui est allé chercher, les électeurs, ils allaient des sociodémocrates jusqu'aux libéraux. Donc c'est un socle qui était très large en 2017, qui s'est amoindri progressivement en 2022. Aujourd'hui, où sont ces électeurs-là ? Vous en avez à peu près dans les sondages d'opinion que l

1:06:58
Locuteur

'on

1:06:58
Présentateur

fait un petit peu avec Frédéric Dhabi, vous en avez aujourd'hui 35% qui se disent voter éventuellement pour un candidat du Bloc central. Alors, les héritiers d'Emmanuel Macron, entre guillemets, vous en avez deux, vous avez Édouard Philippe et vous avez Gabriel Attal. Après, on pourra parler évidemment des nuances. Vous en avez à peu près 23-24% qui se disent tentés par un vote plus à droite, plus traditionnel, c'est

1:07:21
Locuteur

-à

1:07:21
Présentateur

-dire peut-être un vote revenir

1:07:23
Locuteur

de

1:07:23
Présentateur

là où ils sont partis, c'est-à-dire chez les Républicains, autour de ce que peut représenter M. Retailleau aujourd'hui. Vous en avez 22-23% qui se disent vouloir absolument voter cette fois pour un candidat social-démocrate. Alors, est-ce que ce sera M. Bluxmann ou un autre ou François Hollande, on verra à la fin de l'année. Et puis, vous en avez à peu près 15%, 15-16% qui sont vraiment, eux, vraiment les déçus du macronisme

1:07:47
Locuteur

qui

1:07:48
Présentateur

se disent nous, on votera ni

1:07:49
Locuteur

pour

1:07:51
Présentateur

un camp modéré de droite ni pour un camp modéré de gauche, on aura un vote beaucoup plus radical. Voilà, et on voit, c'est une étude de la Fondation Changeresse qui corrobore un peu ou plus ce que vous nous dites, évidemment, Brice Socol, sur la répartition des électeurs de Macron, 35% vers le bloc central, 27% vers la droite, 23% vers la gauche. Et puis alors, il y en a 15 qui se disent désabusés. On va évidemment parler de tout ça avec vous. Françoise, Emmanuel Macron, il a été élu, comme le rappelait Brice, sur la promesse du « en même temps », sur un peu la promesse de Valéry Giscard d'Estaing, rassembler deux Français sur trois.

Est-ce qu'aujourd'hui, selon vous, le bilan d'Emmanuel Macron, dix ans après, on est sur un électorat de droite, un électorat de gauche ? D'abord, le macronisme, ça n'existe que parce que Emmanuel Macron existe. Donc je pense que la réalité, c'est qu'on ne peut même plus parler de macronistes. Ensuite, Emmanuel Macron, il a fait la démonstration profonde de ce merveilleux adage que connaît très bien Yves Traire et Brice d'ailleurs de François Mitterrand, le centre n'est ni de gauche ni de gauche. Point barre.

Donc Emmanuel Macron, dès les premiers instants, est parti sur une politique de droite, de plus en plus de droite, avec des clins d'œil assez affirmés à l'électorat de Marine Le Pen, avec un Premier ministre après la tempête et la folie générale de cette dissolution, espèce de trou noir dans lequel finalement la politique française a plongé. C'est vraiment la dissolution qui plonge la politique française dans ce trou noir avec tout ce que ça comporte. Et bien on a même vu son Premier ministre dire je comprends le sentiment de submersion avec des mots qui appartiennent au Rassemblement National. Et Emmanuel Macron, je ne sais pas où iront ses électeurs. La réalité si vous voulez,

1:09:33
Locuteur

c

1:09:33
Présentateur

'est que tout le monde pense qu'il peut pêcher dans ce rivage-là. Et c'est hallucinant en réalité de voir. Moi je prends François Hollande que je connais tellement bien et qui d'ailleurs c'est des liens amicaux que j

1:09:44
Locuteur

'ai

1:09:44
Présentateur

avec ce président que j'ai toujours défendu face à Yves Traire. À l'époque nous faisions des débats quand le quinquennat de Hollande se noyait. Je défendais l'indéfendable, il faut quand même le dire. Il avait très souvent raison Yves Traire. Et la

