«NOUS PROPOSONS LA RÈGLE VERTE» - Loïc Prud'homme
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Loïc Prud'hommeFait
« Ces dégâts sont le fait de la concentration d'une quantité incroyable de déchets sur place, lisiers et fumiers. »
- 5:00Loïc Prud'hommeFait
« Nous sommes entrés dans la 6e extinction de masse de la biodiversité et l'espèce humaine pourrait être bientôt sur la liste si nous n'agissons pas. »
- 6:00Loïc Prud'hommeFait
« L'urgence écologique est une question centrale. Elle doit être le guide de toute la politique de notre pays. »
- 7:00Loïc Prud'hommePromesse
« Nous ne devons pas prélever sur la nature davantage que ce qu'elle peut reconstituer. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Madame la présidente, monsieur le ministre, mesdames et messieurs les députés, je vais être direct car la situation le demande. Quelles que soient les conditions de consultation du public sur les projets ayant un impact environnemental, je ne pense pas que l'on puisse réduire ou simplifier les questions de l'artificialisation des terres, de la destruction des écosystèmes fragiles ou de la construction de fermusine à une simple affaire d'information. ou d'accès aux dossiers environnementaux. D'autant que concrètement ce droit d'accès à l'information est souvent contourné et doit être sans cesse réaffirmé comme vient de le rappeler il y a quelques minutes ma collègue Mathilde Panot.
Les citoyens attendent plus dans le changement de politique vers un modèle de société respectueux de la nature et de nos vies. Ils ne se satisfont plus de belles intentions. Prenons l'exemple des fermusines que je viens d'évoquer. Elles rentrent dans le champ de ces projets ayant un impact sur l'environnement et sur la santé humaine et pour cause. Il y a là une illustration concrète de de l'impasse dans laquelle nous conduit le modèle actuel. Produire à moindre coût une matière première de mauvaise qualité avec des conditions d'élevage insoutenables et des dégâts environnementaux irréversibles.
Ces dégâts sont le fait de la concentration d'une quantité incroyable de déchets sur place, lisiers et fumiers. Ils sont le résultat d'aller-retour incessant de camions venant livrer des aliments produits à des centaines de kilomètres, mais aussi venant relever des milliers de litres d'un lait de médiocre qualité, souvent destiné à l'exportation. Vous reconnaissez bien sûr ici le modèle industriel de la ferme des 1000 vaches. Nous, nous préférerons toujours la vache des 1000 fermes. 1000 fermes, ce sont des exploitations à taille humaine garantes d'une production d'aliments de qualité sains sur des surfaces permettant de valoriser de façon écologique leurs déchets.
Mais surtout elle permettent d'assurer un revenu décent aux agriculteurs paysans à la hauteur de leur travail et de sa qualité en préservant aussi leur santé et la nôtre. Cet exemple pour vous dire que l'écologie n'est pas un sujet annexe. Une bonne une bonne conscience que l'on pourrait se payer à bas prix par des compensations toujours insuffisantes. La nature n'a pas de prix. Sa préservation est la condition de notre survie. Nous sommes entrés dans la 6e extinction de masse de la biodiversité et l'espèce humaine pourrait être bientôt sur la liste si nous n'agissons pas. Aujourd'hui, les abeilles sont toujours menacées par l'usage des néonicotinoïdes. Il n'est plus temps de tergiverser.
L'urgence écologique est une question centrale. Elle doit être le guide de toute la politique de notre pays. Le temps de l'écosystème est le temps long, contrairement au temps court de la finance. C'est pour cela que nous, insoumise et insoumis, écologistes avant tout, nous proposons la règle verte comme grille d'analyse et de décision politique. Nous ne devons pas prélever sur la nature davantage que ce qu'elle peut reconstituer. [Applaudissements] J'espère que cette évidence écologique trouvera écho parmi vous, même si ces derniers jours, lors du débat sur la loi travail, nous avons redouté un court instant que vous ne soyez que des clones sans âmes.
Mais me voilà rassuré par votre réaction. En plus du sens de l'humour, vous avez également un esprit vif et nous pouvons assurément vous faire confiance et nous pouv pardon et nous pouvons assurément faire confiance à votre capacité d'analyse. Dans ces conditions, je ne doute pas que vous saurez reconnaître parmi les amendements que nous allons discuter tout à l'heure, dont certains défendus par la France insoumise, ceux qui permettront de prendre en compte cette urgence écologique absolue pour nous et les générations futures.
Je le répète, tout cela n'est pas anecdotique car en matière d'environnement, il n'est pas question de traiter seulement de quelques grands projets inutile dont nous connaissons déjà les effets délétaires sur notre environnement sans aucun bénéfice, ni pour nos vies ni pour nos emplois. Il faut également prendre en compte l'effet cumulatif des milliers de projets qui rongent peu à peu nos paysages, bétonnent nos espaces naturels, grignotent nos terres agricoles pour enrichir quelques-uns au détriment de la majorité d'entre nous. Pour conclure et comme je sais qu'il y a dans cet hémicycle des mathématiciens éminents, je vous propose de réfléchir à cette équation simple. Je l'ai aperçu.
Je vous propose donc de réfléchir à cette équation simple. Dans un monde aux ressources finies, pouvons-nous continuer à croire béatement à une croissance infinie sans que cela nous sans que cela finisse par détruire notre planète ? Je vous remercie. [Applaudissements]
Loïc Prud'homme