1:09:56
Locuteur

réalité si vous voulez,

1:09:57
Présentateur

quand

1:09:58
Locuteur

même je

1:09:58
Présentateur

l'admets, j'ai le droit d'admettre après, mais la réalité si vous voulez de François Hollande, on a un président de gauche, le dernier des présidents socialistes, qui part complètement, quasiment à droite. TVA Social, François Fillon, retraite à 63 ans parce qu'il pense qu'il peut aller pêcher dans ses électeurs désabusés. Vous avez Raphaël Glucksmann qui fait exactement la même chose. Rapprocher le net du brut, c'est des tabous à gauche. Il le fait parce qu'il dit je vais aller pêcher dans ces électorats-là. Je pense que moi, c'est une erreur. Je pense que chacun va retrouver son camp. Je crois que sa famille, je pense que le macronisme,

1:10:31
Locuteur

nous

1:10:31
Présentateur

sommes, je finis, pardon Yves, je sais que je suis un peu long, mais nous sommes dans une présidentielle, vraiment, de rupture, parce que nous sommes dans une présidentielle où le président ne peut pas se représenter. C'était le cas en 2007. C'est le cas désormais en 2027. Je pense que tout le monde va rentrer à la maison. Mais est-ce que du coup, il n'y

1:10:49
Locuteur

a

1:10:49
Présentateur

pas une forme de paradoxe ? Est-ce qu'après 10 ans d'Emmanuel Macron, le bilan, ce n'est pas une réactivation du clivage droite-gauche là où il voulait effacer ce clivage, et dans le même temps, un centre-trois et un centre-gauche qui sont, sur certains points, assez solubles

1:11:04
Locuteur

? Oui,

1:11:05
Présentateur

on va voir. Non, mais c'est vrai qu'il y a une réactivation du centre...

1:11:09
Locuteur

De

1:11:09
Présentateur

manière, c'est vrai, l'analyse de François Zéjuste.

1:11:13
Locuteur

Le

1:11:13
Présentateur

macronisme, c'est-à-dire ce et de droite et de gauche a disparu et disparaît avec Macron. Donc chacun revient, enfin, beaucoup reviennent à leurs premiers amours, c'est-à-dire la droite républicaine, la gauche républicaine, tout ça. Simplement, aujourd'hui, le paysage est éclaté. Est-ce que tout ça va rentrer dans son lit ? Je ne sais pas. Il y

1:11:32
Locuteur

a

1:11:32
Présentateur

une tripartition du paysage politique français maintenant, depuis la dissolution. Alors, c'est beaucoup plus marqué, mais depuis, on va dire, que Macron est ici et président de la République, est-ce que cette tripartition va perdurer

1:11:47
Locuteur

?

1:11:48
Présentateur

C'est la grande question. Si cette tripartition continue de la vie politique, on peut dire que la France va continuer à s'enfoncer dans une crise, alors là, difficile à régler parce qu'un trouple, ça ne marche jamais. Un ménage à trois, ça ne marche jamais. Il y a toujours Yonad Chourin qui, évidemment, est jaloux. Donc,

1:12:13
Locuteur

il

1:12:14
Présentateur

y a cette incertitude. Est-ce que l'élection présidentielle va permettre au clivage gauche-droite de revenir au centre du jeu ou pas ? Le problème, c'est qu'aujourd'hui, si on regarde la campagne présidentielle, les deux extrêmes du paysage politique, alors,

1:12:34
Locuteur

je

1:12:34
Présentateur

vais fâcher tout le monde, mais de l'arc républicain, je suis désolé, parce qu'ils sont à l'Assemblée nationale et les uns et les autres, eh bien, sont très forts. L'extrême-droite est très forte

1:12:47
Locuteur

et

1:12:48
Présentateur

l'extrême-gauche a une dynamique. C'est évident qu'elle a une dynamique. Donc, ça réduit la possibilité à ceux qui sont au milieu de pouvoir exister. Et c'est bien le problème. Donc, c

1:13:01
Locuteur

'est

1:13:01
Présentateur

un bloc central affaibli ? Un bloc central large.

1:13:04
Locuteur

Il n'y a pas de dynamique. C'est-à-dire droite-gauche. Regardez, vous prenez chacun des candidats.

1:13:07
Présentateur

Alors, je ne

1:13:07
Locuteur

vais

1:13:07
Présentateur

pas les prendre tous parce qu

1:13:08
Locuteur

'il

1:13:08
Présentateur

y en a beaucoup et ça serait des obligeants envers eux. Pour eux, mais disons, on va prendre Glucksmann Retailleau, Philippe et Attal.

1:13:19
Locuteur

Je

1:13:19
Présentateur

ne

1:13:19
Locuteur

vois

1:13:19
Présentateur

pas tellement de dynamique chez eux. Je ne

1:13:21
Locuteur

sais

1:13:21
Présentateur

pas sous votre contrôle. Aucun. Aucune vraie dynamique.

1:13:26
Locuteur

Moi,

1:13:26
Présentateur

je partage votre avis.

1:13:27
Locuteur

C

1:13:27
Présentateur

'est qu'on va revenir dans du droit de gauche. Mais attention parce qu'en fait, dans une droite de gauche de radicalité. C'est-à

1:13:33
Locuteur

-dire

1:13:33
Présentateur

qu'aujourd'hui, moi, je travaille beaucoup sur les récits et les deux récits qui imprègnent la majorité des Français. C'est la radicalité. C'est la radicalité. C'est le récit de la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon qui est en campagne et c'est le récit de cette France souverainiste de Marine Le Pen. Elle aussi en campagne depuis très longtemps. Et donc, souvent, quand on regarde les autres pays européens, quand, vous savez, on a parlé des coalitions, coalitions en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie à droite à gauche, quand les coalitions centrales,

1:14:00
Locuteur

centristes, ont

1:14:00
Présentateur

gouverné pendant 10 ans, pendant 15 ans, elles ont laissé place à quoi ? Elles ont laissé place aux radicalités. Parce que le clivage de droite-gauche traditionnel des partis que représentaient le Parti Socialiste ou les Républicains, se sont éthiolés et ont disparu. Et vouloir refaire aujourd'hui une politique de bloc en disant, pour lutter contre le Rassemblement national et les filles, on va rassembler ce grand bloc central qui d'ailleurs n'ont pas les mêmes valeurs, n'ont pas le même programme, n'ont pas les mêmes solutions, ça ne fonctionnera pas. Et souvent, les radicalités gagnent la bataille du récit avant de gagner les élections. Et on le voit bien sur les thématiques.

La thématique de l'insécurité, la thématique du pouvoir d'achat, la thématique de l'immigration, la thématique de la dette, elles sont imposées aujourd'hui à la fois par l'extrême gauche et par l'extrême droite.

1:14:48
Locuteur

Et

1:14:48
Présentateur

donc,

1:14:48
Locuteur

on voit bien que c'est... Vous avez les trois

1:14:49
Présentateur

dernières semaines. Bien sûr. Les trois dernières semaines, on a commencé avec le port du voile, on a continué avec la baïa, et là, on est avec la préférence nationale. Oui, et on est avec la vie chère imposée par Jean-Luc Mélenchon aussi. Alors que c'est le premier thème de campagne de Marine Le Pen.

1:15:02
Locuteur

Je

1:15:02
Présentateur

suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites. En gros, si on devait résumer pour reprendre une phrase célèbre, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, c'est deux TGV lancés à grande vitesse. Et si vous voulez, il n'y a rien au milieu pour faire dérailler les trains. Et c'est ça le sujet, si vous voulez. Le sujet, c'est que ça n'est pas audible. Donc, comment arriver à trouver la ligne de partage entre une radicalité demandée par les Français ? C'est-à-dire, en gros, pourquoi est-ce que les Français ne sont pas radicaux pour être radicaux ?

Ils disent, en gros, les gars, ça fait 40 ans que vous gouvernez sur des compromis, on s'arrange avec la mondialisation, on gère, on gère tous les désagréments, on met un peu de rapport de force, mais on est quand même vachement bien élevés, on ne renverse pas la table à Bruxelles, on n'arrive pas en disant, comme Jacques Chirac, qu'est-ce qu'elle veut, Satcher ? Elle veut mes couilles sur un plateau, je parle pas, mais c'est le président de la République. Mais il n'y a plus cela, si vous voulez. Et donc, moi, je veux dire par là que devant cette eau tiède, si vous voulez, il y a le besoin d'une eau brûlante, parce que les gens, tous les gens

1:16:07
Locuteur

sont comme

1:16:07
Présentateur

nous, les gens sont comme nous,

1:16:09
Locuteur

ils

1:16:09
Présentateur

se disent, mais il

1:16:10
Locuteur

y

1:16:10
Présentateur

a quelque chose qui est intégré, qui est personne, aucun de cela ne peut changer ma vie. Il y a une... La réalité qui traverse ce pays, c'est le caractère impossible, l'impossibilité d'avoir une prise sur la marge du monde de la part des gouvernants qui se sont succédés. Donc, il y a une grande gueule qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon, avec sa baguette magique, la dette, je la brûle, les loyers, je les baisse, les salaires, je les augmente, ça c'est Jean-Luc Mélenchon, et puis vous avez Marine Le Pen, les immigrés,

1:16:40
Locuteur

ils

1:16:40
Présentateur

sont responsables de tout, le budget, la trajectoire budgétaire, craque, j'enlève, la priorité, la préférence nationale, hop, j'enlève, avec moi, vous allez voir, il n

1:16:47
Locuteur

'y

1:16:47
Présentateur

aura plus d'immigrés. Et donc, c'est deux choses assez simples.

1:16:50
Locuteur

C

1:16:50
Présentateur

'est le sens de l'étude de Ipsos-Sevipov, c

1:16:56
Locuteur

'est

1:16:56
Présentateur

-à

1:16:56
Locuteur

-dire

1:16:56
Présentateur

qu'il y a un désir de radicalité aujourd'hui dans la société française, c'est 70% des Français dans cette étude qui est faite sur 13 000

1:17:04
Locuteur

personnes,

1:17:06
Présentateur

70%, c'est 20% de plus qu'il y a 5 ans, ce désir de radicalité. Mais alors, ce qui est intéressant, justement, c'est qu'ils veulent que cette radicalité s'exprime dans les urnes.

1:17:19
Locuteur

C

1:17:19
Présentateur

'est-à-dire qu'ils veulent un changement radical, mais ils ne veulent pas casser la vaisselle. Je suis d'accord.

1:17:25
Locuteur

Et donc,

1:17:25
Présentateur

il

1:17:26
Locuteur

n'y a pas de révolution. Aujourd'hui,

1:17:27
Présentateur

voilà. Et d'autre manière, l'histoire montre que ce n

1:17:29
Locuteur

'est

1:17:29
Présentateur

pas dans les périodes les plus compliquées sur le plan économique et pour la vie quotidienne des gens qu'on se révolte. Parce qu

1:17:35
Locuteur

'on

1:17:35
Présentateur

n

1:17:35
Locuteur

'a

1:17:35
Présentateur

pas les moyens de se révolter, on n

1:17:36
Locuteur

'a

1:17:36
Présentateur

pas les moyens de faire grève, on n'a pas les moyens d'abandonner son poste de travail pour aller sur les ronds-points. Donc, c'est intéressant de voir ça aussi.

1:17:48
Locuteur

C

1:17:48
Présentateur

'est-à-dire que

1:17:48
Locuteur

c

1:17:48
Présentateur

'est ce que d'ailleurs Mélenchon appelle la révolution citoyenne. Et ces électeurs, pardon,

1:17:56
Locuteur

on

1:17:56
Présentateur

va juste écouter Gabriel Attal, ces électeurs, ces anciens électeurs d'Emmanuel Macron, ils sont évidemment courtisés.

1:18:02
Locuteur

On

1:18:02
Présentateur

va écouter Gabriel Attal qui rappelle l'enjeu de ces prochaines semaines pour le Bloc central.

1:18:08
Locuteur 6

Se rassembler et se mettre ensemble

1:18:10
Locuteur

pour

1:18:10
Locuteur 6

s

1:18:10
Présentateur

'opposer aux extrêmes, ça ne

1:18:12
Locuteur 2

sera pas suffisant pour l'emporter.

1:18:13
Locuteur

Je

1:18:13
Locuteur 2

ne

1:18:14
Locuteur

suis

1:18:14
Présentateur

même pas sûr que ça sera suffisant pour être au deuxième tour.

1:18:16
Locuteur

Vous

1:18:16
Locuteur 2

savez, il

1:18:16
Locuteur

y a

1:18:16
Locuteur 2

un monde où vous avez un rassemblement de tous les candidats du Bloc central, mais où ce candidat du Bloc central, pour autant, n

1:18:21
Locuteur

'est

1:18:21
Locuteur 2

pas au deuxième

1:18:21
Présentateur

tour.

1:18:22
Locuteur

Parce

1:18:23
Présentateur

que le cœur du sujet, ce n

1:18:25
Locuteur

'est

1:18:25
Présentateur

pas tant la question arithmétique de l'addition du potentiel électoral des uns et des autres, c'est la capacité à créer une

1:18:31
Locuteur 2

dynamique en ayant un projet qui porte un espoir pour les Français. Et moi, ma crainte, c'est qu'à se focaliser sur ces questions d'appareil, ces questions d'arithmétique politique,

1:18:42
Locuteur

on

1:18:43
Présentateur

en perde de vue le vrai objectif qui est de parler au cœur des Français. – Oui,

1:18:48
Locuteur

pardon.

1:18:48
Présentateur

– Moi, c'est un discours que je partage, c'est-à-dire que j'ai écouté François Bayrou, qui dit, voilà, on va refaire de la popole, on va rassembler tout ce qui est au centre, à droite, et jusqu'aux socialistes. J'ai écouté Édouard Philippe qui dit, voilà, on va refaire l'UMP. les Français n'attendent pas ça. Et là où il a raison, c'est que les Français, ils attendent un récit. Et le dernier récit de rupture que moi, je vois dans l'histoire de la Ve République, c'est François Mitterrand, qu'on aime ou qu

1:19:12
Locuteur

'on

1:19:12
Présentateur

n'aime pas. François Mitterrand, il a incarné, quand on regardait son programme, à l'époque, en 1981, c'était une rupture. Et en même temps, vous vous souvenez de son slogan. Il avait un slogan qui racontait un récit aux Français, on va changer la vie. Et donc, si vous avez un récit

1:19:27
Locuteur

que

1:19:27
Présentateur

les Français peuvent comprendre en leur donnant une vision. Parce qu'aujourd'hui, on vit quoi ? On vit une défiance, on vit une crise de confiance, on vit un manque de projection vers l'avenir. Et je pense qu'aujourd'hui, il faut arrêter d'être justement dans ces espèces de petits équilibres institutionnels partisans et offrir aux Français

1:19:42
Locuteur

une

1:19:42
Présentateur

vision thématique. Si je peux me permettre, Mitterrand avait quand même un avantage par rapport à ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'on était dans l'alternance droite-gauche. On

1:19:51
Locuteur

avait

1:19:51
Présentateur

vécu des années et des années de gaullisme et puis de giscardisme, si je puis dire, que giscard était un ancien ministre du général de Gaulle, c'était quand même bon. Tout ça,

1:20:01
Locuteur

c

1:20:01
Présentateur

'était la droite. Et il offrait une alternance. Alors qu'aujourd'hui, justement, cette alternance droite-gauche n'existe plus, sauf sous la plan de sa radicalité la plus terrible. Et le récit, d'une certaine façon, Jacques Chirac avait un récit en 1995, vous vous

1:20:22
Locuteur

souvenez

1:20:22
Présentateur

-vous, la fracture sociale. – Exceptionnelle.

1:20:25
Locuteur

Il n'a pas tenu sa promesse. – En Amigine, en fait, il

1:20:27
Présentateur

a sa remontée. – Voilà,

1:20:29
Locuteur

il n'a pas tenu sa

1:20:30
Présentateur

promesse, après, c'est ça le

1:20:31
Locuteur

problème. –

1:20:31
Présentateur

Bien sûr. – Là, le sujet, c'est que le récit est de l'extrême droite et de l'extrême gauche. Moi, je suis désolé, je vais le dire comment je le pense. C

1:20:40
Locuteur

'est

1:20:40
Présentateur

que c

1:20:40
Locuteur

'est

1:20:40
Présentateur

un récit qui nous emmène dans le mur, de toute manière. – Oui, bien sûr. – On se la zone, d'accord

1:20:44
Locuteur

?

1:20:44
Présentateur

– Moi, j'entends tout ce qui est dit et vous avez raison de ce que

1:20:46
Locuteur

vous

1:20:46
Présentateur

dites. Ce qui me fait marrer, pardon, c'est de voir Gabriel Attal porter ce genre de discours. –

1:20:51
Locuteur

Mais c'est lui qu'il porte.

1:20:53
Présentateur

– Non, non, mais il ne porte rien du tout. –

1:20:54
Locuteur

Non, mais c'est lui qu'il porte, c'est intéressant que

1:20:56
Présentateur

ce soit lui qu'il porte.

1:20:57
Locuteur

–

1:20:57
Présentateur

Bien sûr, mais… – C

1:20:57
Locuteur

'est

1:20:57
Présentateur

-à-dire que, je ne dis pas qu'il propose qu'il a une offre politique intéressante,

1:21:02
Locuteur

c'est que néanmoins, il a

1:21:03
Présentateur

une

1:21:04
Locuteur

observation de la politique intéressante. – Je vais finir, tout le monde observe

1:21:06
Présentateur

cela. Enfin, je veux dire, je veux bien qu'on trouve génial…

1:21:08
Locuteur

– Les autres ne l'ont pas dit. –

1:21:09
Présentateur

Ils ne

1:21:10
Locuteur

l

1:21:10
Présentateur

'ont pas dit, mais tout le monde observe cela, enfoncer les portes à ce point. Il fait partie, Gabriel Attal. Il a participé de cette, comment dirais-je, dégradation de la politique. Excusez-moi de vous le dire, nous sommes avec une génération qui n'a jamais travaillé sur le fond. Nous sommes avec une génération, vous avez un jeune homme qui s'appelait Emmanuel Macron qui a complètement, à mon avis, gâché ses changes. Il avait le pouvoir avec ce qu'il était, sa culture, sa vision, de tout changer. Il n'en a rien fait. Il s'est entouré de jeunes sabras comme Gabriel Attal. Le macronisme, c'est Gabriel Attal. C'est la com 2.0. Il n'y a aucun fond, aucune substance.

Moi, je veux bien que Gabriel Attal ait grandi, mais je n'y crois pas une minute. Et d'ailleurs, les Français n'y croient pas une minute. Quelle est la densité ? Venir au 20h et dire « Oh là là, la baillard, super ! » Aller sur des bottes de foin quand il est Premier ministre pour dire « Je vais rérer le problème. » La folie générale communicationnelle qu'il a complètement emporté sur ce dont parle Brice, ce dont parle Yves, ce dont nous parlons, nous tous, les éditorialistes politiques. La vision. Vous appelez ça le récit ? La vision. Ce truc, au moment de voter, où vous dites « Je vais où avec cette personne ? » Ce moment intime où vous allez voter.

Cette chose-là, eh bien, le Bloc central, pas plus que la social-démocratie. Écoutez, j'écoute Raphaël Guzmane, je l'aime bien, mais j'ai déjà suivi sa campagne aux Européennes, la République écologique. Il faut un cap clair, mais tout le monde s'en fout, en fait. Il reste à 10, Attal est à 8, Édouard Philippe est à 17, François Hollande est à 7. Est-ce qu'ils ne comprennent pas que quand les... Non, mais ce que vous dites c'est que les électeurs d'Emmanuel Macron, c'est l

1:22:50
Locuteur

'heure.

1:22:50
Présentateur

En fait, aujourd'hui, ils n'ont pas de candidats qui portent une vision ? Personne n

1:22:53
Locuteur

'a

1:22:53
Présentateur

de candidats, même à gauche. Demandez à un socialiste, Raphaël Guzmane, ouais, s'il n

1:22:58
Locuteur

'y

1:22:58
Présentateur

a que

1:22:58
Locuteur

ça en magasin. Non, il n'y en a qu'une.

1:23:00
Présentateur

Donc, quand Yves dit « Il n

1:23:01
Locuteur

'y

1:23:01
Présentateur

a, comment dirais-je, aucune aiguille qui bouge », ils devraient tous être alertés sur ce fait qu'il n'y a aucune aiguille qui bouge, malgré le torrent de couverture médiatique pour les uns et pour les autres. Non, le problème, c'est que, si vous voulez, ils sont tous plombés aussi par leur expérience ministérielle, c'est

1:23:17
Locuteur

-à

1:23:17
Présentateur

-dire qu'ils ont tous été, de

1:23:19
Locuteur

près ou de loin,

1:23:19
Présentateur

ils sont considérés par les Français comme des héritiers d'Emmanuel Macron. Alors, ils sont... Et ceux qui veulent essayer de revenir, ce sont des has-beens, finalement, pour beaucoup de Français. François Hollande, en dépit de tout le talent qu'il a, Ségolène

1:23:35
Locuteur

Royal, pareil, et elle

1:23:37
Présentateur

a un discours, d'ailleurs, elle a un discours très marqué, très... Très incarné. Et à droite, à droite, si vous voulez, Bruno Retailleau, personne n'a compris, il veut re-rompre avec le macronisme, mais il a quand même été un des ministres de Macron. Donc, le seul qui, en dehors de... Alors, moi, je vais dire celui qui a une...

1:23:57
Locuteur

qui a

1:23:58
Présentateur

une offre politique. Incroyable. Incroyable. C'est l'ISNA. Non. Non. C'est Jean-Louis Borloo. Ah oui,

1:24:06
Locuteur

je suis d'accord. C'est Jean-Louis Borloo.

1:24:07
Présentateur

Je suis assez d'accord.

1:24:08
Locuteur

C

1:24:08
Présentateur

'est ça qui est incroyable. C'est que c'est quelqu'un qui est loin maintenant du cercle électoral, je dirais, et qui, lui, a une

1:24:15
Locuteur

vision de la

1:24:16
Présentateur

France qui est précise. Tout réparer, tout reconstruire, moi, j'ai tout à fait entendu Borloo. On va écouter François Hollande. Il était l'invité ce matin de

1:24:23
Locuteur

la matinale d'RPL.

1:24:26
Présentateur

Ça nous manque.

1:24:28
Locuteur

J'ai déjà

1:24:29
Présentateur

été président, vous l'avez rappelé, j'ai exercé des fonctions dans une période qui était déjà très difficile, mais donc je ne suis pas dans l'idée de construire une vie politique aujourd'hui, dans les dix ou les fins prochaines années, je rassure les auditeurs. Donc si une candidature, vous évoquez ce qui va se passer dans la primaire, si une candidature émergeait, si elle portait les idées qui sont aujourd'hui celles que j'avance, mais pourquoi serais-je donc candidat

1:24:56
Locuteur

?

1:24:58
Présentateur

Bon, il ne ferme pas non plus complètement la porte.

1:25:01
Locuteur

François Hollande,

1:25:02
Présentateur

c'est lui à une candidature ? Ah pas du tout. À une candidature,

1:25:06
Locuteur

à

1:25:06
Présentateur

lui, bien sûr.

1:25:06
Locuteur

À lui, bien sûr.

1:25:08
Présentateur

C'est

1:25:08
Locuteur

-à

1:25:08
Présentateur

-dire que François Hollande... Non mais c'est quand même lui qui a contribué à fabriquer politiquement Emmanuel Macron, François Hollande.

1:25:14
Locuteur

Est-ce

1:25:14
Présentateur

qu'aujourd'hui, il peut être un recours pour ses électeurs ? Non, François Hollande, il est merveilleux. C'est quelqu'un qui est considéré comme un très grand stratège. Il est d'une intelligence absolue. Mais c'est quand même quelqu'un à qui tout a échappé toujours. 2006, il met Ségolène Roya dans la primaire pour emmerder Dominique Strauss-Kahn et Renfamuse. Paf ! La créature lui échappe. 2016, il met Emmanuel Macron.

1:25:33
Locuteur

Je

1:25:33
Présentateur

me souviens, nous, on se succède. Quand même, c'était Emmanuel Macron, il a quand même beaucoup d'ambition. Mais non, vous ne comprenez rien. Hop ! La créature lui échappe. Il ne peut même pas être candidat. Là, il manipule. François Hollande, sa geste politique,

1:25:46
Locuteur

c

1:25:46
Présentateur

'est toujours d'être l'homme le plus riche du cimetière. Alors, la façon gentille, c'est de dire c'est le plus petit dénominateur commun. La façon réelle, c'est l'homme le plus riche du cimetière, généralement un cimetière qu'il a contribué à créer aussi. Il a à la fois croque-mort, il fait les tombes et à la fois il tire le bénéfice. Donc, je vois bien ce qu'il fait mais c'est en train encore de lui échapper. Imaginez bien que le 18 ou le 19 octobre, que ce soit Raphaël Guzman, Olivier Faure, Ségolène Roya, la personne qui est désignée a un tel élan. Vous ne

1:26:15
Locuteur

vous

1:26:15
Présentateur

rendez pas compte, on ricane avec le PS mais vous savez ce que c'est la machine du Parti socialiste. C'est des centaines d'élus locaux, c'est les maires des plus grandes villes, c'est 70 députés, c'est 40 ou 50 sénateurs, c'est une machine de guerre budgétaire énorme. Vous pensez vraiment que le candidat ou la candidate désignée va dire « Oh, excusez-moi, je suis qu'à 8 %, passe et viens, François, t'es tellement plus intelligent ? » Ça n'existe même pas. C'est ce qui manque d'ailleurs d'une certaine façon au bloc central, c'est-à-dire que le bloc central aurait dû organiser…

1:26:46
Locuteur

Ah,

1:26:46
Présentateur

vous êtes d'accord avec ça ?

1:26:47
Locuteur

Ah

1:26:47
Présentateur

bah oui, une primaire, je pense qu'ils peuvent

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Locuteur

pas… C'est pas trop tard

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Présentateur

? C'est pas trop tard ? Ils peuvent pas s'en sortir autrement parce que soit, effectivement, Édouard Philippe creuse l'écart, mais je pense pas qu'un sondage donne une légitimité, je crois pas, et je pense qu'il serait beaucoup plus… Il gagnerait justement en persuasion de l'électorat, en profondeur et en légitimité s'il y avait une primaire, même pour lui, Édouard Philippe, c'est ce qu'il n

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Locuteur

'a

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Présentateur

pas compris. Et en la refusant, ça veut dire qu'il a peur. Comme François Hollande qui a peur.

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Locuteur

Un

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Présentateur

dernier mot. Non, mais ce qui est intéressant, c'est qu'en fait, on voit bien que les partis politiques traditionnels sont extrêmement affaiblis, même que

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Locuteur

ce

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Présentateur

soit le PES ou que ce soit les Républicains, le bloc central n

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Locuteur

'a

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Présentateur

pas vraiment parti aujourd'hui. Vous voyez, ce sont des machines à la disposition de personnalité. Et moi, je pense que cette élection, elle peut se jouer, au-delà, et les filles,

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Locuteur

j

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Présentateur

'enlève le rassemblement national, peut-être, en dehors des partis. Voilà, une personnalité hors parti. Hors parti. Moi, je ne l'excuse pas. Vous voyez, quand Jean-Louis Borloo s'exprime, quand Xavier Bertrand s'exprime, quand François Hollande

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Locuteur

s

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Présentateur

'exprime.

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Locuteur

Il y a des

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Présentateur

choses

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Locuteur

intéressantes.

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Présentateur

Donc, est-ce que le candidat du mois de décembre sera celui que l'on connaît, ceux qu'on connaît aujourd'hui ? Je ne

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Locuteur

sais pas. Ou

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Présentateur

Sébastien Lecorn.

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Locuteur

C'est le pari de François. On aura l'occasion d'en parler. Et si c'était lui ? Merci. Merci, François. Merci à

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Présentateur

tous les trois. Merci à tous de nous avoir suivis. Très bonne journée. A demain.

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Locuteur 5

Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour chez vous.

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Locuteur 8

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